Je m’épanouis… un peu, beaucoup, passionnément

On entend souvent l’expression « être épanoui sexuellement », qu’est-ce que cela veut dire exactement, à quoi faisons-nous référence? Est-ce la fréquence des relations sexuelles, le nombre ou le type d’orgasme qu’on a obtenu, le nombre de partenaires qu’on a eu, l’absence de dysfonction sexuelle ou le degré d’intimité souhaité?

C’est plutôt ce que je désire retrouver dans ma sexualité. Un partenaire à l’écoute de mes besoins, être bien dans sa peau, vivre du plaisir dans la vie quotidienne et dans sa relation sexuelle, être à l’aise de nommer ses besoins, ses désirs et non de tenter de répondre aux stéréotypes… Mais peut-on être totalement satisfaite ou insatisfaite au plan sexuel qu’on soit seule ou en couple?

C’est le niveau de satisfaction qui va nous dire si on est épanoui sexuellement. La satisfaction est le plaisir qui résulte de l’accomplissement de ce que l’on désire. Chaque être humain a un potentiel érotique, c’est-à-dire la faculté d’avoir une sexualité qui lui ressemble, à partir de ce qu’elle est comme femme ou comme homme. Donc, quels sont les ingrédients de ma satisfaction sexuelle? Qu’est-ce qui me permet de me laisser aller au plaisir sensuel, sexuel et érotique de ma sexualité? Qu’est-ce qui me permet d’être bien dans mon corps de femme ou d’homme, d’exprimer ma féminité ou ma masculinité? Qu’est-ce qui me permet de m’abandonner à l’autre et de me réaliser?

Pour être épanoui sexuellement, il faut évidemment être bien dans sa peau, par conséquent avoir une bonne estime de soi. C’est lorsque nous avons confiance en nous-mêmes que nous pouvons nous laisser aller, exprimer nos besoins, arrêter de focaliser sur la performance et ne pas nous inquiéter si nous mettons du temps à atteindre l’orgasme!

Nous devons nous responsabiliser par rapport à notre vie sexuelle, oser dire à l’autre ce qui nous plaît et nous déplaît. Oser aller chercher son propre plaisir au lieu d’en rendre l’autre responsable. Si nous demeurons « en attente », nous n’aurons pas une sexualité qui nous ressemble.

La notion de responsabilité inclut également l’équilibre entre donner et recevoir. C’est difficile de recevoir quand on cherche trop à faire plaisir à l’autre. Être responsable de sa sexualité suppose aussi prendre le temps de savourer le moment présent, de jouir du plaisir vécu pendant la relation sexuelle et de s’amuser!

Ne passons pas à côté de ce qui est réellement important à vivre et à ressentir dans cette belle énergie de plaisir et de sensualité qui nous habite car…

Être épanoui, c’est de se réaliser sur tous les plans de notre vie, non seulement au plan sexuel mais aussi dans les autres dimensions de sa vie comme dans ses amitiés, ses loisirs, professionnellement…, autrement dit, de nous accomplir en tant que personne, en tant qu’être sexué et d’être à l’écoute d’abord de soi et de vivre ce qui est « in » pour soi.

De la relation de couple à la société à deux

Nouveau regard sur la vie à deux

Le couple, tel que nous le connaissons depuis des siècles, est une institution sociale en déclin, en phase terminale. Aujourd’hui, nous côtoyons quotidiennement la cellule familiale éclatée, l’effondrement du mariage supposé pour la vie, le couple homosexuel, masculin ou féminin. Pour la majorité des gens, en cette époque de transformation, le modèle d’antan n’est plus adapté. Mais quoi d’autre alors?

Le couple et ses liens
Chacun cherche, à sa façon, une nouvelle avenue pour vivre le rapport homme-femme. Emporté par le sentiment amoureux, on est vite désillusionné : l’amour fou des premiers temps s’avère passager et la routine de la vie commune fait ressortir tôt ou tard les aspects du partenaire qu’on ne voulait pas voir.

La base de la relation qui unit le couple repose sur des besoins à satisfaire réciproquement, issus des manques affectifs et des peurs profondes. Cette union tient par les blessures de chacun. S’installe alors une relation de dépendance mutuelle, dite de codépendance, qui entraîne inévitablement la peur de perdre celui ou celle qu’on imagine indispensable à sa vie.

Cette situation provoque des conflits, use peu à peu les partenaires : on endure l’autre parce qu’il comble nos manques et on appelle ça « aimer ». Lorsque les besoins ne sont plus satisfaits, le couple est ébranlé, secoué, remis en question. Si des changements majeurs ne s’opèrent pas, la rupture survient tôt ou tard.

Amer ou déçu d’une relation qu’il espérait parfaite, chacun repart à la conquête du partenaire idéal ou, au contraire, se dit qu’il a appris sa leçon et ne veut plus rien savoir. Ce scénario de « Je t’aime – Je ne t’aime plus » ou « amour-haine » se répète de génération en génération sans que l’on sache comment s’en sortir.

Nouveau millénaire, nouvelle vision
Pourtant, il peut en être autrement. Un rapport nouveau, libre de dépendance, sans dominant ni dominé, est possible à partir du moment où chacun est responsable de lui-même, à part entière, responsable de son vécu et de ses émotions. Dans cette perspective, loin de blesser ou de faire mal en dedans, la relation homme-femme enrichit et fait grandir. Elle est expérience.

