J’ose être moi

Étant un vrai dépendant affectif… il fut très difficile pour moi d’oser être, de vivre l’être pleinement. Issu de famille dysfonctionnelle, je n’osais pas souvent… les grands s’astreignaient à me faire taire de façon volontaire. Eux osaient me la faire… fermer. Dépendant à l’alcool, j’ai eu besoin de la substance pour me mettre dans l’ambiance pour oser affronter certains récalcitrants…

Je n’osais pas vivre mes émotions… j’osais plutôt les geler…

Trois situations dans lesquelles la blessure d’injustice s’est déployée dans ma vie, m’ont permis finalement d’oser revendiquer mes droits. La première alors que j’étais en plein « burn out »… la multinationale, après vingt ans de loyaux services, m’a signifié la porte… Ce fut sensiblement un départ volontaire (sic). Je n’ai pas osé… je me suis laissé abattre sans me battre, sans combattre, sans me débattre! Les deux autres fois… j’ai osé reconquérir mes droits, j’ai osé prendre ma place; j’ai osé vivre l’être debout, j’ai osé me choisir dans le cercle des vainqueurs.

Aujourd’hui, je ne crains plus d’oser… dire non ce qui aurait été abominable, impensable il y a une belle décade alors que le « dégrade » était palpable…

Oser dire non pour prendre sa place demande une bonne dose de confiance en soi et surtout d’estime de soi.

Oser dire non pour éviter l’humiliation exige aussi une part d’humilité… reconnaître mon potentiel, héritage en tant que fils divin.

Oser dire non pour anéantir la manipulation, l’autre rêve de me mettre à sa main pour me contrôler subtilement.

Oser dire non pour aplanir l’à plat ventrisme. J’ose me tenir debout. Je ne rampe plus devant personne. La chenille est désormais devenue un magnifique papillon. Je peux alors déployer les ailes de la liberté.

Oser dire non sans justifications, sans explications, sans rationalisation. Écouter ma voix intérieure qui m’indique la voie extérieure… vers la paix intérieure.

J’ose dire oui à l’affirmation, l’autre n’est pas plus ni moins que moi. Ne sommes-nous pas tous égaux devant le Créateur?

J’ose dire oui à l’autonomie en me connaissant davantage chaque jour, en prenant de plus en plus confiance en moi et en « engraissant » mon estime personnelle.

Je me permets et j’ose m’exprimer, c’est la clé de l’authenticité; risquer, c’est un pas vers la liberté, rêver, c’est l’ascension vers la réalisation. Osons réaliser nos rêves les plus insensés, nous oserons être nous!

Pour retrouver son pouvoir

La notion de miroir n’a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime.

Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d’extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu’un d’autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs.

Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l’artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c’est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.

Victime = impuissance

Responsable = pouvoir

Les miroirs au cadre doré
Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l’équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive.

L’ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu’au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n’y a qu’à observer l’inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance.

Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons? Qu’attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu’ils font déjà leur part. Comment? Par les reflets positifs qu’ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. À l’instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu’on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l’on n’est pas ouverte à y croire.

Lorsqu’on regarde une personne et qu’on ressent de l’admiration pour ce qu’elle fait, ce qu’elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c’est-à-dire un reflet d’une partie de soi.

Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n’est pas conscient de posséder la caractéristique que l’on admire chez l’autre. Il se peut que l’on manifeste une qualité d’une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet.

Nous admirons aussi parfois quelqu’un pour une caractéristique que nous croyons être à l’opposé de ce que nous sommes. L’âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C’est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître! ».

Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres.

Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l’on a admirées (autant au passé qu’au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire.

Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l’on se reconnaît.

On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer.

Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C’est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités.

Trois façons de développer le reflet positif
Lorsqu’on devient conscient qu’un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l’on souhaite acquérir. L’enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d’apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l’angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités.

Une seconde option est d’identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l’attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s’enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés.

Une personne qui ne s’attarderait qu’aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s’adresse. On récolte toujours ce que l’on a semé.

Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l’on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s’engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée.

Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l’extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n’en faisaient pas auparavant. Le principe est simple :

Le monde extérieur nous renvoie l’image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu’ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer.

D’ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu’une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l’on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir…

Cultivons consciemment nos aspects positifs afin qu’ils acquièrent de la vigueur.

Notre réalité extérieure ne sera toujours qu’une illusion si elle n’est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…

Oser être soi et pouvoir en rire… est-ce possible?

J’ai fini ma thérapie! Rassurez-vous, ce n’est pas parce qu’on va chez le psychologue que ça veut dire que l’on est fou… Au contraire, je dirais même que, dans certains cas, ça fait du bien d’en voir un plus malade que nous…

Cheminer, ce n’est pas toujours de tout repos et parfois il faut pouvoir en rire! Comment est-ce possible?

