La solitude : l’apprivoiser et découvrir ses richesses

La solitude doit avoir sa place dans notre vie car si elle n’est pas liée à l’isolement, elle contribue à l’épanouissement de l’individu. Elle va donc de pair avec le maintien des relations interpersonnelles qui correspondent à nos intérêts et à nos valeurs.

Nous assistons depuis plusieurs années à une augmentation marquée de personnes vivant seules. Pour plusieurs, cette solitude a été subie et non choisie; par conséquent, elle peut être source de souffrance. Du moins dans un premier temps, car il est reconnu qu’après avoir traversé les défis qu’elle engendre, une fois apprivoisée, la solitude devient recherchée.

Vous arrive-t-il de vivre des moments de solitude souvent pénibles même si vous avez un réseau social? Cherchez-vous tout particulièrement à fuir certains moments de solitude?

Ce questionnement est, en premier lieu, une invitation à évaluer la qualité de notre rapport avec nous-même. En effet, il demeure d’une importance majeure d’acquérir une estime de soi suffisante pour devenir un ami de soi, un ami capable d’accueillir avec bienveillance nos différents états d’être. Ceci permet de mieux se connaître et de faire des choix judicieux, selon nos aspirations.

Dans le silence, il arrive très souvent que les situations non réglées surgissent dans notre conscience. Cela signifie qu’elles doivent être revisitées afin de procéder à une harmonisation. C’est peut-être le temps de revivre une douleur cachée afin de l’accueillir avec amour et defavoriser ainsi sa guérison. Et si c’était l’occasion de pardonner à une personne qui nous a blessé ou de nous pardonner à nous-même? Cet exercice libérera indéniablement des énergies qui favoriseront notre épanouissement personnel.

Paradoxalement, la difficulté à vivre des moments de solitude peut être associée à de l’isolement social dû, entre autres, à une très grande timidité ou à un manque de relations conformes à nos valeurs. Ici ce n’est pas la quantité qui compte, mais la qualité de la relation. Dans les deux cas, il existe des ressources psychologiques et sociales qui favorisent le dénouement de ces difficultés. Le plus grand défi est de faire le premier pas pour recourir à ces ressources. L’estime de soi, le désir de s’améliorer et la confiance dans la vie nous entraînent dans un mouvement d’évolution.

Parfois, on peut éprouver une sensation pénible de vide. Il est alors tout indiqué de prendre en considération ces moments de vide. C’est une invitation à établir une relation avec notre véritable nature, avec cette présence divine qui réside tout au fond de nous, c’est-à-dire notre âme.

En effet, établir un pont avec notre âme est générateur de paix et d’inspiration et favorise l’évolution de la conscience. La prière, la contemplation, la méditation, les lectures d’ordre spirituel associées à notre réflexion personnelle sont autant d’outils qui donnent accès à une énergie puissante d’ordre spirituel dont notre âme est assoiffée.

Rappelons-nous que personne ne peut combler de façon absolue cette solitude existentielle qui fait de nous un être unique et libre. Le développement de notre spiritualité est la seule réponse à ce besoin d’absolu.

La solitude nous offre une voie d’accès à la sérénité. Cette sérénité résulte de l’harmonie que nous établissons avec nous-mêmes, que nous vivons dans des relations interpersonnelles de qualité et qui se révèle tout particulièrement lors de contacts privilégiés avec notre âme. Gardons en mémoire que notre âme est une source inépuisable de réconfort, d’inspiration, de force et, par-dessus tout, de paix.

Le savoir-faire et le savoir-être : où est la différence?

Pour moi, le plus important dans la vie ne se limite pas à ce que je fais. Il y a aussi l’état de conscience dans lequel je suis lorsque je fais quelque chose. Je m’explique : je fais du ménage, je conduis ma voiture et je prépare un repas. Trois exemples qui s’inscrivent dans le savoir-faire.

Le savoir-faire est la mise en application de ce que j’ai appris et de ce que je maîtrise; la manifestation, donc, de mes connaissances et compétences. Je sais comment faire le ménage, conduire ma voiture et préparer un repas.

Mais dans quel état de conscience suis-je lorsque je fais tout cela? Qu’est-ce qui m’habite pendant que je FAIS? Est-ce que je fais du ménage avec rage, frustration, apitoiement, découragement? Est-ce que je conduis ma voiture avec impatience et peur ou avec sérénité et paix? Est-ce que je prépare un repas dans la joie ou dans la colère?

