L’enracinement chez nos enfants

Les enfants d’aujourd’hui nous envoient un appel au secours. Ils nous témoignent de l’importance du mal-être qui existe actuellement en eux. Que ce soit par les récents événements de tuerie dans les écoles, les nombreux problèmes de comportement ou la vague de Ritalin qui sévit dans nos institutions scolaires, ils nous disent que tout n’est pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Cet appel au secours veut nous inciter à lâcher nos peurs et à nous reconnecter à la terre-mère en d’autres mots à nous enraciner.

L’enracinement est une nécessité vitale pour notre équilibre. Il nous amène à sortir de notre mental pour nous reconnecter avec notre corps et nos émotions. Sans enracinement, l’enfant ne peut pas se sentir en sécurité, il perd la connexion avec son centre et laisse l’ego et les peurs diriger sa vie.

En fait, lorsqu’il est déraciné, l’enfant perd la dimension du cerveau de centrage et c’est son système limbique qui est affecté. Qu’est-ce que le système limbique? C’est lui qui rassemble la mémoire et les passions. On le nomme également le cerveau relationnel ou le cerveau de l’imaginaire. Le système limbique assure l’intégration du mécanisme de centrage c’est-à-dire la coordination entre le haut et le bas du corps. Il gère les réponses au stress et en conséquence génère une énergie de lutte ou fuite intense.

Lorsqu’il est continuellement perturbé, le système limbique génère une énergie de lutte tellement intense qu’elle affaiblit l’organisme et démantèle le système immunitaire. En résumé, un enfant manquant d’enracinement vivra des déséquilibres aux niveaux suivants :

  • Physique : chutes (perte d’équilibre), accidents, hyperactivité, difficultés d’apprentissage et de concentration, allergies et problèmes de santé.
  • Émotionnel : difficultés relationnelles, violence, cris et crises.

Quoi faire pour aider nos enfants à s’enraciner?

Puisque le système limbique gère les émotions et l’imaginaire, il est utile de le nourrir grâce à des relations saines, un plus grand contact avec les adultes proches et la nature, une saine gestion des émotions et des activités d’expression artistique et personnelle. C’est ainsi que profiter de l’automne pour aller en famille prendre une balade dans la nature pourrait grandement favoriser l’enracinement de vos enfants et le vôtre.

La terre, mère nourricière qui nous offre son abondance avec ses couleurs et qui vibre de beauté avec ces paysages spectaculaires, le temps de récoltes… tout cela nous rappelle le respect, la gratitude et l’amour.

Bien sûr, le plus beau cadeau à faire à nos enfants, c’est d’apprendre à s’enraciner soi-même de façon à montrer l’exemple. Dans notre quotidien, ce n’est pas toujours chose facile. Voici quelques suggestions pour débuter votre propre enracinement et inviter vos enfants à se joindre à vous afin de partager cet état de grâce avec eux.

  • Sortez au moins 15 minutes chaque jour et reprenez contact avec la nature. Prenez de grandes respirations et faites de l’exercice. Profitez-en pour reprendre contact avec votre enfant intérieur!
  • Encouragez la créativité dans votre demeure. Pratiquez des activités et jeux qui font travailler l’imaginaire et limitez autant que possible l’accès aux médias tels que la télévision, les jeux xbox ou nintendo. Ceux-ci influencent l’imaginaire et ne sont d’aucun support pour le développement de leur créativité.
  • Pratiquez-vous à communiquer vos émotions. Prévoyez une soirée par semaine où vous soulignez les forces de vos enfants, dites-leur ce que vous appréciez chez eux et, sans mots, lancez-vous le défi de leur faire ressentirque vous les aimez.

Bien plus qu’une simple question de bien-être, l’enracinement est l’ingrédient essentiel pour un départ solide dans la vie, pour grandir avec force, pour développer sa confiance en soi et se bâtir une assurance que la vie est bonne, quoi qu’il arrive.

Vivre avec la conscience-une

Le chemin menant à la conscience de l’être est à l’inverse de notre éducation contemporaine. Dans notre jeune âge, nous apprenions à être dans le monde du faire et à travailler fort à l’école, ça s’est poursuivi dans notre vie professionnelle afin de se bâtir un nom et d’avoir une certaine sécurité financière nous permettant enfin d’être bien. On nous enseigne donc à faire pour avoir afin d’être.

La voie conduisant à la source est l’INVERSE DE CELLE APPRISE. Dans un premier temps, apprenons à contacter l’être en nous qui est le lien avec la source originelle. Nous en imprégnant, nous serons témoin de l’émergence de talents, de dons. De se réaliser en cultivant nos talents et nos dons, tel est le travail qui nous mettra en lien avec la grande abondance cosmique. En bref, tout part de l’être. Être en lien avec la source, pour faire évoluer nos dons et avoir accès à l’abondance cosmique.

Le grand défi du 21e siècle n’est pas de verrouiller la porte, de décrocher le téléphone, de s’isoler dans notre chambre et d’entrer en méditation pour contacter l’être en nous. Bien que l’expérience de ce lien est une chose des plus agréables, le véritable défi est de maintenir ce niveau de conscience tout en étant présent à nos occupations. Puisque la fréquence de cette conscience supérieure en est une d’amour et de paix, convenons qu’il serait impossible de vivre la pleine conscience dans un quotidien au service d’un travail qui n’est pas en harmonie avec nos talents et nos dons et où nous serions malheureux.

Puisque la conscience de l’être en nous en est une de paix et d’amour, un grand maître ayant vécu il y a deux mille ans a dû faire la paix avant de s’unifier à la source. Juste avant de mourir, il cria : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu’ils font! ». Si ce grand maître devait être en paix avant d’entrer dans la conscience divine, n’allons pas croire qu’il en sera autrement pour nous.

Notre processus d’être un avec l’un commence par un grand nettoyage dans notre vie. Ce faisant, nous allons probablement créer un désert dans celle-ci en y enlevant tout ce qui n’est pas ou n’est plus en harmonie avec notre être intérieur. Puis nous serons invités à rebâtir notre vie en étant au service de notre âme, de nos désirs profonds, non ceux que nos parents ou la société nous ont projetés, ceux qui précédaient notre incarnation. Dans ce monde à l’image de nos aspirations, nous aurons le cœur plus léger et nous pourrons demeurer plus aisément en lien avec la conscience de l’être tout au long de la journée. Le meilleur de nous n’est plus au service de notre carrière, mais au service de notre évolution, laquelle peut passer par le perfectionnement de nos talents. Arrêtons tout ça! Nous sommes à échelonner des étapes vers une conscience supérieure sans avoir défini cette dernière.

