Maître guérisseur!

Notre société actuelle vit avec la croyance que nous sommes « toute puissance ». Nous croyons détenir une suprématie sur tout ce qui nous entoure incluant notre environnement et pouvoir exploiter ces ressources comme bon nous semble.

Ce n’est évidemment pas l’opinion de tous, mais disons que dans l’ensemble, le portrait général est peu radieux. Malheureusement (ou peut-être heureusement), tous ces abus que nous avons infligés à notre planète par ignorance ou par recherche de pouvoir viennent aujourd’hui nous bousculer et nous obliger à changer notre regard et nos habitudes.

Sommes-nous vraiment conscients de l’interrelation qui existe entre notre environnement et nous? Réalisons-nous seulement à quel point la détérioration de nos forêts, l’épuisement des ressources naturelles, la détérioration de la qualité de nos réserves d’eau, le développement urbain, la dénaturation des aliments que nous consommons et la pollution de l’air que nous respirons nous conduisent vers la détérioration de nos propres vies? Je me souviens avoir été profondément touchée la première fois que j’ai lu ce proverbe cri qui disait :

« Lorsque le dernier arbre sera abattu, lorsque la dernière rivière sera souillée, lorsque le dernier poisson sera capturé, seulement alors réaliserons-nous que l’argent ne se mange pas. »

Nul désir pour moi de verser dans le défaitisme ou la moralisation, bien au contraire, j’aimerais prendre ce moment pour faire revivre dans vos cellules cette union indispensable à la terre et son impact sur notre vie quotidienne.

Projetons-nous quelques instants pour nous rappeler l’état de bien-être que nous éprouvons après une journée en forêt. Cette grande légèreté, cette joie simple, cette paix d’esprit qui envahit chacune de nos cellules sous l’influence de l’effort physique qu’a fourni notre corps, de l’air que nous avons respiré, de la beauté que nous avons côtoyée, des sons harmonieux de l’eau et des oiseaux que la nature nous a si généreusement offerts. Nous avons pris le temps de nous unir à notre environnement, de nous en imprégner et nous en sommes ressortis réénergisés.

Que s’est-il passé pendant ces quelques heures?
Les arbres ont émané leur parfum et leur essence pour favoriser notre propre guérison, ils ont transformé l’air que nous respirons en le rendant encore plus pur et plus vibrant. Ils ont intensifié notre relation à la terre et permis de nous sentir unis à tout ce qui vit. Pendant ce temps, le soleil favorisait la guérison de nos cellules en stimulant la production de plusieurs vitamines dont la vitamine D essentielle à notre corps, il venait raviver notre feu intérieur et stimuler notre élan vital. Le petit ruisseau que nous avons longé, lui aussi jouait son rôle essentiel. Il produisait des ions négatifs pour intensifier la qualité de l’air que nous respirions, il permettait à toute la faune environnante de vivre et de créer la vie. Il permettait de maintenir un taux d’humidité dans l’air et permettait à la vie de circuler.

À l’heure du dîner, qu’avons-nous mangé? Étions-nous conscients de la relation qui existe entre nous et les aliments mangés, leur impact sur notre santé? Comment peut-on croire qu’en ingérant des aliments dénaturés, qui ont poussé dans des sols déséquilibrés et appauvris, fertilisés chimiquement, que ceux-ci puissent nous procurer les nutriments essentiels pour que notre corps puisse se mouvoir aisément et légèrement et nous fournir la vitalité dont nous avons besoin pour fonctionner dans la vie quotidienne?

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi tant de gens sont portés vers les aliments riches en sucres et les stimulants de toutes sortes? Le corps cherche désespérément à répondre à un besoin énergétique qu’il ne trouve plus dans son alimentation. Par contre, en consommant ces stimulants, il ne nourrit pas son organisme et au contraire, l’entraîne dans un épuisement et une surconsommation entraînant les maladies dégénératives et tous les déséquilibres métaboliques qu’on connaît aujourd’hui.

La qualité des aliments dépend directement des sols dans lesquels ils poussent, des conditions de culture et de récoltes, des transformations qu’ils subissent ou non avant de se rendre jusque dans nos assiettes. Prendre soin de la terre, c’est aussi prendre soin de ce qui se retrouvera tôt ou tard dans notre estomac.

