Le stress et les émotions

Le stress et les émotions sont des états bien réels et souvent nécessaires et bénéfiques lorsqu’ils sont bien gérés. Je répète, lorsqu’ils sont bien gérés! Ils nous poussent à s’améliorer et à trouver des solutions à nos problèmes. Malheureusement, le stress et les émotions sont souvent gérés de façon inadéquate.

Le rythme de vie accéléré que l’on s’impose pour différentes raisons nous maintient dans un état de stress ou émotif trop constant ou parfois trop aigu. Dans une situation récurrente de stress continu, le système nerveux devient très sollicité et surstimulé, ce qui demande beaucoup d’énergie au corps parce qu’il est toujours en mode de survie et aux aguets. En phase de stress ou suite à un choc émotif, le cerveau capte un signal de danger, ce qui se fait souvent à l’insu de la personne et de façon inconsciente, et il déclenche une réaction appropriée de fuite ou d’attaque.

Ces réactions engendrent souvent des situations difficiles à gérer, car derrière ces émotions se cachent souvent des mémoires de traumatismes ou de blessures vécues dans l’enfance ou dans les générations antérieures qui ont été réactivées par un événement extérieur perçu inconsciemment comme étant menaçant et dangereux. L’impact de ce stress ou de ces émotions est lourd pour le corps. Le cerveau mobilise beaucoup d’énergie pour combattre ce soi-disant danger. La circulation sanguine augmente dans les membres inférieurs et supérieurs et dans la région du cerveau responsable de la motricité pour parer efficacement au danger perçu et ressenti. Les organes vitaux, la concentration, ainsi que les facultés intellectuelles passent en second ordre et sont ralentis. Le système immunitaire est affaibli, ce qui rend le terrain favorable aux infections, aux douleurs et à la MAL À DIT.

De plus, les glandes surrénales fonctionnent en excès pour faciliter l’adaptation au stress, mais comme celui-ci est constant, elles s’épuisent et remplissent moins efficacement leurs fonctions et là s’installe un cercle vicieux, car la personne a de plus en plus de difficultés à gérer son stress ou ses émotions. Dans ces conditions difficiles, l’organisme s’affaiblit et cela fragilise les différents systèmes du corps par des blocages d’énergie cristallisée qui se sont installés dans le corps physique. C’est à ce moment qu’apparaissent différents troubles et malaises tel que douleur lombaire et cervicale, épicondylite, mal de tête, troubles émotifs, anxiété, insomnie, troubles digestifs, etc.

Les défis de la vie demandent beaucoup d’énergie et de courage, souvent un petit changement sur nos habitudes de vie autant au niveau physique qu’au niveau de nos agissements peut avoir un grand effet positif sur notre état et sur celui de nos proches. Nous sommes tous humains avec nos forces et nos vulnérabilités et non des machines, c’est pourquoi il est très important de prendre soin de soi à tous les niveaux et surtout de notre meilleur ami, notre corps!

Les huiles essentielles et les émotions

Les huiles essentielles ne sont pas que du parfum ou un arôme, ce sont des substances végétales qui contiennent des molécules biochimiques à la fois très actives et très odorantes. Paracelse, médecin chirurgien et alchimiste influent du 15e siècle, disait que l’huile essentielle était l’âme de la plante. Il mentionnait aussi qu’elles sont de véritables quintessences. Ces essences sont le cinquième élément issu d’un processus d’extraction de distillation et il a fallu avoir les éléments terre, eau, air et feu afin de créer cette huile essentielle, cette quintessence.

Les huiles essentielles sont des molécules chargées d’énergie de vie. Lorsqu’elles sont utilisées de la bonne façon, elles ont le pouvoir de guérison, le pouvoir de relaxer, de tonifier, de purifier, de désinfecter, mais aussi de soigner plusieurs infections, affections. Ces huiles qui sont gorgées de molécule aromatique odorante, lorsqu’elles sont respirées, elles ont aussi des pouvoirs thérapeutiques qui agissent à d’autres niveaux. Le sens de l’odorat est largement sous-estimé. Sans odeur, on ne pourrait pas distinguer le goût d’une pomme de celle d’un oignon. L’odorat, c’est 80 % de votre capacité à détecter une saveur.