Une relation dite « en conscience » est une démarche, un processus où on s’entraide pour devenir plus conscient et pour guérir de ses patterns de dépendance, de ses peurs profondes. Par les situations du quotidien qui révèlent des facettes de soi méconnues, les scénarios de dépendance sont encore répétés, mais pour cette fois être dépassés. Chacun s’affranchit ainsi de ses blessures intérieures (peurs et manques). La lutte de pouvoir n’est plus, le processus de pardon est amorcé. Le partenaire n’est plus une béquille ou une bouée de sauvetage, mais une aide pour travailler sur soi.

La société à deux, une relation dégagée
Dans une relation en société à deux, il existe un rapport d’interdépendance entre deux adultes entiers qui s’assument au niveau affectif. Il n’y a plus de besoins à combler ni d’attachement lié au manque. Chacun est entier, UN. Le « Je t’aime » est remplacé par « J’aime ».

Avec une attitude d’acceptation, d’écoute et d’accueil de soi et de l’autre, on s’accompagne mutuellement, sans jugements, en étant simplement présent. Ce mode de relation ne se limite pas à la vie à deux. Il peut s’étendre à trois, cinq, dix personnes, ou même plus. Les relations sont dégagées et simplifiées, libres de liens étouffants. L’amour est vrai (Amour), sans attentes.

Notre expérience de vie en société à deux repose sur des fondements totalement différents de ceux du couple traditionnel et même du couple moderne. Au quotidien, nous explorons de façon simple et concrète de nouvelles voies à mettre en pratique. Nous ne détenons pas de recette pour « réussir » sa vie de couple, ce mot n’a plus de sens dans la société à deux, ni même le mot « couple » d’ailleurs. Nos choix de vie proposent plutôt une approche différente pour aborder la vie en général et la vie à deux en particulier.

Contraire ou complémentaire

Qu’est-ce que vous préférez? Ce qui est votre opposé? Ce qui vous complète volontiers? Ni l’un ni l’autre? Ou les deux… Le choix est vôtre! Quoi? Vous pensez que votre couple est le fruit d’un jumelage fortuit? Le résultat cruel d’un complot universel? Tout ça parce que votre moitié n’a pas la tendreté souhaitée?

Comme je peux vous comprendre! Si bien éprise qui croyait éprendre…

Dès mes premières palpitations amoureuses, on me dit que les contraires s’attirent. J’y voyais une façon ingénieuse d’enrichir mon avenir. On me dit aussi que ce qui se ressemble s’associe. J’y percevais une brillante prémisse pour disposer d’un soutien complice.

Hélas! On ne m’avait pas tout dit…

On ne m’avait pas dit que mon partenaire finirait par me taper sur les nerfs. Vint le jour où je n’eus plus la maturité nécessaire pour reconnaître mon parfait complément dans cet adversaire contrariant.

On ne m’avait pas dit que mon conjoint finirait par m’ennuyer au plus haut point. Vint le jour où je n’eus plus la créativité requise pour rescaper notre relation à la dérive sur la banquise de mes frustrations.

Vint alors la nuit de l’absence. Vint alors le répit du silence.

Et je voulus savoir ce que l’amour voulait me dire. Je m’adressai donc au spécialiste du meilleur et du pire. Voici ce qu’il me confia, quand je fus prête à entendre sa voix.

Tu appelles contraire ce qui t’irritait chez ton amoureux. Les traits de ta personne que tu trouvais hideux. Tu faisais de lui un personnage détestable pour garder de toi une image impeccable.

Les traits contraires sont plutôt des traits complémentaires.

En effet, tu me connais. La créativité, c’est ma spécialité! Ce que tu appelles dualité, j’appelle complémentarité. Diversité. Originalité. Ce que tu appelles différence, j’appelle opulence. Abondance. Exubérance.

Ne comprends-tu pas la vraie nature de l’existence?

Je vous avoue que l’amour venait de m’en boucher un coin. Il avait réussi à me la boucler enfin. Je veux dire la boucle des questions sans fin. En un bond, mon cœur aima mon mari, mon amoureux, mon amant sans condition.

Dès que nous comprenons l’utilité du trait contraire que nous percevons, nous pouvons nous l’approprier. Il devient alors complémentaire. C’est ainsi que nous pouvons enrichir notre estime de soi à l’infini.

L’amour ne tarit pas d’inventivité. Il nous entoure de miroirs variés pour nous refléter notre immense beauté.

Pour se sortir du paradoxe de l’autonomie amoureuse

Quand on pense qu’en moyenne un couple sur deux se termine par une rupture, il y a fort à croire que les couples aujourd’hui vivent des enjeux plus que jamais sérieux.

Pour certains, la relation de couple est une source de confusion, de détresse. Parfois, les gens croient qu’ils doivent être heureux, comme si le bonheur leur était dû. Et ils attendent de leur partenaire qu’il leur apporte ce fameux bonheur sur un plateau d’argent… Si tel n’est pas le cas, que ce bonheur, ou leurs attentes, ne leur vient pas entre les mains, ils partent à la conquête, espérant le retrouver ailleurs… ou encore, on se laisse noyer par les blessures émotionnelles, les désillusions de la vie à deux et les silences.

