Oser être soi dans la récréation

Avec la grisaille d’automne qui s’installe confortablement, la dépression saisonnière est bien palpable : de plus en plus de maladies, de suicides, de meurtres, de souffrances. Qu’attendons-nous de plus pour nous réveiller et nous apercevoir que nous dévions complètement du bonheur?

Il faut briser la chaîne des malheurs que nous nous créons. Il faut revoir nos valeurs fondamentales et essentielles afin de pouvoir survivre à ce monde de démolition et de consommation extrême.

L’amour, l’estime de soi et le respect des autres. S’amuser, partager au lieu de détruire et tuer. L’idéal serait de revenir en arrière, en ces temps où la vie était plus calme, le stress n’existait pas, la terre était notre patronne, les enfants étaient élevés à la maison et on vivait avec ce que l’on avait et on était heureux!

C’est bien de rêver, mais c’est encore mieux de trouver des solutions. Jusqu’où irons-nous avant de nous réveiller?

On vit pour travailler, pour avoir plus, pour plaire aux autres, pour être à la hauteur vis-à-vis ses pairs, sa famille, mais il faut aussi profiter de la vie afin de se libérer du stress qui est le grand facteur de bien de maux.

Sommes-nous déjà allés trop loin? Comment faire pour revoir notre façon de vivre? S’arrêter et réfléchir à la course à la montre que nous répétons à tous les jours et que nous faisons souvent subir aux gens que nous aimons.

Se retrouver à l’intérieur de soi et se demander comment puis-je faire pour rendre quelqu’un heureux aujourd’hui? Comment puis-je aider dans ma communauté afin de rendre le système encore meilleur? Que puis-je faire pour aider les gens à retrouver le sourire? À rendre les enfants conscients qu’ils sont nos richesses de demain?

S’amuser simplement en marchant dans la nature, cuisiner, bricoler, danser, travailler dans le jardin, peindre des tableaux, travailler la terre, redevenir de bons modèles pour la relève.

Gardez le sourire, la vie est belle!

Trouver votre sentier sacré à l’intérieur de vous

Ce n’est pas une tâche facile de prendre le temps requis pour nous connaître pleinement. Aller au-delà du mental et rechercher sa propre vérité requiert du courage et de la force, mais la récolte est toujours fructueuse. Aller à l’intérieur de soi signifie faire face à son propre soi pour y découvrir de vieux souvenirs qui ont pu nous faire souffrir ou pour affronter la douleur que nous avons laissé dormir à l’intérieur de nous, par peur de la ressentir à nouveau. Le processus que nous entreprenons nous amène à avoir une meilleure vision, à visualiser encore mieux qui nous sommes et enfin à nous faire comprendre ce qui est arrivé, sans focaliser sur les résultats. Tous, nous voulons les résultats, sans avoir à prendre le temps qu’il faut pour que cela s’accomplisse, mais c’est par le processus que nous croissons et que nous intégrons l’expérience. À partir du moment où nous disons « oui » à la vie, nous disons « oui » à chacune des parties de notre être. Puisque le fait de vivre une vie magnifique prend son origine à l’intérieur de nous, le chemin de la liberté vient donc d’un passé qui nous a fait sourire, d’un passé qui nous comble, nous donnant un futur que l’on crée en prenant la responsabilité de tout ce qui nous arrive et en sachant que nous sommes responsables de ce qui nous attend, créant ainsi ce que nous voulons.

Nous sommes si nombreux à être perdus, ne sachant pas ce que nous devrions faire, ni ce que nous devrions être. Vous pouvez trouver toutes vos réponses à l’intérieur de vous, en acceptant où vous êtes et en vivant pleinement ce qui se présente. Que ce soit d’anciennes émotions ou sentiments, acceptez où vous êtes, ce que vous ressentez et entendez, écoutez attentivement ce que votre corps et votre âme essaient de vous communiquer, cela vous amènera sur votre sentier sacré, sentier qui vous est personnel.

Donnez-vous la permission de pleurer, de crier, de vous sentir frustré. Il est sain d’avoir ces sentiments, de traverser ces émotions et de les laisser s’échapper de vous. En les acceptant, nous pouvons les laisser aller, faisant ainsi place à de nouvelles expériences et à l’amour. Vous ne pouvez vraiment vous aimer que lorsque vous acceptez toutes les parties de vous-même, qui vous êtes, qui vous avez été et qui vous deviendrez. Prenez conscience que toutes les expériences, toutes les personnes que vous rencontrez dans votre vie sont un cadeau qui vous est offert à vous, personnellement. Toutes ces personnes sont des anges vous faisant cadeau d’une leçon qui vous fera croître. Ce que vous décidez de faire de ces expériences bâtit vos lendemains. Affronter vos peurs est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire, car nous sommes tous des êtres aussi importants les uns que les autres et tous, sans exception, nous possédons la vérité en nous. La lumière nous traverse tous lorsque nous nettoyons de plus en plus nos âmes et que l’intelligence suprême nous habite, nous donnant les réponses que nous recherchons tant.