La grande puissance universelle du bien est en chacun de nous. Nos faiblesses aspirent à elle. Notre mental limité aspire à sa connaissance. Nous avons aussi besoin de sa foi pour calmer nos peurs. Quelque part dans notre évolution spirituelle, il nous faudra nous abandonner avec nos faiblesses, nos peurs et notre dénuement à cette puissance.

Notre foi en cette puissance amène cette dernière à réagir semblable à une loi du bien travaillant pour nous. C’est par le biais de cette loi du bien que nous pouvons exercer notre pouvoir de cocréateur avec la source. L’Esprit est la cause et tout ce qui existe en est l’effet. Tous autant que nous sommes représentons les multiples mentalités du mental absolu qui lui est toujours un. C’est parce que ce mental-un de la source coule en nous que nos pensées ont un pouvoir créatif. Notre ego peut aller se rhabiller, il n’y est pour rien…

L’humain est un centre individualisé de la pensée universelle. Au moyen du centre individualisé que nous sommes, l’univers trouve un nouveau point de départ pour que la puissance cosmique opère sa grande loi créative. Grâce à elle, nous avons un pouvoir d’autorité sur notre propre vie. Nous ne pouvons changer la loi qui a créé tous ces éléments indésirables qui nous ont réduit à l’esclavage affectif, professionnel ou autres, mais nous pouvons nous affranchir de ce qui nous avait enchaîné. Par notre pensée, nous pouvons causer une nouvelle chaîne de causation. Il n’y a qu’un mental et notre vie est le reflet de l’emploi que nous en faisons. Tout ce que la vie fera pour nous, c’est ce qu’elle fera par nous. Si je ne mets pas mes pensées au service de mes aspirations, la vie ne le fera pas pour moi.

Vivre dans la conscience originelle, c’est vivre en état d’amour. La conscience-une se tourne vers nous, lorsque nous vibrons à la fréquence de la paix et de l’amour universel. Puisque nous avons du pouvoir par la pensée, nous pouvons choisir de voir ce qui est beau et ce qui est bon en toutes choses, en toutes situations et en toutes personnes; un peu comme si nous étions à la recherche constante de la conscience-une dans tout le manifesté. Notre quête vers elle, la fera descendre en nous. Et c’est dans cet état de grâce que nous irradierons la paix et l’amour dans ce monde. Au service de l’un en nous, devenons un fleuve de paix, d’amour et de lumière pour l’humanité.

Tai Chi Chuan, un art martial

Pour beaucoup de gens, le Tai Chi Chuan est synonyme d’exercice lent et paisible dont le seul but est la détente, la relaxation ou la méditation. Or, le présent texte vise à démanteler une telle conception des choses qui ne fait que déraciner les origines, la raison d’être et l’essence de cet art. Par le fait même, Monsieur et Madame Tout-le-monde seront plus en mesure de bien dissocier les charlatans des maîtres de Tai Chi Chuan.

Définissons d’abord le Tai Chi Chuan. Tai Chi signifie : faîte-suprême. Il s’agit là d’un principe universel habituellement représenté par la célèbre figure chinoise du cercle à l’intérieur duquel est tracée une ligne sinueuse séparant le Yin (symbole féminin) du Yang (symbole masculin). Ce symbole représente une réalité toute simple, celle de constater que, dans la nature, toute chose possède un opposé, lequel opposé est plus une entité complémentaire qu’opposée. Chuan signifie : poing ou boxe. Le Tai Chi Chuan, c’est donc le poing du faîte-suprême (aussi appelé boxe de l’ombre). C’est donc quelque chose d’essentiellement fondé sur le combat. Pourquoi avoir appelé cela le poing du faîte-suprême si nous avions voulu quelque chose d’exclusivement « santé » et méditatif? Le Tai Chi Chuan n’a pas été inventé pour la méditation, c’est une terrible erreur de croire qu’il en est ainsi. À vrai dire, n’est-ce pas le fait de tout art de conduire à une certaine méditation? En effet, la peinture, la sculpture, la cuisine gastronomique, rien n’y échappe. Le Tai Chi Chuan est un art martial avant tout. Pourquoi avoir appelé les mouvements : « avancer, dévier, parer et frapper », « trancher l’adversaire avec le poing », « frapper le tigre », « frapper avec le talon », « croiser les mains et transpercer l’adversaire », « pousser », « presser » et « coup de poing au sexe » s’il ne s’agit pas d’un art martial? Le Tai Chi Chuan, c’est la boxe, de la boxe chinoise.

Des gens m’appellent et me disent « j’ai déjà suivi des cours de Tai Chi, mais je ne suis pas sûr s’il s’agissait du style Chuan! ». Nous venons de le voir, Chuan n’est pas un style. Chuan veut dire : poing. Il est impossible de faire du Tai Chi, car ceci n’est qu’un principe cosmologique. Mais si on dit qu’on fait du Tai Chi Chuan, on précise alors qu’on fait un art de combat fondé sur le principe cosmologique : Tai Chi. Il y a cinq grands styles de Tai Chi Chuan : Che, Yang, Wu, W’u et Sun. Chacun de ces styles porte le nom de famille de son fondateur. En Outaouais, comme en Occident en général, il n’y a pratiquement que du Yang comme Tai Chi Chuan. Il faut donc dire qu’on fait du Tai Chi Chuan style yang.

