Le sommeil… un grand bal hormonal

On associe souvent le printemps aux poussées d’hormones, mais qu’en est-il du sommeil? À la base d’une bonne immunité, du ralentissement du vieillissement, du bon fonctionnement du cerveau et du système cardiovasculaire, le sommeil est effectivement le fruit d’un grand bal hormonal.

Les mécanismes naturels qui engendrent le sommeil impliquent certes la mélatonine (hormone du sommeil), mais aussi plusieurs autres hormones : l’hormone de croissance, la prolactine, la TSH, l’hormone lutéinisante, l’œstrogène, la testostérone, l’ACTH, la sérotonine, l’angiotensine, l’aldostérone, l’insuline, le cortisol, etc. Un débalancement hormonal peut donc affecter le sommeil. D’ailleurs, bien des femmes se plaignent de troubles de sommeil à la ménopause. Pour contrer ceux-ci, plusieurs préconisent la prise de suppléments de mélatonine. Cependant, au même titre que la médication chimique, cette option ne devrait être qu’une « solution » temporaire accompagnant une stratégie visant à favoriser le rééquilibrage naturel du corps.

Étant donné que la sécrétion hormonale résulte de certains stimuli – lumière, obscurité, sons, émotions, nourriture, exercice, etc. –, on peut la favoriser ou la stopper pour contribuer à l’amélioration du sommeil. Pour obtenir l’effet escompté, on optera pour des actions et des expositions à certains stimuli à des moments précis. Par exemple, en sachant que la sécrétion de la mélatonine s’enclenche dans l’obscurité et atteint un pic entre 2 h et 4 h du matin, on peut planifier ses expositions à la lumière et à l’obscurité et son horaire de sommeil en conséquence. Il faut miser sur la tombée du jour pour laisser le corps libérer naturellement sa mélatonine, tout en ne tardant pas trop à aller se coucher, sans quoi, vers le milieu de la nuit, c’est le cortisol – hormone du stress et de l’éveil – qui prend le relais pour nous préparer au matin, rendant l’endormissement plus difficile. Le soir venu, on limitera l’exposition à la lumière artificielle et à la lumière bleue émise par les écrans (téléviseur, ordinateur, téléphone) pour ne pas inhiber la production de mélatonine. Si on ne respecte pas ces facteurs de base, on entrave soi-même son processus naturel de production de mélatonine. Prendre un supplément devient ainsi absurde…

Cela est d’autant plus vrai chez les enfants : en pleine croissance, ils ont une capacité de sécrétion hormonale maximale. À moins qu’ils ne soient atteints d’une condition particulière, ils ne devraient pas avoir besoin de supplémentation hormonale. Prescrire de la mélatonine à un enfant pourrait même lui être néfaste.

En ce qui concerne l’alimentation, on peut recommander plus de magnésium, de même que le contrôle de l’apport glycémique tout le long de la journée afin d’éviter les variations brutales de la sécrétion de l’insuline et, de ce fait, celles de l’énergie. Bien que la quantité de glucides nécessaire quotidiennement à chaque personne varie selon l’âge, le sexe, la taille, le poids et le niveau d’activité physique, il a été établi que les besoins généraux des adultes se situent entre 45 et 75 g par repas et entre 14 et 30 g par collation, au besoin. En utilisant une juste répartition des glucides, on parvient à maintenir une énergie constante pour vaquer à ses occupations le jour, de manière à préserver un niveau d’activité qui contrastera suffisamment avec le ralentissement de fin de journée, indiquant au corps qu’il est temps de se préparer au sommeil.

Pour bien dormir, il faut donc mettre toutes les chances de son côté : opter pour des exercices, des sons, des images/couleurs, des odeurs, des sensations, des boissons et des aliments favorisant la production d’hormones apaisantes. Il faut aussi marquer clairement le contraste entre le jour et la nuit en se mettant en action dès l’éveil, tout en restant dynamique toute la journée, pour finalement ralentir et « déconnecter » en soirée. Sans oublier, bien sûr, d’éviter les situations et pensées stressantes le soir pour ne pas activer la production du cortisol à l’heure du coucher!

