Le nettoyage… intérieur

Les cures pour se purifier l’intérieur du corps ne se comptent plus sur les tablettes des magasins de produits naturels. Il y en a pour tous les goûts, avec ou sans artichauts, avec des plantes ou bien des fibres…

En effet, le printemps arrivé, beaucoup de gens ressentent le besoin de perdre les quelques kilos que l’alimentation d’hiver nous a fait emmagasiner afin de conserver les calories qui gardent au chaud. Bien que leur popularité ait considérablement augmentée depuis une dizaine d’années, les cures ont toujours existé. Le carême n’est-il pas un bon exemple d’une cure sous forme de jeûne qui vise à la détoxification?

Dans les faits, le corps tend à se détoxiner, c’est-à-dire à éliminer ses toxines, au fur et à mesure. Les organes actifs dans la détoxination sont le foie, les reins, les intestins, les poumons et la peau. En naturopathie, on les appelle les émonctoires. Parmi tous les produits en vente qui visent un bon nettoyage, l’eau pure s’avère le meilleur allié pour nettoyer l’intérieur du corps et faciliter le travail des reins, des intestins et de la peau. Une circulation sanguine adéquate et un système lymphatique fonctionnel supportent la détoxination. De l’exercice régulièrement, des bains chauds et froids en alternance contribueront à ce que les émonctoires fonctionnent régulièrement. Le brossage de la peau à sec est particulièrement efficace pour stimuler le travail de l’élimination des toxines par la peau, tout en encourageant la circulation sanguine.

« Pour une personne qui meurt de faim, des milliers mourront d’excès de nourriture » Pfarrer Künzle

Le jeûne est une méthode de détoxination et de purification très efficace. Dans certaines cultures anciennes, le jeûne était utilisé à des fins spirituelles, pour nettoyer et renforcir le corps et l’esprit. Aujourd’hui, les preuves de son efficacité sont très bien documentées. Pour plusieurs maladies, le jeûne est d’un précieux support : arthrite, problèmes de peau, inflammation chronique, constipation, migraines, calculs à la vésicule biliaire et aux reins, cancer, et autres. Bien que le jeûne ne soit pas recommandé à tout le monde, c’est une pratique qui amène souvent vers une alimentation plus saine et libère de la dépendance à la nourriture, à l’alcool et aux drogues. On en profite aussi, pour amorcer une réflexion sur soi, sur ses propres tendances à compenser par la nourriture. Si le jeûne s’avère trop difficile pour une personne dévitalisée ou malade, la cure de jus frais comme un mélange de carottes, betteraves, céleris, gingembre et pommes, assure un bon nettoyage tout en fournissant une bonne quantité de minéraux et de vitamines. On peut même ajouter un peu de lait de soya pour ajouter une valeur protéinique au mélange. Ou encore la recette de jus vert qui suit qui, en plus d’être un délice du palais, procure un profond nettoyage tout en douceur.

Si vous choisissez de faire un jeûne ce printemps, consulter un professionnel de la santé qui saura vous accompagner dans ce processus de nettoyage… intérieur.

Jus vert délicieux

Mélanger dans un mélangeur :

Une poignée de persil frais et biologique

Une poignée de germinations de tournesol ou de sarrasin (ou d’autres verdures)

Un fruit biologique (kiwi, mangue, banane, poire, ananas…)

Le jus d’un 1/2 citron ou d’une 1/2 lime

Une cuillère à thé d’huile de lin

Un verre d’eau pure

Optionnel :

Quelques amandes trempées la veille

1 cuillère à thé de graine de salba moulues

1 cuillère à table de cacao cru en petits morceaux

Déguster à petites gorgées le matin à jeun de préférence.

L’herboristerie au fil des saisons

On dit de l’herboristerie qu’elle est une médecine alternative, mais le terme complémentaire est, selon moi, plus approprié. Cet art, c’est celui d’utiliser les plantes médicinales à des fins curatives, et ce, tout au fil des saisons. Médecine ancestrale, traditionnelle, l’herboristerie demeure encore et toujours la médecine la plus répandue dans le monde. Le coût des plantes médicinales est de beaucoup inférieur à celui des médicaments de synthèse et leurs effets secondaires sont souvent moins prononcés. À l’instar du médicament, la plante porte en elle la synergie de ses principes actifs et non point une seule molécule qui, isolée, s’avère beaucoup plus dangereuse.

