Photo 101 : Découvrir les ombres

Un des principes de base de la photographie est l’utilisation de la lumière. Photographier la lumière naturelle ou utiliser des lampes ou des « flashes » afin de créer une lumière artificielle. Puis apercevoir des ombres, jouer avec les intensités pour trouver des contrastes, puis enfin mettre en relief un ou des aspects précis de la scène devant nous… Fascinant cet art!

La présence de la lumière dans nos vies est habituellement facile à remarquer, mais la présence des ombres l’est un peu moins. Et si vous leviez vos yeux de ce texte et regardiez autour de vous pour trouver des ombrages, des ombres? Il faut vraiment être attentif. Le dessous d’une feuille de papier, le reflet d’un coin de meuble, sous un cadre, à côté de votre verre de jus, sous vos doigts, les voyez-vous? S’arrêter pour voir différemment, voir les ombres autour de nous, nous plonge dans un autre monde quasi parallèle. « Où étais-je toutes ces années? Je n’avais jamais remarqué ce monde d’ombres autour de moi… magnifico! »

Ce qui est intéressant avec les ombres, c’est qu’elles n’existeraient pas s’il n’y avait pas de lumière. Aussi, elles se déplacent au rythme de la lumière, un soleil à gauche, une ombre à droite! Une danse finalement! L’une ne va pas sans l’autre. Nous pouvons les apprécier, car elles sont là pour l’autre, bien différentes et bien complémentaires.

Si nous prenions ce principe et l’amenions dans le monde de la croissance personnelle, question de s’amuser un peu. Nos ombres. Nos ombres personnelles. C’est Carl Jung qui a, entre autres, bien fait connaître ce concept. Il soutient qu’il y a une partie de nous que nous refoulons, une partie mise à l’abandon par nos perceptions des pressions de l’éducation ou de la société et qui est perçue comme « négative » et inappropriée, Jung appelle cette partie « l’ombre ».

Dans la vie de tous les jours, ça pourrait ressembler à quoi? Eh bien un exercice intéressant à faire, si ça vous tente, est de vous imaginer dans un endroit sécurisant, ayant peut-être même bu un verre de vin; vous êtes décontracté, la vie est belle et vous êtes soudainement « autorisé » à juger les autres.  Oh-Oh. « Moi juger les autres? Non, je ne juge jamais, je ne pense pas pouvoir faire cet exercice… » Bon. Allez. Vous êtes seul(e) dans la pièce, dans le présent, en confidence face à vous-même et vous avez le droit de juger. Vous vivez la scène? Vous vous sentez prêts? Voici la question :  Qui, autour de vous, vous énerve, vous tape sur les nerfs royalement, vous irrite, vous emmerde, vous étourdit, et pourquoi? Comme vous avez maintenant le droit de juger, je vous invite à prendre un bout de papier et un crayon et à vous laisser aller dans cet exercice de jugement autorisé. Décrivez ce qui vous énerve chez telle ou telle personne. Des points brefs. Je vous attends. Revenez quand vous aurez terminé d’écrire environ 10 traits de caractère qui vous horripilent, lâchez-vous « lousse »…

Bon! Ça va? Pas trop ébranlé? Vous avez aimé l’exercice dans le fond, avouez-le! C’est bien. Maintenant, relisez votre liste en vous détachant des gens qui y sont décrits. Relisez votre liste, en inspirant par le nez. Ces caractéristiques représentent votre ombre personnelle. « Huh? Mon ombre? » Oui, et pourquoi la vôtre? Parce que vous l’avez trouvée vous-même, seul(e). Ce sont des trucs qui vous dérangent et qui ne dérangeraient peut-être pas quelqu’un d’autre. Ces caractéristiques font partie intégrale de vous et la plupart du temps, à un niveau très inconscient. Vous êtes en présence de votre ombre. Ouch. La plupart d’entre nous réagissons de la même façon : « Ben voyons, quessé ça ce test-là? Ce n’est pas moi DU TOUT! Je vais déchirer la feuille et passer à autre chose, pour qui elle se prend celle-là avec sa psychologie à 5$… » OK, et c’est correct.

Si vous avez décidé de continuer à lire cet article, poursuivons : Comme nous voyons seulement ce que nous possédons d’abord en dedans de nous-mêmes, c’est une très belle façon d’apprendre à se connaître. « Oh qu’il est généreux ce collègue! » Vous êtes donc, vous-même, une personne généreuse. « Ah, cette femme est contrôlante, une vraie Gère-Mène! » Euh… oui… les chances sont, que vous soyez vous-même un peu contrôlante, mais que vous évitiez à tout prix de reconnaître cet aspect en vous. Ceci étant dit, vous préférez projeter votre propre ombre sur un bouc émissaire, à côté de vous. Plus facile de blâmer les autres que de se regarder dans le blanc des yeux, j’avoue. Apprendre à se connaître par la présence des autres dans notre vie, un outil bien précieux.

Selon Debbie Ford, l’ombre c’est un peu comme un ballon de plage que vous tenez en dessous de l’eau dans la piscine. Si vous l’enfoncez, le plus creux possible, qu’est-ce que le ballon voudra faire? Oui, bondir et ressortir. Et plus il sera enfoui profondément, plus fortement il voudra ressortir, « watch out » quand ça va sortir! Donc si vous décidez de refouler de la colère, de la honte ou de la peur et d’y accorder trop d’importance face aux autres émotions, elle ressortira toujours plus forte à un moment donné ou à un autre.

Maintenant que vous avez votre ombre sur un bout de papier, mais surtout, dans votre conscient, vous avez deux choix. Continuer vos occupations de la journée et tout simplement oublier tout ceci, ou décider consciemment, d’y donner un peu d’attention pour faire du chemin personnel. Prendre connaissance de ses propres démons, les apprivoiser tranquillement.

