Le nettoyage… intérieur

Les cures pour se purifier l’intérieur du corps ne se comptent plus sur les tablettes des magasins de produits naturels. Il y en a pour tous les goûts, avec ou sans artichauts, avec des plantes ou bien des fibres…

En effet, le printemps arrivé, beaucoup de gens ressentent le besoin de perdre les quelques kilos que l’alimentation d’hiver nous a fait emmagasiner afin de conserver les calories qui gardent au chaud. Bien que leur popularité ait considérablement augmentée depuis une dizaine d’années, les cures ont toujours existé. Le carême n’est-il pas un bon exemple d’une cure sous forme de jeûne qui vise à la détoxification?

Dans les faits, le corps tend à se détoxiner, c’est-à-dire à éliminer ses toxines, au fur et à mesure. Les organes actifs dans la détoxination sont le foie, les reins, les intestins, les poumons et la peau. En naturopathie, on les appelle les émonctoires. Parmi tous les produits en vente qui visent un bon nettoyage, l’eau pure s’avère le meilleur allié pour nettoyer l’intérieur du corps et faciliter le travail des reins, des intestins et de la peau. Une circulation sanguine adéquate et un système lymphatique fonctionnel supportent la détoxination. De l’exercice régulièrement, des bains chauds et froids en alternance contribueront à ce que les émonctoires fonctionnent régulièrement. Le brossage de la peau à sec est particulièrement efficace pour stimuler le travail de l’élimination des toxines par la peau, tout en encourageant la circulation sanguine.

« Pour une personne qui meurt de faim, des milliers mourront d’excès de nourriture » Pfarrer Künzle

Le jeûne est une méthode de détoxination et de purification très efficace. Dans certaines cultures anciennes, le jeûne était utilisé à des fins spirituelles, pour nettoyer et renforcir le corps et l’esprit. Aujourd’hui, les preuves de son efficacité sont très bien documentées. Pour plusieurs maladies, le jeûne est d’un précieux support : arthrite, problèmes de peau, inflammation chronique, constipation, migraines, calculs à la vésicule biliaire et aux reins, cancer, et autres. Bien que le jeûne ne soit pas recommandé à tout le monde, c’est une pratique qui amène souvent vers une alimentation plus saine et libère de la dépendance à la nourriture, à l’alcool et aux drogues. On en profite aussi, pour amorcer une réflexion sur soi, sur ses propres tendances à compenser par la nourriture. Si le jeûne s’avère trop difficile pour une personne dévitalisée ou malade, la cure de jus frais comme un mélange de carottes, betteraves, céleris, gingembre et pommes, assure un bon nettoyage tout en fournissant une bonne quantité de minéraux et de vitamines. On peut même ajouter un peu de lait de soya pour ajouter une valeur protéinique au mélange. Ou encore la recette de jus vert qui suit qui, en plus d’être un délice du palais, procure un profond nettoyage tout en douceur.

Si vous choisissez de faire un jeûne ce printemps, consulter un professionnel de la santé qui saura vous accompagner dans ce processus de nettoyage… intérieur.

Jus vert délicieux

Mélanger dans un mélangeur :

Une poignée de persil frais et biologique

Une poignée de germinations de tournesol ou de sarrasin (ou d’autres verdures)

Un fruit biologique (kiwi, mangue, banane, poire, ananas…)

Le jus d’un 1/2 citron ou d’une 1/2 lime

Une cuillère à thé d’huile de lin

Un verre d’eau pure

Optionnel :

Quelques amandes trempées la veille

1 cuillère à thé de graine de salba moulues

1 cuillère à table de cacao cru en petits morceaux

Déguster à petites gorgées le matin à jeun de préférence.

La magie de l’ange

Voici l’histoire d’une femme qui veut changer, mais n’y croit plus. Comment changer lorsque notre quotidien est statique? Lorsque nos parents, nos frères et sœurs nous voient toujours avec le même regard?

« J’ai beau faire tout ce que je peux pour changer, mais mon mari et mes enfants ne changent pas, ce qui annule toutes mes tentatives de changement. Bien que mon conjoint ne soit pas une personne ouverte spirituellement, j’avoue avoir besoin de lui. Qu’importe que ce soit de la dépendance; mon engagement est pour la vie. Et à quoi me servira de changer si c’est pour souffrir de solitude? »

Pleine de résignation, elle tente une fois de plus de se satisfaire de son quotidien, mais une certaine déprime veut s’installer à l’idée que telle serait la finalité de sa vie. C’est alors qu’elle amorce une autre tentative de changement qui encore une fois se solde par un échec. Sa frustration, sa colère et sa détresse augmentent.