Je vous dirai que la première chose à faire est de consommer de l’humour… Il est très important de consommer de l’humour, car ainsi nous éduquons notre esprit à en faire.

Supposons que vous voulez apprendre à parler espagnol. Qu’allez-vous faire?

Vous allez fréquenter des espagnols, vous allez écouter des films en espagnol, vous allez lire en espagnol. Bref vous allez consommer de l’espagnol!

C’est la même chose pour l’humour!

Il faut en consommer pour « éduquer » notre esprit si on veut être quelqu’un de qui on dira : Hé qu’il est donc spirituel!

Il faut ensuite apprécier l’humour et ceux qui en font…

Êtes-vous le genre de personne qui fait la moue (dans le genre hannnnnnnn) lorsque l’on vous raconte une histoire drôle?

Ce n’est pas très fort! Lorsque vous agissez ainsi, vous êtes en train de faire fuir les comiques et ensuite vous vous plaindrez qu’il y a juste du monde ennuyant autour de vous…

Je conviens qu’il y a parfois des histoires qui sont plates! Mais en avez-vous une meilleure?

Hum… Facile de critiquer. N’êtes-vous pas toujours un peu comme ça dans tous les domaines de votre vie?

J’ai observé depuis plusieurs années que les blagues ou les humoristes qui ne nous font pas rire ou que nous avons carrément en aversion viennent toucher une corde sensible à l’intérieur de nous et que l’on pouvait s’en servir pour faire un peu d’introspection. Mais soyons plus précis.

Il y a des jours où les blagues sexistes antifemme me font beaucoup rire et d’autres jours où elles m’agressent! Pourtant ce sont les mêmes blagues! Alors qu’est-ce qui fait que je les reçois différemment?

C’est très simple : lorsque je suis fâchée contre un homme, je ne trouve pas cela drôle et lorsque j’ai réglé le problème et que je suis revenue à de meilleurs sentiments, je suis la première à raconter les histoires en question!

Il y a des blondes qui trouvent les blagues de blondes très drôles parce qu’elles ont une bonne estime d’elle-même et ne se sentent pas concernées par le côté niais associé aux blondes et les autres qui ont une piètre opinion d’elle-même qui se sentent offusquées parce que ça les touche dans le peu de confiance qu’elles ont en elles!

En général, les blagues à caractère sexuel font rire les gens qui sont à l’aise avec la sexualité et « titillent » ceux qui le sont moins!

Si une blague ne vous fait pas rire, au lieu de faire la moue, sautez sur l’occasion pour vous demander ce que ça vient toucher de vulnérable à l’intérieur de vous et concentrez-vous à le régler pour étendre votre réceptivité au rire et à l’humour!

Découvrir votre mission de vie?
… suivez le fil de vos passions?

La mission personnelle… La nature a un sens parfait de l’organisation, tout s’y développe dans un ordre tout aussi parfait. Il y a ainsi une raison d’être inhérente à chaque chose, à chaque élément de la création.

Cet appel intérieur cherche constamment à se manifester, tous les animaux, toutes les plantes, tous les éléments de la création répondent à cet appel. La chenille n’a pas à forcer pour devenir papillon; les fruits prennent le temps dont ils ont besoin pour arriver à maturation, les haricots et les asperges ont chacun leur durée de mûrissement. Seul l’être humain peut choisir d’y répondre ou non. Les hindous parleront alors du dharma.

Les plantes ont leur propre plan parfait, elles aussi. Invariablement : des graines de pissenlits vont éclore en pissenlits, des bulbes de tulipes vont donner des tulipes. Pourquoi est-ce si simple à comprendre pour le reste de la nature et pas pour notre nature humaine? Pourquoi serait-ce différent?

Sans nul doute parce que, en tant qu’humain, on peut réfléchir, réagir et décider d’aller à l’encontre de nos « graines de base », de notre essence. Et ce, pour de multiples raisons : le paraître, pour prouver, pour se venger, pour se défoncer. Comme si une orchidée voulait devenir un œillet : imaginez comment elle irait contre-nature!

La mission personnelle se définit par notre raison d’être. Elle s’exprime par un besoin ressenti de s’épanouir dans des actions correspondant à notre nature propre, à notre nature unique.

Retenez ceci : votre mission de vie n’est pas un rôle à remplir, mais un talent à laisser exprimer.

Elle est définitivement reliée à vos intérêts, à ce qui vous tient à cœur, à ce qui vous passionne et ceci dit, elle n’est donc pas nécessairement liée à votre travail.