Les herboristes ont de tout temps récolté les plantes, cultivées biologiques ou sauvages, afin de les utiliser telles quelles ou transformées. Ils en ont fait des infusions, des décoctions, des teintures, des vinaigrés, des glycérés, des onguents, des sirops, des élixirs et j’en passe. La plupart des propriétés des plantes ne sont pas prouvées scientifiquement, mais l’histoire n’est-elle pas l’étude la plus vaste et la plus concluante qui soit en ce domaine?

De nos jours, l’on remarque un intérêt croissant pour les médecines douces, incluant l’herboristerie. C’est le retour aux sources. L’herboriste guide son client vers une autonomie en santé. De philosophie holistique, il prend le temps de discuter avec son client, puis de déceler ses forces et ses faiblesses à travers ses habitudes de vie, son alimentation, ses croyances et son état d’esprit. Il travaille le corps physique tout comme le corps mental, car l’un ne va pas sans l’autre.

À chaque saison ses maux! Le printemps est synonyme de grand ménage, c’est pourquoi c’est le moment idéal pour s’offrir une cure de désintoxication. Les plantes aideront l’organisme à éliminer les toxines au niveau des intestins, du foie, des reins et du sang. Voici quelques plantes associées à chaque organe :

-Intestins : les laxatifs et régulateurs intestinaux tels que le cascara, le psyllium et les pruneaux.

-Foie : les plantes cholagogues et cholérétique, comme le pissenlit ou l’artichaut, qui permettent l’augmentation de la sécrétion et de l’évacuation de la bile.

-Reins : les diurétiques tels que le pissenlit et la verge d’or.

-Sang : la bardane et le trèfle rouge, des altératives (ou dépuratives) sanguines.

Je recommande de traiter les intestins les trois premiers jours, puis de jumeler les plantes foie-reins-sang pour le reste du traitement, soit 21 jours minimum, temps nécessaire au corps pour se détoxiquer. Débutez avec une tasse par jour la première semaine, deux la deuxième, puis trois. Les racines étant plus coriaces (cascara, pissenlit, bardane), il faudra en faire des décoctions : Déposez les plantes dans une casserole de verre puis recouvrez d’eau à raison d’une cuillère à thé par tasse. Portez le tout à ébullition, puis laissez frémir 20 minutes à feu doux avant de filtrer et déguster.

Alors qu’attendez-vous? Tous à vos plantes! Mais surtout, tous à votre herboriste, car il est conseillé de consulter avant d’entreprendre un traitement (surtout si vous prenez des médicaments ou souffrez d’un problème de santé). Fiez-vous aux conseils des experts, ainsi vous mettrez toutes les chances de votre côté pour atteindre l’état de bien-être que vous méritez.

Manger avec les saisons, un plaisir de la vie!

Éveillez nos sens au plaisir de manger, c’est le festival de couleurs que nous propose fruits et légumes, c’est se laisser guider par les odeurs captivantes qui embaument champs, jardins et maisons, découvrir les saveurs et goûter le soleil, toucher et reconnaître les différentes formes particulières à chacun, le chant des oiseaux qui résonnent encore à nos oreilles. Se remémorer ces souvenirs, c’est amplifier et intégrer une multitude de phénomènes, qui favorisent une meilleure digestion et assimilation, qui dynamisent notre esprit et notre corps. C’est créer des liens avec la communauté (les rendez-vous au marché), pour certains avec l’agriculteur local. Cela contribue à renforcer les liens familiaux ou amicaux lorsqu’il y a rassemblement lors de la cueillette saisonnière des fraises, pommes, citrouilles, ou lors des fêtes pour célébrer les récoltes.

Et surtout, c’est utiliser ce que la nature, dans sa grande générosité, a prévu pour le maintien d’une santé vibrante de vitalité. Choisir les aliments selon les saisons, c’est aussi respecter les besoins changeants de notre corps. En automne et en hiver, nos besoins et nos énergies sont bien différentes qu’au printemps et à l’été et la nature nous assiste bien dans ces transitions auxquelles la vie nous soumet. À nous de la découvrir.