La semaine avant Noël, comme à l’habitude, elle se retrouve seule à décorer le sapin. Ses gars et son mari sont à leur sport. Travaillant dans un magasin, c’est la seule soirée qu’elle a. Elle saisit l’arbre sur la galerie et l’entre dans le salon. Il est vraiment très gros. Les aiguilles gelées frottent et se cassent au contact du seuil de la porte. Une traînée de neige, d’aiguilles et de gomme de sapin apparaît sur la céramique de l’entrée et la moquette du salon. Avec empressement, elle pose le pied métallique au sapin. Impossible de le lever, il est trop grand. Elle va chercher la scie au garage, sort l’arbre dehors et coupe le pied; traîne l’arbre jusqu’au salon en multipliant les aiguilles sur son passage. En remettant le pied métallique, la rouille bloque une vis; elle sent monter sa colère…

Comme ils sont loin ses souvenirs d’enfance où l’on décorait l’arbre en famille… Une grande respiration, elle met une musique de Noël et se sert un verre de vin rouge. Après quelques bonnes gorgées, elle monte au grenier prendre les décorations. Elle empoigne les quatre boîtes et, ne voyant pas en avant, elle redescend lentement. Comme elle arrive au bas des marches, la boîte du dessus, celle de l’ange témoin des réjouissances de son enfance, lui glisse des mains. Un craquement sec est présage du pire. Enjambant la boîte, elle perd pied et accroche sa coupe de vin. Elle se laisse glisser par terre, lâche ses boîtes et se met à pleurer. Pourquoi tout est si difficile? Elle s’ennuie de la magie des Noël d’autrefois. Son enfant intérieur est inconsolable… Les yeux rougis, elle sent un grand vide monté en elle. Dans ce silence, sa petite voix intuitive lui dit : « Tu es trop dans le faire. Plus aucun de tes gestes ne part de ton être, de ton univers intérieur. Tu as de la rage au cœur et tu décores l’arbre de Noël. Tu es en maudit contre ton conjoint et tes enfants et tu veux leur faire une surprise. ». Elle se souvient d’avoir déjà lu quelque part que tout changement peut s’opérer uniquement par amour de soi et des autres… Comme tout cela est loin de sa réalité; épuisée, elle glisse dans le sommeil. Dans son rêve, l’ange de porcelaine remet son aile et replace son auréole. Grandeur nature, il vient s’asseoir près d’elle. Avec douceur, il lui dit :

  • « Je viens te confier un secret. Tout changement doit s’opérer dans ta psyché avant de se matérialiser dans ta vie. Tu veux un monde meilleur et tu es incapable de le voir meilleur! Tes pensées ont du pouvoir sur ton énergie psychique. Tu veux que ta vie change! Alors toi, change ta manière de penser. Vois le meilleur dans toutes les personnes, y compris en ton mari et tes enfants. Vois aussi le meilleur en toi-même. Nous sommes la semaine avant la fête de la naissance du Christ. L’énergie de renaissance est très puissante sur le plan planétaire. Pourquoi ne pas te servir de cette énergie cosmique de changement pour renaître? »
  • « Je veux bien, mais comment? » demande la rêveuse.
  • « Dans un premier temps, définis le changement que tu souhaites » de dire l’ange.
  • « Je veux plus d’amour dans ma vie. »
  • « L’amour est une énergie qui vient du cœur, plus tu donneras de l’amour, plus tu en recevras en retour, et ce, pas nécessairement de la personne à qui tu en as manifesté. Plus tu verras le beau et le bon dans les gens et plus ceux-ci te le rendront. »
  • « J’aimerais bien changer d’emploi! »
  • « C’est possible, il faut dans un premier temps changer ta perception de toi, de ton potentiel et visualiser le genre de travail que tu souhaites. Le matérialiser d’abord dans ta psyché. C’est la bonne période pour entamer un processus de renaissance, puisqu’une telle énergie enrobe la planète… »

Elle sent une main réconfortante dans son dos. Ça persiste… Elle se réveille sous la pression de la main de son mari. Les garçons et leur père semblent heureux de pouvoir enfin décorer le magnifique sapin. Avec surprise! C’est un ange intact qu’elle sort de la boîte.

Profitez-vous aussi de l’énergie de renaissance cosmique pour amplifier vos capacités de changement et renaître dans l’astral à Noël.

Bonne renaissance!

Êtes-vous D.A.D.A.?

Je crains que bon nombre de retraités parmi nous se reconnaîtront…

Récemment, j’ai été diagnostiqué D.A.D.A. : Déficit d’Attention Dû à l’Âge.

Voilà comment cela se manifeste :

Je décide de laver ma voiture.

Alors que je vais vers le garage, je remarque qu’il y a du courrier sur la table de l’entrée.

Je décide de regarder le courrier avant de laver la voiture.

Je pose mes clés de voiture sur la table, mets dans la corbeille à papiers, en dessous de la table, tout le courrier publicitaire et remarque que la corbeille est PLEINE!!

Alors, je décide de reposer les factures sur la table et de vider d’abord la corbeille.

Mais alors, je me dis que puisque je vais être à côté de la boîte aux lettres quand je vais aller sortir la poubelle, autant préparer d’abord le règlement des factures.

Je prends mon carnet de chèques sur la table et je vois qu’il ne me reste plus qu’un seul chèque.

Mon autre chéquier est dans mon bureau, donc j’y vais et je trouve sur le bureau la cannette de Coca que j’ai commencé à boire.

Je vais chercher mon chéquier, mais, avant tout, il faut que j’enlève ce Coca de là avant de le renverser accidentellement.

Je remarque qu’il commence à devenir tiède, je décide donc de le mettre au frigo pour le rafraîchir.

Alors que je me dirige vers la cuisine avec le Coca, le vase sur le comptoir me saute aux yeux : les fleurs ont besoin d’eau!

Je pose le Coca sur le comptoir et découvre mes lunettes pour lire (que je cherchais depuis le matin).

Je me dis que je ferais mieux de les remettre dans mon bureau, mais avant, je vais donner de l’eau aux fleurs.

