L’activité physique en plein air, un entraînement à ciel ouvert

Comme à chaque année, le printemps a le don de se faire attendre. Et, dès qu’il se pointe le bout du nez, on ressent le désir incompréhensible de bouger. Certes, la pratique d’une activité physique, quelle qu’elle soit, figure parmi les habitudes de vie les plus importantes pour la santé, mais la nécessité pour l’être humain d’aller « jouer dehors » s’explique comment? Voici quelques raisons qui expliquent ce qui nous incite à nous remettre aux activités extérieures plutôt qu’à celles qui se pratiquent à l’intérieur.

Mes blues passent pus dans’porte 
Tous les êtres vivants ont besoin de lumière pour vivre, et nous n’échappons pas à cette règle. La lumière agit sur le corps humain, régularisant la température corporelle, le métabolisme, le sommeil et la sécrétion de plusieurs hormo­nes, dont le cortisol qui donne de­ l’énergie et produit la sérotonine, mieux connue sous le nom d’hor­mone du bonheur. Le manque de luminosité provoque chez plusieurs des « blues » saisonniers, accompagnés de fatigue chronique et de périodes de dépression, de stress et d’anxiété. Même si vous ne figurez pas dans cette catégorie, l’effet de la lumière sur l’humeur est sans équivoque.

Une vitamine bon marché 
L’exposition de la peau aux rayons du soleil permet de faire le plein de vitamine D, qui joue un rôle primordial dans la santé de nos os. Elle favorise l’absorption du calcium et diminue les risques de développer l’ostéoporose. La vitamine D contribue aussi à augmenter la force musculaire, à renforcer le système immunitaire, à faire diminuer les grippes et l’asthme, à ralentir le développement de maladies auto-immunes, à protéger contre le Parkinson et l’Alzheimer et à prévenir certains cancers. Puisqu’une simple exposition d’une quinzaine de minutes durant quelques jours suffit pour mettre cette super vitamine en réserve, l’activité physique en plein air devient donc encore plus bénéfique, et il est possible de le faire sans les effets néfastes d’une exposition prolongée aux rayons du soleil.

Les effets se multiplient
Quand on y regarde de plus près, on réalise rapidement que les bienfaits du grand air offrent plusieurs similitudes avec les bienfaits liés à l’activité physique. Il est donc clair que, lorsque nous pratiquons nos activités préférées en plein air, les effets positifs se multiplient. Il est cependant important de mentionner que la sécrétion hormonale augmente la glycémie du diabétique et la tension artérielle des patients hypertendus; que les surfaces inégales et glissantes peuvent occasionner des chutes et des blessures; que, même si la dépense calorique est plus importante à l’extérieur, il faut prendre en considération l’effet de la température, de la chaleur, du froid et de l’humidité sur notre corps. Il devient donc important de nous assurer que nos activités sont adaptées à notre état de santé afin d’atteindre nos objectifs en toute sécurité. N’hésitez pas à en parler à votre kinésiologue.

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Trousse de soins proposée pour passer un été agréable

 
L’été est à nos portes : le vent chaud, le bruit de la pluie, les couleurs, les fleurs, les odeurs. C’est aussi, et surtout, le temps de vacances bien méritées.

Par contre, rares sont les gens qui échappent aux piqûres de moustiques, de mouches noires ou de mouches à chevreuil. Pire encore, à celles, plus douloureuses, de guêpes, d’abeilles, de brûlots et d’autres bestioles du genre. Sur­viennent parfois aussi des éraflures, des « tennis elbow », des coups de soleil, etc. Pour parer aux mau­vaises surprises et aux désagréments,­ voici un petit guide de soins qui vous permettra de profiter en toute quiétude de la belle saison.

Les huiles essentielles comme outils thérapeutiques de première ligne 
Une huile essentielle est une essence concentrée qui est odorante et volatile. Elle provient de plantes aromatiques dont on l’extrait par distillation. Les plantes aromatiques créent ces essences dans le but de se protéger des insectes ou d’attirer vers elles les insectes pollinisateurs.

Voici quelques suggestions (pour adultes seulement)

Chasse-moustiques : moustiques, mouches noires, brûlot, diverses mouches, punaises de lit, puces de sable, acariens, araignées, tiques, etc. Ce mélange protège aussi des infections dont certains insectes sont des vecteurs.

Clou de girofle 10 gouttes
Eucalyptus citronné 20 gouttes
Lavandin super 8 gouttes
Géranium rosat 10 gouttes
Menthe poivrée 8 gouttes
+ Huile végétale 2 c. à soupe (30 ml)

Appliquer le mélange sur la région de la peau qui est en contact avec l’extérieur.