À force de fermer des portes dans notre propre château, parce que nous n’aimons pas notre colère, notre paresse, notre image, notre faiblesse, nos peurs ou autres, on finit par vivre dans un 1 et demi. Nous devenons des robots automatiques et non authentiques, plein d’illusions face à ce qui est acceptable ou non. Dépoussiérons ces ombres! Enlevons des barricades! Ouvrons des portes, une à la fois! Pardonnons-nous. Faisons entrer le soleil dans toutes les pièces de notre château personnel en glissant des petites pointes d’inconfort à l’occasion, pour nous dégourdir les puces, pour redécorer…

Voir, reconnaître, comprendre et finalement aimer son ombre personnelle est un acte très courageux. Quand on y pense, le courage c’est de faire un pas en avant, vers l’inconfort, vers l’inconnu… peu importe où l’on pose son pas… peu importe la longueur de son pas… Il s’agit d’ouvrir le conscient…

En terminant, comme tout bon photographe, vous comprendrez que si nous avons une ombre, c’est que la lumière n’est pas bien loin! Dans mon prochain article, je parlerai de la lumière. Yé! De notre lumière personnelle. Oui, un sujet plus rafraîchissant et tout aussi important. Mais pour le moment, revenons à nos moutons, partons à la découverte des ombres… qu’elles soient autour ou à l’intérieur de nous… Bonne découverte!

La voie de l’amoureux

Le printemps : une belle saison pour cultiver l’éros.

Commençons par faire la différence entre éros et libido.

Libido : énergie sexuelle qui alimente la force de vie.

Éros : énergie du cœur qui alimente la puissance amoureuse.

Chacun sait que l’on peut éveiller la libido par des moyens chimiques ou artificiels, mais sait-on que l’on peut booster sa libido avec l’éros, son énergie-cœur?

Comment? En nourrissant son envie d’avoir envie.

Comment?

1) Par le plaisir d’être en vie.

Comment être puissamment érotique, c’est à dire un grand amoureux, une grande amoureuse, si on n’est pas d’abord et avant tout un amoureux de la vie? Si on n’est pas heureux d’être né?

Première étape : dire un oui inconditionnel à sa naissance en dépit de ses parents, de sa famille, de son passé… Tant qu’on ne s’est pas réconcilié avec son incarnation, la pulsion de mort dominera la pulsion de vie dans nos échanges et l’éros aura bien du mal à convaincre notre libido de s’activer.

Pour pouvoir dire oui à sa naissance, il importe de guérir ce que j’appelle la nostalgie de l’ailleurs – renoncer à l’absolu, au désir d’avoir ou d’être « tout », sous toutes ses formes : besoin de fusion et/ou de perfection, en bref renoncer au prince charmant, à la princesse de rêve ou au couple parfait…

2) Développer son corps amoureux en apprenant à relier par la pensée le cœur et le sexe.

« L’énergie suit la pensée » : si vous amenez votre conscience sur votre envie d’avoir envie, et votre pensée sur la région du cœur, vous déclenchez l’éros, la pulsion amoureuse. L’énergie-cœur qui en découle va dynamiser l’énergie sexuelle… et on constatera ce que je défends ici, à savoir que la libido dépend beaucoup plus de la tête, du bon usage de notre cerveau, qu’on pourrait le croire… sans oublier le cœur au passage!

Rappelons que nous avons tous en nous une énergie masculine et féminine, un yin dans le yang et un yang dans le yin, et qu’il y a donc deux Mars et deux Vénus dans la danse amoureuse d’un couple! L’homme comme la femme doit apprendre à connecter leur énergie-cœur à leur énergie sexuelle, l’organe cœur à l’organe sexe, à partir de l’envie d’avoir envie et du plaisir d’être en vie, s’ils veulent se rencontrer vraiment pour une relation sexuellement durable.

3) S’engager à travailler sur son féminin-masculin intérieur reste la condition sine qua non pour devenir entier et ne pas attendre de l’autre notre complétude.

Il s’agit là d’en finir avec la plainte et l’insatiable besoin d’attention, propre au féminin négatif, de ceux que j’appelle les passifs-agressifset de sortir du rapport de force, dominant-dominé, qui caractérise le masculin négatif des doux-tyrans.

Travailler à cela ouvre une danse plus harmonieuse entre le donner et le recevoir, le prendre en charge et le prendre soin du plaisir à faire plaisir à l’autre (à ne pas confondre avec le vouloir plaire).

« Aimer, c’est prendre soin de la solitude de l’autre sans prétendre la combler » dit l’écrivain Christian Bobin… J’ajouterai qu’aimer, c’est aussi prendre en charge son envie d’avoir envie sans attendre que l’autre la réveille…

On ne naît pas amoureux, on le devient en s’ouvrant à l’infini du désir, au voyage inachevable de la jouissance… Jouissance de l’artiste, la part créative en chacun de nous, qui sait que pour cultiver un talent, on ne doit jamais cesser de faire ses gammes.

Il nous arrivera en chemin de rater des notes, d’avoir à retravailler notre partition, à revenir sur des passages de plus en plus subtils du passif-agressif ou du doux-tyran : autant d’efforts pour des moments de grâce où l’on se dira que le chemin en vaut la peine. Et comme amoureux, comme amoureuse, on sera de plus en plus fier(e) d’être en cohérence et en congruence avec l’idée d’une vie réussie : une vie où l’on aura appris à mieux aimer et à mieux se laisser aimer… imparfaitement, mais créativement.

