L’ado en devenir

Donne-moi l’espace pour trouver ton cœur et le toucher, l’emmener au bord de la vie, lui faire sentir les rayons du soleil pour que tu puisses vouloir y rester et entamer ta vraie vie.

L’enfant se compose depuis sa naissance. Il se transforme et devient un être selon ce qu’il voit et ce qu’il entend. Sa mémoire enregistre tout sans qu’il sache ce qu’il fera de tout ce savoir. Il enregistre la joie, la tristesse, le courage et aussi le fait que la vie n’est pas si facile.

Quand il arrive à l’adolescence, sa tête est prête à exploser. Il doit trier et garder tout ce qui lui semble bon pour lui. Souvent, il croit qu’il n’y a pas assez de bon pour que la vie vaille la peine d’être vécue.

Alors il part à la recherche de son cœur aussi loin qu’il pourra aller, espérant trouver le meilleur, quelque chose qu’il n’a encore jamais vu et qui va rendre sa vie digne d’être vécue.

Un espace, un temps, un souffle, une lumière, une étoile, qui va le remplir de courage. Quand il aura trouvé cette chose merveilleuse, elle va lui donner l’élan de sa vie.

Pour pouvoir le trouver, il doit être libre, se détacher de tout ce qu’il a connu, écouter son cœur et partir au pays où son cœur l’envoie. Cela peut être tout près, comme au bout du monde, mais l’adolescent, se retrouvant soudain seul avec sa vie, va sentir qu’elle lui appartient et dès lors, la prendra en charge afin de l’accomplir.

Il choisira son chemin, ses compagnons et alors, on verra à chaque carrefour combien il aura grandi, se sera transformé.

De la sculpture grassement taillée, on distinguera peu à peu des traits plus fins, on verra de plus en plus son vrai visage et ce vers quoi il tendra.

Pour cela, l’espace, le temps, la liberté… C’est quand on est libre qu’on peut choisir et devenir.

Je te donne ton espace
Je te remets ta vie
Je t’envoie un baiser
Je t’attendrai
Mon cœur est rempli de ton espérance.

La belle affaire!

Oser être soi… Tu parles d’une affaire! J’ai essayé… J’sais pas comment. J’ose pas. Par où commencer? C’est pas simple!

Oser voir et entendre

Avant de souhaiter être soi-même, on passe normalement par des événements ou des étapes de vie qui nous font d’abord prendre conscience d’un certain malaise intérieur. On est inconfortable, ça ressemble un peu comme si on portait un vêtement de la mauvaise grandeur, trop petit ou trop grand. Parfois on devient anxieux, angoissé.

Ces tensions sont des messages que notre corps nous envoie. C’est un signal d’alarme. Il tente de nous faire reprendre contact avec notre être intérieur, notre noyau fondamental. Ne pas être soi finit par ternir l’image que l’on a de soi-même, on se déçoit et se dévalorise. En fait, cela signifie que nous nous rejetons nous-même. Une personne ou un événement nous a porté à croire, faussement, que nous avions avantage à ne pas se montrer tel que nous sommes.

Une personne dotée d’une faible estime d’elle-même aura beaucoup de difficulté à se respecter elle-même et, par conséquent, à respecter ses besoins, ses objectifs et ses rêves bien sûr. Parce qu’elle doute d’elle-même, elle donnera priorité aux autres et se reniera en ne se réservant que des miettes du banquet de la vie.

Si vous n’êtes pas vous-même, La vraie…, le vrai… Qui êtes-vous alors? Vivez-vous par procuration?

Oser l’authenticité

En utilisant comme synonyme à l’authenticité le mot « intégrité », cela donne une perspective plus large encore; il signifie « état d’une chose qui a toutes ses parties… qui est demeurée intacte ».

Ainsi, un individu intègre aura un comportement en accord avec ses valeurs, ses convictions et les croyances qu’il proclame. La clé première, c’est d’arrêter de se jouer la comédie…  Et ce n’est pas évident, je vous l’accorde.

