La liberté

La vie, c’est la respirer en toute circonstance, en tout moment. Que la fleur qu’on te présente soit ouverte ou fermée, elle a son odeur, sa forme, son unicité. Il suffit de l’apprivoiser, de l’expérimenter pour ensuite la laisser partir et la laisser changer. Tu peux choisir d’être la tige ou le pot. Mais là tu la portes, tu en deviens responsable et tu perds ta propre force. Deviens simplement le jardin qui savoure toutes les différentes fleurs sans en posséder une. Dieu est notre jardin et nous sommes tous les semences pour devenir qui l’on veut et ce que l’on veut. Qui es-tu dans le jardin de la vie? As-tu semé la liberté de vivre et de goûter en acceptant ce qui se présente devant toi. On se faufile tous dans une danse de partage, sans jamais rester à la même place. C’est la confiance et la foi qui nourrissent la terre sous nos pieds et qui nous amènent là ou l’âme nous dirige. L’esprit veut simplement faire l’expérience de notre expression vers le chemin de la connaissance de notre divinité.

Oublie pour un instant ton corps physique. Que reste-t-il? Un grand soleil lumineux qui possède l’Intelligence Suprême. C’est dans cette sphère qu’on doit se baigner par l’intuition pour nous guider à chaque tournant. À ce moment-là, on n’a plus à prier Dieu, on le devient. Quand cette conscience s’intègre, l’expansion de notre être attire exactement les énergies qui forment un pont qu’on traverse, laissant derrière les barrières que l’humain crée. Ça c’est la liberté. Accepter d’être éclairé par les rayons de notre soleil intérieur et choisir, décider la joie qui a toujours été dans chacune de nos cellules.

Ce sanctuaire privé qu’on a tous ne connaît que la joie. Quand on s’y connecte, le reste est farfelu, insignifiant. On coule avec les évènements sachant qu’ils m’amènent au bout de mon être, là où l’on veut tous s’y rendre. J’y suis déjà à chaque fois que je suis consciente, que je prends part à la nature, aux cours d’eau, aux caresses du vent, à respirer la vie.

L’Intelligence existe en tout. C’est une toile qui tisse chaque mouvement. Cette Intelligence, si je la reconnais, elle me porte comme un nuage. Je reste alerte et je m’amuse dans l’illusion du quotidien, détachée, le cœur ouvert à vivre l’expérience présentée. Car chaque expérience, c’est moi qui l’ai créée. Je choisis par mes pensées. Donc, la grande question est « qu’est-ce que je veux au niveau de mon être et non pas de l’avoir? » Mais en premier, je choisis de m’aimer. L’amour, étant la fabrication de la vie, me donnera tout si mes choix sont dans l’amour.

La beauté attire la beauté. Devenir un enfant émerveillé m’entourera que de beauté. Choisir consciemment élimine les peurs.

J’ouvre grand le cœur laissant aller les résistances de l’humain, car ma divinité est le conducteur dans ma direction de vie. Je saute, j’y vais, je fonce, je ris, je crée, j’expérimente. Comme l’enfant qui joue dans un parc de jeux. Que je me sens libre quand je respire cette aventure en amour avec le tout. Je suis….qui je suis.

Voilà, laisse-toi aller, vas-y, sois libre et ouvert.

Les jeux divinatoires

Depuis la nuit des temps, les humains utilisent des objets et des rituels pour tenter de percer les mystères du passé, du présent, du futur, du monde invisible et de l’âme. Ce sont les jeux divinatoires, qui étaient auparavant réservés aux chamanes, devins et magiciens. Maintenant, il est commun de trouver sur la table des Québécois moyens un jeu de cartes divinatoires. Les boutiques ésotériques offrent de nos jours une panoplie toujours grandissante de ces jeux. Qui d’entre nous n’a pas encore eu la chance de se faire « tirer aux cartes » par une voyante ou, tout simplement, une amie? Cheminement a voulu explorer plus à fond ce monde en effervescence. (Mado Sauvé)

Les jeux divinatoires, que je préfère appeler des oracles, sont d’excellents outils pour la croissance personnelle de ceux qui s’ouvrent à leur mystère. Lors des ateliers que j’anime à ce sujet, les gens m’ont dévoilé leurs motivations pour apprendre à utiliser ces jeux. Ce sont des outils pour se connaître, faire des déblocages et des prises de conscience, développer l’intuition ou nous relier à notre Soi Supérieur. Ils aident à comprendre le présent par rapport au passé et au futur et mettent au clair ce que nous savons déjà. Ils facilitent la communication et nous aident à briser la glace socialement.