L’hiver : c’est le temps de se reminéraliser avec les légumes-racines qui sont gorgés de minéraux tels que la pomme de terre, le navet, la carotte, le topinambour et la fameuse betterave qui revitalisera notre système immunitaire, sans oublier l’ail pour toutes ses qualités dont celle anti-infectieuse. L’hiver, c’est aussi le temps de faire pousser nos germinations, qui nous fourniront de l’énergie rapidement, d’utiliser les fines herbes qui ajouteront du piquant à nos plats, nous réchaufferont par la même occasion (thym pour l’immunité), soit par l’entremise des bonnes soupes ou de nos glandes qui, bien tonifiées nous incitent au rapprochement humain (sarriette, basilic pour les glandes surrénales). Ou en tonifiant notre métabolisme de base avec l’avoine (oui! oui!) sous forme de tisane, de bouillon de base pour des soupes, ou le traditionnel gruau qui tonifie notre glande thyroïde et parathyroïde par son apport en calcium, vitamine B tout en rétablissant un bon taux de cholestérol.

Au printemps : c’est le temps des cures de désintoxication, c’est donc la saison des asperges (diurétiques), des feuilles de plantain (nettoie l’intestin), des feuilles d’ortie (dépuratif sanguin) et feuilles de pissenlit (détoxique le foie).

Éveiller nos sens au plaisir de manger avec les saisons, c’est aussi se sentir bien toute l’année et cultiver l’appétit de vivre!

Le « mal a dit »

La maladie est l’effort que fait la Nature pour guérir l’homme.
Nous pouvons donc apprendre beaucoup de la maladie pour notre retour à la santé.
« Et ce qui apparaît au malade indispensable à repousser, renferme l’or véritable qu’il n’a trouvé nulle part ailleurs ». C.G. Jung

Une vive douleur au bras vous surprend alors que vous effectuez une de vos nombreuses tâches quotidiennes, mais comme elle disparaît rapidement, vous l’oubliez. Vous vous sentez de plus en plus souvent au bout du rouleau, mais vous continuez à vivre au même rythme sans vous accorder de repos. Pourtant, ce petit malaise du début n’est-il pas en train de prendre plus d’ampleur depuis quelque temps? La douleur au bras devient subitement une bursite et cette fatigue trop souvent mise de côté au profit de vos activités vous retient soudain à la maison, complètement vidé de toute énergie… et c’est le burn-out que vous appréhendiez.

Devant un problème de santé, aurez-vous tendance à en attribuer la cause à un événement extérieur à vous, comme par exemple à un faux mouvement ou à une surcharge de travail? Bien sûr, ces facteurs peuvent être présents et le corps peut aussi avoir ses petites ratées. Il est d’ailleurs facile de croire que notre malaise est dû à des facteurs extérieurs et que nous n’y pouvons rien. Mais en réalité, nous pouvons beaucoup pour éviter ces ratées ou encore, pour retrouver cet état de bien-être que nous procure un corps en santé.

Notre corps est l’outil mis à notre disposition pour expérimenter la vie; il est la matrice dans laquelle viennent s’inscrire toutes les expériences vécues depuis notre enfance avec notre famille et nos relations. Il accumule dans ses cellules toutes les situations qui ont pu, au cours des années, nous perturber et qui influencent nos habitudes de vie présentes, nos attitudes, nos peurs, nos croyances. Il s’ensuit que chaque réaction erronée aura tôt ou tard une répercussion sur le plan physique, déclenchant éventuellement une maladie.

Il est d’ailleurs un compagnon formidable qui, par les malaises (« mal à l’aise ») et maladies (le « mal a dit ») que nous ressentons, veut attirer notre attention sur des émotions, des angoisses, des conflits intérieurs, des stress ou sur toute situation de vie créant une détresse intérieure. Il nous dévoile nos états d’âme et nous rappelle que nous avons négligé de nous occuper d’une partie de nous-même. Lorsque le corps devient malade, le moment devient approprié pour entreprendre un merveilleux voyage riche en découvertes passionnantes sur nous-même, amenant un grand mouvement de libération!

Si tout cela est vrai, vous vous demandez sans doute comment cela fonctionne dans notre corps pour créer ainsi la maladie (le « mal a dit »)?

En fait, l’homme est une unité indissociable et voici pourquoi. Notre cerveau est un puissant ordinateur qui contrôle l’ensemble de notre corps. Aucune cellule de notre corps n’échappe donc à son contrôle et chacune des parties du cerveau ne peut échapper au contrôle de la pensée consciente ou inconsciente. En saisissant cela, on peut comprendre la relation entre nos émotions et l’impact sur notre santé, car aucune cellule du corps n’échappe au psychisme.

