Cheminement rencontre

L’entrevue exclusive de Cheminement…
Masaru Emoto

Né au Japon en 1943, Dr Emoto est un docteur en médecine alternative et un chercheur de renommée internationale. Son best-seller, Messages from Water, a été traduit en 23 langues. Ses livres, ses DVDs et son apparition dans un film qui fait présentement le tour du monde, What the Bleep Do We Know? lui ont permis de publiciser ses théories révolutionnaires sur l’eau. L’article de Michel Dandurand, que vous venez sûrement de lire dans cette édition, nous donne un aperçu des points importants qu’Emoto a pu prouver grâce à ses recherches. Cependant, pour comprendre les résultats qu’il a obtenus, il ne faut pas lire Emoto, ou l’écouter, mais plutôt en faire une aventure visuelle. En effet, ses livres et son site (www.hado.net) nous offrent un bouquet de merveilleuses photos de cristaux d’eau.

Comme ses recherches sont bien compilées dans ses multiples livres et son site, je vous encourage à fouiller pour découvrir ses théories de base. J’ai voulu, grâce à cette entrevue, pousser plus loin, me faire le porte-parole de ceux et celles qui connaissent bien Emoto, pour lui poser des questions fondamentales sur sa compréhension de l’univers et de l’humain. Denis Manseau, l’éditeur de Cheminement, et moi-même l’avons donc rencontré juste avant la conférence qu’il donnait à Ottawa, lors de sa tournée nord-américaine. Nous tenons à remercier sincèrement sa traductrice, Kimiko Miyazawa, dont le secours fut inestimable lors de cette rencontre exceptionnelle. Mado Sauvé

Cheminement : Avec votre nouvelle compréhension au sujet de l’eau, comment pouvez-vous expliquer l’interaction entre l’humain et son environnement?

Emoto : Notre univers est tout simplement un miroir de nous-mêmes. Nous sommes faits de vibrations et celles-ci entrent en résonance avec notre entourage. Par la loi des similitudes, notre entourage est donc directement transformé à notre image. L’eau retient des informations pendant des siècles, peut-être même depuis que l’humain existe. Nous ne comprenons pas encore très bien comment ces vibrations accumulées dans l’eau nous affectent vraiment. Nous ne comprenons même pas encore réellement ce qu’est l’eau!

Cheminement : (je fais alors le dessin d’une molécule d’eau : H – O – H et Emoto commence à rire) :  Penser que l’eau ressemble à ce dessin est ridicule! Nous ne comprenons même pas encore ce que sont vraiment ces atomes d’hydrogène et d’oxygène.
À quoi l’eau ressemble-t-elle donc, selon vous?

Emoto : Quand je regarde l’univers, je cherche le créateur. Comprendre qui est le créateur, c’est comprendre d’où vient l’eau. Dans toutes les religions, on parle du début de la création comme émanant du son ou de la lumière. Il s’agit ici de deux vibrations. Pour que ces vibrations se propagent dans la matière, le médium est l’eau. On trouve de l’eau dans tout ce qui existe sur notre planète, même dans les pierres ou les diamants. C’est donc en partie grâce à l’eau que tout a été créé.

Plus le taux d’eau est grand, plus l’être meurt vite. Un diamant peut durer des milliards d’années, alors qu’un humain survit environ 100 ans. Cependant, plus une chose renferme d’eau, plus elle est flexible. Les bébés sont faits de 80 % d’eau alors que les adultes en ont 70 %. Ce pourcentage descend tranquillement avec l’âge. À mesure que le corps devient moins aqueux, moins flexible, on apprend moins, on vieillit et le changement devient difficile. Savez-vous, en passant, qu’on a récemment prouvé qu’un tube d’eau passe en plein centre de la molécule d’ADN dans chacune de nos milliards de cellules? La lecture et la transformation du code génétique passe donc aussi par l’eau.

Cheminement : Présentement, quel et le projet qui vous tient le plus à cœur?

Emoto : Il faut changer drastiquement notre façon de vivre si nous voulons pouvoir survivre en tant qu’espèce. Comme les enfants sont plus flexibles, plus aptes à changer rapidement, c’est à eux que je désire m’adresser. Mon projet le plus cher est de publier des livres pour enfants avec les explications de mes découvertes sur la pensée humaine et sa capacité à transformer l’eau, et donc toute la planète. Ces livres seront écrits en plusieurs langues et distribués gratuitement à 650 millions d’enfants sur la planète. J’ai présenté ce projet récemment aux Nations Unies et je ramasse maintenant des fonds pour y arriver.