Je repose les lunettes sur le comptoir, remplis un pichet d’eau et, soudain, j’aperçois la télécommande. Quelqu’un l’a laissée sur la table de la cuisine.

Je me dis que, ce soir, quand on va vouloir regarder la télé, je vais la chercher partout et je ne me souviendrai plus qu’elle est dans la cuisine.

Je décide donc de la remettre dans le salon où est sa place, mais avant, je vais donner de l’eau aux fleurs.

Je donne de l’eau aux fleurs, mais j’en renverse la plus grande partie sur le sol.

Alors, je remets la télécommande sur la table, vais chercher un chiffon et je nettoie les dégâts.

Ensuite, je reviens dans l’entrée en essayant de me souvenir de ce que je voulais faire.

À la fin de la journée :

  • La voiture n’est pas lavée.
  • Les factures ne sont pas payées.
  • Il y a un Coca tiède sur le comptoir de la cuisine.
  • Les fleurs n’ont pas assez d’eau.
  • Je n’ai pas mon nouveau chéquier.
  • Je ne trouve pas la télécommande.
  • Je ne sais pas où sont mes lunettes.
  • Et je n’arrive pas à me souvenir de ce que j’ai fait des clés de voiture.

Et puis, quand je me rends compte que rien n’a été fait aujourd’hui, je n’y comprends rien parce que je n’ai pas arrêté de la journée et que je suis complètement crevé!

Je réalise qu’il y a un sérieux problème et qu’il faut que j’essaie de me faire aider, mais, d’abord, je vais m’occuper de mes e-mails.

Vous ne voulez pas me rendre un service?

Envoyez ce message à ceux que vous connaissez, parce que je ne me souviens plus à qui il a déjà été envoyé.

Ne riez pas, si ce n’est pas encore votre cas, ça vous arrivera un jour!

La vieillesse est inévitable
La maturité est en option.
Rire de soi est une thérapie!
Amour ou dépendance.

Optimiser santé et longévité avec les forces de la nature

Savoir vivre en communion avec les forces revitalisantes de la nature peut doubler votre espérance de vie.

Vivre 120 ans en excellente santé avec l’esprit vif, le cœur amoureux, le corps sain et les mains habiles, voilà une option qui s’offre à vous!

En effet, la science a démontré que nous sommes génétiquement programmés pour vivre 120 ans et plus… aussi, nous sommes adaptés génétiquement à vivre en contact avec les éléments de la nature qui nous fournissent notre énergie vitale. Découvrez comment vous énergiser en absorbant régulièrement les énergies naturelles de chacun des éléments suivants : la nourriture vivante, l’eau propre (à boire et à s’y baigner), l’air oxygéné par les plantes, le soleil, l’argile ou l’humus (bain), les sons naturels des oiseaux, de la pluie, du vent…

Parmi les lois naturelles à suivre pour vivre en excellente santé et longtemps, c’est la loi de l’alimentation naturelle qui est la plus importante. La transgression de celle-ci a des conséquences néfastes aux niveaux intellectuel, émotif et physique. Les dénaturations des aliments génèrent des substances et des molécules non naturelles et dangereuses à consommer sur une base régulière. Voici les principales dénaturations que l’on fait subir à nos aliments : la dénaturation thermique par élévation de la température au-dessus de 50 degrés Celsius ou par abaissement au-dessous de 0 degré Celsius quoique moins nocive car la congélation existe dans la nature, la dénaturation mécanique par mixage à haute vitesse, surpressurisation, irradiation, adjonction d’agents chimiques et synthétiques, modification génétique… les aliments dénaturés induisent une dépendance dont il est difficile de se défaire de même que les drogues, l’alcool, la fumée, la télévision… pour accélérer et faciliter le sevrage, certaines personnes optent pour un jeûne à l’eau, à l’air et au soleil, Celui-ci purifie l’organisme en profondeur et le regénère partiellement en attendant l’alimentation naturelle à 100 % qui achève la renaissance complète de l’organisme à plus long terme.

J’ai personnellement adopté un mode de vie plus naturel en changeant principalement mon alimentation conventionnelle pour l’alimentation crue qui est source d’énergie vitale. Voici les bienfaits que j’en ai retirés : un plaisir intense au repas, une déculpabilisation face à tous les plaisirs naturels, l’affinement de mes sens de l’odorat, du goût, de l’ouïe, du toucher et de la vue, une grande détente nerveuse, une respiration facile par le nez, la disparition de l’asthme, la disparition des maux de dos et de la fatigue après les repas, la disparition des allergies au pollen, aux chats et à l’herbe à puce, la diminution de pouls de 80 à 50, l’optimisation de la pression et du cholestérol sanguin, la disparition du vertige, la diminution des odeurs corporelles, la résistance accrue au froid et à la chaleur et j’en passe… et, de plus, j’ai retrouvé l’amour des fruits, des légumes, du miel et j’ai découvert une passion pour les arbres fruitiers, les abeilles, les jardins, le compostage et le recyclage afin de protéger notre mère la terre que j’aime de tout mon cœur et de toute mon âme. Je comprends mieux ce que la nature fait pour nous.

