L’âme et la peur

Et si on faisait fondre la peur, tel un bloc de glace au soleil?

Il existe dans le corps astral de la planète, des égrégores qui se nomment peurs. Ainsi, l’égrégore de la peur de perdre, par exemple, est un amas d’énergie qui s’est développé, cristallisé, par l’ensemble des humains éprouvant la même peur, et ce, depuis que le monde est monde! Chaque fois que nous ressentons la peur de perdre et que nous lui donnons notre pouvoir, nous participons à alimenter, entretenir l’égrégore de cette peur, à l’échelle planétaire! Elle est une portée vibratoire vivante dans notre inconscient collectif.

Voilà pourquoi, il est important pour nous de démystifier, d’exorciser nos peurs. Car la peur nous entraîne dans un engrenage sans fin. Nous nourrissons nos peurs et nos peurs nous nourrissent et ceci devient un cercle vicieux qui se répète constamment et nous développons la peur d’avoir peur… de nos peurs!

Connaissez-vous vos peurs ou avez-vous trop peur de les reconnaître? Certains individus vont camoufler leur peur sous l’égide de l’orgueil. D’autres, laissant leur ego spirituel les évaluer, vont se croire dans leur lumière, au-dessus de la masse, donc au-dessus de leur peur. D’autres feindront de les ignorer par peur de toucher l’insécurité qui les habite. D’autres vont fuir. Certains vont devenir violents pour prendre le contrôle, le pouvoir. D’autres connaissent leur peur et désirent la garder par attachement. Enfin, il y a ceux et celles qui choisissent de s’en libérer pour prendre leur envol, avancer dans le chemin de leur destinée, poursuivre leur mission d’âme. Car tel est le cadeau de la libération de la peur…, la liberté d’être, dans la manifestation de notre âme, de notre essence.

Il y a trois types de peur. La première est celle de la survie, une réaction instinctive à une situation de danger, réaction de survie. La survie est relative. Des êtres humains peuvent vivre très confortablement et se sentir constamment en état de survie. Vous êtes sur la défensive, votre système nerveux central est continuellement en éveil et votre sommeil est affecté. Vous vivez dans l’attente d’être attaqué. Vous n’arrivez plus à vous détendre. Tel est l’état de survie! Vous ressentez la peur d’être attaqué ou la peur de mourir, la peur de la maladie ou la peur de ne pas survivre. La peur crée un enchaînement énergétique qui entraîne de plus en plus la survie. Vous resté figé dans la survie et dans la peur. Votre système nerveux central, votre cerveau ont pris ce conditionnement et le maintiennent. Telle est l’anatomie de la peur! Elle inhibe, paralyse, cristallise votre action, entraînant une paralysie interne de vos systèmes, de vos cellules. Si vous choisissez de passer à l’action pour vous guérir, la première réaction sera la peur. La peur est une réaction à l’action, contrôlée par votre ego!

Prenons conscience que nous sommes tout le temps bombardés de l’extérieur, pour nous aider à développer, maintenir et entretenir la peur de la survie, à l’intérieur de nous-mêmes! La radio, la télévision, les journaux, les films, les livres, les croyances, notre milieu de vie la véhiculent à un rythme effarant. Combien de fois dans une journée seulement, nous entendons parler de meurtres, de maladies, de pénuries, d’insécurité financière. Dans nos propres familles, comment la peur de la survie était-elle vécue? De quelles peurs avons-nous héritées qui ne nous appartiennent pas, au départ?

L’état de survie est créé par une insécurité. L’insécurité est créée par un manque d’autonomie interne. Un manque d’amour envers soi-même, ne reconnaissant pas notre âme, notre divin. Nous avons oublié totalement qui nous sommes! Des êtres de lumière! Des êtres d’amour! L’amour que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes est beaucoup plus puissant que toutes nos peurs réunies. Nous avons la capacité de nous libérer, autrement, l’évolution perdrait tout son sens. Cessons d’être des automates.

Le deuxième type de peur, sont les peurs karmiques. Lorsque notre âme arrive sur la planète terre, elle revêt son manteau karmique. Ces peurs, vécues de vie en vie, se répètent aujourd’hui, pour les transformer. Nous recréons nos peurs, et, par le fait même, nous les vivons déjà. La peur d’être rejeté, la peur d’être abandonné, la peur de perdre, la peur de quitter le plan terrestre, sont les peurs principales. De ces peurs découlent la peur de souffrir, la peur d’aimer, la peur d’être blessé, etc. La liste est longue.