Magique fascination

Un peu mal à l’aise, je m’installe à une table où papotent en grec un groupe de vieilles femmes. J’attends ma bonne amie qui est à terminer son animation du groupe. Ça sera bientôt Noël, et il y avait à côté de moi, à ma droite, une vieille dame. Une aînée, une dame âgée, une grand-mère…

On ne sait plus comment les nommer, mais j’ai envie de l’appeler Lady. Ce qui représente bien la dignité dans le grand âge qu’elle affichait avec fierté. Quelques bijoux sur une blouse blanche immaculée, les joues un peu rosies, à cause du vin, je crois. Les paupières lourdes des ans, mais le regard clair, une fontaine aux eaux vertes où l’envie d’y plonger est presque irrésistible. Des yeux vifs, un peu rieurs, comme les petits sourires un peu amusés qu’elle m’adressait de temps à autre.

Je l’observais à la dérobée, soucieuse de dissimuler ma curiosité. D’abord les mains jointes, comme en prière, elle fouille dans son sac à mains pour en extirper un petit outil, une paire de ciseaux pliants. Puis sa main leste s’agite sur la table autour d’elle à la recherche de serviettes de papier. Le repas est terminé, et je crois qu’elle cherche à récupérer ce qui peut l’être encore, à la manière de ma mère un peu, qui ramassait ce qui pouvait encore servir. À l’aide de ses petits ciseaux, elle découpe une serviette le long du pli. Puis je repense à ma mère, pour qui tout bout de ficelle ou de laine devait être préservé pour un usage éventuel.

Avec des gestes lents et précis, la tête baissée sur son ouvrage, elle sépare les deux morceaux de serviette. Je crois qu’elle s’apprêtera ensuite à enfouir dans son sac à mains tous les petits bouts de serviette propres et encore utilisables pour les rapporter chez elle, comme des trésors dans un petit musée que j’imagine minuscule, empoussiéré, où gambadent probablement quelques chats.

La musique et les pas de danse d’un groupe de femmes derrière moi me fait souvent détourner la tête, toutes sourient ou rient aux éclats en tentant de chantonner les paroles des chansons que certaines d’entre elles ont oubliées. Qu’à cela ne tienne. L’atmosphère est à la fête, à la mise au rancart des soucis et des jambes enflées, engoncées dans d’épais bas noirs.

Je reviens à ma voisine qui relève la tête de sa besogne et esquisse à mon intention un large sourire que je lui rends aussitôt, sincère. Je remarque maintenant qu’elle plie en accordéon quelques moitiés de serviettes. Est-elle en train de se fabriquer un éventail? Il est vrai que l’air est chaud, saturé d’odeurs de toutes sortes, tantôt sucrées, tantôt âcres, la sueur mêlée aux restes du repas.

J’observe à nouveau le groupe de danseuses en y réfléchissant. Je n’ai que ça à faire en attendant la fin des festivités. Observer et réfléchir, me transposer en elles, me transporter au loin et m’y retrouver avec des compagnes pour nous remémorer, pleurer ou rire ensemble, en chantant des chansons de Gilles Vigneault. Étrange sensation tout de même lorsque j’essaie de voir à travers leurs yeux ce passé, révolu pour plusieurs d’entre elles, mais pour d’autres, bien ancré dans l’espoir présent, rattaché par des fils dorés à un futur possible, un rêve de retour aux sources. Je sens cette passion, cet acharnement à vivre après avoir côtoyé et vu la mort, les détresses dans le sang des leurs. Comme cette persévérance de ma voisine, qui, toute attentive à ses morceaux de serviette, a peut-être porté dans ses bras, en courant sous la mitraille, un enfant ensanglanté, au regard vide, tourné vers un Ciel qui n’existe pas, qui ne peut exister, puisqu’il permet de telles atrocités.

Perdue dans ces pensées, les petits mouvements de ses doigts me fascinent. L’éventail prend forme. Une forte envie de lui parler m’obsède, mais je me retiens d’abord, je ne sais rien d’elle, ni elle de moi. Qui suis-je pour oser lui demander ce qu’elle fait?

Maintenant, il n’y a plus qu’elle et moi qui existent. Les danseuses, la musique, les autres personnes attablées autour de nous se fondent en un brouillard. Puis j’ose : « Are you making a fan? » Elle baisse les yeux et fait signe que non, en silence. Bon, je me suis plantée. Et puis ça ne me regarde pas au fond. Un grand soupir, après un timide sourire, et mon attention se reporte sur les jambes lourdes des danseuses, et j’essaie de m’accrocher à leurs rires et d’en saisir les étincelles.

Une main délicatement posée sur mon avant-bras me fait sursauter, absorbée que j’étais dans la contemplation de cette fresque colorée, mouvante et lumineuse, battant la vie, au rythme des claquements de doigts et de talons. Je me retourne, et j’ai sous les yeux une magnifique fleur de papier-serviette que la Lady dépose à côté de mon assiette.

Instantané de tendresse inattendue, mais combien magique dans son essence. Moment heureux. Mon premier cadeau de Noël. Lady a racheté le Ciel à mes yeux.

Les coïncidences ou les joies du hasard

Selon le petit Robert, les coïncidences sont des événements qui arrivent ensemble, par hasard; des faits qui se produisent au même moment, dans l’espace et le temps, par synchronisme.

Einstein disait que « le hasard, c’est le nom que Dieu se donne lorsqu’il ne veut pas qu’on le reconnaisse. ». Le frère Philippe Devoucoux, qui a signé la préface du livre Marie de Magdala de Pierrette Brès, affirme que « rien n’est hasard, tout est providence de Dieu qui, à travers des visites, des rencontres, des circonstances, nous adresse autant de clins d’œil pour nous inviter à le suivre et à entrer dans sa ronde d’amour et de vérités. ».