Comment reconnaître un maître ou un bon professeur de Tai Chi Chuan? Un maître de Tai Chi Chuan doit connaître plusieurs formes. Plusieurs à mains libres, au moins une forme à l’épée, une au bâton, une au sabre, une à deux sabres, plusieurs formes à deux partenaires ainsi qu’une multitude d’applications martiales d’autodéfense, c’est-à-dire qu’il doit connaître la raison d’être des mouvements qu’il effectue sans quoi il ne fait rien du tout. Il doit pouvoir enseigner la direction précise de chaque mouvement selon la rose des vents, car chaque forme est en correspondance directe avec la disposition de l’univers et les points cardinaux. Il doit savoir où les yeux regardent à chaque instant. Il doit savoir à quel endroit on inspire et à quel endroit on expire pour chaque mouvement Il doit être en mesure d’enseigner la direction de l’énergie dans le corps, c’est-à-dire enseigner les parties du corps qui sont yin et celles qui sont yang dans chaque mouvement. Il doit connaître l’endroit où placer l’intention des mouvements. Il doit enfin connaître l’histoire de son art, sa position précise dans l’arbre généalogique des maîtres de son style de Tai Chi Chuan ainsi que la philosophie taoïste afin de guider ses élèves vers l’esprit de cet art martial : l’esprit guerrier qui, paradoxalement, est un esprit fondamentalement non violent, d’humilité et d’ouverture. Un dicton des arts martiaux chinois dit : « un mouvement, mille applications ». Si un maître de Tai Chi Chuan ne peut vous enseigner au moins une cinquantaine d’applications par mouvement des différentes formes du Tai Chi Chuan, alors il ne maîtrise pas l’essence de l’art qu’il pratique, il ne sait pas pourquoi il fait tel et tel mouvement. À l’époque de sa création, le Tai Chi Chuan était pratiqué rapidement, avec des sauts, des cris, etc. Tout le contraire d’aujourd’hui. Vous comprendrez donc que la plupart des pratiquants de Tai Chi Chuan d’ici sont très loin de pratiquer du vrai Tai Chi Chuan. Il est vraiment triste pour l’art qui cherche à vivre, de croiser des gens qui affirment faire du Tai Chi Chuan alors qu’ils sont en fait ignorants de l’origine de leur art et de la façon dont s’entraînent les maîtres.

Une notion à rectifier : le Tai Chi Chuan est un art qui est doux, mais qui n’est pas mou. Plus précisément, il est doux en apparence, mais l’intérieur est en béton. Les maîtres de Tai Chi Chuan sont solides comme des murs de brique et pourtant souples comme le roseau qui plie au vent. J’ai rencontré plusieurs maîtres chinois et ils meurent de voir comment l’Occident a dénaturé le Tai Chi Chuan. Il y a d’autres arts pour le côté exclusivement santé. Les Chinois n’ont pas inventé le Tai Chi Chuan pour la santé, mais pour l’autodéfense; il s’agissait, à l’origine, d’une question de vie ou de mort. C’est pourquoi c’est un art qui est longtemps resté secret et familial. Les Chinois ont inventé d’autres arts pour la santé comme le Chi Kung, l’acupuncture, etc. Si vous recherchez seulement la santé, tournez-vous plutôt vers la technique Nadeau, le conditionnement physique, etc. Si vous cherchez à méditer, alors il y a le yoga, le bouddhisme zen, etc. Le Tai Chi Chuan procure la santé, cela va de soi, c’est un art religieux et profondément spirituel. Mais mon point est celui-ci : la santé et la méditation sont des objectifs secondaires découlant logiquement d’une pratique sérieuse du Tai Chi Chuan en tant, premièrement, qu’art martial.

Puisqu’il s’agit d’un art martial, la pratique à deux partenaires est incontournable. Si on en vient pas à ce genre de travail, on passe complètement à côté de l’esprit du Tai Chi Chuan qui vise la réalisation de soi, car ce n’est que dans la rencontre de l’autre qu’un miroir s’offre à nous pour nous montrer nos peurs, notre ego, nos faiblesses, bref, nous-même. Le Tai Chi Chuan est un art de combat où l’ennemi est nous-même, mais où on le découvre que dans la rencontre de l’autre.

Faire un mouvement lent de Tai Chi Chuan est chose relativement simple. Tenter de l’appliquer martialement sur un agresseur à toute vitesse et en gardant un parfait équilibre, l’harmonie des gestes, etc., est chose drôlement plus difficile. Travailler seul est facile. Travailler à deux demande incomparablement plus de concentration, de présence d’esprit et de perfection, mais c’est là la seule voie des maîtres.

Les croyances

J’y crois, J’y crois pas, les deux sont des croyances!

Une croyance est une cristallisation d’énergie. Imagez l’eau qui devient glace… telles sont nos croyances. Elles ralentissent, stagnent ou emprisonnent notre énergie vitale!

Elles se logent dans notre corps mental. Elles proviennent des expériences de nos vies antérieures, du moment de la conception, de la naissance, des conditionnements religieux, politiques, sociaux, familiaux et personnels. Elles maintiennent des blocages qui empêchent la circulation de la fluidité de notre âme, à se vivre, dans sa manifestation divine à travers les événements, les gens, bref, les expériences que nous avons choisies d’expérimenter. Elles peuvent nous distancer complètement de notre âme en nous déroutant de nos désirs, nos besoins, nos rêves les plus profonds. Ceux-là même qui étaient nécessaires à notre réalisation au quotidien!

Le monde des croyances est un univers en soi. Elles sont une édification de notre mental. Elles ont bâti notre identité. Elles ont créé une partie de notre personnalité. Elles sont directement reliées à l’ego. Le jeu du mental est fort puissant! Nos croyances bonnes ou mauvaises, selon l’évaluation de l’ego, sont limitatives pour nous.

Nos croyances sont des formes-pensées qui, répétées à l’intérieur de nous-mêmes, agissent comme un effet hypnotique et s’inscrivent dans notre cerveau. Nous sommes programmés et c’est cette programmation qui dirige une grande partie de notre vie. Notre ego aime juger selon ses propres systèmes de croyances. Elles amènent automatiquement un jugement sur nous et les autres.

Les croyances ont déclenché des guerres de religion; mon Dieu est le vrai Dieu. Des guerres entre les pays; nous sommes plus avancés que vous, donc nous allons prendre possession de votre pays pour vous éduquer, ou encore, notre race est supérieure à la vôtre. Ici, en Amérique du Nord, un des critères de beauté est la minceur! (croyance) Par contre, dans d’autres pays, si la femme est grasse, elle représente l’abondance. (croyance)

Dans notre inconscient collectif québécois, quand tu es né pour un petit pain, tu n’es pas né pour un gros pain. (croyance) N’allez surtout pas vous acheter un billet à la loterie si vous y croyez!

Dans notre société, celui ou celle qui exprime sa colère est un être méchant. (croyance) Vous allez prendre grand soin de cacher la vôtre! Vous allez juger et quelquefois condamner celui ou celle qui l’exprime.