L’odorat est directement lié à l’émotion. Lorsque vous inspirez un arôme, les molécules stimulent les récepteurs du nez, qui déclenchent des signaux électriques au système limbique et l’hypothalamus. Ce sont les parties anciennes du cerveau qui activent, contrôlent et intègrent une portion du système nerveux, le système endocrinien, et les nombreuses fonctions du corps, y compris la fréquence cardiaque, la respiration, la température, les niveaux de sucre dans le sang, le réveil, le sommeil, et l’excitation sexuelle. Ils sont aussi le siège de vos émotions les plus élémentaires telles que le plaisir, la colère, la tristesse et la peur.

Les huiles de par leur odeur peuvent harmoniser nos humeurs. Nous avons en chacun de nous notre « quantités d’odeurs émotionnelles » en relation avec notre histoire et notre culture. Elles nous accompagnent à chaque instant de notre vie. Il suffit de les trouver, elles sont une clef de notre harmonie.

UNE APPROCHE THÉRAPEUTIQUE DIFFÉRENTE

Connaître ses émotions pour mieux les gérer. Tout le monde éprouve des émotions. Toutefois, le degré d’émotivité varie d’un individu à l’autre.

Un trop-plein d’émotions négatives doit nous alerter, car nous pouvons développer certaines pathologies liées à ces émotions : fatigue, stress, angoisses, insomnies, manque d’appétit, envie de ne rien faire, dépression, ulcères… Être conscient de nos émotions négatives savoir les reconnaître, c’est une partie de la solution.

LES ÉMOTIONSHUILES ESSENTIELLES  
Agité – nerveuxAngélique archangélique (racine) avec, ou lavande vraie
Ambiance de joie et de détenteLitsée citronnée
AngoissesLavande vraie avec, ou orange feuille (petit grain)
Apaiser chocs, peurs et dépressionsCamomille noble avec, ou angélique archangélique (racine)
Apaiser culpabilitéPalmarosa avec, ou rose de Damas
Apaiser nervosité, régule rythme cardiaqueLavande vraie
ApathieBasilic exotique avec, ou épinette noire, cannelle Ceylan éc.
AphrodisiaquesCannelle Ceylan écorce (attention- irritant) avec, ou ylang-ylang
Atmosphère (manque)Cannelle Ceylan écorce (attention- irritant) avec orange zeste
Augmenter capacité de guérison des mainsHysope couchée
AnxiétéCamomille noble avec, ou lavande vraie
Bavardage mentalRavintsara avec, ou Basilic exotique
Canaliser ses idéesCyprès toujours vert
ChagrinMarjolaine à coquilles avec, ou nard de l’Himalaya
Choc émotionnelCamomille noble avec, ou nard de l’Himalaya
Choc nerveuxCamomille noble avec, ou Lavande vraie
ColèreCamomille noble avec, ou romarin verbénone
Communication (développer)Bois de santal
Contrôlent mal leurs émotionsSauge officinale avec, ou Laurier noble
Crée une ambiance de joie et de détenteLitsée citronnée avec, ou Cannelle Ceylan écorce (irritant)
CulpabilitéPalmarosa
Déstabilisé (se sentir souvent)Patchouli
Désir sexuel (manque)Bois de santal avec, ou Cannelle Cylan écore (attention- irritant)
Désir sexuel (obsession réduite)Marjolaine à coquille, Myrrhe, Sauge officinale
DeuilRose de Damasse avec, et pruche, ylang-ylang
DépressionNéroli
IndécisAngélique archangélique racine avec, ou laurier noble
HystérieLavande vraie avec, ou Camomille noble
impatience, irritabilitéCamomille noble avec, ou encens, lavande vraie
Intuition (développe)Basilic exotique
Manque de confiance en soiLaurier noble
Manque d’objectifCèdre de l’Atlas
Manquent de détachement, de reculNard de l’Himalaya avec, ou rose de Damasse, pruche
Nerveux, agitésAngélique archangélique avec lavande vraie, ravintsare
PeurNéroli avec, ou angélique archangélique racine
Peur de parler en publicLaurier noble
SéparationAngélique archangélique racine avec, ou géranium bourbon
SolitudeCèdre de l’Atlas avec, ou géranium bourbon
Spirituelles (réaliser)Encens
Stress permanentYlang-ylang avec basilic exotique et camomille noble
SurexcitationAngélique archangélique racine avec, ou marjolaine à coquilles
TristesseYlang-ylang avec, ou bois de santal
Trac – timiditéRavintsare avec, ou ylang-ylang
Trouble de la concentrationRavintsare avec, ou Romarin officinal verbénone
Mélanger le ou les huiles essentielles dans 4/5 d’huile végétale (au choix) – En mettre sur les mains et le respirer.

