Le mouvement et l’être

Que dire à un poisson nageant au fond de l’eau, s’il me dit qu’il a soif?

Il baigne dans l’eau, il la respire. Qu’est-ce qui permettrait au poisson de percevoir l’eau, de s’en désaltérer?

De même, que dire à un être humain nageant au fond d’une conscience en mouvement, s’il me dit qu’il a soif de Dieu, soif de l’être? Il baigne dans cette conscience mouvante et émouvante, elle l’anime de l’intérieur.

Qu’est-ce qui lui permettrait de percevoir cette conscience, de s’en imprégner?

La perception directe de l’être
Les humains possèdent d’innombrables idées sur Dieu et sur l’être. Ils ont des croyances, des religions, des textes spirituels anciens et nouveaux.

Qui, parmi vous qui me lisez en ce moment, a vécu, perçu, expérimenté en direct la réalité de l’être dans son corps? Qui peut reproduire cette expérience à volonté? Qui a éveillé sa matière sensible de façon à percevoir le mouvement et la présence de l’univers en soi? Qui a l’habitude d’utiliser son rapport cognitif à cette conscience en mouvement dans son propre corps pour se laisser instruire, se laisser transformer par cette intelligence aimante?

Sixième et septième sens
Nous ne possédons pas seulement cinq sens, la vue, l’odorat, le goût, l’ouïe et le toucher. Nous en possédons deux de plus.

Le sixième sens est appelé proprioception. Le système nerveux proprioceptif nous informe constamment de notre posture et de nos mouvements, toutefois la majorité des informations sensorielles captées par les propriocepteurs restent inconscientes.

Le simple fait d’éveiller nos perceptions proprioceptives déjà nous met en contact avec nous-mêmes de façon exceptionnelle. La méthode Feldenkrais, la technique Alexander, l’antigymnastique, le yoga et bien d’autres approches corporelles basées sur l’intériorité en mouvement font un travail remarquable en ce sens.

Le septième sens, nous l’appelons le sensible
Selon Danis Bois, « L’expérience du sensible m’enseigne qu’il y a une matière première, qu’elle est mouvement, un mouvement agissant partant d’un point pour s’étendre progressivement à tous les espaces puis à tout l’univers. Le Big Bang donne naissance à la fois à l’espace, au temps et au cadre même de l’existence de l’univers; l’univers naît de lui-même, partout à la fois, dans le mouvement de sa propre expansion.

Et ce mouvement est le fondement premier sur lequel repose la loi du sensible. Je l’appelle mouvement substantiel. Pourquoi substantiel? Tout d’abord parce qu’il apparaît réellement à la perception comme une substance en mouvement. Et également parce que, lorsqu’il se détermine dans la matière de l’homme, il donne naissance à l’être, un être à part entière, qui existe par lui-même et en lui-même. »

Les étapes de la conquête de l’être
La première étape, c’est ma volonté d’aller vers l’être. Par les exercices du mouvement sensoriel et par la fasciathérapie, je travaille mon enrichissement perceptif jusqu’à ce que le mouvement me tombe dessus quand je m’y attends le moins. La nuit parfois, il me réveille de sa caresse somptueuse, apaisante, qui me fait encore mieux dormir après. Quand je parle avec un ami, il me caresse soudain le cœur. Quand je m’assois pour écrire, il me masse la tête, guide ma pensée et ma main. Si je suis tendue, il se glisse dans le muscle, dans l’os et parfois me malaxe, parfois me soulage. Je reconnais en moi cette double volonté, ma volonté de bouger, et la sienne qui me meut et m’émeut, me nettoie la matière, me guérit et me fait sentir aimée.

Deuxième étape : sans nier l’existence de cette double volonté, je réalise que ce n’est pas quelqu’un d’autre que moi. Le plus grand qui est moi. Je fais la différence quand c’est moi qui pousse dans ma vie et quand je suis animée de cette autre volonté, si sage, qui change mes relations, mon travail, ma vie. Ça prend du courage et de la confiance pour m’accorder totalement à elle.