Par exemple, vous pouvez avoir comme mission de conseiller et occuper un poste de coiffeuse et non de psychologue, ou encore la mission de développer les jeunes pourrait se réaliser en tant qu’entraîneur bénévole dans une ligue sportive.

Il y a toujours un élément de permanence inhérent à la mission : qu’on la laisse s’épanouir ou qu’on l’ignore, elle demeure notre empreinte de base. Vivre sa spiritualité consiste à identifier cet appel intérieur à devenir ce que l’on est potentiellement dès notre naissance et, à le réaliser.

Pourquoi chercher votre mission?
Pour apaiser votre soif du sens de la vie

Vous vous questionnez peut-être depuis quelque temps sur le sens de votre vie : « Où ça mène tout ça? » « Pourquoi tel ou tel événement se produit-il? ».

Rechercher le sens de la vie sur cette planète m’a permis personnellement de trouver ma place dans cet univers de potentialités. En identifiant ma mission, cela a concrétisé ma voie à suivre et m’a surtout enlevé tout un poids sur les épaules : je n’avais plus à courir pour tout réussir, seulement à me laisser être et offrir au service des autres mon talent d’instrument de paix.

Pour vivre votre plan parfait
Identifier votre mission, c’est d’abord pour vous donner accès à votre vraie vie, celle de votre plan parfait comme l’orchidée. Ce plan qui a été brouillé par un bon nombre d’expériences qui vous ont fait éloigner de votre essence. Ce que vous poursuivez présentementcorrespond-il vraiment à votre moi profond? Est-ce que ce que vous faites actuellement ce qui vous passionne? Vous pouvez passer votre vie à vouloir atteindre des objectifs extérieurs, à grimper l’échelle du succès pour vous retrouver aux sommets même; cependant, au soir de votre vie, comment réagiriez-vous si vous réalisiez que vous vous êtes trompé de mur? Que vous n’avez pas rempli votre mandat ici-bas?

Si vous deveniez millionnaire, continueriez-vous à faire ce que vous faites? En d’autres mots : aimez-vous ce que vous faites et ce que vous êtes? Si oui, vous êtes possiblement dans votre mission de vie.

Comment trouver votre mission?
Respirez! Vous n’avez pas à inventer votre mission, mais bien à la découvrir telle une chasse au trésor. Et le trésor, c’est vous! Elle attend au centre de votre être comme une graine d’orchidée qui attend patiemment les conditions favorables pour éclore et démontrer l’originalité de sa forme et de ses coloris.

Votre mission est intimement liée à votre estime personnelle, à la valeur que vous vous accordez. Vous serez en mesure de découvrir votre mission seulement à partir du moment où vous croirez à votre « unicité », et à la différence que vous pouvez produire.

« Le script est dans vos tripes! » Comme le Petit Poucet qui avait semé des cailloux pour retrouver son chemin, vous devrez rebrousser chemin, reculer dans le temps et suivre les indices pour « dépister » votre mission cachée tout au fond.

Votre passé recèle la clé du trésor. C’est en comprenant les leçons de votre histoire de vie et en suivant le fil de vos passions, connecté à vos tripes, que vous trouverez le chemin de vie qui conduira à votre « mission personnelle ».

Suivez votre fil d’Ariane, celui de vos passions, pour déceler pourquoi vous êtes ici-bas et laissez-vous répondre à l’appel de votre âme.

Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien ne va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’et simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien de va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’est simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

Réflexion sur l’amour

Il n’y a qu’un seul mot AMOUR dans le dictionnaire, mais il y a des milliers, sinon des millions d’interprétation de ce mot. Notre compréhension présente de l’amour est le résultat de ce que nous avons vu et entendu des personnes qui nous entourent durant les premières années de notre vie. Bien entendu, nos expériences personnelles ont soit renchéri ou modifié notre compréhension.

Lorsque l’on regarde les personnes de qui nous avons appris, les gens qui nous entourent et notre propre vie, la question qui revient souvent est : « Pourquoi est-ce que l’amour nous fait mal et nous rend si souvent malheureux? ». Si on veut être honnête, la réponse est simple, nous mélangeons les mots : possession, attachement, contrôle, besoins et jalousie avec le mot AMOUR. L’amour n’est aucun de ces mots. L’amour est un sentiment qui ne possède pas, n’attache pas exagérément, ne contrôle pas, n’est pas là pour combler nos besoins et n’exprime pas la jalousie. L’amour vrai est un sentiment libérateur, qui permet à l’autre d’être ce qu’il est et qui nous rend heureux de voir l’autre personne heureuse, même si son bonheur ne dépend pas de nous.

