L’état de plaisir

Il y a LES plaisirs et il y a LE plaisir.
Le 1er suggère une panoplie d’activités qui nous procurent de l’agrément, tandis que le 2e nous ramène plutôt à un état, à quelque chose qui est généré de l’intérieur.

Il n’y a pas de plaisir sans état de légèreté, ni aucune légèreté possible tant que l’on est absorbé par le passé ou le futur. Comme ces derniers constituent le champ d’activité du mental, on en vient au constat que le plaisir, en tant qu’état, ne peut exister qu’en dehors de la tête et surtout au présent.

Avec la vie que nous menons, pas étonnant de devoir en arriver à se réserver des plages de temps (quelle expression relaxante!…) qui seront consacrées uniquement au plaisir.

D’ici à ce que nous redevenions comme des enfants qui passent avec légèreté d’un moment présent à l’autre, nous risquons souvent de faire passer le plaisir sous la table, si nous ne posons pas des gestes concrets pour lui faire une place.

S’arrêter est vital
En effet, il faut d’abord reconnaître son besoin de s’arrêter, de s’amuser, de prendre soin de soi comme prioritaire à celui de prendre soin des autres, avant de décider de libérer du temps pour le faire.

Nous sommes à ce point conditionnés à performer et axés sur les tâches que nous avons besoin de moyens concrets pour nous rappeler que la non-action, la détente et le plaisir sont des éléments essentiels à notre équilibre, non seulement physique, mais aussi émotionnel et psychique.

Vous souvenez-vous de l’adage : « il n’y a pas de mal à se faire du bien! »? N’y a-t-il pas une saveur de culpabilité dans cette phrase? Avons-nous besoin de nous justifier pour nous accorder le droit au plaisir, à la jouissance d’être en vie, sans lien avec l’obligation d’un résultat?

Pourtant, les vibrations du plaisir sont encore là, dans la mémoire cellulaire des enfants que nous avons été et elles ne demandent qu’à être réactivées.

Les incidences d’épuisement professionnel ayant monté en flèche ces dernières décennies ne sont certes pas étrangères à la popularité grandissante des spas domestiques, des spas nordiques, des relais santé et des établissements qui dispensent des soins corporels.

Nous avons besoin de nous évader du tourbillon du quotidien (dans un bon bain tourbillon…) car souvent nos bonnes intentions de nous réserver du temps se font gruger par les imprévus. Ainsi les moments pour soi se retrouvent tout au bas de la liste des priorités, ne faisant qu’élargir le cercle vicieux.

À notre défense, il faut bien reconnaître que notre éducation ne nous a, en général, pas beaucoup orientés vers la notion de plaisir; ce qui fait que plusieurs vivent le paradoxe d’avoir à faire un effort afin de créer une place pour le plaisir dans leur vie.

À la rencontre se soi
En tant que personne-ressource « jouvaillant » dans un spa (mot sandwich de mon cru alliant jeu et travail), je rencontre bien des gens qui s’offrent un séjour pour la première fois. Je n’ai encore entendu personne dire qu’ils ont trouvé le temps long; au contraire, ils souhaitent revenir!

Que se passe-t-il quand on s’accorde une pause de ce type?

On se donne l’occasion de se rencontrer soi-même, de prendre le temps de se ressentir, de vraiment se reposer, de prendre du recul pour faire le point.

Bien sûr, une cabane en forêt ferait aussi bien l’affaire, mais comme nous vivons dans une société de performance et de pression, le premier besoin qui émerge est souvent de se dorloter et de se faire dorloter quand on le peut. Toute cette approche de cocooning est bien plus qu’une mode; elle répond à un besoin profond de trouver un équilibre à nos vies trépidantes.

Se donner du temps, se faire masser, flâner dans un bain, tout cela prend soin des signaux d’alarme lancés par le corps.

Cependant, bien des gens arrivent sur la table de massage en état de contraction tellement avancé, qu’ils devront expérimenter douleurs, malaises et grande fatigue avant de pouvoir ressentir les réels bienfaits d’un massage. En effet, quand on a dépassé ses limites, c’est la fatigue qui ressort aussitôt que l’on s’arrête pour prendre une petite vacance…

C’est au moment où l’on accorde un peu plus de temps aux choses « non productives » qu’on se rend compte à quel point le bien-être et le plaisir sont essentiels à un état de bonheur, celui qui n’a rien à voir avec les facteurs extérieurs.

C’est au-dedans que ça se passe…
Ce n’est pas par hasard que la tendance des spas innovateurs soit axée depuis une dizaine d’années sur un bien-être plus intérieur. On n’hésite pas à parler de l’âme et de l’être dans les publicités, ce qui est devenu une recherche d’équilibre dans notre monde occidental.

Continuons de chercher, car il y a un plaisir bien plus profond et durable que les multiples plaisirs que notre civilisation du loisir tente de nous vendre comme étant essentiels à notre bonheur.

S’arrêter et se donner l’espace de se ressentir est une première étape et les moyens que l’on choisira pour atteindre ce but doivent passer par la facilité et le plaisir, car si vous pensez : il faut que je me mette en forme, il faut que je me trouve du temps, vous passez à côté du plaisir.

Alors demandez-vous : qu’est-ce que je pourrais inclure dans mon quotidien que j’aurais du plaisir à refaire? Est-ce de prendre des bains relaxants, de me faire masser régulièrement, de pratiquer le tai chi, le chi Kung, le yoga, la méditation? Ou est-ce qu’une activité créative me permettrait mieux de laisser ma tête de côté pour quelques heures?

La régularité dans quoi que ce soit mène à une habitude, ou au mieux, une seconde nature. En arriver au point de sentir un malaise dès qu’on est à côté de ses pompes est une grande victoire, car cela révèle que c’est enfin l’être qui mène et non le faire. Notre société moderne cherche à redécouvrir une vérité si simple : la joie et la légèreté font partie intégrante de l’être. Après tout, nous ne sommes pas des « faire humains », mais bien des êtres humains!

Tai Chi Chuan, un art martial

Pour beaucoup de gens, le Tai Chi Chuan est synonyme d’exercice lent et paisible dont le seul but est la détente, la relaxation ou la méditation. Or, le présent texte vise à démanteler une telle conception des choses qui ne fait que déraciner les origines, la raison d’être et l’essence de cet art. Par le fait même, Monsieur et Madame Tout-le-monde seront plus en mesure de bien dissocier les charlatans des maîtres de Tai Chi Chuan.