Cheminement : Certains penseurs, comme Aurobindo et Eckart Tolle, pensent que nous sommes à la veille de l’émergence d’une nouvelle espèce humaine qui fonctionnera totalement différemment. Qu’en pensez-vous?

Emoto : Il faut, je crois, un environnement favorable à cette émergence. Pour changer l’environnement, il faut changer la société et l’humain qui l’a créée. Vous connaissez l’équation d’Einstein : E = mc2? Évidemment le « E » représente l’énergie, le « M » la masse et le « C2 », la vitesse de la lumière au carré. Je vous suggère de la voir différemment : Energy = Man x Consciousness2 (Énergie = Humain = Conscience2).

Quand on pense que l’humain moyen se sert de 3 % de son cerveau et que seulement 3 % de son ADN est actif, cela ne donne pas beaucoup d’énergie. Pourtant, c’est cette énergie issue de l’humain qui influence présentement toute la planète. Imaginez maintenant qu’on se serve du 97 % de cette conscience qui stagne depuis des milliers d’années. Si on place 100 % de cette conscience et qu’on la met au carré, cela fait assez d’énergie pour changer radicalement notre environnement et d’une façon extrêmement rapide. Pour cela, je compte sur les enfants! Ils savent intuitivement qu’en changeant leur vie, ils vont changer la planète. Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’être dans l’action!

Voulez-vous une belle preuve de cela? Nous avons récemment réalisé en prenant des photos de cristaux que ceux-ci émettaient de la lumière. Ce phénomène se produisait uniquement avec certaines personnes. Avec ces individus, les cristaux se mettaient à briller. Nous avons compris que la conscience humaine est capable d’extraire de la lumière des cristaux, d’en libérer de l’énergie.

N’oubliez pas que notre corps est fait d’eau et tout ce qu’on retrouve dans la nature également. Ceci veut dire que si nous changeons notre conscience, nous pouvons transformer notre corps et le monde qui nous entoure. Une telle vérité peut être difficile à comprendre mentalement. Pour bien l’intégrer, nous devons examiner autour de nous pour sentir comment la nature évolue. Ce que nous y voyons est le miroir de ce qui se passe à l’intérieur de nous-même.

Cheminement : Si vous aviez un dernier message à nous offrir, que serait-il?

Emoto (qui répond alors lui-même en anglais) : « WE ARE ALL WATER! ». (Nous sommes tous faits d’eau!)

La révérence de l’eau

Vous utilisez l’eau à tous les jours. Faire du café, laver votre linge, faire la vaisselle, prendre votre bain. Dans notre quotidien, l’eau n’est qu’un objet utilitaire : il nous est utile.

Pendant un voyage, observez votre attitude envers l’eau. Vous avez du temps pour observer les formes qu’elle dessine sur un lac. La couleur de mer, la force d’une cascade, le tissu fin de l’eau d’une rivière sur votre peau. Après votre voyage, l’eau n’est plus qu’un des multiples conforts que nous avons dans notre cuisine. L’eau est devenue alors une porte d’entrée pour l’émerveillement.

Je ramène de mon dernier voyage cette révérence pour l’eau. C’est à travers cette révérence que les qualités de l’eau nous sont dévoilées et même transmises : elle résonne dans mon esprit de quelques-uns de ses attributs : la réceptivité, la fluidité et l’adaptabilité.

Dans notre vie de tous les jours, par la répétition de nos tâches et l’encombrement de devoirs et obligations, le monde environnant acquiert une certaine opacité. Mais, dans un voyage, je laisse en arrière un peu de la personne que je pense que je suis. Je laisse tomber – même si c’est temporairement – une partie de mon identité : le fonceur, la femme forte, la vedette, la mère parfaite, l’étudiant génial, le malade. Dans un voyage, je prends contact non seulement avec l’autre, mais avec l’inconnu en moi. Je m’étonne de moi, même des facettes cachées en arrière des rôles quotidiens. Je prends une distance par rapport aux masques que j’utilise pour survivre. Et à chaque voyage, je peux ramener à mon bureau non pas la tristesse du « c’est fini les vacances », mais la satisfaction d’avoir goûté à un autre Soi. Un Soi qui maintenant nourrit mes journées de curiosité, de patience et de contemplation.