L’isolement est un des enjeux majeurs pour les couples qui désirent une relation durable et favorisant la croissance des partenaires. En fait, l’isolement a fait un grand bond dans les mentalités des gens. On est loin des cultures familiales où les gens vivaient dans une grande famille et où la communauté était importante. Cette culture familiale permettait aux gens de développer un sentiment de confort et de sécurité, d’ouverture et de rapprochement puisque les gens étaient entourés d’un réseau de personnes en qui ils avaient confiance pour partager leurs joies et leurs difficultés. Cette culture s’étant effritée, il n’en demeure pas moins que l’attitude d’ouverture et de rapprochement et ces sentiments de confort et de sécurité sont importants pour la survie des couples. Les partenaires qui désirent un équilibre dans leur couple, mais qui, pour une raison ou une autre, sont confrontés à l’isolement, sont en quête de sécurité, de confort, d’ouverture et de rapprochement.

Un autre enjeu majeur pour les couples s’inscrit dans la recherche de l’autonomie. L’aspect déroutant associé à la culture actuelle des couples se retrouve dans l’intention de se rapprocher de ses désirs individuels, de son bonheur individuel et de son autonomie personnelle. Conscient de la fragilité du lien conjugal, on se méfie des liens trop attachants, et on se protège des blessures amoureuses. Pour ces raisons, on veut « choisir » le ou la partenaire qui nous permettra d’atteindre nos objectifs personnels, lesquels sont prioritaires à la vie à deux. On se soucie de sa propre autonomie et on tente de préserver l’autonomie de l’autre. On développe l’art de vivre « en parallèle » et sans savoir pourquoi, on finit par se sentir seul… même ensemble.

L’aspect déroutant pour les couples et qui conduit les partenaires dans la confusion et la détresse tient du fait que les couples vivent suivant le paradoxe : « Comment devenir autonomes ensembles? ». En cherchant à développer son autonomie personnelle, les partenaires finissent par s’isoler l’un de l’autre et n’arrivent plus à situer le besoin d’intimité du couple.

Malheureusement, le paradoxe dans lequel les couples sont plongés évoque un tiraillement entre soi et l’autre. Comment peut-on nourrir une relation durable et gratifiante lorsqu’on recherche l’autonomie et par conséquent, que l’on tend vers l’isolement? Ainsi, en parlant plutôt de besoins d’intimité relationnelle et de besoins d’intimité personnelle (plutôt que d’autonomie), les partenaires auront tendance à rester connectés à la vision du couple qui relie les trois entités : le soi, l’autre et la relation.

Le besoin d’intimité relationnelle (l’intimité dont il est souvent question dans les couples) rappelle les divers besoins de rapprochement, d’ouverture et de se sentir connecté à une autre personne (intimité physique, relationnelle, émotionnelle, sexuelle). Le besoin d’intimité personnelle, quant à lui, rappelle les divers besoins de l’estime de soi, de la connaissance de soi. Chaque partenaire prend conscience de ses émotions, des émotions de l’autre et devient responsable de respecter sa disponibilité et son ouverture à l’autre.

Le besoin d’intimité personnelle crée davantage l’ouverture à l’actualisation de soi (désirs, rôles, valeurs, etc.) contrairement au concept d’autonomie, qui suscite une « coupure ». Devenir autonome, c’est chercher à fonctionner ou à évoluer indépendamment de l’autre, ce qui conduit directement l’individu dans le tourbillon de l’isolement. « On vit ensemble, mais on se sent seul… » Les individus sont appelés à se différencier de leurs parents, à développer leur autonomie dans les divers apprentissages de la vie. Pour une relation de couple gratifiante, l’individu est appelé à se connaître, à croître et à s’ouvrir à l’autre, dans un espace sécurisant et propice au partage.

Pour une relation de couple durable et gratifiante, la recherche de l’équilibre entre l’intimité relationnelle et l’intimité personnelle est indispensable. C’est faire de sa relation un lieu sûr, sécurisant, créer une ouverture facilitant la décision de s’engager, de croître, de se réaliser dans ses rôles, ses désirs, ses valeurs… en présence de l’autre.

Être en relation

J’en ai plein les bras, pourtant j’ai des idées plein la tête. Wow, il est possible de sortir de la spirale quotidienne des relations souffrantes!

Créer de nouvelles manières d’être en relation. Tout un contrat quand nous sommes envahis par le temps, la politique, le travail, l’ordinateur, les enfants, etc.

Voici quelques idées rafraîchissantes :