Ce sont parfois des instruments de méditation. Comme les ados s’y intéressent, les parents peuvent s’en servir pour améliorer leurs rapports avec eux. Ils facilitent la résolution de problèmes, la prise de décisions; ils donnent de la perspective et construisent un pont entre le conscient et l’inconscient. Ce sont de bons outils pour approfondir diverses voies : la kabbale, le zen, les mythologies (celte, etc.), la psychologie, la magie, les templiers, etc. Ce sont de bons outils professionnels et thérapeutiques pour ceux qui veulent faire carrière dans ce domaine.

Finalement, d’autre gens viennent par curiosité, par influence d’un proche, pour le plaisir ou par hasard. À la fin de ces soirées d’initiation aux jeux divinatoires, tous s’accordent pour dire que même si leur utilisation procure un vrai plaisir, ce sont aussi des outils initiatiques sérieux et qui commandent notre respect. Si on veut bénéficier de ces outils précieux, il est important d’être en accord avec une transformation, d’un vécu intensif et une conscience élargie.

Le choix de l’oracle est une étape importante. Il devrait y avoir une attirance indéniable entre la personne et l’outil. De nos jours, nous bénéficions d’un choix extraordinaire de jeux divinatoires. Chacun peut donc trouver quelque chose à son goût. Les jeux peuvent s’utiliser de diverses manières :

– approche intellectuelle

– approche intuitive

– transfert de connaissance d’un proche ou d’un ancêtre

– initiation en vivant avec l’oracle au quotidien

– association les approches entre elles

Il est important de choisir une méthode qui vous plaît et de répéter les mêmes écarts de divinations afin de les maîtriser. Au début, il est préférable de s’abstenir de consulter trop de livres et d’auteurs différents. Vous pourrez le faire avec moins de confusion plus tard, quand vous aurez acquis une bonne base de connaissances. Ce renouveau d’intérêt pour les arts divinatoires peut être lié au besoin que nous avons de nous retrouver. Ces outils se révèlent à nous comme des amis longtemps égarés. Leur apparition précède les civilisations égyptiennes. Ils ont survécu à l’épreuve du temps et c’est cette ancienneté qui incite notre respect. Je vous souhaite un cheminement valorisant avec l’outil de votre choix.

La contemplation, une façon de ralentir pour gagner du temps!

Dans un effort pour retrouver « mes esprits », j’ai redécouvert dernièrement la valeur incroyable et la richesse de créativité et de ressources auxquelles j’accède en consacrant 20 à 30 minutes de mon temps à la contemplation tous les jours.

La réalité telle qu’on la connaît cache une Réalité beaucoup plus vaste qui la sous-tend et à laquelle on accède seulement quand on prend le temps de s’arrêter et de prendre contact avec le courant intérieur. On peut alors cesser de se buter sur les mêmes obstacles pour découvrir des réalités et des solutions qui génèrent de réels changements. Einstein disait qu’on ne peut pas régler les problèmes à partir du même mode de pensée avec lequel on les a créés. Un vrai changement nécessite un changement de perspective, de conscience.

La contemplation me permet de m’élever au-delà du flot incessant des exigences, des défis et des préoccupations journalières, où je me perds à l’occasion, pour mieux voir la situation. Un peu comme si perdue en forêt, je montais dans un arbre pour observer d’en haut quels sont les meilleurs chemins à prendre pour atteindre la clairière.

Une occasion également de sortir du courant de la conscience sociale pour prendre contact avec un courant intérieur qui me connecte à la dimension créative d’Âme que je suis. J’y suis guidée vers des lectures, des personnes ressources, un geste d’amour à poser durant la journée, une façon différente d’aborder une situation où un lâcher prise libérateur. Je lisais dans The Art of Spiritual Dreaming (1999) « l’Âme… (page 199) ne peut travailler si vous paniquez. L’anxiété ferme les centres de créativité. Quand vous ne pouvez penser, tout ce que vous tentez de faire se transforme en une série d’erreurs. Si vous ralentissez, le principe spirituel peut commencer à s’exprimer à travers vous de façon à ce que vous puissiez trouver la solution au problème qui vous concerne ». (traduction libre)

Paradoxalement, c’est en ralentissant et en reprenant ma pratique de contemplation journalière que j’avance le plus dans la prise de conscience d’attitudes à changer, que j’arrive à voir derrière l’illusion, à « télécharger » (comme le dit Julia Cameron dans son livre The Artist’s Way, 1992) sous forme d’intuitions et d’inspirations, la guidance inspirée des mondes intérieurs pour m’en servir dans mon quotidien.  Dans cet espace calme et détaché, je découvre des façons de prendre soin de moi, d’améliorer mon existence et celle des autres.

