Le toucher subtil

Le corps physique n’est qu’un des corps de notre manifestation comme être humain. Son toucher excite les sens et nous permet de connaître des sensations qui peuvent nous entraîner dans des zones de plaisir ou à l’inverse dans le désagrément de l’expérience. Les autres corps sont plus familièrement appelés corps d’énergie.

Ces corps d’énergie, tels l’émotionnel (astral), le mental ainsi que le mental supérieur (corps causal), plutôt immatériels, sont à l’origine du toucher subtil lors des échanges que nous faisons entre nous. Ils sont notre premier contact. Comme leur rayonnement est plus grand que le corps physique et qu’ils sont d’aspect plutôt éthéré, nous interpénétrons les corps l’un de l’autre avant même que le contact physique ne se produise. Nous pouvons alors capter des énergies qui peuvent être compatibles avec les nôtres ou au contraire être très dérangeantes.

Une personne s’approche de nous, l’invisible régit, nous nous touchons. Nos corps d’énergie s’interpénètrent, nous attirent dans un mouvement d’échange, les essences se mêlent et nous glissons lentement dans l’autre alors qu’une sensation, telle une vague brumeuse, nous envahit. Une légère excitation court en nous, puis, le cœur s’emballe, nous voulons dire quelque chose d’intelligent, mais le cerveau bloque.

Que se passe-t-il?
Nous venons de vivre un toucher qui ouvre la mémoire d’un tendre moment où nous nous sentions aimés. « Ah! Comme il serait bon revivre cette sublime sensation ». Pour un instant, une fraction de vie, nous rêvons d’être aimé, entouré de douceur, enroulé dans une ouate de bonheur. Pressés par le présent, nous refoulons quelques larmes dans un long soupir. Se croyant ennuyeux, notre interlocuteur se sent mal à l’aise. La réalité, c’est que nous pouvons nous toucher jusqu’à plus de deux mètres de distance et que ce toucher est très réel et peut être fortement ressenti par certains. Ce ressenti éveille en nous des mémoires d’événements ou de situations ranimant des états d’être reliés à ces moments. Comme un pendule, nos émotions oscillent du passé au futur.

Les plus sensibles parmi nous peuvent facilement capter des malaises présents ou même capter les mémoires du passé de la personne en contact.

Nous nous retrouvons régulièrement confrontés à des rencontres qui nous amènent dans des zones de malaises parfois désagréables, parfois très agréables, alors qu’une personne entre dans notre champ énergétique. Sans la connaître ou même lui avoir parlé, un échange d’informations entre nous a eu lieu, puis, nous fermons subtilement les accès à notre intérieur, nous baissons les boucliers. Un échange poli, mais non engagé prend place avec la personne qui vient de nous être présentée. Nous aimerions fuir, mais nous sommes les hôtes de la soirée.

Maintenant vous pouvez comprendre pourquoi certaines personnes se ferment comme des huîtres. Inconsciemment, nous travaillons de façon très efficace avec tous ces corps, en créant des protections afin d’empêcher les énergies étrangères d’entrer dans nos centres moteurs (les chakras) ou même nos propres énergies d’en sortir, ainsi, nous empêchons que se dévoilent nos secrets ou nos états d’âme les plus profonds.

Conscients que nous pouvons toucher directement l’autre à distance, nous pouvons agir comme stabilisateur énergétique et même comme guérisseur, tant pour la nature (notre mère-terre) que pour les animaux et les humains.

Il s’agit de faire appel aux énergies divines, de canaliser en nous la lumière d’amour et de guérison du Christ ou de faire appel aux énergies des anges et des archanges, amener ces énergies dans notre centre cardiaque puis, se laisser rayonner comme les divins soleils que nous sommes.

Cela se fait avec détachement, respecte et amour.

Alors marchons dans les parcs, dans les rues et rayonnons la lumière afin que les arbres, les animaux, nos frères et nos sœurs puissent bénéficier de ces bienfaits.

L’imaginaire, un outil intuitif et thérapeutique accessible à tous!

Les guérisseurs intuitifs pratiquent l’intuition sans aucun support : aucune carte, aucun pendule, aucun artifice. L’intuition est utilisée pour élargir notre compréhension de nous-mêmes et pour favoriser la santé. On affirme souvent que l’intuition est un don, mais si elle était accessible à tous? Et si l’imaginaire en était le principal ingrédient?

Après avoir appris à développer mon intuition et des techniques de travail énergétique auprès de guérisseurs, je me disais que si j’étais devenu intuitif, c’était que quelque chose me le permettait, quelque chose de normal, accessible à toute personne. C’est alors que je compris que l’imaginaire est doté d’une extrême intelligence.

Illettrés de l’imaginaire, nous avons oublié que cet univers est un langage permettant de communiquer avec l’intelligence universelle qui anime toute chose. Pour retrouver ce langage, je propose une approche intuitive originale que je nomme l’Écoute Imaginaire. L’écoute dont il est question ici se fait avec notre cœur et elle permet d’élargir notre compréhension de nous-mêmes et des autres. L’écoute permet aussi d’équilibrer les énergies qui perturbent le champ d’énergie. Mais comment développer ces habiletés? Voici quelques notions qui permettent de mieux comprendre comment l’imaginaire favorise le développement de l’intuition et s’avère un outil essentiel pour équilibrer les énergies vitales.

Votre corps vous parle, écoutez-le!
L’imaginaire est d’une simplicité infantile et est accessible à tous. Il permet de quitter la référence rationnelle pour découvrir un nouveau langage qui utilise les sens visuel (images), auditif (voix intérieures) et du toucher (sensations) pour communiquer avec nous. Supposons que vous ayez un désordre du foie. Pourquoi ne pas utiliser votre imaginaire pour communiquer avec lui? Vous pourriez par exemple percevoir votre foie comme un ballon crevé. Votre rationnel pourrait alors être tenté d’interpréter ce que vous percevez. Par exemple, vous pourriez attribuer l’image du ballon à vos habitudes alimentaires. Piège! Vous venez de couper la communication avec l’intelligence qui anime votre foie. Que faire pour rétablir la communication? Vous devez d’abord accepter que la représentation imaginaire de votre foie a un message à vous transmettre. Et oui, votre imaginaire est intelligent, immensément intelligent. Il suffit d’oser lui faire confiance pour le découvrir.

Poursuivons notre exemple. Vous pourriez vous adresser à l’image du ballon crevé et lui demander quel est son message. Une image de vous dans un état d’impuissance pourrait alors surgir dans votre imaginaire. Vous pourriez aussi ressentir une violente douleur au foie ou encore entendre une voix vous dire que vous êtes perdu. Il serait facile de vous identifier à l’émotion que cela génère et perdre contact encore une fois avec votre foie. Une bonne communication requiert d’adopter un rôle de témoin actif et de faire confiance à la volonté de communiquer de l’imaginaire. Comment? Vous pourriez poser d’autres questions à la manifestation imaginaire afin d’approfondir votre compréhension de son message. Par exemple, vous pourriez demander à l’image d’impuissance quelle est sa raison d’être. Une voix pourrait vous répondre que vous êtes découragé car vous êtes trop empressé de concrétiser vos projets. Elle pourrait aussi vous dire de prendre votre temps, faire un horaire, planifier. Bravo ! Vous avez réussi à communiquer avec votre foie et à prendre conscience de ses besoins.