Il est possible de manger des légumes frais vivants et vivifiants ainsi que des graines et des noix vivantes à bon marché en les cultivant vous-mêmes à l’intérieur et durant toute l’année grâce au procédé de germination courte en pot ou longue sur plateau. La germination augmente de 700 % la valeur nutritive en enzymes et en vitamines des graines et permet de fabriquer un pain délicieux hautement nutritif, digeste et assimilable avec un seul ingrédient (par exemple, le blé ou le tournesol). On cuit naturellement le pain au déshydrateur à 50 degrés Celsius; cette cuisson évite de produire les molécules non naturelles qui se forment habituellement lors des cuissons conventionnelles à plus haute température. De plus, ce procédé conserve les nutriments sous leur forme naturelle.

Vous pouvez vous aussi choisir de vivre 120 ans et plus, heureux et en santé, grâce à un changement positif de votre mode de vie. Adoptez l’alimentation crue, délicieuse et variée, prenez des bains d’eau, de soleil et de boue, respirez l’air frais et oxygéné, échangez et partagez dans la joie, faites des activités physiques (ex. : jardinage, patinage), observez la nature, relaxez et jeûnez; ainsi, vous pourrez vous régénérer, vous revitaliser et connaître une grande paix dans votre corps, dans vos émotions et dans votre esprit.

De la relation de couple à la société à deux

Nouveau regard sur la vie à deux

Le couple, tel que nous le connaissons depuis des siècles, est une institution sociale en déclin, en phase terminale. Aujourd’hui, nous côtoyons quotidiennement la cellule familiale éclatée, l’effondrement du mariage supposé pour la vie, le couple homosexuel, masculin ou féminin. Pour la majorité des gens, en cette époque de transformation, le modèle d’antan n’est plus adapté. Mais quoi d’autre alors?

Le couple et ses liens
Chacun cherche, à sa façon, une nouvelle avenue pour vivre le rapport homme-femme. Emporté par le sentiment amoureux, on est vite désillusionné : l’amour fou des premiers temps s’avère passager et la routine de la vie commune fait ressortir tôt ou tard les aspects du partenaire qu’on ne voulait pas voir.

La base de la relation qui unit le couple repose sur des besoins à satisfaire réciproquement, issus des manques affectifs et des peurs profondes. Cette union tient par les blessures de chacun. S’installe alors une relation de dépendance mutuelle, dite de codépendance, qui entraîne inévitablement la peur de perdre celui ou celle qu’on imagine indispensable à sa vie.

Cette situation provoque des conflits, use peu à peu les partenaires : on endure l’autre parce qu’il comble nos manques et on appelle ça « aimer ». Lorsque les besoins ne sont plus satisfaits, le couple est ébranlé, secoué, remis en question. Si des changements majeurs ne s’opèrent pas, la rupture survient tôt ou tard.

Amer ou déçu d’une relation qu’il espérait parfaite, chacun repart à la conquête du partenaire idéal ou, au contraire, se dit qu’il a appris sa leçon et ne veut plus rien savoir. Ce scénario de « Je t’aime – Je ne t’aime plus » ou « amour-haine » se répète de génération en génération sans que l’on sache comment s’en sortir.

Nouveau millénaire, nouvelle vision
Pourtant, il peut en être autrement. Un rapport nouveau, libre de dépendance, sans dominant ni dominé, est possible à partir du moment où chacun est responsable de lui-même, à part entière, responsable de son vécu et de ses émotions. Dans cette perspective, loin de blesser ou de faire mal en dedans, la relation homme-femme enrichit et fait grandir. Elle est expérience.

Une relation dite « en conscience » est une démarche, un processus où on s’entraide pour devenir plus conscient et pour guérir de ses patterns de dépendance, de ses peurs profondes. Par les situations du quotidien qui révèlent des facettes de soi méconnues, les scénarios de dépendance sont encore répétés, mais pour cette fois être dépassés. Chacun s’affranchit ainsi de ses blessures intérieures (peurs et manques). La lutte de pouvoir n’est plus, le processus de pardon est amorcé. Le partenaire n’est plus une béquille ou une bouée de sauvetage, mais une aide pour travailler sur soi.

La société à deux, une relation dégagée
Dans une relation en société à deux, il existe un rapport d’interdépendance entre deux adultes entiers qui s’assument au niveau affectif. Il n’y a plus de besoins à combler ni d’attachement lié au manque. Chacun est entier, UN. Le « Je t’aime » est remplacé par « J’aime ».

Avec une attitude d’acceptation, d’écoute et d’accueil de soi et de l’autre, on s’accompagne mutuellement, sans jugements, en étant simplement présent. Ce mode de relation ne se limite pas à la vie à deux. Il peut s’étendre à trois, cinq, dix personnes, ou même plus. Les relations sont dégagées et simplifiées, libres de liens étouffants. L’amour est vrai (Amour), sans attentes.

Notre expérience de vie en société à deux repose sur des fondements totalement différents de ceux du couple traditionnel et même du couple moderne. Au quotidien, nous explorons de façon simple et concrète de nouvelles voies à mettre en pratique. Nous ne détenons pas de recette pour « réussir » sa vie de couple, ce mot n’a plus de sens dans la société à deux, ni même le mot « couple » d’ailleurs. Nos choix de vie proposent plutôt une approche différente pour aborder la vie en général et la vie à deux en particulier.