Références :

Philippe Mailhebiau, La nouvelle aromathérapie, édition jakin, 1994

Michel Turbide ; Aromathérapie : applications thérapeutiques, les huiles essentielles du Québec et du monde ; édition santé-arôme, 2010

Michel Turbide ; l’Aromathérapie selon votre caractère ; édition santé-arôme ; 2011

L’aromathérapie énergétique, Guérir avec l’âme des plantes; Lydia Bosson & Guénolée Dietz; édition Amyris; 2004

MISE EN GARDE

La présentation de ces informations dans ce cahier n’est pas basée sur des recherches scientifiques. Ces informations découlent de référence d’auteurs. Les huiles essentielles ne sont ni une drogue ni une substance psychotrope.

Développer la conscience du corps que l’on est

Dans nos sociétés modernes, nous baignons dans une culture où l’image a pris le dessus sur tout. Notre regard est tourné davantage vers l’extérieur des choses et de nous-mêmes.

Nous sommes tous piégés par le jeu des apparences, par le « look » qui accordent une si grande importance au « corps-objet » qui est dressé au détriment de l’intelligence du « corps sensible », du CORPS QUE L’ON EST. Peut-être parce que ce dernier est la face cachée de notre réalité, comme celle de la lune qui tourne le dos à la terre. C’est vrai que les yeux sont fortement impliqués dans le développement moteur; placés sur le devant du corps, ils sont constamment sollicités. Nous avons appris (pour les voyants) à nous fier à eux. Ils prennent le dessus sur les autres sens et plus particulièrement sur ce sixième sens qui est la proprioception : ce sens qui renseigne notre cerveau sur la position de chaque partie du corps dans l’espace.

C’est ainsi que – sans nous en rendre compte, nous nous sommes éloignés de notre ressenti et de notre sensibilité musculaire. La bonne nouvelle, c’est que, quels que soit, notre âge et notre condition physique, nous avons le pouvoir de rétablir le contact avec cette face cachée de notre corps qui se trouve en dessous de notre peau. Il suffit d’inviter notre regard et tous les autres sens à se tourner vers l’intérieur : à toucher, ressentir, écouter et à vivre autrement notre corps.

Cela est possible grâce à des mouvements lents, faciles à exécuter et qui respectent les capacités et le rythme de chaque personne. Il s’agit d’un voyage corporel qui invite à l’exploration et à la découverte de la manière dont le corps s’est organisé autour de nos secrets émotionnels.

Les participants réalisent, entre autres que toutes les émotions refoulées depuis le jour de notre naissance, ont laissé des traces sous formes de tensions dans certaines parties de notre corps. Prisonnier de ces tensions, les émotions ont contribué à le déformer, à l’éloigner de son axe. L’énergie vitale circulant moins bien, c’est ainsi que certains maux physiques tels la migraine, les maux de dos, de la nuque, les problèmes de digestion, l’insomnie et bien d’autres encore se sont manifestés.

Très souvent, pour y remédier, on aura recours aux médicaments de toutes sortes et pour retrouver la forme, on soumettra notre pauvre corps à des exercices mécaniques pour en muscler certaines parties.

Ainsi, la circulation sanguine et le système cardiovasculaire seront stimulés au détriment des muscles profonds du corps. S’acharner sur les muscles superficiels raccourcit les muscles qui se trouvent derrière, dans notre dos, ceux de la chaîne musculaire postérieure* (CMP).