Rétablir les voies de communication
Après avoir appris à communiquer avec votre corps par le biais de l’imaginaire, vous pourriez aller un peu plus loin et intervenir sur les déséquilibres que vous percevez dans l’imaginaire, et ce, afin de rétablir l’harmonie. Ces perturbations affectent la circulation d’énergie et sont le reflet de pensées et d’émotions que vous n’avez pas su entendre. Pour rétablir l’équilibre, vous devez accepter que l’imaginaire est créateur et qu’il peut créer dans l’immédiat tout ce qui est nécessaire pour harmoniser votre corps. À mesure que votre corps trouve un nouvel équilibre, vous allez constater que de nouveaux messages se manifesteront à vous. Reprenons l’exemple du foie. Une voix intérieure vous dit que votre foie est rigide. Vous pourriez alors questionner votre foie afin de lui poser la question-clé : que puis-je faire pour t’aider? Aussitôt, votre foie pourrait vous communiquer qu’il souhaite que vous soyez plus doux avec lui. Vous pourriez alors décider d’utiliser votre imaginaire afin d’envoyer de la douceur vers votre foie.

Les multiples possibilités de l’imaginaire
Un jeu d’enfant, direz-vous?
Exactement. Le seul problème, c’est que nous sommes coupés de notre enfant intérieur et que nous avons appris à ne pas écouter notre sagesse intérieure. C’est pourquoi, nous devons retourner à l’école de l’imaginaire. C’est uniquement en étant bien encadré que l’on peut non seulement apprendre le langage de l’imaginaire, mais aussi à lui faire confiance au point d’arriver à communiquer avec tout : un organe perturbé, un événement de notre enfance ou de notre vie adulte, une relation interpersonnelle, des mémoires provenant d’autre vies, des énergies transpersonnelles se manifestant sous la forme de guides, etc. Avec un bon encadrement, on peut aussi apprendre à utiliser l’imaginaire dans un cadre thérapeutique afin de décoder les besoins d’une autre personne et de l’aider à rétablir ses propres voies de communication. Les possibilités sont pratiquement infinies.

Pour en connaître davantage, nous vous proposons « L’écoute imaginaire » et « Devenez intuitif ». tous deux publiés aux Éditions Quintessences, Vous pouvez aussi visiter le site internet : www.ecouteimaginaire.com.

Pouvons-nous vivre dans l’abondance et faire une démarche spirituelle en même temps?

Il existe deux écoles de pensée à ce sujet.  Certains croient que pour être spirituels, ils doivent être capables de vivre dans le plus grand dénuement possible.  Pour eux, le dénuement est synonyme de détachement.

D’autres croient que l’argent et les biens matériels sont le symbole matériel de l’énergie divine.  L’abondance en argent et en biens matériels les aide à devenir de plus en plus conscients de leur grande puissance divine, ce qui les aide d’autant plus à créer davantage d’abondance.

Personnellement, j’adhère à cette dernière école de pensée.  Il va de soi qu’il y a des avantages et des désavantages aux deux systèmes de croyances.  En autant que nous choisissions de croire à ce qui est bénéfique pour soi et non croire à quelque chose parce que quelqu’un d’autre nous l’a suggéré.

La personne qui possède peu de biens matériels a beaucoup plus de facilité à vivre dans le détachement, ce à quoi l’être humain veut en arriver un jour.  Cependant, cela peut être difficile de faire un cheminement intérieur à travers des cours et des lectures ou encore de prendre du temps pour soi afin de connaître davantage si une personne est uniquement occupée à survivre dans ce monde matériel.  Qu’on le veuille ou non, nous vivons sur une planète où le matériel fait partie de notre dimension physique et nous ne pouvons vivre sans un toit sur la tête.  Ces besoins matériels sont absolument essentiels et doivent donc se payer.

La personne qui vit dans l’abondance matérielle a plus de facilité à faire sa démarche spirituelle, car elle vit dans un confort physique qui ne peut faire autrement que l’aider.  Cependant, cette même personne peut en arriver à trop s’attacher à son argent ou à ses biens et avoir ainsi beaucoup de difficulté à vivre dans le détachement.

L’idéal, c’est d’en posséder beaucoup et d’utiliser cet avoir pour nous aider à être heureux et non à faire de ce dernier le but de notre vie.  C’est aussi de savoir au plus profond de soi que si, présentement, je suis parvenu à ce niveau d’abondance matériel et que, du jour au lendemain, je le perds, je peux réussir tout de même à être heureux, car je sais comment recommencer.  C’est cela le détachement, en avoir, mais ne pas en dépendre pour son bonheur.

Comment arriver à cette abondance?

Pour débuter, il est important de développer une attitude de prospérité plutôt que de viser l’abondance pour l’abondance seulement.

Vivre dans l’abondance signifie avoir en quantité supérieure à nos besoins, de quoi répondre aux nécessités de la vie.  La prospérité est un état d’être.  Cela ne signifie pas seulement avoir de l’argent ou encore posséder des biens matériels, c’est avant tout une façon de penser et de vivre.  Il s’agit du contraire de la pauvreté qui est également une façon de penser et de vivre et non seulement un manque d’argent ou de biens.

Celui qui possède une attitude prospère peut arriver facilement à l’abondance s’il le désire véritablement.  Il se révèle beaucoup plus généreux, car il sait qu’il y en aura toujours.  Il croit fondamentalement à l’inépuisable source divine.  Il se trouve beaucoup de personnes qui n’ont pas tellement de surplus et qui, pourtant, sont très heureuses, car leurs besoins sont toujours comblés grâce à cette attitude de prospérité.

De l’autre côté, beaucoup de gens qui ont de l’argent ou des biens en abondance sont très malheureux, car ils vivent dans la peur de perdre ce qu’ils ont.  Ils agissent généreusement, seulement s’ils peuvent en profiter.

Pour la plupart d’entre nous, quel est le plus grand obstacle pour avoir du surplus?  C’est notre mental qui adhère à des croyances non bénéfiques, et ce, dès notre jeune âge.  Nous étions entourés de gens qui disaient alors des choses comme :

  • « Je ne suis pas riche, mais je suis en santé ».  Ce qui veut dire « Être riche = être malade ».
  •  Les riches sont des voleurs » ce qui laisse entendre que seuls les pauvres sont honnêtes.
  •  Les riches ont de la difficulté à entrer au ciel ».  Nous ne savions pas que le ciel est un état d’être, l’état d’être heureux et non un endroit spécifique.
  • « L’argent est à la source de tout mal ».  Comme si quelque chose d’inerte pouvait créer du mal.  C’est plus l’amour de l’argent et notre dépendance envers lui qui créent un mal-être.

