Retrouver la conscience du vrai

Ressentir à travers les parois de sa propre maison l’ensemble de la vie; ressentir la continuité avec la nature. Pas de coupure avec la vibration vivante de toutes choses.

Telle devrait être chaque maison. S’y retrouver tout en étant avec le Tout.

Être chez soi, c’est être dans une ambiance qui nous permet d’entrer en soi. La nature est encore comme elle l’a toujours été, l’élément premier qui prédispose à la méditation, au recueillement.

Connexion première avec l’univers. Les matériaux tirés d’elle gardent ce flux vivant, cette connexion inaltérée.

Puisque ce qui respire est vivant, le bois est le matériau à privilégier; de par sa constitution, il préserve inaltéré l’échange énergétique.

Le « rempli » juste à le regarder aussi imprégnant que le feu de bois. Le bois est chaleureux… le bois réjouit.

Tables de vitre, armoire en mélamine, placoplâtre, recouvrement en vinyle et ciment, de par leur froideur, ne « rempliront » jamais l’âme de chaleur.

De par sa « nature » l’âme recherchera toujours la chaleur qui est en affinité avec son essence de vie. Chaleur du bois, chaleur du soleil, chaleur du feu, chaleur des échanges du cœur. L’humain a fondamentalement besoin de ce qui est « chaleureux ».

Une maison chaleureuse reflète l’âme des gens qui l’habitent.

Murs et meubles en bois, boiseries, céramiques aux couleurs chaudes, vitraux nobles, chandelier suspendu, âtre, chaise berçante au coin du feu, tous inspirent la sérénité.

Une maison dont toute la valeur revient à sa vibration harmonieuse avec la nature… un contact dont l’humain ne peut se passer… un contact des plus précieux.

Tout comme la couleur rose calme, apaise, chaque couleur émet une vibration particulière.

Conscient que nous sommes de leurs influences sur nous-même et notre environnement, puissions-nous apprendre à les utiliser tant pour des guérisons que pour notre évolution.

La vie déploie une infinité de couleurs qui égayent et réjouissent le cœur. Des fruits aux fleurs, des oiseaux aux animaux, leurs chatoiements aux mille facettes agrémentent notre vie sur terre.

Des diamants sur l’eau aux aurores boréales, couronnée par l’arc-en-ciel, la vie s’évertue à nous faire profiter de tout ce qu’elle dispense. Une invitation à célébrer toute beauté par son utilisation.

Que chacun y puise l’inspiration pour lui-même, l’inspiration pour sa maison.

Le véritable temple commence en nous-mêmes et par « irradiation » s’élargit à notre environnement.

Que chaque demeure devienne le temple de chacun… Une célébration de la vie!

Ce qui m’inspire

La nature. Encore. Toujours.

C’est mon contact avec le temps qui passe, qui change de couleur avec les saisons.

Créer, c’est une façon de me sentir en vie. C’est prendre le temps de regarder, de ressentir. De te montrer ce que j’ai vu. C’est faire ce que j’ai à faire. Donner ce que j’ai reçu. Créer, c’est prendre mon temps. C’est aussi rêver d’un espace. Dans mon appartement de banlieue, je rêve d’un atelier près d’un ruisseau.

Créer, c’est pour arriver à partager ce silence heureux et tranquille que je ressens devant les couleurs d’automne, les mésanges qui traversent l’hiver avec nous, les étincelles de lumière sur la neige, les trilles blancs qui ouvrent au printemps, le bruissement du ruisseau bordé de fougères, la brume sur un lac un matin d’été.

C’est comme dans les moments importants de la vie C’est grand et c’est simple. Et les superlatifs semblent inutiles.

En ce moment, je préfère les couleurs aux mots, Je prends ce que j’ai sous la main. Il me faut trouver des façons de créer plus abordables, à ma portée, à la portée de tous,

Des bouts de planches, des restants de peinture, et ce que la nature m’offre selon la saison. Imprimer les couleurs des feuilles avant qu’elles tombent, graver les feuilles cuivrées sur le sol de novembre, attendre que la neige se dépose sur les branches de pin pour saisir le contraste… croire aux pousses du printemps et à sa lumière, et oublier encore les teintes de l’été trop vite passé.

