Vivre avec la conscience-une

Le chemin menant à la conscience de l’être est à l’inverse de notre éducation contemporaine. Dans notre jeune âge, nous apprenions à être dans le monde du faire et à travailler fort à l’école, ça s’est poursuivi dans notre vie professionnelle afin de se bâtir un nom et d’avoir une certaine sécurité financière nous permettant enfin d’être bien. On nous enseigne donc à faire pour avoir afin d’être.

La voie conduisant à la source est l’INVERSE DE CELLE APPRISE. Dans un premier temps, apprenons à contacter l’être en nous qui est le lien avec la source originelle. Nous en imprégnant, nous serons témoin de l’émergence de talents, de dons. De se réaliser en cultivant nos talents et nos dons, tel est le travail qui nous mettra en lien avec la grande abondance cosmique. En bref, tout part de l’être. Être en lien avec la source, pour faire évoluer nos dons et avoir accès à l’abondance cosmique.

Le grand défi du 21e siècle n’est pas de verrouiller la porte, de décrocher le téléphone, de s’isoler dans notre chambre et d’entrer en méditation pour contacter l’être en nous. Bien que l’expérience de ce lien est une chose des plus agréables, le véritable défi est de maintenir ce niveau de conscience tout en étant présent à nos occupations. Puisque la fréquence de cette conscience supérieure en est une d’amour et de paix, convenons qu’il serait impossible de vivre la pleine conscience dans un quotidien au service d’un travail qui n’est pas en harmonie avec nos talents et nos dons et où nous serions malheureux.

Puisque la conscience de l’être en nous en est une de paix et d’amour, un grand maître ayant vécu il y a deux mille ans a dû faire la paix avant de s’unifier à la source. Juste avant de mourir, il cria : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font! ». Si ce grand maître devait être en paix avant d’entrer dans la conscience divine, n’allons pas croire qu’il en sera autrement pour nous.

Notre processus d’être un avec l’un commence par un grand nettoyage dans notre vie. Ce faisant, nous allons probablement créer un désert dans celle-ci en y enlevant tout ce qui n’est pas ou n’est plus en harmonie avec notre être intérieur. Puis nous serons invités à rebâtir notre vie en étant au service de notre âme, de nos désirs profonds, non ceux que nos parents ou la société nous ont projetés, ceux qui précédaient notre incarnation. Dans ce monde à l’image de nos aspirations, nous aurons le cœur plus léger et nous pourrons demeurer plus aisément en lien avec la conscience de l’être tout au long de la journée. Le meilleur de nous n’est plus au service de notre carrière, mais au service de notre évolution, laquelle peut passer par le perfectionnement de nos talents. Arrêtons tout ça! Nous sommes à échelonner des étapes vers une conscience supérieure sans avoir défini cette dernière.

La grande puissance universelle du bien est en chacun de nous. Nos faiblesses aspirent à elle. Notre mental limité aspire à sa connaissance. Nous avons aussi besoin de sa foi pour calmer nos peurs. Quelque part dans notre évolution spirituelle, il nous faudra nous abandonner avec nos faiblesses, nos peurs et notre dénuement à cette puissance.

Notre foi en cette puissance amène cette dernière à réagir semblable à une loi du bien travaillant pour nous. C’est par le biais de cette loi du bien que nous pouvons exercer notre pouvoir de cocréateur avec la source. L’Esprit est la cause et tout ce qui existe en est l’effet. Tous autant que nous sommes représentons les multiples mentalités du mental absolu qui lui est toujours un. C’est parce que ce mental-un de la source coule en nous que nos pensées ont un pouvoir créatif. Notre ego peut aller se rhabiller, il n’y est pour rien…

L’humain est un centre individualisé de la pensée universelle. Au moyen du centre individualisé que nous sommes, l’univers trouve un nouveau point de départ pour que la puissance cosmique opère sa grande loi créative. Grâce à elle, nous avons un pouvoir d’autorité sur notre propre vie. Nous ne pouvons changer la loi qui a créé tous ces éléments indésirables qui nous ont réduit à l’esclavage affectif, professionnel ou autres, mais nous pouvons nous affranchir de ce qui nous avait enchaîné. Par notre pensée, nous pouvons causer une nouvelle chaîne de causation. Il n’y a qu’un mental et notre vie est le reflet de l’emploi que nous en faisons. Tout ce que la vie fera pour nous, c’est ce qu’elle fera par nous. Si je ne mets pas mes pensées au service de mes aspirations, la vie ne le fera pas pour moi.