L’air que nous avons respiré pendant cette balade, était rempli de « prana » offert généreusement par les arbres et venait oxygéner chacune de nos cellules, favorisant le transport des nutriments vers nos organes. Il venait ainsi modifier notre rythme vibratoire et amener un moment de calme et de paix nous permettant de nous ouvrir à l’univers plus subtil qui nous entoure et auquel souvent nous ne portons aucune attention. Cet espace intérieur, c’est l’espace où nous pouvons accueillir l’inspiration et la créativité. Quel bonheur de se retrouver dans ces espaces, vous ne trouvez pas?

Ce qui est important aujourd’hui c’est de devenir conscient de cette relation qui existe entre la nature et nous, une relation d’interdépendance qui peut modifier notre vie bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, nous propulser dans des états de paix, de plénitude, de santé à tous les niveaux et, en prime, créer un sentiment d’union avec la vie. C’est en se faisant du bien qu’on peut sauver et transformer notre planète.

Le grand défi de l’authenticité…

L’authenticité est une porte essentielle pour accéder au bonheur. À la maison, ça va; avec les amis, c’est déjà plus difficile. Mais au travail, alors là, c’est une toute autre paire de manche, car c’est souvent à cet endroit que l’on sera le plus enclin à porter des masques pour plaire aux autres, pour satisfaire aux attentes du patron, pour faire bonne impression devant le client, etc. Mais en a-t-on toujours envie? Et où se trouve l’équilibre dans tout ça?

Quand on sent le besoin de porter un masque pour plaire aux autres, qu’on exécute des pirouettes à n’en plus finir pour se faire aimer de notre entourage – incluant le patron et les clients -, c’est le signe qu’on n’est pas suffisamment fidèle à soi-même. Tout ce qu’on peut faire dans la vie pour se faire aimer vient du simple fait qu’on ne s’aime pas suffisamment et qu’on croit que c’est les autres qui doivent le faire pour nous. C’est normal, on est tous humain…

L’authenticité nous permet d’être enfin nous-mêmes en toutes situations. Quand je parle d’authenticité, je parle évidemment de transparence. Et avant d’être transparent vis-à-vis des autres, vous conviendrez qu’il faut d’abord l’être avec soi. Donc, cessons autant que possible (car ce ne l’est pas toujours) de faire le caméléon et de changer de masque au fil des situations et des gens rencontrés durant une journée, au bureau comme chez soi. Nous sommes nés avec un corps particulier, un caractère bien à nous, et des habitudes de vie qu’on nous a inculquées. C’est avec ces traits précis de notre personnalité que nous devons donc avancer dans la vie. Bien sûr, tout peut changer en cours de route et c’est même tout à fait souhaitable. On peut certes améliorer certaines choses en nous, modeler et améliorer notre caractère, changer notre physique même. Par contre, le rythme de notre évolution dépendra invariablement de notre degré d’acceptation de soi. Au fil de celle-ci, les grands changements se produiront tout seuls, sans effort ni souffrance, sans thérapie interminable ni régime drastique.

Si nous sommes tels que nous sommes aujourd’hui, c’est que c’est ainsi que nous devons être.

L’être foncièrement heureux n’a plus aucune raison de porter de masque. Au travail, à la maison, dans ses relations interpersonnelles, il sera toujours le même. Ce n’est pas tout à fait ce que la société nous a montré, n’est-ce pas? Vous n’avez qu’à vous rappeler lorsque vous étiez plus jeune, tout ce que vous ne pouviez pas faire ou dire en présence de tel ou tel oncle ou tante. Vous en auriez long à dire, n’est-ce pas? L’enfant est transparent de par sa nature profonde, et nous devrions être à son image, au risque de déplaire à certaines personnes. Bien sûr, cette transparence peut paraître utopique à certains, car on nous a toujours fait comprendre de ne pas dire certaines choses si on voulait être aimé.

Un des secrets du bonheur consiste donc à oser montrer aux autres, comme à nous-mêmes, qu’une seule personnalité.