Autre possibilité : remplacer l’huile végétale par de l’alcool. Le mélan­ger aux huiles essentielles, puis verser dans une tasse d’eau. On peut ensuite vaporiser ce mélange sur les cheveux et les vêtements.
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Références et renseignements
Michel Dominique Turbide | facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=100008975400786

L’aromathérapie : les huiles essentielles du Québec et du monde, applications thérapeutiques; Michel Turbide, édition : Santé-Arôme, 2013

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Les saveurs des fleurs comestibles, vous connaissez?

Saviez-vous que manger des fleurs remonte à des milliers d’années?

Diverses cultures ont incorporé des fleurs dans leur alimentation traditionnelle. Les plats orientaux étaient apprêtés avec des boutons d’hémérocalles, et les Romains cuisinaient avec la guimauve et la violette. Les peuples italiens et hispaniques nous ont transmis l’idée de farcir les fleurs de courges. L’Inde et la Méditerranée, avec leurs multiples desserts à l’eau de rose ou d’oranger, font l’unanimité.

Se rendant à cette évidence, on peut se demander pourquoi on a ajouté des fleurs dans les recettes. C’est pour y ajouter leurs goûts, senteurs, couleurs et essences vibratoires. La capucine a une saveur merveilleusement poivrée, semblable à celle du cresson, et nous pouvons remplacer les câpres par les boutons floraux des capu­cines. La bourrache a le goût du concombre, et les violettes et les œillets ont un goût de thé des bois. La rose trémière, le calendula et les fleurs de lavande donnent une saveur parfumée aux rouleaux printaniers et aux desserts.

Oui, ces fleurs garnissent mes livres de recettes, et mon jardin est parsemé d’une quarantaine de variétés de fleurs. Dès que le tapis de neige fond, voilà que pointent les fameux crocus, ce safran aux couleurs de Pâques. Les phlox printaniers et les pensées garnissent bien mes soupes, « wraps », salades et gâteaux. Les hémérocalles de diverses teintes envahissent mes plates-bandes au cœur de l’été. Si vous n’avez pas déjà goûté aux lys d’un jour farcis de fromage­ de chèvre et de basilic frais, je vous les recommande fortement. N’oublions pas l’abondance de mes phlox multicolores ainsi que de mes géraniums, impatientes, bégonias et capucines rampantes qui se récoltent sous forme de sucre et de sel aux fleurs!

Ne consommez jamais une fleur qui vous est inconnue ou qui vient de chez votre fleuriste! Le goût ou la couleur n’est pas un critère permettant de déterminer si une fleur est comestible; faites attention de bien connaître vos fleurs, car elles peuvent être aussi dangereuses et toxiques que des champignons.

Les fleurs comestibles créent des mets pour fins gourmets; leurs saveurs se marient bien avec vos recettes créatives. Avez-vous déjà goûté à la liqueur de roses sauvages? C’est un petit secret que je partagerai lors de mes ateliers sur les fleurs comestibles.

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Nouveau marqueur clé « Zonuline-88 » détecte vos intolérances alimentaires et votre perméabilité alimentaire!

Voici la suite d’une histoire sans fin… L’explosion de la recrudescence des allergies et des maladies auto-immunes.

C’est étroitement lié à l’évolution de notre alimentation. D’abord, à l’abondance du sucre. Ensuite, aux produits alimentaires industriels. Auparavant, quand on mangeait un plat, on savait ce qu’il y avait dedans. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les plats préparés contiennent de très nombreux ingrédients. Par exemple, quand vous mangez un poulet tout prêt, vous ingurgitez aussi des protéines d’œufs, du sucre, de la poudre de lait, du gluten et des additifs… La liste des ingrédients rajoutés est très longue. Cette alimentation moderne agresse les muqueuses et peut être allergisante.

La flore et la muqueuse intestinale sont indissociables; elles dialoguent constamment. Les problèmes peuvent donc venir des deux côtés. On sait aujourd’hui que les maladies auto-immunes et inflammatoires et les allergies sont dues au fait que la muqueuse est trop poreuse. La muqueuse devient perméable et laisse passer les aliments dans l’organisme. Le système immunitaire réagit; il sécrète des anticorps qui contribuent à l’apparition de dysfonctionnements immunitaires. Et je ne parle pas des toxines qui surchargent le foie.

