Être soi-même pour contrer le bitchage! Chapeau

Demeurer soi-même au sein de son milieu de travail n’est pas chose facile. Pourtant, l’effort en vaut le coup! Parmi les nombreux avantages, celui de défier le bitchage demeure très salutaire par les temps qui courent.

En considérant le nombre d’heures passées au bureau avec les collègues, il va de soi de conclure que notre vie professionnelle représente un apport plus qu’important dans notre univers. Voilà pourquoi nous avons tout à gagner de demeurer nous-mêmes, sinon notre rôle d’« acteur » devient lourd, notre personnage nous pèse avec les années. Par ailleurs, s’amuser à jouer à quelqu’un que nous ne sommes pas offre une emprise incroyable pour les âmes tristes qui cherchent à saboter leur entourage.

S’imposer tel que nous sommes au sein d’un groupe

Selon les intérêts personnels de chacun, il est fréquent d’observer que de petits groupes se forment soit à l’arrivée le matin, aux pauses-café ou à l’heure du lunch. Ce principe d’attroupement, qui se transforme parfois en meute, est tout à fait normal, notre côté animal… Pourtant, ce qui l’est moins, c’est lorsque l’on se laisse influencer par le plus fort de la meute afin de se ranger à l’opinion de la masse.

Avant de fraterniser avec un groupe, voyons si l’idée générale véhiculée n’entre pas en conflit d’intérêt avec nos valeurs profondes. Ce mécanisme de vérification se déclenchera automatiquement si nous savons demeurer, autant que faire se peut, en harmonie avec nos propres valeurs et nos convictions. Ceci nous permet de lutter contre l’envie – initiée par notre subconscient –, d’adhérer à un clan quelconque afin d’éviter le rejet à tout prix. Dans le cas où nous décidons de nous immiscer au sein d’un groupe, il faut savoir le faire de manière honorable, c’est-à-dire en nous présentant tel que nous sommes.

Est-il nécessaire de rappeler que le fait de défendre nos valeurs et nos positions impose, par le fait même, un certain respect de la part de nos collègues? Évidemment, il est préférable d’exposer nos points de vue et de prendre position sans agressivité ni frustration et de manière honnête. Prendre position en respectant ses convictions profondes peut sembler laborieux au début, mais il s’agit d’intégrité, qui justement a peut-être été négligée jusqu’à ce jour.

Protéger notre intimité et assurer notre intégrité

Lorsque nous nous mêlons à un groupe, il n’est pas rare de remarquer qu’un sujet de conversation glisse tout à coup vers du placotage contre un absent. À première vue, les commentaires peuvent paraître inoffensifs et il est tentant d’emboîter le pas. Cependant, en revenant plutôt à nos propres valeurs, nous nous rendons compte que nous sommes en désaccord avec les propos énoncés et même aurons-nous le goût de défendre l’absent, ne serait-ce que par principe de justice. Il s’agit d’une excellente manière de contrer le bitchage et cela contribue à nourrir une ambiance saine au bureau pour nous, nos collègues et notre employeur. De plus, cela peut éviter de devenir une cible un jour ou l’autre.

Être soi-même n’est pas synonyme de « grand livre ouvert », au contraire. Puisque nous passons le plus clair de notre temps avec les collègues, la tentation est grande de nous révéler et d’ouvrir des pans de notre vie secrète, ne serait-ce que pour alléger notre fardeau. Sachons que ceci n’est pas la meilleure chose à faire. Nous devons, le plus possible, demeurer soi-même en étant ouvert aux autres sans les laisser pénétrer dans notre jardin secret, comme une porte toute grande ouverte sur notre vie personnelle.

Savoir départager la vie privée de la vie professionnelle n’est pas aisé à cause justement des heures passées au travail, soit au bureau ou à la maison. Incidemment, nos collègues deviennent rapidement nos complices ou nos ennemis. Être soi-même veut également dire avoir suffisamment confiance en soi pour effectuer des choix judicieux de fréquentation afin de ne pas simplement se laisser choisir par les plus puissants.

Soyons conscients que notre milieu de travail représente une microsociété dans laquelle nous devrons œuvrer, et il est de notre responsabilité d’apprendre à frayer avec les différentes personnalités de notre entourage sans nous perdre, sans nous noyer ou, pire, se faire noyer. Une méthode assez efficace est de demeurer le plus possible professionnel en évitant de déverser dans de grandes émotions.

L’honnêteté demeure notre meilleure arme

Utilisons un exemple bien concret : si nous apprenons qu’un collègue parle contre nous, le meilleur moyen de retrouver notre équilibre est certainement d’aller directement à la source pour vérifier l’information. Ce geste fait appel évidemment au courage, ce qui n’est pas toujours simple, mais nous respectons notre intégrité en plus d’agir rapidement sur la situation. La volonté, ouvertement démontrée, de gérer un conflit fait souvent perdre pied à l’assaillant. Ainsi, on ne lui offre d’autre choix que d’être à son tour honnête sinon de revoir son tir. L’authenticité désarme… malheureusement, nous négligeons très souvent cette arme non violente et fort simple à utiliser. Demeurer soi-même nous protège contre d’éventuelles attaques de la part des âmes tourmentées, car l’emprise devient presque inexistante. En étant soi-même avec nos collègues, nous plaçons ainsi les cartes sur table : le jeu devient honnête et sans ambiguïté. La force serait-elle issue de l’authenticité?