Ces questions mènent incontestablement vers le savoir-être que j’explique de la façon suivante : quand je FAIS quelque chose, qui SUIS-je? Suis-je une personne frustrée, attristée, peinée, enragée, pessimiste ou une personne joyeuse, calme, optimiste, en paix? Quand nous vivons de la colère, nous SOMMES colère. Quand nous expérimentons la paix, nous SOMMES paix. Quand nous nous sentons joyeux, nous SOMMES joie.

Bref, un état de conscience est un ensemble d’émotions, de pensées et de réactions physiques résonnant les unes avec les autres et créant ainsi un tout cohérent. Il peut être lumineux comme la paix et la joie ou sombre comme la peur et la haine.

Il faut également comprendre que chaque état de conscience a une incidence sur nous. Un état de conscience négatif aura un effet non épanouissant, contraignant et non expansif qui fait baisser notre taux vibratoire et affecte notre système énergétique. Tandis qu’un état de conscience positif contribuera à l’épanouissement et à l’expansion de notre énergie et de notre aura.

Comme il serait agréable de toujours ÊTRE paix, amour, joie et sérénité! Sachez que c’est possible. Pour y arriver, il faut faire deux choses : cesser de refouler les émotions désagréables et faire taire, l’espace d’un instant, le cerveau masculin rationnel qui a tendance à dominer le cerveau féminin émotif. En réali¬sant ces deux choses, nous rendons possible une collaboration entre le féminin et le masculin.

Je terminerai en disant que je comprends qu’il est parfois inconfortable de ressentir certaines émotions, mais sachez que ce passage obligé est la porte d’entrée vers l’authenticité qui permet la transformation de nos souffrances en lumière. Et, de grâce, ne vous sous-estimez pas. Sachez que le Divin nous a donné les outils nécessaires pour transformer ces souffrances. Il n’en tient qu’à vous d’utiliser ces outils de concert avec le Sacré.

La Biodanza, une pratique de santé globale

Contempler notre santé de façon globale, c’est d’abord s’émerveiller devant la profonde cohérence de notre organisme vivant et reconnaître que la santé holistique est notre droit le plus fondamental. La santé n’est pas tant un objectif à atteindre qu’un chemin à retrouver, un chemin vers notre vraie nature, vers ce que nous sommes profondément : des êtres remplis de vie! Notre société malade sonne l’alarme et cherche toutes sortes de façons d’en retrouver les clés.

La médecine reconnaît quatre sphères de la santé globale : biologique (santé physique), psychologique (santé mentale), sociale et spirituelle. Comment arriver à répondre à nos besoins dans chacune de ces sphères? Je vous propose avec enthousiasme une approche avant-gardiste, la Biodanza, dont la méthodologie finement structurée vise à rétablir une santé optimale. Ce processus de développement humain agit au cœur de nos potentialités génétiques. Il accélère l’intégration de l’être ainsi que l’expression de son identité. En résonance avec l’intelligence des forces de vie qui nous habitent, la Biodanza nous permet de retrouver l’unité et le bien-être au quotidien, améliorant ainsi notre qualité de vie.

Premièrement, la Biodanza améliore la santé physique, car on entre dans le mouvement dansé dans le plaisir et la facilité, chacun à son rythme. Cette méthode a pour objectif d’éveil­ler le naturel dans nos mou­vements; chacun bouge donc à sa façon. Elle redonne à notre orga­nisme le plein potentiel du fonctionnement de ses systèmes : digestif, immunitaire, respiratoire, musculaire, etc. Elle recrée intelli­gemment, d’une séance à l’autre, la courbe naturelle de la santé de l’organisme; grâce à la stimulation de l’énergie vitale par des danses euphorisantes, l’organisme réapprend à se reposer. Notre société fortement axée sur la performance stimule excessivement le mécanisme de défense qu’est notre système de lutte et de fuite. Il est par conséquent important de rétablir l’équilibre en redonnant sa juste place au système de détente. Par la même occasion, on reçoit un cocktail d’hormones du bien-être, dont l’ocytocine, une merveilleuse créatrice du lien social.