Sur le plan personnel, comment vous nourrissez-vous? Comment s’exprime votre juge intérieur? Je ne suis pas digne, je ne suis pas à la hauteur, je ne suis pas capable, je ne suis pas important, je ne le mérite pas, je ne suis pas intelligent, etc. (croyance)

Aussitôt que votre forme-pensée arrive, vous remarquerez qu’elle est immédiatement accompagnée d’une émotion. La colère, la tristesse, ou la déception s’ensuit et vous vous repliez sur vous-même. Vous venez de bloquer instantanément l’élan de votre énergie vitale au lieu de vous laisser porter par la fluidité de votre âme dans le désir ou l’action que vous vouliez vous manifester! Vous avez augmenté la charge énergétique qui vous habitait déjà! Prenez conscience que vous vous laissez mener par le bout du nez! Par votre propre intérieur!

Quelles sont les croyances que vous véhiculez à l’intérieur et à l’extérieur de vous sur Dieu, l’amour, le couple, le parent, l’enfant, le professionnel que vous êtes, votre personnalité, votre âme, la vie, les gouvernements, les institutions, l’argent, le pauvre, le riche, la liste est sans fin!

Une croyance dite positive peut être néfaste également. Ainsi, si vous croyez qu’il faut toujours être gentil pour être aimé, vous vous limitez dans votre expression, n’est-ce pas? Il y a beaucoup d’interdits! Vous accumulez de la colère, du ressentiment, de la haine parfois. Vous avez de la difficulté à accueillir ces émotions, à les reconnaître en vous, car vous les juger mauvaises! Par contre, tout votre non-verbal et votre aura le disent! Cette énergie-là demeure à l’intérieur de vous, elle est votre processus et se sont vos cellules qui l’absorbent!

Il se peut qu’en lisant, votre ego réagisse par peur de perdre. Votre personnalité peut paniquer car elle agit, ressent, touche, parle en fonction des références prises dans vos systèmes de croyances Vous pouvez croire que vous n’existez plus! Illusion!

Vous ne perdez pas votre personnalité! Vous la rendez transparente à votre âme. Vous ne perdez pas votre identité! Vous allez retrouver celle de votre âme. Vous ne perdez pas votre ego! Car vous en avez besoin pour fonctionner. Il fait partie de l’attraction terrestre. Il est divin lui aussi. Il sera au service de votre lumière! Les formes-pensées sont la nourriture de votre esprit! Vous êtes ce que vous pensez!

Attention à l’attachement! En découvrant vos croyances, vous allez constater que nous sommes fort attachés à nos formes-pensées. Nous, les humains, nous aimons beaucoup posséder, retenir.

Une croyance est une sécurité à l’intérieur de nous-mêmes. Si vous choisissez de la laisser aller en la remplaçant par une autre croyance que vous jugez positive, vous créerez une autre charge énergétique. Très souvent, on éprouve de la tristesse, de la colère ou de l’abandon en se séparant d’elles.

Nous sommes divins! Serait-il possible d’être, en toute simplicité! La vie n’est ni difficile ni facile, elle est! Écoutez la voix de votre cœur qui est aussi intelligent que votre tête. Nous pouvons désamorcer ces charges énergétiques, nous avons ce pouvoir, par l’amour et l’essence qui nous habitent.

Méditez-vous? Par la méditation, vous pouvez amener les croyances que vous ne désirez plus à se fondre dans votre feu sacré à l’intérieur de vous-même. Vous pouvez les écrire et en rire, car le rire décristallise, guérit! Devenez le maître de votre existence! Ce que vous recevrez en échange est la sérénité! La fusion de votre personnalité à votre âme! L’augmentation de l’amour inconditionnel en vous! Libérez votre énergie vitale! C’est possible! Le choix vous appartient…

Qui sommes-nous vraiment?

Depuis le début des temps, la question que l’être humain s’est posée le plus souvent est : Qui suis-je? En général, nous répondons à cette question en parlant de notre sexe, de notre titre au travail, de nos qualités et/ou de nos défauts. Lorsqu’une autre personne nous pose cette question, nous restons soit figé ou nous répondons quelque chose de vague et en général nous sommes mal à l’aise, car nous ne savons pas à quelle partie de notre personnalité nous allons faire référence.

Nous avons beaucoup de difficultés à accepter et à comprendre les expériences difficiles que nous vivons, car nous ne connaissons pas notre vraie identité. Nous nous identifions à des éléments qui ne sont pas notre vrai moi. Rebazar Tarz, un grand maître spirituel disait à un chercheur : « Le corps physique n’est qu’une expression de toi-même investie d’une forme. ». Ce qu’il voulait dire, c’est que le corps physique et notre personnalité (le petit moi ou ego) ne sont pas ce que nous sommes vraiment. Notre vrai moi est l’âme, cette étincelle divine, venue dans les mondes inférieurs pour faire l’expérience de ce qu’elle est vraiment, c’est-à-dire : amour pur. Étant donné que Dieu est amour pur, moi l’âme, je suis faite à l’image de Dieu et j’existe parce que Dieu m’aime. Voilà ma vraie identité et c’est la raison pour laquelle je dois apprendre à m’aimer et à accepter les faiblesses ou défauts de la personnalité que j’ai choisie dans cette vie.

Lorsque nous prenons conscience de notre vraie identité, il est beaucoup plus facile de comprendre le pourquoi des expériences que nous vivons. Cette connaissance nous amène à réaliser que la vie (Esprit Saint) est branchée sur les besoins de l’âme que je suis et non sur les désirs de l’ego ou du mental. Souvenez-vous de la phrase que Jésus a dite : « Demandez et vous recevrez. »; il n’a pas dit : « Demandez et vous recevrez ce que vous avez demandé. ». Jésus voulait nous faire comprendre que ce seraient les demandes de l’âme divine qui seraient exaucées.

Si vous vivez une expérience difficile et que vous ne comprenez pas la ou les raisons, essayez cet exercice spirituel qu’on appelle le chant du HU (se prononce « hiou »), lequel est un chant d’amour à Dieu. Lorsque nous chantons cet ancien nom sacré de Dieu, avec notre cœur, à voix basse ou en silence, nous établissons un contact direct entre l’âme et l’Esprit Saint. Cela nous permet en même temps d’ouvrir notre conscience et de nous élever au-dessus de l’expérience pour mieux en saisir le pourquoi.

Assis ou étendu, détendez-vous, les mains en positions ouvertes, portez votre attention à votre œil spirituel situé en arrière du front, entre les sourcils, sans forcer et commencez à chanter à voix basse ou intérieurement le son HU (hiou, …ou, …ou, etc.), simplement sur l’expiration, pendant cinq à vingt minutes. Vous pouvez aussi vous servir de ce son dans des moments de stress ou de peur, en les chantant quelques fois silencieusement à l’intérieur de vous.