Quelle famille!

La famille doit-elle passer avant tout?

Comment se respecter en demeurant authentique tout en valorisant sa vie familiale? Encore faut-il déterminer de quelle famille on parle. Votre noyau familial? C’est-à-dire votre conjoint et vos enfants. Ou vos parents? Père, mère, frères et sœurs. Et que dire des centaines de variations à cette composante qu’on appelle « famille reconstituée » et ses « beaux-parents ». La connotation du mot « famille » a plus « évolué » dans les 20 dernières années que dans les 500 auparavant! C’est donc important de s’y retrouver.

Établissons d’abord que personnellement, je crois que les parents sont avant tout redevables à leurs enfants. Du moins, jusqu’à ce qu’ils aient atteint l’âge adulte. J’y ai longuement réfléchi. Toute ma vie, à vrai dire. Du point de vue d’un enfant heureux, venant de parents divorcés. Du point de vue d’un père de famille monoparentale aussi.

Il est raisonnable de penser que nos enfants sont des « âmes » qui se trouvent dans le calme le plus serein et le bonheur total. Puis soudainement, si on regarde les faits froidement, ils se font « inviter » ou aspirer dans le monde physique par deux êtres humains fertiles qui s’accouplent. Certains ont certes une belle histoire d’amour durant le moment et par la suite, mais pour plusieurs, les circonstances sont toute autre. Ce qui fait que ces petits êtres qui n’ont pas demandé à venir au monde se retrouvent totalement dépendants du jugement et des valeurs de ces deux individus.

L’ironie, c’est que le monde entier s’entend pour dire que le rôle de parent est le plus important qui soit, mais en même temps, pour ce qui est de la « formation », les géniteurs sont totalement laissés à eux-mêmes sans expérience – à part la leur comme enfant- pour relever ce défi monumental.

Ah! Non, madame, pour ce qui est des formulaires à remplir, les tests d’aptitudes, les frais et les permis, on les garde pour les choses vraiment importantes. Comme obtenir un droit de pêche ou pouvoir vendre des hot-dogs sur le coin d’une rue. On n’accorde pas ce genre de « responsabilité » à n’importe qui. N’est-ce pas étrange?

« La biologie est la moindre chose pour faire de quelqu’un une mère. » — Oprah Winfrey

Nos ascendants

Jusqu’au moment où un individu peut ou veut voler de ses propres ailes, la famille qui l’a mise au monde « père/mère – frères/sœurs » demeure sans doute son noyau principal, et le plus important. Le centre de son univers? Ça reste à voir et c’est très personnel selon l’expérience.

Je crois qu’avant tout, nos ascendants vont récolter plus souvent qu’autrement ce qu’ils ont semé. Si nos parents prêchaient par l’exemple en ayant des liens tissés serrés, des rapports fréquents et chaleureux, les chances sont fortes que leur progéniture continuera dans ce sens. À l’inverse, des enfants laissés à eux-mêmes ou carrément maltraités risquent de se rebeller d’une façon ou d’une autre éventuellement.

Il faut donc tenter de ne pas vous en faire trop, avec la pression sociale de ce qu’une relation avec vos parents – ou les grands-parents de vos enfants – doit, ou devrait avoir l’air.

Mes recommandations :

  • Soyez maître de votre vie. De votre propre relation « ascendants/descendants » et de votre propre noyau familial (conjoint-enfants). Sachez non seulement tirer le bon de l’enseignement de vos parents, mais oubliez le mauvais. Et pourquoi pas initier du nouveau! Avec la panoplie de livres et d’exemples inspirants dans notre entourage, les parents d’aujourd’hui sont mieux équipés que jamais.
  • Bref, agissez comme vous auriez aimé qu’on agisse avec vous. Trop de parents se cachent derrière les excuses du passé. « Je ne sais pas comment t’aimer mieux! J’ai moi-même été mal aimé! » Foutaise. Si vous savez que vous « pouvez » aimer mieux, faites-le. Ceux qui ne le savent pas ne se donnent pas d’excuses. Ils font tout bonnement de leur mieux. Si vous n’êtes pas certain où vous vous situez dans tout ça, vous pouvez toujours consulter un professionnel de la santé!
  • Écoutez votre cœur et votre tête. Ils ne se trompent jamais. Ils vous dicteront comment agir. Les problèmes surviennent quand on écoute n’importe qui. Doctrines religieuses, parents, amis ou pire, les téléromans.
  • Prenez soin de vos enfants. En serviteurs soumis? Absolument pas. En facilitateurs et guides de vie équilibrée? Tout à fait. C’est naturel et instinctif d’être redevables à nos enfants.