Et puis le sensible, c’est tellement savoureux, c’est tout bleu, comme un goût de l’amour incarné.

La Vie dont j’ai toujours rêvé

En cette année 2017, après avoir fait des nettoyages et des thérapies, assisté à des confé­rences et ateliers, après avoir tout fait pour évoluer, comment se fait-il que ma vie ne soit pas encore celle que je veux?

C’est une question que plusieurs de mes clients se posent. C’est vrai que nous sommes impatients d’obtenir ce que nous désirons, c’est vrai qu’après tant de cheminement, nous devrions avoir des résultats, c’est vrai que nous sommes de plus en plus évolués, mais des personnes ayant un comportement bizarre bénéficient d’une meilleure qualité de vie que nous.

Cessons de nous comparer. Toute comparaison est boiteuse même si on se compare à soi-même. Cessons de regarder vers l’extérieur, vers les autres et tournons-nous vers l’ÊTRE que nous sommes. Toutes les ressources sont à l’intérieur de nous.

Commençons par nous donner ce qu’on veut que les autres nous donnent. Par exemple, si je veux être aimé, je me donne de l’amour; si je veux de l’argent, j’accepte de me donner le meilleur sur le plan matériel; si je désire telle ou telle chose, je me l’accorde en premier.

Pendant de nombreuses années, nous avons appris à nous détourner du MOI sous prétexte d’être égoïste et de devoir obligatoirement penser aux autres d’abord. Pour qui est-ce que je respire? Pour qui est-ce que je mange ou bois? Pour qui est-ce que je protège mon corps du froid ou du chaud? Évidemment, si je ne respire pas, ne me nourris pas, ne me protège pas, je n’existe tout simplement pas. Par conséquent, je ne peux rien faire pour les autres.

Nous sommes dans l’Ère du Verseau depuis le 21 décembre 2012. Qu’ai-­­je changé dans ma vie depuis? À noter que la question n’est pas : « Qu’est-ce que l’Ère du Verseau m’a apporté? » ou encore « Qu’est-ce que Dieu m’a accordé? ». L’Ère du Verseau, Dieu, la Vie, l’Univers ne nous apportent RIEN; tout ce que nous vivons, nous le créons nous-mêmes. Oui, tout ce que nous vivons, que ce soit des maladies ou des problè­mes affectifs, des malheurs ou des désastres ou, plus agréablement, un grand bonheur, une relation amoureuse épanouissante ou des biens matériels, nous l’avons créé par notre pensée, nos paroles et nos émotions.

Nous avons le bonheur d’avoir été créés avec le libre arbitre. Qu’en faisons-nous? Nous avons tout un chacun le pouvoir de créer la Vie que nous choisissons, celle que nous décidons de vivre vraiment. Pourquoi attendre après la Vie, Dieu ou l’Univers? Pourquoi donner son pouvoir à des ministres de cultes, des médecins ou des thérapeutes pour savoir où nous en sommes avec notre santé physique, spirituelle et psychologique?

Je ne suggère pas ici de ne pas con­sulter, mais à la suite d’une consultation, qu’est-ce que mon âme, mon esprit et mon corps choisissent de faire pour améliorer ma santé?

Être à l’écoute de son intérieur nous donne toutes les réponses et toutes les solutions aux problèmes. Notre corps nous indique notre état intérieur par l’intermédiaire de notre santé, de nos malaises, de nos maladies ou de diverses manifestations physiques.

Nous avons toutes les ressources nécessaires pour avoir une santé parfaite, l’abondance financière et matérielle, des relations harmonieu­ses et tout ce que nous désirons vivre. Parfois, notre intuition nous guide vers le bonheur, mais celui-ci est tellement beau que nous le rejetons parce que nous croyons ne pas le mériter.

Nous avons été créés pour vivre le MEILLEUR dans tous les domaines de notre VIE. C’est un affront au Créateur que d’être malade, malheureux et même de mourir.

Que choisissez-vous pour 2017?

Je vous souhaite le MEILLEUR et, surtout, je choisis le MEILLEUR pour moi!