En général, nous voulons quelqu’un pour combler nos besoins, pour remplir des vides que nous n’arrivons pas à remplir nous-mêmes. C’est pour cette raison que nous avons tellement d’attentes de toutes sortes envers notre conjoint ou conjointe. Nous devons aussi réaliser que dans un couple, nous ne sommes pas un, ni deux, mais trois. Il y a les deux personnes et la relation entre ces deux personnes. Ce qui se produit, c’est que très souvent, nous sommes en amour avec la relation, c’est-à-dire, tout ce qu’elle nous apporte et non avec l’autre personne.

L’amour est comme une sauce à spaghetti. Il y a plusieurs ingrédients et c’est ce mélange d’ingrédients bien dosés qui lui donne son goût. Les principaux ingrédients de l’amour vrai sont : la liberté, le respect, la patience, la tolérance, la compréhension, l’honnêteté, l’estime, l’amitié et la confiance. Comme dans une sauce, vous pouvez ajouter vos ingrédients personnels.

Nous devons garder en mémoire que je ne peux pas donner à l’autre ce que je ne peux me donner à moi-même en premier. En tant qu’âme et en tant qu’entité humaine, je suis complet, je ne suis pas la moitié de l’autre. Un couple qui s’aime vraiment ressemble à un chemin de fer, deux êtres qui vont dans la même direction et qui sont reliés par des sentiments, des expériences et le quotidien.

En terminant, j’aimerais vous laisser sur cette phrase : « le plus beau cadeau que je puisse faire à l’être que j’aime, c’est de choisir de m’améliorer, d’évoluer », car l’autre va en profiter et je contribue au bonheur du couple et à son évolution.

Se connaître à travers l’alimentation

Votre alimentation peut vous aider à devenir conscient de l’amour que vous vous portez. C’est un moyen parmi d’autres d’apprendre à vous connaître davantage. En effet, la façon dont vous répondez aux besoins de votre corps physique reflète votre degré d’amour de soi, car elle indique la manière dont vous nourrissez également vos corps émotionnel et mental.

Une minorité de personnes ne mangent que lorsqu’elles ont faim et donnent à leur corps ce dont il a besoin. La majorité mange pour une ou plusieurs des raisons suivantes.

MANGER PAR HABITUDE.
Par exemple, manger à la même heure ou la même chose régulièrement. Ce comportement signifie que vous vous fondez sur ce que vous avez appris au lieu de vérifier quels sont vos besoins réels.

MANGER PAR PRINCIPE.
Par exemple, boire du thé vert pour ses bienfaits (et non par plaisir) ou manger les restants pour ne pas gaspiller. Agir ainsi signifie que vous vous laissez influencer par le bien, le mal, les apparences ou l’opinion des autres.

MANGER PAR GOURMANDISE.
Par exemple, vous ne pouvez résister lorsqu’on vous offre quelque chose d’appétissant. Ceci indique que vous vous laissez influencer par les autres, que vous écoutez leurs besoins avant les vôtres.

MANGER PAR ÉMOTION.
Par exemple, à la suite d’une discussion ou d’un désaccord avec quelqu’un, vous avez une envie soudaine de manger. Si ceci vous concerne, c’est qu’au lieu d’exprimer vos émotions, vous les refoulez ou les niez par peur de souffrir.

MANGER PAR PARESSE.
Par exemple, manger des aliments préparés vous paraît plus simple que de cuisiner ce dont vous avez réellement besoin. Si vous vous reconnaissez, c’est que vous manquez d’estime de vous-même, que vous ne croyez pas en votre valeur personnelle. Vous ne prenez donc pas le temps de répondre à vos réels besoins.

MANGER PAR RÉCOMPENSE.
Par exemple, vous mangez quelque chose que vous aimez après une dure journée de travail. Puisque vous vous êtes efforcé de dépasser vos limites, vous ressentez le besoin de vous récompenser. Quand vous agissez ainsi, c’est que vous avez été trop exigeant envers vous-même; votre perfectionnisme a pris le dessus.

Ces quelques exemples démontrent six façons de manger parmi d’autres.

Il est très important de vous souvenir que toutes ces significations devraient servir à vous connaître davantage et non à vous critiquer.

Au moyen d’une rétrospective quotidienne, vous pourrez observer quelles sont vos façons de manger, dans le but de vous accepter et non pas de vous changer. La rétrospective sert à vous montrer l’influence des croyances et des peurs que vous entretenez depuis votre enfance.

En vous donnant le droit d’être ainsi, vous verrez que graduellement, il y aura une transformation dans vos façons de manger.