Aimer doit être sans efforts. Et sans attentes d’autogratification instantanée. J’ai la conviction profonde que tous et chacun sait différencier dans son for intérieur le bien du mal. Hormis, bien sûr, les enseignements religieux archaïques. Par exemple : « le père a toujours raison », donc « écoute ton père » ou « tais-toi et prends la baffe que ton père te donne, après tout, c’est ton père ».

Idéalement, nous devrions avoir d’excellentes relations avec tous les gens qui nous entourent. Mais en fait, il est impossible d’être « tout le temps » authentique, de se respecter et de bien nous entendre avec tous les êtres humains de notre entourage. Voir même seul à seul les membres dans notre propre famille peut être un défi. L’important, c’est de faire de son mieux. Et malheureusement, vous êtes le seul à savoir si vous faites vraiment de votre mieux ou non. Tout est une question d’équilibre. D’ailleurs, quand je me questionne, à savoir si un sentiment ou une idée existentielle est correct ou non, je fais une réflexion en rapport avec la nature et les animaux. Difficile de se tromper. Ces derniers, qui ont très peu de pressions « sociales », agissent selon ce qui vient « naturellement ». En ce qui a trait à leurs petits, ils surveillent le nid jalousement et prennent bien soin d’équiper leur progéniture de tous les outils nécessaires à leur survie et à leur épanouissement. À votre tour de passer à l’action.

Le murmure des arbres, un ressourcement durable!

Dans la spirale de la vie moderne actuelle, il est de plus en plus important de prendre le temps de respirer, de vibrer en harmonie avec la nature et d’harmoniser nos énergies intérieures.

De plus en plus de personnes sont adeptes de la marche et se rendent dans les parcs, réserves ou forêts pour se connecter avec la nature.

Pourquoi une marche en forêt procure-t-elle autant de bienfaits? Comme nous, les arbres sont des habitants de la terre qui respirent. Leurs racines profondément ancrées dans le sol et leurs branches s’étirant vers le ciel donnent à l’arbre un équilibre puissant dans la circulation des forces énergétique terrestres.

Chaque pas posé près de ces arbres nous permet de palper au niveau vibratoire cette harmonie et notre corps s’en trouve apaisé.

Il faut remonter à l’époque des druides chez les celtes pour saisir l’importance des arbres dans la vie de tous les jours. L’arbre était à cette époque un élément de la Terre Mère au pouvoir guérisseur. Il était le refuge des sages pour la méditation. Les druides avaient l’habitude de confier leurs secrets aux arbres et les arbres étaient symbole de grande sagesse.

Si l’arbre est reconnu pour sa grande sagesse, c’est aussi en raison de l’âge de la maturité spirituelle d’un arbre, atteinte à partir de 100 ans. Dans vos randonnées, si vous avez la chance de parcourir des terrains munis d’arbres centenaires, n’hésitez pas : prenez-vous pour un elfe et communiquez avec l’énergie des arbres!

Approcher un arbre et le serrer dans ses bras signifie entrer dans son champ vibratoire, communiquer avec ses mémoires, apprivoiser son flux énergétique. Il est donc bien évident qu’approcher un arbre se fera dans le calme et la douceur. C’est un échange vibratoire profond dans le plus grand respect mutuel. D’ailleurs, un arbre aura plus d’affinités avec une personne plutôt qu’une autre.

La communication avec les arbres en automne et en hiver va nous permettre d’évacuer les toxines et tensions alors qu’une communication au printemps et en été va nous permettre de canaliser la source de vitalité et d’élan des arbres.

Cette approche simple et curative permet de transformer une simple marche en forêt en journée de ressourcement intense et à harmoniser notre corps aux énergies terrestres.

Nos cultures actuelles et la déforestation de la planète nous ont amenés à oublier la liaison profonde que nous pouvions avoir avec les arbres. Heureusement, le besoin de ressourcement étant criant parmi la population, cette expérience est en train de gagner des adeptes!

Les bienfaits de la lenteur

Si nous retrouvions le temps de vivre? Si nous avions l’audace de ne pas adhérer au culte de la haute vitesse de notre société? Il est étonnant, ce culte : comme si en vivant deux fois plus vite, nous pouvions jouir deux fois plus de la vie… Notre sagesse profonde sait que la vie ne devient pas plus riche lorsque nous multiplions les activités. Pourtant, nous nous laissons facilement entraîner dans un tourbillon d’accélération qui nous fait perdre jusqu’au sens de notre existence.