Vivre dans la conscience originelle, c’est vivre en état d’amour. La conscience-une se tourne vers nous, lorsque nous vibrons à la fréquence de la paix et de l’amour universel. Puisque nous avons du pouvoir par la pensée, nous pouvons choisir de voir ce qui est beau et ce qui est bon en toutes choses, en toutes situations et en toutes personnes; un peu comme si nous étions à la recherche constante de la conscience-une dans tout le manifesté. Notre quête vers elle, la fera descendre en nous. Et c’est dans cet état de grâce que nous irradierons la paix et l’amour dans ce monde. Au service de l’un en nous, devenons un fleuve de paix, d’amour et de lumière pour l’humanité.

L’imaginaire, un outil intuitif et thérapeutique accessible à tous!

Les guérisseurs intuitifs pratiquent l’intuition sans aucun support : aucune carte, aucun pendule, aucun artifice. L’intuition est utilisée pour élargir notre compréhension de nous-mêmes et pour favoriser la santé. On affirme souvent que l’intuition est un don, mais si elle était accessible à tous? Et si l’imaginaire en était le principal ingrédient?

Après avoir appris à développer mon intuition et des techniques de travail énergétique auprès de guérisseurs, je me disais que si j’étais devenu intuitif, c’était que quelque chose me le permettait, quelque chose de normal, accessible à toute personne. C’est alors que je compris que l’imaginaire est doté d’une extrême intelligence.

Illettrés de l’imaginaire, nous avons oublié que cet univers est un langage permettant de communiquer avec l’intelligence universelle qui anime toute chose. Pour retrouver ce langage, je propose une approche intuitive originale que je nomme l’Écoute Imaginaire. L’écoute dont il est question ici se fait avec notre cœur et elle permet d’élargir notre compréhension de nous-mêmes et des autres. L’écoute permet aussi d’équilibrer les énergies qui perturbent le champ d’énergie. Mais comment développer ces habiletés? Voici quelques notions qui permettent de mieux comprendre comment l’imaginaire favorise le développement de l’intuition et s’avère un outil essentiel pour équilibrer les énergies vitales.

Votre corps vous parle, écoutez-le!
L’imaginaire est d’une simplicité infantile et est accessible à tous. Il permet de quitter la référence rationnelle pour découvrir un nouveau langage qui utilise les sens visuel (images), auditif (voix intérieures) et du toucher (sensations) pour communiquer avec nous. Supposons que vous ayez un désordre du foie. Pourquoi ne pas utiliser votre imaginaire pour communiquer avec lui? Vous pourriez par exemple percevoir votre foie comme un ballon crevé. Votre rationnel pourrait alors être tenté d’interpréter ce que vous percevez. Par exemple, vous pourriez attribuer l’image du ballon à vos habitudes alimentaires. Piège! Vous venez de couper la communication avec l’intelligence qui anime votre foie. Que faire pour rétablir la communication? Vous devez d’abord accepter que la représentation imaginaire de votre foie a un message à vous transmettre. Et oui, votre imaginaire est intelligent, immensément intelligent. Il suffit d’oser lui faire confiance pour le découvrir.

Poursuivons notre exemple. Vous pourriez vous adresser à l’image du ballon crevé et lui demander quel est son message. Une image de vous dans un état d’impuissance pourrait alors surgir dans votre imaginaire. Vous pourriez aussi ressentir une violente douleur au foie ou encore entendre une voix vous dire que vous êtes perdu. Il serait facile de vous identifier à l’émotion que cela génère et perdre contact encore une fois avec votre foie. Une bonne communication requiert d’adopter un rôle de témoin actif et de faire confiance à la volonté de communiquer de l’imaginaire. Comment? Vous pourriez poser d’autres questions à la manifestation imaginaire afin d’approfondir votre compréhension de son message. Par exemple, vous pourriez demander à l’image d’impuissance quelle est sa raison d’être. Une voix pourrait vous répondre que vous êtes découragé car vous êtes trop empressé de concrétiser vos projets. Elle pourrait aussi vous dire de prendre votre temps, faire un horaire, planifier. Bravo ! Vous avez réussi à communiquer avec votre foie et à prendre conscience de ses besoins.