Dans la vie, il ne nous arrive pas ce que nous voulons, il nous arrive plutôt ce à quoi nous croyons.  Si vous ne vivez pas dans l’abondance voulue, vérifiez à l’intérieur si vous vous sentez prospère ou pauvre.  Sachez que vous avez adhéré à des croyances qui ne sont plus bonnes pour vous et qui font que vous n’obtenez pas le résultat voulu.

Voici quelques moyens pratiques pour arriver à changer votre attitude intérieure face à la prospérité et l’abondance.

  • Soyez conscient de vos paroles, de vos pensées, de vos sentiments et de vos actions.  À chaque jour, notez au moins trois choses concernant votre attitude dans ce domaine.  Ce que vous notez dénote-t-il de la prospérité ou de la pauvreté?  Une fois devenu conscient, constatez votre attitude comme étant temporaire et acceptez-la pour le moment.  Ne vous critiquez pas.  Sachez qu’il n’y a rien de permanent.
  • Remarquez si vous avez du mépris pour l’argent.  Vous arrive-t-il de penser ou de dire : « Maudit argent!  Si seulement ça ne coûtait pas si cher!  Si seulement il y avait un autre système et que je n’avais pas à toujours en faire arriver! ».  Apprenez à considérer l’argent comme une énergie divine, un moyen d’échange utilisé sur cette planète.
  • Remarquez si vous vous sentez coupable quand vous vous payez un surplus.  Cette attitude vous informe que vous ne croyez pas mériter de surplus.  Décidez de croire que vous êtes une personne spéciale qui mérite un surplus autant que ceux qui y croient.
  • Apprenez à avoir plus de gratitude.  Dites merci même pour les petites choses.  Accueillez l’abondance comme naturelle.  Voyez l’abondance dans tout : un compliment, un sourire, un repas payé au restaurant, une pièce de monnaie trouvée par terre, etc.
  • Soyez heureux quand quelqu’un d’autre vit dans l’abondance.  Ne les enviez pas.  Souhaitez de l’abondance à quelqu’un à tous les jours.  Comme nous récoltons ce que nous semons, ce que vous souhaitez sincèrement pour quelqu’un vous revient toujours.
  • Pour développer une attitude prospère, considérez d’abord la valeur que vous accordez à ce que vous voulez acheter plutôt qu’à son coût d’achat.
  • Faites circuler cette énergie divine.  N’accumulez rien qui ne vous est plus utile.  Tout ce que vous n’avez pas utilisé depuis un an, donnez-le à quelqu’un qui saura s’en servir.  Faites de la place pour du nouveau.
  • Gardez une attitude prospère en payant vos comptes.  Au lieu de critiquer que tout coûte trop cher, remerciez pour les services reçus.  Soyez heureux d’envoyer de la prospérité aux autres en payant vos impôts, téléphone, électricité, taxes, loyer, nourriture, etc.
  • Donnez sans attentes.  Sachez que tout vous revient.  N’essayer pas de contrôler comment, quand et par qui cela va vous revenir.  Ayez confiance en la loi du retour, cette grande loi de cause à effet toujours présente et qui gère tout ce qui vit.  Le vrai don, et celui qui rapporte le plus, est celui qui demande un sacrifice ou un effort.  Lorsque c’est facile, c’est plutôt à vous-même que vous faites plaisir.
  • Soyez conscient d’où vient ce que vous donnez plutôt que de vous préoccuper de ce que vous donnez et à qui vous le donnez.
  • Apprenez aussi à recevoir.  Reconnaissez votre valeur.  Quand vous refusez de recevoir quoi que ce soit, vous enlevez l’opportunité à quelqu’un de donner.  Savoir donner et savoir recevoir est un des meilleurs moyens pour s’ouvrir à l’abondance.  Ne pas savoir comment recevoir se remarque davantage chez les gens qui font une démarche spirituelle.  Il y en a même qui ont des dons de guérison ou d’autres capacités d’aide d’ordre spirituel et qui se sentent coupables de se faire payer pour leurs services.  Pour être avocat, médecin, coiffeur ou cuisinier, cela nécessite également un don particulier.  Trouvez-vous cela intelligent de s’attendre à ce que ces gens offrent leurs services gratuitement?  Ils ont besoin de gagner leur vie.  Il en va de même si c’est votre cas.  Vous avez autant droit d’utiliser vos dons pour atteindre l’abondance.  Appréciez davantage votre divin et arrêtez de vous tourmenter à ce sujet.
  • En conclusion, il est important de réaliser que l’être humain est beaucoup plus heureux à donner en sachant qu’il y en aura toujours là d’où cela vient.  Il n’est donc pas intelligent d’être pauvre, car nous nous mettons dans une position de dépendance face à autrui et nous nous privons du grand bonheur de donner.
  • Ouvrez-vous à l’abondance dans tous les domaines : l’amour, le succès, les amis, l’affection, les compliments, les biens, l’argent, etc.
  • Apprenez à vous aimer et à aimer tous ceux qui vous entourent en vous servant de votre argent et de vos biens; et non pas aimer votre argent et vos biens en vous servant de ceux qui vous entourent.

La réponse à la question du tout début est OUI!  Oui, nous pouvons vivre dans l’abondance en nous rapprochant sans cesse de Dieu.  L’être humain peut et doit profiter avec amour et joie de ce que Dieu a créé.  L’humanité s’est beaucoup nui en croyant que les biens matériels étaient incompatibles avec l’élévation spirituelle.  Cette croyance a été la cause de beaucoup d’émotions et de culpabilités et a contribué davantage à retarder l’humain plutôt que de l’avoir aidé à avancer.

Heureusement que nous devenons plus conscients et que nous acceptons de nous défaire de nos fausses conceptions pour entrer dans une époque d’abondance et de prospérité en tout.

Déjà en décembre apparaissent les bourgeons…

Le graveur de pierre a inscrit en lettres dorées le nom de ma mère sur le marbre du cimetière.

Les tempêtes émotionnelles qui font vaciller nos âmes nous obligent à plonger dans nos terres intérieures, sentir le noir et le froid avec lequel nous avons rempli le vide, à défaut de le remplir d’amour.  J’ai déposé plus facilement cet amour sur mes feuilles apparentes, avec des je t’aime qui m’ont rendue aveugle à l’essentiel de moi-même.  Quand j’ai chuté de mon arbre, je me suis effondrée doucement sur le tapis de larmes d’une d’illusion où je me suis trompée et menti à moi-même par peur d’être seule, camouflant dans des obligations familiales et sociales une incapacité à aimer.  Vouloir changer le monde pour qu’il soit aimable conduit inévitablement à l’échec de l’expérience amoureuse.  L’espoir est un poison insidieux qui ne réussit jamais à être l’antidote du désespoir.

