Créer l’abondance

« Il faut savoir cueillir l’abondance là où elle est : dans la beauté d’un coucher de soleil… ou celle d’une fleur… ou encore dans le sourire d’un enfant… »

  • Créer une atmosphère propice à l’intériorisation.
  • Conscientisez la présence, près de vous, de vos guides et de vos maîtres.
  • Entrez en contact avec votre respiration. Calmez votre corps physique, stabilisez-le. Pour ce faire, concentrez-vous sur votre respiration.
  • Pour mieux ressentir l’émanation d’abondance, visualisez que de grands rayons lumineux, tels des rayons de soleil, émanent de votre centre énergétique du cœur.
  • Vous êtes abondance… Vous êtes expansion… Maintenez votre concentration pour en venir à vous percevoir comme un grand soleil qui émane de puissants rayons de lumière.
  • Conscientisez que cette puissance fait fondre vos résistances et vos limites concernant l’abondance.
  • Maintenant, afin d’ancrer davantage dans le plan matériel cette prodigieuse émanation d’abondance, choisissez de vous manifester une vie en résonance avec ce que vous voulez vivre. Puis engagez-vous, face à vous-même, à la réaliser.
  • Répétez la phrase suivante : « Par le pouvoir de l’être de lumière que je suis, j’en appelle aux grandes forces universelles de se fusionner, à ma force de création, ici et maintenant, afin de créer, dans ma vie, toutes les formes d’abondance. ».
  • Maintenant, informez toutes les parties de votre être que vous choisissez d’orienter votre force de manifestation en répétant cette phrase : « Je m’engage, face à moi-même, à utiliser ma détermination, ma conscience, ma force de compassion et mon amour pour exprimer mon pouvoir sacré, car telle est ma volonté. ».
  • Remerciez-vous, remerciez vos guides, les maîtres et la source.

Pourquoi chercher un sens à la vie?

« Il faut chercher un sens à sa vie, en quête de sens, vide de sens ». On entend et lit si souvent ce discours, ces dernières années, qu’il est presque devenu un leitmotiv sous la plume d’écrivains, dans le discours des chefs religieux et profanes, et dans la bouche de ceux qui cherchent encore ce sens qui semble leur échapper! Ceci laisse supposer que la vie ne possède pas en elle-même son propre sens. Or ce sens, on le cherche, alors que par essence, il existe déjà en soi-même, le sens de la vie dans l’accomplissement de soi.

La vie en elle-même est une chance. Bien la vivre, c’est là tout son sens.

La vie a-t-elle un sens? Je réponds oui à cette question et il me paraît simple d’affirmer que, fondamentalement, tout ce qui existe a un sens. Cette vie, c’est avant tout en la vivant qu’on en découvre le sens. Pourquoi donc chercher un sens à la vie? Pourquoi, surtout, le chercher ailleurs qu’en la vie elle-même comme une course insensée d’un chien après sa queue? La vie est en elle-même pleine de sens : un enfant à aimer, un projet à réaliser, un travail à effectuer, une cause humanitaire à épouser, des capacités à développer, la croissance personnelle à accomplir, la présence à ce qui est, le bonheur individuel et collectif à bâtir… Que souhaiter de plus?

Je suis consciente de la distinction à faire entre le sens de « la » vie et celui que l’on cherche à donner à sa vie personnelle, celle qu’on vit au quotidien. Une fois cela admis, on me permettra de faire quand même un rapprochement entre le sens philosophique de la vie et celui, plus physique, de l’acte de vivre. Car j’ai la conviction qu’en découvrant le sens profond de la vie dans son essence, on découvre celui de l’existence individuelle.

Je ne confonds nullement le sens-signification de la vie et les fonctions du système nerveux qu’on appelle aussi « les sens ». Les comparer ne serait sans doute pas pertinent. Je propose seulement d’élargir un peu le concept, juste le temps d’y réfléchir et, peut-être, d’y puiser quelques clés. Qu’on y voit qu’un exercice qu’on peut à sa guise exercer.

La vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût représentent les cinq sens dont la Nature a doté l’homme et qui permettent la perception et l’analyse consciente des phénomènes extérieurs. De nos jours, les sens sont sollicités à l’extrême, ce qui fait de nous des êtres trop « physiques » emportés par le tourbillon des horaires serrés, de la vitesse, de la performance et de la concurrence. Malheureusement, il arrive que des journées sont si bien remplies par cette course folle qu’on peut ressembler davantage à des robots qu’à des individus capables d’intériorisation. Hélas, ne sommes-nous pas souvent de grands absents? Pourtant, en prenant le temps d’être, les cinq sens pourraient devenir des outils éducatifs pour enseigner l’éveil. Leur utilisation plus « spirituelle » et leur développement pourraient conduire chacun des sens physiques à trouver son équivalent intérieur. Comme exemple, les sens internes de la vue-contemplation, l’ouïe-compréhension, l’odorat-senti, le toucher-perception, le goût-appréciation.