La contemplation est un exercice simple et puissant qui est pratiqué dans plusieurs cultures et qui consiste à se retirer des activités du quotidien pour s’accorder un temps de solitude et de réflexion. « Nous sommes si agressés par le bruit que nous ne maîtrisons plus l’art de la contemplation. Notre âme subit les conséquences de la diminution de notre capacité d’attention… contemplare, dérive de… templum…, soit « temple », et signifie « observer avec attention ». (Gelb, 1999)

Voici comment je la pratique :

  1. Je prends l’habitude à tous les jours de m’asseoir à heure régulière (matin ou soir) dans un endroit tranquille pour 20 à 30 minutes.
  2. Après quelques bonnes respirations, je mets mon attention sur le troisième œil (œil spirituel ou l’écran mental). Je rentre alors dans un état de relaxation en tournant mon attention graduellement vers l’intérieur (une façon d’apprendre à changer le monde de l’intérieur plutôt que de l’extérieur) où je laisse l’inspiration me guider.
  3. J’utilise ce temps de contemplation pour :
    • Revoir les rêves faits la nuit précédente.
    • Parcourir des extraits de mon cahier de rêve et faire des liens avec des événements de ma vie courante.
    • Réfléchir sur mon journal de réflexion et prendre la distance avec les événements qui me troublent ou revenir sur les éléments dont je n’ai pas encore compris le sens.
    • M’abandonner à la guidance par rapport à une situation particulière en m’arrêtant sur un extrait de livre ouvert au hasard pour trouver une réponse.
    • Écrire une lettre à mon guide par m’aider à résoudre un problème et observer la réponse durant la journée qui suit.
    • Varier mes contemplations à partir d’un livre d’exercices spirituels pour développer ma créativité d’Âme ou tout simplement utiliser mon imagination pour inventer de nouveaux exercices.
  4. J’accompagne cette contemplation d’un chant sacré, le chant du HU, (un ancien nom de Dieu, se chante : you… you…) un mantra qui élève ma conscience et qui m’apporte réconfort et protection.
  5. Je prends note des informations qui me viennent en contemplation pour les utiliser plus tard dans ma journée ou pour améliorer certains aspects de ma vie.

J’approche ce temps de contemplation comme une rencontre privilégiée avec le divin et je respecte ce temps de rencontre avec autant d’engagement que mes rendez-vous quotidiens. Ça donne une toute autre couleur à ma journée, à ma vie.

Cette contemplation, je la poursuis parfois durant ma marche au bureau, en écoutant la musique dans l’auto, en restant attentive aux rêves éveillés et aux paroles de sagesse que les gens me lancent souvent sans s’en rendre compte durant la journée et qui m’apportent des éclaircissements sur des situations demeurées sans réponse. Avec le temps, j’ai fait de la contemplation un exercice continu.

Une façon de ralentir qui me fait gagner beaucoup de temps.

Bonne contemplation!

Références :

Klemp, Harold, The Art of Spiritual Dreaming, ECKANKAR, Minneapolis, 1999

Gelb, J. Michael, Pensez comme Léonard de Vinci, Les Éditions de l’Homme, 1999

J’ai rencontré mon mari en rêve!

En 1997, je note à mon cahier de rêve que je viens de rencontrer un homme et que nous avons discuté de la possibilité de vivre ensemble. J’ai encore tout frais à la mémoire les détails de sa chevelure épaisse poivre et sel, de son teint basané, des traits de sa figure et il parle anglais. Je note également, sans trop pouvoir l’expliquer, qu’il y a des tables partout autour de nous.

À mon entrée dans la pièce en rêve, je reconnais un bon ami de longue date. « Mais que fais-tu ici? » lui dis-je. Il me répond « Tout comme toi je viens pour rencontrer quelqu’un ». Je le rejoins à table et nous nous parlons de ce qui pourrait nous poser problème si nous décidions de vivre ensemble.

Le temps passe et un ami me propose de me joindre à lui pour aller à un séminaire sur la spiritualité. « Je ne suis pas certaine, lui dis-je, mes finances sont quelque peu serrées, je vais y réfléchir ».

