Un chemin à suivre… tout simplement

Avez-vous déjà été séduit visuellement par des routes qui se perdent à l’horizon, touché par le ciel et caressé par les nuages ou par des sentiers forestiers et champêtres s’ouvrant droit devant vous, invitant à la marche, à l’exploration savoir où ils aboutissent, d’aller les suivre jusqu’à leur point limite?

Ces images de chemins sont ancrées dans mon existence : à l’époque de l’enfance, ils attiraient mon désir d’explorer, d’aller voir plus loin ce qu’il pourrait y avoir après le prochain virage, après la petite colline qu’ils me faisaient grimper et ainsi m’éloigner de la maison familiale plus d’une fois.

Aux chemins de terre de mon enfance se sont ajoutés de nombreux chemins : des petits sentiers cachés jusqu’aux grandes bandes asphaltées qui coupent le paysage.

La fascination des chemins qui se perdent à l’horizon, qui m’invitent à les suivre, est restée vivante. Ma collection de photos et de cartes postales témoigne des traces qu’ils ont laissées en moi.

Comme en haut, ainsi en bas – Ce que tu vois à l’extérieur, tu le portes à l’intérieur de toi, disent les sages. Ai-je le chemin de ma vie tracé aussi droitement et clairement en dedans de moi? Un chemin qui ne se laisse pas détourner de son but qui est de simplement être le chemin? Est-ce ça suivre le chemin le moins fréquenté?

Si je me réfère aux expériences directes des multiples chemins suivis, j’ai appris que rendu à la courbe, à la ligne d’horizon ou au virage convoité, le chemin soudainement recommence pour se perdre à nouveau à l’horizon ou pour se dérober à mon regard derrière une autre courbe, au-delà d’une autre colline, me laissant ainsi curieuse quant à son aboutissement. Et quelles sont les traces que j’ai laissées à mon tour sur mes chemins dans mes relations, dans mon travail, dans mes occupations et rôles divers? Est-ce que je les ai parcourus à la Forrest Gump ou au pas de tortue, symbole de notre conscience terrestre et des cycles de vie?

Le changement de notre calendrier vers le troisième millénaire me fait réfléchir sur le sentier nouveau qui s’étend devant moi. Le Larousse m’indique à propos de sentier : « une voie que l’on suit pour atteindre un but ».

Suis-je un voyageur averti du nouveau millénaire? Quelle est la destination tracée devant moi? Quel est mon but dans ma vie personnelle, mon but comme citoyenne du pays, mon but comme habitante de la planète au début de ce moment historique? Est-ce que je me sens équipée par notre « sagesse » occidentale pour cette tâche? Où mène ce chemin dans la culture dans laquelle je vis?

Quelles sont mes références pour entamer ma route qui s’ouvre vers un millénaire? De quel bagage ai-je besoin pour m’aventurer sur ce chemin nouveau? Est-ce que l’héritage des deux mille ans passés me suffit pour entrer dans le troisième millénaire? Après tout, ce passage se fait seulement tous les mille ans… et on m’a enseigné à l’école comment faire pour changer de millénaire.

Le chiffre 2000 me suggère des espaces à remplir, des opportunités inconnues. Je prends conscience que je fais partie de celles qui préparent le sol pour y semer les graines pour les mille ans à venir. Quelle opportunité!

Pour me donner une direction, je me réfère aux sources qui ont une conscience holistique appliquée, c’est-à-dire auprès des êtres humains dont l’œuvre offre une vision et une pratique qui englobent la vie dans sa totalité au-delà des polarités apparentes. Depuis toujours, je m’inspire des chercheurs qui savent relier le monde de la matière et celui de l’esprit, qui ont bâti des ponts solides pour nous permettre de vivre la conscience des deux au quotidien. Des noms contemporains comme C.J. Jung, Chögyam Trungpa, Arnold Mindell, Hubert Reeves, Fritjof Capra, Arne Naess, Joanna Macy, Carlos Castaneda, le Dalaï Lama, Alexander Lowe, Alice Miller me viennent à l’esprit spontanément. Ils nous ont ouvert des fenêtres, ouvert des portes, créé des instituts, donné des enseignements, et, ce qui est le plus important après tout, montré par leur contribution active des chemins à suivre.