Rétablir les voies de communication
Après avoir appris à communiquer avec votre corps par le biais de l’imaginaire, vous pourriez aller un peu plus loin et intervenir sur les déséquilibres que vous percevez dans l’imaginaire, et ce, afin de rétablir l’harmonie. Ces perturbations affectent la circulation d’énergie et sont le reflet de pensées et d’émotions que vous n’avez pas su entendre. Pour rétablir l’équilibre, vous devez accepter que l’imaginaire est créateur et qu’il peut créer dans l’immédiat tout ce qui est nécessaire pour harmoniser votre corps. À mesure que votre corps trouve un nouvel équilibre, vous allez constater que de nouveaux messages se manifesteront à vous. Reprenons l’exemple du foie. Une voix intérieure vous dit que votre foie est rigide. Vous pourriez alors questionner votre foie afin de lui poser la question-clé : que puis-je faire pour t’aider? Aussitôt, votre foie pourrait vous communiquer qu’il souhaite que vous soyez plus doux avec lui. Vous pourriez alors décider d’utiliser votre imaginaire afin d’envoyer de la douceur vers votre foie.

Les multiples possibilités de l’imaginaire
Un jeu d’enfant, direz-vous?
Exactement. Le seul problème, c’est que nous sommes coupés de notre enfant intérieur et que nous avons appris à ne pas écouter notre sagesse intérieure. C’est pourquoi, nous devons retourner à l’école de l’imaginaire. C’est uniquement en étant bien encadré que l’on peut non seulement apprendre le langage de l’imaginaire, mais aussi à lui faire confiance au point d’arriver à communiquer avec tout : un organe perturbé, un événement de notre enfance ou de notre vie adulte, une relation interpersonnelle, des mémoires provenant d’autre vies, des énergies transpersonnelles se manifestant sous la forme de guides, etc. Avec un bon encadrement, on peut aussi apprendre à utiliser l’imaginaire dans un cadre thérapeutique afin de décoder les besoins d’une autre personne et de l’aider à rétablir ses propres voies de communication. Les possibilités sont pratiquement infinies.

Pour en connaître davantage, nous vous proposons « L’écoute imaginaire » et « Devenez intuitif ». tous deux publiés aux Éditions Quintessences, Vous pouvez aussi visiter le site internet : www.ecouteimaginaire.com.

Le don de la maturité

À travers chaque étape de la vie se retrouve une opportunité de découvrir un nouveau cadeau. Comme si une porte s’ouvrait graduellement pour nous révéler un horizon inattendu sur nous-mêmes qui, jusqu’à ce moment, nous était demeuré inaccessible. Notre esprit d’aventure et notre curiosité innée devraient saisir cette chance pour renouveler notre sentiment d’amour de soi à travers ces nouvelles opportunités de découvertes.

Cependant la société dans laquelle nous vivons rend souvent cette tâche difficile lorsque la majorité se laisse convaincre d’adopter une croyance qui glorifie ou dévalue certaines étapes de la vie par rapport à d’autres. De nos jours, l’idée de la maturité semble plutôt sombre, surtout lorsque nous sommes assaillis continuellement par des vendeurs de rêves qui s’acharnent à la comparer avec l’éclat de la jeunesse, persistant à garder l’emphase sur un mode de pensée axé sur le matérialisme et la consommation.

Mais la course incessante de paraître jeune à tout prix cache un malaise réel, surtout lorsque nous nous laissons influencer par les conjectures de l’établissement pharmaceutique et médical qui tente de nous convaincre que la maturité signifie nécessairement la maladie. Les réajustements graduels que nos corps subissent sont perçus comme des menaces qui doivent être camouflés à tout prix, alors que l’angoisse rattachée au vieillissement devient une obsession presque journalière. Avec une telle conviction qui oserait vouloir avouer avoir atteint l’âge de la maturité?

Nos croyances

Toute expérience de vie est basée sur la perception que nous formulons suite à l’ensemble de nos convictions. C’est le montage particulier de nos croyances formées à partir de notre conditionnement, nos tendances individuelles et nos formes de jugements qui façonnent la réalité que nous vivons à tous les jours. Si nous désirons transformer notre réalité, nous devons en premier lieu renouveler les idées qui sont ancrées depuis longtemps dans notre inconscient.

Nous sommes tellement habitués de nous laisser influencer par nos dirigeants sociaux et religieux, les médias et les experts de tous genres qu’en tant qu’individus la majorité a presque perdu la capacité de penser pour soi. Tout ce qu’ils veulent, tout ce qu’ils font et tout ce qu’ils pensent vient d’une autorité en dehors d’eux-mêmes et ils sont convaincus que ceci représente la norme. La liberté individuelle de pensée est menacée et à moins que nous ne retrouvions notre pouvoir intérieur, la confusion sur qui nous sommes va continuer de nous aveugler; car c’est vraiment un manque de connaissance de soi qui est à la base de tout déséquilibre. Mais découvrir qui nous sommes et réclamer notre pouvoir individuel demande de prendre responsabilité pour soi-même, et l’idée de ne plus avoir quelqu’un d’autre à blâmer pour nos désillusions entraîne souvent une peur inconsciente.