Dessiner, imprimer, coller, assembler, sculpter. Des couleurs et des formes.

Chercher, expérimenter. Être à l’écoute, attentif et disponible à ce qui vient, se faire confiance pour voir. Pour voir ce que ça va donner.

Continuer, simplement, pour le plaisir de créer, de voir l’image se former. Pour voir si tu verras ce que j’ai vu.

Qu’est-ce que ça vaut?
Qui peut le dire?

C’est un chemin parmi tant d’autres, ni mieux ni pire.

Marielle

Inspiration du moment

« Hier… Aujourd’hui… Demain… »

Hier est un tremplin, un vent qui nous pousse vers aujourd’hui, et demain l’avenir nous attire sans cesse vers quelque chose de mieux, nous rapproche de Dieu.

Mais à bien y penser, ce rapprochement, ce contact précieux se vit toujours aujourd’hui. Car hier et demain n’existent pas, il n’y a qu’aujourd’hui, l’instant présent, le seul qui est important, qui est tout le temps.

Donc, nos expériences passées ne valent plus? Et nos projets n’ont plus d’importance? Au contraire, nos expériences passées nous ont faits tels que nous sommes aujourd’hui. Elles sont donc l’élan qui nous a conduit jusqu’ici. Et demain, nos projets, nos buts, nos idéaux, nous invitent à poursuivre le chemin vers demain, un peu plus haut, un peu plus loin, guidés par cette lueur qu’on appelle le meilleur.

Mais c’est aujourd’hui que tout se vit. Ainsi reconnaissant pour mes hier, je suis rempli d’espoir sans cesse renouvelé en l’avenir. Et aujourd’hui, je vis, j’aime et je suis pleinement un enfant de la vie, de cette vie radieuse qui me pousse et qui m’attire au-delà de moi, vers quelque chose de plus grand, vers ce que je suis vraiment.

Dans cette lumière, je peux dire comme tant d’autres : « Heureux de mes hier, je vis chaque jour comme si c’était le dernier et je fais des plans pour l’éternité… Car au-delà de la matière – espace – temps, l’éternel est toujours présent. »

Soyez heureux MAINTENANT.

Auteur inconnu

Quelle est la valeur que j’accorde à ma sensibilité?

C’est la question que je me suis posée, un certain après-midi, assise dans un café où il m’arrive fréquemment d’être inspirée, alors que je sentais le besoin de m’arrêter pour faire la paix avec ma sensibilité. Voici spontanément quelle en fut l’inspiration.