La date du séminaire approche et j’ai l’intuition d’aller vérifier s’il reste des billets d’avion pour Minneapolis. « Vous êtes chanceuse, me dit l’agente, il reste des billets et ils sont en solde. Vous avez jusqu’à 5 h pour vous décider ». Je m’empresse de rejoindre mon ami qui me confirme que les arrangements tiennent toujours.

Je m’envole pour Minneapolis. L’avion fait escale à Toronto. L’homme, qui prend siège à mes côtés, se rend au même séminaire. Nous faisons un bout de chemin ensemble jusqu’au centre-ville et je m’empresse d’aller déposer mes bagages à la chambre d’hôtel avant de me diriger vers le Centre des Conventions où le programme du séminaire est sur le point de commencer. Il y a des milliers de personnes dans la salle. À ma surprise, j’y retrouve mon compagnon de voyage assis devant moi à quelques rangées près. Il me signale qu’il y a une danse prévue après le programme et qu’il a l’intention de s’y rendre. Est-ce que je pense y aller? Je lui dis que je vais y réfléchir.

Je me dirige ensuite vers un resto thaïlandais pour prendre un repas. Il est déjà tard, j’ai des ateliers prévus pour le lendemain, je vais plutôt retourner à ma chambre. Mais voilà qu’une petite voix à l’intérieur se fait entendre : « C’est assez d’être sérieuse, vas t’amuser ». « OK, je vais m’y rendre, mais si la personne que je viens de rencontrer n’est pas là je retourne immédiatement à ma chambre ».

Je le repère dans la salle de danse en conversation avec une autre personne. Il m’accueille à sa table et un homme de Toronto vient me tenir compagnie. Après un certain temps, je le quitte pour aller danser seule jusqu’à ce qu’une musique lente force mon retour.

L’homme de Toronto est toujours là, mais un autre homme l’accompagne. Il me dit : « J’aimerais te présenter un bon ami, William ». Je lui serre la main « enchantée William ». En me retournant, j’entends William me dire, « Jocelyne, pourquoi ne danses-tu pas »? Je lui indique de la main « Il n’y a pas d’hommes autour! » Il saisit ma main au vol et me dit « je vais m’occuper de ça ». En marchant, je sens sa main forte, réconfortante, solide, engagée. Je remarque aussi qu’il ne porte pas de jonc, parle anglais, a les cheveux poivre et sel… le personnage du rêve commence à prendre forme.

Nous retournons nous asseoir à une table pour échanger longuement. Il me mentionne durant cette conversation qu’il a participé à un atelier très intéressant le même après-midi sur comment maîtriser le changement et qu’il a fait un collage. Je lui réponds que j’ai l’intention d’y assister le lendemain.

À ma surprise, durant la pause, je le vois entrer dans la salle et se diriger vers l’animatrice pour lui parler. Au retour, elle s’avance au micro et explique que l’homme à ses côtés était à l’atelier la journée d’avant et il vient de lui partager que le collage qu’il a fait s’est manifesté dans les 5 heures qui ont suivi. C’est le plus rapide qu’elle ait jamais entendu et elle aimerait qu’il nous partage son expérience. En entendant cela, je me dis innocemment : « Mais qu’est-ce qui a bien pu lui arriver qu’il ne m’a pas raconté hier soir? »

Il explique alors que son objectif était de rencontrer quelqu’un qui allait ramener de l’amour dans sa vie. Sur son collage, il avait mis un couple en train de danser, une femme avec un grand sourire, un cœur rouge au-dessus de sa tête et les mots « GET CONNECTED NOW », ET « SPONTANEOUS ». Trois chiffres avaient toujours été associés à des événements importants de sa vie : 21, 10 et 11. Il savait que ce séminaire allait être particulier. Il était arrivé au séminaire le 21 octobre (10e mois). Il lui manquait un chiffre et il venait de rencontrer la personne la veille à 11 h.

Me voilà en état de choc. Je repasse rapidement l’horaire de la soirée précédente : le resto à 9 h, le tour de salle à 10 h, les conversations à table puis la danse par moi-même de 10 h à 11 h. « Oh mon Dieu! Il était bien 11 h quand nous avons connecté. C’est de moi qu’il parle! Cet homme est vraiment rapide, il vient de me déclarer son amour devant tout ce monde ». Lui et moi savions dès ce moment où tout cela allait nous mener.

À mon retour à la maison, je me suis précipitée sur mon journal. Le rêve y avait été inscrit 6 mois avant. Nous étions à une danse, voilà ce qui expliquait toutes ces tables dans le rêve. Cet élément du rêve incompréhensible d’abord est venu confirmer que l’homme que je venais de rencontrer était bien l’homme de mon rêve.