Ainsi, lorsque surgit une situation, elle est dirigée vers le cerveau limbique (est le siège des émotions, contrôle la physiologie du corps et est imperméable à toute logique) qui filtre les renseignements à partir de ceux déjà enregistrés en mémoire. Deux opérations deviennent alors possibles :

UNE, si la situation est nouvelle, donc inconnue par le cerveau limbique, celui-ci dirige l’information afin qu’elle soit confrontée par les hémisphères gauche (gère l’affectivité et l’émotionnel) et droit (la pensée logique et rationnelle). La conclusion de cette analyse est ensuite retournée au cerveau limbique, lequel incite l’organisme à s’adapter en vue d’une action. L’expérience est alors jugée comme étant agréable ou désagréable et envoyée à l’hypothalamus (gère les systèmes neurovégétatif et endocrinien) qui transmet l’information aux organes concernés (par exemple, le foie qui est le siège de la colère).

DEUX, par contre, si la situation est déjà connue par le système limbique (parce que déjà vécue et gardée en mémoire), elle sera immédiatement traitée selon le souvenir qu’en a le cerveau limbique (agréable ou désagréable). Ainsi, l’information ira directement du cerveau limbique à l’hypothalamus, qui la transmettra à l’organe précédemment programmé à recevoir la charge émotionnelle.

Sachant cela, il devient facile de comprendre que les organes trop souvent sollicités finiront par être affectés, favorisant la manifestation d’un malaise ou d’une maladie.

Il nous appartient donc de prendre en charge nos émotions, au fur et à mesure qu’elles surviennent ou de chercher la cause émotionnelle responsable de la maladie qui perturbe notre organisme. En étant attentif à nous-mêmes, nous devenons conscients de la responsabilité qui nous incombe de prendre en charge notre bien-être physique, émotionnel et psychique. Par exemple, une crise d’asthme vous indiquera peut-être que vous vous sentez étouffé dans l’un ou l’autre domaine de votre vie. Par cette compréhension, il deviendra alors possible d’amorcer un changement pour activer le processus de guérison. Nous demeurons souvent sourds aux messages de notre corps, mais il est tout à notre avantage d’apprendre à les décoder pour les relier à notre vécu passé et présent. Alors, attendre que notre corps nous lance un signal d’alarme pour agir? Nous avons le pouvoir de choisir, le pouvoir d’apporter des changements dans notre vie au fur et à mesure que surviennent des situations désagréables, pour enfin retrouver l’équilibre dans notre corps et la joie de vivre.

À l’aube de l’année 2008, je vous souhaite « équilibre et joie de vivre dans un corps en santé! »

Encore du lâcher prise!

Qu’est-ce au juste la joie de vivre? En connaît-on vraiment le sens? Est-ce seulement ce qu’en témoigne notre humeur, notre sourire, notre apparence d’être joyeux, ou le ressent-on vraiment au fond de nous-mêmes, reconnaissons-nous l’émotion de la joie de vivre?

Physiquement, la joie de vivre est reliée au sang, à la circulation, qui est aussi en relation avec notre système lymphatique. Le foie et la rate sont des organes aussi reliés au sang. Si notre circulation n’est pas fluide, des problèmes de santé se manifesteront. Le pire ennemi du système lymphatique, est la routine.

Pourquoi avons-nous parfois un manque de joie de vivre? Une tristesse enfouie que l’on croyait oubliée, la perte d’une personne qui nous est chère, la perte d’un emploi, d’un animal, toutes ces raisons ou événements nous marquent parfois et causent des peines, des douleurs, des souffrances qui changent notre vie et nous entrons graduellement dans notre bulle sans pour autant nous en rendre compte.

Comment fait-on pour aller au-delà et laisser ces moments difficiles derrière nous? Hé oui encore du lâcher prise! Certes que certaines choses ne s’oublient jamais, mais nous devons nous efforcer de ne pas leur donner la première place dans notre vie.

Afin de retrouver notre joie de vivre, il est important de faire certaines choses qui nous plaisaient dans le passé. Nous devons cesser de jouer le rôle de la victime, nous devons prendre conscience qu’il s’agit de notre santé.

Nous pouvons commencer par de simples petits gestes du quotidien, comme prendre quelques instants pour faire un brin de lecture, prendre une marche et respirer l’air frais. Se rendre utile et rendre service à une personne en lui apportant notre écoute. S’offrir un bon repas en bonne compagnie, le fait de sortir et rencontrer des gens, nous aide aussi à sortir de notre routine.

Prendre quelques minutes en savourant un thé et jouer un jeu de société avec notre conjoint ou un ami, cela nous fait sourire et nous fait partager de beaux moments.

Je pense qu’une bonne façon de retrouver notre joie de vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique, et d’en profiter. Nous devons cesser de focusser sur nos manques ou sur ce qui est passé.