Le phénomène des coïncidences me fascine depuis toujours. Il m’apparaît évident qu’elles sont l’expression du flot d’énergie universelle et du support constant de l’univers pour notre évolution.

Nous faisons partie d’un univers d’énergie dynamique où tout est relié. Nous sommes une expression de cette énergie. L’énergie universelle n’a qu’un objectif : nous guider et nous supporter inconditionnellement vers l’éveil, la conscience totale, l’expression de notre plein potentiel. Cette énergie est amour, bonté, compassion; elle répond toujours à nos attentes, prend la forme de nos pensées. Elle coule là où nous mettons notre attention, notre focus. J’aime ce que dit Sondra Ray à cet effet : Dieu, c’est de l’énergie ajustée à nos pensées!

Les coïncidences sont les réponses de l’univers à nos interrogations profondes aux demandes et aux besoins de notre âme.

Avez-vous observé comment les coïncidences provoquent toujours en nous un regain de vie, créent l’enthousiasme et la joie? Nous nous sentons tout à coup en communication avec notre âme, en harmonie avec l’univers!

James Redfield, que plusieurs connaissent par son livre La prophétie des Andes déclare que « le fait de devenir conscient de la réalité des coïncidences et d’être attentif à leur message et à leur signification constitue le premier pas pour évoluer de façon consciente et plus rapide. En nous intéressant aux coïncidences dans notre existence, nous comprendrons le véritable but de la vie humaine sur cette planète et la nature réelle de notre univers. ».

Les coïncidences, mystérieuses et excitantes, nous poussent vers notre destin. Nous sommes nombreux à être conscients qu’un indice inattendu, une rencontre fortuite, un rêve significatif, des paroles échappées par hasard constituent un message, une guidance, une direction, une opportunité potentielle de dépasser nos limites et d’avancer vers notre pleine réalisation.

Selon Peter, un ami, les coïncidences sont partout, à tout instant. Nous devons vivre dans le présent, le cœur ouvert, pour les percevoir.

Oui, en effet, mais comment devenir plus conscient du support de l’univers, de la direction de l’énergie? Comment participer plus consciemment à notre évolution et vivre notre vie comme une joyeuse aventure remplie de découvertes et d’émerveillement?

D’abord, voici les deux conditions principales nécessaires pour susciter les coïncidences dans notre vie :

Faire une demande sincère, profonde, associée à une forte charge émotive (émotion vive, désir intense).

Quand vous êtes dans une période de changement, d’incertitude, d’insatisfaction, remarquez comme votre désir d’une réponse est fort et provoque des coïncidences.

Concentrez-vous sur les demandes en rapport avec le plan d’évolution de votre âme… ex. : travail harmonieux, plus d’amour dans ma vie, équilibre, etc.

Demeurer dans un état d’esprit d’ouverture, d’attente positive et de lâcher-prise. (éliminer l’impatience, le contrôle, l’anxiété…)

Vivez le présent!

Expérimentez, jouez avec l’univers pour découvrir votre façon personnelle et unique d’être partenaire conscient avec l’énergie universelle.

Voici quelques suggestions pour expérimenter :

  1. Notez dans un cahier spécial vos questions clairement (une question précise par page).
    D’abord, prenez conscience des insatisfactions présentes dans votre vie. Quelle est votre préoccupation principale à ce point-ci? Réfléchissez à ce que vous voulez profondément.
     quoi votre âme aspire-t-elle? Posez vos questions dans le sens de comment?
  2. Notez les indices, les signes, les messages intérieurs et extérieurs, les coïncidences de la journée dans votre cahier, le soir.
  3. Glorifiez votre relation avec la vie, Dieu, l’univers, le patron; si vous n’êtes pas clair et en bons termes avec ce principe, comment pourrez-vous croire et accepter qu’il vous supporte?
  4. Lâchez prise sur votre besoin de contrôler; apprenez à faire confiance.
  5. Cultivez des pensées d’amour et d’appréciation envers les gens, les événements, la vie.

Le fait que vous reconnaissiez et appréciez les coïncidences les fera augmenter dans votre vie.

  • Faites ce qui vous incite le plus à aimer et vous apporte la joie.
  • Libérez-vous des croyances et des pensées qui vous empêchent de croire que vous êtes créateur!
  • Actualisez vos intuitions.
  • Restez en contact avec vos questionnements.
  • Suivez votre énergie personnelle en écoutant les messages de votre corps.
  • Décidez consciemment chaque matin dans quel état d’être vous voulez vivre cette journée et créez-le.
  • Gardez votre cœur ouvert comme un enfant.

Pour nous laisser porter par ce puissant flot d’énergie universelle, nous devons nous abandonner, faire confiance, car l’énergie répond selon nos pensées.

Notre plus grand défi est de croire, que nous sommes en sécurité, soutenu et aimé à tout instant, que tous nos besoins seront comblés. Tout l’univers concourt à notre plus grand bien!

L’énergie universelle, par l’intermédiaire des coïncidences, nous offre à tout instant l’occasion de vivre une vie facile, simple et joyeuse.

Apprenez la danse de l’énergie avec l’univers… les faux pas n’existent pas!

Le meilleur de nous-même

Avec la froidure de la saison, il est primordial de sentir plus que jamais votre chaleur… humaine. Elle se reflète dans vos yeux, dans votre voix, dans vos gestes… et dans vos vêtements. Vous arrive-t-il certains jours de vous sentir très « coordonné » dans vos mouvements? Que vos gestes sont comme une danse? C’est donc que vous êtes alors bien connecté avec vous-même. Observez comment vous êtes habillé cette journée-là. Il est fort probable que vous portez un vêtement avec qui vous vous entendez bien! Ils font partie de votre expression.