Deux mois après il venait de Toronto me demander en mariage. Et… nous sommes toujours mariés et heureux!

En faisant confiance à la guidance intérieure, à l’intuition, au rêve et aux signes reçus, nous nous sommes retrouvés pour une autre étape d’évolution. Les signes divins sont constamment là autour de nous pour nous aider si nous gardons le cœur ouvert. Les rêves sont réels! Lorsque nous dormons, le corps s’endort, mais l’Âme voyage. Par le rêve, l’Âme communique des informations, en provenance des plans intérieurs, qui peuvent vraiment faciliter notre vie si nous leur accordons de l’attention, que ce soit pour améliorer notre santé, trouver un travail, savoir comment aborder un problème ou même trouver un partenaire de vie. Alors, conservez précieusement un calepin tout près du lit et prenez note de vos rêves au réveil. Il se pourrait qu’ils soient embrouillés au départ, mais avec de la patience et de la pratique vos rêves deviendront de plus en plus précis et seront de bons éclaireurs pour vous aider à naviguer dans la vie.

À la découverte de la créativité en soi

L’éveil de la conscience, l’ère de la communication, de l’expression et de la créativité nous propulse dans un mouvement de lâcher prise, de manifestation de nos dons, de notre plein potentiel créatif.

Pour nous épanouir dans notre « être », nous devons avoir un sentiment d’épanouissement, d’accomplissement. Nous devons laisser tomber nos barrières pour laisser notre cœur d’enfant s’émanciper, se découvrir et créer. Qui dit créativité, dit inspiration. C’est dans la création que les gens trouvent une très grande satisfaction. Soyez à l’écoute de votre petite voix intérieure, elle vous guide vers ce qu’il y a de meilleur pour vous, vers de nouvelles connaissances au point de vue créatif.

À travers la créativité et la spiritualité, apprenez à vous connaître au-delà des pensées limitatives et restrictives que vous avez de vous-même en explorant plusieurs techniques et disciplines. Il s’agit d’oser et de vous permettre d’aller puiser dans votre source intarissable et vous en sortirez transformé.

Il est bien important de ne pas se faire d’attentes face au résultat de notre expérience de créativité, de ne porter aucun jugement, mais plutôt de regarder l’expérimentation, la découverte à travers cette aventure. Tout doit être fait dans le plaisir de créer et surtout en laissant libre cours à l’exploration de son enfant intérieur.

La créativité permet de vivre une expérience magique et unique qui vous aidera davantage à prendre contact avec votre divin. En prenant conscience de notre plein potentiel créatif, nous connectons davantage à la véritable source de la vie. Nous devons toujours vivre notre vie et notre créativité avec enthousiasme et beaucoup de gratitude.

Expérimentez votre individualité dans la créativité, apprenez à mettre l’empreinte de votre intuition de façon spontanée. Créer vous procurera un sentiment de bien-être émotionnel, tout en réduisant le stress-anxiété et en augmentant votre confiance en soi dans la joie, le plaisir et la liberté d’être!

Lorsque nous trouvons notre vraie passion, nous sommes dans notre « être », dans notre pureté, notre divinité. À ce moment-là, créer devient une nourriture essentielle à l’âme, autant que l’oxygène pour le corps. Nous n’avons pas besoin d’être artiste pour créer, notre créativité vient de notre imagination, de ce que nous pensons, ressentons, et ce que nous faisons aujourd’hui crée notre vie, d’où l’importance d’en devenir de plus en plus conscient.

Ma mission est d’aider les gens dans l’expression de leur créativité. Si vous avez à cœur de développer vos talents artistiques, venez vibrer dans mon univers de créations inspirantes. Je me ferai un plaisir de vous apprendre différentes techniques et méthodes pour la fabrication de vos œuvres d’art et de vous aider à découvrir vos trésors cachés. Je possède un don pour faire jaillir votre plein potentiel. Au plaisir de vous connaître et de vous faire découvrir le bel être que vous êtes.

La danse divine des énergies féminine et masculine

Notre monde contemporain est à un point tournant très important dans son développement, un point qui implique une transformation radicale de la relation établie entre le féminin et le masculin. Depuis plus de deux millénaires, nous vivons selon un ethos sociétal où « le masculin l’emporte » et « le féminin subit » . Mais cela est loin d’être la relation saine et naturelle entre ces deux énergies. Cet état relationnel de domination / soumission permet de voir à quel point nous nous sommes installés dans la tête et le raisonnement intellectuel au détriment d’être centré dans la poitrine et la résonance du cœur. 