Quand vous observez que vous mangez par faim, vous pouvez en conclure que dans d’autres domaines de votre vie vous êtes aussi à l’écoute de vos besoins, c’est-à-dire que vous avez la sagesse de vous poser des questions avant d’agir, de parler ou de prendre une décision. Si vous mangez par faim la moitié du temps, cela indique qu’en général, vous écoutez vos vrais besoins la moitié du temps. Le reste du temps, vous agissez par émotion, par habitude, par paresse, etc.

Chaque jour, dites merci à l’Univers d’avoir la chance de vous connaître par le biais de votre alimentation, même si vous n’êtes pas d’accord avec ce que vous avez mangé ou bu. Cette attitude est préférable pour votre corps et votre âme que vos accusations habituelles. Plus vous vous donnerez de l’amour, plus vous serez énergisé. Cette nourriture spirituelle est aussi importante que toute nourriture physique.

Former les futurs citoyens

« Si tous les enfants du monde faisaient de la philosophie dès le primaire, on changerait le monde en une génération! »

Voilà ce que pense Frédéric Lenoir, philosophe, sociologue, auteur d’une quarantaine d’ouvrages et cofondateur de la Fondation SEVE, en France.

Selon lui, développer des ateliers philosophiques et de pratique de l’attention, c’est contribuer à mieux préparer les enfants et les jeunes à devenir des êtres conscients, actifs et respectueux du vivant. Enseigner aux enfants, dès leur plus jeune âge, à raisonner par et pour eux-mêmes, à gérer leurs émotions et à faire preuve d’empathie et d’ouverture leur permettrait donc d’être de meilleurs citoyens adultes.

Saviez-vous qu’au Québec, cela fait plus de 30 ans que l’on mène diverses expériences philosophiques avec les enfants? Le philosophe Lenoir s’est d’ailleurs inspiré du programme d’enseignement de Michel Sasseville, directeur du programme de la philosophie pour les enfants à la Faculté de philosopie de l’Université Laval, lors de la création de sa Fondation SEVE qui vise à former des animateurs d’ateliers philosophiques pour les enfants.

Puisque nous sommes des êtres pensants et conscients que nous pensons, pourquoi ne pas aborder cette importante dimension de notre expérience à l’école? Le traitement de l’environnement, l’éducation à la citoyenneté, la prévention de la violence, la prévention de la radicalisation… tout cela est évidemment important, mais à la base de ces initiatives se trouve une expérience d’autant plus importante : celle de penser.

En amenant les enfants à réfléchir, à dialoguer, à développer leurs arguments et à s’opposer de façon non violente, Lenoir et d’autres adeptes de la philosophie pour enfants espèrent que « nos » enfants en tireront des leçons pour être mieux outillés dans leur vie de citoyens adultes. L’actualité récente liée aux attentats et à la montée du radicalisme montre à quel point développer à la fois l’esprit critique et le vivre ensemble constituent un enjeu pour nos sociétés.

L’un des axes fondamentaux de la philosophie pour les enfants est de les aider à construire leur pensée, à savoir accueillir leurs émotions, à acquérir un esprit critique, à respecter l’autre dans sa différence, à faire preuve d’empathie afin de devenir des citoyens confiants, actifs et responsables.

Nous souhaitons sensibiliser la population aux bienfaits de la pratique de la philosophie et de la pratique de l’attention auprès des enfants et de multiplier les occasions données aux enfants de l’exercer.

Offrir à un enfant l’occasion de participer à un atelier de philosophie, c’est lui donner la parole afin qu’il puisse exprimer ce qu’il pense sur divers sujets. C’est l’inciter à prendre conscience de ce qu’il pense et l’aider à réfléchir sur les moyens qu’il prend pour soutenir ses pensées afin qu’elles deviennent de plus en plus critiques, créatives et attentives.

Selon l’Association Québécoise de Philosophie pour Enfants, plusieurs recherches indiquent que les ateliers de philosophie offerts aux enfants, que ce soit à l’école primaire ou secondaire, sont des outils puissants qui préparent les élèves à la vie en développant leur estime, leur pensée critique et leur pensée créative. On doit toutefois constater que, même si cela fait plus de 30 ans qu’on s’intéresse à la question, la philosophie auprès des enfants demeure une pratique trop marginale au Québec.

« Tout ce qu’un enfant apprend, découvre petit, le marque pour toute sa vie. Et ce qui aide le plus à grandir en conscience, c’est la philosophie, car elle permet de réfléchir, de ne pas être pris par ses aprioris [sic], ses croyances, ses préjugés et elle nous apprend à discuter. »

Frédéric Lenoir