Adaptogènes : soutien immunitaire pour commencer l’année scolaire en santé

Déjà la rentrée scolaire! C’est la saison de l’abondance dans les champs, les marchés fermiers sont remplis de fruits et de légumes, dame nature commence à mettre ses habits automnaux, ce qui signale aussi le retour du temps froid, des journées qui commencent à se faire plus courtes, des journées plus surchargées et stressantes. Un beau cocktail pour affaiblir nos batteries et notre système immunitaire, ce qui fait qu’on se sent à plat et qu’on attrape tout ce qui passe : les grippes, rhumes et gastros qui recommencent à surgir. L’arrivée de l’automne est donc un très bon moment pour introduire des adaptogènes dans notre menu.

Les plantes adaptogènes accroissent la capacité de notre corps à s’adapter au stress physique ou psychologique en harmonisant, entre autres, la sécrétion des corticostéroïdes au niveau des glandes surrénales. Elles ont aussi des propriétés immuno-modulatrices et anti-inflammatoires, elles normalisent le métabolisme du sucre dans le sang, elles améliorent l’énergie, l’endurance, le tonus musculaire et la force, elles augmentent la capacité des cellules d’accéder à plus d’énergie et de se débarrasser de leurs déchets et elles aident le corps à utiliser l’oxygène de façon plus efficace.

Trop beau pour être vrai, n’est-ce pas? Quelles sont donc ces fameuses plantes que nous voudrons tous consommer régulièrement en période de stress? Voici une courte liste de celles que je considère comme les plus puissantes, mais qui poussent ou peuvent être cultivées dans notre climat nordique.

1. Ginseng (Panax quinquefolius) : assurément le plus connu, il est considéré comme le plus puissant pour affûter l’esprit et renforcer le corps, pour réduire la fatigue mentale, pour soutenir les fonctions cognitives, pour améliorer la capacité physique et la performance et pour augmenter la vitalité.

2. Maral (Leuzea carthamoides) : beaucoup moins connu que le ginseng mais tout aussi efficace, un trésor à découvrir!

3. Champignons médicinaux (chaga, reishi, tramètes, matage, etc.) : ils sont de puissants antioxydants et anti-inflammatoires, toniques du système immunitaire, antibactériens, antiviraux, entre autres choses.

4. Rhodiola (Rhodiola rosea) : adaptateur puissant, il réduit la production de cortisol, atténue la fatigue mentale et physique, protège le cœur et le foie, augmente l’utilisation de l’oxygène, améliore la mémoire et peut même accroître la longévité.

5. Basilic sacré (Ocimum sanctum) : aussi appelé tulsi, le basilic sacré est considéré en Inde comme un « élixir de vie (anti-âge) »; il est adaptogène, antidépresseur, antioxydant, antimicrobien et anti-inflammatoire. Pour le stress, la fatigue chronique, la dépression, TDA, TDAH, troubles de mémoire, problèmes d’estomac ou de glycémie.

Pour bien se préparer à l’arrivée du printemps!

Le printemps est à nos portes après une saison hivernale longue et dure pour nos corps. Les variations de température que nous avons connues ont mis notre système immunitaire à rude épreuve, et le printemps est tout indiqué pour l’aider à se renforcer et à préparer notre corps à l’arrivée d’un adoucissement du climat. Une des possibilités intéressantes à préconiser est l’utilisation d’huiles essentielles certifiées de pure qualité thérapeutique*. Celles-ci constituent une façon naturelle, efficace et sécuritaire de prendre soin de notre santé.

Les huiles essentielles sont des composés aromatiques qui sont extraits de plantes ou de fruits soit par distillation ou par processus de pression à froid. Pensons par exemple au citron, dont l’huile essentielle se trouve dans l’écorce du fruit. Chaque huile essentielle possède des propriétés différentes, selon les composés actifs que l’on y trouve. L’arôme vivifiant du citron en diffusion saura aider à soutenir une meilleure humeur tout en purifiant l’air grâce, entre autres, au limonène.

En cette période de variations de température plus prononcées, il est important également d’aider notre système respiratoire à se prémunir contre les menaces saisonnières et environnementales. La synergie de la lavande augustifolia, du citron et de la menthe poivrée peut vous aider. En effet, la lavande est reconnue pour son effet calmant sur le système nerveux, tandis que les huiles essentielles de citron et de menthe poivrée sont reconnues pour avoir des effets positifs sur le système respiratoire. Utilisées en synergie, soit en diffusion ou en application topique, ces huiles essentielles forment un trio fantastique!