Le choix de raisonner au lieu de résonner, de laisser l’intellect diriger et gérer la vie selon un ethos de domination et de manipulation a permis un développement incroyablement puissant quant à la matière. Ce développement, sans ancrage dans le Cœur Conscient et ayant des conséquences désastreuses pour l’environnement, en est arrivé à un point tournant que la société ne peut plus ignorer. Attendu depuis longtemps, ce moment charnière nous mènera soit vers la destruction, soit vers une nouvelle forme d’expansion au service de la vie. Quoique l’enjeu soit sociétal, le choix de cheminer vers une nouvelle façon d’être et d’agir ensemble se fait en premier lieu à l’intérieur de nous-mêmes. 

La relation présente entre nos énergies féminine et masculine, non seulement sur le plan sociétal, mais aussi sur les plans intrapersonnel et interpersonnel, découle de grandes blessures portées autant par le féminin sacré que le masculin sacré. Lorsque ces grandes blessures reçoivent guérison, la danse divine entre les énergies féminine et masculine peut reprendre sa forme véritable et enfin, tête et cœur, intellect et émotion, pensée et intuition peuvent redevenir des alliés et mutuellement s’épauler. 

La plupart d’entre nous n’avons jamais vu cette danse divine à l’œuvre, étant plutôt en interaction avec les blessures que portent ces deux énergies : la blessure du féminin sacré est reliée à se sentir indigne de prendre sa pleine expansion et celle du masculin sacré, d’être impuissant et en danger d’anéantissement. Ces blessures ont tendance à soit mener à une tentative de rétrécir et subir sa vie, soit, à l’autre extrême, de contrôler et de surdiriger sa vie. Ainsi, le féminin sacré blessé aura tendance à tenter de se soumettre entièrement ou, au contraire, à être une force dominante et contrôlante. Le masculin sacré blessé, lui, tentera de se faire plus petit et soumis ou, au contraire,
cherchera à dominer et à contrôler pour éviter de se sentir faible et impuissant. 

Or, la vraie relation entre ces pola­rités est une danse divine de toute beauté. Le féminin sacré est pure énergie de vie, sans forme, sauvage, ouverte et toujours en processus de prendre plus d’expansion. Le masculin sacré, quant à lui, est l’ordre et la structuration, il crée le contenant permettant à cette énergie féminine d’avoir une base solide pour pleinement s’épanouir. La danse divine entre ces deux polarités du sacré est d’une splendeur et d’une puissance que nous voyons rarement dans nos sociétés actuelles, car cette relation a été inversée : la structure est au service de la matière plutôt que de l’énergie de vie. 

Un masculin sacré guéri n’a plus peur de l’impuissance. Il est en acceptation totale d’être anéanti à chaque fois que le féminin sacré veut s’amplifier car il sait que son rôle est de créer des structures toujours plus aptes à tenir et à épanouir – et non contraindre et écraser – cette énergie sauvage de la vie. Un féminin sacré guéri n’a plus honte de vouloir prendre plus de place, car elle sait que le masculin sacré la soutient et lui donne une structure qu’elle peut remplir de toute son énergie expansive et ainsi donner vie et remplir le masculin.  Il est grand temps de guérir la relation entre ces deux énergies. Or, cette guérison commence en chacun de nous. Prenez le temps de contempler l’état de la relation entre le féminin et le masculin sacrés en vous; guérir leurs blessures et retrouver leur danse divine est l’œuvre la plus importante de notre temps.

La créativité et yoga-Shakti

Nous avons tous une force créatrice existante en nous qui est appelée à se développer ou du moins à s’exprimer. Chose certaine, c’est une partie centrale et parfois encore occulte de notre être.

Il est souhaitable que tout le monde soit artiste à sa manière puisqu’il est permis à tous d’être créatif. La clé, c’est de s’abandonner à l’énergie qui donne naissance à toute chose.

Le prana-shakti représente l’énergie divine créatrice à l’état de semence ou bija dans le corps physique. Elle est la contrepartie féminine de la conscience pure ou shiva. Dans son aspect non manifesté, elle symbolise le potentiel de la conscience, la source de toute manifestation ou forme. Sous son aspect manifesté, elle est la Nature, la mère divine.

On l’appelle communément la Kundalini. Sa manifestation créatrice passe dans six centres praniques ou chakras situés le long de la colonne vertébrale. Le prana-shakti est employé pour réaliser son plus haut potentiel dans chacun des niveaux de conscience gouvernés par les chakras.