Ma sensibilité joue vraisemblablement un grand rôle dans ma vie, si ce n’est le plus important. C’est elle qui m’amène à me découvrir et qui me fait savoir quel chemin emprunter. Je me sens plus lucide quand je vis en complicité avec ma sensibilité. Je perçois ce que l’œil ne voit pas et je deviens plus compatissante, plus présente, puisqu’elle m’invite à développer une écoute plus grande, plus profonde. C’est cette fine intelligence cachée qui fait que mon cœur est touché., Elle détient la force d’aimer, de jouir, de ressentir. Sans elle, je n’ai plus de raison d’être, je n’ai plus de motivation, ni même la sensation de vivre. Je deviens rigide et sérieuse. Quand je l’embrasse, elle m’aide à être plus flexible, à avoir de l’ouverture sur la vie, sur l’inconnu. Elle me sert de radar et attire à moi ce qui me ressemble, ce qui me fait vibrer. Je comprends que, quand je suis coupée de son influence, mon âme d’artiste perd contact avec l’essence de la vie. Devant le changement, si je me laisse diriger par la peur et le doute, elle perd tous ses sens et ne peut plus être à mon service. Évidemment, elle n’est plus. Quand je lui permets de m’assister dans l’incertitude et la fébrilité occasionnées par l’inconnu, elle m’aide à franchir la barrière de la mort à ce qui est révolu pour m’ouvrir au nouveau. Elle fait fondre les résistances et se déploie comme un oiseau prenant son envol, de ses ailes libres et gracieuses. C’est d’ailleurs ma sensibilité qui me donne accès à ma liberté. Elle a une telle puissance quand je m’ouvre à elle, quand je la regarde avec mes yeux de l’intérieur qui ne jugent pas. Elle devient faible quand je diminue sa vertu unique et que je l’abandonne par manque de courage à me voir à travers elle. Elle est pourtant d’une telle finesse quand elle exprime ma sensualité, avec sa grâce et sa spontanéité naturelle. Sa douceur est un baume sur mon cœur et caresse celui de tous ceux qui se laissent toucher par elle. Cette conscience subtile porte l’intelligence de voir la beauté en toute chose et de trouver un sens à chaque expérience. Elle possède les plus grandes qualités qui existent. Elle porte l’amour et le distribue en abondance. Elle trouve le mot magique qui fait vibrer. Elle a la délicatesse d’envelopper de se ailes un être peiné, atterré et blessé et de le réconforter par sa présence discrète. Elle n’a pas crainte de montrer sa grandeur, sa fraîcheur et sa transparence, parce qu’elle reconnaît la pureté qu’elle dégage. Ce qu’elle laisse sur son passage, c’est le rayonnement d’un feu sacré, de mille rayons de soleil transmettant une chaleur aimante, des sourires à faire fondre les plus énormes glaciers du monde et une vitalité à faire tomber les murs de la rigidité érigés par une fausse sécurité emprisonnante. Elle est douée pour redresser les morts vivants, réveiller les passions endormies et faire sortir de l’ombre les rêves le plus nobles. Elle cache ses secrets dans un silence bien gardé pour mieux les raconter en partage, voire même en mélodie. Sa voix, colorée par sa fragilité, son émerveillement, son exaltation, sa rigueur ou encore par sa tonalité délicieusement divine, livre, avec une intensité remarquable, une sincérité certaine. Bienheureuse celle qui a le privilège d’être reconnue et appréciée à sa juste valeur. Ce moment d’introspection me permet de prendre conscience que cette précieuse alliée qui m’habite depuis toujours est ma source d’inspiration et de joie de vivre et encore aujourd’hui, je me refuse à lui accorder la juste place qui lui revient. À vrai dire, je l’ai plus souvent qu’autrement regardée comme une intruse qui ne devrait pas avoir raison sur moi, À bien y réfléchir, il me semble que j’échappe à la réelle vie, alors qu’elle danse dans toute sa mouvance autour de moi. Où donc étais-je ces quarante-deux dernières années? Probablement dans mes pensées à chercher une astuce pour garder intacte ma sensibilité.

Inévitablement, cette inspiration soudaine laisse sa trace dans ma conscience. Après un tel moment de vérité, comment voudrais-je me dissocier de cette richesse incommensurable qui vit en moi?

Je suis une artiste qui a remarquablement su nager à contre-courant et résister à sortir de l’ombre pour préserver ses talents cachés derrière l’angoisse de vivre. En publiant cet écrit, je me donne le défi de m’engager envers moi-même à faire le grand saut de dire un vrai oui à ma vie. Et tout comme il m’a fait voir ma vérité en le rédigeant, si ce texte devient inspirant pour quelqu’un d’autre à dire oui à la vie, alors ce sera une bénédiction multipliée.

Les découvertes de Louise

Bonjour à tous!

C’est encore tout imbibée d’émerveillement, suite à la découverte d’un lieu magique ici même dans la région que je prends plaisir à vous faire connaître cet emplacement.

Pour bien vous évoquer l’atmosphère… une impression de bout du monde, le sentiment de découvrir la pureté des premiers âges, car on y retrouve une colonie, un peuple, qui émerge de l’eau, rassemblé à cet endroit comme pour s’y purifier ou faire des incantations sacrées au coucher/lever de soleil. Cette réalisation est l’œuvre de John Félice Ceprano. Le soir de ma première visite, c’est sous un ciel balayé par les nuances du coucher de soleil qui passaient du rose/orange au violet, miroitant sur l’eau d’un bleu turquoise, que je vis la silhouette de ces personnages évanescents.