Nous retenons sans cesse l’élan de l’amour que nous désirons vivre dans ce besoin essentiel d’aimer dans notre quotidien. Nous perdons notre spontanéité. Nous nous contrôlons très bien, consciemment ou inconsciemment, peur du ridicule, peur d’être jugé, etc. Nous sommes malheureux! Nous sommes fatigués et déçus car la fluidité de la décristallisation qu’est l’amour inconditionnel s’en trouve bloqué. Et pourtant nous sommes millionnaires à l’intérieur de nous-mêmes. Nous possédons tous, sans exception, un joyau inestimable, l’étincelle divine!

Le troisième type de peur, sont les peurs intra-utérines. Lorsque l’âme s’incarne dans le fœtus, tout, devient une vibration captée par celui-ci. Les peurs de la mère, du père, des êtres humains l’entourant peuvent devenir les siennes, car le fœtus développe une intelligence, une conscience de tout son environnement immédiat! Encore là, il est possible de s’en libérer.

Finalement, les peurs que nous rêvons la nuit sont des messages de notre inconscient pour nous aviser qu’il est grand temps que nous prenions conscience de cette peur qui entrave le mouvement de vie de notre âme, dans le moment présent.

L’antidote de la peur est l’amour! Ayez l’humilité de la reconnaître, enveloppez-la d’amour et passez à l’action, car le mouvement crée la décristallisation et la peur crée la séparation. Ne combattez pas votre peur, accueillez-la! S’accueillir dans sa peur la désamorce, la combattre la nourrit. Aimer et accueillir permet une circulation d’énergie. L’amour crée la fluidité. Votre âme sait, connaît ce que vous vivez et elle peut vous aider. Vos guides vous accompagnent toujours, vous aident et vous supportent si vous le demandez! Priez, à votre manière! Si votre âme vous dirige vers les régressions avec guérison pour les peurs karmiques très profondes, allez-y! Non seulement à ce moment-là, nous transformons notre karma, mais nous diminuons la peur dans notre inconscient collectif et dans l’égrégore des peurs. Telle est notre grandeur! Telle est notre puissance d’impact dans notre lumière!

Maintenant que la peur n’est plus un mystère, qu’en ferez-vous? À vous de choisir.

S’habiller avec les yeux du cœur

Il était une fois… il y a de ça quelques années; une jeune femme de carrière vivait secrètement un véritable cauchemar…

À tous les matins ou presque, confrontée à une garde-robe pleine à craquer, elle ne savait quoi mettre, elle se changeait trois ou quatre fois, pour finalement attraper n’importe quoi dans la garde-robe et partir, vous vous en doutez : frustrée… et souvent en retard. C’était pire encore quand elle devait aller à une noce ou un party : la plupart du temps, elle choisissait de ne pas y aller sous prétexte de n’avoir rien à mettre.

Un beau jour, elle se dit qu’elle devait avoir un problème et elle commença à s’informer, espérant trouver une solution…

Mais quel était son problème pensez-vous? Manque de confiance? Insécurité? Manque de goût? Manque d’amour-propre?… Non, pas vraiment. Comme bien d’autres, elle se comparait à des silhouettes qu’elle admirait, elle pensait que si elle s’habillait comme elles, elle créerait la même image. Elle se laissait aussi influencer par la publicité… par la mode!

En réalité, son véritable problème était un manque de connaissance :  elle ne savait pas comment s’habiller avec les yeux du cœur. Elle connaissait mal ce corps qu’elle habitait et elle ne s’était jamais questionnée sur sa véritable nature.

Sa démarche l’amena à vivre une métamorphose qui, par le biais du domaine vestimentaire, lui permit de se libérer d’un tas de fausses croyances, et de finalement créer cette symbiose par laquelle le vêtement fait un avec la personne qui le porte au lieu d’être porté comme un masque ou un accessoire.