Les chakras sont la source de tous les pouvoirs dynamiques de notre être; ils organisent leurs actions à travers les divers sujets de vie qui s’échelonnent en séquence ascendante du centre le plus terrestre et mondain au centre le plus spirituel et unifié.

Cette force qui accompagne la croissance de la conscience nouvelle, contribue à faire grandir notre potentiel créateur et l’aide à s’établir à l’intérieur de nous. Elle porte la capacité d’imagination et d’intuition, des vertus indispensables à la créativité.

Sans le pouvoir d’imaginer, on ne peut faire du progrès. L’imagination nous ouvre la voie à la réalisation. Sans cultiver une relation avec l’intuition, nous ne pouvons recevoir les gouttes d’inspiration et de lumière pour créer avec spontanéité.

Il est largement connu que cette force Shakti ou Kundalini est repliée en dormance à la base de la colonne et est assoupie dans tous les centres (chakras) de notre être. Cependant, elle est aussi au-dessus de nous en tant que force divine. Et là, elle n’est ni emprisonnée ni endormie, mais éveillée, consciente, puissante et vaste. C’est aussi à cette force que nous devons nous ouvrir.

La force créatrice peut donc éclater en nous de bas en haut, de haut en bas, s’étendre en largeur ou vers le dehors ou encore se déverser en un pouvoir défini établissant son règne, reliant tout ce que nous sommes.

Le prana-shakti s’éveille tout à fait naturellement à la minute où l’on prend la résolution sincère de faire du yoga ou d’aspirer à élever la conscience pour s’unir au divin.

La créativité vue de cet angle devient donc une qualité particulière que l’on transmet à ce que l’on fait. C’est une attitude ou un alignement intérieur avec ce qui est en mouvement en nous, avec ce qui est vivant, et avec ce qui est en potentiel de devenir.

Si vous vous disposez consciemment à organiser les quatre dimensions de votre être (physique, mentale, émotive et énergétique) en un point de convergence, la source de création est avec vous. L’activité que vous exercez n’a pas d’importance en autant que vous êtes entier et que vous vous exercez dans la joie et l’amour. Vous pouvez peindre, jardiner, danser, chanter ou préparer un repas, si vous laissez le prana-shakti s’exprimer à travers vous et que vous restez ouvert face à son énergie créatrice alors vous êtes créatif. Vous participez donc à transformer la parcelle de création que vous êtes pour devenir cocréateur de la vie.

En conclusion, il est important de souligner que la créativité, sous toutes ses formes, demeurera toujours ce qui est le plus proche du Divin. Dieu est le Créateur, mais plus nous sommes créatifs, plus nous célébrons et reconnaissons notre divinité.

Le plaisir de vivre votre vie

La vie est belle est le titre d’un livre et d’un film, mais souvent la vie est loin d’être belle et peut être tout sauf un long fleuve tranquille. Pour la plupart d’entre nous, la vie nous met face à des défis dont on se passerait volontiers au premier abord.

Qui choisit de son plein gré la maladie, la faillite, un climat de travail malsain ou un voisin détestable comme source de croissance personnelle?

Mon article a pour but de vous présenter une vision qui soit propice à vous élever au-delà des faits douloureux ou énergétivores et à trouver du plaisir à vivre votre vie malgré les obstacles. 

Être heureux et dans la joie quand les événements répondent à de grands idéaux tels que l’amour, le succès financier, la reconnaissance sociale, c’est accessible et jouissif.

Mais comment éviter le ressentiment, le repli sur soi ou le sentiment d’injustice quand tout va de travers autour de soi? 

D’abord, je vous propose de prendre conscience de votre état de jugement intérieur face à la situation, de le suspendre pour un moment et de vous montrer ouvert d’esprit.

Puis, à l’aide de votre imagination, dans un espace de non-jugement, permettez-vous de croire pour quelques instants que la vie ne veut que votre bien. Pour quelques ins­tants, permettez-vous de croire que les situations actuelles sont là pour vous aider à mieux vous connaître, à vous dévoiler des talents que vous ne savez même pas posséder. Dans cet espace – source de sagesse intérieure – posez-vous la question :
« Si j’utilisais ces situations pour me transformer et faire de moi une meilleure personne? » 

Apprendre à suivre le courant, à voir l’obstacle comme un allié peut être contre intuitif ou, pour le moins, déstabilisant au début. Cependant­ plus la personne avance dans l’acceptation de ce qui est, plus elle est en mesure de dépasser les limites que son éducation lui a imposées ou les limites qu’elle s’est elle-même imposées.