Définissons d’abord le Tai Chi Chuan. Tai Chi signifie : faîte-suprême. Il s’agit là d’un principe universel habituellement représenté par la célèbre figure chinoise du cercle à l’intérieur duquel est tracée une ligne sinueuse séparant le Yin (symbole féminin) du Yang (symbole masculin). Ce symbole représente une réalité toute simple, celle de constater que, dans la nature, toute chose possède un opposé, lequel opposé est plus une entité complémentaire qu’opposée. Chuan signifie : poing ou boxe. Le Tai Chi Chuan, c’est donc le poing du faîte-suprême (aussi appelé boxe de l’ombre). C’est donc quelque chose d’essentiellement fondé sur le combat. Pourquoi avoir appelé cela le poing du faîte-suprême si nous avions voulu quelque chose d’exclusivement « santé » et méditatif? Le Tai Chi Chuan n’a pas été inventé pour la méditation, c’est une terrible erreur de croire qu’il en est ainsi. À vrai dire, n’est-ce pas le fait de tout art de conduire à une certaine méditation? En effet, la peinture, la sculpture, la cuisine gastronomique, rien n’y échappe. Le Tai Chi Chuan est un art martial avant tout. Pourquoi avoir appelé les mouvements : « avancer, dévier, parer et frapper », « trancher l’adversaire avec le poing », « frapper le tigre », « frapper avec le talon », « croiser les mains et transpercer l’adversaire », « pousser », « presser » et « coup de poing au sexe » s’il ne s’agit pas d’un art martial? Le Tai Chi Chuan, c’est la boxe, de la boxe chinoise.

Des gens m’appellent et me disent « j’ai déjà suivi des cours de Tai Chi, mais je ne suis pas sûr s’il s’agissait du style Chuan! ». Nous venons de le voir, Chuan n’est pas un style. Chuan veut dire : poing. Il est impossible de faire du Tai Chi, car ceci n’est qu’un principe cosmologique. Mais si on dit qu’on fait du Tai Chi Chuan, on précise alors qu’on fait un art de combat fondé sur le principe cosmologique : Tai Chi. Il y a cinq grands styles de Tai Chi Chuan : Che, Yang, Wu, W’u et Sun. Chacun de ces styles porte le nom de famille de son fondateur. En Outaouais, comme en Occident en général, il n’y a pratiquement que du Yang comme Tai Chi Chuan. Il faut donc dire qu’on fait du Tai Chi Chuan style yang.

Comment reconnaître un maître ou un bon professeur de Tai Chi Chuan? Un maître de Tai Chi Chuan doit connaître plusieurs formes. Plusieurs à mains libres, au moins une forme à l’épée, une au bâton, une au sabre, une à deux sabres, plusieurs formes à deux partenaires ainsi qu’une multitude d’applications martiales d’autodéfense, c’est-à-dire qu’il doit connaître la raison d’être des mouvements qu’il effectue sans quoi il ne fait rien du tout. Il doit pouvoir enseigner la direction précise de chaque mouvement selon la rose des vents, car chaque forme est en correspondance directe avec la disposition de l’univers et les points cardinaux. Il doit savoir où les yeux regardent à chaque instant. Il doit savoir à quel endroit on inspire et à quel endroit on expire pour chaque mouvement Il doit être en mesure d’enseigner la direction de l’énergie dans le corps, c’est-à-dire enseigner les parties du corps qui sont yin et celles qui sont yang dans chaque mouvement. Il doit connaître l’endroit où placer l’intention des mouvements. Il doit enfin connaître l’histoire de son art, sa position précise dans l’arbre généalogique des maîtres de son style de Tai Chi Chuan ainsi que la philosophie taoïste afin de guider ses élèves vers l’esprit de cet art martial : l’esprit guerrier qui, paradoxalement, est un esprit fondamentalement non violent, d’humilité et d’ouverture. Un dicton des arts martiaux chinois dit : « un mouvement, mille applications ». Si un maître de Tai Chi Chuan ne peut vous enseigner au moins une cinquantaine d’applications par mouvement des différentes formes du Tai Chi Chuan, alors il ne maîtrise pas l’essence de l’art qu’il pratique, il ne sait pas pourquoi il fait tel et tel mouvement. À l’époque de sa création, le Tai Chi Chuan était pratiqué rapidement, avec des sauts, des cris, etc. Tout le contraire d’aujourd’hui. Vous comprendrez donc que la plupart des pratiquants de Tai Chi Chuan d’ici sont très loin de pratiquer du vrai Tai Chi Chuan. Il est vraiment triste pour l’art qui cherche à vivre, de croiser des gens qui affirment faire du Tai Chi Chuan alors qu’ils sont en fait ignorants de l’origine de leur art et de la façon dont s’entraînent les maîtres.

Une notion à rectifier : le Tai Chi Chuan est un art qui est doux, mais qui n’est pas mou. Plus précisément, il est doux en apparence, mais l’intérieur est en béton. Les maîtres de Tai Chi Chuan sont solides comme des murs de brique et pourtant souples comme le roseau qui plie au vent. J’ai rencontré plusieurs maîtres chinois et ils meurent de voir comment l’Occident a dénaturé le Tai Chi Chuan. Il y a d’autres arts pour le côté exclusivement santé. Les Chinois n’ont pas inventé le Tai Chi Chuan pour la santé, mais pour l’autodéfense; il s’agissait, à l’origine, d’une question de vie ou de mort. C’est pourquoi c’est un art qui est longtemps resté secret et familial. Les Chinois ont inventé d’autres arts pour la santé comme le Chi Kung, l’acupuncture, etc. Si vous recherchez seulement la santé, tournez-vous plutôt vers la technique Nadeau, le conditionnement physique, etc. Si vous cherchez à méditer, alors il y a le yoga, le bouddhisme zen, etc. Le Tai Chi Chuan procure la santé, cela va de soi, c’est un art religieux et profondément spirituel. Mais mon point est celui-ci : la santé et la méditation sont des objectifs secondaires découlant logiquement d’une pratique sérieuse du Tai Chi Chuan en tant, premièrement, qu’art martial.