Sur le plan psychologique, la Biodanza fonde sa méthodologie sur la « vivencia », soit notre capacité innée de vivre un moment avec intensité. L’hypothèse posée par son créateur, Rolando Toro, est que ce qui est dansé avec émotion a une action transformatrice immédiate. Ce sont les enchaînements précis de gestes, dansés sur une musique donnée, qui donnent son intensité à la « vivencia ». Celle-ci, dans son vaste éventail de nuances, est miraculeuse; elle permet de rétablir les chemins courts, de reprogrammer les conditionnements et de tracer un nouveau sentier. Selon Toro, la meilleure façon de modifier notre perception de la réalité consiste à s’offrir une nouvelle expérience, la connaissance immédiate du fait vécu et ressenti dans l’ici et maintenant étant plus puissante que toute élaboration mentale.

La Biodanza se pratique en groupe et procure une véritable réhabilitation affective. Elle restaure notre santé sociale en créant une communauté aimante au sein de laquelle tous sont accueillis dans un esprit de pleine permission d’être soi-même. La Biodanza tisse des liens avec soi, avec les autres et avec le monde à partir du cœur, redonnant ainsi aux rencontres entre humains leur fonction poétique et sacrée.

Sans idéologie aucune, une séance de Biodanza s’avère une cérémonie célébrant la vie, au sens sacré du mot. Elle est une véritable invitation à retourner vers un état d’enchantement et d’émerveillement. Grâce à la danse, aux gestes et aux rencontres s’ouvrent des portes qui nous font dépasser les limites de l’égo et qui nous relient au grand Tout, au divin, au cosmos.

Les bienfaits de la pratique de la Biodanza vont jusqu’à nous faire recouvrer notre santé existentielle. La Biodanza vient en effet « ré-en­chanter » notre quotidien et nous permettre de retrouver un art de vivre. En accélérant notre processus d’épanouissement, elle nous accompagne sur le chemin d’un retour vers cette santé pleine et entière dont nous sommes les héritiers légitimes. Nous sentons alors s’élever en nous une profonde joie de vivre!

Prendre du temps pour soi. Un impératif pour la santé et pour l’épanouissement de l’intuition

Tôt ou tard dans notre vie, vient un moment où, pour une raison ou pour une autre, nos réponses ne semblent plus suffisantes ou appropriées, nos cartes se brouillent… Ces moments sont très souvent l’occasion idéale d’approfondir notre relation à nous-mêmes, de développer davantage notre intuition et de lui faire plus de place.

Pour nous accompagner et nous guider dans ce processus, la méditation est un outil puissant, mais il y a un autre ingrédient essentiel à l’épanouissement de notre intuition. Il s’agit du temps que l’on passe avec soi-même. Pourquoi? Tout simplement parce que notre relation à notre intuition est le résultat de notre rapport à nous-mêmes, à notre essence et à notre lumière. Dans cette optique, le projet de développer son intuition commence par prendre du temps pour soi. Notre rendez-vous avec nous-mêmes se veut notamment un temps pour laisser libre cours à nos pensées, un temps pour être complètement EN soi et un temps pour contempler.

Un temps pour laisser libre cours à nos pensées
Dans notre quotidien chargé, nous nous permettons rarement d’observer les pensées qui nous habitent. S’offrir un moment pour laisser vagabonder nos pensées et observer, sans juger ni contrôler quoi que ce soit, nous permet de dissiper peu à peu la pression que nous subissons et que nous nous imposons, en plus de faciliter la reconnaissance et l’acception de soi.

Un temps pour être complètement EN nous DANS le monde
Être présents à nous-mêmes pendant que nous sommes dans le monde, voilà un bel objectif sous-entendu dans une démarche visant à établir un lien plus intime avec notre intuition et à vivre notre essence. L’aisance ne s’installe pas du jour au lendemain. Se permettre de vivre des moments où nous sommes seuls avec nous-mêmes tout en étant dans le monde, mais sans trop de stimulations ou d’interactions, est donc une excellente pratique. C’est aussi un moment propice pour apprivoiser nos sensations tout en étant en action, pour vivre notre connexion avec la vie dans le monde. Transfor­mer une marche en forêt en marche méditative est un excellent choix : se relier à la vie qui nous entoure, comme les arbres, les plantes et leurs racines sous terre, sentir la terre sous nos pieds et notre con­nexion qui s’active à chaque pas, nous connecter à la terre et aux astres et sentir leur lumière circuler en nous, etc.