Pour terminer, voici un petit secret : lorsqu’on vit une expérience difficile et que l’on réussit à comprendre le pourquoi et à apprendre la leçon qui s’y rattache, ce genre d’expérience ne reviendra pas dans votre vie, car on n’en a plus besoin.

L’âme et la peur

Et si on faisait fondre la peur, tel un bloc de glace au soleil?

Il existe dans le corps astral de la planète, des égrégores qui se nomment peurs. Ainsi, l’égrégore de la peur de perdre, par exemple, est un amas d’énergie qui s’est développé, cristallisé, par l’ensemble des humains éprouvant la même peur, et ce, depuis que le monde est monde! Chaque fois que nous ressentons la peur de perdre et que nous lui donnons notre pouvoir, nous participons à alimenter, entretenir l’égrégore de cette peur, à l’échelle planétaire! Elle est une portée vibratoire vivante dans notre inconscient collectif.

Voilà pourquoi, il est important pour nous de démystifier, d’exorciser nos peurs. Car la peur nous entraîne dans un engrenage sans fin. Nous nourrissons nos peurs et nos peurs nous nourrissent et ceci devient un cercle vicieux qui se répète constamment et nous développons la peur d’avoir peur… de nos peurs!

Connaissez-vous vos peurs ou avez-vous trop peur de les reconnaître? Certains individus vont camoufler leur peur sous l’égide de l’orgueil. D’autres, laissant leur ego spirituel les évaluer, vont se croire dans leur lumière, au-dessus de la masse, donc au-dessus de leur peur. D’autres feindront de les ignorer par peur de toucher l’insécurité qui les habite. D’autres vont fuir. Certains vont devenir violents pour prendre le contrôle, le pouvoir. D’autres connaissent leur peur et désirent la garder par attachement. Enfin, il y a ceux et celles qui choisissent de s’en libérer pour prendre leur envol, avancer dans le chemin de leur destinée, poursuivre leur mission d’âme. Car tel est le cadeau de la libération de la peur…, la liberté d’être, dans la manifestation de notre âme, de notre essence.

Il y a trois types de peur. La première est celle de la survie, une réaction instinctive à une situation de danger, réaction de survie. La survie est relative. Des êtres humains peuvent vivre très confortablement et se sentir constamment en état de survie. Vous êtes sur la défensive, votre système nerveux central est continuellement en éveil et votre sommeil est affecté. Vous vivez dans l’attente d’être attaqué. Vous n’arrivez plus à vous détendre. Tel est l’état de survie! Vous ressentez la peur d’être attaqué ou la peur de mourir, la peur de la maladie ou la peur de ne pas survivre. La peur crée un enchaînement énergétique qui entraîne de plus en plus la survie. Vous resté figé dans la survie et dans la peur. Votre système nerveux central, votre cerveau ont pris ce conditionnement et le maintiennent. Telle est l’anatomie de la peur! Elle inhibe, paralyse, cristallise votre action, entraînant une paralysie interne de vos systèmes, de vos cellules. Si vous choisissez de passer à l’action pour vous guérir, la première réaction sera la peur. La peur est une réaction à l’action, contrôlée par votre ego!

Prenons conscience que nous sommes tout le temps bombardés de l’extérieur, pour nous aider à développer, maintenir et entretenir la peur de la survie, à l’intérieur de nous-mêmes! La radio, la télévision, les journaux, les films, les livres, les croyances, notre milieu de vie la véhiculent à un rythme effarant. Combien de fois dans une journée seulement, nous entendons parler de meurtres, de maladies, de pénuries, d’insécurité financière. Dans nos propres familles, comment la peur de la survie était-elle vécue? De quelles peurs avons-nous héritées qui ne nous appartiennent pas, au départ?

L’état de survie est créé par une insécurité. L’insécurité est créée par un manque d’autonomie interne. Un manque d’amour envers soi-même, ne reconnaissant pas notre âme, notre divin. Nous avons oublié totalement qui nous sommes! Des êtres de lumière! Des êtres d’amour! L’amour que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes est beaucoup plus puissant que toutes nos peurs réunies. Nous avons la capacité de nous libérer, autrement, l’évolution perdrait tout son sens. Cessons d’être des automates.

Le deuxième type de peur, sont les peurs karmiques. Lorsque notre âme arrive sur la planète terre, elle revêt son manteau karmique. Ces peurs, vécues de vie en vie, se répètent aujourd’hui, pour les transformer. Nous recréons nos peurs, et, par le fait même, nous les vivons déjà. La peur d’être rejeté, la peur d’être abandonné, la peur de perdre, la peur de quitter le plan terrestre, sont les peurs principales. De ces peurs découlent la peur de souffrir, la peur d’aimer, la peur d’être blessé, etc. La liste est longue.

Nous retenons sans cesse l’élan de l’amour que nous désirons vivre dans ce besoin essentiel d’aimer dans notre quotidien. Nous perdons notre spontanéité. Nous nous contrôlons très bien, consciemment ou inconsciemment, peur du ridicule, peur d’être jugé, etc. Nous sommes malheureux! Nous sommes fatigués et déçus car la fluidité de la décristallisation qu’est l’amour inconditionnel s’en trouve bloqué. Et pourtant nous sommes millionnaires à l’intérieur de nous-mêmes. Nous possédons tous, sans exception, un joyau inestimable, l’étincelle divine!

Le troisième type de peur, sont les peurs intra-utérines. Lorsque l’âme s’incarne dans le fœtus, tout, devient une vibration captée par celui-ci. Les peurs de la mère, du père, des êtres humains l’entourant peuvent devenir les siennes, car le fœtus développe une intelligence, une conscience de tout son environnement immédiat! Encore là, il est possible de s’en libérer.

Finalement, les peurs que nous rêvons la nuit sont des messages de notre inconscient pour nous aviser qu’il est grand temps que nous prenions conscience de cette peur qui entrave le mouvement de vie de notre âme, dans le moment présent.

L’antidote de la peur est l’amour! Ayez l’humilité de la reconnaître, enveloppez-la d’amour et passez à l’action, car le mouvement crée la décristallisation et la peur crée la séparation. Ne combattez pas votre peur, accueillez-la! S’accueillir dans sa peur la désamorce, la combattre la nourrit. Aimer et accueillir permet une circulation d’énergie. L’amour crée la fluidité. Votre âme sait, connaît ce que vous vivez et elle peut vous aider. Vos guides vous accompagnent toujours, vous aident et vous supportent si vous le demandez! Priez, à votre manière! Si votre âme vous dirige vers les régressions avec guérison pour les peurs karmiques très profondes, allez-y! Non seulement à ce moment-là, nous transformons notre karma, mais nous diminuons la peur dans notre inconscient collectif et dans l’égrégore des peurs. Telle est notre grandeur! Telle est notre puissance d’impact dans notre lumière!