La liste des enseignements, des livres savants, des réflexions inspirantes qui nous accompagne au nouveau millénaire est plus que longue, elle est vieille de plusieurs millénaires. À mon avis, ce ne sont pas les théories sur ce qu’est une société « illuminée » [enlightened] qui nous font défaut. L’état du monde au tournant du millénaire nous indique que nous avons assez spéculé et théorétisé sur notre destination. Il est grand temps de passer à l’action.

Jean-Paul Sartre disait [je cite de mémoire] : L’important n’est pas tant ce que l’on a fait de moi, mais plutôt ce que je fais moi-même avec ce que l’on a fait de moi. Autrement dit : quelles sont les traces que la vie a laissées sur moi et quelles sont les traces que je laisse sur la vie à mon tour?

Carlos Casteneda nous suggère : « Tout chemin est seulement un chemin, et il n’y a pas offense envers soi-même ou les autres à le quitter si le cœur t’en dit. Regarde chaque chemin séparément et délibérément. Essaie-le autant de fois qu’il te paraît nécessaire. Puis demande-toi seul : ce chemin a-t-il un cœur? S’il en a, le chemin est bon; s’il n’en a pas, il n’est d’aucune utilité ».

Une chose est certaine : s’engager dans un nouveau chemin nécessite une connaissance solide du terrain sur lequel on pose son pied, une vision claire du but, du courage et de l’engagement pour poursuivre, et la conscience du cœur pour reconnaître la qualité des traces laissées.

Je nous souhaite la connaissance, la vision, le courage, l’engagement et la conscience du cœur dans nos chemins individuels qui forment la grande trace que nous allons laisser ensemble sur notre planète pour le prochain millénaire.

Le guerrier spirituel au contact des éléments

« Apprendre signifie expérimenter, le reste c’est seulement de l’information. » – Albert Einstein

Le guerrier part à la conquête. Il se trouve en lutte, en combat, en guerre. Il est toujours vigilant, attentif à ce qui se passe autour de lui. Il vit en état d’éveil constant, il guette son ennemi, conscient du danger qui l’entoure. L’ennemi pourrait attaquer ou le poursuivre à n’importe quel instant. Alors, il dit être prêt à se défendre. Il a besoin de vaincre, il doit gagner sa bataille. Le guerrier s’engage corps et âme dans sa cause jusqu’à risquer sa vie pour elle.

Est-ce que notre réalité quotidienne ne reflète pas pour bon nombre d’entre nous cet état de lutte, de guerre constante face à la vie? Vivre comme si toute la vie était un coup de dé, laissé à la chance, soumis au hasard, obligé aux malédictions imprévisibles et incontournables d’un destin incertain?

La lutte pour gagner du temps par exemple, la vigilance d’être presque parfait, irréprochable aux yeux des autres, le combat pour être le premier arrivé, pour avoir sa part du bonheur. Vaincre l’ennemi qui se cache sous des formes multiples, N’est-ce pas aussi vivre constamment dans le sentiment épuisant d’attaque ou de défense? Déconnectées de leurs racines véritables, les forces psychiques du guerrier se transforment en ennemis intérieurs. Il vit en bataille contre lui-même et devient la proie des poursuites impitoyables de ses propres créations mentales.

Vivant éloignés de la terre (voir même du sol) comme la plupart d’entre nous, nous demeurons pourtant des enfants de la terre. Nos racines psychiques traversent bel et bien l’asphalte et le béton et sont ancrées dans le sol, au-delà des fondations de nos maisons. Les racines de nos forces intérieures ont commencé à pousser à l’aube de la création de notre planète Terre. Cachées dans nos cœurs, elles attendent de nous donner leur nourriture, de nous rappeler à qui nous sommes reliés et qui nous supporte vraiment.

Cachée dans nos cœurs dort notre appartenance à l’environnement naturel. Nous avons tous la capacité d’utiliser nos sens du toucher, de la vue, de l’odorat, du goût, de l’ouïe avec bien plus d’acuité, de sensibilité et de précision que nous le faisons habituellement. Nos sens sont endormis et n’attendent que leur éveil.