J’ai voulu changer ma mère pour qu’elle soit ce que la petite fille en moi espérait, oubliant que le temps a aussi ce pouvoir de fossiliser ce qui reste trop longtemps ignoré.  Son histoire de vie l’avait rendue un peu minérale, avec une carapace comme les crustacées qui, pour survivre dans le grand océan où leurs émotions deviennent des prédateurs, sont obligés de se réfugier derrière leur coque.  Il a fallu qu’elle s’approche des portes de la mort pour que sa coquille se fendille et laisse un filet de sa lumière intérieure toucher mon cœur d’adulte.  À 83 ans, j’ai vu ma mère s’effriter dans des larmes qui dataient du 20e siècle et qui étaient heureuses de sortir enfin au grand jour.  Malgré la distance, jamais la proximité ne fut aussi grande dans cet abandon où nos peines se mêlaient pour se soutenir mutuellement, où nos rancœurs révélaient des déceptions que nous habillions de pardon et de caresses sur le front.  Je sais maintenant que c’est ça l’amour.  Pouvoir être à deux dans une nudité du cœur, sans que l’un soit obligé de sauver l’autre.  Pouvoir mettre côte à côte nos douleurs et nos bonheurs, sans devoir équilibrer ce qui est manquant, sans attendre que l’autre me donne ce que je n’ai pas.  La relation devient moins lourde, car je n’ai rien à faire, rien à sauver, rien à prouver.  Juste être attentive et en empathie avec l’autre.

La transformation de cette relation au seuil de sa fin de vie nous a permis de ne plus être mère et fille, mais deux êtres humains qui acceptent le mystère divin de nos limites humaines, saisissant le fait que notre impuissance n’est pas imperfection, mais moteur de notre évolution.  Dans ces moments d’urgence parce que l’on sait que la fin est proche, il y a une éternité, simplement parce que le superflu a disparu.  L’instant présent ne peut toucher que l’essentiel.  Arranger les coussins pour que ce soit plus confortable, masser des jambes qui ont perdu la joie de bouger toutes seules, passer un peigne dans les cheveux, comme si on allait à une fête.  Des gestes simples, tournés vers l’autre qui, du fait de sa maladie, redevient le petit enfant qui se laisse faire.  Sa perte d’autonomie physique a révélé sa dépendance intérieure, qu’elle avait niée durant toute sa vie.  La carapace de la femme forte lui avait donné l’illusion d’être elle-même : il lui a fallu une grosse tempête pour casser le fruit de mer sur les rochers auxquels elle s’agrippait.  Quand elle cessa de lutter contre elle-même, Dieu arrêta l’ouragan et souffla doucement son amour sur elle, comme s’il soufflait une bougie dont la terre n’avait plus besoin.

« Pourquoi elle est morte mamie? » demande le petit enfant.

« Parce qu’elle avait fini de vivre » lui répond Françoise Dolto.

Et si elle a fini de vivre, c’est qu’elle a accompli ce qu’elle a à faire.  Jusqu’au dernier moment, tout est possible.  J’ai couru pendant 47 ans après ma mère.  Mais au moment de sa mort, malgré les 6 000 km qui nous séparaient physiquement, c’est elle qui est venue en esprit intégrer mon corps, pour avoir ce contact dont j’ai tant manqué.  C’était un honneur de l’accueillir en moi, une sorte d’initiation pour faire de moi une femme adulte, afin que sa mort ne me laisse pas orpheline.

Je lui suis reconnaissante d’avoir attendue d’être aussi âgée pour mourir.  Cela m’a permis de faire tout ce chemin vers moi-même et de pouvoir laisser partir avec elle, la carapace dont j’avais hérité.

En décembre, quand la sève retourne se protéger dans les racines, je suis moi aussi allée me réfugier dans la terre mère.  Je lui ai offert mes peines et mes peurs, mes cris de douleur et elle m’a parlé de pardon, en me montrant le bout de mes branches où déjà en décembre apparaissent les bourgeons.

Un travail en profondeur

La preuve n’est plus à faire à propos des répercussions de notre enfance sur notre vie d’adulte, sans oublier ce que nous avons ressenti à la naissance, durant notre vie intra-utérine, de même que l’influence héritée de nos ancêtres.

En lisant ceci, on peut possiblement se sentir découragé et se demander par où commencer.  Et même, se poser la question suivante : pouvons-nous vraiment nous en sortir?  D’abord, je crois qu’il est important de se rappeler que la perfection n’est pas de ce monde.  Ensuite, qu’il n’est pas nécessaire de tout guérir.  Et finalement, qu’à trop vouloir chercher, on risque de se perdre.  On peut tout de même envisager un certain travail sur soi.  Un des moyens est la psychothérapie.  Parmi ceux et celles qui ont déjà exploré le monde de la thérapie, certains diront qu’ils en ont retiré des bienfaits, et d’autres affirmeront que cela ne leur a pratiquement rien procuré.  Plusieurs facteurs sont à considérer si la thérapie n’a pas donné lieu à des améliorations dans la vie de la personne.  Évidemment, il y a la qualité du thérapeute, l’efficacité de l’approche, mais aussi le degré de motivation et d’engagement de celui ou celle qui consulte.  Ce dernier point n’est pas à négliger.  Se promener d’un thérapeute à l’autre, ou explorer quelques séances ici et là de différentes approches ne favorise pas nécessairement un travail en profondeur.

Les manuels ou les conseils d’un thérapeute qui nous expliquent « comment faire » peuvent nous aider à changer ce que nous faisons ou comment nous le faisons, mais pas ce que nous sommes.  Agir sur les comportements peut occasionner des résultats, mais habituellement, ils sont de courte durée.  Quant aux approches qui mettent l’accent principalement sur la compréhension intellectuelle, elles ne sont pas curatives parce qu’elles permettent rarement l’accès aux expériences et sentiments douloureux de notre vie.

Il en est de même pour une thérapie uniquement verbale – sans aucun accent mis sur les sensations et les sentiments – elle nous promène trop souvent dans un labyrinthe dont on a du mal à trouver l’issue.  Somme toute, c’est comme si plusieurs des approches thérapeutiques sont de nature plutôt palliative.  Ce qui expliquerait, en partie, pourquoi certaines personnes affirment n’avoir rien ou presque rien retiré de leur expérience en thérapie.  Si on compare l’individu à une plante, et que l’on souhaite obtenir de bons résultats, mieux vaut s’occuper des racines (travailler en profondeur), qu’arroser les feuilles (travailler en surface).

Avant de s’engager dans un processus thérapeutique en profondeur – qui est contraire à une thérapie à tonalité rééducative -, il est primordial de savoir que ce n’est pas une excursion touristique vers les souvenirs de son enfance.  Il faut être prêt à faire face à ses vérités cachées.  Nous ne pouvons pénétrer dans notre monde intérieur sans y rencontrer les blessures et la souffrance refoulées.  Et ce voyage, personne d’autre que soi ne peut le faire.