Vous connaissez peut-être des gens qui, au bureau, sont doux et réservés, mais dès qu’ils franchissent le seuil de leur maison, peuvent devenir désagréables, voire violents, envers leur conjoint ou leurs enfants. L’authenticité est pourtant l’une des qualités les plus prisées dans le monde. Ce que nous apprécions le plus chez les autres, c’est d’ailleurs ce que nous voudrions posséder nous-mêmes. Osons donc faire preuve de transparence en tout, montrer aux autres notre vrai visage, et cela, que ça leur plaise ou pas. Au début, il est normal d’être maladroit à cet exercice. Par contre, soyez assurés que même si certains prétendus amis se permettent de vous juger, les véritables, eux, commenceront à vous apprécier davantage et à votre juste valeur.

 Les meilleurs patrons sont ceux qui savent utiliser à bon escient les qualités intérieures de leurs employés au lieu d’essayer de les changer.

Tout au long de mon cheminement, j’ai rencontré nombre de personnes à la réputation plus qu’enviable, mais qui agissaient à l’opposé de ce qu’elles prêchaient – remarquez que je l’ai peut-être fait moi aussi… La plupart d’entre eux ont fini par se retrouver seuls sur leur île de plus en plus déserte, ou ils ont succombé au piège du pouvoir et de l’argent. Aujourd’hui, je ne les juge plus, car je sais qu’ils sont de grands maîtres en devenir. Ils ont été happés par les tentacules de l’ego et se sont donné comme défi de gérer le pouvoir sans s’y perdre. Tout un défi! Qu’ils réussissent ou non, cela n’a pas de réelle importance. S’ils ratent leur sortie, ils reprendront peut-être un jour où ils étaient rendus… Si vous voulez répandre autour de vous des perles que vous avez acquises par vos expériences de vie, n’essayez pas de le faire uniquement par la parole.

Souvent, le seul fait de se contenter d’« être » est suffisant pour transmettre vraiment ce que nous voudrions enseigner. Et le bureau est l’endroit idéal pour commencer…

Le cholestérol et le mythe alimentaire concernant les maladies cardiovasculaires

De tous les sujets entourant les maladies cardiovasculaires dont on entend parler depuis quelques décennies, celui concernant le cholestérol est certainement le plus contradictoire et qui porte le plus à confusion. Combien de fois avez-vous entendu des professionnels ou des scientifiques vous dire à quel point le cholestérol est mauvais ou vous dire le contraire? Le fait est que le cholestérol ne serait pas le grand méchant qu’on a voulu nous faire croire. Certaines études ont même démontré qu’il pouvait améliorer la concentration, les capacités d’apprentissage et la mémoire. 

Qu’est-ce que le cholestérol et à quoi sert-il? 

Le cholestérol peut provenir de notre alimentation (aliments de source animale comme la viande et les produits laitiers) ou il peut être produit par le foie. 

Le cholestérol est essentiel à la vie et nous aide à rester en bonne santé.

  • Il est une composante essentielle de la membrane de nos cellules.
  • Grâce à lui, le corps est en mesure de fabriquer de la vitamine D à partir des rayons du soleil.
  • Il est un antioxydant essentiel pour notre cerveau et il protège nos cellules contre les radicaux libres.
  • Il est nécessaire à la fabrication d’hormones comme la progestérone, les œstrogènes, la testostérone ou le cortisol.

Le mauvais garçon pas si mauvais

Si le LDL ne contribue pas à faire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, qu’est-ce qui le fait augmenter alors? La réponse : l’âge, l’inflammation, les taux de sucre ou d’insuline élevés, un taux élevé de particules LDL petites et denses, un faible taux de HDL (le bon cholestérol).

Que faire pour optimiser sa santé cardiovasculaire? 

Améliorer ses habitudes de vie comme faire de l’activité physique et cesser de fumer. 

Avoir une alimentation à base de vrais aliments : 

  • Manger des légumes et des fruits, des oméga-3 (poissons, fruits de mer, bœuf nourri à l’herbe);
  • Privilégier les bons gras (noix, graines, huile d’olive);
  • Éviter les huiles végétales qui sont inflammatoires (huile de maïs, canola, soya) et les aliments transformés.