« Les Indiens d’Amérique constituent un modèle éloquent d’une vie guerrière vécue dans le respect de la vie animale et végétale, grâce à une conscience de l’unicité du monde. […] Nous, nous sommes parvenus à dompter la nature extérieure, mais notre nature intérieure vit encore dans un état primitif, et elle nous violente sans cesse. » – Guy Corneau, père manquant fils manqué

Le guerrier fait partie de nos archétypes, c’est-à-dire des forces profondes qui nous poussent à l’action et qui guident nos décisions. Ainsi, il représente la fierté, le courage, la discipline, la simplicité, l’engagement, la persévérance, le dépassement et ultimement la quête de la paix.

Le guerrier spirituel est en quête de l’esprit ou de l’essence des choses dans l’action. Il apprend à apprivoiser les forces de l’esprit qui habitent toute forme de vie dans l’action concrète et continue. Il est le modèle d’une vie incarnée humaine guidée par les principes spirituels dans l’ici-maintenant.  Ses actes manifestent ses valeurs. Le guerrier spirituel sait qu’il n’y a pas un « là-haut meilleur » à atteindre et un « ici-bas ingrat » à endurer. Il se sait intégré dans les cycles de la vie qui demandent le changement constant. Sa spiritualité n’est pas une quête illusoire et linéaire qui croit évoluer vers un état « plus parfait », « plus haut », « plus harmonieux », « plus avancé ».

Le guerrier spirituel utilise son pouvoir intérieur personnel pour se relier au monde, Dans cette perspective, la Terre n’est pas une affaire à gérer pour créer des profits « durables ». Elle est un corps vivant auquel nous appartenons comme n’importe quel brin d’herbe. Le cordon ombilical qui nous relie à la Terre est le même pour tous.

Ces quelques lignes reflètent ma propre quête comme thérapeute et intervenante : comment, dans mon cheminement personnel, intégrer corps-esprit-âme dans le moment présent? Est-ce possible d’aider une personne à retrouver son équilibre et sa santé mentale, si la planète Terre, notre environnement premier, à l’extérieur de ma salle de consultation est malade?

Il me semble que nous avons besoin d’expériences concrètes pour nous relier à notre source de vie humaine, c’est-à-dire à l’environnement naturel, et de retrouver l’énergie de manifestation qui unit le ciel et le sol, le cerveau gauche et le cerveau droit, le Yin et le Yang, le principe féminin et masculin. L’environnement naturel, les éléments sont l’expression de ces forces universelles qui nous maintiennent et qui sont nos matériaux de construction humaine. Comme disait Hubert Reeves : « C’est à la démesure du ciel que nous devons notre existence ». – Poussières d’étoiles

Vers une médecine de l’âme

La rencontre d’un maître

Il me fait plaisir de vous présenter dans cet article un maître spirituel, le Dr Zhi Gang Sha, un scientifique et un grand sage réunis en une personne.

Qu’est-ce qu’un maître spirituel maîtrise au juste? De quelle nature est cette maîtrise spirituelle? Depuis quelques années déjà, les sciences pures et dures, notamment la physique, nous donnent une réponse : il maîtrise le champ de conscience unifié, c’est-à-dire le champ universel cosmique que la physique quantique appelle le champ quantique (Quantum Field).

Étant dans un cheminement de conscience depuis belle lurette comme beaucoup parmi vous, je cherchais à comprendre les différentes facettes de ce qu’on appelle la guérison : le plan physique, émotionnel, mental, spirituel. Dans les années 90, je participais à une étude clinique sur la guérison à distance (Remote Healing) organisée par des chercheurs d’un centre hospitalier à San Francisco. L’étude, qui se déroulait selon les normes très strictes d’expérience clinique, révélait clairement que les interventions à distance contribuaient d’une manière significative au bien-être des patients atteints de sida. À l’époque, aux yeux de certains scientifiques, cette étude était considérée une aventure « flyée ».

Aujourd’hui, dix ans plus tard, il est à la mode de se référer à la physique quantique, au champ unifié, au point zéro, à la non-localité et aux découvertes des cinq dernières années en neurosciences. Elles ont révolutionné notre perception de nous-mêmes, de nos forces insoupçonnées en tant qu’humains et notre conscience du cosmos. L’étude du phénomène de la guérison est enfin sortie de l’obscurité du placard où elle avait été reléguée. Les recherches scientifiques récentes invitent la médecine traditionnelle à faire le saut quantique dans une conception nouvelle de l’être humain et de ses forces de guérison : reconnaître l’interdépendance de tous avec tous, la signature d’une énergie universelle qui nous relie, du plus petit insecte, du grain de sable aux galaxies lointaines et autres univers.