L’être humain fait tellement de choses pour être considéré, approuvé et aimé. La première étant de se renier lui-même et d’adopter des masques comme celui du bon gars ou de la femme forte pour s’attirer l’attention de ses proches, pour remplir le vide affectif de son enfance ou pour cacher les blessures du passé et camoufler sa vulnérabilité.

Il faut une certaine dose de courage pour revenir à soi-même. Il est sans doute plus facile de parvenir au succès matériel et social en renonçant à ce que l’on est, mais vient un moment dans la vie où notre âme crie très fort pour trouver sa voie. Souvent, ce sont des événements marquants, telle une crise ou une maladie qui vont nous obliger à défaire les nœuds qui nous empêchent d’avancer et de réussir selon notre vrai moi. Ces « crises-cadeaux » vont nous permettre de faire face au passé, d’accueillir (peut-être) les leçons de vie et nous ramener à notre vraie nature.

Êtes-vous intègre?

Voulez-vous passer un test très rapide pour savoir si vous osez être vous-même?

C’est simple, répondez à cette question : Est-ce que ce que je pense, ce que je souhaite, ce que je dis et ce que je fais concorde? Lors de mes ateliers, j’utilise une expression très québécoise pour imager ceci : est-ce que les bottines vont avec les babines?

Si vous souhaitez pousser l’exercice d’authenticité un peu plus loin. Y a-t-il une cohésion entre : ce que vous dites et ce que vous faites? Ce que vous dites vouloir et ce que vous voulez vraiment? Ce que vous dites et ce que vous croyez?

Oser accepter toutes vos facettes

Il y a un moment dans la vie où il faut accepter que l’on ne sera jamais parfait aux yeux des autres, jamais à la hauteur de leurs attentes. Acceptez que certaines personnes vont vous aimer et d’autres pas, peu importe ce que vous ferez. La Fontaine dans une de ses fables dit : « …est bien fou du cerveau, qui prétend contenter tout le monde et son père ».

Alors, comme vous ne pourrez contenter tous et chacun, pourquoi ne pas commencer par vous plaire d’abord, en acceptant toutes les facettes de votre personnalité, tous vos talents, en acceptant d’aller à la découverte de votre vrai moi.

Il est parfois bon de se rappeler notre complexité d’humain : chacun de nous est à la fois bon et méchant, généreux et avide, emporté et sage, en quête de vérité et en proie à l’erreur.

Être intègre, c’est accepter cette dualité, cette complexité. Et de tenter aussi de trouver des moyens pour balancer ces polarités par des exercices d’intégration vers un équilibre. Carl Jung le disait ainsi : « Vaut mieux être complet que parfait ».

Être intègre, c’est s’aimer assez soi-même pour accepter son histoire de vie, faire la paix avec elle et faire en sorte qu’elle ne nous étouffe plus, mais qu’elle devienne un stimulateur pour se réaliser pleinement. Un sage a dit : « Marche face au soleil sans craindre la brûlure du bonheur et laisse ton ombre lutter contre les ténèbres dans ton dos ».

Oser le succès

Voici la définition que je favorise depuis longtemps, « le succès, c’est d’être fidèle à soi-même ». À quelle distance du succès êtes-vous?

Pour ma part, ces quelques lignes ont marqué mon cheminement personnel : Vis ta vie… Aime comme si tu n`avais jamais été blessé… Travaille comme si tu n`avais pas besoin d`argent… Danse comme si personne ne te regardait… Chante comme si personne ne t`entendait…

Oser être soi… Tu parles de la belle affaire à faire!

La course d’une petite étoile

Une étoile si petite dans l’univers se promène à la recherche d’une grande étoile. Elle furète partout dans toutes les sphères de l’univers, descend même jusqu’à la terre.

Puis soudain, flottant doucement sur le dos dans un espace sombre de l’univers, elle se voit, petite étoile, dans une grande étoile qui lui ressemble, mais qui est beaucoup plus grande qu’elle. Elle sort de son flottement et s’approche lentement. L’étoile ne bouge pas et s’offre à elle dans toute sa splendeur.