Un temps pour contempler
C’est l’occasion de décrocher du mode de fonctionnement analytique et rationnel, cette tendance que nous avons à contrôler et à structurer pour nous sécuriser, et de nous mettre plutôt en mode de réceptivité. Notre façon de vivre depuis la tendre enfance­ nous a amenés à développer un rapport très tendu avec la vie, avec la nature, avec le rythme naturel des choses. Apprivoiser le silence autour de nous, nous relier au monde, à la nature, à notre environnement avec un sentiment de sécurité et de confiance nous aide à nous rappeler que la vie est belle, puissante, qu’elle nous soutient. Lorsque s’atténue l’impression de menace environnante, il devient alors beaucoup plus facile d’entendre ce qui se trouve en nous.

Prendre du temps pour soi contribue à créer un espace propice à notre épanouissement intuitif. Pour entrer en contact avec notre intuition, approfondir notre relation à notre essence/lumière, il faut du temps libre, de l’espace intérieur calme, de la confiance en la vie, de l’accueil envers TOUT ce qui est en nous, que nous le jugions beau ou laid.

Développer son intuition et se rapprocher de son essence ne veut pas dire se rapprocher de quelque chose d’extérieur à soi; il s’agit bien de se rapprocher de soi!

Qu’est-ce que le somayog?

Le Somayog est une technique qui fusionne l’art ancien des étirements et des postures du hatha yoga (asanas) avec l’éducation somatique et la pratique d’auto-ajustement de la colonne vertébrale. La combinaison dynamique et harmonieuse de ces trois approches maximise leur incidence dans le corps physique et le corps pranique.

Cette technique de détection et de résolution de problèmes permet aux individus de travailler sur des problèmes spécifiques et d’obtenir des résultats réels.

Le Somayog inclut la pratique de nombreux ajustements, accompagnements et manipulations qui aident le corps à comprendre le travail somatique, à approfondir les étirements et à préciser les alignements. Il s’agit d’une approche qui procure des effets transformatifs durables dans le corps et qui aide à pratiquer toutes les autres formes de yoga.

Cette technique éduque véritablement le rapport corps-esprit et favorise l’épanouissement d’un ressenti juste. Elle contribue à la libération de l’emprise des réflexes de survie et de l’énergie emprisonnée dans des tensions neuromusculaires involontaires et inconscientes qui ne peuvent être relâchées par la seule pratique des postures de yoga.

La pratique du Somayog permet aussi d’habiter le corps de manière très subtile. Les asanas deviennent alors un pont entre le dense et le subtil où l’attention sert à libérer le corps conscient et à le mettre au diapason de l’Être. Ainsi, ils permet­tent de réparer des disharmonies d’ordre énergétique, ou des empreintes karmiques actives, qui peuvent se manifester dans le corps sous forme de tension, de rigidité, de douleur ou même de maladie.

Tout en répondant avec finesse aux besoins du corps, le Somayog permet d’atteindre un état méditatif; il s’agit du yoga du samaadhi.

S’imprégner de ce qui est beau et bon : un élan de liberté

Imaginez que vous êtes parvenu à accomplir une journée complète de tâches qui vous procurent un sentiment de satisfaction, mais que vous avez commis une gaffe. Qu’est-ce qui vous collera à l’esprit au moment du coucher? Probablement la gaffe… même s’il s’agissait d’une futilité!

En effet, votre cerveau a un penchant négatif, et ce phénomène ne relève pas forcément de vous, mais de son évolution.

Le long parcours d’évolution, sur plusieurs millions d’années, a laissé ses traces dans votre cerveau. Les tendances du mental, façonné par les défis de survie au fil du temps, ont fait basculer le pendule perceptif vers le négatif. Le mental réagit donc plus fortement aux situations désagréables qu’aux situations agréables d’égale intensité. Or, votre cerveau est prêt à basculer dans le négatif n’importe quand pour vous aider à survivre. Malheureusement, ce mode de fonctionnement persiste et réapparaît à la moindre occasion dans le quotidien, quand vous êtes au volant de votre auto, quand vous payez vos factures ou réglez un problème avec votre conjoint… Le penchant négatif s’inscrit dans un cercle vicieux dont il est difficile de sortir. Sachez que le déclenchement biochimique prove­nant du fait de vous sentir stressé, inquiet, irrité ou blessé aujourd’hui vous rend plus vulnérable à ces mêmes sentiments demain, et encore plus après-demain. Bref, vous vivez l’impact des vestiges du cerveau primitif au détriment de votre bien-être et de votre paix intérieure.