L’exploitation de ces sens permettrait la conscientisation. Les gens agissent, la plupart du temps, dans ce que j’appelle le « faire sans être » qui revêt pourtant une importante dimension. Le fait d’être présent à ce qu’on fait pourrait spiritualiser les machines que l’on est en train de devenir. Cette conscience de ses actions représente le sens de la vie qu’on cherche à découvrir. C’est cela la spiritualité : un heureux mariage des cinq sens et de leurs équivalences intérieures.

Par contre, en faisant appel aux sens internes, cela peut devenir une activité d’intériorisation très intéressante : prendre le temps de voir-contempler la beauté…, utiliser son odorat pour humer tous les parfums d’une fleur, goûter-savourer…, écouter la musique, les sons, le vent…, sentir l’infini…, toucher le bois en sentant tout ce qu’il contient d’Histoire…

C’est l’état d’esprit qui peut transformer nos gestes en les rendant plus agréables et plein de sens! C’est l’état d’esprit qui transforme les actions. Apprendre à aimer ce que l’on fait et ce que l’on est. J’en conclus qu’en ignorant les sens physiques et leur reflet intérieur, on se condamne à une éternelle quête de sens. Pour profiter pleinement de ses sens, un certain degré de présence est requis, je dirais une qualité de présence, à soi, aux autres, aux évènements, et à tout ce qui existe autour de nous. L’abbé Pierre, bien connu pour ses œuvres envers les plus démunis de la société, écrivait dans son livre Mon Dieu pourquoi? que « Le sens de la vie, c’est d’apprendre à aimer ». Mais oui, un bel apprentissage que de soigner la qualité de notre présence à l’autre, ouvrant les yeux sur les mille besoins des gens que l’on côtoie dans son quotidien, entre autres ce besoin de chaque être humain d’être regardé, d’être aimé, d’être apprécié. Tant de gens se sentent laissés pour compte, ignorés dans une solitude dont ils ne peuvent se départir sans une main qui se tend vers eux, sans un regard compatissant et compréhensif, sans une petite attention délicate, une petite remarque positive… que sais-je encore, ces mille petits riens qui façonnent la vie à notre image et à notre ressemblance.

Aimer et être aimé, c’est plein de sens!

À la recherche de sens, vouloir inculquer le sens de la vie en dehors de la réalité humaine et d’un vécu sain et normal, ou en relation avec la vie après la mort, si il y a, ne serait-ce pas un non-sens?

J’étreins tout ce qui est vie. Nul n’est besoin de lui donner son sens. En elle-même le possède. C’est d’une richesse insoupçonnée!

La voix, un phénomène surtout affectif?

De tout temps, la voix accompagne les rituels des différentes cultures et régions du globe : chant grégorien, mantras, chants de guérison des chamans, yoga, prières, etc. Rien de surprenant… la voix est un phénomène si naturel! L’homme semble avoir su d’instinct qu’elle le relie à son âme et au divin. Mais qu’en est-il du fait que la voix soit un phénomène surtout affectif?

Imaginez une roche qu’on jette à l’eau. Vous voyez des cercles concentriques qui s’étalent jusqu’à disparaître.

Le son est une onde vibratoire qui résonne et s’amplifie selon des lois similaires. Son destin est de se propager dans l’espace et de s’épanouir. Avec un peu d’attention, on peut entendre si la voix se diffuse librement ou si elle reste étouffée.

Bien qu’elle soit une réalité volatile, intangible, notre voix n’est pas déconnectée de ce que nous sommes, de ce que nous portons en nous comme expériences de vie. Comment faire pour être à l’aise lorsque je lui parle? Pourquoi ma voix est-elle coincée dans ma gorge quand je chante plus fort? Comment faire pour aimer ma voix? Nos émotions, ce que nous ressentons dans notre corps – ou ce que nous ne ressentons pas – a un lien intime avec la nature et la qualité de notre voix.