De l’eau pour améliorer la santé

Vous buvez du jus, de la tisane, du café, du lait, des boissons gazeuses, de la bière avec l’idée que vous consommez de l’eau.  Eh bien, détrompez-vous!  Votre corps doit puiser dans sa réserve d’eau pour transformer et éliminer les nombreuses substances contenues dans votre breuvage; avec pour conséquence que vous vous retrouvez avec moins d’eau dans le corps après avoir bu votre jus qu’avant.  Le corps a besoin d’eau, de l’eau pure et simple, pour fonctionner.  Il est fait à 75 % d’eau.  Le drame, c’est que de moins en moins de gens boivent de l’eau.  Les papilles gustatives désormais habituées à des saveurs prononcées et à des goûts rehaussés n’ont plus envie d’eau… trop fade l’eau!

Il est bien connu du monde des athlètes que le corps manifestera des signes de déshydratation bien avant que la soif ne se fasse sentir.  Les conséquences de la déshydratation vont se manifester par toutes sortes de « symptômes » (hernie hiatale, ulcère d’estomac, arthrite, allergies, maladie d’Alzheimer) étiquetés comme « maladies ».  C’est ce que je découvre, ahurie, à la lecture du livre du Dr E. Batmanghelidj Yours Body’s manu Cries for Water.

De l’eau, juste de l’eau, se pourrait-il qu’une bonne ration d’eau par jour puisse régler vos problèmes de santé?  Courez chercher le livre et faites-en l’expérience.  Vous aurez tout le loisir d’en parler à votre médecin à votre prochaine visite, il sera sans doute sceptique, mais vous aurez déjà commencé à bénéficier des bienfaits considérables qu’une bonne ration d’eau par jour peut vous offrir.

L’expression des 4 éléments au cœur de soi

Tout autour de nous, le vivant de la nature nous enchante par sa capacité infinie de créer au moyen des quatre éléments. Contemplons un instant la terre avec ses espèces d’arbres, de plantes, de fleurs, de fruits… l’eau avec ses différents ruisseaux, lacs, mers, pluies… le feu avec ses flammes de soleils, de bougies, de feux de joie, de volcans… et l’air avec ses nuances de brises, de vents, d’ouragans, de souffles… Or, tout cet environnement qui nous entoure se trouve également en nous parce que nous sommes aussi composés de terre, d’eau, de feu et d’air. Chaque personne possède en elle-même des caractéristiques des quatre éléments en proportions diverses et selon une sorte d’alchimie combinatoire complexe qui lui est unique. Il y a en chacun de nous un élément qui s’exprime avec davantage de force, ce qui fait de nous des personnes dites de terre, d’eau, de feu ou d’air.

Il est intéressant d’aborder le mystère que nous sommes à nous-mêmes dans cette perspective et de voir quels sont les éléments qui s’expriment aisément dans notre vie et lesquels demeurent timides ou inhibés. On dit que les difficultés de la condition humaine sont souvent la conséquence d’un déséquilibre significatif de l’expression d’un des quatre éléments. La bonne nouvelle est que nous sommes des êtres en perpétuelle transformation et qu’il est toujours possible d’inviter un des éléments à prendre plus de place dans notre existence. Cette mosaïque­ du caractère fascine depuis longtemps de nombreux penseurs, dont les célèbres Carl Gustav Jung et Gaston Bachelard.

Les gens du type terre savent entrer de plein pied dans la dimension physique de l’existence. On les reconnaît à leur capacité efficace de réalisation. Trop de « terre » dans le caractère rend toutefois la personne sérieuse, rigide, sèche, pragmatique, matérialiste, prise par le travail et par le côté pratique des choses. Inversement, le manque de terre a pour effet de déconnecter la personne de la réalité. Celle-ci se trouve rapidement déracinée. Elle a de la difficulté avec les structures et les règles et elle peut aussi ignorer des besoins de base nécessaires à son bien-être, comme bien se nourrir, se reposer, se soigner.

Les gens du type eau se reconnaissent à leur capacité impressionnante de naviguer dans les situations con­flictuelles et d’apporter des solutions aux difficultés. Ces personnes sont très proches de leurs émotions, car l’eau se meut aisément et son langage est celui de la profondeur et de la subjectivité. Trop d’eau rend la personne très sensible; celle-ci absorbe tout autour d’elle et est encline à la mélancolie. Le manque d’eau s’exprime par un peu d’empathie, de sensibilité et de compassion ainsi que par la peur de ressentir.

Les personnes « de feu » sont remplies d’enthousiasme et vivent avec intensité. On admire leur capacité à s’engager et à entrer rapidement en intimité avec ce qui est. Passionnées et vibrantes, elles attirent. Un excès de feu rend colérique et impulsif, alors qu’une carence de feu s’exprime par le pessimisme accompagné de la peur de la rivalité et de l’autorité.