Le cholestérol n’est pas notre ennemi. L’accuser d’être la cause de maladies cardiovasculaires serait l’équivalent d’accuser les ambulanciers de causer des accidents. Aucune étude à ce jour n’a démontré que la baisse des taux de cholestérol réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Améliorer ses habitudes de vie et contrôler l’inflammation sont, par contre, les meilleurs atouts pour votre cœur.

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Conseil santé

Un microbiome en santé influence la santé cardio­vasculaire. Un déséquilibre de notre flore intestinale peut causer un intestin perméable laissant passer des toxines dans le sang. Ces toxines provoquent la libération de marqueurs inflammatoires lesquels entraînent l’évolution du processus d’arthérosclérose. Avoir un intestin en santé réduit l’inflammation et soutient une meilleure santé cardiovasculaire.

Ce qui m’inspire

Le paradoxe français, vous connaissez? Des chercheurs ont observé que, malgré le fait que les Français consomment des gras saturés en plus grande quantité que les Américains et les Britanniques, ils ont un taux de cholestérol similaire, mais un taux de mortalité moindre pour ce qui est des maladies cardiovasculaires. En outre, il est bien connu que la moitié des gens qui ont un problème cardiaque ont un taux de
cholestérol normal.

Saviez-vous que

La lipopolysaccharides (LPS) est une toxine produite par le corps, qui cause de l’inflammation? On la retrouve parfois dans le sang chez les personnes ayant un intestin perméable. L’un des rôles du cholestérol LDL est de rendre la LPS moins nuisible. C’est donc dans le but de nous protéger contre la LPS que le cholestérol LDL peut augmenter. Cette hausse du taux de cholestérol LDL est un signe d’inflammation
et favorise le développement de l’athérosclérose.

Il l’a dit…

« Le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères [et] les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. Nous sommes arrivés
à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. » – Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et nutritionniste

Pour en connaître davantage

Pour en savoir davantage sur la santé cardiovasculaire, je vous suggère le livre The Paleo Cardiologist: The Natural Way to Heart Health du cardiologue Dr Jack Wolfson.

Bien dormir est un entraînement comme les autres

On s’entraîne pour retrouver la ligne, augmenter sa capacité cardiovasculaire, maintenir une bonne santé… Mais saviez-vous que bien dormir est un entraînement comme les autres?

On a tendance à l’oublier, mais bien que le sommeil soit un besoin inné, le « savoir dormir », comme le « savoir marcher » ou le « savoir manger », doit être acquis. Si le sommeil est un apprentissage qui se fait en bas âge, il est possible que des circonstances de la vie nous fassent perdre de vue l’entraînement de départ que nous avons fait, cons­ciemment ou non, pour arriver à le consolider. D’autant plus que lorsque nous étions petits, plusieurs d’entre nous se faisaient mettre au lit et lever par leurs parents… alors que plus tard, nous adoptons des comportements parfois bien différents de ceux qui nous avaient permis, durant l’enfance, d’apprendre à consolider notre sommeil.

Si on se casse une jambe, on ne se mettra pas à croire qu’on ne sera plus jamais capable de marcher. On prendra le temps qu’il faut pour réapprendre à faire des pas, un à un. De la même façon, si le sommeil commence à faire défaut, il est absurde de penser qu’on pourrait ne plus jamais être capable de dormir. Au fait, c’est précisément cette pensée qui finira par nous en empêcher. Il n’est pas question de se laisser aller à cette croyance irrationnelle une seule seconde, puisque, si nous avons pu apprendre à dormir, nous pouvons toujours réapprendre. Il suffit de retrouver le chemin qui nous a déjà permis de le faire et que nous avons perdu de vue quelque part, en cours de route. Et c’est là que parfois, on peut avoir besoin de se faire tenir par la main afin de se réapproprier les outils qui permettent de reprendre son chemin de plus belle. 

Dormir comme nous le faisons dans la société actuelle est un condition­nement. L’homme des cavernes ne dormait pas comme nous. Vivant au cœur même de l’écosystème, il devait rester alerte aux prédateurs potentiels et s’assoupissait quand le temps était opportun. Il ne travaillait pas non plus de 9 h à 17 h : il était soumis aux lois de la nature. Ainsi, son sommeil pouvait être bien plus variable et fragmenté que le nôtre. 