Maintenant que la peur n’est plus un mystère, qu’en ferez-vous? À vous de choisir.

Journées nuageuses dans l’astral

Il fait froid, la pluie nous transite depuis une semaine. Aujourd’hui, le ciel est encore gonflé de cette substance aqueuse et grise. La déprime nous assombrit et on rêve à des jours ensoleillés et meilleurs.

Pourtant, la lumière est bien là infiltrant la couche nuageuse et nourrissant la terre.

Puis, un matin un reflet doré chatouille les persiennes, glisse le long d’une lamelle et se heurte sur le cristal posé sur la commode, soudain, dans un coin sombre de la chambre, naît un minuscule arc-en-ciel. La joie remplit déjà notre cœur, nous nous empressons d’ouvrir les fenêtres et les portes, les enfants se précipitent à l’extérieur pieds nus dans l’herbe perlée du matin.

Nous sommes à la merci des caprices de Mère Nature et profitons du moindre cadeau qu’elle daigne bien nous faire. Mais sommes-nous réellement l’otage de la nature? Se pourrait-il que nous y soyons pour quelque chose?

Dans l’invisible, là où se côtoient les créations les plus belles et les plus horribles, là où s’accumule le sombre nuage de nos illusions, les énergies, qui se nourrissent de nos pensées, donnent forme dans les matrices du mirage, à nos désirs : la richesse qui, par enchantement éliminera tous nos problèmes, l’argent qui nous rendra heureux, le poste tant convoité qui fera de nous quelqu’un et qui nourrira notre ego, la voiture neuve, harmonisée à notre nouveau statut social, dont nos voisins et amis admireront la couleur et la forme, la maison sur la Côte… Nous nourrissons ainsi ce nuage, qui lui nous le retourne à l’image de nos pensées.

Et, le nuage s’épaissit…, la lumière de l’âme passe de moins en moins.

Notre cœur se rabougrit, notre tête s’embrouille, le « burnout » nous guette et bientôt, nous avons l’impression d’être suspendu par un fil au-dessus du vide.

Pourtant, la magie divine et omniprésente, nous habite, et pour un peu de bonne volonté, nous pourrions éclaircir ces journées nuageuses de l’astral et remplir nos vies de soleil. L’amour, juste l’amour! Dans ce mot, tout est dit.

Nous sortons à l’extérieur de notre personnalité, nous nous libérons de l’emprise de l’ego et faisons les choses par amour. Nos cœurs s’ouvrent, nous retrouvons l’émerveillement de l’enfant et le fil d’argent, qui nous relie au corps de lumière, s’illumine, nos pensées s’éclaircissent et le nuage gris de nos illusions s’évapore sous le rayonnement de l’âme Nous resplendissons dans la plénitude de l’être dans lequel nous vivons.

Par la divine magie de l’amour, nous retrouvons la santé et la joie de vivre et comme des enfants, nous pouvons courir pieds nus dans les chemins perlés de la vie.

Avec amour!

Éternel… aimant

Passe le temps…  Toujours plus vite, surtout à la fin de l’été quand les jours raccourcissent en affolant nos cœurs, soit parce qu’ils redoutent la noirceur à venir, soit parce qu’ils regrettent les couleurs que leur âge avancé ne pourra plus raviver.  Névrosés toujours accrochés au poteau du passé et anxieux déjà projetés sur la ligne d’arrivée du futur…

Si nous vivons la rentrée d’automne dans une hyperactivité d’écolier inquiet, c’est que notre vision du temps ressemble fort à celle de nos ancêtres qui croyaient que la terre était plate!

La vision du temps linéaire avec un début et une fin ne peut se concevoir que dans le monde matériel, visible, tout comme l’horizon pouvait laisser croire que la terre se finissait là.  Dans cette réalité visible, passé et futur règlent une histoire où tout est prévisible d’avance, selon les lois de cause à effet.  Le plaisir du présent et d’être là au bon moment demande de sortir de la vision linéaire.

En astronomie, on peut prédire la trajectoire de deux planètes aussi loin qu’on le désire dans l’avenir.  Si l’on raisonne en terme de dualité (visible-invisible, bien-mal), on peut faire des prévisions sur ce qui arrivera, car dans cette optique tout est programmé en terme de survie.  C’est grâce à cela que les papillons monarques qui naissent en cours de migration, connaissent par instinct leur destination.  Tout est prévu à l’avance.

Mais lorsqu’un astronome regarde trois planètes à la fois, il n’arrive pas à déterminer quelle sera leur course dans quelques millions d’années.  Lorsque la Trinité prend sa place (Dieu l’unité, le Fils le visible et le Saint Esprit l’invisible) le présent ne contient pas l’avenir.  Il est.  Le programme n’est plus dans la survie, mais dans l’expression de l’âme et celle-ci se révèle dans l’instantanéité.

Pour que la trinité vive en nous, notre esprit accède à un niveau quantique de perception, là où la matière et les pensées prennent forme, dans une zone intermédiaire entre la réalité et Dieu.  Dans ce niveau de conscience où se vivent les miracles, apparitions, voyances, coïncidences, guérison spontanée, etc…, le temps n’est que le moment présent.  À ce niveau, il est possible de tout faire, chaque chose peut se réaliser, sans empressement, sans retard non plus.  Tout est fluide, comme une mécanique cosmique bien huilée.  Nous sommes là au bon moment, à la bonne place dans la synchronicité pour créer.  Le temps devient circulaire, sans passé, sans futur, juste une roue qui tourne selon les cycles régis par l’univers.  C’est dans ce niveau de vibration que « le dépassement des conflits est inscrit dans l’évolution naturelle des choses à condition que le moi ne s’oppose pas au TAO » c’est-à-dire que notre moi ne soit pas à contretemps du rythme cosmique.  Jung, dans son approche orientale, parlait déjà de notre pouvoir guérisseur en précisant la nécessité pour le moi d’être en harmonie avec l’univers, comme une corde qui vibre à la même fréquence que la note céleste que l’âme choisit avant de s’incarner.  C’est l’ego qui doit s’articuler sur l’univers et non pas l’univers qui doit être maltraité par les apparences et la superficialité de l’être.