Les probiotiques contenus dans les yogourts peuvent avoir un effet bénéfique. Le problème, c’est qu’ils sont associés à un produit laitier. Ça signifie donc qu’il ne faut pas avoir d’intolérance au lactose ou être allergique aux protéines du lait, ce qui est assez fréquent chez les personnes qui ont des problè­mes de santé. Pour toutes ces raisons, j’ai personnellement du mal à recommander les laits fermentés probiotiques. Ils contiennent des sucres et des édulcorants qui nourrissent les pathogènes. Les probiotiques agissent en apportant des bactéries et contribuent à corriger la perméabilité de l’intestin. Ces bonnes bactéries protègent la muqueuse et empêchent les organismes pathogènes de s’y fixer et de déclencher des diarrhées. Enfin, elles peuvent engendrer une concurrence pour la nourriture et empêcher ainsi la colonisation de la flore par des bactéries néfastes.

Dans l’alimentation occidentale moderne, il y a de moins en moins de bactéries. Il est donc logique qu’il y ait un grand engouement pour les probiotiques.

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Commotion cérébrale… j’oublie mes mots et j’ai mal à la tête!

Nous connaissons tous de près ou de loin une personne qui a vécu un traumatisme crânien, que se soit en faisant du sport (hockey, soccer, football, ski, patin de fantaisie, etc.) ou à la suite d’un accident. Pareils traumatismes laissent des traces souvent observées sur de longues périodes.

Confusion, troubles de mémoire, affaiblissement, somnolence, attitude hébétée, mal de tête, insomnie, vertige et même nausée sont autant de symptômes que le malade éprouvera ou d’états dans lesquels il se retrouvera.

Que faire dans de telles situations?

L’homéopathie détient plusieurs remèdes pour remédier à ces symptômes. Un des remèdes les plus connus, et sûrement un des plus utilisés pour soulager ces états, est sans contredit l’arnica.

L’arnica est une plante originaire des régions montagneuses de l’Europe et du sud de la Russie. Voici quelques-unes de ses propriétés médicinales :

• L’arnica peut être donné sous forme d’onguent et de compresses pour soulager les contusions, les entor­ses et les douleurs muscu­laires.
• II stimule également la circulation sanguine.
• Anti-inflammatoire, il accélèrela résorption des hématomes.
• En usage interne, on le prescrit en solution homéopathique contre les commotions, les blessures ou les douleurs.

Il n’y a pas que l’arnica qui puisse aider dans de telles situations. On trouvera aussi des remèdes tels que l’aconit, l’hypericum et le natrum sulph, entre autres. Ce sera à l’homéopathe de déterminer le choix d’un remède similaire à l’état du patient. Sachant que l’homéopathie repose sur la loi de la similitude.

Travaillant auprès d’ostéopathes, je me fais souvent demander d’intervenir dans de telles situations, et il s’avère que ces remèdes aident beaucoup; ils font diminuer considérablement, voire disparaître complètement les symptômes dus à la commotion. Toutes les modalités entourant l’état du blessé sont prises en compte, les symptômes bizarres comme ceux qui sont plus communs.

Le travail de l’homéopathe est de savoir cerner, tel un détective, ce qui fait souffrir le patient. Un travail valorisant, étant donné les résultats fort positifs que donnent de tels traitements.
 
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Éveiller nos sens à la beauté de l’été

La voici enfin, cette splendide saison de soleil qui nous réchauffe le cœur! Depuis le temps qu’on en rêve! La voilà arrivée dans ses robes toutes aussi séduisantes les unes que les autres : robe aux mille couleurs de fleurs et robe brillante de lumière; tenue de soirée, douce et parfumée…

Dans nos quotidiens, courant sans arrêt, nous avons tendance à courir aussi après nos vacances, croyant que l’intensité se trouve toujours ailleurs… comme dans les manèges vertigineux! Or, l’intensité nous attend tranquillement dans notre capacité d’être simplement présents à l’instant. Cela, nous le savions naturellement lorsque nous étions enfants. Lorsque nous étions petits, l’été semblait durer une éternité. Vous vous en souvenez? Mainte­nant que nous sommes adultes, nous ne connaissons que trop son caractère éphémère. On peut avoir l’impression que l’été passe si vite que l’on en vient à ne plus savoir comment profiter de sa luxuriante et fugace beauté…