Fatigue
L’huile essentielle de basilic est excellente pour favoriser le calme et aider les glandes surrénales à mieux travailler. Les glandes surrénales sont responsables, entre autres, de produire le cortisol, l’hormone de stress. Il existe différents stress : physique, émotionnel, psycholo­gique, environnemental (exposition à des toxines). Parfaite en application topique sous la voûte plantaire. Appliquez une goutte dans l’arche du pied et massez. Vous pouvez aussi la diffuser en mettant six gouttes dans un diffuseur.

Bon printemps et bonne santé!

*Pour être certifiées de pure qualité thérapeutique, les huiles essentielles suivent un processus rigoureux depuis la pousse jusqu’à leur extraction. Leur certification passe par un laboratoire indépendant qui vérifie que les lots sont exempts de tous pesticides, contaminants ou adultération (dilution des huiles essentielles avec des com­posés étrangers). On peut se procurer ces huiles essentielles dans plus de 45 pays à travers le monde.

L’activité physique en plein air, un entraînement à ciel ouvert

Comme à chaque année, le printemps a le don de se faire attendre. Et, dès qu’il se pointe le bout du nez, on ressent le désir incompréhensible de bouger. Certes, la pratique d’une activité physique, quelle qu’elle soit, figure parmi les habitudes de vie les plus importantes pour la santé, mais la nécessité pour l’être humain d’aller « jouer dehors » s’explique comment? Voici quelques raisons qui expliquent ce qui nous incite à nous remettre aux activités extérieures plutôt qu’à celles qui se pratiquent à l’intérieur.

Mes blues passent pus dans’porte 
Tous les êtres vivants ont besoin de lumière pour vivre, et nous n’échappons pas à cette règle. La lumière agit sur le corps humain, régularisant la température corporelle, le métabolisme, le sommeil et la sécrétion de plusieurs hormo­nes, dont le cortisol qui donne de­ l’énergie et produit la sérotonine, mieux connue sous le nom d’hor­mone du bonheur. Le manque de luminosité provoque chez plusieurs des « blues » saisonniers, accompagnés de fatigue chronique et de périodes de dépression, de stress et d’anxiété. Même si vous ne figurez pas dans cette catégorie, l’effet de la lumière sur l’humeur est sans équivoque.

Une vitamine bon marché 
L’exposition de la peau aux rayons du soleil permet de faire le plein de vitamine D, qui joue un rôle primordial dans la santé de nos os. Elle favorise l’absorption du calcium et diminue les risques de développer l’ostéoporose. La vitamine D contribue aussi à augmenter la force musculaire, à renforcer le système immunitaire, à faire diminuer les grippes et l’asthme, à ralentir le développement de maladies auto-immunes, à protéger contre le Parkinson et l’Alzheimer et à prévenir certains cancers. Puisqu’une simple exposition d’une quinzaine de minutes durant quelques jours suffit pour mettre cette super vitamine en réserve, l’activité physique en plein air devient donc encore plus bénéfique, et il est possible de le faire sans les effets néfastes d’une exposition prolongée aux rayons du soleil.

Les effets se multiplient
Quand on y regarde de plus près, on réalise rapidement que les bienfaits du grand air offrent plusieurs similitudes avec les bienfaits liés à l’activité physique. Il est donc clair que, lorsque nous pratiquons nos activités préférées en plein air, les effets positifs se multiplient. Il est cependant important de mentionner que la sécrétion hormonale augmente la glycémie du diabétique et la tension artérielle des patients hypertendus; que les surfaces inégales et glissantes peuvent occasionner des chutes et des blessures; que, même si la dépense calorique est plus importante à l’extérieur, il faut prendre en considération l’effet de la température, de la chaleur, du froid et de l’humidité sur notre corps. Il devient donc important de nous assurer que nos activités sont adaptées à notre état de santé afin d’atteindre nos objectifs en toute sécurité. N’hésitez pas à en parler à votre kinésiologue.

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