Toutefois, notre société contemporaine a décrété que nous devions être productifs entre 9 h et 17 h, ce qui nous force à concentrer notre plage de sommeil entre 20 h et 8 h, selon des horaires et durées variables pour chacun. Alors que, bébé, on ne dort que quelques heures d’affilée, on nous a appris à « faire nos nuits », et nos parents avaient bien hâte que nous « calins » notre sommeil et parvenions à dormir idéalement huit heures d’affilée afin qu’eux-mêmes puissent maintenir leurs standards de productivité le jour. Cet entraînement s’est fait dès nos premières années de vie dans le but de conso­lider notre sommeil et d’allonger sa durée jusqu’à ce que nous considérons « une nuit normale ». Mais parfois, au fil des ans, des changements à l’horaire ou à nos habitudes de vie nous déconditionnent… et tout comme lorsque nous prenons du poids, que nous perdons l’agilité physique ou la fermeté de nos muscles, il faut simplement se remettre à l’entraînement pour reprogrammer notre cerveau à dormir à l’heure et selon la durée désirée.  

La bonne nouvelle est que c’est TOUJOURS possible! Comme pour une diète ou une rééducation physique, il faut d’abord trouver ce qui fait défaut pour reprendre le contrôle de son sommeil. Ce processus peut être plus ou moins long, selon la gravité du problème et de l’investissement personnel qu’on met à l’entraînement. Mais dès qu’on parvient à retracer la ou les cause(s) de son mauvais sommeil, les résultats se font généralement voir très rapidement. Le plus beau dans tout ça? On comprend enfin les mécanismes du sommeil et on se réapproprie les outils pour le contrôler toute sa vie.

L’urgence de prévenir ou la médecine du style de vie

Notre santé est notre bien le plus précieux. 

Donnez-vous à votre corps des soins préventifs ou de mieux-être?

Lorsque vous avez un problème de santé, cherchez-vous d’abord la pilule miracle pour soulager les symptômes sans chercher les causes possibles de votre état? Conservez-vous ensuite les mêmes habitudes de vie comme si de rien n’était?

De par mon travail, les causes de la santé me préoccupent au quotidien. Tous les problèmes de santé ou maladies sans exception ont une ou plusieurs causes. Qu’il s’agisse d’une migraine, d’une maladie dégénérative comme la sclérose en plaques, le Parkinson, l’Alzheimer, le diabète type 2, le cancer… le corps humain n’est pas malade sans raison.

C’est bien connu, certaines person­nes prennent plus soin de leur automobile que de leur santé. Elles y mettent l’essence appropriée, font les vidanges d’huile, changent les filtres… Rare sont celles qui attendent que les voyants lumineux du tableau de bord s’allument avant d’aller chez le garagiste. Pourquoi nos urgences débordent-elles de façon chronique?

La médecine du style de vie intervient­ sur le plan causal. Elle s’intéresse aux différents facteurs favorisant le maintien de la santé. Votre style de vie comprend toutes les sphères de votre vie. C’est votre environnement extérieur comprenant la qualité de l’air, de l’eau, des aliments que vous consommez, votre degré d’exposition à divers microbes, métaux lourds, OGM, toxines, hormones, herbicides, pesticides (ces perturbateurs endocriniens)… ainsi que l’état de votre biomécanique corporelle en lien avec les divers traumatismes, accidents et chutes de tous genres que votre corps a subis au fil des ans. Votre environnement intérieur comprend chacune de vos pensées, émotions, croyances conscientes et inconscientes et votre perception du stress de la vie quotidienne.

Chacun des éléments de cette longue énumération affecte l’expression de vos gènes, pour le meilleur ou pour le pire. C’est l’épigénétique, c’est-à-dire la primauté de l’environnement sur l’expression génétique. Les gènes ne pouvant s’activer ou se désacti­ver d’eux-mêmes, un signal environ­ne­mental étant nécessaire. Si vous avez des prédispositions génétiques pour certains problèmes, en maintenant un environnement cellulaire adéquat pendant votre vie, ces gènes prédisposant peuvent rester silencieux et ne jamais s’exprimer. Il s’agit là d’une excellente nouvelle à condition d’être proactif au quotidien.