Un véritable coup de cœur qui ne s’effacera jamais de ma mémoire. Et pour couronner le tout, des effets sonores venaient se rajouter à ce paysage d’une majestueuse beauté! Des voiliers d’outardes me passaient au-dessus de la tête et cela en si grand nombre que j’entendais le vrombissement de l’air qui se déplaçait aux battements de leurs ailes. Elles allaient se poser sur l’eau pour y passer la nuit, alors que les canards volaient en traversant leur trajectoire. Un véritable sanctuaire! Quel magnifique spectacle!

À l’horizon se découpait le profil d’une civilisation illuminée, nous rappelant qu’il existe des îlots de sérénité à deux pas de nos jungles de béton. En plus de vous décrire mon impression du lieu, je jugeais important de connaître la source motivatrice qui a donné naissance à cet endroit, réalisé de toutes pièces par cet artiste/sculpteur. Nous nous sommes donc rencontrés sur les lieux mêmes. Son inspiration première fut de rendre hommage aux peuples autochtones ainsi que de faire une révérence à Mère Nature pour son abondance et sa générosité. Il m’a aussi expliqué la symbolique de cette mise en scène minérale qu’il aimerait un jour interpréter dans une œuvre cinématographique.

Il s’agit donc de trois jardins aquatiques zen. Le premier sur la gauche représente les peuples autochtones, celui du centre, la découverte des Amériques par Christophe Colomb et la période de colonisation et, en arrière-plan la réalisation de la civilisation nord-américaine.

Les pierres sont cueillies sur place, les assemblages sont fusionnés avec une colle époxy. On croirait facilement que le tout s’est formé naturellement avec le temps et l’érosion.

Ai-je piqué votre curiosité? Si oui, pour vous y rendre, vous n’avez qu’à prendre la Promenade des Outaouais Ouest, ensuite la sortie « Remmic Rapids ». Je me devais de vous faire connaître ce lieu de ressourcement. Nous sommes réellement privilégiés d’habiter une région qui nous offre en si grand nombre de tels endroits.

La magie de créer

La vie d’aujourd’hui est plutôt trépidante. Plusieurs d’entre nous devons payer les factures, nettoyer la maison, participer à des réunions, garder les enfants, respecter des échéances, faire un peu de jogging, préparer le souper, etc. « OUF! »

C’est trop facile de se laisser prendre dans le tourbillon des petites et grandes choses qui peuvent nous amener à oublier que nous avons tous un être créateur qui sommeille en nous. Le vôtre, est-ce qu’il dort d’un sommeil profond? À quand remonte la dernière fois où vous avez créé? Les jours, les mois et les années passent et vous avez peut-être oublié la douce sensation qui est de s’assoir puis de s’arrêter pour pratiquer un loisir créatif, juste pour le plaisir de créer.

Avez-vous remarqué qu’il y a quelque chose de magique qui se produit lorsque l’on crée? Nous perdons la notion du temps. C’est peut-être pour cette raison que l’on associe souvent le mot loisir créatif au mot « passe-temps », nous ne voyons plus le temps passer, ce qui est plutôt rare de nos jours, car de plus en plus chaque minute est comptée… Ce mois-ci, que diriez-vous de reprendre contact avec votre être créateur? Je vous mets au défi de passer du temps de qualité avec lui et de vous offrir une petite escapade en sa compagnie. Vous verrez comment cela peut être libérateur de se laisser aller au gré du temps. En panne d’inspiration? Normal. À quand remonte votre dernier rendez-vous avec lui?

Écouter de la musique et se laisser inspirer par celle-ci pour peindre. Osez peindre une peinture abstraite, laissez aller vos gestes, choisissez des couleurs qui vous font vibrer.