  • Vouloir nous rapprocher des autres et ne pas attendre qu’ils viennent vers nous.
  • Cesser les attentes.
  • Choisir au lieu d’être choisi.
  • Mettez-vous de l’humour, du plaisir dans votre quotidien?
  • Il n’y a pas de couple parfait ou d’harmonie parfaite, mais que des couples en devenir.
  • Créer de petites attentions sans penser recevoir quelque chose en retour.
  • Envoyer des petits mots de gratitude sans raison.
  • Exprimer nos sensations et nos émotions en parlant en JE.
  • Être honnête.
  • Osons être vulnérable.
  • Acceptons que chaque personne dans un couple à son sac à dos rempli d’histoires de son passé qui peuvent se réveiller à tout moment.
  • Un couple, c’est un investissement à deux, pour les bonnes raisons. Quelles sont les vôtres?
  • Mettez votre juge de côté, évitez le jugement et la critique.
  • Aimer, c’est aller vers le besoin de l’autre sans se perdre dans l’autre.
  • Attention aux scénarios de prince ou princesse charmante, de cas dramatique non dramatique. Ils jouent contre vous très souvent.
  • Est-ce que mon amour est conditionnel?
  • Êtes-vous un à côté de l’autre dans vos projets? L’important, ce n’est pas juste d’aller dans la même direction comme couple, mais d’aller à la même vitesse : sans cela, il y aura une trop grande tension d’où l’importance de la communication.
  • Planifions-nous notre intimité autant que nous le faisons pour nos vacances?
  • Nous organiser pour ne pas nous créer, ni créer à l’autre, la pression du performant et du perfectionniste.
  • Laissons bâtir et grandir l’intimité sous toutes ses facettes.
  • Cesser de penser pour l’autre. Nous ne le répéterons pas assez, car souvent nous interprétons au lieu d’aller vérifier auprès de l’autre.
  • La culpabilité est un jugement envers l’autre ou envers soi. Nous sommes pris entre deux décisions, celle que nous voulons prendre et celle que nous sommes obligé de prendre.
  • Arrêter de materner l’autre et de vouloir le protéger; il reprendra la responsabilité de sa vie et il sera plus apte à affronter ses propres défis.
  • Dire non ou dire oui quand nous n’avons plus peur de la réaction de l’autre.
  • Briser les tabous.
  • Accepter notre différence et nos points de vue. Laisser parler l’autre même si nous ne sommes pas d’accord, car pour cette personne, l’opinion qu’elle émet est quelquefois viscérale; elle apprendra alors qu’elle peut être authentique avec vous.
  • Si la relation nous tient à cœur, nous nous rendrons disponible pour la personne, autant émotivement que rationnellement et en disposition de temps.
  • Faire des consensus et non des compromis, car il y en a un qui perd à tout coup avec ces satanés compromis.
  • Faire des surprises.
  • Être flexibles?
  • Partager nos rêves individuels et ceux du couple.
  • Accepter l’aller et le retour dans vos discussions, de donner et recevoir dans vos échanges, éviter les monologues.
  • Ne pas entrer dans les souliers des autres, mais être sensibles, réceptifs et compatissants.
  • Ne pas vouloir que les autres entrent dans nos souliers, car nous oublions de nous retrouver et de toucher intimement notre souffrance.
  • Apprendre à le dire quand nous voulons nous engager ou nous désengager.
  • Reconnaître que même en étant avec quelqu’un, nous pouvons nous sentir seul.
  • Accepter que l’autre puisse être en réaction et en émotion, qu’il ne soit pas toujours en harmonie.
  • Accepter notre impuissance face à l’autre dans certaines circonstances.
  • Ce sont les dynamiques relationnelles tendues qui créent des malaises et des maladies de tous genres; c’est aussi par celles-ci que nous guérissons.
  • L’autre peut être un déclencheur émotionnel pour moi. Il éveille en moi des blessures non guéries.
  • Arrêtons de vouloir comprendre l’autre, mais essayons plutôt de nous connaître et de reconnaître ce que cette incompréhension nous fait vivre.
  • Cessons de projeter sur l’autre nos colères, nos insécurités et nos peurs en utilisant le vase communicant * et en nous déresponsabilisant de nos propres émotions. (* Vase communicant : c’est lorsque nous transférons notre émotion sur l’autre ou encore, n’étant pas conscient de ce que nous vivons à l’intérieur de nous, nous projetons alors sur l’autre. Voici deux exemples : j’ai peur et je fais peur à l’autre. Je suis en colère et je ne l’exprime pas. L’autre pourra le faire, amplifiant la colère que je garde ou refoule en moi).
  • Je brise le silence et le statu quo pour remettre du mouvement dans le couple.
  • Lors de chicane, s’occuper du problème et des mésententes sans mettre en péril l’amour que l’on a pour l’autre.
  • Évitons le boudage et l’isolement, car au lieu de rapprocher le couple, souvent cela le sépare.
  • Brisons les chaînes de la rancune et du ressentiment qui sont la prison des couples qui s’effritent.
  • Enterrez la hache de guerre et ramollir la tête dure pour avoir plus d’ouverture à l’autre.

Et vous, avez-vous quelques idées rafraîchissantes qui propulseront votre couple vers un amour véritable sans être dans les boucles sans fin de la souffrance relationnelle.

Les relations ne sont qu’à l’embryon des possibilités; pensons-nous réellement que nous les connaissons toutes? Utilisons notre créativité, notre imagination, notre intuition pour inventer de nouvelles façons d’être en relation et de semer la joie autour de nous. Il y a quelques théories et pratiques qui existent dans certains livres, mais le plus grand de notre travail sera de réinventer de nouvelles avenues adéquates pour le couple tout en évitant les pièges de nos parents. Si nous osons être unique, nous oserons fonctionner par essais et erreurs. C’est la meilleure façon de savoir si les idées fonctionnent pour nous. Il n’y a pas de mode d’emploi pour être en relation.

Et je termine sur cette pensée : Je t’aime trop pour ne pas réveiller ta blessure même en le faisant inconsciemment, car ce n’est pas ta blessure que je veux aimer, mais le vrai toi.