Puisqu’il s’agit d’un art martial, la pratique à deux partenaires est incontournable. Si on en vient pas à ce genre de travail, on passe complètement à côté de l’esprit du Tai Chi Chuan qui vise la réalisation de soi, car ce n’est que dans la rencontre de l’autre qu’un miroir s’offre à nous pour nous montrer nos peurs, notre ego, nos faiblesses, bref, nous-même. Le Tai Chi Chuan est un art de combat où l’ennemi est nous-même, mais où on le découvre que dans la rencontre de l’autre.

Faire un mouvement lent de Tai Chi Chuan est chose relativement simple. Tenter de l’appliquer martialement sur un agresseur à toute vitesse et en gardant un parfait équilibre, l’harmonie des gestes, etc., est chose drôlement plus difficile. Travailler seul est facile. Travailler à deux demande incomparablement plus de concentration, de présence d’esprit et de perfection, mais c’est là la seule voie des maîtres.

Respirez-vous que des poumons?

Une des premières fonctions du corps à être déréglée sous l’effet du stress est notre respiration. Notre façon de réagir à un état de surprise, de peur, d’inquiétude, en état de douleur (physique ou psychologique) est de retenir notre souffle. Étant donné le rythme affolé et les exigences de nos vies, il est facile d’oublier de bien respirer par moment. Voilà ce que nous faisons plusieurs fois par jour et souvent depuis plusieurs années. Il en résulte que notre respiration est bloquée et déréglée. Notre cerveau devient programmé par le stress, donc nous respirons de façon superficielle avec le haut des poumons en utilisant que la moitié de notre capacité pulmonaire. Différents problèmes de santé peuvent apparaître ou vous pouvez avoir souvent l’impression d’être à bout de souffle ou de courir après votre souffle.

Nous connaissons maintenant plusieurs moyens efficaces pour gérer notre stress. Cependant, bien respirer est un point de départ fondamental.

Voici une technique parmi plusieurs autres pour apprendre à rééduquer sa respiration afin qu’elle devienne profonde, rythmée et bienfaisante en vous permettant d’agrandir votre capacité pulmonaire et d’apporter des bienfaits à votre corps.

Prenez quelques minutes chaque jour pour vous détendre, relâchez les épaules, prenez le temps de faire des respirations profondes et conscientes en inspirant et expirant par le nez et en tentant à chaque inspiration de bien remplir les poumons et de faire descendre l’air le plus bas possible.

Pratiquez cet exercice lentement et en douceur. Soyez attentifs à votre corps et à ce qui se passe avec votre respiration.

Savez-vous ce que vous pouvez apporter à votre corps en apprenant et en pratiquant la respiration profonde?

  • L’oxygène dont le corps a besoin pour nourrir toutes ses cellules et le garder en bonne santé physique.
  • Lui permettre de se débarrasser des toxines et agrandir sa capacité pulmonaire.
  • De calmer le système nerveux, avoir une pensée plus claire et une meilleure concentration.
  • D’aider à diminuer les tensions et douleurs musculaires.
  • D’obtenir une meilleure circulation sanguine.
  • D’augmenter sa qualité de vie.

Rappelez-vous lorsque vous prendrez votre prochaine respiration qu’il ne s’agit pas d’un geste à prendre à la légère, car le souffle, c’est la vie.

Intelligence et stimulation du cerveau par la synchronisation cérébrale

En 1875 : le neurophysiologue Caton met en évidence la présence de courants électriques dans le cerveau (dans l’encéphale exactement); en 1929 : Hans Berger mesure cette activité cérébrale maintenant connue comme activité encéphalographique (EEG); en 1950 : Gray Walter découvre l’« effet photique », c’est-à-dire que le cerveau réagit, répond aux stimulations lumineuses (et aussi sonores) pour aligner ses ondes cérébrales en conséquence. Voilà comment est né scientifiquement la stimulation par le son et la lumière que nous appelons maintenant stimulation neuro-dynamique par le son et la lumière.

Vous vous équipez d’un casque et d’une paire de lunettes avec des petites lumières, ces 2 systèmes étant contrôlés par un petit ordinateur qui va générer des fréquences sonores et lumineuses afin que votre cerveau réponde. Celui-ci va alors s’aligner sur les ondes Alpha-Thêta ou Delta qui auront été programmées. Ces ondes sont celles-là même que notre cerveau produit (voir tableau ci-dessous). Ainsi, nous pouvons devenir productif cérébralement, car, en moyenne, nous utilisons seulement 10 % de notre capacité cérébrale. Nous pouvons par cette technologie générer des ondes de détente, de régénération physique (contrôle de l’acidité, du rythme cardiaque, de l’oxygène, de la circulation sanguine ou nerveuse, accroître nos capacités de mémorisation (plus de 50 %).

Si nous utilisons le terme « synchrone », c’est aussi que les 2 hémisphères cérébraux s’équilibrent. Or, nous utilisons notre cerveau de droite à environ 20 %, pourtant, c’est celui-ci qui : génère les idées nouvelles – c’est le cerveau relationnel, comme celui qui nous donne des moyens de réussir. Cet hémisphère est stimulé seulement dans les états de détente lorsqu’il y a synchronicité. Bien sûr, on peut toujours se contenter de 10 % de fonctionnement!

Si un appareil synchronisateur est ce qui est le plus efficace dans ce domaine de stimulation cérébrale, des cassettes (ou CD) spécialisées (trame sonore, Brainware, sons binauraux) peuvent être utilisés avec une moins grande efficacité, mais avec un coût moindre. (Il est nécessaire de faire bien attention à ce qu’il s’agisse bien de trames sonores spécialisées et non de musique nouvel âge.) De nombreux exercices peuvent être pratiqués qui vont générer aussi cette stimulation créatrice du cerveau.

Ondes Gamma
35 à 45 Hz
Créativité

Ondes Bêta
Activités quotidiennes
13 à 35 Hz

Ondes Alpha
Ondes de détente – Régénération
7 à 14 Hz
Pensées calmes et claires
10 Hz
Onde d’apprentissage accéléré

Ondes Thêta
Détente profonde du corps
4 à 8 Hz
Régénération nerveuse
Visualisation trois dimensions
Synchronisme des 2 cerveaux
Rêves, subconscient
7.83 Hz
Onde de pulsation ionosphère
6.30 Hz
Onde de guérison magnétique

Ondes Delta
Ni temps ni forme – Perception directe
0 à 4 Hz
Régénération globale, unité

Les applications
Apprentissage accéléré
Une amélioration de la mémoire de 50 à 400 %, une concentration hautement efficace.