Je vous entends déjà dire, mais je n’ai aucun talent en dessin ou en peinture; ce n’est pas important, je ne crois pas que votre but est de devenir un grand artiste? Le but de l’exercice est de prendre plaisir à créer, faites taire votre sens critique, ne soyez pas trop dur envers vous-même! Vous êtes en panne d’idées, vous ne savez pas par où commencer, vous persistez à dire que vous n’avez pas de talent, mais vous avez quand même un intérêt pour les arts visuels? Et bien, saviez-vous qu’il existe des revues, des ateliers et des sites web qui débordent d’idées créatives à faire avec des estampes. Ce sont des projets créatifs qui ne demandent aucun talent en particulier. Vous pourriez vous joindre à un groupe de créateurs et vous initier à l’art de l’estampage. De plus, il y a plusieurs avantages à créer en groupe par exemple : la motivation et le partage d’idées.

Je vous laisse donc sur ces mots : « Si nous avons chacun un objet et que nous les échangeons, nous avons chacun un objet. Si nous avons chacun une idée et que nous les échangeons, nous avons chacun deux idées ». (proverbe chinois que j’ai sur mon babillard à la maison) Alors, sur ce, je vous souhaite de beaux moments en compagnie de votre être créateur!

Pourquoi écouter la musique?

Les cinq sens du corps humain peuvent fonctionner d’une façon autonome pour assurer notre survie. Notre cerveau nous permet de décupler leur efficacité lorsque nous les utilisons consciemment. Il y a un monde de différences entre les actions de voir et de regarder, d’entendre et d’écouter, de sentir et de toucher.

Nos yeux sont des capteurs de lumière qui nous permettent de reconnaître l’espace que nous occupons et de nous déplacer dans celui-ci. Nous pouvons avoir les yeux grand ouverts en pleine lumière et ne rien voir. Jusqu’au moment où notre cerveau donne à nos yeux l’ordre de regarder. Alors le phénomène de la focalisation se produit. Nous sélectionnons ce que nous voulons voir et nous concentrons notre esprit sur un objet précis. Cela nous permet de l’évaluer, d’en voir tous les détails, de le toucher, de le déplacer et dans certains cas d’être ému, s’Il s’agit d’une œuvre d’art, d’une fleur ou d’un paysage magnifique.

Comme pour la vue, le sens de l’ouïe est constamment en fonction. Il contribue lui aussi à l’identification du monde qui nous entoure. Au cours de notre développement, nous avons enregistré des stimuli sonores qui nous font réagir. La parole, les bruits et les sons constituent la matière véhiculée au cerveau par le sens de l’ouïe. Une grande partie de la gestion de ces données est effectuée d’une façon autonome, ce qui correspond à l’action d’entendre. Comme l’ouïe est le principal élément de notre système de communication avec l’extérieur, ce senseur auditif fabuleux sert à la gestion de l’identification des bruits, de la signification des sons et des communications verbales.

L’humain possède le privilège d’accéder à un niveau supérieur, c’est-à-dire celui de l’écoute. Cette capacité d’écoute est ce qui nous permet de pénétrer dans le signifiant des sens et d’engendrer un échange d’informations au niveau de notre cerveau. Entendre des gens qui parlent ne possède pas la même signification que d’écouter une conversation. Lorsque nous entendons un bruit quelconque pour la première fois, notre sens de l’ouïe transmet à notre cerveau toutes les informations pertinentes à ce bruit. Chaque fois que nous entendons ce bruit, notre cerveau n’emmagasine plus les informations relatives à ce dernier, ce qui fait que lorsque l’événement sonore se répète, nous en venons à ne plus l’entendre. Les personnes qui résident tout près des aéroports finissent par ignorer le bruit des avions.

Par contre, lorsque nous écoutons, il se produit un échange d’informations beaucoup pus complexes. En plus des données acoustiques du son lui-même, notre mémoire l’associe à d’autres sons, nous fait voir des images, ressentir des émotions et notre esprit sculpte une forme d’énergie qui nous remplit émotivement et cognitivement.