L’amour de soi

Le connaissez-vous? Il est difficile du jour au lendemain de changer la façon de s’estimer pensez-vous! Vous avez raison! En pensant de cette manière, ce n’est pas pour bientôt cette transformation. Je vous rappelle que ce sont vos pensées qui ont tous les pouvoirs.

C’est seulement quand l’amour de soi prime que la lumière des sentiments illumine une décision.

L’amour de soi donne des ailes, du courage et la force de passer par les pires stratégies que l’autre utilisera pour vous garder sous son emprise ou encore vous faire du mal. Parfois le chantage sera son arme de défense, l’argent est l’ennemi numéro un d’une séparation. La guerre est déclarée et c’est celui qui s’aimera par-dessus tout qui en sortira grandi.

Il laissera l’autre en dépit de ses menaces pour se faire une nouvelle vie. En commençant par vous aimer, vous réaliserez comme c’est merveilleux de vivre dans la paix de son cœur, dans un environnement tranquille et de pouvoir se surpasser même si parfois les situations sont assez pénibles. Le bonheur a un prix, celui de la paix intérieure et aussi extérieure. Comment voulez-vous vivre heureux entouré de vibrations négatives de toutes sortes?

Je vous en parle en connaissance de cause, car je suis passé aussi par cette expérience. Je suis un grand passionné dans la vie. Tout ce que j’entreprends commence avec la passion. N’est-ce pas la première énergie qui émane au début d’une relation? Ho! Combien j’en ai souffert de ce manque d’amour. Je donnais à sens unique.

C’est seulement quand j’ai réalisé que je m’étais oublié pendant toutes ces années, que j’avais oublié l’amour de moi au profit de l’autre que ma vie a basculé. Quelle surprise! Du jour au lendemain sans guerre d’intérêt, sans méchanceté, j’ai repris ce qui m’appartenais onze ans passés : l’amour de MOI. Vous savez pourquoi je l’ai fait? C’est pour la personne la plus importante, celle avec qui je vivrai toute ma vie. MOI.

C’est seulement à compter de ce jour que j’ai commencé à savourer le véritable bonheur de vivre, d’aimer. Prendre mes propres décisions, accepter seulement ce qui me convient, faire ce qui me plaît et ça en tout temps. Je ne fais jamais de compromis avec moi-même.

En amour, les histoires négatives sont de loin des drames que nous aimerions éviter, mais en général chacun a la sienne. Nous rêvons tous d’un amour parfait dont la magie perdure à tout jamais et comme une mauvaise surprise, on se rend compte de l’évidence. L’autre ne nous aime plus ou c’est nous qui avons perdu avec le temps ce grand sentiment que nous avions entretenu pendant des années.

Mille et une raisons peuvent être en cause. La passion des débuts s’est transformée avec le temps en d’autres sentiments, car l’autre a laissé sa personnalité, exprimé son caractère. Ses défauts se sont imposés à votre personnalité et vous avez dû apprivoiser la situation, ajuster vos conditions de vie pour ce nouvel amour. Peu importe ces défauts, les négociations sont possibles en amour en autant que cela ne ruine pas l’amour de soi.

S’il existait un baromètre pour évaluer les sentiments de chacun, ce serait merveilleux. On pourrait dire qu’à l’adolescence on aime à 100 %, c’est l’âge où le sentiment de l’amour est à son plus fort. En vieillissant, ce n’est pas qu’on aime moins, mais on aime différemment.

Je vous propose de faire cet exercice qui certainement changera votre vision à votre égard. Prenez plusieurs jours à le faire et faites-le en toute honnêteté envers vous-même.

Prenez une feuille vierge recto/verso. D’un côté, inscrivez vos qualités et de l’autre vos défauts. Quand je dis qualités, cela implique bien les traits de la personnalité et non les éléments physiques que vous aimez ou détestez de votre personne. Comme votre sourire, vos yeux, votre corps, etc., ceci n’étant que des atouts à votre personne.

Le même exercice peut se faire à l’égard d’un partenaire de vie quand on pense à mettre fin à une relation de couple et que notre jugement est troublé par ses comportements étranges ou des changements de sa personnalité qui nuisent à notre évolution. Attention, l’amour nous porte parfois à inscrire beaucoup de qualités, mais un désaccord avec le moi profond ressenti à répétition révèle souvent un pardon trop facilement accordé par amour.

« Le bonheur est en nous, c’est à nous de le concrétiser. »

Le couple comme unique – Le couple comme union

Voir ce qui manque à notre âme dans le regard de l’amoureux qui nous tient dans ses bras est comme un baume au cœur de la solitude.  Trouver celui ou celle qui colle parfaitement à la partie manquante de nous-même est toujours un cadeau merveilleux que la vie offre à tous sans exception.

Le défi commence dès lors que le couple formé s’oublie dans une illusoire plénitude qui oblige chaque partenaire à ne devenir que la moitié de ce qu’il est réellement.  La fusion est le processus initial de toute rencontre dès l’instant où le spermatozoïde et l’ovule mélangent dans la joie leurs histoires génétiques.  Tendre roucoulement de la vie à deux, sensation vibrante du corps qui s’expanse sous le regard étincelant de la vie recréée.  Prodigue de l’amour qui rend le gris des édifices presque tolérable, la pluie devient une amie qui incite à la paresse au lit, le vent devient charmant en ébouriffant les amants et tout ce qui ne peut être dit se lit mieux dans le sourire des yeux.  Quel prodige d’être amoureux, comme des enfants, ivres du sein de leur mère, ivres de contact et de fous rires.