La voix ouvre sur le monde de l’émotion et de la relation
Toute personne qui parle, ou chante, peut se retrouver confrontée à des questions semblables puisque parler ou chanter nous place dans un contexte où nous avons à nous « produire devant », à révéler quelque chose de nous. Ce faisant, toutes sortes de sensations et d’émotions se réveillent en présence de l’autre personne. La gêne, la pudeur peuvent représenter un frein important. N’est-il pas plus facile de chanter seul dans son bain? Et le corps se souvient, en deçà de la cons­cience, d’interdits ou de semonces du genre : « Baisse le ton! », « Cesse de crier! », « Pas si fort! » Dans ce contexte, le phénomène qui se produit est davantage d’ordre relationnel. La voix est « gardée » à l’intérieur, retenue, la semonce toujours vivante, inscrite dans le matériau corporel et dans l’inconscient.

Pour différentes raisons, il s’avère que le corps s’organise – avec le concours des muscles, tendons et compagnie – pour retenir le son, inhiber l’expression et, ultimement, enfermer l’individu dans une solitude parfois difficile à supporter et génératrice de maux divers.

Tout en étant un instrument musical et de communication qui peut se travailler, se peaufiner, la voix est fondamentallement relationnelle.

Et quelle aventure que d’explorer ses fondements, son assise (le souffle) et sa résonnance! Partir à la décou­verte de l’univers intérieur qui s’est construit en interaction avec l’environnement de l’enfance, c’est reprendre possession de soi, de ses moyens, de son héritage. Ce qui était enfoui dans l’oubli renaît, se met à vivre dans le cadre d’une relation. Pour certains, chanter délie la langue, met des mots dans la bouche pour la première fois, « débloque » le canal d’expression.

Au moyen du dialogue et du par­tage, les sensations et émotions s’intègrent comme points de repère. La détente que procure un souffle profondément ancré dans l’être est aussi émotionnelle que psychique. Une place se fait dans le corps et se répercute dans le rapport entretenu avec autrui et avec le monde. De plus, acquérir cette capacité d’intériorisation et d’expression mène sur le chemin de ce qu’est réellement l’intimité tant recherchée.

Se (re)construire consciemment : devenez un archéologue de l’esprit

J’aimerais vous inviter à faire cet hiver un voyage – non pas un voyage dans un pays chaud, mais plutôt un voyage énergétique dans votre profondeur intérieure, dans la partie submergée de l’iceberg de votre psyché. Oui, je sais, il fait bien moins chaud dans ce lieu, mais la pratique spirituelle que je vous propose pour votre cocooning cet hiver a la capa­cité de faire fondre cette glace figée dans la noirceur et de faire rayonner le soleil à l’intérieur de vous.

Cette pratique est celle de devenir un archéologue de l’esprit et d’entamer un processus d’excavation de vos structures identitaires. Qui sait quel trésor vous pourriez découvrir parmi les roches et la poussière du passé auxquelles vous vous êtes identifiés! Car, derrière votre manière d’être, de penser et d’interagir se trouve tout un univers de croyances à déloger et à faire remonter à la surface du soi.

Pourquoi accomplir un tel travail intérieur? Eh bien, pour vous cons­truire consciemment! Aussi longtemps que ces croyances restent bien enfouies, elles ont une incidence déterminante sur votre expérience­ de la réalité, des autres et de vous-mêmes. Entreprendre ce genre d’excavation, c’est prendre l’une des plus impor­tantes décisions de votre vie, c’est-à-dire prendre en main votre pouvoir de décider qui vous êtes et, au besoin, ériger une nouvelle fondation pour votre demeure intérieure, ce lieu dans et par lequel votre âme s’exprime par le biais de votre person­nalité et de vos valeurs.

Pour revenir à la métaphore du voyage, ne jamais prendre le temps de faire une intériorisation de ce genre est comme laisser un étranger préparer vos valises avant de partir en voyage, sans jamais vérifier le bien-fondé des choix qui ont été faits ni les conséquences potentielles de ces choix.

Comment faire un tel recensement des valeurs? Une chose très importante à réaliser est que certaines des valeurs dont nous avons hérité – de nos familles, de notre société – peuvent non seulement s’opposer les unes aux autres, mais être littéralement contradictoires, donc impossibles à respecter. Prenez quelques secondes pour penser à l’état dans lequel cela peut vous mettre intérieurement… Indice : un état de conflit intérieur qui peut, dans certains cas, être présent en permanence et qui s’exprimera dans vos gestes et votre relation à vous-mêmes et aux autres.

Pour démontrer le bien-fondé des croyances que vous allez vous-mêmes excaver, voici comment procéder. Pour chaque valeur que vous jugez importante, posez-vous les questions suivantes :
• Cette valeur m’appartient-elle vraiment ou fait-elle partie de l’héritage que j’ai reçu?
• Cette valeur offre-t-elle un soutien bénéfique à ma vie et aux objectifs que je me donne?
• Cette valeur est-elle en harmonie avec mes autres valeurs? Dans la négative, quel est le conflit?
• Cette valeur implique-t-elle, pour être honorée, une dépendance envers autrui?