Le cœur est un organe de notre système circulatoire, il est aussi en relation avec le poumon, ces deux organes sont reliés aux émotions de la peine et tristesse, s’ils sont en bon équilibre, ils représentent la joie, la compassion, l’amour.

Alors à nous de choisir si nous voulons retrouver notre joie de vivre et par le fait même rester en santé!

La nature, source de vie et de santé

Voilà l’été qui s’achève et l’automne qui a hâte d’arriver. Ces deux saisons extraordinaires génèrent une grande abondance de couleurs et de saveurs. C’est le temps d’en profiter pour se constituer une réserve de vitamines et de minéraux facilement assimilables afin de renforcer notre système immunitaire avant la saison froide.

À chaque changement de saison, je fais une cure de 7 à 11 jours pour régénérer mon organisme et lui assurer une bonne mise en forme. Ma cure d’automne consiste en une alimentation composée de fruits et de légumes crus ou légèrement cuits, que je mange à volonté. J’ajoute quelques amandes, cinq ou six par jour et je me prépare de bons jus à l’extracteur. Les pensées positives font aussi partie intégrante d’une bonne assimilation et d’une meilleure santé. Elles contribuent par le fait même au bon succès de cette cure miraculeuse.

Notre généreuse mère la terre nous offre non seulement une abondance de fruits et légumes sains, mais aussi une multitude de remèdes naturels dont voici quelques exemples :

La carotte, crue, elle regorge d’enzymes et de vitamines. On peut aussi la consommer légèrement cuite ou bien la passer à l’extracteur. Excellente source de vitamines A, B, C et E, ses minéraux et alcalinisants favorisent la désintoxication et fournissent une aide précieuse pour la reconstitution de l’organisme. Ce légume-racine orangé aide à prévenir la constipation et il exerce une action bénéfique sur le foie et la vésicule biliaire. On lui attribue aussi des vertus préventives au niveau des cancers et protectrices, particulièrement au niveau du cœur. Enfin, parmi ses nombreux bienfaits, on compte aussi une réduction du taux de cholestérol.

Les courges : la citrouille et les autres courges orangées comme le butternut, la acorn, les courges spaghetti ainsi que les zucchinis et l’aubergine sont des aliments antiacides. Excellents pour les poumons (prévention du cancer), ces légumes favorisent aussi le bon fonctionnement des reins et de la vessie. Les courges ont aussi une action bénéfique sur les désordres inflammatoires et leurs graines sont dotées de vertus laxatives purgatives et peuvent concourir à éliminer des parasites.

D’autres légumes d’automne comme la pomme de terre, le chou et le navet possèdent des propriétés antiacides.

Sachons profiter de cette abondance pour varier nos menus. J’utilise beaucoup le poireau et l’oignon. Cru, ce dernier est excellent pour les poumons et le système respiratoire. Quand il est cuit, il devient un excellent tonique pour le cœur et le système circulatoire en favorisant la désintoxication et la régénération des artères.

On ne peut parler de l’automne sans mentionner la pomme, cette reine des fruits, qui compte, elle aussi, de nombreuses vertus salutaires. Parmi celles-ci, les plus reconnues sont sans doute l’élimination du mauvais cholestérol et l’augmentation du bon cholestérol. La pomme est aussi excellente pour le cœur et les intestins (contre la constipation) et on lui attribue même une action antivirale. Elle contribue à stabiliser le taux de sucre dans le sang et à neutraliser l’acidité gastrique. Elle exerce une action tonifiante sur le foie et la vésicule biliaire et elle peut aider à soulager l’arthrite.

Soyons reconnaissants envers la terre pour cette abondance et toute cette nourriture bienfaisante. Rendons-lui hommage pour une alimentation saine et équilibrée. Nous en récolterons santé, joie, bonheur et plaisir. C’est aussi ce que je vous souhaite,

Chaleureusement.

Des essences aromatiques pour aider la digestion

Qui n’a pas dans sa cuisine quelques fines herbes ou épices telles que le basilic, l’origan, le girofle, la cardamome ou la cannelle pour aromatiser ses plats? Depuis la nuit des temps, on ajoute des aromates à nos plats, et peut-être avons-nous oublié qu’elles ne servent pas seulement à donner de la saveur, mais aussi à nous procurer de merveilleux bienfaits.

En aromathérapie, nous avons à notre disposition des concentrés de ces arômes bienfaisants : les huiles essentielles souvent fort utiles en cas de troubles digestifs.