Et si on ralentissait un peu? Si on sortait du temps des horloges pour se baigner dans l’éternité, celle des vacances de notre jeunesse? Car saviez-vous qu’une deuxième enfance nous attend au seuil de la maturité? Une enfance qui rappelle certes la première, mais à laquelle s’ajoute une conscience qui sait apprécier et savourer pleinement les délices de l’existence. Il n’est pas nécessaire d’aller bien loin pour goûter à l’ici et maintenant, bien au contraire! Il suffit d’offrir à la vie ce que nous avons de bien précieux : notre temps et notre attention. Il suffit de se laisser ravir le cœur par la joie des oiseaux chanteurs, de se laisser émouvoir par la caresse de la brise sur notre peau nue, de se laisser envoûter par les nuances mouvantes des coloris du soleil couchant, de se laisser enivrer par le mélange exquis des parfums des fleurs du jardin, de se laisser séduire complètement par la saveur d’un petit fruit bien mûr… La « belle » saison, comme on l’appelle, offre à nos sens une véritable symphonie de plaisirs! Nous n’avons qu’à les cueillir… qu’à nous laisser érotiser par cette magnifique danse de l’été! Et alors, ne soyons pas surpris quand des choses toutes simples de notre quotidien nous enchantent et se remplissent de sens.

Offrir des moments de pleine pré­sence à nos perceptions sensorielles nous permet de nous ouvrir au sacré de la vie. Nos sens sont en fait la voie royale par laquelle la qualité divine de la vie qui nous habite et qui nous entoure se reconnaît et se célèbre à l’infini. Ce retour à la sensibilité de nos sens permet à l’existence de se dévoiler dans toute sa poétique beauté. Ne sommes-nous pas ce grand organe sensoriel merveilleusement assemblé pour jouir de la vie? Et l’été nous offre la plus grandiose des fêtes pour nos sens! Voir, entendre, goûter, sentir et ressentir la vie par le cœur permet de nous émerveiller de sa splendeur. Lorsque nous prenons le temps de vivre et de sentir, nos sens nous ouvrent leurs portes sur la beauté du monde. Ils enrichissent miraculeusement l’expérience de vivre. Et soudain, nous sommes dans une telle intimité avec l’ici et maintenant que nous arrivons au paradis, le paradis sur terre! En succombant au ravissement de nos sens, comme il devient facile de tomber éperdument amoureux de l’été! L’éveil de nos sens cache dans son mystère une histoire d’amour sans fin avec la vie!

Et si les saisons me parlaient!

La terre tourne sur elle-même et autour du soleil, tandis que la lune tourne autour de la terre. Toute une danse cosmique! La terre inscrit un cercle autour de son centre et un plus grand cercle autour du soleil, toujours accompagnée par la lune.

En raison de ces mouvements rotatoires, la terre occupe quatre positions différentes pendant l’année. Se pourrait-il que ces positions soient en fait une invitation à vivre divers états à l’intérieur de nous? Et si cette danse cosmique servait à trouver notre centre afin de l’exprimer dans le grand cycle de la Vie?

Je crois que le macrocosme se reflète dans le microcosme. Je crois également que le cycle des saisons essaie de nous dire quelque chose. Pour bien saisir cette danse cosmique, il faut savoir que chaque saison est reliée à un point cardinal et à l’un des quatre éléments et que les saisons nous invitent à entamer un voyage en notre centre afin de faire briller notre lumière autour de nous. Commençons par le printemps.

Le printemps est lié à l’Est, au soleil levant et à l’élément feu. Le printemps est par conséquent la naissance de notre lumière et il correspond également à l’émergence de notre vérité et de notre individua­lité. C’est au printemps que l’inspiration est à son comble et que la lumière nouvelle illumine notre mission de vie. Au printemps, nous ensemençons nos nouvelles idées qui sont en lien avec notre chemin de vie. Nous sommes appelés à protéger ces nouvelles pousses, puisque les futures éclosions seront le reflet de nos nouvelles prises de conscience.

La roue des saisons continue et nous amène vers l’été, là où le soleil est à son comble. L’été est lié à la direction du Sud et à l’élément eau, et c’est pendant cette saison que nous pouvons constater si les graines ensemencées sont de bonne qualité. L’eau sert à nourrir nos semences et à les faire grandir, permettant à l’être humain de récolter le fruit de ses labeurs. Symboliquement, les semences récoltées correspondent aux talents que tous et chacun ont reçus du Divin lors de leur incarnation. Ces talents sont nécessairement en lien avec la mission de vie de l’individu.

La terre poursuit sa route vers l’automne. L’automne est relié à l’Ouest, à l’élément terre et au soleil couchant. Cette direction nous amène à partager nos semences avec la communauté. Nous pourrions dire les choses autrement : l’automne est le moment où l’individu a atteint assez de maturité pour partager avec les autres ses talents. Cette saison est également le moment d’apprendre à lâcher prise et à se débarrasser de ce qui fait entrave à la manifestation de notre mission. Avec l’affaiblissement graduel de la luminosité, l’automne nous invite finalement à faire un retour sur soi.