Créativité
Toutes les idées nouvelles viennent du cerveau de droite, la synchronisation cérébrale vous donne accès à une créativité optimale.

Régénération
5 à 7 fois plus efficace que le sommeil, une régénération nerveuse, des problèmes de pression, d’immunité, de sommeil…

Motivation
Dans tous les domaines, de l’homme d’affaires aux sportifs, l’entrainement mental neuro-dynamique, une puissance réelle.

Hypnothérapie
Une aide de premier plan pour le travail thérapeutique personnel et professionnel.

Optimiser santé et longévité avec les forces de la nature

Savoir vivre en communion avec les forces revitalisantes de la nature peut doubler votre espérance de vie.

Vivre 120 ans en excellente santé avec l’esprit vif, le cœur amoureux, le corps sain et les mains habiles, voilà une option qui s’offre à vous!

En effet, la science a démontré que nous sommes génétiquement programmés pour vivre 120 ans et plus… aussi, nous sommes adaptés génétiquement à vivre en contact avec les éléments de la nature qui nous fournissent notre énergie vitale. Découvrez comment vous énergiser en absorbant régulièrement les énergies naturelles de chacun des éléments suivants : la nourriture vivante, l’eau propre (à boire et à s’y baigner), l’air oxygéné par les plantes, le soleil, l’argile ou l’humus (bain), les sons naturels des oiseaux, de la pluie, du vent…

Parmi les lois naturelles à suivre pour vivre en excellente santé et longtemps, c’est la loi de l’alimentation naturelle qui est la plus importante. La transgression de celle-ci a des conséquences néfastes aux niveaux intellectuel, émotif et physique. Les dénaturations des aliments génèrent des substances et des molécules non naturelles et dangereuses à consommer sur une base régulière. Voici les principales dénaturations que l’on fait subir à nos aliments : la dénaturation thermique par élévation de la température au-dessus de 50 degrés Celsius ou par abaissement au-dessous de 0 degré Celsius quoique moins nocive car la congélation existe dans la nature, la dénaturation mécanique par mixage à haute vitesse, surpressurisation, irradiation, adjonction d’agents chimiques et synthétiques, modification génétique… les aliments dénaturés induisent une dépendance dont il est difficile de se défaire de même que les drogues, l’alcool, la fumée, la télévision… pour accélérer et faciliter le sevrage, certaines personnes optent pour un jeûne à l’eau, à l’air et au soleil, Celui-ci purifie l’organisme en profondeur et le regénère partiellement en attendant l’alimentation naturelle à 100 % qui achève la renaissance complète de l’organisme à plus long terme.

J’ai personnellement adopté un mode de vie plus naturel en changeant principalement mon alimentation conventionnelle pour l’alimentation crue qui est source d’énergie vitale. Voici les bienfaits que j’en ai retirés : un plaisir intense au repas, une déculpabilisation face à tous les plaisirs naturels, l’affinement de mes sens de l’odorat, du goût, de l’ouïe, du toucher et de la vue, une grande détente nerveuse, une respiration facile par le nez, la disparition de l’asthme, la disparition des maux de dos et de la fatigue après les repas, la disparition des allergies au pollen, aux chats et à l’herbe à puce, la diminution de pouls de 80 à 50, l’optimisation de la pression et du cholestérol sanguin, la disparition du vertige, la diminution des odeurs corporelles, la résistance accrue au froid et à la chaleur et j’en passe… et, de plus, j’ai retrouvé l’amour des fruits, des légumes, du miel et j’ai découvert une passion pour les arbres fruitiers, les abeilles, les jardins, le compostage et le recyclage afin de protéger notre mère la terre que j’aime de tout mon cœur et de toute mon âme. Je comprends mieux ce que la nature fait pour nous.

Il est possible de manger des légumes frais vivants et vivifiants ainsi que des graines et des noix vivantes à bon marché en les cultivant vous-mêmes à l’intérieur et durant toute l’année grâce au procédé de germination courte en pot ou longue sur plateau. La germination augmente de 700 % la valeur nutritive en enzymes et en vitamines des graines et permet de fabriquer un pain délicieux hautement nutritif, digeste et assimilable avec un seul ingrédient (par exemple, le blé ou le tournesol). On cuit naturellement le pain au déshydrateur à 50 degrés Celsius; cette cuisson évite de produire les molécules non naturelles qui se forment habituellement lors des cuissons conventionnelles à plus haute température. De plus, ce procédé conserve les nutriments sous leur forme naturelle.

Vous pouvez vous aussi choisir de vivre 120 ans et plus, heureux et en santé, grâce à un changement positif de votre mode de vie. Adoptez l’alimentation crue, délicieuse et variée, prenez des bains d’eau, de soleil et de boue, respirez l’air frais et oxygéné, échangez et partagez dans la joie, faites des activités physiques (ex. : jardinage, patinage), observez la nature, relaxez et jeûnez; ainsi, vous pourrez vous régénérer, vous revitaliser et connaître une grande paix dans votre corps, dans vos émotions et dans votre esprit.

Un point d’honneur d’être soi au travail

Pouvons-nous vraiment être nous-mêmes au travail? Sommes-nous même en mesure d’y parvenir? Est-ce l’idée d’être confrontés à de plus grandes difficultés plutôt qu’à des résultats positifs qui brouille nos cartes? Devrions-nous apprendre certaines règles, les suivre et les appliquer?

Renversons plutôt les questions. Quelles seraient les répercussions si nous choisissions de jouer un rôle tout autre que le nôtre? Décider d’éviter l’authenticité afin de nous protéger, serait-il admissible? Serait-ce un comportement à favoriser pour réussir?

Impossible de jouer plusieurs rôles

Personne ne peut jouer plusieurs rôles durant une même journée, pendant une semaine entière, voire même un mois. Être différent au travail, à la maison ou avec des amis est source d’ennuis et de conflits; l’acteur principal se créera lui-même des problèmes tout en s’attirant probablement certaines mésaventures, des pertes, ou pire encore, il rencontrera de grandes tristesses. C’est pourquoi toujours tendre vers l’authenticité, et être soi-même est une avenue à explorer.

La définition de l’authenticité

Dans le grand dictionnaire, le mot « authentique » est défini tel que suit : Qui est original, qui n’a pas été modifié, ni falsifié. Chaque individu de par sa nature est unique, ce qui nous amène à penser qu’il est un atout important pour son entreprise. Il sera en mesure de véhiculer de nouvelles idées, concepts ou façons de faire qui lui seront bénéfiques tout en servant les objectifs de l’entreprise. Mais comment conserver cette authenticité au fil du temps?