Sommes-nous prêts à envisager une attitude plus positive face à l’étape de la maturité? Si oui, il est temps de renoncer aux fausses idées qui limitent notre croissance individuelle. Il est temps d’embrasser cette nouvelle liberté qui s’offre à nous et qui devrait être basée sur le respect, l’appréciation et l’acceptation de soi. Certaines coutumes anciennes célébraient déjà cette étape de la vie et savaient reconnaître la sagesse accumulée à travers une vie vécue.

Un acte de liberté

La maturité représente le temps idéal pour explorer la dualité de notre être plus à fond, accueillant d’un côté la nouvelle image que notre corps nous offre et d’un autre côté se réveillant à l’aspect spirituel que nous avons si souvent négligé. Il n’est jamais trop tard pour se réinventer et adopter de nouvelles croyances qui s’alignent plus étroitement avec qui nous sommes devenus. Renoncer à nos anciennes idées programmées qui ne cessent d’imposer leurs exigences sur nos joies est un acte de liberté qui signifie que les craintes, les tourments et les restrictions de notre jeunesse ne s’appliquent plus désormais. L’heure est à la gaieté, à la redécouverte de la grande simplicité de la vie, non au regret du passé. Les trésors que nous avons accumulés suite à nos choix de vie deviennent évidents à mesure que l’épanouissement de notre jardin de vie révèle les fruits mûrs de nos expériences, que l’on se doit de savourer au lieu de les laisser se dégrader dans le sol de nos nostalgies ou de nos préjugés.

Liens d’amour

Et notre âme va retourner chez soi un jour, rapportant avec elle des cadeaux, des récits d’aventures et des gâteries comme souvenirs de ce beau voyage qu’elle avait entrepris dans un corps humain. Les liens d’amour qu’elle aura formés lors de cette expérience de vie unique viendront ainsi ajouter une autre page dans son livre d’histoire de vie éternelle.

La maturité nous accorde finalement le temps et l’opportunité de s’éveiller au plus grand amour de notre vie, en formant un lien conscient avec notre âme, la source même de l’amour éternel qui anime notre existence éphémère.

Bonne maturité à tous et chacun.

Le cadeau en soi

Et si la vie n’était pas mon projet et que je serais plutôt moi-même un projet, un cadeau de la vie? Prenons ensemble cette pers­pective pour un moment. Chacun de nous a reçu un don unique, et notre raison d’être ici sur cette terre est de le découvrir et de le redonner au monde. Il n’y aurait pas d’exception.

Entrons maintenant ensemble dans le mystère de ce don… Quelques-uns d’entre nous l’ont déjà découvert depuis un moment, et le don a commencé à porter fruit. Certains l’entrevoient peut-être et sont émerveillés de sa découverte. D’autres n’ont pas encore déballé le cadeau reçu. Parfois, le don est là, tout près, mais nous ne le voyons pas. C’est qu’il ne ressemble peut-être pas à ce à quoi nous nous attendions. Pourtant, nous le portons à l’intérieur de nous depuis notre enfance. Cette impression de ne pas avoir encore trouvé sa place dans l’univers nous indique que nous ne sommes pas dans notre don. Alors comment le découvrir?

Il se trouve dans notre enthousiasme, mot dont l’étymologie est transport divin. Cet enthousiasme, cette émotion puissante de joie et d’exaltation qui jaillit spontanément s’avère un précieux panneau indicateur sur notre chemin. Celui-ci nous indique : « c’est par ici ». Avez vous remarqué que nous ne déployons pas d’efforts lorsque nous sommes enthousiasmes? C’est bien parce que nous sommes reliés à ce don qui se révèle soudain et donne à voir ce que nous sommes venus offrir.

Notre cadeau se déballe souvent avec tant de simplicité qu’il peut passer inaperçu. Sans feux d’artifices, il s’ouvre la plupart du temps avec discrétion, lenteur et timidité. Aussi, le reconnaître nous demande de l’humilité, car il aura besoin de temps et de soin pour grandir. En lui accordant notre temps et notre attention, il prendra peu à peu de l’assurance. En disant oui à ce qui nous fait vibrer, nous devenons l’humble apprenti de notre don. Celui-ci nous prend doucement par la main et nous enseigne à rester près des valeurs profondes de notre cœur. Progressivement, il élève notre vibration et nous connecte à un profond désir de vivre.