Cette personne, vous l’avez sûrement deviné, est l’auteure de ces lignes…

Il a fallu d’abord connaître ma silhouette et mes proportions. Ensuite, j’ai appris à connaître la morphologie de mon visage. Quand on parle du visage de quelqu’un, on dit que le front est le sceau de sa détermination, les yeux sont le miroir de son âme, le nez est la marque de son caractère, la bouche est la porte de toute sa richesse intérieure et le menton est l’ampleur de son audace… c’est très révélateur! Puis, j’ai découvert mon style : notre corps reflète notre personnalité profonde qui s’exprime par notre style yin/yang… passionnant!

Toutes ces étapes m’ont permis de pouvoir reconnaître en magasin les vêtements qui m’avantagent et de m’amuser à créer des tenues différentes par le biais des accessoires.

Finalement, un aspect que j’aurais pu placer en tout premier a été d’identifier les couleurs qui s’harmonisent avec mon coloris naturel. On dit que les couleurs travaillent pour ou contre nous et c’est vrai. Il y a des couleurs qui rehaussent notre teint, font ressortir la couleur de nos yeux et d’autres qui, au contraire, intensifient toutes les petites imperfections : à nous de choisir! Il est important aussi de reconnaître leurs influences car elles sont magiques, elles jouent avec notre humeur, notre comportement, notre subconscient…

Maytamorphose a été de me révéler dans toute ma splendeur d’être, ça a été de laisser transparaître mon unicité… Non, non, je n’exagère pas. Au lieu de laisser vos états d’âme décider de la façon de vous habiller, habillez-vous de façon à maîtriser vos états d’âme.

Cet aspect du quotidien qui était jadis un cauchemar, est devenu aujourd’hui un élément positif, un élément catalyseur qui, tout en me permettant d’être en harmonie avec ma vraie nature, me permet aussi de me sentir en pleine possession de mes moyens et de communiquer une image authentique. C’est devenu un vrai plaisir d’ouvrir ma garde-robe, j’aime et je suis bien avec tout ce qu’il y a dedans et je peux vous garantir que je ne manque plus jamais de party!

Être heureux au travail, est-ce encore possible?

Que ce soit comme salariés ou en professions libérables, beaucoup d’entre nous se demandent : mais pourquoi est-il si difficile d’être heureux au travail? Pourquoi y a-t-il dans le monde de l’entreprise autant de tensions, de malentendus, de violences cachées ou plus manifestes? Pourquoi les relations entre personnes qui travaillent ensemble sont-elles si conflictuelles, si peu apaisées? Pourquoi tant de mal-être sans qu’il y ait nécessairement du mal faire?

Il y a bien sûr dans les relations professionnelles, tous les ingrédients pour un épanouissement possible, une réalisation de soi-même acceptable, beaucoup de satisfactions peuvent être engrangées au-delà de certains problèmes inévitables ou de difficultés imprévisibles, liées à la nature même du secteur professionnel dans lequel on travaille, aux fluctuations du marché, aux aléas de la productivité.

 Mais ce qui frappe le plus, quelqu’un d’extérieur à une entreprise donnée, c’est la répétition de certains malentendus, la persistance de conflits ouverts ou latents, la présence de malaises ou mal-être qui traversent, polluent le quotidien de l’un ou l’autre des services, ou d’un ensemble humain dans un même espace. Chacune de ces tensions, de ces difficultés, de ces malaises sera plus ou moins facile à gérer ou à résoudre, mais toutes sont « énergétivores » et demandent des réajustements permanents qui décentrent ou déstabilisent les personnes directement ou indirectement concernées.

Aujourd’hui, avec l’inquiétude latente qu’il y a autour de l’avenir (crise économique, et violences environnementales), il y a beaucoup, beaucoup de souffrances dans le monde de l’entreprise. Les médecins du travail en témoignent avec leurs moyens, (même s’ils ne sont pas toujours entendus) et des marqueurs comme la fréquence des passages à l’acte somatique qu’on peut appeler aussi accidents du travail, l’augmentation de l’absentéisme, du burn-out (épuisement), la consommation d’antidépresseurs et d’anxiolytiques, sont de plus en plus repérables.