L’art de bien vivre les transformations

Que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, des événements de la vie nous obligent à changer. Que ce soit la maladie, les deuils, les séparations, les problèmes scolaires ou au travail, les handicaps ou autre perte, nous réagissons. Nous vivons alors des moments de déni, de colère et de tristesse qui peuvent avoir un côté destructeur et augmenter notre souffrance. Cela prend parfois beaucoup de temps avant d’accepter que ces étapes de vie nous rendent plus humains, à l’écoute de soi et des autres, nous préparent pour la suite qui peut être merveilleuse une fois la porte franchie.

Lorsque nous sommes dans un de ces moments critiques, consulter un thérapeute pour faciliter le passage est important pour éviter que la souffrance ne s’installe trop longtemps. Certaines personnes arrivent en thérapie en disant qu’elles veulent revenir comme avant, mais ce ne serait certainement ni souhaitable ni vraiment possible. D’autres arrivent désespérées en pensant qu’elles ne s’en sortiront pas, elles n’ont plus de joie de vivre ni le goût de continuer la route parce que la souffrance est trop grande ou parce que plus rien ne les intéresse. Certains vivaient pour l’autre qui n’est plus là ou se désespèrent de voir qu’un de leurs proches n’est pas dans la norme. Ils réagissent en s’accrochant à des attitudes malsaines, développent des dépendances dont il est encore plus difficile de se sortir par la suite.

La thérapie par l’art permet aux personnes de s’ouvrir sur leurs souffrances sans nécessairement passer par la parole, vivre les émotions dans un lieu sécuritaire et accepter les étapes difficiles en étant accompagnées. De plus, le processus vécu lors de la thérapie permet de développer de nouveaux intérêts et habitudes saines lorsqu’une pratique s’établit.

Pourquoi l’art direz-vous, car souvent on pense que l’art ne sert à rien! Au contraire, les images, les sons, l’écriture, le mouvement du corps et la danse sont des outils de centration sur soi. Les sensations qu’ils procurent lorsqu’on revient à la source sans jugement, servent d’exutoire aux tensions, apportent une liberté qui aide à se sentir bien et s’accepter tels que nous sommes. Par exemple, les couleurs, les textures et les formes qui sont observées ou créées dans le contexte d’une thérapie ramènent des souvenirs, des expériences désagréables et agréables, des émotions qui cherchent à s’exprimer et lorsqu’elles le sont, un espace est libéré pour que d’autres expériences prennent place. Il ne s’agit pas de performer, mais plutôt de se retrouver et de réapprendre à s’aimer.

Pour qu’une réelle transformation prenne place, il est nécessaire de prendre du temps pour regarder, écouter ce qui est ressenti, comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, demeurer sensible à ce que nous sommes sans les jugements sociaux apportés par l’éducation. Être en contact avec soi n’est-il pas en fait de vivre sans les frontières imposées de l’extérieur. Pour ce faire, il est parfois essentiel de remettre en question les valeurs reçues pour choisir celles que l’on veut conserver et ainsi arriver à un état de bien-être optimal. Réapprendre à jouer comme un enfant avant qu’il se soit fait dire qu’il chante mal ou qu’il n’est pas bon en dessin ou qu’il ne sait pas danser. Retrouver le goût de jouer pour le simple plaisir de découvrir de nouvelles couleurs, des sons et des pas de danse qui donnent le goût d’être vivant, d’apprécier tout ce que la vie a de bon à offrir.

Lorsqu’on parle de transformation, on parle de croissance et d’une compréhension du monde qui amène un mieux-être. Une image me vient à l’esprit : celle de la chenille qui devient chrysalide et qui se transforme ensuite en papillon. Je vous invite à dessiner ces trois stades et à inventer pour vous la transformation qui se vit lors de ce processus.

Imaginer les sons à l’intérieur du cocon jusqu’au battement des ailes du papillon, la transformation du corps en inventant les mouvements, les sensations et les émotions associées à se promener sur une branche d’arbre sous la forme de la chenille, vivre ensuite des mouvementas restreints et faire les efforts pour sortir du cocon avant de vous retrouver en pleine liberté, les ailes déployées en plein soleil. N’est-ce pas là un exemple de transformation réussi que nous offre la nature dans toute sa splendeur?

Avant de consulter une thérapeute par les arts, je vous invite à vous informer sur sa formation, car ce n’est pas encore un titre réservé et certains s’y improvisent sans avoir reçu les connaissances essentielles qui permettent de bien connaître le cheminement thérapeutique des clients.

Le couple comme unique – Le couple comme union

Voir ce qui manque à notre âme dans le regard de l’amoureux qui nous tient dans ses bras est comme un baume au cœur de la solitude.  Trouver celui ou celle qui colle parfaitement à la partie manquante de nous-même est toujours un cadeau merveilleux que la vie offre à tous sans exception.

Le défi commence dès lors que le couple formé s’oublie dans une illusoire plénitude qui oblige chaque partenaire à ne devenir que la moitié de ce qu’il est réellement.  La fusion est le processus initial de toute rencontre dès l’instant où le spermatozoïde et l’ovule mélangent dans la joie leurs histoires génétiques.  Tendre roucoulement de la vie à deux, sensation vibrante du corps qui s’expanse sous le regard étincelant de la vie recréée.  Prodigue de l’amour qui rend le gris des édifices presque tolérable, la pluie devient une amie qui incite à la paresse au lit, le vent devient charmant en ébouriffant les amants et tout ce qui ne peut être dit se lit mieux dans le sourire des yeux.  Quel prodige d’être amoureux, comme des enfants, ivres du sein de leur mère, ivres de contact et de fous rires.