La petite étoile dit alors : « Comme j’aimerais être grande comme toi ».

La grande étoile lui répond : « Mais tu es grande comme moi. Tu te sens petite parce que tu ne sais pas te voir. Approche-toi, regarde, c’est toi que tu vois en moi. C’est ton avenir que tu vois en moi. C’est ta beauté que tu vois en moi. Approche-toi encore et vois ton devenir. Je suis toi ».

Et la petite étoile s’approcha, vit que c’était bien elle, que ce qu’elle cherchait s’y trouvait : la douceur, la patience, l’amour, la force, et s’y mira longtemps afin de s’imprégner d’elle-même. Puis elle s’en éloigna pour s’assurer que la grande étoile était bien réelle et vit qu’elle pouvait vraiment devenir une grande étoile. Alors, elle prit sa respiration et lentement s’avança à nouveau vers la grande étoile, se fondit en elle et s’en alla dans son devenir.

C’est ainsi que prit fin la course de la petite étoile, parce qu’elle avait trouvé sa grande étoile. Si le soir, vous regardez le ciel, sans doute verrez-vous une grande étoile briller plus fort et se tendre vers la terre. C’est cette petite étoile devenue grande qui veut vous livrer un message :
« Sachez, dit-elle, que votre grande étoile, tous vous l’avez et qu’elle est en vous. Fermez les yeux et vous verrez votre grande étoile qui n’attend que votre regard pour se livrer à vous ».

Un ressourcement qui s’épanouit dans la créativité

Dans le bruit trépidant de la ville et le chaos de la vie moderne, avons-nous perdu le contact avec notre source première?

Devons-nous courir toujours, de plus en plus vite, souvent de façon erratique, jusqu’à en perdre le souffle?

Pour qui et pour quoi devrions-nous rivaliser constamment? Devenir de plus en plus performant? Jusqu’à ce que, un sombre matin, il nous soit devenu pénible même de respirer et de vivre un jour de plus…

N’attendons surtout pas un tel moment destructeur pour nous rendre compte de ce besoin essentiel de tout être humain de vivre à plein un ressourcement. C’est-à-dire un retour à la source, une « reconnexion » avec le moi, l’être intérieur, le seul et le vrai, l’authentique…

Sachons que cette « ré-union » annonce une salutation céleste à la vie, qui aspire à rejaillir du plus profond de chacun de nous!

Le ressourcement créera un moment privilégié que nous choisissons de nous accorder. Il se révélera la reprise en mains de notre pouvoir, la corne d’abondance qui déversera de nombreux bienfaits dans notre vie.

Le ressourcement profond, ce « re-jaillissement » intérieur, nous apportera des outils précieux à joindre à nos bagages de grands voyageurs terrestres, des moyens efficaces d’action revitalisante.

Notre ressourcement suggérera également des réponses à nos nombreux questionnements.

Une petite voix intérieure se fera entendre, comme un murmure, tel un balbutiement, qui deviendra un chant de plus en plus puissant qui ne sera plus étouffé par les contraintes du quotidien.

Le pouvoir de ressourcement de la nature
Que ce ressourcement se réalise lors d’une « reconnexion » aux rythmes de la nature, par la contemplation d’un ciel étoilé, ou dans l’écoute d’un chant grégorien durant un séjour dans un abbaye, tant mieux!

Que ce ressourcement s’épanouisse à travers les manifestations de notre créativité, vivifiée par les couleurs posées intuitivement sur une toile d’artiste, ou enfin grâce aux formes révélatrices que prend l’argile sous nos mains créatrices, il en ressortira toujours un être plus fort, plus équilibré, mieux outillé pour continuer d’avancer solidement et agréablement dans la vie, à l’aide d’un allié puissant.