Alors attention : quand nous commençons à redonner notre don, notre société matérialiste et superficielle construite autour de l’égo risque de ne pas approuver. Aussi, ce processus demande de la patience, de la confiance et du lâcher-prise sur la façon dont le cadeau sera reçu. Soyons plutôt attentifs aux indices subtils et à la synchronicité, car déli­catement, l’univers a commencé à conspirer en notre faveur. S’en apercevoir est changer de paradigme.

Lorsque notre don nous trouve, il a souvent l’effet d’une révélation. Il est incomparable et ne demande qu’à être chéri. Et puis, vient le jour où nous recevons des signes d’appréciation, et cela nous remet véritablement au monde. Le don offert et reçu efface l’illusion de la séparation, car nous sommes enfin entrés dans le cycle d’amour du donner et du recevoir de la vie. Ce que nous offrons dans la joie procure de la joie, tout simplement. On peut alors remarquer un sentiment nouveau qui commence à parfumer notre quotidien… c’est ce que l’on appelle le bonheur.

Et puis, s’il n’y avait que cela d’important à faire : déballer et embrasser notre don comme un présent à offrir? Nous en sommes les passeurs essentiels. Il importe de ne pas retenir ce don que nous avons reçu, mais plutôt de le donner encore et encore. Nous sommes invités à l’offrir sans condition, sans attachement, avec amour et générosité. Ne pas donner le cadeau qui est en soi est en fait priver l’univers de notre beauté d’être. Enfin offert, le cadeau en soi vient réenchanter le monde.

Astrologie, au-delà des apparences

L’astrologie, discipline millénaire, est une grille de lecture du ciel, de nativité et d’instants. Le ciel d’un moment, qu’il s’agisse d’un thème de nativité ou d’un événement, reflète les configurations du ciel dans un instant précis. Il est établi selon la date, l’heure précise et les coordonnées terrestres : latitudes et longitudes du lieu.

Une carte de nativité établit les rythmes du natif, ses potentiels, ses périodes d’expansion, d’introspection, de crises et les étapes dans sa trajectoire professionnelle, comme personnelle. Un ciel de nativité repose sur des rythmes de durées variables, dont certains sont très éloignés des repères créés par l’homme : les calendriers. En effet, l’élection d’une carte du ciel enregistre des configurations astrologiques disposant d’une validité bien au-delà d’une année civile. Ainsi, au cours de la vie, des contextes astrologiques durables sensibilisent la personne à des expériences. En raison de leur persistance et de leur caractère, ces expériences, plus ou moins rapidement conscientisées, participent à l’évolution de l’être.

À l’instar du thème de nativité identifiant les phases d’évolution, l’astrologie mondiale cerne les rythmes à échelle collective. Les configurations mondiales reflètent les périodes d’essor ou de ralentissement économique et social, de crises, de stagnation, de renouveau ou de prises de conscience collectives. Les configurations astrologiques mondiales, avec leurs différents rythmes, entrent en résonance avec les cartes de nativité. Le thème astrologique de naissance évolue alors dans ce grand tout.

Le temps d’une vie
La pratique de l’astrologie requiert patience et assiduité pour son assimilation. En moyenne, une quinzaine d’années sont nécessaires pour comprendre la complexité du mécanisme et la subtilité des aspects astrologiques.

Aucun don n’est requis pour acquérir des connaissances en ce domaine. L’astrologie et la voyance sont deux pratiques distinctes, la première s’étudiant et la seconde résultant d’un don. Cependant, la lecture astrologique permet de cerner des périodes et peut se révéler complémentaire à la voyance.

À travers le monde, différents courants et écoles astrologiques composent l’astrologie à laquelle l’étudiant adhère selon sa pensée et sa philosophie. Le temps d’une vie, on n’aborde qu’une parcelle de l’immensité de l’astrologie. La course de certains astres et cycles astrolo­giques autour du Zodiaque est si lente qu’une personne ne peut les voir en intégralité de son vivant.

La discipline repose sur les bases issues du savoir des anciens astrologues, puis s’enrichit des expériences apportées au fil des générations. Nul doute que le savoir astrologique actuel, dispensé par les astrologues contemporains, sera affiné par les futures générations.

Au-delà des apparences
La pratique de l’astrologie propose un voyage au cœur de l’être. Lire un ciel fait vaciller les idées préconçues, car la lecture astrologique va au-delà des apparences. Elle met en exergue l’origine des attitudes et des réactions.