L’impression désagréable que la vie accélère découle de l’expérience que le temps file à toute allure sans avoir de direction. C’est que le temps vécu de nos vies nous apparaît maintenant dispersé et semble manquer de ce rythme qui procure l’ordre. Nous perdons peu à peu les clés magiques de la synchronicité, cette sensation d’être à la bonne place au bon moment. Tout va si vite que nous ne pouvons faire l’expérience de la durée, car rien ne comporte de temps. Nous vivons dans une société de l’immédiateté : prêt à manger, textos, courriels, Internet… Qu’est-il donc advenu de notre humanité dans notre rapport au temps?

C’est qu’au fil des siècles, nous avons réussi à découper le temps en unités de plus en plus petites : du cadran solaire au calendrier, de l’horloge mécanique à la montre digitale. La vie active en haute vitesse a progressivement trouvé le consensus dans notre inconscient collectif. Nous en sommes venus à accorder une valeur absolue à la productivité au travail ainsi que dans l’organisation bien minutée de nos loisirs. Et ainsi s’en sont allés notre capacité à nous attarder, à flâner, à contempler et surtout à tisser le sens de notre existence. Vivre en accéléré vole à l’humain sa capacité innée de plénitude, car le sens et l’essence des choses ne se révèlent que dans la lenteur. Lorsque les images du film de notre vie se succèdent à une vitesse folle, leur signification demeure cachée.

Nous sommes nombreux à la recherche du temps : du temps qui ignore la montre, de celui qui flâne et s’étire en longueur alors que nous entrons dans un temps intérieur. Il est évident que nous avons soif de lenteur lorsque nous cherchons à honorer nos connexions à la profondeur de soi, à l’authenticité avec l’autre et à notre appartenance à l’Univers. La haute vitesse et son impérative immédiateté tentent en fait d’éliminer ce temps qui se trouve entre, qui va vers. Cherchant ainsi à gagner du temps, nous le perdons en fait, car nous sommes privés de la riche signification qui se trouve dans l’intervalle, dans les moments de transition, dans les espaces entre les choses. Ce temps de patience et d’errance est celui qui permet à la vie de retrouver sa pleine respiration et d’ouvrir la perception qui en tisse le sens.

Faire l’éloge de la lenteur, c’est aussi découvrir ce qui se passe sur le plan organique lorsque nous ralentissons. À prime abord, nous changeons de plan physiologique. La rapidité met notre corps en mode pratique, entièrement orienté vers la tâche. Ralentir permet à notre attention de se déplacer du but à atteindre pour retourner à l’instant présent. Induit non pas par la volonté, mais plutôt par l’émotion, l’instant présent nous amène à ressentir et ouvre la porte à une perception augmentée de la réalité. Intégrés à notre ressenti, nos gestes se remplissent alors de sens.

Ce qui est souhaitable n’est-il pas de danser avec le rythme naturel de notre propre vie? En incluant dans notre quotidien des activités de rallentando (méditation, yoga, tricot, randonnée, jardinage, etc.), nous rétablissons un équilibre. En prenant soin de notre relation personnelle avec le temps, nous retrouvons le choix de faire tout à la bonne vitesse. Et alors ce doux temps de vivre nous attend à bras grands ouverts.

Tous connectés

Jamais le monde n’a été si petit. L’ère moderne des communications permet un rapprochement sans pareil des êtres humains de toute origine. Collectivement, nous ressentons les joies et le bonheur des gens de partout comme nous compatissons avec leurs drames et leurs malheurs. Des liens intimes se créent. Essentiellement, nous aspirons tous au bonheur.

Selon l’étude évolutive biologique de l’espèce humaine, l’homo sapiens que nous sommes serait actuellement dans une ère d’unification. Selon Yuval Noah Harari, auteur, historien et professeur d’histoire à l’Université d’Oxford, il semblerait que c’est notre destinée d’évoluer vers l’unification. C’est donc l’humanité entière qui évoluerait vers la conscience que nous sommes UN, tous unis et partageant en quelque sorte une biologie et une culture communes. Dans son livre Sapiens, il illustre d’une façon très imagée le parcours évolutif des 70 000 ans de l’homo sapiens. Tel un gros casse-tête, il rassemble habilement tous les segments évolutifs de notre histoire, de nos origines à aujourd’hui. Ce qui est demeuré un concept et une aspiration existentielle pour plusieurs est maintenant le chemin de l’unité sur lequel nous sommes en ce moment.

Selon le point de vue des sciences symboliques et de l’étude du mouvement des astres, nous entrons actuellement dans cette ère nouvelle tant attendue qui, selon l’astrologie, élèvera la conscience humaine vers la réalisation et la conscience que nous sommes tous connectés. Et, en ce moment, nous serions plus que jamais convoqués à cheminer vers le centre de nous-mêmes pour mieux se reconnaître et mieux se choisir pour intervenir avec intégrité dans le monde en pleine évolution où tout est devenu possible. Le futur proche est donc maintenant : il est rempli de nouvelles possibilités où l’intervention de chacun pourra contribuer positivement à cette nouvelle conscience unificatrice pour le meilleur de tous.

Est-ce qu’une des forces contribuant à l’accélération du mouvement vers cette grande union humaine se manifestera dans la prise de conscience de notre confrontation commune aux drames environnementaux qui nous affectent tous?