Disons d’abord que la plupart de nos relations professionnelles ne sont pas choisies, ce sont à de rares exceptions près (comme dans les professions libérales) des relations imposées. Ce qui veut dire que nous devons nous confronter à des attentes, à des demandes ou à des refus qui peuvent blesser notre sensibilité, nos valeurs, heurter nos convictions, nous mettre en danger par rapport à nos croyances.

Ensuite, on peut observer que les relations professionnelles, doivent faire cohabiter quatre registres de communications très interdépendants, qui peuvent se révéler parfois antagonistes.

* Le registre fonctionnel qui concerne le « bien faire ». Bien faire ce pour quoi nous avons été engagés, ce pour quoi nous sommes payés.

* Le registre hiérarchique qui concerne le « se sentir bien » à l’intérieur d’un rapport de forces qui ne nous est pas toujours favorable. Les relations hiérarchiques, (que nous soyons en haut, au milieu ou en bas) renvoient toujours aux relations infantiles avec les personnes en autorité de notre histoire.

* Le registre interpersonnel qui concerne le « se sentir bien avec les autres », avec ses collègues immédiats et son entourage professionnel.

* Le registre intra personnel qui concerne le « se sentir bien avec soi-même ». Ce dernier registre est, la plupart du temps, complètement nié dans les entreprises. On vous le dit clairement et parfois brutalement : « si tu as des problèmes, va te faire soigner ailleurs, nous on est là pour bosser ensemble, pas pour câliner son ego ou se masturber avec son inconscient!… »

À tout cela s’ajoutent les non-dits et la prolifération de la communication indirecte qui se transforme rapidement en commentaires, en étiquettes déposées sur certains, en rumeurs qui vont empoisonner tout un service. Il y a des tensions émotionnelles qui vous envahissent, quand vous apprenez d’un autre (jamais en face à face), ce que un tel ou une telle pense ou à dit de vous.

Comme il y a chez la plupart d’entre nous, une aspiration au bonheur, sinon à un mieux vivre, certains vont donc rechercher des moyens concrets pour accéder à un mieux-être, qui permette d’être plus heureux au travail.

Rappelons que le bonheur n’est pas un état permanent, mais une aspiration vers une harmonie intérieure, un accord entre nos attentes et les réponses de notre environnement.

Un point très important et cependant trop souvent méconnu de la plupart d’entre nous, c’est d’ignorer que nous attendons implicitement de la part de notre entourage professionnel qu’il entende (surtout) et (parfois) réponde à nos besoins relationnels.

Souvenons-nous des sept grands besoins relationnels qui sont à l’origine, quand ils ne sont pas entendus, respectés ou comblés, de la plupart de nos malaises, conflits et frustrations :

* Besoin de se dire : de se dire avec des mots qui sont les nôtres. Et cela dans différents registres (au niveau des idées, des ressentis, des sentiments, du faire, des croyances, des émotions, de nos besoins et désirs).

* Besoin d’être entendu dans l’un ou l’autre des registres que nous privilégions. Ce qui ne veut pas dire que l’autre doit être d’accord, mais nous attendons implicitement de lui, d’être reçu dans ce que nous disons.

* Besoin d’être reconnu, tel que nous sommes et pas seulement pour ce que nous faisons, mais aussi pour ce que nous sommes comme personne.

* Besoin d’être valorisé. Bien sûr à travers un salaire, mais au-delà, par des mots d’encouragement, par des confirmations, par des attentions particulières.

* Besoin d’intimité qui donne une sécurité. On le voit dans les bureaux dits paysagers où travaillent ensemble 30 ou 60 personnes, chacun a besoin de recréer avec une photo, une plante, un bibelot un espace plus personnalisé, bien à lui.

* Besoin de créer et d’influencer notre environnement immédiat. D’avoir le sentiment, que nos propositions, nos suggestions pour améliorer tel ou tel aspect de notre travail ne tombent pas aux oubliettes, que nous existons et sommes reconnus comme sujet.

* Besoin de rêver : De rêver que demain sera meilleur qu’aujourd’hui et après après-demain meilleur que demain. Ce dernier besoin est violenté aujourd’hui dans le monde du travail, par l’insécurité autour de l’emploi, par l’inquiétude avec laquelle nous colorons l’avenir.

Nous avons donc plus de chance d’être satisfaits, sinon plus heureux, quand nous avons le sentiment que nos besoins relationnels sont respectés.