Comme il est important, mais évidemment plus difficile, de mettre en perspective la seule chose qui va mal par rapport à toutes les choses qui vont bien, je vous propose de pratiquer une maîtrise du mental en trois temps pour mieux vous imprégner de ce qui est beau et bon. Le cerveau est comme un muscle qui s’assouplit et se renforce à mesure qu’on l’exerce. Par conséquent, reconnaître ce qui est bon en nous, en les autres, dans le monde, et apprécier les petits riens de la vie redonne à la vie un air de fraîcheur, plus de dynamisme et de liberté. Pencher pour le beau ne signifie pas nier le mauvais, mais le faire coexister avec le bon dans votre conscience pour atténuer son aspect négatif et pour augmenter votre capacité d’être de plus en plus conscient de toute la vérité, de tous les carreaux de la mosaïque de la vie.

La maîtrise du mental

1. Cultivez la pleine conscience
– Ce changement par lequel vous ramenez votre attention sur le cœur de votre expérience, ce qui vous permet de ressentir et de percevoir bien plus que ce qui se trouve sous vos yeux. Cette pratique permet de dépasser votre conscience limitée en vous détachant de ce qui va mal, de diriger votre attention vers là où vous voulez la maintenir et de la déplacer lorsque vous le souhaitez. Être pleinement conscient, c’est choisir de vous ouvrir intérieurement pour inclure tout dans votre esprit et dans votre cœur. Sachez qu’il y a toujours du beau et du bon qui flotte dans votre perception.

2. Repérez le positif dans le négatif – La pratique consciente du recadrage de votre perception, afin de voir clairement les faits de la situation et le sens que vous leur accordez, a pour effet de réorganiser les circuits du cerveau pour accueillir la nouveauté. Il n’est pas question de minimiser vos expériences désagréables, mais d’exercer la souplesse d’esprit nécessaire pour intégrer les possibilités d’apprentissage et de maturation de l’âme.

3. Enrichissez une expérience positive pour mieux vous imprégner du beau et du bon – Il ne s’agit pas de poursuivre l’agréable pour fuir le désagréable, mais plutôt de faire se prolonger et d’enrichir les sentiments de paix, de sécurité, de satisfaction, de joie, d’amour, de gratitude et d’émerveillement en les mainte­nant en vie dans votre conscience afin qu’ils pénètrent profondément en vous comme vous en eux.

S’imprégner de ce qui est bon vous ramène au cœur de votre intimité, à un épanouissement de votre esprit, à une ouverture confiante à la vie qui transforme votre réalité intérieure. Enfin, c’est une démarche consciente grâce à laquelle vous prenez plaisir à vous découvrir!

Vivre autrement…

Regard sur un mouvement de changement vers de nouvelles communautés intégratives et écoresponsables
Le mode de vie collaboratif m’intéresse depuis la fin de mon cégep, en 2008. Au sein du comité d’environnement, je découvrais l’ampleur des problèmes en même temps que la diversité des solutions. Celle qui m’apparaissait la plus simple et nécessaire était la diminution de la consommation, et la manière la plus logique et efficace d’y parvenir, le partage. En visitant des communautés intentionnelles, j’ai compris que non seulement ce milieu de vie donne un haut niveau de cohérence et de sens par rapport à mes valeurs, mais qu’il génère un mode de vie où la relation à l’autre est centrale et qui favorise l’épanouissement et la connaissance de soi et permet de devenir une personne plus complète, plus libre et plus équilibrée.

D’abord, quelques mots pour vous situer. Qu’est-ce qu’une communauté intentionnelle? C’est simplement une communauté formée de gens ayant fait le choix d’habiter et de vivre ensemble pour partager un mode de vie et mettre des valeurs en pratique. L’appellation regrou­pe des projets de formes et de fonctionnements divers, que j’aime personnellement classer selon le continuum du partage : partage de vision et de valeurs, de propri­été, d’outils et d’espaces communs, des repas, ou proportion des projets développés de manière collaborative. On y trouve, dans l’ordre : bons voisinages, cohabitats, éco-hameaux ou éco-villages, communes. Chaque communauté a sa propre raison d’être et sa propre vision et se développe autour d’un objectif principal : spiritualité, écologie, éducation, travail, famille, égalité, accueil, etc.