L’environnement est en péril : sa grande diversité et son équilibre sont menacés. La poussée vers la nécessité d’intervenir tous ensemble n’a jamais été aussi déterminante. Est-ce que ces enjeux seraient le terrain sur lequel se développera cette grande unification de l’humanité vers un monde meilleur? La réponse est incertaine, mais ce que nous choisirons de faire individuellement n’est certainement pas négligeable, ne serait-ce qu’un geste aussi petit soit-il.

Toujours selon Yuval Noah Harari, la grande force de l’homo sapiens qui a su se différencier et éventuellement régner sur les autres espèces au cours de l’évolution en devenant maître d’œuvre n’a pas été sa force physique, mais bien son sens d’initiative, la coopération et la collaboration. Ce sont ces habiletés qui ont propulsé l’être humain dans les mouvements évolutifs marquants de l’histoire. Jamais n’avons-nous été si près d’une coopération et d’une collaboration aussi grande.

Il semblerait qu’il y ait devant nous tout un nouveau monde en devenir.

Bonne santé et bon printemps 2019 à tous!

Tout le monde peut chanter s’il en ressent l’appel!

Je vous entends déjà me répondre que non. Vous aimeriez bien chanter, mais vous préférez vous taire pour éviter de faire souffrir vos congénères en leur écorchant les oreilles. Et même si vous aimez votre voix, vous risquez de vous diminuer par crainte de paraître prétentieux.

Vous pensez chanter faux ou encore avoir une voix laide? Sachez pourtant que la majorité des chanteurs que vous aimez n’ont pas tous des voix parfaites. Au contraire, ce qui les a rendus célèbres, c’est justement ce timbre particulier que vous qualifieriez peut-être de laid s’il s’agissait de votre propre voix.

Par conséquent, la majorité d’entre vous préfèrent se taire, convaincus d’être incapables de chanter sans déranger les autres. Pourtant, il y a peut-être en vous une voix qui désire retrouver la joie de chanter et de s’exprimer…

Nous gardons tous en nous la nostalgie de la douceur d’un monde dans lequel nous avons flotté entourés de musique et d’amour. Je devine que chacun porte en son cœur un petit air discret résonnant aux accents de sa vie.

Le chant précède la parole
Tout-petits, nous avons gazouillé et chanté bien avant de parler. Nous avons connu la joie de jouer avec notre voix, de la laisser virevolter en nous et autour de nous. Avec l’acquisition du langage et l’apprentissage des règles sociales, nous avons peu à peu éteint cette voix et tué dans l’œuf quelque chose de fondamental dans l’expression de notre nature profonde.

Et si je vous disais qu’il suffit de quelques outils simples pour retrouver le chemin de votre voix? En adoptant une posture corporelle favorable à l’émission sonore, en développant l’écoute, en apprenant comment jouer avec votre instrument vocal, vous pourrez rapidement goûter à la joie de chanter… et juste, par-dessus le marché! Vous réaliserez alors que toutes les voix sont belles, une fois libérées! Y compris la vôtre!

Notre empreinte sonore est unique. Chanter, c’est tout simplement rendre audible ce tissu invisible dont nous sommes constitués.

Chanter faux : un manque d’harmonie intérieure?
Oui. Lorsque l’être est en bonne santé physique, chaque cellule chante une note de musique qui s’accorde avec le reste du corps. Les émotions, elles aussi vibratoires, perturbent parfois ce fragile équilibre, amenant dissonances au sein des organes. Il devient alors difficile de chanter juste lorsque le corps chante faux.

En traversant le corps, la voix rencontre parfois des régions torrides, parfois des murs de glace et de silence, parfois encore des refuges chaleureux et habités. Là où il y a obscurité, elle se fait fade ou muette. Là où il y a joie, elle s’illumine, se met à pétiller. Lorsque la tristesse montre son visage, elle gémit ou pleure, se fait poltronne et reprend les intonations de l’enfance passée. Elle se nourrit de ces énergies et ressort de nous enrichie ou non par son parcours.

La peur conditionne nos attitudes corporelles.
De plus, il est difficile de chanter juste si tout notre corps se contracte, si notre visage est figé dans un rictus douloureux et notre gorge étouffée par la crainte de chanter. Pour vraiment bien chanter, il ne faut pas se retenir. Il faut un minimum de confiance, d’ouverture et… d’amour de soi.

Et il en va de même avec notre façon d’aborder la vie. La peur est souvent mauvaise conseillère. Lorsque nous apprenons à nous calmer, à faire silence, à nous ouvrir avec confiance, nous sentons naître en nous la sensation de l’action juste, une action non plus guidée par la peur, mais plus inspirée par l’amour. Et chanter avec son cœur résulte de la même intention.

Alors pourquoi attendre! Trouvez-vous un endroit à l’abri des oreilles indiscrètes et redécouvrez la joie de chanter et les bienfaits que cela procure.