La Gymnastique Émotionnelle permet, entre autres, de découvrir cette force extraordinaire située à l’arrière de notre corps. Si les muscles de cette chaîne sont raccourcis, trop hypertoniques, certaines déformations dans le corps s’imposeront : la bosse de bison, le double menton, les épaules enroulées vers l’avant, le ventre flasque, la culotte de cheval, les jambes en X ou en parenthèse, les pieds qui se déforment pour ne nommer que ceux-là. Je suis pour le sport, l’exercice en général, mais je pense qu’il est préférable de s’y adonner sans se faire violence, sans pousser le corps au maximum pensant que si ça fait mal, c’est bon signe, car nous obtiendrons de bons résultats.

Je vous propose immédiatement un petit exercice qui vous permettra de réaliser comment vous habiter votre corps :

  • Mettez-vous à plat dos sur un tapis ou sur une couverture.
  • Fléchissez vos jambes, placez vos pieds à la largeur des os de vos fesses, les ischions.

Portez maintenant votre attention sur vos pieds. Pouvez-vous sentir vos orteils, vos plantes de pieds et vos talons? Comment sont-ils? Crispés? Détendus? Peut-être qu’il y a un pied davantage en contact avec le sol. Ne changez rien. Vous explorez seulement.

  • Soulevez les orteils de votre pied droit et écartez les orteils.
  • Essayez de déposer un orteil après l’autre sur le sol sans forcer. Il est possible que ce soit difficile et que vous déposiez tous vos orteils. Vous faites seulement ce que vous pouvez et un jour – lorsque la souplesse dans les muscles de votre chaîne musculaire postérieure s’exprimera, vous y arriverez aisément.
  • Faites quelques fois ce travail du côté droit (trois à quatre fois).
  • Avant d’entreprendre le pied gauche, prenez le temps de ressentir les sensations qui s’expriment dans votre pied droit.

Vous pouvez aussi allonger vos jambes afin de vérifier si ce petit mouvement a agi sur d’autres parties de votre corps.

  • Ensuite, faites vivre l’exercice à l’autre pied. Comparez – sans jugement – si un côté de votre corps a plus de souplesse que l’autre.

Avez-vous eu de la difficulté à vous connecter à vos pieds? Ils sont si éloignés du cerveau et nous avons tendance à les négliger, voire même à les violenter. Nos pieds sont pourtant nos racines. Ils ont intérêt à bien se poser sur le sol, afin d’apporter un maximum de confiance à l’ensemble de notre corps.

Ces exercices sont une invitation à mieux se connaître et à libérer le corps des crispations inutiles et des mémoires émotionnelles encombrantes.

Ainsi, non seulement votre corps retrouvera-t-il aisément l’harmonie des formes mais encore, il vous communiquera un sentiment de plénitude de se sentir – pour la première fois peut-être – aimé et respecté. Il vous le rendra en vitalité dans tous les domaines de votre vie.

Le sommeil au secours du TDAH

Tout récemment au Québec, un groupe de 48 pédiatres et chercheurs ont osé se lever pour décrier la surmédication des enfants aux prises avec un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). En effet, selon La Presse, près de 14 % des jeunes Québécois de 10 à 12 ans consommeraient des médicaments psychostimulants, ce qui est nettement supérieur à la moyenne du reste du pays, laquelle serait d’environ 5 %. Auparavant, de nombreux spécialistes avaient dénoncé le nombre effarant de faux diagnostics en matière de TDAH. Comme le mentionnait le pédiatre Guy Falardeau sur les ondes de Radio-Canada : « Il y a des symptômes qu’on attribue au TDAH, mais il faut s’assurer que ce n’est pas dû à un autre trouble ». 

Or, la pression des systèmes scolaire et médical actuels, associée à une navrante déconnexion des facteurs de base de santé et à une baisse de tolérance face à la diversité comportementale, ont pu mener à des prescriptions précipitées, erronées, voire souvent inutiles. Conséquemment, certains enfants, qui n’étaient pas réellement aux prises avec un TDAH, ont été médicamentés sans raison, alors que d’autres, dont le trouble était bien réel, auraient peut-être pu s’en sortir sans médication ou n’avaient pas besoin d’une aussi forte dose.