Les gens du type air savent prendre de la perspective, raisonner et même rêver. Un trop-plein d’air rend le système nerveux fragile et sujet à l’épuisement. La personne devient peu expressive en ce qui concerne la vie affective et a de la difficulté avec l’intimité. Le manque d’air crée de la méfiance et une difficulté de coopération.

Profitons de l’été pour renouveler notre pacte avec l’élément qui n’ose pas s’exprimer dans notre vie, dans notre personnalité. Accordons-lui notre attention afin qu’il vienne enrichir notre existence de ses qualités. Terre, apprends- moi le service et l’art de m’incarner dans l’ici et maintenant ainsi que la capacité de concrétiser. Eau, apprends-moi à m’aimer et l’art de la fluidité afin de faire de chaque obstacle une oppor­tunité. Feu, apprends-moi l’art de vivre intensément et à aimer passionnément afin que je m’engage à fond dans mes relations. Air, apprends-moi l’art de la fraternité et celui de m’alléger et de déployer mes ailes dans le ciel de mon existence!

Ainsi, en retrouvant davantage d’équilibre en moi entre les quatre éléments, ma vie peut trouver des chemins d’expression plus faciles, plus riches et plus vivants!

Retrouver l’Unité, le lien avec la terre nourricière et avec le Tout

En affirmant son égocentrisme, l’homme se place sur un plan de domination de la nature et s’en éloigne. Il est pourtant impératif de rétablir ce rapport harmonieux (et harmonique), bienveillant, et en symbiose avec tout ce qui existe à l’échelle du visible comme de l’invisible.

Le plan du visible, pour nous, les humains, comprend les mondes animal, végétal et minéral révélés à nos sens par la lumière, les couleurs, les sons, les formes géométriques et l’espace qui nous entoure. Mais, à l’échelle de l’invisible et de l’infiniment petit, échelle de la cons­cience et de la pensée, tout semble interrelié. C’est ce que la physique appelle désormais la toile cosmique.

Cette interconnexion est proclamée depuis des millénaires par les spiritualités orientales et elle est confirmée aujourd’hui par la physi­que moderne qui avance que cette connexion pourrait être de nature quantique. Tout l’Univers est Un, inséparable, et nous, les humains, sommes des éléments actifs de ce réseau. En conséquence, notre rapport de cohabitation avec le vivant, dans son infinie diversité, mais aussi avec le genre minéral, notamment l’eau, source de vie, devrait parfois être reconsidéré.

En raison de cette interconnexion, notre comportement envers les humains et les autres êtres vivants a un impact sur eux et sur nous-mêmes, et c’est dans cette optique que les mots compassion et générosité prennent tout leur sens. Ainsi, notre dévouement pour le bien-être de la communauté et celui de tout le vivant nous apporte souvent un bienfait insoupçonné. Mais comment migrer vers un rapport de cohabitation symbiotique avec tout ce qui construit la vie sur notre planète?

Les études démontrent, par exem­ple, un lien entre la dégradation de l’environnement et le niveau de pauvreté des populations ainsi que l’apparition de certaines pathologies. D’autres études semblent indiquer que les plantes possèdent une forme de conscience de leur propre existence. Notamment, lorsqu’elles sont mises en situation de danger, elles réagissent en créant de surprenantes réponses de survie. Peut-être nous arrive-t-il d’avoir une certaine forme de communication avec les plantes? Il reste que s’entourer de quelques plantes intérieures a un effet bénéfique sur notre bien-être global, tout comme flâner dans la nature.

Quant à notre rapport à l’eau, indis­pensable au maintien de la vie, il est éminemment troublant. Nous souillons l’eau, la traitons souvent avec négligence, la combattons et, simultanément, nous réclamons qu’elle soit impeccable et pure, pour notre survie et nos besoins quotidiens (consommation, agriculture, pêche). À l’occasion, nous lui attribuons un caractère sacré ou même des miracles. Soixante-quinze pour cent de la surface de la terre est recouverte d’eau, tout comme nous, êtres humains, sommes constitués d’environ 75 % d’eau. Tout cela est-il fortuit?

L’eau possède des particularités physiques et biochimiques étonnantes, notamment des capacités de mémorisation des matériaux avec lesquels elle est en contact (d’où l’intérêt de privilégier des conte­nants de verre plutôt qu’en plastique). Cette mémoire, qui est à la base de l’homéopathie, est probablement liée à la capacité de l’eau de créer des assemblages de molécules en réseaux tridimensionnels infiniment complexes, variés et durables. L’eau possède également une très large plage d’absorption des ondes électro­magnétiques, telle une antenne de communication, d’où l’importance de limiter les ondes wifi dans son environnement. De nombreuses études montrent également que l’eau est sensible à la pensée, probablement par des phénomènes quantiques impliquant les spins des protons. En conséquence, il y a de nombreux bénéfices à reconnaître le caractère précieux de l’eau, que ce soit comme source de vie, sur le plan environnemental ou pour son mystérieux potentiel thérapeutique.