Lorsque nus commençons une thérapie, nous sommes souvent retranchés à l’intérieur d’une forteresse.  Inconsciemment, au fil des années, nous avons appris à ériger une structure d’attitudes, de comportements et de compensations.  Petit à petit, tout un système de défense s’est mis en place, laissant peu d’espace à toute spontanéité, souplesse, ouverture et joie de vivre.

La thérapie est un voyage d’autodécouverte et un processus de réconciliation avec soi-même.  La thérapie ne peut effacer le passé.  Elle va plutôt traiter le passé en fonction de ses effets sur le présent.  Elle vise à mettre à jour notre inconscient et à nous permettre de prendre conscience de notre façon d’être en relation avec les autres.  L’espace que fournit la thérapie est un lieu où l’on peut briser le silence, désamorcer ses mécanismes de défense et apprivoiser son monde intérieur.  Elle nous fournit l’opportunité de s’interroger sur soi – ce qui nous construit -, alors qu’accuser l’autre nous détruit.  La thérapie peut également nous aider à passer d’un mode émotionnel plus mature.  Autrement dit, être en mesure d’exprimer librement ses besoins, ses sentiments et ses émotions, plutôt que de les réprimer ou de les extérioriser d’une manière tordue ou bien explosive.  Un travail thérapeutique en profondeur réussi généralement à faire de nous des individus plus conscients, authentiques et transparents.

Dans un travail en profondeur – qui demande considérablement d’investigation de la part de la personne qui consulte – il ne s’agit pas d’analyser pour trouver des causes explicatives ou des responsables, mais bien de dénouer les éléments qui nous empêchent d’exister selon ce que nous sommes.  Accuser son père ou sa mère de ne pas nous avoir aimés autant que nous en sentions le besoin ne mène nulle part.  En revanche, on peut explorer en nous ce que cela a fait à notre cœur d’enfant.  De même, explorer l’origine de nos difficultés en cherchant à comprendre pourquoi n’est pas suffisant.  Mieux vaut sentir comment ces blessures du passé, accompagnées de leurs influences nuisibles, se manifestent, à notre insu, dans notre vie actuelle.  Et pour ce faire, il ne s’agit pas de dissoudre quelque chose qui s’est produit durant notre enfance, mais de dissoudre quelque chose qui se reproduit depuis l’enfance.

Pour tout travail thérapeutique en profondeur, un climat de confiance et de sécurité se doit d’être présent.  En effet, explorer notre monde souterrain peut nous conduire dans les ténèbres de nos plus lointains souvenirs et nous faire faire l’expérience de l’atroce terreur de la mort.  Cette impression que l’on va mourir est ressentie par l’enfant en nous qui, lorsque jeune, a dû refouler sa souffrance parce qu’elle était trop grande par rapport à ses forces d’alors.  Ressentir à nouveau cette souffrance lui rappelle qu’elle peut l’envahir totalement; c’est ce qui lui donne l’impression qu’il va mourir ou s’éclater en mille morceaux.  Mais l’adulte d’aujourd’hui – qui accompagne en thérapie le petit enfant en lui blessé – accompagné à son tour par un thérapeute en qui il a confiance, peut avoir accès à cette souffrance de jadis.  Si le rythme de la personne est respecté, rien n’émergera à la conscience avant que la personne ait les forces pour y faire face.  Respecter le rythme de la personne équivaut à travailler en douceur.  Mieux vaut séduire les mécanismes de défense que de les défoncer.  Ainsi, la personne se sent de plus en plus confiante, sécurisée et prête à lâcher, une à une, ses résistances.  De surcroît, à mesure que le travail se poursuit, la personne apprend de plus en plus à se confier et non à commenter sur ce qui l’habite.

Entreprendre un travail en profondeur est habituellement un travail à long terme.  L’évacuation de sa souffrance, restée longtemps muette, fait partie du processus, mais cela ne saurait suffire.  L’analyse de son vécu, avec son influence dans le quotidien, est également une composante essentielle du processus.

En somme, un travail en profondeur, s’il est bien réussi, produira chez la personne un état de mieux-être avec des répercussions bénéfiques, intégrées et durables dans tous les aspects de sa vie.  Cependant, n’oublions pas qu’un état de mieux-être n’est pas un but à atteindre, mais bien un état à bâtir et à habiter un peu plus chaque jour.

Amadouez le stress

Le stress est une réaction physiologique qui permet au corps de s’adapter en situation menaçante. Pour Hans Selye, qui a consacré sa vie à la recherche sur le stress, cette réaction est unique, ou non spécifique, et vise l’adaptation à un problème, sans tenir compte de ce que peut être ce problème.

Les agents stressants (ou chocs), eux, sont très variés; ils vont des changements climatiques aux produits chimiques, en passant par les agressions physiques et les émotions. Notons que le pouvoir de l’agent stressant dépend parfois de l’interprétation que l’on en fait. Les défis considérés contrôlables ne sont pas nuisibles et s’avèrent même stimulants. Pa contre, une situation dans laquelle on se sent pris au piège peut causer un stress chronique qui mettra la santé en péril. Voici comment.

Lorsqu’un agent stressant affecte l’organisme, le cerveau l’analyse et produit une réponse qui sera transmise à l’hypothalamus. Cet organe, qui relie le cerveau au système glandulaire, met en branle le jeu hormonal, qui lui mettra le corps en alerte afin de répondre adéquatement à la sollicitation. Plusieurs changements physiologiques permettent alors à l’organisme de fuir ou de combattre le danger : accélération du rythme cardiaque, transpiration, dilatation des conduits bronchiques, réduction de la production d’urine, ralentissement des systèmes sexuel et digestif et augmentation du taux de sucre sanguin. Une fois l’organisme hors de danger, les taux hormonaux se rétablissent et tout rentre dans l’ordre. Vie et mort d’un stress aigu…

Par contre, si le choc se prolonge, se répète ou est trop intense, le stress chronique s’installe. Ce type de stress, entretenu par des chocs que l’individu ne peut ni fuir ni combattre, entraîne un déséquilibre glandulaire et des réactions adaptatives inadéquates. S’ensuivront la destruction de la résistance, puis la maladie.

Les premiers signes du stress
Lorsqu’insidieusement le stress commence à faire ses ravages, le corps envoie ses premiers signaux de détresse. Prenons le temps de l’écouter…

  • Diminution de la résistance à l’infection : vulnérabilité aux rhumes, grippes et autres infections;
  • Forte sécrétion d’hormones thyroïdiennes et stimulation du système nerveux sympathique : nervosité, tristesse, fatigue, dépression, insomnie et anxiété qui à leur tour peuvent causer de l’hypertension occasionnelle;
  • Réduction de la sécrétion d’endorphines : plus grande sensibilité à la douleur;
  • Réduction des hormones sexuelles : baisse de libido;
  • Désordres endocriniens : hypo et hyperglycémie;
  • Diminution de la mémoire, de la concentration et perte de motivation;
  • Contraction des organes digestifs : nausées, crampes d’estomac et diarrhée;
  • Mauvaise assimilation des nutriments : chute des cheveux.