Comparons les heures passées au travail et celles en vacances

En principe, nous pensons qu’il s’agit de deux périodes bien distinctes. Mais regardons-les de plus près et nous verrons qu’elles se ressemblent sur plusieurs points. Pourquoi? Autant au travail qu’en vacances, nous serons appelés à faire certains travaux sans pouvoir y échapper. En vacances, nous aurons des tâches à exécuter : par exemple, si nous sommes en camping, il nous faudra monter la tente, chercher du bois, préparer les repas et j’en passe. En voyage, il nous faudra faire des choix, effectuer toutes sortes de recherches, établir notre itinéraire, s’informer pour les bonnes directions, réserver un hôtel, des restos et autres, etc. Malgré ces menus travaux, jamais personne n’osera nier qu’il n’est pas en vacances.

Au travail, c’est exactement la même chose. Nous connaîtrons des moments de vacances, de repos, de détente, de plaisir, et de douceur. Sur la route du travail, on pourra observer la beauté du trajet. Aux pause-santé, apprécier un entretien avec un collègue. Préparer un dossier particulièrement motivant peut aussi nous apporter beaucoup de satisfaction; ou rencontrer un client intéressant, entre autres. Nous sommes plus souvent qu’autrement en courtes périodes de vacances. Et c’est génial! Le remarquer facilite de beaucoup la vie au travail. Tout devient plus simple, aisé, amusant, peut-être même moins décourageant et stressant. En savourant chacun de ces moments de vacances qui nous sont offerts, nous sommes mieux disposés à être authentiques. Les moments, pourtant nombreux, à travailler pendant nos vacances, passent souvent inaperçus. L’opposé est aussi vrai. Les moments de grâce et de vacances pendant nos périodes de travail, passent également inaperçus, mais cette fois-ci à notre détriment. Il nous faudra donc apprendre à les vivre consciemment, à les identifier et surtout à en profiter. Ces minutes précieuses nous feront un grand bien, et favoriseront notre créativité. La fatigue et le stress diminués par ces courtes pauses de vacances aideront notre corps et notre esprit à répondre différemment. Il nous sera plus facile de jouer la carte gagnante, celle d’être et de vivre. Et nous serons plus authentiques.

Rajouter cette notion de vacances à chaque jour n’est pas à dédaigner. Mais comment faire? Changer nos croyances serait-il une piste intéressante pour y parvenir? N’est-il pas utile, aidant et agréable de croire que chaque jour nous apportera son lot de bonheur, de joie et de détente aussi bien au travail qu’en vacances? Faisons l’exercice de nous amuser à vérifier certaines de nos croyances, et privilégions les plus profitables et les plus satisfaisantes. Nous nous autoriserons alors plus facilement le droit et la capacité d’être en vacances chaque jour. Nous nous permettrons de reprendre notre seul et unique rôle dans chacune de nos fonctions, que ce soit mère, épouse, employée, femme d’affaires, amie, confidente, père, époux, employé, homme d’affaires, ami, confident. Et notre vie s’en verra doublement enrichie et améliorée.

Les entreprises ont déjà réagi

D’ailleurs cette stratégie de vacances quotidiennes n’a rien de nouveau. Les entreprises l’ont instaurée depuis déjà un certain temps. Ne sont-elles pas de plus en plus nombreuses à nous offrir des salles de gym, ou de ressourcement offrant des jus santé, des chaises confortables, des services de conciergerie, etc.?

Pourquoi les entreprises s’affichent-elles plus coopératives, davantage à l’écoute de leurs employés et certainement moins limitatives avec leurs employés? Parce qu’elles estiment qu’un employé content a plus de chance de générer de meilleurs résultats. Et des employés valorisés et appréciés sont plus susceptibles de créer et d’être eux-mêmes.

L’entrepreneur et l’employé auront tout à gagner à valoriser la confiance et les efforts de chacun pour de meilleurs résultats : deux ingrédients nécessaires à une recette gagnante. À nous d’être sincère et de rester nous-même à chaque instant, autant dans la vie quotidienne qu’ailleurs. Travaillons comme si nous étions à chaque jour en vacances, et nous serons portés vers la réussite autant professionnelle que personnelle.

Créer en famille, créer sa famille, en toute simplicité

La réussite d’une rencontre créative en famille nécessite la réunion de plusieurs conditions, comme pour tout acte de création. L’une d’elles consiste bien sûr à se réserver un lieu adéquat (séjour, chambre, sous-sol, etc.) et une plage de temps suffisante pour ne pas étouffer dans l’œuf une activité qui a besoin de prendre son envol. Il s’agit également de se faire plaisir et de miser sur la confiance, en soi et dans nos proches. L’importance de cette démarche familiale réside bien moins dans l’objectif à atteindre, que dans l’écoute de notre processus créatif, un pas après l’autre et en toute simplicité avec ceux que l’on aime. Enfin, les encouragements, l’esprit du jeu et la spontanéité sont de fidèles alliés pour éviter le sabotage de l’autocritique et des jugements de valeur sur autrui. Très nombreux sont ceux qui dénigrent leur propre potentiel créateur. J’ai fait partie, moi-même, de ceux dont le verdict est en général sans appel, aussi tranchant que la lame du bourreau : « Moi, je ne suis vraiment pas doué en dessin! » ou « Je ne sais pas écrire ». Il est étonnant de constater à quel point l’autocritique – et l’autocensure qui peut en découler – sont des modes de pensée pour lesquels tant de gens développent presque du talent. Une sorte de conditionnement dès le plus jeune âge a relégué la création à une pratique secondaire, voire tout simplement inutile, et réservée à une élite d’intouchables. Pourtant, faire du beau m’apparaît totalement accessoire, tandis que risquer d’être vrai, au diapason de soi-même, constitue le défi majeur de la vitalité.