Quel vertige de devenir l’amour et eux quand la folie s’étiole et que les mots, les corps, les idées s’éloignent, enfermant chaque moitié redevenue seule dans le vide du manque.  Séparation vitale, nécessaire car la fusion ne peut être qu’éphémère.  Au commencement de la vie, les cellules toutes identiques se séparent un jour pour devenir ce qu’elles doivent être.  Comme l’enfant quitte la mère, mari et femme doivent se transformer pour redevenir aimants.  L’amoureux ne peut continuer « à être l’objet du désir de l’autre », car il s’oublie et se noie dans des attentes insensées.  Cette légendaire mais tout à fait physiologique crise de couple survient toujours au bon moment même si elle ressemble à une tempête de mauvais sentiments.  À l’instar des adolescents, certains couples deviennent boutonneux, grincheux, claquant la porte parce qu’ils ne savent plus dire « je t’aime ».

La vie se partage alors en parallèle, chacun sur sa rive tentant de se redéfinir sans dépendance à l’autre, pour être à nouveau un individu entier.  Pour certains, la rive est symbolique, se creusant sous le même toit dans des silences et des évitements qui guérissent grâce au temps.  C’est dans cette période douloureuse que l’on constate que le sentiment amoureux ne se commande pas, qu’il peut disparaître tout simplement même sans colère sans haine et que l’on ne sait plus comment faire pour retrouver le contact.  Mieux vaut alors laisser l’espace faire son œuvre, faire chambre à part, maison ou même vacances à part!  Au terme de cette absence de communication, le couple sait s’il se retrouve sur la même rive ou si la séparation réelle est seule solution d’amour.  Tout cela sera plus facile si chacun accepte d’ouvrir les yeux de son cœur plutôt que de blâmer l’aveuglement de l’autre, au risque de laisser un amoureux adolescent aux prises avec ses tourments qui cherchera à nouveau la moitié idéale dans le jardin des passions.

La roue tournera encore, même pour ceux qui sont restés ensemble, prêts à s’engager de nouveau dans un contrat de mariage qui devient sacré pour permettre d’accéder au véritable couple uni où un plus un égale trois.  C’est une petite histoire d’amour que chacun veut écrire avec un grand A, puisque « amour » en langage des oiseaux donne « a privatif de la mort » (G. Athias).  Voilà pourquoi l’amour permet de guérir.

Le chemin du cœur amoureux n’est pas une ligne aussi droite.  Il y a plein de sentiers buissonniers, de petits détours secrets, de grandes clairières rassurantes et de sous-bois oppressants.  Tout comme nous aspirons à retrouver l’unité en nous, nous cherchons dans ce paysage l’amour unique, celui qui laisse sa marque dans les sillons du cœur, celui qui aspire au partage et à l’échange pour un brin d’éternité.

N’être qu’une moitié ne peut pas nous combler.  Rester séparé risque de nous faire ressembler à « certains couples (qui) font penser à deux fous dont chacun serait persuadé d’être l’infirmier de l’autre » C. Bobin

Être deux réunis est un bien beau défi qui se vit dans l’aventure d’une communication vivante et durable avec l’être aimé et aimant.

Le chocolat noir : plaisir non coupable

Parmi les recommandations alimentaires que l’on propose dans les temps qui courent, manger du chocolat noir est l’une des moins difficiles à mettre en pratique. Comme nutritionniste, je dois continuellement stimuler les gens à manger plus de légumes. En ce qui concerne ce groupe alimentaire, leur mémoire défaille, ils oublient et on doit donc leur rappeler jour après jour d’incorporer plusieurs portions de légumes à chaque repas. Par contre, lorsqu’on leur dit que le chocolat est un aliment favorable du point de vue santé, on a seulement à leur dire une seule fois et c’est fait, cette recommandation est imprégnée dans leur mémoire à jamais.

Saviez-vous que?

Au Québec, les produits dérivés du cacao représentent la deuxième exportation bioalimentaire après le porc.

Les bénéfices du chocolat

On prête de plus en plus des vertus intéressantes au chocolat. Il serait bénéfique pour le cœur, pour la mémoire, il aurait des propriétés antioxydantes et anticancéreuses, il serait bon pour le moral et le cerveau et même calmerait la toux. Est-ce que tout ça est vrai? Il s’avère que de plus en plus d’études sont faites à son sujet, mais regardons de plus près ce que les scientifiques ont découvert.

En premier lieu, il faut savoir que les principaux éléments protecteurs du chocolat sont des composés nommés polyphénols (ou flavonoïdes) qui sont des antioxydants exceptionnellement efficaces.

Le chocolat est composé principalement de cacao et de beurre de cacao. Fait à retenir ici, c’est le cacao qui comporterait des bienfaits sur la santé.

Le chocolat blanc pour sa part ne contient pas de polyphénols puisqu’il est fabriqué seulement à partir de beurre de cacao.

Saviez-vous que?

La capacité antioxydante du cacao serait quatre à cinq fois plus élevée que celle du thé noir, deux à trois fois plus élevée que celle du thé vert et deux fois plus élevée que celle du vin.