La maladie s’installe…
Si les premiers signaux d’alarme n’ont pas été perçus comme tels, les problèmes chroniques s’installent faisant état du pouvoir destructeur du stress.

  • Réduction des réponses immunitaires : maladies auto-immunes, allergies et développement de cellules anormales (cancer);
  • Besoin chronique d’insuline : diabète;
  • Irritation chronique du système digestif : ulcères;
  • Taux de cholestérol systématiquement élevé : durcissement des artères et crises cardiaques;
  • Hypertension chronique et épaississement du sang : troubles cardio-vasculaires;
  • Forte sécrétion d’hormones pro-inflammatoires aux dépends des hormones anti-inflammatoires : arthrite rhumatoïde, asthme, colite ulcéreuse…

Quelques moyens simples et naturels pour affronter le stress

  • Consommer des aliments complets, non raffinés, exempts d’excitants et d’additifs. Les farines et céréales de grains entiers regorgent de vitamines B, essentielles à l’équilibre nerveux. Les huiles de première pression à froid améliorent la qualité des cellules nerveuses.
  • Prendre ses repas à heures régulières afin d’éviter les chutes de sucre sanguin. Un taux de sucre stable est indispensable à l’équilibre nerveux, le glucose étant, avec l’oxygène, le principal aliment des cellules nerveuses.
  • En période de stress, la prise de suppléments peut s’avérer essentielle. Un complexe de vitamines B ainsi que le magnésium permettent au système nerveux de mieux faire face au stress.
  • Les plantes adaptogènes, telles que l’astragale, les ginsengs, le suma, l’ashwaganda et le Rhodiola permettent une meilleure adaptation de l’organisme au stress. Elles aiguisent nos ressources physiques sans provoquer d’excitation, de nervosité excessive ou d’anxiété.
  • Avoir des heures de sommeil suffisantes (sept à huit) et régulières contribue à une meilleure résistance aux chocs. Le système glandulaire est conditionné par le rythme lumière/obscurité.
  • S’adonner régulièrement à une activité physique favorise l’élimination des hormones de stress et augmente l’oxygénation au cerveau.
  • Pratiquer la relaxation et la méditation contribue à l’appréciation du moment présent, ce qui réduit les sources de stress générées par notre tortionnaire intérieur, communément appelé mental…

La voie sans issue

« Les autres s’arrangent pour que je me sente coupable de me choisir. Et ça marche. Je finis par faire plaisir aux autres et je me laisse tomber. C’est eux le problème; ils pourraient bien faire un effort! »

Les autres sont-ils vraiment un problème pour moi?

J’ai peur de faire de la peine à l’autre! J’ai peur de le blesser! J’ai peur qu’il vive du rejet! J’ai peur qu’elle tombe malade si je parle! Je dois la ménager! Je vais la faire mourir!

Mon inquiétude pour l’autre m’empêche de sentir ce qui se passe chez moi : j’ai peur de perdre la relation si j’ose le dire, si je pose mes limites, ou si j’exprime mes émotions!

Au fond c’est moi qui vis la peur du rejet, de perdre la relation et je projette cette peur sur l’autre, en étant convaincu qu’elle lui appartient. Si je parlais de moi, de ce que je ressens, cela pourrait donner : « J’ai tellement de peine à l’intérieur de moi. J’ai tellement été blessé souvent dans mon enfance. J’ai tellement mal d’avoir vécu le rejet ». S’inquiéter continuellement des émotions des autres est une façon de fuir notre propre souffrance.

Il est impossible de vivre une relation sans frustration car nous sommes tous des êtres distincts et que les choix de l’autre ne peuvent pas nous convenir à tout moment. Ce qu’il y a derrière est une peur existentielle de se choisir et de perdre la relation. Cette peur est souvent liée à une douleur d’abandon de la petite enfance ou une menace que l’enfant a vécu de perdre la relation. Je peux tenter de satisfaire les besoins de l’autre pour éviter de ressentir l’ampleur de cette peur, mais je risque de vivre frustration sur frustration et d’aller jusqu’à la dépression.

Assumer la satisfaction de ma vie, c’est me donner la liberté; assumer la satisfaction de la vie des autres, c’est risquer de me détruire. Cela ne peut se faire sans prendre le risque de faire face à nos peurs et de perdre des relations. Chaque être humain, au cours de son existence, sera confronté à plusieurs reprises à cette opportunité qui va le ramener à son droit fondamental : celui d’exister. Dès que je me choisis, je me donne le droit d’exister, je prends ma place.

Se choisir n’a rien à voir avec le narcissisme ou l’égoïsme. Se choisir, c’est de dire sa vérité sans se couper, en restant en contact avec sa vulnérabilité, contrairement à la personne narcissique qui ne pense qu’à elle et qui s’assure que tout tourne autour d’elle. Le narcissique ne se choisit pas pour évoluer, il est coupé des autres, il n’est pas concerné par les émotions d’autrui et préoccupé uniquement de sa personne.

C’est un piège en thérapie que je rencontre souvent. Les gens se détournent de l’enfant à l’intérieur d’eux qui souffre en silence depuis des années parce que personne ne s’est intéressé à sa détresse. Aujourd’hui, en thérapie, c’est l’adulte qu’ils sont devenus qui demande encore à l’enfant en eux de se comprendre, d’être raisonnable, de se taire. Si je laisse tomber, encore une fois l’enfant qui souffre en moi, je continuerai à souffrir et reproduire la souffrance. Les conséquences de ce choix vont s’avérer dévastatrices tant pour moi que pour tous ceux qui sont en relation avec moi.

Finalement, je ne peux changer mon passé, mais je peux en changer les conséquences dans ma vie d’aujourd’hui. Nous n’avons pas grand pouvoir sur les événements qui arrivent chaque jour, mais il nous est possible d’en avoir dans la façon d’y faire face et d’en atténuer les conséquences.

La danse des polarités en soi

On a « sacrifié » le féminin!

Nous avons tous une dimension féminine et masculine en soi, hommes et femmes. Nous pouvons tous être féminin et être masculin au lieu d’être féminin ou masculin. Nous pouvons tous danser dans ces deux polarités très différentes, voire opposées, mais très complémentaires. Nous pouvons équilibrer en soi le principe féminin et le principe masculin afin de cesser la lutte et de se battre intérieurement en soi ou avec les autres.

Être féminin, c’est être plus réceptif, plus intuitif, plus émotif, plus doux, plus lent, plus ordonné, plus près de son monde intérieur, de ses émotions, de son corps, plus dans l’être, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie yin.

Être masculin, c’est être plus actif, plus dans le mouvement, plus dans le faire, plus rationnel, plus dur, plus rapide, plus dans le monde extérieur, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie plus yang.