Nous poursuivons notre route vers l’hiver qui s’apparente un peu à une mort. Cette mort spirituelle nous invite plutôt à un moment de grande réflexion, où mourir à soi permettra une renaissance. L’hiver est relié au Nord, à la lune et à l’élément vent, puisque c’est par le vent que les Sagesses des Anciens nous sont apportées. Ces sagesses sont semblables à des enseignements nécessaires qui seront soumis à une gestation. Cette gestation fera en définitive naître en nous de nouveaux projets, de nouvelles directions, tout cela aligné sur notre but suprême.

Et ainsi continue le cycle des saisons à travers la roue du temps.

Bon solstice d’été.

L’été, ses désirs et ses petits plaisirs

Tout le monde croyait que l’Été avait perdu la tête, car soudainement, sans aucun avertissement, il était devenu sans réserve et sans pudeur. C’est la faute du Printemps. C’est lui qui s’était montré le bout du nez trop tard. Les gens en avaient assez de ce froid interminable. Ce n’est pas étonnant qu’une fois que la chaleur est arrivée, la majorité d’entre eux se soient empressés d’enlever quelques épaisseurs pour exposer un peu de peau.

L’été a fait perdre la décence à plusieurs aussi. Il y a ceux qui enjambent leur cheval de métal et se laissent chatouiller par la vibration du moteur et ceux qui préfèrent les randonnées en vélos ou en patins à roues alignées, qui accueillent la fraîcheur et se laissent envahir par les odeurs de la nature en pleine reproduction. Les voisins et les amis, comme bien d’autres, se réjouissent à l’idée de mettre les doigts dans la terre pour préparer le jardin et les plates-bandes dans le but de recevoir des semences. Non, rien ni personne n’était à l’abri de la sensualité du printemps. Si le printemps était humain, il serait le Miley Cyrus des saisons : provocateur, instigateur, stimulant, renversant, bref, un sex-symbol! Choquant? Non, pas vraiment.

L’arrivée de l’été a réveillé les parties qui étaient engourdies par le gel de tous les êtres vivants : les plantes, les animaux et les humains. Les garçons ont mis leurs jeux vidéo de côté pour accorder une très grande importance à la musculation parce qu’ils savent que, si leurs bras sont durs comme le roc et que leur ventre a l’air d’une tablette Caramilk, ils se feront remarquer par les filles à la plage. Les filles se sont mises à des régimes et à des programmes d’entraînement afin de bien paraître en maillot devant les garçons.

Pourquoi ne pas tirer leçon des adolescents et se donner la permission d’oser, d’aller un peu plus loin, de devenir voyeur et exhibitionniste? Et si on se donnait le droit de s’amuser, de lâcher prise sur « ce que le monde va dire »? Et si nous étions libres d’exprimer notre créativité au travers de tous nos sens? Et si un univers de fantasmes pouvait devenir réalité d’un simple accord? Est-ce que ça ouvrirait un monde de possibilités? Il y a tellement de nuances aux probabilités de s’accorder le droit d’être totalement déraisonnable. Juste le fait d’y penser est excitant!

Malheureusement, nous associons trop souvent plaisir avec souffrance. Nous accordons trop d’importance à cette peur primaire qui nous hypnotise et qui crée des barrières entre nous et le bonheur. Pourquoi voulons-nous tant éviter les extravagances qu’offre la vie? La créativité, ça passe par la sensualité. Alors, jetez vos vieilles pantoufles dans le poêle à bois! Il est temps de retrouver votre spontanéité de jeunesse et de savourer pleinement chaque instant! Sortez vos froufrous et vos flaflas. Il est temps d’évoquer des sensations intenses, remplies de désirs et de romance. C’est le moment parfait pour s’extérioriser, se faire voir et s’offrir des petits plaisirs!

C’est l’été! Aimez-vous!

Fusionnez vos corps physiques avec vos corps émotionnels et spirituels. Faites l’amour avec l’amour. Mettez vos vieilles croyances de perversité derrière vous et permettez-vous de développer le plaisir de vos sens, d’apprendre à vous fusionner l’un dans l’autre et de vivre des sensations intenses et amoureuses. Permettez-vous de jouir d’une sensualité extravagante.

L’Été est loin d’avoir perdu la tête. Il s’est tout simplement laissé aller. Il veut que vous fassiez comme lui. Laissez tomber les « qu’est-ce que les gens vont dire? » et écoutez votre cœur. Réalisez vos plus profonds désirs et gâtez-vous.

Non, l’Été n’a certainement pas perdu la tête; bien au contraire, il a retrouvé toute sa tête et son chapeau aussi… ce sont ses petites culottes qu’il a perdues.