Quel vertige de devenir l’amour et eux quand la folie s’étiole et que les mots, les corps, les idées s’éloignent, enfermant chaque moitié redevenue seule dans le vide du manque.  Séparation vitale, nécessaire car la fusion ne peut être qu’éphémère.  Au commencement de la vie, les cellules toutes identiques se séparent un jour pour devenir ce qu’elles doivent être.  Comme l’enfant quitte la mère, mari et femme doivent se transformer pour redevenir aimants.  L’amoureux ne peut continuer « à être l’objet du désir de l’autre », car il s’oublie et se noie dans des attentes insensées.  Cette légendaire mais tout à fait physiologique crise de couple survient toujours au bon moment même si elle ressemble à une tempête de mauvais sentiments.  À l’instar des adolescents, certains couples deviennent boutonneux, grincheux, claquant la porte parce qu’ils ne savent plus dire « je t’aime ».

La vie se partage alors en parallèle, chacun sur sa rive tentant de se redéfinir sans dépendance à l’autre, pour être à nouveau un individu entier.  Pour certains, la rive est symbolique, se creusant sous le même toit dans des silences et des évitements qui guérissent grâce au temps.  C’est dans cette période douloureuse que l’on constate que le sentiment amoureux ne se commande pas, qu’il peut disparaître tout simplement même sans colère sans haine et que l’on ne sait plus comment faire pour retrouver le contact.  Mieux vaut alors laisser l’espace faire son œuvre, faire chambre à part, maison ou même vacances à part!  Au terme de cette absence de communication, le couple sait s’il se retrouve sur la même rive ou si la séparation réelle est seule solution d’amour.  Tout cela sera plus facile si chacun accepte d’ouvrir les yeux de son cœur plutôt que de blâmer l’aveuglement de l’autre, au risque de laisser un amoureux adolescent aux prises avec ses tourments qui cherchera à nouveau la moitié idéale dans le jardin des passions.

La roue tournera encore, même pour ceux qui sont restés ensemble, prêts à s’engager de nouveau dans un contrat de mariage qui devient sacré pour permettre d’accéder au véritable couple uni où un plus un égale trois.  C’est une petite histoire d’amour que chacun veut écrire avec un grand A, puisque « amour » en langage des oiseaux donne « a privatif de la mort » (G. Athias).  Voilà pourquoi l’amour permet de guérir.

Le chemin du cœur amoureux n’est pas une ligne aussi droite.  Il y a plein de sentiers buissonniers, de petits détours secrets, de grandes clairières rassurantes et de sous-bois oppressants.  Tout comme nous aspirons à retrouver l’unité en nous, nous cherchons dans ce paysage l’amour unique, celui qui laisse sa marque dans les sillons du cœur, celui qui aspire au partage et à l’échange pour un brin d’éternité.

N’être qu’une moitié ne peut pas nous combler.  Rester séparé risque de nous faire ressembler à « certains couples (qui) font penser à deux fous dont chacun serait persuadé d’être l’infirmier de l’autre » C. Bobin

Être deux réunis est un bien beau défi qui se vit dans l’aventure d’une communication vivante et durable avec l’être aimé et aimant.

Créer en famille, créer sa famille, en toute simplicité

La réussite d’une rencontre créative en famille nécessite la réunion de plusieurs conditions, comme pour tout acte de création. L’une d’elles consiste bien sûr à se réserver un lieu adéquat (séjour, chambre, sous-sol, etc.) et une plage de temps suffisante pour ne pas étouffer dans l’œuf une activité qui a besoin de prendre son envol. Il s’agit également de se faire plaisir et de miser sur la confiance, en soi et dans nos proches. L’importance de cette démarche familiale réside bien moins dans l’objectif à atteindre, que dans l’écoute de notre processus créatif, un pas après l’autre et en toute simplicité avec ceux que l’on aime. Enfin, les encouragements, l’esprit du jeu et la spontanéité sont de fidèles alliés pour éviter le sabotage de l’autocritique et des jugements de valeur sur autrui. Très nombreux sont ceux qui dénigrent leur propre potentiel créateur. J’ai fait partie, moi-même, de ceux dont le verdict est en général sans appel, aussi tranchant que la lame du bourreau : « Moi, je ne suis vraiment pas doué en dessin! » ou « Je ne sais pas écrire ». Il est étonnant de constater à quel point l’autocritique – et l’autocensure qui peut en découler – sont des modes de pensée pour lesquels tant de gens développent presque du talent. Une sorte de conditionnement dès le plus jeune âge a relégué la création à une pratique secondaire, voire tout simplement inutile, et réservée à une élite d’intouchables. Pourtant, faire du beau m’apparaît totalement accessoire, tandis que risquer d’être vrai, au diapason de soi-même, constitue le défi majeur de la vitalité.