Vous n’êtes pas votre personnalité, vous n’êtes pas votre ego. Nous sommes d’essence divine et nous possédons le pouvoir divin et la connaissance divine et ceux-ci attendent d’être éveillés pour être utilisés pour nous-mêmes et pour l’humanité. Nous devenons un avec la conscience divine lorsque nous laissons aller notre ego. La première étape vers l’intégration de notre vrai soi (qui est pur amour) est d’en devenir conscient. Et rappelez-vous qu’une fois l’intégration faite, vous n’avez plus jamais à refaire ce processus. Cette expérience n’a plus jamais à être répétée. La confiance et la foi croissent alors comme une fleur s’épanouissant à l’intérieur de vous. Nous pouvons finalement marcher consciemment sur notre sentier sacré, avec amour et connaissance, sur ce merveilleux plan terrestre, ensemble… unis.

Anxiété et contact avec soi

L’anxiété est un sujet de conversation très populaire depuis plusieurs années. Qui peut prétendre n’avoir jamais ressenti d’anxiété dans sa vie? Selon les données les plus récentes de Santé Canada, l’anxiété touche environ la moitié de la population.

Tout le monde peut éprouver de l’anxiété. Il est même normal d’en vivre un peu à l’occasion. Mais qu’est-ce que l’anxiété? L’anxiété est une émotion désagréable qui combine des symptômes physiques (tachycardie, palpitations, respiration difficile, sueurs, tremblements, étourdissements, mains moites, tensions musculaires) et des pensées anxieuses (inquiétudes, ruminations, obsessions, doutes, craintes). Elle constitue une réaction émotive que provoque l’appréhension d’évènements pénibles. Elle remplit une fonction très importante : reconnaître le danger et y réagir. Elle est universelle et adaptative, c’est-à-dire que tout le monde est anxieux à un moment ou à un autre.

L’anxiété est une émotion causée par une menace ressentie, qu’elle soit réelle ou non. Le simple fait de la percevoir est suffisant pour déclencher l’émotion. Puisque l’anxiété est, comme on l’a déjà dit, une émotion désagréable, nous déployons d’importants efforts pour en réduire l’intensité. Lorsque ces efforts portent fruit et font disparaître la perception de menace, l’anxiété diminue, et nous retrouvons un état d’équilibre.

Imaginez que vous deviez traverser un pont. Il n’y a aucun risque à emprunter la voie de droite en raison du garde-fou. Vous ne risquez pas de tomber à l’eau avec la voiture. Le garde-fou vous semble solide, et vous avez confiance. Vous ne présentez aucun signe d’anxiété et vous pouvez même traverser sans trop y penser.

Mais qu’arriverait-il si vous deviez traverser un pont n’ayant pas de garde-fou? Vous préféreriez peut-être emprunter un autre pont, mais il n’y en a pas d’autre. Alors, vous le traverseriez sans doute en restant le plus au centre possible. Ai-je besoin de décrire le degré d’anxiété que vous éprouveriez durant cette traversée? Plus le pont serait étroit, plus votre perception du danger serait critique et plus le degré d’anxiété serait élevé. Cette anxiété disparaîtrait une fois le pont traversé. Mais, il va falloir revenir! C’est donc dire qu’il va vous falloir traverser de nouveau ce même pont. Vous allez anticiper le retour. S’installera alors une anxiété d’anticipation.

Cette allégorie définit tout de même bien notre société. Dans la vie, comme sur ce pont, nous avons besoin de balises claires et solides qui marquent clairement le chemin à suivre. Ces balises nous permettent de mieux discriminer le bien du mal et, ainsi, savoir que nous sommes sur un chemin sécuritaire. Ce sentiment de sécurité est l’antithèse de l’anxiété.

Sans balises, il devient difficile de bien orienter nos actions. Conséquemment, nous avançons dans la vie sans trop nous poser de question. Cette façon de faire peut convenir à court terme, mais viendra le jour où un sentiment de vide nous habitera.