L’usage de la cigarette est nocif pour la santé. Une fois dans votre organisme certains ingrédients de la cigarette génèrent des substances toxiques cancérigènes que votre foie tentera à chaque fois de neutraliser à condition de lui donner en abondance les nutriments, vitamines et minéraux nécessaires, ce qui est rarement le cas.

La recherche médicale actuelle démontre que même une personne ayant une alimentation très conve­nable peut être déficiente en certains nutriments. Cela étant principalement dû à l’appauvrissement des sols d’où la nécessité de supplémenter avec un multivitamines et minéraux de qualité. Deux autres suppléments de base sont recommandés à titre préventif : les huiles de poissons oméga-3 et la vitamine D3. Cette dernière contrôle directement plus de 900 gènes dont certains sont associés aux maladies auto-immunes.

En bref, parmi les incontournables favorisant la santé, on retrouve :

  • une alimentation riche en phytonutriments (beaucoup plus de légumes de couleurs variées que de fruits), pauvre en sucre, pain, pâtes… et suffisamment de protéines. Lorsque cela est possible, consommez des aliments biologiques surtout pour la liste des­ 12 aliments les plus contaminés. www.ewg.org/dirty dozen.
  • l’exercice sous diverses formes
  • les soins de votre structure corporelle
  • une saine gestion du stress et de vos émotions 
  • le sommeil, la détente, la relaxation, la méditation.

Sur votre route du maintien de la santé, vous apprécierez les ouvrages ci-dessous. Si la santé est comparable à la lumière et que la maladie est la noirceur, à quoi bon se battre avec la noirceur? Mettons-y de la lumière!

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Références :

Dr Gaétan Brouillard MD, La santé repensée

K Turner Ph.D. , Rémission radicale Survivre au cancer malgré les pires pronostics

Dr Wahls MD, Sclérose en plaques : Ma rémission grâce au régime paléo

Perdre du poids, un jeu d’hormones!

Lorsqu’on parle de santé, la perte de poids est souvent l’un des premiers objectifs. On se dit que l’on va manger moins et bouger plus. Même si cela semble simple, nous connaissons tous quelqu’un qui a tout essayé, même manger 900 calories par jour et tenter d’en dépenser 600 par l’exercice, sans succès. La perte de poids, c’est beaucoup plus qu’une question de volonté ou de calories. Certains aliments, même ceux considérés comme étant santé influenceraient nos hormones, mais aussi notre appétit. Les hormones de stress, thyroïdiennes, l’insuline ou encore la leptine peuvent nous jouer des tours et rendre l’atteinte d’un poids santé plus difficile.

Un jeu d’hormones
Plusieurs hormones jouent un rôle central dans la perte ou le maintien du poids, mais les deux principales sont l’insuline et la leptine.

• L’insuline est produite par le pancréas. Elle sert à transporter le sucre que l’on mange, et le surplus de sucre sera transformé en gras grâce à notre insuline.
• La leptine est produite par les cellules adipeuses et est appelée hormone de satiété. Elle est sensée dire au cerveau que nous avons assez mangé ou que nous avons stocké suffisamment de graisses; un dérèglement influencera donc notre appétit.

Un coup de pouce pour nos hormones
Aider à régulariser vos hormones en réduisant l’inflammation causée par l’alimentation et en évitant de consommer trop de glucides (sucres) — Si vous consommez des glucides, assurez-vous de les manger avec des aliments denses en nutriments, comme des protéines, des fibres et des bons gras, qui aideront à retarder l’assimilation des sucres ou faciliteront leur utilisation.

Autres petits conseils pour aider vos hormones
• Manger des aliments non transformés et surtout des végétaux de toutes les couleurs.
• Chaque fois que vous mangez de la viande ou des protéines, mangez aussi une généreuse portion de légumes pour aller chercher plus de nutriments.
• Combinez vos fruits avec des noix pour les accompagner de bons gras et de fibres.
• Ajoutez toujours un bon gras à votre repas pour avoir de l’énergie plus longtemps et pour favoriser l’absorption des vitamines.
• Ne négligez surtout pas votre sommeil.