Votre corps est unique, il mérite qu’on l’enveloppe avec dignité. Il communique aux autres un message de respect, ou de non-respect, envers vous-même. Un vêtement trop serré voudra dire qu’on désire être plus mince; vous êtes donc en train de montrer exactement ce que vous vouliez cacher! Un vêtement trop grand cherche à masquer vos formes; vous envoyez un message d’inconfort avec vous-même : ne me regardez pas, je me cache de vous et de moi! Les porter à sa taille, c’est accepter ce que l’on est, c’est révéler sa vraie nature. Oui, bien sûr, il se peut que vous ayez à perdre du poids, mais en attendant, si vous portez des vêtements à votre taille, vous vous sentirez et démontrerez que vous êtes finalement vous-même, avec plus ou moins de volume, en processus, ou non, d’amaigrissement. La dignité envers vous-même exige naturellement que ce vêtement respecte vos formes. Vous pourrez désormais vivre la synergie du contenu et du contenant. Votre habillement vous « soutiendra », il reflètera votre force intérieure, votre vraie nature, votre équilibre personnel.

L’hiver est long, les mêmes vêtements sont portés pendant plusieurs mois. Il est donc primordial de savoir les choisir avec perspicacité, Lorsque l’on est en « accord » avec sa garde-robe, il n’y a plus à s’en soucier. L’habillement se fait de façon naturelle. Après tout, c’est bien l’objectif que l’on recherche : faire ressortir le meilleur de nous-même, la personne avant tout!

Bon hiver!

La richesse

Que ce soit le lever ou celui, enivrant, du coucher du soleil; ou la maman baleine donnant naissance à ses petits; ou la danse des canards sur l’eau; la richesse de la nature englobe le tout, la vie.

Enfants de lumière, la richesse, les valeurs de la richesse, ont pris différentes couleurs à travers les années. Beaucoup se disent riches, et l’opulence les accable, en croyant que les valeurs de leur compte de banque et de leur portefeuille leur procurent toutes les vertus de cette richesse.

La richesse se trouve à un seul endroit, et celui-ci est loin de tous vos placements, valeurs marchandes, cartes de crédit et valeurs immobilières. Elle se trouve au centre de chacune de vos poitrines, centre d’amour, centre de la mémoire divine, mémoire christique. Juger et donner tous les mérites à celui ou celle valant des milliers ou des milliards de dollars, c’est ignorer l’essence même de la personne, de l’être.

La richesse se trouve dans un regard. Y a-t-il un courant d’amour, une perche dans le regard de celui ou celle vous côtoyant ou dans votre propre regard?

La richesse se trouve dans le toucher tactile, manuel, dans une poignée de main sécurisante et chaleureuse.

La richesse se trouve entre deux êtres s’aimant, se respectant et étant capables de transmettre cet amour aux autres, à leur entourage.

La richesse se retrouve en chacun des enfants, ces êtres choisissant le canal de leurs parents, et dans la joie des retrouvailles, d’âme à âme, des liens énergétiques.

La richesse est la capacité, le pouvoir de choisir, Choisir la paix, l’amour et la lumière, seuls guides résidant en chacune des âmes, en chacun des êtres.

La richesse est la capacité de ressentir la lumière en chacun, et de nourrir chacune des cellules et chacune des robes énergétiques.

Demandez à l’aveugle comment il se sent, par rapport à la vie, relativement à cette richesse. La non-capacité de voir, n’éteindra pas en cet être d’amour la richesse, le ressenti, la vie coulant et animant son cœur. Il ressentira l’amour ou son contraire. Il sentira des mains le toucher, la chaleur ou son opposé, l’amour ou son contraire.

La richesse demeure non voyante; si elle l’est, elle demeure superficielle et peut être éphémère.

La richesse demeure non visible; elle est lumière, l’amour de Dieu.

La richesse demeure visible à l’œil du cœur.

L’art de la séduction

Le printemps vient bientôt cogner à nos portes et on commence à sentir ce petit quelque chose qui s’éveille et qui nous rend léger, ouvert aux autres ainsi que le goût de se sentir vivant et désirable. Nous éprouvons l’envie de nous rapprocher de l’autre en le séduisant, que nous soyons célibataires ou en couple ce phénomène est présent.

La séduction est un jeu, une danse que nous faisons avec l’autre. La séduction est un art qui réside dans l’élaboration de stratégie pour amener l’autre à répondre à son besoin. L’aspect esthétique et la physiologie de l’autre est importante dans la séduction. Il y a certains aspects dans le corps de l’autre qui attire notre œil, qui répond à nos codes d’attraction. C’est souvent notre premier contact vers l’autre.

Voici quelques notions importantes à mettre en place pour réussir notre pas vers l’autre :

  1. Identifier son besoin

Qu’est-ce qui nous motive à vouloir aller vers l’autre, à nous intéresser à l’autre. Nous voulons répondre à quel besoin? Est-ce un besoin affectif, c’est-à-dire que j’ai le goût d’une rencontre amoureuse, d’échanges et de partages tendres et romantiques, de tendresse et d’écoute. Ou c’est plutôt, de répondre à des besoins génitaux comme des relations sexuelles ou de contacts sexuels avec l’autre.

  • Observer l’autre

En observant l’autre, cela va me permettre de recueillir des informations qui vont m’aider à identifier la stratégie à mettre en place pour que l’autre ait le goût de se rapprocher de moi, en le séduisant.

  • Élaborer une stratégie

Nous allons utiliser des stratégies de séduction qui sont positives et invitantes pour l’autre, afin de répondre à notre besoin. Ceci peut se faire par l’utilisation de mots, de gestes, de mimiques du visage tout en jouant avec les distances corporelles. Souvent cela commence par un échange de regard, un sourire car en souriant nous faisons preuve d’ouverture.