La médecine conventionnelle a tellement misé sur les médicaments chimiques ces dernières années qu’elle en a oublié l’essentiel : le corps humain est avant tout gouverné par les facteurs naturels de santé. Il va sans dire que bien des facteurs naturels de santé de base sont malmenés ou délaissés de nos jours – sommeil insuffisant ou déficient, peu d’exposition au soleil ou à l’air pur, peu d’activité physi­que, mauvaise alimentation – au profit d’un monde cyberdépendant en constante croissance. Il est donc ironique qu’on en soit venu à considérer plus naturel d’opter spontanément pour une pilule plutôt que de chercher d’abord à mettre en œuvre les conditions gagnantes pour que le corps joue naturellement son rôle.

Heureusement, cette même méde­cine conventionnelle, dont l’approche demeure principalement basée sur la médication, s’ouvre progressivement à une médecine dite « intégrative », c’est à dire une médecine qui fasse le pont entre la médecine conventionnelle et les médecines naturelles pour le plus grand bénéfice des patients. C’est d’ailleurs ce que la naturopathie prône depuis toujours, puisque ces deux médecines, dont l’approche vise des objectifs différents, sont complémentaires, la médecine conventionnelle visant surtout à soulager des symptômes, la naturopathie servant plutôt à prévenir ou à soigner un mal ou une maladie à sa source.

Dans le cas du TDAH, la médication devrait être une option de dernier recours. Avant même d’y songer, il faut s’attarder au sommeil. En effet,­ si le TDAH peut engendrer des troubles de sommeil, un mauvais sommeil aura pour conséquence d’aggraver les symptômes du TDAH. Cercle vicieux duquel il faut se sortir en s’attaquant à la source du sommeil lui-même, en mettant tout en œuvre pour le consolider. Des études récentes ont démontré que le simple fait d’ajuster ses habitudes de sommeil et d’allonger ses nuits avait permis à plusieurs personnes aux prises avec un TDAH de contrôler leurs symptômes, de les voir s’atténuer de manière significative et, dans certains cas, de les voir complè­tement disparaître. Pour les person­nes souffrant déjà de problèmes d’insomnie découlant du TDAH, rien n’est perdu. Une rééducation du sommeil permettra à ces gens de retrouver un sommeil de qualité et, de ce fait, de mieux contrôler les symptômes du TDAH.

Avant d’envisager la médication, il vaut le coup de revenir à la base : aux facteurs naturels de santé, dont la qualité du sommeil est en tête de lice.

Combattre le manque d’ensoleillement et le blues hivernal avec la luminothérapie

En automne et en hiver, nous devons nous adapter à la diminution drastique des heures d’ensoleillement. Chez certaines personnes, cela peut causer des problèmes de sommeil, mais aussi engendrer un manque d’énergie et parfois la dépression saisonnière. Or, l’exposition à la lumière durant la journée est un facteur naturel de santé. Cette exposition et l’alternance quoti­dienne entre clarté et obscurité nous permettent de nous mettre en action et de réguler notre horloge biologique.

Le fait d’avoir le réflexe de se coucher plus tôt l’hiver est donc tout à fait normal, car en l’absence d’ensoleillement, la production de la mélatonine — hormone du sommeil — est maximisée. Cette hormone veut jouer son rôle comme il se doit : mettre notre corps en veille en l’absence de lumière, ce qui a pour effet de nous donner envie de nous coucher plus tôt et de dormir davantage, tout en rendant les réveils plus difficiles en l’absence du soleil matinal. Ce n’est pas pour rien que bien des animaux hibernent. Pourtant, les humains ont décrété que leur société de production devait être active en toutes saisons, et ce, au moins de 9 h à 17 h… Il peut donc être difficile de sortir du lit quand il fait encore noir ou de veiller quand il semble déjà faire nuit… Pour contrer ces effets et écouter leur corps, bien des gens se couchent naturellement plus tôt l’hiver, ce qui revient un peu à hiberner comme les autres animaux.