Un autre point important, c’est de reconnaître qu’il y a un problème de vases communicants entre le monde du travail et celui de la vie personnelle, conjugale ou familiale.

S’il y a des dérapages, des tensions, des situations conflictuelles dans notre vie professionnelle, cela se répercute sur la vie personnelle et vice versa!

On peut se demander comment faire disparaître, ou atténuer ces éléments perturbateurs. Un des chemins possibles serait, pour les générations à venir, à plus ou moins long terme, d’enseigner la communication relationnelle à l’école comme une matière à part entière!

Mais en attendant cette révolution majeure, chacun d’entre nous pourrait intégrer, au quotidien, deux prises de conscience :

* reconnaître que nous sommes tous des infirmes de la relation et donc de cesser d’accuser les autres, le gouvernement ou le ciel et accepter de prendre ainsi la responsabilité de reconnaître que nous avons un handicap énorme, celui de croire que nous savons mieux que les autres ou que c’est nous qui avons raison!

Essayons d’imaginer aujourd’hui, la circulation automobile où chacun conduirait en fonction de ses propres règles, de ses désirs et de ses peurs! Nous avons là une image réaliste de ce qu’est la communication aujourd’hui! Chacun étant persuadé qu’il sait lui, communiquer! Ainsi à partir de ce constat :

* accepter d’apprendre quelques règles d’hygiène relationnelles communes et prendre l’engagement de les mettre en pratique au quotidien. Elles sont énoncées dans un tout petit livre, que j’ai écrit en son temps pour mes enfants : Heureux qui communique (Pocket). Et même si certains peuvent continuer à les ignorer (comme certains transgressent les règles de la conduite routière), il est toujours possible de les appliquer au jour le jour non seulement dans son cadre professionnel, mais également dans sa vie personnelle.

Il n’y a pas de stratégies à proprement parler et encore moins de recettes simples pour réconcilier travail et épanouissement personnel. Bien sûr, on peut faire « des stages de formation, de sensibilisation, de résolution des conflits, de prise de décision » et cela se fait aujourd’hui dans beaucoup d’entreprises par le biais de la formation continue. On peut aussi s’appuyer sur un coach qui nous accompagnera pour nous permettre de mieux utiliser nos ressources ou d’être confronté à nos limites.

Mais l’enjeu à redéfinir pour chacun est plus complexe, plus profond.

Il y aurait un engagement intime à prendre envers soi-même : celui d’apprendre à mettre en commun autour de 4 points et cela à travers une communication directe (de personne à personne) : oser demander, oser donner, oser recevoir et oser refuser.

En reconnaissant que nous sommes toujours trois dans un échange : l’autre, moi et la relation. Et que si cette relation est importante, elle doit faire l’objet de soins, de respect et de cohérence.

Il ne suffit pas de s’interroger sur les conséquences douloureuses, antiéconomiques, violentes de l’anticommunication galopante qui existe dans la famille, dans le couple, à l’école et dans le monde des loisirs, sur les conflits interpersonnels, les sabotages relationnels ou la mauvaise utilisation des ressources réelles des personnes dans le monde du travail ou la vie civile. Il faudra aussi accepter quelques renoncements et ajustements.

* Comme de renoncer à pratiquer la communication indirecte en prenant le risque de dire directement à la personne ce qui la concerne.

* Comme d’arrêter de parler sur l’autre (de faire des discours sur lui, de porter des jugements de valeurs, de lui dicter ce qu’il devrait faire ou pas faire), mais prendre le risque de parler à l’autre. Et parler à l’autre revient à parler de soi (dire mon point de vue, mon ressenti, mon intention).

* Comme de visualiser que toute relation a deux bouts et que nous sommes chacun responsable de son bout. Donc de renoncer à vouloir gérer le bout de l’autre!

* Comme d’arrêter de penser à la place de l’autre (qu’il ne comprendra pas, qu’il va nous en vouloir, qu’il ne peut pas faire) et donc d’oser échanger en s’affirmant, en se positionnant, en mettant en évidence les points communs comme les différences et en invitant l’autre à faire de même.

* Comme de renoncer au plaisir de l’affrontement (vouloir avoir raison sur l’autre) pour pratiquer la confrontation (passer de l’opposition à l’apposition!).