L’astrologie identifie les mécanismes intérieurs et les sensibilités de l’être humain. Les configurations retranscrivent ses rythmes, ses aptitudes, ses élans, son adhésion à un mode de vie, ainsi que ses points de force et de vulnérabilité.

Sa pratique invite la personne à se voir sous un nouvel angle et à poser un autre regard sur les autres. L’astrologie est une expérience éveillant la tolérance. Découvrir sa carte de nativité et celles de ses proches est une plongée dans les coulisses émotionnelles.

En raison de sa capacité à identifier les périodes, l’astrologie offre une perspective telle une vue en hauteur des situations. Elle permet de relativiser les épisodes délicats de l’existence qui sont à l’origine de changements positifs.

Accueillir l’astrologie
Encore décriée dans notre société, dans le folklore populaire, elle incarne l’image d’une pratique basée sur la superstition ou les croyances. Des idées reçues et entretenues par les générations et un manque d’information sur les capacités de l’outil astrologique nourrissent une image erronée. Réduite à l’horoscope, sa dimension reste encore méconnue du grand public.

L’astrologie est reçue différemment selon les zones du globe comme en témoigne sa reconnaissance en tant que science en Inde en 2011. Souhaitons que le xxe siècle continue d’accueillir convenablement cet outil intelligent.

Le plaisir de donner

Maintenant que le temps des Fêtes est à nos portes, les retrouvailles en famille et entre amis se multiplient. Les gens se regroupent et célèbrent une période de l’année propice au cocooning, au partage et au don. Les enfants des uns se mélangent aux enfants des autres, leurs cris et leurs rires se répercutent dans toute la maison pendant que les parents discutent calmement auprès du feu. Dans cette douce cacophonie, alors que la visite reste pour la nuit et qu’on trouve de l’espace pour tout le monde dans la maison, on réalise que le plaisir de se retrouver et de donner est au cœur de ces rencontres. Pourtant, que signifie réellement le don, et quels plaisirs pouvons-nous en retirer?

Donner… les bienfaits pour les autres et pour soi
Dans l’histoire de l’humanité, le concept de don est assez ancien. Il se retrouve dans plusieurs traditions religieuses et humanistes, par exemple par le biais de la charité et de l’obligation morale d’aider son prochain. Le don, qui se traduit par un principe spirituel, pousse les gens à partager avec les autres ce qu’ils aimeraient eux-mêmes recevoir. Donner est un acte qui nous ouvre à l’autre, sans compter que le don et le partage sont des façons de « reconnecter » avec ceux qu’on aime.

Donner fait du bien : c’est la conclusion de nombreuses études scientifiques. Et non seulement donner fait du bien, mais il a des bienfaits tant pour les autres que pour soi. D’abord, donner fait ressentir des émotions positives supérieures aux émotions vécues lorsqu’on dépense pour des biens personnels. Donner fait aimer sa vie et augmente de façon durable le sentiment de bien-être, tout en procurant une sensation générale d’apaisement. On sait également que donner renforce l’estime de soi, fait diminuer le stress et les risques d’accidents cardio-vasculaires, sans compter que, pour certains, donner les aide à se sentir plus riches. D’ailleurs, peu d’activités humaines simples ont autant d’impact sur le sentiment de bonheur.

Que donner?
Les individus tirent de la satisfaction personnelle dans l’acte de donner, et pendant le temps des Fêtes, plusieurs tentent de trouver le cadeau parfait pour ceux qu’ils aiment. Ce désir de faire plaisir va même les pousser à effectuer le petit détour qui leur permettra de mettre la main sur la trouvaille du siècle. D’autres, par contre, s’inquiètent de ne pas savoir quoi offrir, tandis que certains s’attristent de ne pas avoir les moyens d’acheter un petit quelque chose. Pourtant, donner ne se résume pas aux cadeaux offerts et aux achats de biens matériels. Donner et le plaisir de donner s’inscrivent plutôt dans une rencontre qui nous pousse à aller vers l’autre, et cela, sans qu’il ne soit nécessaire de débourser un sou!

Le partage de la joie de l’autre est l’un des trésors de la vie. Voir un sourire se dessiner sur le visage de l’autre dans le simple fait de vivre ensemble un moment de bonheur surpasse, de fait, tous les biens matériels. Ainsi, donner de son temps et de sa présence reste de loin le plus beau des cadeaux. Rendre visite à nos parents, jouer à l’extérieur avec les enfants, partager un repas entre amis, offrir un massage à l’être aimé, aller marcher en pleine nature avec un voisin, fabriquer de ses propres mains un foulard pour notre collègue, apporter une soupe à des nouveaux parents fatigués, les idées ne manquent pas lorsque vient le temps de donner.