Lorsqu’un musicien compose une musique, il a dans sa tête cette forme d’énergie. Son travail consiste à reproduire avec des notes, des accords, des rythmes et parfois des mots, cette révélation reçue d’ailleurs. Il doit être pour se faire en état d’écoute. Après avoir travaillé plusieurs heures, le compositeur produit un objet immatériel, qui peut nous demander que trois minutes d’attention. N’oubliez pas que cet objet immatériel n’existera que si quelqu’un l’écoute. Souvent pour vivre, la musique a besoin d’interprètes, c’est-à-dire qu’en plus de l’énergie inhérente à l’inspiration, s’ajoute dans une pièce musicale l’énergie du compositeur, des interprètes et si nous prenons la peine de l’écouter, la nôtre.

Une pièce musicale est comme un chakra avec ses multiples pétales d’énergie. Imaginez ce chakra avec au centre une énergie blanche qui tourbillonne vers l’intérieur, c’est l’inspiration, autour des tourbillons multicolores du compositeur et des interprètes qui pivotent vers l’extérieur et nous font cadeau de cette énergie comme une fleur irradiante. Lorsque vous écoutez, vous acceptez ce cadeau et l’énergie de cette fleur de lumière pénètre en vous par votre cinquième chakra (chakra de la gorge) et se fusionne à votre énergie. C’et pour cela que parfois certaines pièces musicales nous bouleversent tant. L’intensité de ce que nous ressentons lorsque nous écoutons attentivement une pièce musicale est tellement grande que nous ne pouvons rien faire d’autre.

Gâtez-vous, prenez ici et là cinq minutes pour écouter la musique que vous entendez, vous la trouverez beaucoup plus belle. Si par hasard vous constatez qu’elle est vraiment ennuyante, cessez de polluer votre énergie avec cette musique qui ne vaut pas la peine d’être écoutée. En effet, si vous ne recevez pas d’énergie en écoutant de la musique, votre cinquième chakra en libérera pour compenser ce vide et vous risquez de perdre votre équilibre énergétique, source de votre bien-être et de votre bonheur.

De la nuit jaillit la lumière, du silence jaillit la musique.

Les livres de la vie

Ça sert à quoi, une vie? C’est une importante question! Une question à laquelle il vaut la peine de répondre! Une question qui nous hantera tous. Et ce, durant toutes nos vies! Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? Bien des experts s’affairent à nous donner toutes sortes de raisons sans pourtant nous satisfaire complètement… à ceux et celles d’entre nous qui sont encore catholiques, leur curé dira : le but de notre vie est de servir le Seigneur. Si par contre, c’est la chanson qui nous inspire, les poètes s’empresseront de nous dire : l’important, c’est la rose. Et à ceux et celles qui préfèrent leur vérité un peu plus exotique, divers gurus de tout emblée vont annoncer : le sens de la vie est de contempler le sens de la vie. À ceux qui ne croient qu’à la science, les spécialistes en laboratoire nous diront que notre histoire n’est au fond qu’une question d’évolution en nous affirmant que le but de notre existence est de reproduire la race humaine. Mais tout ça, ça ne nous donne pas satisfaction. Au risque de tourner en rond, on se repose la question avec un peu plus de précision : c’est bien beau tout ça, mais elle sert à quoi, ma vie? C’est la question que je me suis, moi aussi, posée. Maintes fois dans ma vie.

Mais ça sert à quoi, une vie? C’est la question que je me suis posé à la mort de mon père. Elle sert à quoi, ma vie? Et il m’a répondu, mon père! C’est vrai! Contrairement à ce que bien des gens peuvent vous avoir dit : la ligne n’était pas occupée! Mon père qui est au ciel, il m’a répondu! Vous aussi, vous pouvez l’essayer : sortez votre cellulaire imaginaire et composez avec moi : 1 800 JE-SUIS-1!, Allez-y, n’hésitez pas! C’est même un numéro sans frais. Demandez votre question : ça sert à quoi, ma vie?

Et c’est ainsi qu’est née l’idée de base de cette chronique. Vous avez certainement entendu parler de divers bouquins tous intitulés « Le livre de la vie ». Comme on sait par expérience, tous ces livres prétendent, eux aussi, nous révéler le sens de l’existence. Mais malgré le fait qu’ils soient tous bien impressionnants, tous ces livres importants, ce sont plutôt les divers livres de la vie que chacun de nous contient en lui qui importe le plus.