Toujours stressé? Attention à l’inflammation chronique

Êtes-vous stressé? J’imagine que OUI, c’est la rentrée! La société dans laquelle nous vivons est exigeante : on travaille trop, et le stress est constant et omniprésent. Le stress, c’est beaucoup plus que l’émotion ressentie lorsque nous sommes coincé dans un embouteillage ou que notre petit dernier a renversé son bol de céréales deux minutes avant de quitter la maison. Il engendre une cascade de réactions métaboliques dans l’organisme en produisant, entre autres, certaines hormones. L’exposition constante au stress cause de l’inflammation chronique et divers problèmes de santé, comme par exemple la dépression, l’anxiété, des problèmes de peau, l’obésité, le diabète, la maladie cardiovasculaire.

Qu’est-ce que l’inflammation?
À la base, l’inflammation est inoffensive. Elle est même souhaitable, puisqu’elle est une réaction de défense du système immunitaire. Il existe deux types d’inflammation : l’inflammation aiguë et l’inflammation chronique. L’inflammation aiguë est de courte durée et correspond à une réponse immédiate à un agent agresseur, tandis que l’inflammation chronique perdure et est reconnue comme une réponse à de nombreuses transformations de l’environnement et du comportement modernes. Une mauvaise alimentation, l’anxiété, le surentraînement, le manque de sommeil, les sensibilités alimentaires, un mode de vie sédentaire peuvent contribuer à l’inflammation chronique. Heureusement, nous avons à notre disposition plusieurs moyens pour la combattre, notamment l’alimentation.

Les aliments pro-inflammatoires
On les appelle ainsi puisqu’ils sont susceptibles de causer de l’inflammation. Il s’agit :

• des huiles raffinées et des gras trans;
• du lait;
• des glucides;
• de la viande industrielle;
• des sucres;
• des aliments transformés.

Les aliments anti-inflammatoires
Heureusement, il est possible de trouver dans la nourriture des aliments qui peuvent aider à réduire l’inflammation. Il s’agit :

• des fibres, des fruits et légumes, du poisson, du thé, des épices, des bons gras (avocat, huile d’olive, noix);
• d’une alimentation méditerranéenne riche en antioxydants.

Habitudes de vie
Avoir de bonnes habitudes de sommeil, relaxer, écouter de la musique, faire de l’activité physique, passer du temps de qualité en famille sont tous des moyens pouvant vous aider à faire face au stress, à contrôler l’inflammation chronique et à prévenir certaines maladies.

Alors, prenez le temps de respirer et laissez passer cette onde de choc qui revient chaque année. Bonne rentrée!

Rentrée rime souvent avec nouveauté!

Pour plusieurs personnes, la période de la rentrée consiste à s’adapter à la nouveauté, que se soit au travail, à l’école, à la garderie ou ailleurs. Les habitudes de vie changent durant cette période de l’année. Sans oublier que la Terre Mère entre, elle aussi, dans un nouveau cycle, ce qui a un impact direct sur nous!

Nous savons maintenant que tout changement produit un stress et que le stress, peu en importe le degré, est responsable de déséquilibres dans notre corps et qu’il nous affecte tant aux niveaux physique, émotionnel et mental qu’énergétique.

En aromathérapie, il existe plusieurs huiles essentielles qui peuvent nous aider durant de telles transitions.

En voici quelques-unes qui, en plus d’avoir une sphère d’action sur plusieurs plans, ont des propriétés bénéfiques pour le système nerveux :

Petit grain bigarade (citrus aurantium ssp. aurantium) : huile relaxante, sédative, antidépressive, très intéressante en cas de stress, d’insomnie, de fatigue mentale ou de dépression.

Orange douce (citrus sinensis) : calmante et sédative, elle apaise l’anxiété, la nervosité, l’agitation, et son odeur est très appréciée des petits comme des grands!

Ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) : huile neurotonique, intéressante en cas de profonde fatigue nerveuse et physique et utile en cas d’insomnie, de dépression ou d’angoisse.

Marjolaine des jardins (origanum majorana) : sédative et calmante,elle peut apporter un très bon soutien en cas de stress, d’angoisse, de dépression, d’irritabilité, d’agitation ou de fatigue nerveuse.

Mandarine (citrus reticulata) : huile très relaxante, sédative et calmante, à utiliser en cas d’insomnie, d’angoisse, de stress ou d’agitation.