C’est en devenant père que j’ai expérimenté des jeux créatifs au sein de la famille, afin de tisser des liens plus subtils entre parents et enfants, mais aussi à l’intérieur du couple. Cela a confirmé une fois de plus que la créativité, cet élan vital qui caractérise l’être humain, coexiste autant chez l’enfant que chez le parent adulte. Dans un univers où le travail et le temps prennent beaucoup de place, la créativité rapproche et consolide. Depuis que notre enfant, le plus grand, est en âge de nous accompagner dans nos créations, nous nous retrouvons régulièrement pour du dessin, des collages, de la peinture et des créations originales autour de la table de la cuisine. Ces moments exceptionnels font aujourd’hui partie de notre quotidien. Pour réaliser des cadeaux, bien sûr, mais surtout sans objectif particulier, pour passer un moment de détente et de plaisir, ensemble. L’avantage est aussi de reléguer aux oubliettes pour quelques heures l’omnipotence des écrans de télévision, de jeux et de téléphonie, capables d’aspirer toute une famille dans son gouffre de passivité et d’individualisme.

Cette initiative créative est aussi venue bousculer des traditions ancrées depuis des générations, comme Noël et les fêtes d’anniversaire. La croissance de nos enfants a coïncidé avec une surabondance de cadeaux souvent inutiles et dispendieux. Cette tendance ne cesse de s’accroître, avec à chaque fois la torture quasi-obligatoire, pour nous autant que pour les autres, de « faire plaisir » et de trouver une bébelle à chacun. En particulier, cette tradition de fêter on ne sait plus trop quoi – le changement d’année, la naissance d’un messie ou l’arrivée du gros barbu par la cheminée – me pèse de plus en plus péniblement. La question s’est posée et se pose encore avec acuité : comment sortir de la spirale infernale du cadeau obligé? Cela n’a pas été facile et ce n’est pas encore gagné, nous avons pourtant introduit l’idée d’offrir « autre chose » à nos proches. Quelque chose de plus humain, dans lequel nous investissons temps, passion et bonne humeur. Nous risquons une attitude différente, démontrant à chaque fois qu’il est possible de s’amuser, et de grandir aussi, dans une activité de créativité familiale. La dernière fois, nous avons ainsi disposé de vieilles chutes de contreplaqué, de colle et de restants de peinture, auxquels se sont rajoutés roches, bois flotté et morceaux de verre dépolis ramassés sur la grève de Tadoussac. Cet assemblage magique a permis la fabrication de cadres à photo très originaux. Dans ces moments-là, plus besoin de parler, car ce sont les mains qui se mettent à raconter, les pinceaux qui chuchotent et les sourires qui créent la connivence. Notre œuvre collective est surprenante, inattendue et n’apparaîtra sûrement pas dans une galerie d’art. Pourtant, elle a été remise par mon fils à ses grands-parents, et je sais que ce présent « fait maison » représente bien plus qu’un cadeau ordinaire. Imparfait, croche, mais unique.

Programmer sa vie

L’hiver dernier, je signais un texte sur la magie de l’âme, sur l’âme qui agit. Combien, parmi vous, ont pris le temps de capter les pensées restrictives afin de les remplacer par des pensées plus adaptées à ce que vous voulez dans votre vie? Cela n’est pas toujours évident à faire pendant l’été.

À l’ère des téléphones intelligents, nous avons tous un GPS intégré à notre appareil. Nous avons tous un tel GPS à l’intérieur de nous. Il nous est relativement facile d’activer ce GPS afin qu’il puisse nous guider vers, et surtout, dans la bonne voie pour nous. Comment faire? Pour ce faire, j’utilise une forme bien particulière d’hypnose, l’hypnose spirituelle.

Vous pouvez vous installer conforta­blement, dans un endroit calme, et fermez les yeux. Permettez à votre corps de se déposer sur la surface sur laquelle vous êtes installé. Respirez normalement, lentement. Rendez votre respiration de plus en plus abdominale… comme si vous laissiez votre ventre respirer pour vous, comme si le ventre respirait à votre place. Et, pendant que le ventre respire à votre place, prenez conscience de tout ce qu’il y a sous vos pieds… jusqu’au centre de la Terre. Ensuite, prenez conscience de tout ce qu’il y a au-dessus de vous, l’air dans la pièce, le plafond, le toit de la bâtisse, le ciel, les nuages… remarquez comment le ciel est bleu au-dessus des nuages, comment les nuages, qui sont maintenant en dessous de vous, sont blancs… comment, ils pourraient être comme un tapis de ouate blanche, un tapis moelleux. Et le soleil qui plombe sur vous, qui vous réchauffe d’une chaleur confortable… le vent doux dans vos cheveux.

Vous savez que vous êtes conforta­blement installé, en toute sécurité. Alors vous pouvez vous permettre d’explorer, vous pouvez vous permettre d’imaginer tout ce que vous voulez. Aucune limite. Vous êtes l’architecte du lieu que vous imaginez. Vous pourriez même vous permettre de voir un sentier, un sentier qui vous invite afin de marcher. Imaginez que vous vous autorisez à marcher sur ce sentier, sentier qui traverse un magnifique jardin inté­rieur… Et imaginez ce jardin intérieur. Regardez comment il est composé. Vous pouvez lui donner la forme que vous voulez, car il s’agit de votre jardin intérieur à vous. Ce jardin intérieur est le vôtre, et seulement vous pouvez y avoir accès. Vous pouvez donc vous permettre d’être vous-même dans ce jardin intérieur… aucun filtre, aucune limite, juste vous et votre imagination.

Vous pouvez vraiment vous permettre de donner la forme de votre choix à votre jardin intérieur. Vos fleurs préférées, les arbustes que vous voulez, un petit ruisseau… ruisseau d’eau pure et limpide qui coule doucement… ruisseau qui coule au fil du temps… de ce temps qui coule au fil de ce ruisseau. Et vous marchez dans votre sentier, sentier de vie qui prend la forme que vous voulez bien lui donner, sentier qui peut traverser un sous-bois, qui peut traverser un champ, un champ de fleurs, fleurs qui ondulent au rythme du vent, qui ondulent par vagues irisées, vagues qui s’étirent au fur et à mesure que le vent se calme. Ressentez l’odeur de ces fleurs qui remonte jusqu’à vos narines. Remarquez comment cet endroit est calme. Cet endroit que vous meublez en fonction de vos désirs. Sentier que vous orientez en fonction de vos aspirations, de ce que vous voulez vraiment. Permettez-vous de ressentir la plénitude et la joie de vous retrouver dans cet endroit très précis et précieux pour vous.

Ainsi, vous programmez votre GPS, GPS qui ne manquera pas de vous guider vers vos buts et objectifs. Ainsi, votre âme va agir, comme par magie, en fonction de ce que vous avez programmé dans votre GPS intérieur.