L’expression des 4 éléments au cœur de soi

Tout autour de nous, le vivant de la nature nous enchante par sa capacité infinie de créer au moyen des quatre éléments. Contemplons un instant la terre avec ses espèces d’arbres, de plantes, de fleurs, de fruits… l’eau avec ses différents ruisseaux, lacs, mers, pluies… le feu avec ses flammes de soleils, de bougies, de feux de joie, de volcans… et l’air avec ses nuances de brises, de vents, d’ouragans, de souffles… Or, tout cet environnement qui nous entoure se trouve également en nous parce que nous sommes aussi composés de terre, d’eau, de feu et d’air. Chaque personne possède en elle-même des caractéristiques des quatre éléments en proportions diverses et selon une sorte d’alchimie combinatoire complexe qui lui est unique. Il y a en chacun de nous un élément qui s’exprime avec davantage de force, ce qui fait de nous des personnes dites de terre, d’eau, de feu ou d’air.

Il est intéressant d’aborder le mystère que nous sommes à nous-mêmes dans cette perspective et de voir quels sont les éléments qui s’expriment aisément dans notre vie et lesquels demeurent timides ou inhibés. On dit que les difficultés de la condition humaine sont souvent la conséquence d’un déséquilibre significatif de l’expression d’un des quatre éléments. La bonne nouvelle est que nous sommes des êtres en perpétuelle transformation et qu’il est toujours possible d’inviter un des éléments à prendre plus de place dans notre existence. Cette mosaïque­ du caractère fascine depuis longtemps de nombreux penseurs, dont les célèbres Carl Gustav Jung et Gaston Bachelard.

Les gens du type terre savent entrer de plein pied dans la dimension physique de l’existence. On les reconnaît à leur capacité efficace de réalisation. Trop de « terre » dans le caractère rend toutefois la personne sérieuse, rigide, sèche, pragmatique, matérialiste, prise par le travail et par le côté pratique des choses. Inversement, le manque de terre a pour effet de déconnecter la personne de la réalité. Celle-ci se trouve rapidement déracinée. Elle a de la difficulté avec les structures et les règles et elle peut aussi ignorer des besoins de base nécessaires à son bien-être, comme bien se nourrir, se reposer, se soigner.

Les gens du type eau se reconnaissent à leur capacité impressionnante de naviguer dans les situations con­flictuelles et d’apporter des solutions aux difficultés. Ces personnes sont très proches de leurs émotions, car l’eau se meut aisément et son langage est celui de la profondeur et de la subjectivité. Trop d’eau rend la personne très sensible; celle-ci absorbe tout autour d’elle et est encline à la mélancolie. Le manque d’eau s’exprime par un peu d’empathie, de sensibilité et de compassion ainsi que par la peur de ressentir.

Les personnes « de feu » sont remplies d’enthousiasme et vivent avec intensité. On admire leur capacité à s’engager et à entrer rapidement en intimité avec ce qui est. Passionnées et vibrantes, elles attirent. Un excès de feu rend colérique et impulsif, alors qu’une carence de feu s’exprime par le pessimisme accompagné de la peur de la rivalité et de l’autorité.

Les gens du type air savent prendre de la perspective, raisonner et même rêver. Un trop-plein d’air rend le système nerveux fragile et sujet à l’épuisement. La personne devient peu expressive en ce qui concerne la vie affective et a de la difficulté avec l’intimité. Le manque d’air crée de la méfiance et une difficulté de coopération.

Profitons de l’été pour renouveler notre pacte avec l’élément qui n’ose pas s’exprimer dans notre vie, dans notre personnalité. Accordons-lui notre attention afin qu’il vienne enrichir notre existence de ses qualités. Terre, apprends- moi le service et l’art de m’incarner dans l’ici et maintenant ainsi que la capacité de concrétiser. Eau, apprends-moi à m’aimer et l’art de la fluidité afin de faire de chaque obstacle une oppor­tunité. Feu, apprends-moi l’art de vivre intensément et à aimer passionnément afin que je m’engage à fond dans mes relations. Air, apprends-moi l’art de la fraternité et celui de m’alléger et de déployer mes ailes dans le ciel de mon existence!

Ainsi, en retrouvant davantage d’équilibre en moi entre les quatre éléments, ma vie peut trouver des chemins d’expression plus faciles, plus riches et plus vivants!

Le jeûne – Un hommage à la vie

Le jeûne revient à la mode par les temps qui courent. Que ce soit pour des raisons préventives, thérapeutiques ou spirituelles, cette pratique ancestrale de purification est revisitée et modernisée.

En naturopathie et en science ayurvédique, le jeûne intégral ou intermittent est salutaire et sécuritaire si les règles sont respectées. Il faut savoir que la clé qui maintient l’équilibre de la santé globale et qui restaure la régénération cellulaire repose sur la capacité de désintoxication du corps. Or, le jeûne sous toutes ses modalités enclenche les processus d’auto-guérison, d’auto-purification et d’auto-régulation. Le jeûne est un outil de revitalisation qui invite le corps ainsi que l’esprit à se libérer de leurs impuretés pour se régénérer.