Cette chronique affirme et démontre le fait que chacun de nous, si humble soit-il, contient en lui (ou elle) un « Évangile ».

Au plaisir de vous lire!

Lettre à Jean

Selon la tradition, si on en croit les aïeuls, tu es mon fils. J’ai entendu un jour un dicton qui disait : « les enfants nous sont seulement prêtés ».  Aujourd’hui, je commence à comprendre pourquoi.

Tu as déjà, avant tes 5 ans, une petite personnalité qui se développe rapidement. Tu as tes propres conclusions et elles me plaisent davantage que les miennes. Tu me demandes couramment cette question redondante : « Pourquoi? ». Lorsque je veux répondre, je réalise que j’ai paré mon être de plusieurs conclusions extérieures afin de pouvoir pare-être meilleur. Puis, de cette prise de conscience, je peux laisser tomber un poids qui se trouvait sur mes épaules grâce à toi petit ange. Tu fais diluer tout dilemme sans que je n’aie eu à trouver de solution pour toi et tu résous avec simplicité en rendant universelle tout ce qui est emprisonné, fini ou défini.

Parfois tu me dis : « je suis comme toi Papa » ou « je fais comme toi Papa », c’est alors que mon ego est tellement heureux d’être un modèle pour toi. Ensuite, lorsque j’y pense et que je regarde profondément en moi, je vois combien tu es en fait naturellement toi, un miroir du meilleur de moi-même. C’est alors qu’à mon tour je désire te dire : « Regarde Jean, je suis comme toi, une bonne personne ».

Je désire que tu sois plus que moi, plus que con-plaît, au-delà d’être en-tier, être un tout qui fait partie intégrale du tout. Je remarque comme tu n’as pas encore été influencé par cette supposée bienséance civilisée qui semble vouloir s’attacher à ses rangs sociaux préétablis par un compte en banque bien garni et une position professionnelle de statut élevé. Tu ne veux en aucun cas acheter ta place, cependant, tu désires t’y introduire et laisser les autres s’asseoir à cette même table et y partager tout. Tu as déjà un esprit universel ou chacun est ami(e), peu importe la couleur de la peau ou la langue parlée. Pour toi Jean, je désire que tu trouves ton être en regardant à l’intérieur de ton âme et que tu bâtisses ta vie comme tu l’entends dans le respect et l’amour de tout.

Quand la confusion régnait dans mon esprit et dans mon cœur, par le passé, je demandais souvent à l’Univers, à Dieu, de placer sur mon chemin un grand maître ou une grande enseignante, quelqu’un afin que je puisse apprendre comment grandir et devenir meilleur que cette image dont les autres semblaient toujours vouloir me peindre et me repeindre. Je cherchais encore et toujours ailleurs que dans mon cœur. Lorsqu’un jour j’ai rencontré ta maman sur les plaines de l’amour, j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait. Ensuite, d’un partage d’amour, nous avons eu le privilège et le bonheur de te voir apparaître dans nos vies avec cette bonne vieille recette « fusionné d’amour ». Alors, je vis grandir ce petit être qui, plus grand que nature, est devenu un enseignement de la maîtrise universelle et un bel exemple d’amour. Dans certain cas, ce sont les parents qui parfois servent d’inspiration à leur enfant et dans d’autres cas, c’est l’inverse. Merci à toi, petit amour de Jean, d’être là pour partager ta vie avec la nôtre. Je t’aime énormément Jean.

Oser s’amuser!

« Le sens de la vie, c’est justement de s’amuser avec la vie. » – Milan Kundera

Comme plusieurs travailleurs autonomes, j’ai ressenti beaucoup de culpabilité à faire plus de place à l’amusement dans ma vie. Est-ce que j’ai assez travaillé aujourd’hui? Est-ce que je devrais solliciter plus de contrats? Voilà deux questions qui me perturbent quotidiennement depuis que j’ai quitté mon emploi régulier. Après quatre années de pratique intense, j’ai découvert qu’en faisant un petit pas par jour vers mon idéal professionnel, je pouvais avancer rapidement sans me priver de délicieux moments de plaisir dans ma journée.