C’est en devenant père que j’ai expérimenté des jeux créatifs au sein de la famille, afin de tisser des liens plus subtils entre parents et enfants, mais aussi à l’intérieur du couple. Cela a confirmé une fois de plus que la créativité, cet élan vital qui caractérise l’être humain, coexiste autant chez l’enfant que chez le parent adulte. Dans un univers où le travail et le temps prennent beaucoup de place, la créativité rapproche et consolide. Depuis que notre enfant, le plus grand, est en âge de nous accompagner dans nos créations, nous nous retrouvons régulièrement pour du dessin, des collages, de la peinture et des créations originales autour de la table de la cuisine. Ces moments exceptionnels font aujourd’hui partie de notre quotidien. Pour réaliser des cadeaux, bien sûr, mais surtout sans objectif particulier, pour passer un moment de détente et de plaisir, ensemble. L’avantage est aussi de reléguer aux oubliettes pour quelques heures l’omnipotence des écrans de télévision, de jeux et de téléphonie, capables d’aspirer toute une famille dans son gouffre de passivité et d’individualisme.

Cette initiative créative est aussi venue bousculer des traditions ancrées depuis des générations, comme Noël et les fêtes d’anniversaire. La croissance de nos enfants a coïncidé avec une surabondance de cadeaux souvent inutiles et dispendieux. Cette tendance ne cesse de s’accroître, avec à chaque fois la torture quasi-obligatoire, pour nous autant que pour les autres, de « faire plaisir » et de trouver une bébelle à chacun. En particulier, cette tradition de fêter on ne sait plus trop quoi – le changement d’année, la naissance d’un messie ou l’arrivée du gros barbu par la cheminée – me pèse de plus en plus péniblement. La question s’est posée et se pose encore avec acuité : comment sortir de la spirale infernale du cadeau obligé? Cela n’a pas été facile et ce n’est pas encore gagné, nous avons pourtant introduit l’idée d’offrir « autre chose » à nos proches. Quelque chose de plus humain, dans lequel nous investissons temps, passion et bonne humeur. Nous risquons une attitude différente, démontrant à chaque fois qu’il est possible de s’amuser, et de grandir aussi, dans une activité de créativité familiale. La dernière fois, nous avons ainsi disposé de vieilles chutes de contreplaqué, de colle et de restants de peinture, auxquels se sont rajoutés roches, bois flotté et morceaux de verre dépolis ramassés sur la grève de Tadoussac. Cet assemblage magique a permis la fabrication de cadres à photo très originaux. Dans ces moments-là, plus besoin de parler, car ce sont les mains qui se mettent à raconter, les pinceaux qui chuchotent et les sourires qui créent la connivence. Notre œuvre collective est surprenante, inattendue et n’apparaîtra sûrement pas dans une galerie d’art. Pourtant, elle a été remise par mon fils à ses grands-parents, et je sais que ce présent « fait maison » représente bien plus qu’un cadeau ordinaire. Imparfait, croche, mais unique.

Transition en amour? Le meilleur est toujours à venir!

Depuis 4 ans déjà, j’anime un atelier sur les relations amoureuses. Ces participants, bien légitimement, voudraient croiser leur chemin à nouveau avec un être aimé, mais si ça n’arrive pas aussi rapidement qu’ils le voudraient. Ils se demandent alors pourquoi? Force est de constater que bon nombre d’entre eux ont omis un détail important : effectuer le bilan relationnel pour assumer sainement son deuil. Oh! Bien sûr, ils m’assurent qu’ils n’entretiennent plus de liens physiques avec ces ex-partenaires, oui mais dans les mondes invisibles, ces mondes intérieurs, qu’en est-il? C’est comme si on gardait une ficelle noire liée de son poignet au poignet de l’autre.

Lorsque le bilan relationnel n’est pas réalisé, que l’on n’a pas pris le temps de comprendre ce que l’on avait à apprendre de cette relation, si on se jette la tête la première dans une nouvelle relation, on risque de s’attirer le même scénario, tant et aussi longtemps que l’on n’a pas saisi le message. Prendre son temps et s’observer! Faire son deuil ne signifie pas de finir de pleurer cette fin de relation (ou de s’en réjouir), mais bien de s’exprimer mutuellement pour fermer la boucle. Comment fait-on cela?

Il faut dire à l’autre qu’est-ce que j’ai trouvé difficile de vivre avec lui ou elle? Qu’est-ce que ça me faisait en dedans : étais-je triste, en colère, ai-je eu peur et de quoi? Exprimer les faits de manière neutre à un moment où vous vous sentez calme. Ce n’est guère le temps de tomber dans les émotions. Par exemple, « Quand tu insistais tous les dimanches pour aller visiter ta famille, je me sentais en colère ». Ajouter ensuite quels besoins en vous n’étaient pas satisfaits. « Je me sentais impuissant, prisonnier de tes décisions pour être aimé de toi. J’aurais eu besoin de me sentir respecté dans mes choix ». Traitez individuellement chaque fait concret survenu durant votre relation. Si l’autre veut vous entraîner vers d’autres faits simultanément, arrêtez tout de suite. Dites-lui que vous tenez à régler un cas à la fois et promettez que vous y reviendrez plus tard.