Voici neuf huiles essentielles à retenir pour leurs propriétés digestives : 

  • Basilic exotique (Ocimum basilicum)
  • Cardamome (Elettaria cardamomum)
  • Citron (Citrus limon)
  • Estragon (Artemisia dracunculus)
  • Fenouil doux (Foeniculum vulgare var. dulce)
  • Mandarine rouge (Citrus reticulata)
  • Menthe poivrée (Mentha piperita)
  • Orange douce (Citrus sinensis)
  • Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)

On pourra soit utiliser ces essences diluées dans une huile de massage­ végétale dans les zones de l’estomac,­ du foie et des intestins et y appliquer de la chaleur, soit prendre 1 à 2 gouttes d’essences pures sur la langue en salivant bien ou diluées dans un peu de miel ou d’huile d’olive, idéalement après les repas.

*Certaines précautions doivent être observées : si vous avez des doutes quant à ces précautions ou si vous ne voyez pas d’amélioration, consultez un thérapeute qualifié.

Pour favoriser la digestion, il est également suggéré de manger lentement, de bien mastiquer, des aliments sains dans une ambiance calme et en pleine conscience que vous êtes en train de vous nourrir. Évitez de manger devant la télé, l’ordinateur ou un autre stimulant qui pourrait vous déconcentrer.

Par ailleurs, il est important de considérer l’être dans sa globa­lité, dans son aspect physique, émotionnel, psychologique et énergétique. Chaque jour, notre corps physique digère les aliments que nous mangeons. Chaque jour également, nous digérons, sur les plans émotionnel et psychologique, des situations, des idées, des émotions, des stress, etc. Tout est relié. L’expression populaire « celle-là, je ne la digère pas!Thé du Labrador (Ledum groenlandicum)» illustre bien comment la digestion peut être affectée lors d’une situation difficile ou contraignante.

Bonne digestion!

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Ce qui m’inspire

Prendre le temps de savourer avec tous vos sens en mangeant lentement, consciemment, une bouchée à la fois, car la digestion commence avant même d’avaler! Faire l’expérience de manger les premières bouchées les yeux fermés afin d’être en pleine présence et connecté à votre corps en train de se nourrir. Vous aurez peut-être des prises de conscience, car votre corps sait.

Conseil pratique 

Miellat digestif

Orange douce ou citron : 10 gouttes

Menthe poivrée : 10 gouttes

Basilic exotique : 15 gouttes

Cannelle de Chine : 5 gouttes

Combinez ces huiles essentielles dans 50 ml de miel et prenez environ ½ cuillère à thé du miellat dans une tasse d’eau chaude. Dégustez au besoin.

Saviez-vous que

On peut utiliser les huiles essentielles dans nos vinaigrettes? De 1 à 2 gouttes suffisent, car ces huiles sont très concentrées. On pense aux huiles essentielles de citron, d’orange, de pamplemousse, de basilic exotique, d’anis étoilée ou de cannelle dans les salades de fruits ou les salades vertes.

Elle l’a dit…

« Et si vous preniez soin de votre ventre? Car c’est bien du ventre que tout part : l’énergie, la vitalité, la vie même. » – Danièle Festy, dans son livre Tout vient du ventre (ou presque)

Pour en connaître davantage

Vous trouverez plus d’information sur les propriétés des huiles essentielles digestives sur le site https://www.doctissimo.fr/sante/aromatherapie/proprietes-des-huiles-essentielles/huiles-essentielles-digestives.

Le cholestérol et le mythe alimentaire concernant les maladies cardiovasculaires

De tous les sujets entourant les maladies cardiovasculaires dont on entend parler depuis quelques décennies, celui concernant le cholestérol est certainement le plus contradictoire et qui porte le plus à confusion. Combien de fois avez-vous entendu des professionnels ou des scientifiques vous dire à quel point le cholestérol est mauvais ou vous dire le contraire? Le fait est que le cholestérol ne serait pas le grand méchant qu’on a voulu nous faire croire. Certaines études ont même démontré qu’il pouvait améliorer la concentration, les capacités d’apprentissage et la mémoire. 

Qu’est-ce que le cholestérol et à quoi sert-il? 

Le cholestérol peut provenir de notre alimentation (aliments de source animale comme la viande et les produits laitiers) ou il peut être produit par le foie. 

Le cholestérol est essentiel à la vie et nous aide à rester en bonne santé.