Mais que faire si notre corps n’arrive pas à bien s’adapter à ce changement? On estime qu’un Canadien sur cinq serait touché par une déprime et que 3 % d’entre eux souffriraient d’un trouble affectif saisonnier.

Dans ces cas, la science a reconnu l’avantage de recourir à la lumino­thérapie qui consiste à reproduire artificiellement la lumière du soleil pour s’y exposer quotidiennement en l’absence de celui-ci. Pour profiter des bienfaits d’un tel traitement, il faut une certaine assiduité, mais on doit aussi choisir une lampe d’une intensité de 10 000 lux avec filtres à ultraviolets protégeant des rayons UVA et UVB, que nous utiliserons environ 30 minutes par jour. L’utiliser le matin permet de démarrer plus facilement la journée en arrêtant la production de élatonine. Évidemment, il ne faut pas l’utiliser en soirée si on ne veut pas passer la nuit debout.

Plusieurs modèles de lampes de lumi­nothérapie sont portatifs; d’autres s’accrochent au mur et enfin, certaines lampes sont montées sur pied et sont inclinables. Nous préférons les modèles sur pied pour leur facilité d’utilisation et de réglage, que nous combinons avec un modèle miniature et portable pour les déplacements et les voyages. Tout dépend de votre mode de vie.

Il faut aussi considérer que la lumière des écrans d’ordinateur est du même type que celle des lampes de luminothérapie. Il est donc possible de la régler au maximum de son intensité pour se maintenir plus faci­lement en activité le jour, sans oublier toutefois de réduire l’intensité au minimum en fin de journée si on ne veut pas engendrer d’insomnie, le soir venu.

Certaines restrictions peuvent s’appliquer à la luminothérapie, notamment pour les personnes diabétiques, souffrant de maladies oculaires ou de bipolarité. Il faut aussi être prudent avec certains types de médicaments.

Bien que les lampes de luminothé­rapie se retrouvent dans la plupart des pharmacies, dans certaines boutiques spécialisées et dans les grandes surfaces, il peut être difficile de faire un choix. L’Institut SOMNA peut vous guider dans vos démar­­­ches pour trouver la lampe qui vous convient.

La technique Bowen, une thérapie douce et efficace

La technique Bowen est un traitement qui aide le corps à retrouver son équilibre, à combattre les douleurs et à stimuler les mécanismes naturels d’autorégulation. Grâce à des manipulations subtiles et extrê­mement précises sur les muscles, les nerfs et les tissus, la technique Bowen permet à l’organisme de prendre conscience de son état de stress et d’en renverser le processus. C’est une approche très puissante qui contribue au maintien d’une bonne santé, qui aide à l’alignement de la structure ostéo-squelettique et provoque une normation postu­rale. Tout en respectant la physiologie du corps humain, elle provoque en douceur, un véritable mieux-être, donne de l’énergie, améliore le sommeil, et équilibre les systèmes émotionnel et nerveux.

Une thérapie unique
Le traitement se fait manuellement, entièrement sur la peau ou sur des vêtements légers. Aucune huile n’est utilisée. En général, le client reçoit le traitement allongé sur une table à massage, mais le thérapeute peut s’adapter selon les besoins de la personne.

Une thérapie recommandée
Le Bowen soigne une panoplie de malaises musculo-squelettiques et physiologiques : Torticolis, épaule gelée, épicondylite, canal carpien, douleur au pouce, maux de dos, boiterie, coccyx, sciatique, genou, cheville, épine de Lenoir, brûlure au talon, hallux valgus, douleurs arthritiques, crampes, etc… Problèmes de mâchoires, migraine, fatigue, stress, surmenage, anxiété, insomnie, fibromyalgie, etc…

Pour ressentir les bienfaits du Bowen, une série de trois à six ou au plus, neuf traitements seront nécessaires, selon l’importance du malaise à traiter. Ceux-ci seront effectués, idéalement, à un intervalle d’une semaine.