Nous sommes tous yin et yang, malgré que les hommes et les femmes aient un sexe différent. L’énergie féminine et l’énergie masculine circulent en nous. Certains individus vivent séparés d’une de leurs polarités. Certaines femmes ne sont que féminines ou que masculines et certains hommes ne sont que masculins ou que féminins. Ils se retrouvent handicapés d’une polarité. Ils éprouvent alors une difficulté à exprimer cette autre dimension.

À ce moment, il existe un déséquilibre dans les polarités. Une grande partie de soi-même ne s’exprime pas. Le corps exprimera ce déséquilibre. Un côté du corps sera plus tendu que l’autre.

On sait que l’hémisphère droit du cerveau gère le côté gauche du corps et est associé davantage à la créativité, l’imagination, les visions, les intuitions favorisées par la polarité féminine en soi. Il stimule les neurones associés à la compassion, l’amour, la douceur, la créativité, etc. Il fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est non linéaire et non séquentielle et le traitement est très rapide. L’hémisphère droit analyse les choses de manière globale.

Alors que l’hémisphère gauche du cerveau gère le côté droit du corps et est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique (abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique) favorisés par la polarité masculine en soi. Il stimule les neurones associés à l’action, la force mentale, la performance, etc. Son mode de pensée est linéaire, où chaque chose est placée dans un ordre séquentiel. Ce mode de pensée nous est inculqué à l’école, où l’accent est mis davantage sur la littérature et les mathématiques. Nous avons tous ces deux hémisphères du cerveau. Lequel avez-vous le plus développé, celui correspondant à votre dimension féminine ou masculine?

On nous « forme » et nous encourage à être plus masculins pour évoluer selon les valeurs sociales de notre époque. Les valeurs féminines ont déjà été plus reconnues et valorisées à d’autres moments dans l’histoire. Au 21e siècle, il devient important de reconnaître que nous portons les deux polarités et de vérifier qu’est-ce qui fait qu’une polarité ne soit pas exprimée? Y a-t-il des croyances sociales limitatives qui nous empêchent d’exprimer une polarité? Voici quelques exemples de croyances :

Une femme ne vit pas sa féminité car elle croit qu’elle ne sera pas reconnue et qu’il vaut mieux être masculine pour fonctionner dans la société. Une femme n’exprime pas ses émotions au travail car elle croit que qu’elle sera jugée faible ou incompétente. Un homme ne vit pas sa féminité car il croit qu’il sera jugé « homme rose ».

Toutes ces croyances sont considérées comme des vérités pour les gens qui les ont, alors que ce n’est pas le cas. Ces croyances proviennent de mauvaises expériences, de généralisations, de déductions ou sont tout simplement des croyances parentales ou sociales qu’on nous a inculquées.

Nous pouvons constater qu’il existe une réelle guerre des sexes :

Le masculin juge ce qui est féminin Le féminin juge ce qui est masculin
La raison juge l’intuition L’intuition juge la raison
La force juge la sensibilité La sensibilité juge la force
La vitesse juge la lenteur La lenteur juge la vitesse
Le rationnel juge l’émotionnel L’émotionnel juge le rationnel
La superficialité juge la profondeur La profondeur juge la superficialité
La dureté juge la douceur La douceur juge la dureté
L’humour juge le sérieux Le sérieux juge l’humour
L’actif juge le passif Le passif juge l’actif

Quand cesserons-nous de juger? Il est si facile de juger ce qui est différent de nous. Pourtant, nous portons tous ces deux polarités et nous pouvons choisir de les développer, en dansant dans ses deux polarités, au lieu de se battre et de les laisser se juger entre elles : on peut être drôle et être sérieux, on peut aller vite à certains moments de la journée et être lent à d’autres. C’est ce que j’appelle savoir danser dans ses polarités : savoir quand utiliser son intuition et sa raison, quand être rapide et être lent, quand être doux et être dur. Le mal-être ou le déséquilibre provient quand on est toujours sérieux, toujours dur, toujours vite, toujours lent ou toujours actif.

Trop souvent le masculin est favorisé et le féminin est sacrifié.

Les hommes et les femmes ont peur d’exprimer leur polarité féminine et d’être jugés dans la société actuelle qui a des valeurs beaucoup plus masculines. Alors, le féminin en soi se cuirasse, se « surprotège », à force d’être blessé, jugé, ignoré, banalisé, non respecté.

Le temps est venu de lui redonner sa place, de le « sacraliser » au lieu de le sacrifier.

De par sa nature, le féminin est plus intérieur, plus vulnérable, plus sensible, plus intime, plus caché, d’où sa dimension « sacrée » et l’utilité d’apprendre à le reconnaître, le protéger et surtout l’honorer, c’est-à-dire, reconnaître toute sa beauté, sa grandeur, sa puissance, son intelligence et lui redonner une place importante dans les valeurs sociales.

La femme a un grand bout de chemin de fait, puisque dès l’arrivée du féminisme, elle a découvert qu’elle pouvait être masculine et faire les mêmes choses que les hommes. Très peu d’hommes, par contre, ont fait le parcours d’intégrer leur dimension féminine.

Aragon a dit : « La femme est l’avenir de l’homme… ».

Le 21e siècle a besoin de retrouver toute la sagesse du « Féminin sacré» afin de créer un monde meilleur, plus harmonieux. Le féminin doit le faire en collaboration avec le masculin, mais c’est l’énergie féminine qui, en ce moment, semble être la Grande Initiatrice… celle qui invite les individus à cette nouvelle ère de transformation en dansant dans les polarités féminine et masculine en soi…

Pour conclure, je vous dirais, « Le couple intérieur est l’avenir de l’homme et de la femme… ».

 

L’art-thérapie, lorsque les mots nous manquent…

Qu’elle soit utilisée dans le contexte d’une démarche thérapeutique ou simplement pour découvrir ce qui se cache au fond de soi, l’art-thérapie met l’expression visuelle au service de la guérison de l’âme.

« Devant moi, une feuille blanche et des couleurs. En moi, des émotions, des idées, une sorte d’angoisse. Je regarde les couleurs plus que je ne regarde la feuille. Le violet m’attire, et pourtant c’est une couleur que je connais mal. Mais elle m’appelle. Je la prends et je laisse timidement une trace sur le papier tout blanc. Cela m’encourage. J’aime le contact du pastel sur le papier. J’aime ce que ma main ressent; et en moi, il y a quelque chose d’indéfinissable, une réponse à cette couleur, puis aux autres que j’applique. Ce que je ressens à l’intérieur de moi prend forme sous mes yeux. Je sens une sorte de libération, une pointe de satisfaction. Oui, cela commence à ressembler à ce que je porte en moi… »

Ce monologue pourrait être celui de ceux qui se laissent aller à se dire en images.