Mais comment s’amuser? En interviewant de nombreuses personnalités féminines aux vies extraordinaires, j’en suis venue à la conclusion que fatalement, les plus grands plaisirs sont souvent les plus ordinaires. Que ce soit la lecture, prendre une marche dans la nature, écrire un journal ou aller au cinéma, on n’a pas besoin de la grosse vie pour s’amuser. Contrairement à bien des hommes qui cherchent davantage à améliorer constamment leur situation professionnelle, les femmes ont cette merveilleuse aptitude à accorder plus d’importance à leur vie personnelle. On découvre alors qu’en s’amusant dans leur vie personnelle, leur travail devient inévitablement moins ardu! Et surtout, ces femmes développent l’énergie et la force qui donne sens à leur vie.

Car dans toute démarche personnelle, il y a cette recherche constante de sens. À mon humble avis, la vie n’a d’autre sens que celui qu’on lui donne, que nous sommes l’artiste de notre propre vie, de notre réalité. Dès lors qu’on en vient à croire cela, on peut se donner le choix entre vivre une vie de souffrances et d’obstacles ou vivre une vie agréable remplie de plaisirs. Oui, oui, je sais, tout n’est pas rose, il y a les responsabilités, les obligations et les épreuves. Mais tout est dans l’importance qu’on leur accorde.

Chaque jour, je fais le choix de mener une vie riche en plaisirs. La meilleure façon d’y arriver pour moi a été de retrouver mon côté enfant et de développer mon aptitude à ressentir le moment présent.

Tout comme l’enfant, j’aime patauger dans ma baignoire, me plonger la tête sous l’eau en faisant des bulles. Ma salle de bain est en sorte devenue mon carré de sable. Et je dois l’avouer, mes jouets se sont transformés en petits pots-de-crème… Je ne les considère pas comme des outils m’aidant à conserver une éternelle jeunesse auprès des miens, mais bien comme des éléments pour me dorloter et exacerber mes sens grâce à leur odeur ou leur onctuosité rassurante.

Tout comme l’enfant, quand un ami me propose d’aller marcher dans le parc en plein mercredi après-midi, je dis oui tout naturellement, même si j’ai de la vaisselle ou du lavage à faire. Je n’hésite pas à me balancer dans la balançoire des grands pour refaire le monde avec lui. On oublie alors le jour et l’heure, en se concentrant sur le vertige que nous procure la hauteur. Je ne peux vous dire à quel point ces moments d’insouciance remplissent ma vie d’inspiration et de ce bonheur qui permet de soulever les montagnes.

Tout comme l’enfant, je ne me casse pas la tête à lire des livres qui m’ennuient. Je me plonge dans des romans qui me passionnent et me font vivre par procuration toutes sortes d’aventures. Avec un bon livre pour me distraire, comment puis-je me plaindre de la vie? Et quand mon amoureux se plaint de la lumière dans la chambre, je m’installe sous les couvertures, avec ma petite lampe de lecture, et je lis jusque tard dans la nuit… hi hi hi! Quoi? Il faut bien que la vie d’adulte ait ses avantages!

Tout comme l’enfant, je passe des heures à observer la nature et les animaux. Le héron qui veut dominer mon étang, la petite famille de canard qui semble faire de la nage synchronisée et mes deux chiens pour qui le temps n’existe pas. C’est dans ces moments de totale évasion que je redécouvre une façon positive de percevoir le monde.

Quand j’arrive comme l’enfant ou le héron, à me concentrer uniquement sur le présent, mes besoins deviennent pratiquement inexistants et mon temps lui, devient infini. C’est vraiment dans cet espace que je me divertis le plus, car tout est permis, sans aucune limite.

Et une fois que j’ai fini de jouer, eh bien, je remets mon chapeau d’adulte, je regarde ma montre et j’attaque ma liste de choses à faire. Et je me mets à la tâche avec le sourire, car je sais qu’il y aura toujours le moment présent pour m’amuser…