Récapitulons : on exprime les faits, l’émotion que cela a fait vivre, ses besoins et terminer par l’impact que chaque situation a eu sur vous, votre couple, votre relation avec le sexe opposé (selon l’orientation sexuelle) ou votre vie en général. « À partir de ce moment, j’ai commencé à me mésestimer et à croire que je ne méritais pas ton respect, ce qui a miné mon amour propre. De plus, cela m’a graduellement éloigné de toi. J’avais de moins en moins envie de te faire l’amour, de te cajoler, etc. J’ai commencé à généraliser, à en vouloir aux hommes, aux femmes de vouloir ainsi contrôler la vie de l’autre au nom de l’amour. Ça n’a pas été bon pour moi. Ma relation avec toi est devenue pénible et a alourdi ma vie ».

Restituer symboliquement cette violence qui a été déposée sur vous par un objet, image, etc. Cela permet à l’autre de vérifier visuellement ce qui s’est vraiment passé en vous. C’est ainsi que l’on s’aide à grandir. Évidemment, gardez les rouges pour la fin. Dites en terminant tout ce que vous avez apprécié chez cette personne et au cours de votre relation. Remerciez-la d’avoir été de passage dans votre vie. La reconnaissance et gratitude attire l’abondance, mais pas la critique. Si vous souffrez parce qu’on vous a quitté, sachez que le manque attire le manque. Personne ne risque de poindre dans votre vie. Appréciez au moins les bons moments que la vie vous a permis de vivre en sa compagnie. Voyez votre coupe (ou couple) à moitié pleine plutôt qu’à moitié vide. Les résultats en seront meilleurs. Ne laissez plus votre pouvoir d’être heureux dans les mains d’une autre personne, c’est trop risqué!

Vous êtes alors prêt pour apprécier la compagnie d’un nouvel amour. Mais attention! La vie va souvent vous re-servir le même menu pour vérifier si vous avez bien compris la leçon. Aimez-vous assez pour refuser de vous embarquer dans le même train, laissez-le passer. Vous prendrez le suivant! Rappelez-vous que le meilleur est toujours à venir.

Le dessin intuitif, précieux messager de l’âme

Depuis mon enfance, j’ai toujours été à l’affût des jolies formes qui se profilaient dans les nuages, dans les sillons du marbre sur le parquet, sur les écorces du bois, etc. J’y voyais tantôt des personnages, tantôt des animaux pour lesquels je composais des comptines ou des chansons. De jour en jour, selon mon état de conscience du moment, ces formes changeaient d’aspect. Là où je voyais un cheval la veille surgissait le lendemain un poisson.

Puis, avec les années, m’intéressant aux rêves, ayant commencé à les interroger, j’ai réalisé la magie de ces bons génies nocturnes, excellents guides pour prendre des décisions, trouver des solutions aux problèmes du quotidien, etc. Ainsi, je suis graduellement devenue familière avec le symbolisme et l’interprétation.

Si vous n’arrivez pas à vous souvenir des vôtres, tout n’est pas perdu, car le dessin intuitif peut vous dévoiler tout aussi bien les messages de l’âme que vous êtes. Et voilà qu’éveillée, je me suis rendue compte que mes habituels gribouillages au pastel sec recelaient des informations précieuses tout autant que mes contenus oniriques en lien avec mes interrogations du moment.

Suite à une dispute avec mon conjoint, je voulais sincèrement identifier la cause de mes soucis au sujet de ma vie de couple. Le dessin intuitif me montrait exactement là où le bât blessait. Il en est ressorti un jeune pic bois ayant perdu deux plumes (les prises de bec du couple (2) sans doute). Une hache était parvenue à fendre une partie du tronc d’arbre où nichait cet oiseau.

Je m’interrogeai sur le sens de cette révélation. Que fait un pic bois? Il « picosse » comme on dit en québécois, il s’acharne sur l’écorce avec son bec jusqu’à ce qu’il puisse pratiquer une ouverture assez grande puis y déposer le suif récolté. Le dessin me montrait alors que lorsque je m’acharnais à entrer une idée dans la tête de l’autre, le retour ne se faisait pas attendre : cet autre sortait ses gros canons pour tenter de se défendre et contre-attaquer (la hache). Voilà comment parle le dessin intuitif, il raconte une brillante histoire à décoder. L’avantage est que la réponse est instantanée, suffit de sortir les craies du placard et de s’y mettre.

Je me demandais un jour où j’en étais dans mon cheminement spirituel. Le dessin me dévoila la voie à entreprendre : développer mon féminin, mon yang étant déjà bien en santé! Observez la taille du soleil (symbole masculin) et celle du moine : obèses tous les deux! La jeune fille a une taille immensément svelte. On lui a planqué des ailes de plumes aux bras pour qu’elle puisse s’envoler et évoluer. Ses cheveux sont épars par le vent fort, symbole de changement. Elle doit donc modifier sa façon de penser (les cheveux sont rattachés au crâne). Il y a encore toute une histoire à extraire pour aller plus à fond avec les détails du paysage.

Je pourrais vous présenter de nombreuses autres utilisations du dessin intuitif, mais permettez-vous d’explorer à votre rythme et selon votre imagination. Goût d’en savoir plus sur cet outil? Je vous invite à lire Le dessin intuitif, outil de croissance à la portée de tous en format poche rapide à consulter qui vous initiera à la technique toute simple. Un atelier de formation ainsi que des séances exploratoires de 2 heures sont également disponibles. Bonne exploration!