Nous allons nous montrer désirable par : le haut du corps pour répondre à des besoins affectifs, le bas du corps pour répondre à des besoins génitaux. Notre posture va être droite et nous allons jouer avec des mouvements, qui vont amplifier notre féminité ou masculinité.

Notre façon de communiquer avec l’autre va être ouverte car nous voulons que l’autre s’intéresse à nous.

Voici quelques points à retenir pour démarrer une conversation

De quoi peut-on parler?
Aborder des sujets simples et légers même s’il s’agit de clichés comme le temps qu’il fait. Il n’est nullement nécessaire d’avoir un sujet de conversation ultra brillant pour débuter.
Parlez de ce que vous avez en commun avec l’autre.
Parlez de ce qui vous unis : les amis qui vous ont présentés, le bar, le cours que vous suivez ensemble, la destination touristique, le restaurant, le film, …
Parlez de vos passe-temps favoris, de sports, de voyages, d’animaux, de l’actualité, d’histoire, de l’art, de la nature, …

Adoptez un style léger et plutôt humoristique. Et tout cela avec le sourire dans la voix.

Montrez-vous intéressé à connaître davantage la personne. Posez-lui des questions ouvertes et utiliser l’information qu’elle vous a transmise.

Rappelez-vous que lorsque la glace est brisée et que l’autre personne semble intéressée à vous parler, il est important de procéder graduellement et ne pas tout dévoiler de soi au premier rendez-vous.

Donc, qu’est-ce que je vais développer chez moi pour répondre à mes besoins en fonction de ma démarche, de mes comportements, de mon apparence, de mon odeur afin de me rendre aimable et désirable aux yeux de l’autre?

Et quand nous abordons l’autre, nous aimerions savoir si elle est sincère avec nous ou si elle est en train de nous raconter des histoires. La meilleure façon de savoir si notre approche a porté fruit, c’est d’observer ses réactions à nos propres gestes : elle va faire les mêmes gestes que nous, donc une réponse en écho (un synchronisme corporel).

Souvent la réponse est inscrite dans son regard, donc il faut que nous observions l’ensemble de son comportement : ce qu’elle dit et ce que son corps dit (verbal et non verbal).

Est-elle en train de nous jeter un regard? De nous sourire? Répond-t-elle à nos questions? Nous avons l’impression qu’elle nous écoute quand nous lui parlons et elle nous donne de l’information sur elle-même. Nous pose-t-elle aussi des questions? Cligne-t-elle des paupières et la tête part-elle dans la direction du regard?

Si vous répondez oui à ces questions, c’est qu’elle est intéressée à vous.
Bonne chance

La danse des polarités en soi

On a « sacrifié » le féminin!

Nous avons tous une dimension féminine et masculine en soi, hommes et femmes. Nous pouvons tous être féminin et être masculin au lieu d’être féminin ou masculin. Nous pouvons tous danser dans ces deux polarités très différentes, voire opposées, mais très complémentaires. Nous pouvons équilibrer en soi le principe féminin et le principe masculin afin de cesser la lutte et de se battre intérieurement en soi ou avec les autres.

Être féminin, c’est être plus réceptif, plus intuitif, plus émotif, plus doux, plus lent, plus ordonné, plus près de son monde intérieur, de ses émotions, de son corps, plus dans l’être, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie yin.

Être masculin, c’est être plus actif, plus dans le mouvement, plus dans le faire, plus rationnel, plus dur, plus rapide, plus dans le monde extérieur, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie plus yang.

Nous sommes tous yin et yang, malgré que les hommes et les femmes aient un sexe différent. L’énergie féminine et l’énergie masculine circulent en nous. Certains individus vivent séparés d’une de leurs polarités. Certaines femmes ne sont que féminines ou que masculines et certains hommes ne sont que masculins ou que féminins. Ils se retrouvent handicapés d’une polarité. Ils éprouvent alors une difficulté à exprimer cette autre dimension.

À ce moment, il existe un déséquilibre dans les polarités. Une grande partie de soi-même ne s’exprime pas. Le corps exprimera ce déséquilibre. Un côté du corps sera plus tendu que l’autre.

On sait que l’hémisphère droit du cerveau gère le côté gauche du corps et est associé davantage à la créativité, l’imagination, les visions, les intuitions favorisées par la polarité féminine en soi. Il stimule les neurones associés à la compassion, l’amour, la douceur, la créativité, etc. Il fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est non linéaire et non séquentielle et le traitement est très rapide. L’hémisphère droit analyse les choses de manière globale.

Alors que l’hémisphère gauche du cerveau gère le côté droit du corps et est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique (abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique) favorisés par la polarité masculine en soi. Il stimule les neurones associés à l’action, la force mentale, la performance, etc. Son mode de pensée est linéaire, où chaque chose est placée dans un ordre séquentiel. Ce mode de pensée nous est inculqué à l’école, où l’accent est mis davantage sur la littérature et les mathématiques. Nous avons tous ces deux hémisphères du cerveau. Lequel avez-vous le plus développé, celui correspondant à votre dimension féminine ou masculine?

On nous « forme » et nous encourage à être plus masculins pour évoluer selon les valeurs sociales de notre époque. Les valeurs féminines ont déjà été plus reconnues et valorisées à d’autres moments dans l’histoire. Au 21e siècle, il devient important de reconnaître que nous portons les deux polarités et de vérifier qu’est-ce qui fait qu’une polarité ne soit pas exprimée? Y a-t-il des croyances sociales limitatives qui nous empêchent d’exprimer une polarité? Voici quelques exemples de croyances :

Une femme ne vit pas sa féminité car elle croit qu’elle ne sera pas reconnue et qu’il vaut mieux être masculine pour fonctionner dans la société. Une femme n’exprime pas ses émotions au travail car elle croit que qu’elle sera jugée faible ou incompétente. Un homme ne vit pas sa féminité car il croit qu’il sera jugé « homme rose ».