Il est souvent facile de nommer ce que nous ne souhaitons pas. Çà l’est moins lorsque vient le temps de nommer ce que nous souhaitons. De là l’importance de prendre du temps pour soi. Pas du temps pour exécuter des tâches, s’occuper des enfants ou autre. Juste du temps pour soi. Du temps qui sert à entrer à l’intérieur de soi, ne serait-ce que pour reprendre contact avec soi. Ainsi, le véritable soi pourra émerger, un peu comme si notre essence émergeait par le biais de nos habitudes.

En respectant notre véritable soi, nous mettons en place nos balises. Ainsi, nos choix de vie sont en phase avec nous-mêmes, ce qui nous indique que nous sommes sur la bonne voie, laissant de fait moins de place à l’anxiété.

Être l’artiste de sa vie

Prenons un moment pour examiner la situation suivante : nous avons créé tout ce qui existe actuellement dans notre vie, de même que tout ce qui a déjà existé. Notre demeure, nos relations, nos loisirs, notre emploi, notre travail… tout. Si nous n’étions pas nés, rien de ce qui constitue notre vie n’existerait. Et tout cela à partir de rien, de zéro. Incroyable, n’est-ce pas? Mais comment avons-nous fait pour créer notre existence? Cherchons ensemble à le comprendre afin de créer dorénavant notre vie avec une plus grande conscience.

Il y a dans l’air du temps de nombreux malentendus à propos de ce que l’on appelle les lois de la manifestation. Si c’était clair, tout le monde pourrait manifester une Ferrari dans sa vie, et les rues seraient bondées de voitures de luxe. La première chose à débrouiller est la provenance de notre désir de création. Autrement dit, notre égo est incapable de créer, car ses actions, mues par la peur, ne sont pas liées à la réalité. C’est pour cette raison que toute tentative de création de richesse, de luxe ou de célébrité ne fonctionne pas. Par contre, l’âme, cette partie divine de notre être, nous relie directement et instantanément à la source de l’acte créateur.

Nous, les humains, cherchons depuis la nuit des temps comment suivre le courant singulier de notre existence. En retournant à l’intérieur de soi, dans cet espace de tranquillité, de détente et de sensibilité, nous pouvons ressentir ce courant. Il y a véritablement, à l’intérieur de chacun de nous, un mouvement de vie qui a une direction précise. Nous pouvons lire le courant de la rivière de notre vie, comme ceux qui font du canot de rivière et qui lisent les rapides. Comme si la vie en soi cherchait à accomplir ce qu’elle a à accomplir et qu’on lui accordait toute notre collaboration. Vue sous cet angle, la vie n’est pas notre projet. C’est plutôt nous qui suivons un projet de la vie. En entrant en syntonie avec le potentiel de vie, nous devenons consciemment des cocréateurs de l’univers. En devenant ainsi partenaires du divin, nous pouvons commencer à croire que tout est possible. Mais, dans le concret, comment cela se passe-t-il?

Lorsque l’âme souhaite quelque chose, elle est immanquablement dans l’amour, dans la joie, dans la paix, dans la santé, dans la bienveillance, dans le partage, dans la beauté… dans toutes ces vibrations positives. L’âme ne désire pas de la même façon que l’égo : avant tout, elle souhaite toujours le bien de tout ce qui est vivant. Créer, c’est formuler un vœu précis à partir d’un cœur pur, puis laisser à Dieu ou à l’univers les détails de sa réalisation. Le lâcher-prise est alors nécessaire pour ce qui est du moment où notre désir se manifestera dans la réalité et de la manière dont il le fera. L’une des clés essentielles consiste à créer à partir du positif et non du manque, car les lois de l’univers sont objectives. Si l’on crée à partir du manque (je n’ai pas d’argent, de conjoint, de travail, etc.), c’est ce qu’elle va fidèlement nous livrer. Cela explique les « patterns » dans lesquels nous nous trouvons parfois emprisonnés. Une seconde clé est l’importance de maintenir le niveau vibratoire de notre création afin de permettre sa réalisation. Il s’agit non seulement de garder espoir, mais de ressentir que tout est déjà en train de s’accomplir dans l’invisible. C’est comme si on lançait un boomerang du haut d’un édifice : il importe de rester sur le toit pour l’attraper lorsqu’il reviendra vers nous.

À chaque instant, notre désir de créer à partir de l’amour plutôt qu’à partir de la peur détermine ce qui se manifestera dans notre vie. En devenant en parfaite harmonie avec la vie divine qui nous habite, nous trouvons notre plein pouvoir divin de créateurs. Et en cessant d’aller à contre-courant, en suivant plutôt le flot de la rivière de notre existence, nous découvrons que l’univers nous donne au fur et à mesure tout ce dont nous avons besoin. Notre vie est véritablement une œuvre d’art en constante création.