Vous me permettrez de reprendre une phrase célèbre : « Ainsi, aujourd’hui devient le premier jour de votre nouvelle vie. »

Lettre d’amour à l’été

Belle saison tant chérie,

Nous t’écrivons ces quelques mots pour rendre hommage à ton éblouissante beauté que tu déploies avec une créativité infinie. Nous n’allons pas te le cacher : depuis longtemps, nous nous habillons le cœur pour ta venue et attendons le retour de ta lumière dans le quotidien de nos vies. Te voilà enfin, étirant la longueur des jours et éclaboussant le ciel d’une chaleur remplie de tendresse. Alors comment pouvons-nous nous rapprocher de toi afin d’entrer, nous aussi, dans ta danse si magnifique?

MARCHER. L’été, nous pouvons enfin marcher légèrement vêtus et laisser la douceur de l’air caresser notre peau. Lorsque la température extérieur se rapproche de celle de notre corps, une sensation émouvante de faire partie de notre environnement nous enveloppe. Les pores de notre peau s’ouvrent pour laisser entrer toutes les notes de la symphonie de l’été. Pendant qu’on marche, le mental se tait momentanément avec révérence et laisse place au ressenti du corps en mouvement. Osons aussi aller pieds nus… dans l’herbe fraîche, dans le sable fin, sur les roches et la terre humide. Marchons de tout notre être, embrassant affectueusement la terre avec la plante de nos pieds. Chaque pas n’est-il pas une occasion de laisser sur la planète notre empreinte de joie et de paix? Chacun de nos pas devient une offrande d’amour à la terre et nous rappelle immédiatement notre appartenance à cette nature vibrante.

OUBLIER. Et si, pour un moment d’éternité, nous arrivions à oublier le nom des choses? Car en apprenant les mots, peu à peu, nous avons commencé à nous méprendre, à penser que l’arbre est simplement un mot : arbre, alors que ce qui s’élève majestueusement, avec des bras qui embrassent le ciel et d’autres bras qui embrassent la terre, est un pur mystère. Le mot est utile, bien sûr, mais il n’est pas la chose. Le mot fleur ne nous dit rien de la délicate danse de l’ouverture de ses pétales ni de l’enivrement de son parfum unique. Il devient donc urgent de lever le voile sur des concepts que crée le mental qui est sans cesse occupé à étiqueter, à évaluer et à comparer. Sortir de notre tête nous permet de percevoir directement à partir d’un espace au-delà des mots. Lorsque le cœur regarde le monde, il touche immédiatement le tissu vivant de l’existence.

SE DÉTENDRE. Lorsque que tombe le voile des concepts fabriqués par le mental, un état de profonde détente nous gagne… une sensation paisible d’être ici dans le maintenant. Ce lâcher-prise est une grâce toujours accessible. Ce maintenant de l’instant présent est extrêmement important, car il est tout ce que nous avons et tout ce qui est réel. Lorsqu’on accorde peu d’importance à nos pensées, celles-ci nous abandonnent; elles s’éloignent et finissent pas se taire; nous plongeons malgré nous dans l’expérience de vivre. À prime abord, cela semble trop simple et presque insignifiant. C’est que la beauté de l’été est timide et a besoin de notre attention pour commencer à se dévoiler. Soyons bien attentif à nos perceptions sensorielles : le vent qui frémit dans les arbres et joue dans nos cheveux, la pureté du gazouillis des oiseaux et la sensation émouvante d’être en vie à chaque respiration. Soudain, il n’y a que la vie qui reconnaît la vie. Alors que se ferme le fossé qui nous sépare de notre expérience, nous nous retrouvons dans une profonde intimité avec l’instant. De là, notre relation avec notre expérience ne peut que se remplir d’amour. Cueillir le présent d’un seul instant est un pur miracle.

Cher été, merci de tes caresses qui parlent de l’amour de la vie pour la vie. Merci pour ta beauté qui reflète notre propre beauté. Merci de nous rappeler le chemin du retour vers le cœur de notre être, là où nous sommes pure présence. Merci de nous ré-enchanter. Comme nous t’aimons! Et c’est signé : les humains et humaines, frères et sœurs des oiseaux, des arbres et des ruisseaux.

Une rencontre avec… Bertrand Desfossés

Massothérapeute pendant 30 ans, il a été le cofondateur et directeur du Centre d’épanouissement psycho-corporel de l’Outaouais.
Entrevue par Carole Verdon

J’ai eu le bonheur de vivre une rencontre de trois heures avec cet homme de cœur. Je n’ai pas pris de notes, j’ai écouté ses paroles, une à une; un petit enregistreur entre nous. C’est un homme à l’intelligence analytique, vivement là dans le moment présent, pour qui le rapport humain est de l’ordre du sacré. Intuitif, il possède un flair remarquable; qualités plutôt nécessaires quand on est massothérapeute.

Un désir né d’une privation dans l’enfance, voilà d’où est venue sa motivation à devenir massothé­rapeute. Son père, atteint de tuberculose, était contagieux. C’est avec un trémolo dans la voix qu’il exprime avoir été privé du toucher, des embrassades et des accolades. Un manque qui va durer des années, années pendant lesquelles, pour compenser et se contenter, il touchera la guitare, du bois, des tissus, de la matière. « C’était instinctif. Je me suis nourri avec de la matière, mais j’étais en manque de contacts affectifs avec un humain », enchaîne-t-il.

Portant instinctivement cette cons­cience du toucher, il sculptait du bois avec un canif et fabriquait des objets avec ses mains. Il dira : « Je sentais que mes mains avaient une mission plus élevée… » Bien qu’il ait trouvé intéressant de travailler comme bûcheron, menuisier et mécanicien, il sentait un vide et n’était pas nourri par un toucher relationnel. Puis, à cette même époque, la mentalité, les tabous face au corps et au toucher étaient présents dans l’ensemble de nos rapports humains.

Je lui ai posé la question qui me brûlait les lèvres : qu’est-ce le mot toucher évoquait pour lui? Sans même hésiter, il m’a parlé d’une démarche en abandon corporel qu’il a amorcée en 1976, démarche qui lui a permis de découvrir la puissance du toucher à propre­ment parler : « Quand le thérapeute touchait­ le dessous de mon pied avec le bout de son majeur ou encore au creux de mon plexus solaire, ça ouvrait tout un registre de sensations internes. » À cela s’ajoute le toucher présence, indissociable de l’aban­don corporel, qui consiste à laisser émerger progressivement ce que le corps a enregistré.