Toutes ces croyances sont considérées comme des vérités pour les gens qui les ont, alors que ce n’est pas le cas. Ces croyances proviennent de mauvaises expériences, de généralisations, de déductions ou sont tout simplement des croyances parentales ou sociales qu’on nous a inculquées.

Nous pouvons constater qu’il existe une réelle guerre des sexes :

Le masculin juge ce qui est féminin Le féminin juge ce qui est masculin
La raison juge l’intuition L’intuition juge la raison
La force juge la sensibilité La sensibilité juge la force
La vitesse juge la lenteur La lenteur juge la vitesse
Le rationnel juge l’émotionnel L’émotionnel juge le rationnel
La superficialité juge la profondeur La profondeur juge la superficialité
La dureté juge la douceur La douceur juge la dureté
L’humour juge le sérieux Le sérieux juge l’humour
L’actif juge le passif Le passif juge l’actif

Quand cesserons-nous de juger? Il est si facile de juger ce qui est différent de nous. Pourtant, nous portons tous ces deux polarités et nous pouvons choisir de les développer, en dansant dans ses deux polarités, au lieu de se battre et de les laisser se juger entre elles : on peut être drôle et être sérieux, on peut aller vite à certains moments de la journée et être lent à d’autres. C’est ce que j’appelle savoir danser dans ses polarités : savoir quand utiliser son intuition et sa raison, quand être rapide et être lent, quand être doux et être dur. Le mal-être ou le déséquilibre provient quand on est toujours sérieux, toujours dur, toujours vite, toujours lent ou toujours actif.

Trop souvent le masculin est favorisé et le féminin est sacrifié.

Les hommes et les femmes ont peur d’exprimer leur polarité féminine et d’être jugés dans la société actuelle qui a des valeurs beaucoup plus masculines. Alors, le féminin en soi se cuirasse, se « surprotège », à force d’être blessé, jugé, ignoré, banalisé, non respecté.

Le temps est venu de lui redonner sa place, de le « sacraliser » au lieu de le sacrifier.

De par sa nature, le féminin est plus intérieur, plus vulnérable, plus sensible, plus intime, plus caché, d’où sa dimension « sacrée » et l’utilité d’apprendre à le reconnaître, le protéger et surtout l’honorer, c’est-à-dire, reconnaître toute sa beauté, sa grandeur, sa puissance, son intelligence et lui redonner une place importante dans les valeurs sociales.

La femme a un grand bout de chemin de fait, puisque dès l’arrivée du féminisme, elle a découvert qu’elle pouvait être masculine et faire les mêmes choses que les hommes. Très peu d’hommes, par contre, ont fait le parcours d’intégrer leur dimension féminine.

Aragon a dit : « La femme est l’avenir de l’homme… ».

Le 21e siècle a besoin de retrouver toute la sagesse du « Féminin sacré» afin de créer un monde meilleur, plus harmonieux. Le féminin doit le faire en collaboration avec le masculin, mais c’est l’énergie féminine qui, en ce moment, semble être la Grande Initiatrice… celle qui invite les individus à cette nouvelle ère de transformation en dansant dans les polarités féminine et masculine en soi…

Pour conclure, je vous dirais, « Le couple intérieur est l’avenir de l’homme et de la femme… ».

 

La maison-miroir ou le Feng shui à l’Occidentale

Toutes les civilisations ont eu leurs heures de gloire autant que leurs moments de décadence. Certaines ont été patriarcales et d’autres matriarcales. Depuis la nuit des temps, l’humanité est passée d’un extrême à l’autre, évoluant comme dans une danse : un petit pas en avant, un petit pas en arrière et un autre côté…

Le Feng Shui, tel que nous le connaissons dans notre société occidentale, est un art de la Chine ancienne qui signifie « vent et eau » et qui date d’environ 2 500 ans.

Utilisé à son origine dans les cimetières pour la disposition des tombes, il s’est étendu par la suite aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant. Mais encore faut-il adapter cette discipline à l’être humain de notre époque et surtout à notre mode de vie et de pensée occidentale.

C’est ce que propose la « maison-miroir » ou le Feng shui à l’Occidentale qui est un prolongement et une réactualisation du Feng Shui traditionnel.

Son principe de base consiste à harmoniser la circulation de l’énergie dans une maison (ou un bureau) et à équilibrer les polarités (Yin/Yang ou Féminin/Masculin). Son originalité vient du fait qu’il considère notre maison comme étant un moyen de mieux se connaître et ainsi mieux comprendre comment y harmoniser l’énergie et la polarité. En effet, s’ouvrir à l’image-miroir que nous renvoie notre maison permet d’établir une relation consciente avec celle-ci. Elle invite à se questionner pour découvrir pourquoi nous vivons dans telle type de maison plutôt qu’une autre. (Le concept de la maison-miroir été créé par Luc Antoine, architecte et auteur du livre La maison-miroir ou le Feng Shui à l’Occidentale paru aux éditions De Mortagne.)

Pour mieux comprendre ce principe, nous nous baserons sur la polarité et prendrons comme exemple le cas d’une maison « ouverte » et d’une maison « fermée ».

Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à 1 niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc.

En positif, ce type de maison renverra à ses occupants des qualités d’ouverture, d’écoute et d’accueil envers les autres. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser et avoir des problèmes de concentration.

Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces séparées les unes des autres, etc.