La santé dépend non seulement du degré de toxicité cellulaire (Amas), mais aussi de la quantité et de la qualité de la force vitale (Prana) qui nous habite. Tout s’harmonise autour du rendement de cette force vitale qui, grâce au feu digestif (Agni), métabolise les nutriments, rétablit l’activité de la mitochondrie cellulaire et gouverne l’expression de notre bagage génétique. Nos pensées et nos émotions sont également libérées par Agni. Quand ce feu intérieur est sain, le lâcher-prise devient plus facile. Nous pouvons demeurer dans le courant du moment présent puisque l’énergie circule de façon plus fluide dans les circuits (Nadis) de notre structure bioénergétique.

Pendant le jeûne, nous préservons ce qu’on appelle en sanskrit Ojas, l’éclat lumineux de notre essence naturelle. Le corps s’affine et le mental s’apaise. Les idées deviennent plus claires et la mémoire plus active. L’esprit s’élève, l’imagination devient plus vive et l’humeur plus joyeuse. Nous nous tournons spontanément vers ce qui est vivant à l’intérieur de nous, vers ce qui est essentiel. Et, dans ce climat de retour à soi, le cœur s’ouvre, ce qui nous donne un sentiment de bienveillance, de confiance, d’allégresse et de bien-être.

Grâce au jeûne, toutes les couches de notre être — physique, mentale, psychologique et spirituelle — se mobilisent pour se mettre au service de la Vie. Donner un sens plus profond à la pratique du jeûne, c’est lui redonner son plein pouvoir. Celui de nous reconnecter à notre pureté, la partie de nous qui veut connaître l’expansion et faire place à l’essence. C’est une offrande à la vie, un geste d’humilité face à ce qui est appelé à être abandonné et à ce qui veut renaître.

Notre maison et nous

Le printemps est enfin de retour, et le dégel dévoile les éléments enfouis sous une épaisse couche de neige. Et qui dit printemps dit grand ménage de notre maison, laquelle n’est pas que le fruit de catalogues d’ameublement et de boutiques de vêtements, mais également le reflet de notre personnalité, de nos souvenirs et de nos désirs conscients, inconscients ou oubliés. C’est dans notre maison que nous vivons la majorité des événements, qu’ils soient d’ordre amoureux, familial ou qu’il s’agisse de conflits, de peines ou de colères. Notre maison est à la fois le lieu qui nous dévoile et celui qui nous protège. Elle est le reflet de qui nous sommes.

Par analogie, sa façade représente la considération que nous avons envers nous-mêmes, l’importance que nous accordons à notre aspect extérieur. Elle fait référence à notre âme et à la façon dont nous construisons notre vie. Accordez-vous de l’importance à votre aspect extérieur? Vous reconnaissez-vous lorsque vous arrivez à la maison après une journée de travail?

Toujours par analogie, que pourrions-nous dire des pièces de notre maison? Le grenier représente les souvenirs familiaux, les modèles que nos ancêtres nous ont transmis. Pour faire état d’un certain équilibre, notre grenier ne devrait démontrer ni fouillis ni toiles d’araignées. Dans quel état est votre grenier?

Le sous-sol, synonyme de peur et d’insécurité lorsqu’il fait partie de nos rêves, démontre les réserves de l’âme, ce qu’elle n’a toujours pas réussi à équilibrer. Il représente ce que nous avons décidé de réprimer, à défaut de pouvoir le gérer. Au sous-sol, on fait ce que l’on désire, bien à l’abri du regard des autres. Il est notre jardin secret.

La cuisine, quant à elle, représente le cœur de notre maison, le lieu familial par excellence. Elle représente l’aspect nourricier et maternel. C’est un lieu de chaleur et de réconfort, le lieu le plus animé de la maison. Comment est votre cuisine? Grande et rangée ou petite et encombrée? Avez-vous l’impression de devoir la rénover?

Le salon est le lieu de rencontres par excellence, celui où l’on se dévoile aux autres sans entraves. La liberté et la création y sont de mise. Avec ses bibelots, ses photos de famille, ses meubles choisis avec soin, le salon démontre souvent le désir des gens de rester ensemble longtemps dans cette maison. Plus le salon est chaleureux, plus son énergie d’hospitalité et de respect de l’un envers l’autre est grande et équilibrée.

La fonction de la salle de bain a grandement évolué au fil des ans. En quelques décennies, elle a passé d’un lieu sacré et avant tout fonctionnel à une pièce qu’on aime faire découvrir à nos invités. Elle représente la libération de ce qui ne nous sert le plus, l’accueil de la nouveauté et de la création. À quoi ressemble votre salle de bain?