Comment appartenons-nous à cette énergie universelle devant laquelle on pourrait se sentir infiniment petit et impuissant? Comment activer nos forces endormies d’autoguérison de manière simple? Ces questionnements m’ont guidée vers la lecture de Power Healing.

La rencontre personnelle avec Dr Sha et le début de ma formation avec lui, m’ont permis d’assembler les morceaux manquants du puzzle. De manière très simple et presque nonchalante, il communique les grandes sagesses millénaires des principes de santé et de guérison : soigner l’âme d’abord et la guérison des autres corps s’ensuivra. Power Healing donne préséance à l’âme sur l’esprit et à l’esprit sur la matière. Selon le Dr Sha, toute maladie est causée par des blocages de nature spirituelle. Bien que lui-même élevé dans la tradition bouddhiste, il n’adhère à aucune dénomination religieuse. Ses enseignements s’adressent à tout le monde, plaçant le Divin comme force universelle au-dessus des diverses croyances historiques.

La médecine de l’âme fait appel à la puissance de l’énergie de l’amour, de la compassion, de la lumière et du pardon. Avec Power Healing, Dr Sha unifie les principes de guérison connus dans un système puissant, simple et praticable. Soul Mind Body Medecinetm combine l’essence de la médecine occidentale et les secrets ancestraux de la médecine chinoise traditionnelle. Les quatre principes de toute guérison sont la puissance du corps, la puissance du son, la puissance de l’esprit et la puissance de l’âme.

Ses enseignements ont leurs fondements dans la médecine de l’espace intercellulaire du nom de Body-Space Medecinetm. Le principe est simple : les cellules actives irradient de l’énergie qui crée un champ de force. L’énergie d’un même type de tissu par exemple, forme un champ caractéristique autour de ce tissu. Chaque organe possède son champ d’une densité distincte des champs des autres organes. En physique, la théorie des champs dicte que l’énergie circule du champ d’intensité plus faible pour s’équilibrer. Dans le corps, les champs d’intensité élevée sont dus à l’hyperactivité cellulaire qui crée un trop-plein d’énergie. L’inflammation, les douleurs, les raideurs, les tumeurs sont des indicateurs des champs d’intensité élevée.

Les émotions fortes créent l’énergie excessive qui s’accumule et bloque l’espace entre les cellules. Par exemple, si vous avez tendance à vous fâcher, les cellules du foie vibrent plus fortement. Un champ de forte intensité se forme autour du foie qui inhibe les champs des autres organes : cette énergie excessive peut diminuer l’appétit ou provoquer des douleurs, l’indigestion ou des sensations de brûlures d’estomac, par exemple. Les champs de faible intensité contribuent à une réponse immunitaire affaiblie, à la fatigue, et au ralentissement d’activité organique.

Vu des yeux du maître, c’est toujours simple : l’énergie est soit bloquée ou elle circule librement, peu importe le nom que la médecine donne à la condition ou à la maladie. Que les causes soient la peur, la dépression ou l’anxiété, l’âme a toujours préséance sur l’esprit et l’esprit sur la matière. Le maître ne se perd pas dans les détails de l’anatomie émotionnelle. Le principe reste le même : la clé de toute guérison se trouve au niveau de l’évolution de l’âme. Vous voulez développer votre potentiel spirituel pour obtenir un doctorat en sciences de l’âme? Le Dr Sha nous le répète inlassablement : pour augmenter votre puissance, devenez serviteur de l’humanité! Pas besoin d’être Mère Teresa ou St-Augustin. Apprenez à concentrer votre mental sur les énergies de l’amour, de la compassion, du pardon et de la lumière, envers vous-mêmes et les autres.

« L’amour fait fondre les blocages, la compassion donne de la force, la lumière guérit et bénit, le pardon apporte la paix. »

Le message clé de Power Healing est : « Je suis capable de me guérir. Vous êtes capables de vous guérir. Ensemble, nous pouvons guérir le monde entier ».