  • Il est une composante essentielle de la membrane de nos cellules.
  • Grâce à lui, le corps est en mesure de fabriquer de la vitamine D à partir des rayons du soleil.
  • Il est un antioxydant essentiel pour notre cerveau et il protège nos cellules contre les radicaux libres.
  • Il est nécessaire à la fabrication d’hormones comme la progestérone, les œstrogènes, la testostérone ou le cortisol.

Le mauvais garçon pas si mauvais

Si le LDL ne contribue pas à faire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, qu’est-ce qui le fait augmenter alors? La réponse : l’âge, l’inflammation, les taux de sucre ou d’insuline élevés, un taux élevé de particules LDL petites et denses, un faible taux de HDL (le bon cholestérol).

Que faire pour optimiser sa santé cardiovasculaire? 

Améliorer ses habitudes de vie comme faire de l’activité physique et cesser de fumer. 

Avoir une alimentation à base de vrais aliments : 

  • Manger des légumes et des fruits, des oméga-3 (poissons, fruits de mer, bœuf nourri à l’herbe);
  • Privilégier les bons gras (noix, graines, huile d’olive);
  • Éviter les huiles végétales qui sont inflammatoires (huile de maïs, canola, soya) et les aliments transformés.

Le cholestérol n’est pas notre ennemi. L’accuser d’être la cause de maladies cardiovasculaires serait l’équivalent d’accuser les ambulanciers de causer des accidents. Aucune étude à ce jour n’a démontré que la baisse des taux de cholestérol réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Améliorer ses habitudes de vie et contrôler l’inflammation sont, par contre, les meilleurs atouts pour votre cœur.

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Conseil santé

Un microbiome en santé influence la santé cardio­vasculaire. Un déséquilibre de notre flore intestinale peut causer un intestin perméable laissant passer des toxines dans le sang. Ces toxines provoquent la libération de marqueurs inflammatoires lesquels entraînent l’évolution du processus d’arthérosclérose. Avoir un intestin en santé réduit l’inflammation et soutient une meilleure santé cardiovasculaire.

Ce qui m’inspire

Le paradoxe français, vous connaissez? Des chercheurs ont observé que, malgré le fait que les Français consomment des gras saturés en plus grande quantité que les Américains et les Britanniques, ils ont un taux de cholestérol similaire, mais un taux de mortalité moindre pour ce qui est des maladies cardiovasculaires. En outre, il est bien connu que la moitié des gens qui ont un problème cardiaque ont un taux de
cholestérol normal.

Saviez-vous que

La lipopolysaccharides (LPS) est une toxine produite par le corps, qui cause de l’inflammation? On la retrouve parfois dans le sang chez les personnes ayant un intestin perméable. L’un des rôles du cholestérol LDL est de rendre la LPS moins nuisible. C’est donc dans le but de nous protéger contre la LPS que le cholestérol LDL peut augmenter. Cette hausse du taux de cholestérol LDL est un signe d’inflammation
et favorise le développement de l’athérosclérose.

Il l’a dit…

« Le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères [et] les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. Nous sommes arrivés
à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. » – Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et nutritionniste

Pour en connaître davantage

Pour en savoir davantage sur la santé cardiovasculaire, je vous suggère le livre The Paleo Cardiologist: The Natural Way to Heart Health du cardiologue Dr Jack Wolfson.

Hibernation, l’hiver est le moment parfait pour prendre soin de soi

L’hiver, c’est le temps du repos, le moment de recharger nos réserves d’énergie, de passer plus de temps dans l’introspection et de mettre au clair nos intentions pour les mois d’activités à venir. C’est le moment de se dorloter, de manger des aliments réchauffants et riches en nutriments et de soutenir nos organes au moyen de plantes nettoyantes et nourrissantes.

À quoi servent nos organes?
Foie – Il filtre le sang et le nettoie des toxines, des bactéries et des médicaments pris tout au long de l’année. Il est responsable de la production d’énergie, régularise les hormones et le taux de sucre et transforme les toxines en non-toxines lorsqu’il fonctionne bien. Il sécrète la bile, laquelle est responsable d’une bonne digestion et de l’élimination.

Maintien de la santé du foie : réduire la prise de médicaments, la consommation d’alcool et de substances toxiques (colorants, pesticides, etc.). Augmenter la consommation de plantes et d’aliments amers, tels le pissenlit, le chardon béni et l’agripaume.

Reins – Ils filtrent le sang et éliminent l’excès d’eau et les déchets, ce qui allège le travail du foie.