Exprimer en couleurs et en lignes des émotions, des idées ou des malaises indicibles peut sembler une tâche impossible, voire simpliste. C’est ne pas comprendre le pouvoir d’évocation, de réminiscence et d’intégration intérieure que peut avoir sur nous la création visuelle. Lorsque l’on cherche à exprimer un état d’âme, un traumatisme, un besoin, une émotion – surtout une émotion difficile comme la colère, la violence, la jalousie – il arrive que les mots nous manquent.

Et que les maux nous restent… À ce moment, le langage visuel peut nous venir en aide. Il court-circuite le rationnel, permettant de dépasser des blocages et d’arriver à des prises de conscience initiatrices de transformations thérapeutiques profondes.

Les couleurs, utilisées en conjonction avec le ressenti, expriment l’émotion pure, non « traduite » par des mots. Pensez à certaines expressions populaires : avoir les bleus, voir rouge, être vert d’envie; les couleurs semblent tout indiquées pour concrétiser les émotions vécues. Il en est de même pour les traits; voyez ce qu’expriment pour vous les lignes brisées, zigzagantes, courbes, etc.

Dans la relation entre l’art-thérapeute et son client, l’objet créé est partie intégrale de cette relation. Le reflet de nos œuvres nous invite à nous regarder avec du recul, nous permettant ainsi de nous différencier de nos émotions. Une colère intense ainsi exprimée prend une vie autonome, extérieure à nous. Elle devient ainsi moins menaçante, nous pouvons la voir pour ce qu’elle est, une émotion qui nous habite et peut nous quitter si nous en prenons les moyens. Cette différenciation entre l’émotion et nous-même est essentielle pour guérir et grandir.

L’apprivoisement d’un mode d’expression privilégié et personnel favorise aussi notre croissance dans l’authenticité. Nos images nous appartiennent et seuls nous en détenons la clé. Nous pouvons choisir de partager leur signification ou de la garder pour nous. L’art-thérapeute joue un rôle de soutien, de témoin et de reflet du cheminement intérieur de son client à travers ses créations et doit l’aider dans les changements à opérer pour guérir.

L’art-thérapie s’adresse aux individus de tous âges, aux couples, aux familles et aux groupes. Au Québec, le titre « Art-thérapeute professionnel du Québec » (ATPQ) est réservé aux personnes ayant complété une maîtrise universitaire (M.A.) en art-thérapie ou une formation universitaire équivalente et reconnue par l’Association des art-thérapeutes du Québec (AATQ). En tant que professionnel en santé mentale, l’art-thérapeute répond au code de déontologie de l’AATQ et doit fournir un espace thérapeutique sécuritaire qui favorisera le développement de la confiance de son client.

Deux programmes d’études supérieures sont offerts au Québec : une maîtrise, à plein temps, à l’Université Concordia de Montréal et l’autre, un DESS en voie de devenir une maîtrise, à temps partiel, offert par l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Les deux programmes correspondent aux exigences de l’AATQ.

Prudence!
Certains professionnels utilisent parfois l’art dans leur démarche thérapeutique avec des clients. On doit le faire avec prudence. Les matériaux d’art peuvent susciter des réponses émotives intenses et profondes et une mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences fâcheuses. Voici quelques recommandations à cet effet :

  • Prendre en considération les problèmes potentiels issus du matériel utilisé.
  • Le processus créateur peut être inhibé si on est trop préoccupé de l’ordre et de la propreté; utiliser un espace de travail qui peut être sali et facile à nettoyer.
  • Être familier et à l’aise avec le matériel et les processus employés afin de susciter chez le client une réponse conforme à la démarche thérapeutique poursuivie.
  • Encourager le client dans son expression personnelle; se voir comme un allié dans son processus créateur; ne pas imposer ses critères d’esthétique; traiter ses créations avec respect, les manipuler avec soin et se souvenir que c’est du matériel confidentiel.
  • Observer le client en création et noter tout changement d’affect ou de comportement.
  • Recevoir sans jugement ses craintes quant à l’utilisation de ce moyen d’expression et placer l’importance sur la valeur du processus plutôt que sur le produit.
  • Utiliser l’art comme aide visuelle et pour bâtir sur les forces du client.
  • Éviter l’analyse des productions artistiques; demander plutôt des impressions ou des questions ouvertes à partir des créations.

Le créateur d’images rend visible l’invisible…

Merveilles et secrets de notre cerveau…

Notre cerveau, l’outil le plus perfectionné qui soit, demeure pourtant sous-utilisé même s’il est à la portée de chacun. Tous s’accordent à dire que notre cerveau est une merveilleuse ressource qui nous permet d’être ce que nous sommes et aussi ce que nous voulons « devenir ». En effet, notre cerveau nous met en action, en réaction et en relation avec notre environnement… bref, notre vie passe par lui!

Les recherches scientifiques de M. Paul MacLean démontrent que notre cerveau se compose de différentes parties appelées : le reptilien (les associations), le limbique (les émotions) et le néo-cortex, les hémisphères cérébraux ainsi que cent milliards de neurones. Le tout est relié au système nerveux, qui lui, parcourt tout notre être.

C’est cette complexité extraordinaire qui explique notre aptitude étonnante à imaginer, penser, déduire, analyser et à créer. Chacun des neurones de notre cerveau peut être considéré comme un minuscule système de traitement de l’information où se logent nos expériences d’apprentissage liées à des émotions, des associations et des décisions faites lors de notre tendre enfance. L’ensemble des mémoires antérieures est activé selon la situation présente, et cette interaction émerge alors au niveau conscient… Plus nous pénétrons les secrets de notre cerveau, plus nous découvrons l’apprentissage de nos acquis et de nos automatismes, c’est-à-dire le processus inconscient sous-jacent qui nous pousse à agir de telle ou telle façon.

Selon M. Milton Erickson, « nous savons plus que nous savons que nous savons ». Autrement dit, notre cerveau nous est vraiment inconnu. En fait, la partie consciente ne représente qu’un faible pourcentage de l’esprit humain. Quatre-vingt-quinze pour cent de ressources et de capacités demeurent inexploitées et dissimulées dans notre inconscient.

Les techniques de PNL-M (Pratique neurolinguistique et mnémologie) ont pour objectifs de réactiver, désactiver et de réactualiser nos ressources intérieures tout en nous permettant de prendre conscience de notre processus interne, qui est le point de départ de notre « agir ». Il est essentiel de connaître notre propre processus afin de pouvoir modifier nos diverses associations émotionnelles et nos réactions internes qui se déclenchent vis-à-vis notre environnement.

Les techniques de PNL-M ont été conçues en fonction des capacités fondamentales de notre cerveau. De comprendre, de connaître et d’être en possession de moyens ou d’outils concrets, simples et efficaces, nous permet de développer un « art de vivre en harmonie » et de faire le pont vers la réalisation de soi, autant au niveau personnel que professionnel.

« Si une fourmi est contrainte de vivre sa destinée, la personne humaine peut façonner la sienne. »