Quand il y a du  plaisir à aller au travail, à travailler ensemble, en sachant qu’il est possible d’échanger, de partager, bref de mettre en commun autour d’un ensemble de règles d’hygiène relationnelles communes, on n’est plus un simple exécutant, mais on devient un collaborateur engagé, capable d’offrir le meilleur de lui-même et d’avoir ainsi l’opportunité de rencontrer le meilleur de l’autre.

Notre maison et nous

Le printemps est enfin de retour, et le dégel dévoile les éléments enfouis sous une épaisse couche de neige. Et qui dit printemps dit grand ménage de notre maison, laquelle n’est pas que le fruit de catalogues d’ameublement et de boutiques de vêtements, mais également le reflet de notre personnalité, de nos souvenirs et de nos désirs conscients, inconscients ou oubliés. C’est dans notre maison que nous vivons la majorité des événements, qu’ils soient d’ordre amoureux, familial ou qu’il s’agisse de conflits, de peines ou de colères. Notre maison est à la fois le lieu qui nous dévoile et celui qui nous protège. Elle est le reflet de qui nous sommes.

Par analogie, sa façade représente la considération que nous avons envers nous-mêmes, l’importance que nous accordons à notre aspect extérieur. Elle fait référence à notre âme et à la façon dont nous construisons notre vie. Accordez-vous de l’importance à votre aspect extérieur? Vous reconnaissez-vous lorsque vous arrivez à la maison après une journée de travail?

Toujours par analogie, que pourrions-nous dire des pièces de notre maison? Le grenier représente les souvenirs familiaux, les modèles que nos ancêtres nous ont transmis. Pour faire état d’un certain équilibre, notre grenier ne devrait démontrer ni fouillis ni toiles d’araignées. Dans quel état est votre grenier?

Le sous-sol, synonyme de peur et d’insécurité lorsqu’il fait partie de nos rêves, démontre les réserves de l’âme, ce qu’elle n’a toujours pas réussi à équilibrer. Il représente ce que nous avons décidé de réprimer, à défaut de pouvoir le gérer. Au sous-sol, on fait ce que l’on désire, bien à l’abri du regard des autres. Il est notre jardin secret.

La cuisine, quant à elle, représente le cœur de notre maison, le lieu familial par excellence. Elle représente l’aspect nourricier et maternel. C’est un lieu de chaleur et de réconfort, le lieu le plus animé de la maison. Comment est votre cuisine? Grande et rangée ou petite et encombrée? Avez-vous l’impression de devoir la rénover?

Le salon est le lieu de rencontres par excellence, celui où l’on se dévoile aux autres sans entraves. La liberté et la création y sont de mise. Avec ses bibelots, ses photos de famille, ses meubles choisis avec soin, le salon démontre souvent le désir des gens de rester ensemble longtemps dans cette maison. Plus le salon est chaleureux, plus son énergie d’hospitalité et de respect de l’un envers l’autre est grande et équilibrée.

La fonction de la salle de bain a grandement évolué au fil des ans. En quelques décennies, elle a passé d’un lieu sacré et avant tout fonctionnel à une pièce qu’on aime faire découvrir à nos invités. Elle représente la libération de ce qui ne nous sert le plus, l’accueil de la nouveauté et de la création. À quoi ressemble votre salle de bain?

Et qu’en est-il de notre chambre à coucher, pièce qui représente notre facette intime? Contrairement au sous-sol et à la salle de bain, qui ont évolué au fil des ans, la chambre demeure encore aujourd’hui un lieu secret, personnel et réconfortant. Notre lit nous offre la protection et la sécurité dont nous avons besoin. C’est l’endroit où nous sommes libres d’être nous-mêmes, où personne ne nous juge, où nous vivons nos sentiments les plus intimes. C’est l’endroit où nous partageons notre vie avec les êtres qui nous sont chers. Votre chambre à coucher vous représente-t-elle? Est-elle vide, en désordre, rangée, à votre image?

Prendre conscience de ces aspects vous donnera sûrement le goût d’apporter des changements dans votre maison. Le printemps est synonyme de nouveauté, de projets et de renaissance. Vous ne verrez plus jamais votre maison de la même façon. Bonne découverte!