Les communautés qui m’intéressent plus particulièrement sont celles qui mettent le plus de ressources en commun, ainsi que celles qui travaillent le plus à rayonner dans la société élargie, à incarner et à diffuser un changement social.

Je vous présente ici deux communautés près de chez vous!

La Cité Écologique de Ham-Nord
La Cité Écologique est une communauté de près de 80 membres, dont 14 enfants. Créée en 1984, elle a récemment fêté ses 30 ans d’existence, ce qui en fait la communauté intentionnelle la plus grande et la plus ancienne du Québec.

Tout a commencé à l’été 1983, lors d’un camp d’été. Les enfants aiment tellement l’expérience qu’ils demandent à leurs parents de pouvoir la vivre à l’année. Entre 80 et 120 adultes décident de se lancer dans l’aventure dès les premières années et de bâtir un milieu de vie intégré autour d’un projet d’école alternative.

Aujourd’hui, la Cité Écologique englobe plusieurs entreprises exploitées sur place, dont :

  • Khéops International, qui fabrique divers objets décoratifs en verre de style nouvel-âge, dont ses fameuses pyramides; et
  • Respecterre, qui s’engage à « Porter l’Avenir » depuis sa création en 2007, produisant des vêtement écoresponsables tout en encourageant l’économie locale.

Aujourd’hui, c’est la nouvelle génération qui prend la relève, contribuant à donner une nouvelle orientation où l’environnement occupe une place importante, tout comme l’ouverture sur le monde.

La Ferme Morgan, à Montcalm
Début février 2014, j’ai visité la Ferme Morgan, où vivait un groupe d’une dizaine de membres. La coopérative de solidarité CoopéraVie Morgan exploite la Ferme Morgan et loue les installations actuelles (maisons et bâtisses agricoles), et les résidents en sont les membres utilisateurs; c’est leur manière de partager leurs revenus.

Les membres de la coop s’occupent d’environ 70 bêtes (vaches, bœufs et bouvillons), ainsi que d’une dizaine de sangliers, des poules, des canards et de deux oies! L’été, ils ont un jardin et des serres qui couvrent 3,5 acres. Tout cela comble presque entièrement leur consommation de légumes, et ils sont autonomes en viande et en œufs. Ils mangent entièrement bio. La Ferme Morgan organise aussi, quelques fois dans l’année, des évènements rassembleurs, comme un souper-spectacle ou une fête des récoltes.

Être heureux sexuellement influence-t-il le bonheur global du couple?

Les sexologues cliniciens s’entendent généralement sur le constat sui­vant :­ « Certains couples sont bien ensemble même si la sexualité leur pose des problèmes et d’autres se séparent même si leur sexualité est épanouie. »1 La sexualité constitue un élément fondateur du couple, mais elle n’en est pas la seule base. Il s’agit d’un facteur important et particulièrement précieux, car il est souvent exclusif. La vie sexuelle comporte bien sûr des hauts et des bas. Le plus important consiste à viser un bilan positif entre le plaisir relationnel partagé et les difficultés rencontrées dans la vie de couple.

La conception de ce qu’est une sexualité épanouissante demeure éminemment personnelle. D’où l’importance pour les partenaires de découvrir ensemble ce qui satisfait pleinement leurs besoins relationnels et sexuels. Voici quelques pistes de réflexion que je vous invite à considérer.

Cultiver la sensualité
L’amour ne se réduit pas à la sexualité. Le plaisir du contact physique sans caractère sexuel, comme s’embrasser et se câliner, contribue à l’épanouissement du couple par l’ouverture vers d’autres dimensions. On y apprend à communiquer avec son partenaire, même dans les moments où le sexe n’est pas possible ou souhaitable pour différentes raisons.

Comprendre le langage amoureux de son partenaire
Selon Gary Chapman2, il existe 5 principaux langages de l’amour, dont le toucher physique. Le toucher affectueux est un puissant moyen de communiquer à son partenaire qu’il est aimé et désiré. Il peut revêtir différentes formes, y compris les rapports sexuels. Pour certaines person­nes, le toucher représente le langage qu’elles comprennent le mieux et qui leur permet de s’épanouir sur les plans sexuel et émotionnel. Discuter ouvertement de l’art et de la manière dont chacun souhaite être touché et faire l’amour rendra leurs relations sexuelles encore plus bénéfiques et empêchera les non-dits de s’installer.