Maintien de la santé des reins : boire beaucoup d’eau et réduire son apport de sel. Consommer des plantes telles que le persil, l’ortie, la racine de pissenlit, la verge d’or et l’écorce de bouleau.

Colon et intestin grêle – Ils sont la base d’une bonne santé. Leurs rôles consistent à éliminer les déchets, à récupérer l’eau, à maintenir l’équilibre hydrique et à absorber les éléments nutritifs, tels les vitamines et les minéraux. Environ 90 % de l’absorption des éléments nutritifs a lieu dans l’intestin grêle. Pour que l’organe fonctionne adéquatement, il est primordial d’avoir une flore bactérienne en bonne santé. Les aliments à haute teneur en prébiotiques et en probiotiques, les enzymes (lactofermentation) et les fibres y contribuent. Les antibiotiques de synthèse et les aliments aspergés au glyphosate (principalement les grains non biologiques, comme le riz, le blé, le soya et le maïs) s’attaquent aux bonnes bactéries qui cèdent la place aux mauvaises bactéries et aux champignons déjà présents dans les intestins, comme le candida.

Maintien de la santé du colon et de l’intestin grêle : une diète anti-candida est de mise, ce qui consiste principalement à couper les sucres, certains grains et les levures. Consommer des plantes telles que le topinambour, l’ail, le calendula, les racines de bardane, de pissenlit, de guimauve et d’aunée.

Printemps et médecine chinoise

Les arbres bourgeonnent, les pelouses retrouvent leur couleur, les femmes sont en fleur, et les hommes ont le cœur léger. Comme un brin de renaissance, on s’emporte joyeusement dans la planification des vacances estivales ou de nouveaux projets.

Parmi les cinq éléments de la médecine chinoise, le bois est à l’œuvre. Le grand bois qui s’érige avec force et détermination fait s’élever les esprits. Avec la montée de l’énergie yang et la douceur encore active de l’énergie yin, la création émerge, et on assiste à un magnifique spectacle d’éclosion.

Pour soutenir le bois, l’heure est venue de se remettre à une activité physique plus intense afin :

  • d’améliorer la circulation;
  • d’oxygéner son corps;
  • de libérer les toxines;
  • et, surtout, de dissiper le froid accumulé pendant l’hiver.

Tout cela permet au corps de vibrer à la même fréquence que l’énergie régénératrice qu’est le bois. Pour ce qui est de l’alimentation, on peut se tourner vers tout ce qui contient de la chlorophylle : les légumes verts, la germination et les pousses qu’on peut faire soi-même. Voyez quelques trucs simples pour faire de la germination et vos propres pousses sur le site Web du Cheminement : Faire de la germination, Faire ses propres pousses et Recette de nettoyage du foie.

Le foie et la vésicule biliaire sont les organes associés au bois. J’explique ci-dessus l’importance de faire bouger l’énergie des méridiens de ces deux organes. Si l’énergie est retenue, on observera une stagnation du bois qui prendra la forme d’allergies saisonnières, de migrai­nes, d’un transit intestinal perturbé ou d’une lassitude énergétique.

L’objectif de l’énergie bois printa­nière est de laisser la création se manifester avec une ferveur naturelle, voire passionnée. Il en va de même pour les engagements professionnels. Se brancher aux projets qui nous allument est essentiel pour soutenir le mouvement de croissance exponentielle du bois. La vitesse augmente, les segments fusionnent, l’ensemble se greffe naturellement. Il vaut mieux bien choisir les projets qui nécessitent notre contribution et notre entière concentration tout en ayant du plaisir.

Voici un topo sur la personnalité de type bois :

  • Je gère des projets.
  • J’aime planifier et m’assurer du bon fonctionnement à chaque étape.
  • J’ai du plaisir à m’exprimer.
  • Je prends une direction claire et affirmée.
  • J’ai généralement de l’ambition.
  • Je suis dévoué au développement d’une vision.
  • J’exécute les tâches avec rapidité et aisance.
  • J’aime le mouvement et l’activité.
  • Je suis de nature plutôt sociable et entraînante.

Le type bois est à la tête de grands mouvements, sans pour autant être à l’avant-plan. Il peut être exigeant, mais il comprend bien que l’action collective est à la base de la réussite de ses engagements. Selon les ascendances de sa personnalité ou son expérience dans le domaine, il mènera ses projets avec conviction et malgré les embûches. Si cette description vous correspond, vous faites partie de la famille des Bois.

Restez à l’affût du prochain article sur l’élément feu de la médecine chinoise dans l’édition d’été.