Cette démarche lui a servi de déclencheur pour finalement en faire un tremplin vers la massothérapie. Une envie irrésistible et soudaine le poussa à offrir à des participants du groupe de masser intuitivement leurs pieds pendant les pauses. « Ça m’a conduit à l’évidence des bienfaits et de mon intérêt pour le toucher; de là, j’ai développé le goût d’aller plus loin. »

Voilà que sa passion et son goût pour le massage le poussent à suivre, entre 1982 et 1988, de nombreux ateliers d’exploration du massage. L’année 1988 sera une année marquante puisqu’il termine une formation professionnelle en massage Shiatsu et Suédois, à Québec. La même année, diplôme en main et membre de la FQM, il fonde, avec un petit groupe, le Centre d’épanouissement psycho-corporel de l’Outaouais, qu’il dirigera jusqu’en décembre 1994. Satisfait de son implication, il s’envole pour un voyage au Costa Rica et par la suite, de 1995 à 2012, il travaillera à son compte.

Plus j’écoutais Bertrand, plus je comprenais qu’être massothérapeute est un art et que, par l’exploration du toucher, il avait appris beaucoup sur la nature humaine, mais aussi beaucoup sur lui-même.

Dès la naissance, être touché fait partie des besoins fondamentaux de l’être humain, mais dans nos vies, le toucher n’est pas toujours à notre portée. Le massage vient combler ce besoin pour certains; d’ailleurs, Bertrand est clair là-dessus : « Parfois, la personne arrivait en me disant clairement : “J’ai besoin d’un massage, je n’ai pas été touchée ça fait des mois. J’ai besoin d’être touchée!” Au-delà du massage musculaire, elle avait ce besoin d’une présence, d’être enveloppée d’un toucher nourrissant. »

La cartographie du corps : une mosaïque de mémoires, de blessures et d’émotions. « Le corps prend la forme de ses expériences agréables et aussi de ses traumatismes. Des parties sont libres et confortables, tandis que d’autres sont tendues et chargées d’émotion. » Le massage peut-il alors être une voie pour se retrouver soi-même? « Les couches de résistance relâchent d’une séance à l’autre et, progressivement, la personne arrive à ressentir plus d’harmonie dans l’ensemble de son corps. C’est souvent la surprise de la personne de sentir qu’en s’ouvrant de plus en plus, c’est le meilleur d’elle qu’elle découvre. »

J’ai appris pendant ma rencontre avec Bertrand que, si une personne n’aime pas une partie de son corps, elle dira :­ « Je ne veux pas que tu me masses le ventre, ou autre… » « C’est souvent là un besoin en privation, parce que c’est une partie d’elle qu’elle refuse. Ces zones contiennent des mémoi­res ou des traumatismes que je me dois de res­pecter et d’apprivoiser tranquillement avec elle », explique-t-il.

Quel est le plus grand bienfait d’un massage? « Par la relaxation, c’est de rentrer chez soi, de reconnaître ses propres cellules à travers l’expérience, c’est de s’approprier son corps. Par les sensations éprouvées, j’habite plus mon corps, j’en deviens plus propriétaire. Tout ça est activé par le toucher et les différentes manœuvres du massage. »

Au moment d’écrire ces lignes, j’écoute un air de violoncelle, un air vibrant, enveloppant, remuant, et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le geste du toucher en massage, duquel on peut dire qu’il est un véritable soin profond, relaxant, enveloppant et rassurant.

Le mot massage tire son étymologie du mot grec massein, de l’hébreu mashesh et de l’arabe mass dont le sens est palper, pétrir, presser légè­rement. Sept cent vingt mille terminaisons nerveuses font de la peau l’organe privilégié du bien-être. C’est probablement ce qui fait­ dire à Bertrand : « La détente en soi est le principal objectif pour que la personne prenne le temps de se ressentir. »

Pour bénéficier au maximum des bienfaits d’un massage, Bertrand recommande de prendre un bain ou une douche chaude avant le massage, pour libérer les toxines de la peau, pour détendre les muscles et les conditionner à être massés. Après le massage, il est préférable de garder un temps pour soi afin de maintenir l’état de détente.

À celui qui m’a parlé de relations humaines, de toucher et de massage pendant trois heures et qui affirme que le massage est l’une des plus riches expériences de sa vie, j’ai demandé : quand je dis le mot tou­cher, qu’est-ce qui monte en vous? « C’est une nourriture, une communication, une complicité avec l’autre dans le non-verbal, un accompagnement dans l’harmonisation de soi. »

J’étais curieuse de savoir quels sont, d’après lui, les motifs pour vouloir devenir massothérapeute? « Pour prendre soin, se découvrir, travailler sur soi, pour s’harmoniser soi-même. La plupart des raisons initiales, instinctives, c’est que la personne veut faire du bien, elle veut masser les autres, mais c’est un prétexte parce que ça lui fait du bien à elle de prendre soin, d’être en contact, de toucher; alors, elle veut devenir massothérapeute. Elle découvre qu’elle se nourrit en faisant ça, et c’est ça qui la motive à bien faire ce qu’elle fait. »

Bertrand a été une figure marquante dans le monde de la massothérapie en Outaouais. À celui qui a enseigné durant sept ans et pratiqué durant trente ans, j’ai appris qu’il avait cessé toute pratique en 2012. Avec une émotion palpable, il m’a confié : « Le dernier massage que j’ai donné, c’est à ma conjointe. C’est avec elle que j’ai eu le privilège de mon der­nier massage. Je n’en ai pas redonné après son décès. Je l’ai accompagnée avec mon cœur et mes mains pendant ses huit mois de soins palliatifs à la maison. J’honore ces moments d’intimité où le toucher a pris la place des mots… »

« Il m’arrive de masser des pieds et des mains à l’occasion, mais je sens que ma mission en massage est accomplie. Le toucher m’a fait rencontrer le plus beau de l’humain, au-delà de son enveloppe. »

Pour ma part, j’ai été honorée de rencontrer Bertrand Desfossés et de plonger avec lui dans une mer de mots, d’émotions et de partages. Cela m’a profondément enrichie, et je tiens ici à le remercier du fond du cœur.