Dans le tourbillon que peut rapidement devenir le temps des Fêtes, gardons à l’esprit que l’acte de donner va bien au-delà de l’achat de cadeaux. Être présents aux autres, les envelopper de notre amour et savoir les écouter restent la meilleure façon de toucher leur cœur et de leur dire que nous sommes là.

La clairvoyance en 2016, un sens en plein épanouissement

Depuis quelques années, un grand mouvement nous invite à une plus grande conscience de soi et des limites que nous nous imposons afin de nous libérer de cette conception que nous avons de nous-mêmes et d’entrer dans le plus grand que soi. Dans cet ordre d’idée, je vous invite à une petite réflexion sur la clairvoyance.

Lorsqu’on parle de clairvoyance, on a immédiatement une image qui nous monte à l’esprit : une image de celui ou celle qui la pratique, que ce soit une construction de notre esprit ou quelqu’un que nous avons eu la chance de rencontrer. Simple mais mystérieux, cet être est habité par une sagesse et une capacité cons­tante de percevoir l’invisible, d’entendre des voix qui lui donnent des détails sur ceux qu’il croise, d’entendre leurs pensées, de voir au premier contact des entités ou des éléments de notre physiologie subtile.

Ainsi perçu, jamais vous ne penseriez que ce « don » puisse vivre en vous. Si c’était le cas, vous le sauriez forcément!

Eh bien, voyez-vous, tout ceci n’est pas tout à fait exact…

Laissez tomber le mythe
Depuis que je suis jeune, j’admire cette capacité « surnaturelle ». Bien que ce ne soit pas le désir de l’acquérir qui m’ait poussée et maintenue sur le chemin de la spiritualité, j’ai fait quelques essais (séminaires, ateliers) pour voir si j’en étais dotée, mais sans succès. Au cours des dernières années, j’ai été amenée à remettre en question ma conception de la clairvoyance. Et il se trouve que l’idée que j’en avais était l’obstacle numéro un sur mon chemin, voire le seul! Si je travaille aujourd’hui comme clairvoyante et aide quotidiennement les gens en communiquant avec leurs guides et en amenant une perspective diffé­rente sur ce qui se passe en eux, je peux vous assurer que nous cherchons pour la plupart à la mauvaise place et que, si nous ne vivions pas la clairvoyance au quotidien, notre vie serait vraiment terne, inhumaine et ennuyante. Le clairvoyant n’est pas ce sorcier aux yeux perçants ou cette vieille femme à la sagesse et à la connaissance infinies. Il est en la mère qui ressent intuitivement ce qu’elle doit faire pour son enfant. Il est en l’ami qui a l’intuition d’appeler au bon moment. Il est en la fille qui parle à son père décédé en rêve. Et il grandit en celui qui suit le chemin de la guérison.

Qu’est-ce que la clairvoyance?
La clairvoyance est un sens, au même titre que l’ouïe et la vision, sauf que ce n’est pas un sens physique mais spirituel. Chacun d’entre nous possède dix-huit sens : cinq sens physiques (vue, odorat, ouïe, toucher, goût), les cinq mêmes sens mais au niveau astral et huit sens spirituels (les mêmes cinq premiers, plus la clairsentience, la clairconnaissance et le clairressenti -God feeling). Par clairvoyance, techniquement, on entend donc la vision spirituelle, le moyen de recevoir des informations du monde spirituel par la vision, par des images. En pratique, on parle du clairvoyant dans le sens beaucoup plus large d’une personne capable de percevoir de façon intelligible de l’information provenant des mondes astral et spirituel.

Une capacité dormante en vous
Croyez-vous percevoir des informations provenant de l’astral (la contrepartie invisible de notre monde physique) et du monde spirituel (de vos guides, anges, archanges)? Bien sûr que oui! Vos inspirations, vos impulsions saines, vos intuitions, cette sensation de savoir sans savoir pourquoi… Et c’est sans parler de tout ce que vous percevez au quotidien de votre environnement, des gens qui vous entourent! Toutes ces émotions et ces pensées que vous percevez inconsciemment et dont vous vivez pourtant les effets bien réels. Ce qui vous sépare du clair­voyant n’est donc pas la capacité à recevoir de l’information. Serait-ce plutôt la conscience que vous en avez et la capacité à saisir le sens de toute cette information? Voilà comment prendre conscience de votre clairvo­yance ouvre la porte à une plus grande conscience de soi et des autres, ingrédient majeur du mieux-être.