Apprivoiser les besoins d’intimité
L’intimité, et particulièrement l’intimité sexuelle, demande que chaque partenaire établisse des frontières entre soi et l’autre : des limites à la fois assez fermes pour ne pas se « perdre » dans l’autre ou se sentir envahi et assez souples pour permettre des rapprochements. Il s’agit d’un équilibre délicat entre le besoin de contrôle et le désir de connexion à l’autre.

Apprendre à relaxer et à jouer
Cet aspect est fondamental. La sexualité est un terrain de jeu et non d’enjeux! Les partenaires bien dans leur peau et dans leur tête n’ont rien à prouver et ne se comparent pas. Ils savent que le désir se nourrit de mystère et d’une certaine distance, le but de la sexualité n’étant pas l’orgasme à tout prix, mais le plaisir.

Gérer les conflits importants sans utiliser le sexe
Ce qu’on appelle communément « l’art de se réconcilier en faisant l’amour » (en anglais « make-up sex ») apaise certaines tensions physiques immédiates. La dispute crée une distance émotionnelle. Les partenaires peuvent alors ressentir un malaise qui les pousse à se rapprocher au moyen du sexe. Cependant, la sexualité ne règle pas les conflits de couple à long terme. Il appartient aux partenaires de trouver d’autres moyens de com­munication afin de gérer les situations conflictuelles.

Des partenaires qui cultivent une curiosité l’un envers l’autre, qui sont prêts à dialoguer librement et à explorer leurs besoins relationnels, pavent le chemin vers l’épanouissement de leur couple, là où la sexualité peut occuper une place de choix.

1 Dre Catherine Solano, médecin sexologue, dans Qui sont ces couples heureux? Surmonter les crises et les conflits du couple, Yvon Dallaire, 2006, Éditions Option Santé.
2 Gary Chapman, Les 5 langages de l’amour, 2008, Éditions Quotidien Malin.

L’accompagnement spirituel… chemin de libération

Il existe, de nos jours, plusieurs pistes qui sont proposées afin de nous permettre de bien trouver une réponse à nos questionnements existentiels ainsi qu’à nos problèmes ponctuels. L’«accompagnement spirituel » est une solution qui existe parmi toutes les pistes suggérées dans la société afin de permettre aux personnes de retrouver le chemin de la dignité et de l’épanouissement. S’il permet souvent de trouver une réponse ponctuelle à un problème­ actuel, il favorise surtout, au rythme­ de chacun(e), une rencontre profonde­ avec soi, avec l’A(a)utre et avec la Création.

L’accompagnement spirituel repose sur trois importantes prémisses de base :

  • C’est dans une relation que les personnes ont été blessées, et c’est par une autre relation signifiante qu’elles pourront retrouver le chemin de la Vie et de la Paix intérieure.
  • L’accompagnateur(trice) aide la personne à libérer toute la dimension spirituelle, car…
  • toute son approche, son attitude, son éthique, sa manière d’être reposent sur sa conception de l’être humain, même si la personne accompagnée n’en est pas nécessairement consciente.

L’accompagnateur reconnaît que la personne qui est devant lui n’est pas uniquement un corps et une psyché (une psychologie et une intelligence), mais qu’elle porte au plus profond d’elle-même une autre dimension qu’on pourrait qualifier de « cœur profond » où habite « une haleine de vie », un souffle de vie qu’on identifie difficilement, mais qui guide nos choix pour répondre à nos besoins les plus fondamentaux. Ce souffle de vie intérieur que nous sentons porte plusieurs noms : Dieu, Esprit, énergie, etc…

L’important dans une démarche d’accompagnement spirituel n’est pas de convaincre d’adhérer à une forme de pensée ou à une religion, mais bien d’être avec l’autre afin de bâtir une relation qui permettra à « l’être parole » qu’est la personne accompagnée d’advenir et de favori­ser une marche de libération­ sans aucun prosélytisme. L’accompa­gnateur spirituel n’est pas un coach de vie, un psychologue, un thérapeute ni un directeur de conscience. Il est une présence, une écoute qui permet à la personne de vivre une désaliénation qui l’a positionnée dans un enfermement dont il est difficile de sortir.