Nous avons un impact sur l’environnement, et notre environnement a une influence sur nous, tel un échange constant d’informations dont il est impératif de rétablir l’équilibre.

Tout sur… la récupération de l’eau de pluie

Le Québec semble posséder d’inépuisables ressources hydriques. Pourtant, l’eau est une ressource précieuse dont la valeur ne cesse d’augmenter. Récupérer les eaux de pluie devient alors un geste à la fois écologique et économique. Lisez et lancez-vous!

Une pratique aussi ancienne que le monde
La pratique de recueillir l’eau de pluie ne date pas d’hier : on peut remonter jusqu’à trois millénaires avant J-C pour trouver des systèmes de récupération des eaux pluviales à des fins de consommation par l’humain. Aujourd’hui, on la collecte abondamment dans plusieurs parties du monde, même dans les gratte-ciels à Hong Kong!

La collecte de l’eau de pluie peut avoir pour simple but d’arroser son jardin et laver sa voiture… ou être l’unique source d’eau pour la maison­née toute entière! Entre ces deux extrêmes, il y a toute une gamme de systèmes permettant de répondre à vos besoins sans vous ruiner, et en toute bonne conscience.

Pourquoi récupérer l’eau de pluie?
Au Québec, la récupération de l’eau de pluie est une démarche éco-citoyenne dans la grande majorité des cas. Faute de facture pour l’utilisation de l’eau potable du réseau municipal sur la base de sa consommation, il faut beaucoup de motivation et de vision écologique pour entreprendre cet exercice complexe. Par ailleurs, l’approvisionnement en eau potable n’est pas (encore) une source d’inquiétude dans la Belle Province. Pourquoi alors se donner la peine de récupérer votre eau de pluie? Tout simplement parce que l’eau de qualité est bel et bien une ressource épuisable! Nos eaux sales sont traitées, ce qui consomme de l’énergie : plus on consomme, plus on doit traiter et on paye ce traitement sans le savoir, à même nos impôts.

Quel est le portrait de l’utilisation de l’eau dans une résidence typique au Québec?
Chaque Québécois consomme plus de 400 litres d’eau chaque jour[3], sans compter les entreprises; ce fait nous classe parmi les plus grands consommateurs d’eau au monde (juste après les États-Unis).

Nous utilisons de l’eau potable pour de nombreux usages pour lesquels elle n’est pas nécessaire. En effet, moins de 1 % de l’eau domestique traitée sert à la consommation. Par contre, en été, le jardinage compte pour approximativement 30 % de la consommation d’eau. (…)

Gaspillage d’eau : les autres peut-être… mais pas moi!
La perception qu’on a de notre consommation d’eau diffère grandement de la réalité. Si on vous demandait votre consommation journalière, diriez-vous que vous consommez davantage que la moyenne québécoise ou que votre consommation est en deçà? Nous ne pouvons pas tous consommer moins que la moyenne! Voyons voir : vous arrosez votre jardin et votre belle pelouse trois fois par semaine au cours de l’été? Vous lavez votre voiture une fois par semaine?

Un boyau d’arrosage standard de ¾ de pouce permet l’écoulement de 1 440 litres par heure. Arroser son jardin pendant 2 heures nécessite donc près de 2 900 litres, soit 8 700 litres par semaine ou 113 000 litres au cours de 13 semaines que dure l’été. Pour la voiture, ce serait environ 6 000 litres. Ce serait donc 119 000 litres par été, en supposant que vous n’arrosez pas au printemps ou en automne et que vous ne lavez votre voiture que sous un beau soleil d’été.

En revanche, le Québécois moyen consomme 400 litres par année, dont 30 % pour les utilisations extérieures, soit 44 000 litres. Vous consommez donc 2,7 fois plus que la moyenne, malgré votre assurance du contraire!

Note : Pour lire l’article dans son intégra­lité, rendez-vous sur le site de Écohabitation (www.ecohabitation.com) et inscrivez le titre de l’article dans la case “recherche par mots clés”.

Par Denis Boyer (Écohabitation) avec Manuel Desrochers et la collaboration d’Emmanuel Cosgrove et Emmanuelle Walter (Écohabitation)