Suggestions de lecture:
Sur le web, vous pouvez lire gratuitement
http://www.techniquebowen.com/PDF/
petitbowen_fr.pdf , par mon professeur, Louise Tremblay
Vous pouvez aussi visiter le site
http://www.ibowen.ca/fr/index.html

Votre sommeil est dans votre assiette

Ce que nous mangeons influence directement notre sommeil, et la qualité de notre sommeil influence en retour ce que nous mangeons. Bien que méconnus, les liens entre l’alimentation et le sommeil sont indissociables.

L’insomnie peut être causée par divers maux liés à l’alimentation, notamment le reflux gastro-œsophagien, les carences alimentaires et les déséquilibres hormonaux. On traite alors ces maux en priorité pour soulager l’insomnie. Parfois, le simple fait de revoir ses habitudes alimentaires permet d’enrayer l’insomnie. Par ailleurs, nos choix alimentaires peuvent aussi bien favoriser le sommeil que lui nuire.

D’une part, les troubles du sommeil peuvent occasionnellement résulter d’une carence en nutriments, entraînant alors un déséquilibre de la chimie du cerveau, puis une difficulté à s’endormir ou à demeurer endormi. Ils peuvent également découler de diètes trop faibles en calories, en glucides et en eau pure. D’autre part, la science a confirmé que le manque de sommeil pousse non seulement à manger davantage, mais à choisir des aliments riches en calories, en gras, en sucre et en sel (fast food et junk food). Ces choix peuvent donner lieu à la prise de poids, laquelle nuit au sommeil. On se retrouve alors dans un cercle vicieux.

Alors, quoi manger, en quelle quantité et à quel moment pour bien dormir? Rappelons-nous cette règle d’or : ne pas faire le plein une fois rendu à destination. Bien que nous fassions souvent le contraire, le souper devrait être le repas le plus léger de la journée, autant pour ce qui est de la quantité que de la digestibilité des aliments. À l’inverse, ne pas manger suffisamment le soir risque aussi de nous empêcher de bien dormir, la faim engendrant la sécrétion d’une hormone stimulante.

Il faut donc tout mettre en œuvre pour que notre menu enclenche la sécrétion des bonnes hormones au bon moment : les hormones stimulantes le jour et les hormones apaisantes le soir. On connaît bien l’effet négatif de certains aliments sur le sommeil, comme le café, le thé, les boissons gazeuses et les boissons stimulantes. Mais savons-nous que l’orange, par exemple, qui regorge de vitamine C, est un stimulant et peut nuire au sommeil si elle est consommée en soirée, contrairement à la clémentine qui peut le favoriser grâce au brome et à la vitamine B qu’elle contient? Que la menthe, même prise en tisane pour relaxer, peut également stimuler? À l’opposé, sait-on vraiment ce qui favorise le sommeil? Qu’une banane, conte­nant du tryptophane, du magnésium, du potassium, tout en étant facilement digestible, est une excellente collation le soir? Que, contrairement à bien d’autres épices stimulantes, la sauge en assaisonnement dans certains plats favorise le sommeil et la digestion? Que certains aliments, dont les cerises, contiennent de la mélatonine, l’hormone du sommeil?

Considérer la composition des aliments nous donne les clefs pour élaborer un menu nous permettant d’être stimulé et plein d’énergie le jour et apaisé pour mieux dormir le soir venu. Outre les suppléments et facilitateurs de sommeil connus (valériane, passiflore, camomille, tilleul, verveine, fleur d’oranger, etc.), on peut miser sur un agencement stratégique d’aliments toute la journée, en se rappelant que, pour s’endormir, il faut sécréter de la mélatonine, elle-même synthétisée par la sérotonine, cette dernière l’étant à partir du tryptophane.

Nous avons le pouvoir de bien faire fonctionner les mécanismes du sommeil en apportant au cerveau les éléments indispensables à la production des hormones apaisantes. On choisira donc des aliments permettant de maximiser l’apport en tryptophane, en magnésium, en calcium et en vitamine B6 en portant une attention particulière à l’équilibre protéines-glucides. On fera le plein de protéines le matin et le midi pour stimuler l’éveil et on prendra des repas plus glucidiques le soir pour favoriser le sommeil. Bon appétit… et bonne nuit!