« Nous sommes des organismes autonomes alimentés par la sagesse des astres » ce qui veut dire que nous sommes des musiciens indépendants devant jouer une pièce que nous avons non seulement oubliée à la naissance, mais que nous devons en plus jouer en harmonie avec tous les autres, au-delà des différences de style et de rythme.  D’où une liberté toute relative quant à notre véritable capacité de choisir notre vie.  Sans déterminisme excessif ni hasard absolu, la liberté que nous avons n’est-elle pas dans la soumission, se mettre sous sa mission, accepter d’œuvrer pour un principe supérieur et reconnaître notre responsabilité dans la création.  Seule l’âme peut communiquer avec le niveau quantique et c’est pour cela que nous avons besoin d’être à l’écoute des cycles, cycles des astres, des saisons, mais aussi cycles personnels ou transgénérationnels, car ils sont un reflet de l’éternité qui se manifeste dans l’alternance de toute chose.  Ils sont des indices semés dans la roue du temps pour nous harmoniser avec la partition choisie, pour que le froid ne nous déprime pas, que le soleil ne nous brûle pas, que la sécheresse de l’âge ne ride pas notre amour.  La sagesse des astres devient alors une aide précieuse pour accorder le piano de notre âme et nous faire entrer dans la danse de la réalité.

« Vis pour ce monde comme si tu devais y vivre éternellement et pour l’au-delà comme si tu devais y mourir demain. » poème soufi

Percer l’illusion

Percevoir l’être derrière l’ego ou la véritable quête de soi

L’estime de soi!…

Sujet si important et si vaste que juste tenter d’en faire l’éclaircissement demanderait bien de l’encre!

… Il faudrait à la base définir le soi.

Souvent l’image de soi fait référence surtout à l’ego. Il serait juste de dire… l’image de l’ego.

Le véritable soi ne s’atteint qu’au fil d’un long processus de nettoyage des conditionnements et des modèles véhiculés par la société dans laquelle nous nous sommes incarnés. Conditionnements propres à chacune des sociétés qui diffèrent d’un pays à l’autre. Société qui, de par ses ombres et ses lumières, dispense des éléments qui permettront des compréhensions. Autre pas dans mon évolution. Une vision éclairée et élargie développe notre capacité à identifier les modèles et critères projetés par la société dans laquelle je « baigne » et de toutes collectivités. Discernement qui incite à l’authentique quête de soi.

Quête de l’être profond que nous sommes, départi des conditionnements. Quête de l’être profond que nous sommes, départi de l’ego.

La plupart des conditionnements visent à entretenir l’ego. Venant des trois sphères où se déploie notre vie : société, famille et nous-même, ils ont une incidence certaine sur nos exigences, nos aspirations, nos déceptions et parfois même nos désarrois. Il faut apprendre les programmations de toute provenance et user d’un sain jugement à l’égard de leur influence sur notre « bien-être » ou notre « mal-être ».

Percer l’illusion en faisant le constat de l’éphémère. S’élever au-dessus et devenir conscient des structures changeantes au fil du temps avec les exigences qui y sont associées et des différentes cultures, avec leurs coutumes, qui enrichissent notre terre… c’est s’éveiller.

Et s’éveiller, c’est aussi s’éveiller à soi.

Il faut apprendre à se libérer des conditionnements qui distorsionnent notre vie, la réalité de notre être. Il y a ceux qui viennent de soi… Il faut en retracer les peurs, les souffrances, les blessures. Distinguer et ne conserver pour soi que ce qui nous appartient vraiment. Savoir garder, parmi ceux de la société du moment, ce qui est élevant pour l’âme, en récupérer les lumières. Se départir de ce qui n’est pas nous, pas propre à notre nature profonde.

Déterminer ce qui nous convient, faire des choix appropriés en respectant nos aspirations et nos limites, permet de garder ou de se réapproprier notre intégrité. Prendre conscience que nous en sommes les premiers responsables dans l’univers.

S’éveiller, c’est aussi reconnaître les mécanismes établis qui, la plupart du temps, n’ont aucun lien avec ce que je suis profondément. Dans les scénarios de vie, chaque disfonction, chaque disharmonie est une tentative de la vie de me ramener à moi, sans compromis. Capter les leçons permet de se dégager sans cesse de ses comportements malsains et de ses attitudes erronées et par le fait même, nous rapproche de notre propre identité.

Nous sommes uniques. Chaque histoire de vie est unique. Chacun arrive avec un bagage composé d’expériences, de choix, de blessures et de joie.

La résultante de tous les aspects de notre être qui nous personnifient est un cadeau continuellement offert à l’univers. Genre énergétique particulier qui dispense sa couleur et, de par le développement en valeur, rehausse l’ensemble de la qualité de vie dans l’univers.

Apprécier nos couleurs, notre personnalité distincte, en réaliser la vie, détermine l’ampleur du tremplin vers l’épanouissement.

Même avec l’ouverture et la volonté d’être constamment habité par la pensée que l’être véritable n’est pas matériel, il ne faut pas se leurrer et vouloir se targuer d’une fausse spiritualité en soutenant que l’apparence du corps n’affecte en rien l’aisance avec laquelle nous « l’habitons ».

Pour vivre une pleine liaison, l’image physique reflétée par le miroir doit correspondre à ce que je ressens que je suis, gardant ici la cohérence du genre. Quand le corps n’est pas en « accord » avec le ressenti de l’âme, il y a nécessairement disharmonie, dissonance, source de souffrance, de conflit émotionnel, de manque de confiance.

L’humain a fondamentalement besoin que l’image qu’il renvoie s’accorde avec son intérieur et sa véritable personnalité.

Sachant que nous sommes toujours le résultat de l’ensemble de nos expériences, de nos choix, si « l’image de soi » ne correspond pas à nos aspirations du moment, un questionnement éclairé s’impose. Après le long périple de mon existence, où en suis-je rendu? Savoir ce que je veux réellement être à l’avenir. Ce que je veux intégrer à mon genre et pour d’autres aspects, doucement ou carrément les abandonner afin que ma vie corresponde à ce que je suis réellement aujourd’hui. Où en suis-je maintenant en tant qu’âme et quel est l’accomplissement auquel j’aspire?

Pouvoir exprimer ce que nous sommes et pouvoir réaliser le potentiel que l’on porte sont les bases de l’estime et de la saine image de soi.