Profitez de l’énergie de l’hiver, si propice à l’intériorisation, pour vous laisser guider dans ce processus d’excavation. Amusez-vous à être l’archéologue de votre esprit, celui qui interprète les découvertes et détermine leurs valeurs nécessaires à la reconstruction de votre être intérieur. Rendu au printemps, il sera temps de (re)construire l’architecture de vos relations et les rôles que vous y jouez à partir d’une nouvelle fondation. Pourquoi? Parce que les rôles ont été influencés par les valeurs qui vous gouvernaient. Et mainte­nant qu’elles ont été examinées, il y aura un petit (ou un grand) ménage du printemps à faire pour paver la voie à l’expression de votre nouvelle configuration.

Rituels du matin

J’aime l’aube qui précède l’aurore. Elle est le moment de la journée où apparaissent à l’horizon les premières lueurs du jour. J’adore l’aurore, le moment qui suit l’aube et précède immédiatement le lever du soleil, où l’horizon présente des lueurs brillantes et rosées.

Depuis de nombreuses années, mon corps se réveille très tôt; il se déroule, se rafraîchit, s’étire et respire par tous ses pores. Encore au lit, mon premier rituel du matin c’est de parler à Dieu, d’offrir ma journée et de demander que soient placées sur mon chemin des personnes significatives, celles qui contribueront à mon cheminement, à mon évolution et l’atteinte toujours plus grande de mon projet de vie : « Ce qui donne un sens à ma vie, c’est de toucher les gens par mon écriture et de les inspirer par ma parole ».

Vient alors mon deuxième rituel du matin, celui-là qui fait vibrer mon être. J’allume quelques bougies, j’écoute des chants grégoriens, autant des chœurs d’hommes que de femmes, et je prends place, un livre à caractère spirituel entre les mains. Je me permets ici de nommer celui qui me touche et m’émeut profondément: L’alchimie de la prière, de Terry Lynn Taylor. Parfois, je plonge dans Les quatre accords Toltèques, de Don Miguel Ruiz. O combien il existe de livres spirituels, inspirants et inspirés.

Mon âme a besoin d’être guidée sur le chemin de la découverte et ce rituel du matin pour moi, il représente un temps de ré-union avec moi-même et me permet de porter attention à mes sensations, mes émotions et mes pensées. Vais-je vous surprendre si je vous dis que je pleure, que des larmes chaudes coulent sur mes joues pendant mon rituel du matin?

Le chant grégorien est un genre musical qui appelle au calme, au recueillement et à la contemplation intérieure. Il apaise le tumulte mental, favorise la sérénité et permet d’élever l’âme vers le divin. C’est un moyen d’introspection et d’intériorisation.

Je veux aussi mentionner la musique d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), laquelle remue mon être entier et crée en moi l’harmonie. Se situant dans l’héritage du chant grégorien, il s’agit d’une musique récitative, méditative et apaisante. Hildegarde a composé plus de soixante-dix chants liturgiques.

Dès 1101, à l’âge de trois ans, elle eut ses premières visions; ainsi disait-elle « Dans la troisième année de mon âge j’ai vu une telle lumière que mon âme en a été ébranlée, mais à cause de mon enfance je n’ai rien pu en dire ».

Je ressens ses états de grâce au travers de sa musique et de ses chants envoûtants, lesquels sont empreints de sérénité et semblent appartenir à un autre espace-temps. Ils sont une louange à Dieu et un miroir des sphères célestes.

Pourquoi mon rituel du matin? Parce qu’il est une expérience forte et grandiose dans la continuité de ma vie et parce qu’il élève mon état vibratoire; la musique y contribuant largement.

J’aime parler de ce rituel; il me définit, il me représente et il m’annonce. Parfois, je dois m’y arracher de force pour continuer ma journée car pendant cette période contemplative, mon âme, reliée à l’infini, aspire à le rejoindre.

Oui, je le répète, ce rituel du matin représente un temps de réunion avec moi-même, un temps sacré pendant lequel mon âme sait ce qu’elle désire et ce qui est bon pour moi, et dans cette disposition intérieure, j’écoute mon cœur et je suis dans ma propre vérité. Véritable recueillement et renaissance au quotidien.

Et vous, avez-vous un rituel? Si oui, que représente-t-il pour vous?