Et qu’en est-il de notre chambre à coucher, pièce qui représente notre facette intime? Contrairement au sous-sol et à la salle de bain, qui ont évolué au fil des ans, la chambre demeure encore aujourd’hui un lieu secret, personnel et réconfortant. Notre lit nous offre la protection et la sécurité dont nous avons besoin. C’est l’endroit où nous sommes libres d’être nous-mêmes, où personne ne nous juge, où nous vivons nos sentiments les plus intimes. C’est l’endroit où nous partageons notre vie avec les êtres qui nous sont chers. Votre chambre à coucher vous représente-t-elle? Est-elle vide, en désordre, rangée, à votre image?

Prendre conscience de ces aspects vous donnera sûrement le goût d’apporter des changements dans votre maison. Le printemps est synonyme de nouveauté, de projets et de renaissance. Vous ne verrez plus jamais votre maison de la même façon. Bonne découverte!

J’ai besoin d’être aimé

Inextricablement lié au fonctionnement relationnel, le besoin d’amour est un besoin vital chez l’être humain, quel que soit son âge. Je ne crois pas aux théories qui considèrent le besoin d’amour comme un besoin de dépendance. L’amour constitue la nourriture psychique la plus importante chez l’être humain. Tenter de se convaincre rationnellement qu’on peut vivre sans être aimé et sans aimer, c’est tout simplement renforcer, par la rationalisation, son système défensif et masquer ainsi la souffrance que suscite le manque d’amour. La dépendance ne vient pas du besoin d’aimer et d’être aimé, qui est un besoin naturel, mais de l’attitude irresponsable qui met l’autre à la source de ses manques d’amour : on est dépendant quand on attribue aux autres la cause de nos problèmes. La dépendance est le pouvoir que l’on donne aux autres sur notre vie. Trouver les moyens de satisfaire ses besoins vitaux et fondamentaux d’amour équivaut précisément à se dégager de ses dépendances. L’être dont le besoin naturel d’amour est comblé est beaucoup plus libre et indépendant que celui qui est à la recherche de la satisfaction de ce besoin.

L’homme qui mange à sa faim n’est pas obsédé par le manque de nourriture. Parce que son besoin physiologique est comblé, il peut s’en dégager et se livrer à d’autres activités. L’enfant qui manque d’amour est un enfant très dépendant qui s’accroche et qui accapare toute notre attention. Quand son besoin d’amour est comblé, il peut très bien se détacher de nous pour quelque temps et se trouver d’autres occupations sans se sentir abandonné. L’amour, c’est la clé de la motivation, c’est ce qui donne envie de vivre, de créer, de se propulser et de propulser les autres.

Évelyne, que j’ai reçue en consultation, me disait un jour à peu près en ces mots : « Tu ne peux pas savoir combien je souffre de me sentir si seule. Le fait de n’avoir personne au monde qui m’attende, qui pense à moi, et le fait de n’avoir personne à accueillir ou à aimer m’est insupportable. J’ai l’impression que plus rien ne me retient à la vie. Rien ne m’intéresse. Il est des jours où je voudrais mourir tellement la vie me semble vaine et inutile. » Jacinthe, une amie, m’écrivait récemment : « Ma solitude me fait souffrir, je ne me trouve plus belle parce que je n’ai personne à aimer. » Jusqu’où peut-on aller pour satisfaire son besoin d’amour?

Sylvain a 28 ans. Il vient me consulter parce qu’il vit sa huitième peine d’amour. Toutes les femmes qu’il a aimées l’ont abandonné. Pourtant, il a tout fait pour les garder. Jamais il ne leur a refusé quoi que ce soit pour ne pas les perdre. Le besoin d’amour est tellement fort chez l’être humain qu’il est parfois prêt à se nier, à se détruire, à devenir une marionnette dans les mains des autres pour ne pas perdre cet amour.

Autant il est néfaste de nier son besoin d’amour par la rationalisation, autant il est nuisible de devenir dépendant pour ne pas perdre l’amour des autres. On ne règle pas un manque d’amour en donnant toute la place à la pensée rationnelle ou en la cédant dans son entier à « l’autre ». Dans les deux cas, il y a négation de soi. Dans les deux cas, il y a un manque d’amour de soi. La capacité d’aimer et d’être aimé est directement proportionnelle à la capacité de s’aimer soi-même. On revient ici à l’importance de la relation. Comment apprendre à s’aimer si on n’a pas été aimé? La personne qui ne s’aime pas a manqué d’amour, a été rejetée, jugée, niée dans son vécu. C’est alors le rôle des éducateurs et des thérapeutes de lui faire vivre une expérience d’amour véritable. Entouré d’influences agréables, le psychisme se transforme. C’est l’amour de l’entourage qui éveillera notre propre amour et qui nous permettra d’aimer dans le respect profond et inébranlable de ce que nous sommes. S’aimer, aimer et être aimé sont les trois composantes indissociables du besoin vital d’amour dont la satisfaction donne à l’être humain la clé de son équilibre et de son évolution intérieure.