Coup de Chapeau aux… Grands Frères Grandes Sœurs de l’Outaouais 

La nouvelle grande sœur
par Benoit Laplante

Les Grands Frères Grandes Sœurs de l’Outaouais (GFGSO) cherchent à offrir aux enfants de familles monoparentales l’amitié d’un adulte pour contribuer à leur développement et encourager la persévérance scolaire.

Or, la magie de l’amitié commence­ par une présence. Mais cette pré­sence, il faut la créer. Et c’est là qu’intervient la grande magicienne et Grande Sœur Yvonne Dubé. Sa mission? Faire grandir les GFGSO et faire augmenter le nombre de jumelages auprès de jeunes en manque de modèles positifs.

Diplômée en droit et en criminologie, à la fois spécialiste en démarrage d’organismes sans but lucratif et dans l’organisation de collectes  de fonds, Mme Dubé s’est frottée  aux GFGSO il y a de cela plusieurs années, alors qu’elle travaillait au sein de la compagnie Savers  (Village des Valeurs).

À l’écouter nous raconter son parcours de vie, on comprend pourquoi elle a quitté le secteur privé. Prendre la relève à titre de directrice générale des GFGSO est en quelque sorte un retour aux sources. « Je viens d’une famille de 16 enfants et d’un petit village, au Nouveau-Brunswick, où l’entraide et le don de soi étaient valorisés, raconte-t-elle. De plus, ce que j’ai vu et entendu en travaillant­ au palais de justice d’Ottawa m’a ouvert les yeux sur la réalité de nombreux jeunes souvent laissés à eux-mêmes. »

Le pouvoir du mentorat
Quand elle vous parle des hommes qui manquent souvent à l’appel comme mentors, ainsi que les défis auxquels l’organisme fait face, l’amour véritable qu’elle éprouve pour la cause est palpable. Cette cause, c’est le mentorat. Cette influence positive d’un adulte sur des jeunes. Depuis plus de 100 ans, c’est ce qui fait battre le cœur des Grands Frères Grandes Sœurs du Canada. En Outaouais, l’organisme fait une réelle différence dans la vie des enfants depuis 1983.

Les résultats sont d’ailleurs concrets et éloquents. Plus de 50 % des jeunes jumelés sont plus susceptibles de finir leurs études. Et même 46 % d’entre eux sont plus responsables  et moins portés à consommer de la drogue.

Contribuer à la cause
Un Grand Frère ou une Grande Sœur fait aussi la différence sur le plan social. Quatre-vingt-dix pour cent des Québécois sont convaincus qu’associer un enfant ou un adoles­cent qui intimide les autres à un mentor est un moyen efficace de réduire les risques d’intimidation.  « Des jeunes sans repères ont besoin de modèles positifs pour qu’ils  puissent cultiver une estime de soi, insiste Mme Dubé. La relation d’amitié qui naît d’un jumelage est un excellent remède contre la délinquance ou le décrochage scolaire, par exemple. »

Plusieurs jeunes garçons de 6 à  14 ans attendent d’être jumelés à un Grand Frère. Les GFGSO recherchent­ activement des hommes de 18 ans et plus intéressés à s’engager béné­volement comme mentors. « On a un cruel manque de modèles masculins, admet la directrice générale. À raison de quatre heures par semaine seulement, vous pouvez illuminer la vie d’une jeune. »

Sauts en parachute
L’organisme est toujours à la recherche de financement. Sa prochaine collecte de fonds aura lieu le samedi 6 juin (ou le 13 juin en cas de pluie) à l’aéroport exécutif de Gatineau.Vous êtes invités à venir sauter en parachute avec un professionnel du centre de parachutisme Go Skydive au profit d’un enfant de votre communauté. « Cette activité symbolise pour nous l’importance et la force des liens d’amitié qui naissent entre mentors et mentorés », fait valoir la directrice générale. Tous les fonds amassés serviront au développement et au maintien des programmes de mentorat.

Les GFGSO organisent aussi des collec­tes à domicile d’objets usagés. « Nous accueillons chaudement livres, ordinateurs et vêtements, ajoute­-t-elle. Tous ces dons visent à créer des moments d’amitié magiques! »

Une présentation vidéo a été produite par le réalisateur et producteur Jalal Aouatif. Elle peut être visionnée en ligne sur https://www.youtube.com/watch?v=i64-7yeymKY&feature=youtu.be