Il est humainement possible de vivre un grand ressourcement sous forme de vacances en art, et en pleine nature énergisante, un ressourcement quotidien qui s’effectue par de précieux petits rituels que l’on intègre dans chaque jour de sa vie.

L’archéologie de l’esprit : de l’excavation… à la mise en relation!

Je vous ai proposé, pour votre cocooning d’hiver, de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires, profondément ancrées dans votre subconscient. Cet exercice avait pour but de diriger la lumière de votre conscience sur les croyances profondes sur lesquelles s’appuient les murs de votre demeure existentielle, les valeurs fondamentales servant d’assise à l’expression de votre être. Le moment est maintenant venu de passer à l’étape suivante, soit celle de décider, en pleine conscience, quelles sont les valeurs (héritées de votre entourage familial et social) que vous voulez préserver ou laisser aller, redéfinir ou actualiser.

Les valeurs sont de puissants outils qui peuvent être au service autant de votre emprisonnement que de votre libération. Il est donc indispensable, dans votre inventaire des valeurs, d’être lucide en ce qui concerne ce que ces valeurs représentent lorsqu’elles sont poussées jusqu’à leur expression ultime. Prenons un scénario hypothétique : si je consi­dère la gentillesse comme une valeur très importante, cela implique que, dans mes interactions avec les autres, je dois être conciliante, même lorsque je suis entourée de gens qui abusent de ma gentillesse. Cela vous semble-t-il une valeur positive qui me permet d’agir librement et de me respecter moi-même? Ou est-ce plutôt une valeur qui m’emprisonne dans un rôle de sacrifice dans lequel mon souci de l’autre passe avant ma propre paix d’esprit et mon propre bien-être?

Se poser ce genre de questions est au cœur du processus de tri, et les réponses vous amèneront inévita­blement à constater l’importance indéniable de définir vous-même vos valeurs, ainsi que leurs contours et leurs limites. Il se peut que vous alliez jusqu’à carrément créer de nouvelles valeurs qui seront plus conformes à votre vision de vous-même, des valeurs correspondant davantage à votre être intérieur et vous fournissant des contours pleins d’amour pour favoriser l’expression authentique de votre soi! Ce travail intérieur, qu’il s’agisse d’une restructuration de vos valeurs existantes ou de l’instauration de valeurs nouvelles (probablement un mélange des deux) permet de faire ensuite LE plus grand ménage du printemps qui soit : la révision complète des rôles que vous jouez et des exigences qui s’y rattachent.

Les valeurs représentent QUI VOUS ÊTES À L’INTÉRIEUR de vous-même, tandis que les rôles ainsi que les exigences à respecter pour jouer ces rôles représentent COMMENT VOUS INTERAGISSEZ AVEC L’EXTÉRIEUR. Les valeurs renseignent sur la façon dont ces rôles sont définis, et la majorité des rôles que nous jouons et des responsabilités que nous accep­tons d’assumer quand nous jouons ces rôles nous ont été impo­sés. Tout comme les valeurs dont nous avons hérité de nos ancêtres et de nos sociétés, la plupart de nos rôles et des exigences qui en découlent nous ont été inculqués. Il va donc de pair avec le recensement des valeurs de prendre le temps de réfléchir aux implications des divers rôles que nous jouons et de nous poser des questions telles que :

• Ce rôle m’appartient-il vraiment ou m’a-t-il été inculqué?
• Apporte-t-il un soutien bénéfique à ma vie et à mes objectifs?
• Ce rôle est-il en harmonie ou en conflit avec mes autres rôles?
• Comment puis-je définir moi-même ce rôle et les exigences qui s’y ratta­chent afin que celui-ci cadre avec mes valeurs?

Vos réponses à ces quelques questions vous convaincront du fait qu’un grand ménage du printemps s’impose afin « d’alléger » votre identité.

Se définir soi-même pour être l’artisan de sa vie et établir des limites personnelles pour être bien ancré en soi-même dans ses inter­actions sociales, n’est-ce pas là l’essence même de la santé globale?