Chocolat et prévention du cancer

La grande capacité antioxydante des polyphénols du chocolat fait de lui un aliment intéressant pour se protéger des cancers. À noter que plus le chocolat est noir, plus il contient de polyphénols et la poudre de cacao est la grande gagnante pour la teneur la plus élevée.

Pourquoi les antioxydants sont si importants? C’est qu’ils ont la propriété de protéger les cellules contre les fréquentes attaques des radicaux libres, ces molécules instables connues pour leur rôle dans le développement du cancer

Contenu en polyphénols
AlimentsContenu (en mg/100g)*
Cacao (4 c. à thé)400
Chocolat noir (50 g)300
Thé vert250
Vin rouge (125 ml)150
Tableau tiré du livre Les aliments contre le cancer par Dr Richard Béliveau * Peut varier selon la provenance et le mode de fabrication

Lait avec chocolat; malheur!

Les effets bénéfiques du chocolat sont largement diminués si on le combine avec du lait. Des études ont révélé que les protéines du lait réduisent de moitié l’absorption des précieux polyphénols dans l’intestin.

Vous n’aimez pas le côté amer du chocolat noir?

Optez alors pour ceux qui ont des petits ajouts adoucissants. Essayer le chocolat à l’orange, aux canneberges, aux bleuets ou aux framboises. Sinon, il y en existe aux amandes, au quinoa soufflé, aux épices, au thé vert, au gingembre ou au café expresso.

Les ingrédients du chocolat

La lécithine

Attention, on retrouve souvent de la lécithine de soya modifiée génétiquement dans les chocolats. La lécithine de soja sans OGM, la lécithine de tournesol et la lécithine de colza sont aujourd’hui des alternatives naturelles.

Chocolat truqué

Dans plusieurs chocolats commerciaux douteux, le beurre de cacao est souvent remplacé par de l’huile de palme qui coûte 10 fois moins cher. On peut aussi retrouver de la paraffine dans la liste des ingrédients pour le rendre luisant et de la vanilline de synthèse à la place de la vraie vanille. Soyez attentif!

Le sucre ajouté

Plus il y a de cacao dans un chocolat, moins il contient de sucre. Celui à 70 % et plus de cacao est le choix le plus judicieux. Le goût est quelque peu amer, mais c’est plus facile de s’arrêter après 3 ou 4 morceaux.

La qualité du sucre ajouté est un des critères majeurs à vérifier. Opter pour les chocolats sucrés avec des sucres plus naturels comme le jus de canne évaporé (ou sucre non raffiné ou brut).

En utilisant la poudre de cacao pour faire la sauce plutôt que de faire fondre le chocolat, on obtient une sauce beaucoup moins grasse et calorique.

L’effet aphrodisiaque n’est, au désespoir de plusieurs, toujours pas prouvé et de plus il serait faux de croire que le chocolat favorise l’acné ; à moins d’en abuser évidemment!

Sauce au chocolat faible en gras

1 tasse de poudre de cacao (biologique et équitable de préférence)

1 tasse de boisson de soya biologique

1/2 à 3/4 tasse de sucanat (jus de canne évaporé) ou sirop d’érable (au choix)

Pour tremper des fruits, mettre sur des crêpes, pour napper des desserts glacés au soya ou utiliser comme coulis pour un gâteau ou brownies.

Saviez-vous que?

La police suisse a distribué des barres de chocolat aux automobilistes lors de contrôles routiers dans le canton de Fribourg pour récompenser les bons conducteurs (juillet 2007).

Les petits travers du chocolat

Chocolat et dépendance

Dans un article du numéro de septembre de la revue Brain, l’équipe de chercheurs du Dr Small ont démontré que la consommation de chocolat active certaines régions du cerveau, les mêmes parties que lors de la consommation de produits qui entraînent une dépendance, comme la cocaïne. Le Dr Small explique que ce système de « plaisir » éprouvé par la consommation de chocolat est un modèle de l’addiction efficace et sans danger.

Le plaisir au quotidien

Plus de plaisir et de loisir au quotidien…Comment faire?

En 1970, j’ai tellement acheté l’idée de la société des loisirs que j’ai fait mon cours en techniques de loisirs. Vous dire comment l’idée me séduisait! Le plaisir et le loisir, j’en ai fait une profession!

Et du temps de loisir, j’en ai toujours eu à vendre! Encore aujourd’hui! Comment est-ce possible?

La plus grande source de plaisir à mon avis est dans la réalisation de soi et dans les relations que nous entretenons. D’où l’importance de faire un travail qui nous plaît vraiment au lieu de choisir une carrière, un conjoint, des amis (si, si, si…!!!) en fonction du salaire et des avantages sociaux qui y sont rattachés. Tôt ou tard, ces choix nous amènent devant un cul-de-sac!

Il faut ensuite tenter de le faire à son propre compte, nous libérant ainsi de la frustration reliée à la dépendance envers des gens qui nous disent quoi faire, comment le faire, à quelle heure le faire et avec qui le faire! (Conjoint, famille et soi-disant amis compris)

Bien sûr, il faut apprendre à sortir de notre zone de confort, car …le confort, ça endort le corps! Quelle satisfaction d’être le capitaine de son bateau!  Par le fait même, vous gérez votre temps entièrement et libre à vous d’y mettre le nombre d’heures de loisirs que vous voulez. Et vous serez surpris de découvrir qu’avec le temps il y en a beaucoup!