La personne accompagnée ne sait plus qui elle est. Sans s’en rendre compte, elle a mis en place tout un système en fonction de la perception qu’elle a d’elle-même et des interprétations et jugements des autres. Elle porte une souffrance bien enracinée qui, au cours de son histoire, l’empêche de se conscientiser et l’empêche d’adhérer en toute liberté à son identité propre.

Dans le cadre d’une démarche d’accompagnement spirituel, la personne est appelée à se transformer, et non à changer, par la mise en lumière de ses charismes et de son désir profond, qu’elle pourra définir grâce aux découvertes qu’elle fera, et arrive ainsi à « voir autrement » la beauté de LA Vie et de SA vie. Elle se réalise progressivement en suivant tout un cheminement personnel fait de choix de vie, de doutes, de risques, etc…

Accompagner et décider d’être accompagné, c’est faire le choix de marcher ensemble afin d’entreprendre et de parcourir un trajet commun qui amène à l’affranchissement mutuel par le partage.

L’accompagnement spirituel s’adresse à toute personne en recherche, peu importe où elle se situe dans sa quête spirituelle. Un sentiment profond m’habite : j’ai la ferme conviction qu’il existe en chaque être humain une part constitutive essentielle qui se nomme… la dimension spirituelle et qui est la source de toute transformation vers la Vie. Il ne reste qu’à « oser » un voyage dans le monde merveilleux de sa propre vie et à goûter ainsi à LA VIE.

Matière à réflexion

Du toucher corporel au toucher émotionnel
Ne plus être touché corporellement, c’est aussi peut-être ne plus être touché émotionnellement ou réduire considérablement l’aspect émotionnel­/sentiment […] La proximité physique entraîne donc des émotions, sentiments, états d’être. L’expression de nos émo­tions et celles des autres est un sujet délicat, puisque notre éducation, notre milieu social et culturel, nous ont «appris» à ne pas les laisser trop transparaître… À dose homéo­pathique s’il vous plait! Juste ce qu’il faut quoi! […] Pourtant qu’est-ce qui rend une relation particulière si ce n’est de pouvoir être un peu plus soi avec cette personne-là, avec moins de contrôle, moins de « retenue », moins de masque social!

Quel plaisir de pouvoir pleurer sur l’épaule d’un ami ou de se prendre dans les bras, d’oser dire qu’on l’apprécie et qu’on l’aime, qu’il compte vraiment dans notre vie. Vivre sous anesthésie émotionnelle, ne fut-ce qu’en être coupé partiellement réduit considérablement le champ de vie, le sentiment d’exister!

Source : Extrait de l’article électro­nique : Vivre sous anesthésie émotionnelle, Marie-Ange Viala-Foulon

De nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques
Selon une étude menée par la compagnie Vaseline et Léger Marketing, il y a quelque temps, de nombreux Canadiens souffrent d’un manque de contacts physiques. Près du tiers des personnes affligées par cette carence déclarent même ne toucher personne durant une journée, et ce, de façon régulière. L’étude nous apprend également que les Canadiens aimeraient voir le toucher occuper une plus grande place dans leur vie… Et pour cause! […] Les bénéfices du toucher sont nombreux!

Source : Extrait de l’article électronique : L’importance du toucher, Louise Moreau

Pour s’épanouir, un enfant a besoin d’être touché, caressé et massé (Frédérick Leboyer)/

Gynécologue et obstétricien français, il a donné son nom à l’accouchement doux connu sous le nom de méthode Leboyer (naissance sans violence). Deux vidéos à visionner absolument. Écrivez dans Google :
– Naissance sans violence (YouTube). Choisissez la vidéo en français, dont la durée est de 4 h.
– Frederick Leboyer naissance (YouTube). Choisissez la vidéo en français dont la durée est de 21 h 10.

L’eczéma : un conflit de séparation serait à l’origine de la patho­logie
Le décodage biologique des maladies propose d’aborder les maladies d’un point de vue émotionnel. Par exemple, dans le cas de l’eczéma, c’est un conflit de séparation qui est à l’origine de la pathologie. La localisation d’un eczéma est loin d’être anodine, et le cerveau ne « s’amuse » pas à déclencher un eczéma à tel ou tel endroit pour rien ou au hasard. Comprendre la localisation d’un eczéma est simple. C’est la zone qui était en contact avec la chose ou la personne et qui ne l’est plus qui va réagir.

Décodage biologique des maladies : l’encyclopédie des correspondances symptômes-émotions, Christian Flèche, Éditions Le Souffle d’Or