Lavande vraie (lavandula angustifolia) : calmante, sédative et antidépressive, elle est déjà largement reconnue pour aider à calmer l’anxiété, le stress, l’agitation, l’insomnie et la dépression.

Bergamote (citrus bergamia) : huile calmante et sédative, très appréciée en cas d’anxiété, de stress et de dépression.

Que ce soit en diffusion atmosphérique, pour le massage, dans le bain ou même en usage interne, une touche parfumée apaisante est toute indiquée afin de vous accompagner au quotidien durant cette période de changement!

Toutes ces huiles essentielles peuvent être utilisées en toute simplicité, tant pour les adultes que pour les enfants; il suffit de bien doser. Certaines précautions s’appliquent; en cas de doute, consulter un thérapeute certifié.

Une approche multidimensionnelle de la santé pour un mieux-être

Souvent la réponse à la question « Qu’est-ce que la santé? » est simplement « ne pas être malade ». Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la santé consiste en « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Comment y arriver?
Abraham Maslow (1943) a énuméré les besoins suivants : survie, sécurité, amour et appartenance, estime de soi, accomplissement de soi et transcendance. Nous savons aujourd’hui que le non-respect d’un de ces besoins conduit à un problème de santé.

Jerrold Greenberg (1985) présente les « dimensions de la santé » : physique, émotionnelle, intellectuelle, sociale et spirituelle. Il est le premier à présenter la dimension spirituelle laquelle correspond au besoin de transcendance chez Maslow.

Harvey et Robineault (1996) ajoutent deux nouvelles dimensions externes à la personne : économique et environnementale.

Un modèle intégré permet de mieux comprendre cette vision globale de la santé où mieux être et qualité de vie résultent d’un équilibre dynamique entre ces différentes dimensions dont voici une brève description :

Santé physique
Intégrité et bon fonctionnement de l’organisme humain : équilibre métabolique, échanges de chaleur, réactions biochimiques, mécanisme respiratoire, circulation sanguine, conduction nerveuse, etc.

L’alimentation, l’activité physique et le sommeil contribuent à une bonne santé physique.

Santé psychologique
Activités intellectuelles et émotionnelles, domaine de la raison, de l’émotion et de l’imagination. Nos pensées et nos émotions ont une incidence directe sur notre santé physique et psychologique.

C’est aussi le domaine de l’estime de soi. La gestion du stress et les pensées posi-tives contribuent à la santé psychologique.

Santé sociale
La connaissance de soi mène à la connaissance des autres. C’est le domaine de l’organisation sociale, des communications, de l’histoire humaine, du travail et des loisirs.

L’estime de soi et une bonne harmonie avec soi-même conduit à une meilleure entente avec autrui.

Santé spirituelle
Notre nature intérieure, nos valeurs et notre éthique. C’est le domaine de l’introspection, de la pensée et de la réflexion profonde sur le sens de la vie.

La santé spirituelle est essentielle pour trouver le sens de l’unité avec soi-même, les autres, l’environnement et l’Intelligence qui ordonne l’univers, quel que soit le nom qu’on lui donne.

Santé économique
Les besoins essentiels que sont la nourriture, le vêtement et le logement démontrent que l’aspect économique est directement lié à la santé et au bien-être. La santé économique est liée aux autres dimensions de la santé et y exerce une influence directe.

Notre capacité physique au travail, le stress, les relations humaines se retrouvent au cœur même de l’activité économique qui est un lieu d’échange et de partage.

Santé environnementale
L’environnement physique et humain. La nature dans laquelle nous évoluons réagit au moyen de mécanismes de rétroaction. L’activité humaine participe à cette interaction dans une influence réciproque.

La santé nécessite un ajustement de nos habitudes de vie. Respecter les lois naturelles, les principes fondamentaux de la santé et les différentes dimensions est le seul moyen de maintenir un état de bien-être et une bonne qualité de vie.

Selon les sages et les philosophes, nous faisons partie de l’ensemble de l’univers et sommes responsables de nous-mêmes et de notre environnement. En comprenant cette notion, nous agirons de façon à ce que notre santé, notre qualité de vie, notre longévité et notre survie en soient améliorées. Nous apprécierons ainsi davantage la vie qui s’exprime en nous et à travers nous.