J’ai renoncé à trouver un partenaire qui répond à tous mes goûts!

J’ai développé des amitiés à travers lesquelles je m’épanouis dans différents secteurs de ma vie! Ainsi, je suis toujours en compagnie stimulante pour l’activité du moment!

J’ai toujours occupé mes moments de loisirs pour développer de nouveaux talents selon mes goûts… Baignant encore dans l’amour et le plaisir, ça me détend et ça m’énergise! J’avoue que plusieurs de ces talents me servent ensuite dans mon travail.

Prendre plaisir à cuisiner, à jardiner, à peindre, à chanter, à méditer pour se ressourcer. À aller à vélo, en ski, en patin… Que sais-je?

Faites-vous triper!

Acceptez d’affronter vos peurs et de sortir de votre zone de confort!

Le plaisir se trouve là : dans la découverte de soi! La première personne avec qui vous êtes en relation 24 heures sur 24, c’est vous!

Je suis toujours étonnée d’entendre des gens me dire que ce qui les empêche d’avoir du plaisir dans la vie, c’est la routine, le conjoint, le travail… Mais en même temps, ils rebutent à essayer des choses nouvelles. Trop épeurant! Trop fatiguant!

Laissez tomber le pâté chinois et essayez autre chose!

Changez de pays à chaque année pour votre voyage dans le sud!

Changez de terrain de camping à chaque été!

Essayez de nouvelles pistes cyclables, de nouvelles patinoires. De nouveaux genres de livres, de films, de jeux!

Apprenez une nouvelle langue!

Faites-vous de nouveaux amis, de nouvelles relations.

Changez de conjoint si ça ne fait plus votre affaire!

Laissez vivre ce ti-cul intérieur qui vous habite!

Si nos choix de vie sont basés en premier lieu sur le matériel et le confort à court terme, on se met un doigt dans l’œil… Si on fait des choix de vie en fonction des choses que l’on aime et qui nous passionnent, alors tôt ou tard, l’argent se pointe et le temps aussi pour en faire encore plus!

J’en suis la preuve vivante!

Comment faire la différence?

Quand j’entends quelqu’un dire que dans un couple, il y en a toujours un qui souffre ou que l’un domine forcément l’autre, mes cheveux se dressent sur ma tête! Pire encore quand une femme m’explique combien son mari l’humilie ou qu’un homme m’avoue que sa femme le trompe et ni cette femme ni cet homme n’envisage de quitter l’autre parce que, à ce qu’ils disent, ils s’aiment!

Pourquoi rester avec celui ou celle qui ne vous respecte pas et vous fait souffrir? Pas par amour : par attachement, par peur viscérale de la solitude. Comment pouvez-vous associer l’amour à la souffrance?! Êtes-vous frappés du syndrome de Tarzan, prêt à vous empêtrer et vous agripper à n’importe quelle liane, plutôt que tomber dans le vide… affectif?

La dépendance affective, que j’ai affectueusement renommée « Syndrome de Tarzan », est une programmation qui remonte à l’enfance et perdure dans votre vie d’adulte : vous courez après l’affection, la reconnaissance et la protection dont vos parents ne vous ont pas nourris. Et le dernier à être capable de vous en offrir est bien le conjoint que vous choisissez : comme vous, il en a manqué et court après. Seulement il ne traduit pas son penchant pour Tarzan de la même façon que vous : si vous êtes du style Desperado, qui donne tout et se donne à fond dans une relation contre un peu d’affection, vous tombez invariablement sur le Trou noir affectif qui prend tout sans rien rendre, ou si peu, en retour.

Et voici comment les extrêmes s’attirent, mais uniquement chez les personnes affectivement déséquilibrées. Les deux nourrissent réciproquement leur névrose et se servent mutuellement de béquille. Ça fait un couple bancal qui finit par tomber dans la souffrance et se casse la figure, à plus ou moins longue échéance.

Si votre souhait est de gagner la course au Bonheur par équipe de deux, pourquoi prendre quelqu’un qui a une jambe cassée? Peut-être parce que la vôtre n’est pas en meilleur état… Si vous êtes prêt au bonheur, sélectionnez un coéquipier qui l’est aussi. Bref, si vous vous aimez et vous respectez, vous rencontrez une personne qui a la même attitude envers elle et donc envers vous. C’est bien d’estime de soi et de confiance, piliers de votre croissance, dont il s’agit et qui nécessitent parfois quelques ajustements, avant de prétendre à une vie de couple épanouie.

Car enfin, la différence entre l’amour et la dépendance, c’est bien la souffrance! Chez les personnes affectivement équilibrées, aimer c’est donner ET recevoir, mais chez les adeptes de Tarzan, l’attachement névrotique pousse à donner OU recevoir. Parce que l’amour est inconditionnel et parce que la dépendance a ses conditions. Et si deux personnes à la jambe cassée sont heureuses dans leur rôle de « béquille réciproque », deux adeptes de Tarzan ayant trouvé leur stabilité dans le fait de donner ou de recevoir, tant mieux pour eux! Du moment que la souffrance ne se glisse pas dans leur vie.

Aimer, ce n’est pas être dominateur ou dominé, bourreau ou victime, Trou noir affectif ou Desperado. Aimer, c’est être égalitaires, complémentaires et, surtout, heureux à deux!