Être capable de surmonter les projections des autres, anciennes et nouvelles. En discerner ce qui peut-être m’appartenait, m’appartient encore aujourd’hui et supprimer toutes les étiquettes qui finalement sont, la plupart du temps, reliées à l’ego.

Percevoir l’être véritable derrière l’ego! Chacun doit y parvenir pour lui-même et pour autrui. Fruit d’un cheminement méticuleusement tramé par la vie, fruit de l’éveil de la conscience de soi, de l’autre et de toutes choses.

L’estime de soi, la vraie, passe par la compréhension de ce qu’est le soi. Le soi, c’est le long cheminement vers l’autonomie spirituelle, vers l’autonomie de l’esprit dépouillé de tout conditionnement, de tout comportement erroné, Elle s’acquiert avec l’éveil quand l’être devient authentique avec soi, avec les autres.

Quand on est rendu à vivre l’estime de soi, c’est qu’il y a eu un grand ménage, un véritable travail en profondeur. Beaucoup de libérations ont fait leur œuvre libérant l’être, déployant l’esprit.

La véritable image de soi émerge quand l’être n’est plus omnibulé ou simplement influencé d’aucune façon par des critères extérieurs. Quand il a rejoint sa « lumière ».

On acquiert la véritable estime de soi quand on se connecte avec le soi, le vrai soi.

En se reconnectant avec l’univers, à l’éternité, à l’essence de vie que l’on porte, que l’on est, on retrouve l’étincelle de l’énergie divine que nous sommes finalement réellement, et par là même… notre véritable image de soi.

Bienvenue dans le monde de la liberté

Nous te souhaitons aujourd’hui la bienvenue dans le monde de la liberté.

Mais avant d’entrer, tu dois recevoir quelques consignes afin de préserver ton droit à la liberté.

Afin de préserver ce monde de la liberté, tu dois te dépouiller de ce qui t’a limité dans ton passé.

Alors regardons ensemble ce que tu dois reconnaître et libérer pour entrer dans le monde de la liberté.

Libérer toute forme d’obligation
Il semble évident que l’obligation ne peut coexister avec la liberté. Alors garde-toi de t’obliger à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisqu’ici personne n’est forcé ni obligé. Donc, tu devras toujours vérifier avec toi-même dans l’instant présent si tu es fidèle à ta vérité du moment. En respectant toujours ta vérité, tu ressentiras de plus en plus l’amour que tu es. Et sache que la voie de l’amour est l’honnêteté avec soi-même et les autres.

Libérer l’attachement
L’attachement est le virus le plus nuisible au monde de la liberté. Garde-toi de t’attacher à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisque l’attachement est la source de toutes les souffrances de ton passé. Souviens-toi que la vie est en perpétuelle expansion, alors reste ouvert à tout ce qui est et tu deviendras illimité.

Libérer la comparaison et la jalousie
Comme tous les êtres se respectent dans le monde de la liberté, chacun devient original et unique. Et tous bénéficient de l’originalité de chacun afin de cocréer constamment de nouvelles réalités. Alors sois toi-même en toute liberté sans jamais te comparer.

Libérer la possession
La possession est absolument inutile dans le monde de la liberté puisqu’ici, chacun de tes besoins est aussitôt comblé par le pouvoir de ta pensée. Ici, les êtres connaissent et utilisent le pouvoir créateur de leur pensée. Alors veille sur tes pensées et pense à ce que tu veux, plutôt qu’à ce que tu ne veux pas. Et souviens-toi que toutes tes créations doivent respecter la liberté de chacun.

Libérer la culpabilité et le jugement
Tu n’auras plus besoin de ces anciennes énergies du karma puisqu’ici tout est amour. Afin de préserver ce droit fondamental, l’amour, tu ne dois jamais te juger ni juger personne. Dans le monde de la liberté, le jugement n’existe pas parce que chacun vit dans le respect de lui-même et des autres.

Libérer la séduction et la dépendance
Ces énergies n’ont aucune raison d’être dans le monde de la liberté. Parce qu’ici personne ne possède personne et personne ne dépend de personne. Tous les êtres qui habitent ce monde sont souverains.

Libérer le besoin, les conditions et les attentes
Le besoin d’être aimé est un non-sens dans le monde de la liberté parce que chacun sait qu’il est lui-même l’amour. Ici, tous les êtres manifestent l’amour et personne n’est dans le besoin. Alors tu auras la totale responsabilité de t’aimer inconditionnellement en respectant ta liberté d’être. Souviens-toi que l’amour véritable n’a ni besoin, ni attente et ni condition.

Libérer les limites
Dans le monde de la liberté, les limites n’existent pas. Si tu veux y demeurer alors reste ouvert au grand mouvement perpétuel de la vie et tu grandiras avec elle dans les espaces infinis de l’éternité. Souviens-toi que l’abondance est ton droit de naissance donc, ne te limite jamais.

Libérer la peur et la mort
En t’aimant inconditionnellement, la peur va se dissoudre. Tu saisiras que la mort est une mémoire émotionnelle à traverser et tu comprendras enfin que c’est la peur et la croyance en la mort qui maintiennent le monde de l’illusion. En traversant la peur, tu traverseras la mort et tu t’éveilleras à la vie éternelle. Alors cesse de compter tes anniversaires et élimine tous les rituels qui te gardent prisonnier de l’illusion. Vis dans l’éternel présent et cesse de compter les années puisque le temps n’existe pas. Dans le monde de la liberté, fais de chaque jour une célébration.

Alors, cher être d’amour, à compter d’aujourd’hui, tu auras toute la liberté de te respecter et t’aimer en te choisissant en tout temps. Plus d’obligations puisque tout ce que tu expérimenteras, tu le feras en toute liberté. Alors réponds à chacun de tes besoins et tu verras que l’amour en toi reprendra sa juste place. En t’unissant à l’amour en toi, tu sortiras définitivement de l’illusion et l’ego tirera sa révérence devant l’humilité du cœur.

Lorsque tu te seras enfin reconnu dans ta lumière, tu deviendras comme Jonathan le goéland et dans une joie profonde, tu reconnaîtras enfin que tu as quitté la survie pour renaître à la vie. Dans ce retour à l’amour absolu pour toi-même et les autres, tu ressentiras une profonde compassion pour la famille universelle. Alors, par ton propre rayonnement, tu les guideras et les accueilleras à ton tour dans le monde de la liberté.

Voici la devise du monde de la liberté : reste en paix qui est libre!