En positif, ce type de maison reflètera à ses occupants des qualités de concentration et une capacité à ne pas se laisser influencer facilement et à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

Comme on peut le voir dans cet exemple, la maison renverra une image qui sera le reflet de l’état intérieur de ses occupants.

En apprenant ainsi à communiquer avec sa maison et à décoder les messages qu’elle nous envoie (au travers de sa forme, mais aussi de ses « incidents » tels que : fissures, inondations, humidité, problèmes de ventilation, égouts bouchés, coupure de courant, etc.), nous pourrons alors ressentir quelle qualité nous devons développer pour rééquilibrer notre énergie et celle de la maison.

Il ne restera plus alors qu’à passer à l’action en toute conscience en faisant les transformations souhaitées (peinture, réaménagement de l’espace, agrandissements, etc.).

Dans notre exemple de la maison « ouverte », il pourra s’agir simplement de déplacer quelques meubles pour canaliser l’énergie, repeindre telle pièce d’une couleur chaude, éventuellement créer un espace pour symboliser l’entrée. Dans le cas de la maison « fermée », il suffira d’améliorer l’éclairage de l’entrée ou de la repeindre d’une couleur claire pour qu’elle soit plus accueillante.

Aucune maison n’est parfaite et pour qui s’intéresse à ses messages, elle devient alors un terrain de jeu riche en prises de conscience. Seul notre désir de nous améliorer et de comprendre l’image-miroir qu’elle nous renvoie fera naître en nous une créativité insoupçonnée. Celle-ci nous permettra alors de transformer notre maison en un lieu vivant qui nous ressemble en profondeur.

Puissance et pièges de la synchronisation

Entrer en rapport avec quelqu’un, c’est un peu comme entrer dans une danse.  Vous ne penserez jamais exécuter des pas compliqués avec votre partenaire avant d’avoir réussi à vous synchroniser sur les pas de base, le rythme, les mouvements de celui-ci.  Seulement après oserez-vous introduire des figures de danse plus complexes.  C’est la même chose pour le rapport dans la communication.  Le problème, c’est que nous sommes tellement pressés de réussir, c’est-à-dire de faire passer notre idée, de convaincre l’autre, de vendre nos services ou notre produit que nous oublions une étape essentielle de la communication : synchroniser nos pas de base et notre rythme avec ceux de l’autre.

Il y a quelques années, mon voisin d’origine vietnamienne, qui ne parlait ni anglais ni français avait l’habitude de me saluer en levant son avant-bras devant lui.  Je lui répondais toujours à l’américaine en lui faisant un « bye bye » singulier de la main.  Or, un matin, je pressentis qu’il allait faire le même geste et je soulevai lentement mon avant-bras pour le saluer à mon tour.  Pendant quelques secondes, j’ai vraiment eu l’impression qu’un fil invisible unissait l’intérieur de sa main à la mienne.  Nous parlions le même langage.  C’était confortable et plaisant.  Notre rapport n’a plus jamais été le même par la suite.  Nous avons réussi à communiquer et à établir un rapport au-delà des mots.

Le truc est de bien observer puis de se synchroniser physiquement avec l’autre personne, de façon discrète et harmonieuse, pour ne pas donner l’impression de copier, d’imiter.  Ainsi, vous pouvez synchroniser votre corps avec celui de l’autre en inclinant la tête comme lui, en utilisant ses expressions faciales ou en adoptant le rythme de sa respiration.  Si vous parlez au téléphone, vous pouvez alors synchroniser votre voix, tant en ce qui a trait à la force et à la tonalité que sur le plan des expressions courantes de l’interlocuteur, en employant des mots faisant partie de son système préférentiel.  Par exemple : « Je vois » (mode visuel), « Je t’écoute » (mode auditif) ou encore, « Je saisis » (mode kinesthésique).

Il y a toutefois quelques pièges à éviter lorsque l’on commence à pratiquer la synchronisation.

Premièrement, soyez sélectif des gens avec qui vous vous synchronisez.  Les professionnels de la santé qui sont régulièrement en contact avec des gens malades physiquement ou mentalement peuvent hériter des comportements maladifs de leurs patients en se synchronisant sur eux dans le but d’établir le rapport.  Si la personne a de tics, des problèmes respiratoires ou autres, on recommande alors la synchronisation de tête avec un mouvement de la main.

Deuxièmement, la synchronisation vous paraîtra fausse et artificielle si vous l’utilisez pour influencer des gens avec qui vous n’avez pas vraiment le goût d’échanger ou pour qui vous n’avez pas de réel intérêt.  La personne ressentira un malaise et de la confusion et aura l’impression que quelque chose dans l’échange lui échappe.

Souvenez-vous comment vous vous sentiez la dernière fois que vous vous êtes trouvé devant un représentant qui essayait de vous vendre quelque chose qui ne convenait pas.

Lorsque vous ressentez de la confusion dans une situation ou un échange, devenez encore plus vigilant et attentif aux informations que vous recevez.

L’expérience m’a prouvé que la confusion est un indice certain m’avertissant que quelque chose dans l’échange ou la situation a besoin d’être clarifié, ajusté, amené au grand jour avant de m’engager plus avant et d’autant plus si je suis dans un rapport d’influence où je risque de me retrouver plus vulnérable.  Lorsque l’échange est authentique et vrai, toute l’information est déposée sur la table, on sait où on s’en va, ce qu’il y a à faire, on se sent bien, en sécurité avec l’impression que nos intérêts sont pris à cœur.  Dans le cas contraire, on est en droit de se demander « est-ce que cet échange sert vraiment mes intérêts ou est-ce que quelqu’un ici est en train d’utiliser son imagination créatrice et son savoir-faire pour me piéger dans son univers »?