Formation Se nourrir pour dormir, samedi 15 octobre 2016 en Outaouais­ Guide pratique Se nourrir pour dormir­ (Institut SOMNA, 2015)

Endormir l’insomnie

L’insomnie est l’inhabilité d’obtenir suffisamment de sommeil de qualité. Cela peut être la difficulté à s’endormir, de rester endormie, à se rendormir après s’être éveillé, mauvaise qualité de sommeil. Les statistiques démontrent que l’insomnie est un problème qui affecte des millions de personnes. C’est l’une des choses dont les gens se plaignent le plus chez le médecin. Ce dernier ne peut pas faire grand-chose, mis à part de prescrire un médicament lequel a des effets secondaires et empêche un sommeil profond et réparateur. De plus, cela ne peut être qu’une solution à court terme.

Les effets de l’insomnie sont importants. Manque de concentration, problèmes cognitifs, bien-être mental, émotionnel, physique. Certaines études démontrent que l’insomnie affecte la régénération des cellules du cerveau tout en augmentant les hormones de stress. Dormir n’est pas un luxe, mais est une nécessité.

Naturellement, il y a plusieurs causes à l’insomnie. Il y a les causes médicales, tel que l’apnée du sommeil, la douleur. Il y a les causes que nous connaissons tous : trop de café, d’alcool, mauvaises hygiène de sommeil, effet secondaire de certaine médication. Mais souvent la cause est l’anxiété, inquiétude, stress, peurs, culpabilité, deuil, colère. Selon mon expérience, l’anxiété est la source principale de l’insomnie. Les gens qui viennent me voir et disent : j’ai de la difficulté à dormir, j’ai trop de choses en tête. Je suis couché et les idées se bousculent. Une idée en amène un autre, le cerveau fait du temps supplémentaire.

Tout le monde connait les trucs habituels : ne pas manger avant de se coucher, diminuer la caféine, baisser la température de la pièce, se coucher à la même heure, de fermer tout ce qui est électronique, etc. La lumière a différentes fréquences et la lumière bleue, en particulier, a une fréquence qui empêche la création de la mélatonine. Lorsque l’on se réveille, le taux de mélatonine est bas. Au cours de la journée, la mélatonine s’élève graduellement et quand la lumière de fréquence bleue s’estompe, au coucher du soleil, la mélatonine augmente plus. Tout ce qui est électronique, TV, laptop, ordinateur, téléphones intelligents émettent beaucoup de lumière bleue. Si vous n’êtes pas capable de de vous passer de vos gadgets, il existe un filtre pour filtrer cette fréquence.

Comme mentionné plus tôt, l’anxiété est une des plus grande cause de l’insomnie. Cela devient un cycle vicieux. Plus il y a d’anxiété et de stress, moins la personne dort et moins la personne dort, plus elle devient stressé.

Voici une petite stratégie pour vous aider à mieux dormir. L’idée est de pratiquer cette méthode avant de dormir, pour vider l’esprit afin de s’endormir. En plus, c’est facile, seulement trois étapes

1. Inspirer sur le compte de quatre
2. Retenir la respiration sur le compte de sept
3. Expirer sur le compte de huit.

Lorsque nous expirons, nous mobilisons le système parasympathique, lequel nous relaxe. C’est pourquoi, on demande aux gens de respirer quand ils sont en panique. Lorsque vous faites cette technique pour quelques minutes, vous relaxez. En plus, vous occupez votre esprit à compter, donc pas le temps de penser.

Si vous voulez enrayer le problème à long terme, et ce, sans effet secondaire, l’hypnose est votre ami. Des chercheurs des universités de Zurich et de Fribourg qui ont étudié l’effet de l’hypnose sur l’insomnie, ont constaté une amélioration de 80 % du sommeil profond, la phase du sommeil la plus réparatrice. C’est en effet pendant cette période que l’activité du cerveau et du corps ralentit, ce qui permet de se reposer. L’hypnose est le chemin pour atteindre le sous-conscient ou réside la cause du problème. Grâce à l’hypnose, nous sommes capables de nettoyer les causes émotionnelles et les croyances qui sont les causes de l’insomnie et ainsi aider la personne à se déstresser et de dormir d’un bon sommeil profond et réparateur.