Par ailleurs, la vie est beaucoup plus mystérieuse que de se rendre du point A au point B. Si, grâce à vos cinq sens, vous percevez le monde matériel dans lequel vous évoluez, c’est bien votre sixième sens, ou votre intuition, qui vous relie à un monde plus complexe, mais non moins réel. 

Lorsqu’une épreuve pénible survient dans votre vie, vous devez vous rappeler que votre force intérieure désire votre réussite. 

En vous connectant à cette force intérieure, vous vous faites confiance et vous faites confiance au processus. Vous souffrez moins. L’énergie qui entoure votre expérience change, et l’air devient un peu plus respira­ble. Vous avez de nouveau accès à votre équilibre. Vous arrivez mieux à nommer vos besoins, à vous poser les bonnes questions, à demander à votre entourage le soutien appro­prié. Votre attitude positive encou­rage les autres à vous offrir le meilleur d’eux-mêmes. Vous devenez source d’inspiration.

Finalement, en adoptant cette atti­tude proactive, vous créez un cercle vertueux. Vous créez une énergie propice à ce que les choses bougent positivement autour de vous. Aide-toi est le ciel t’aidera, dit le proverbe. Ce ciel est à l’intérieur de vous, et vous y avez accès en tout temps. Quand les défis vous paraissent insurmon­tables, que les épreuves vous semblent injustes ou que vous avez peur, prenez le temps de vous arrêter, de vous reconnecter et demandez à votre source intérieure de sagesse
de vous aider. 

Consacrer une vingtaine de minutes par jour à se recueillir permet de développer l’amour de soi. Et ressentir l’amour de soi revient à dire… que la vie est belle!

La confiance… ou la foi

La réalisation du Soi représente le but ultime du cheminement personnel. Toutefois, le décou­ragement peut menacer à ses heures si la croyance est que ce cheminement doit se dérouler dans la joie, la paix et la facilité à chaque instant. 

La facilité peut, de fait, se créer d’un instant à l’autre. Elle produira ces moments de joie et de paix qui facilitent le cheminement dans toutes situations parce qu’indéniablement même l’être éveillé qui cultive l’harmonie en toute chose traverse des périodes  difficiles. Inutile de se cacher la vérité. Lui aussi perdra des proches, sa conjointe ou son conjoint ou son emploi, son adolescent vivra des périodes difficiles, et
la liste pourrait être sans fin.

L’impression d’avoir perdu son chemin ou d’avoir cessé d’avancer est l’une des périodes difficiles du cheminement personnel. Et cela se produit pour tous. La période peut être très courte, mais aussi très longue, en temps terrestre, selon le degré de confiance que l’être aura en lui-même et en toute personne ou être subtil.

Comment avoir confiance que tout s’arrangera et que le chemin s’éclairera facilement et rapidement? C’est là que le jeu commence et, sans le jeu, comment s’amuser à avoir confiance en soi et en ses possibilités? Comment faire confiance à ceux à qui on avait accordé sa confiance? La confiance est aussi la foi, la foi que tout est possible et que l’être humain a le potentiel infini de créer les possibilités qui lui serviront à retrouver son chemin. 

Cette citation de Martin Luther King Jr. illustre bien jusqu’où la confiance doit aller : « La foi, c’est faire le premier pas même quand vous ne voyez pas tout l’escalier. » (traduction libre)

La foi, c’est croire aux intuitions et aux inspirations qui nous parviennent quand nous choisissons d’écouter, de voir et de ressentir les mouvements et vibrations qui nous entourent. C’est aussi ça le pouvoir de cocréer, car il ne faudrait pas croire que nous sommes seuls sur la route. Il y a ces êtres en qui nous avons accordé notre confiance, qu’ils soient humains ou non. On ne peut croire à moitié que ces êtres nous soutiendront. Avoir la foi et accorder sa confiance se fait de façon perma­nente et à temps plein.

Je sais bien que parfois on peut avoir l’impression que rien ne bouge, que l’aide ne vient pas. Et si ce n’était qu’une illusion? Si vous bougiez tout simplement autrement et que l’aide reçue se présente de façon différente de ce à quoi vous vous attendiez?

Même lorsque l’être a l’impression de ne plus cheminer et de ne plus savoir comment atteindre ses buts, il est sur la bonne route. Pour y croire, il faut avoir confiance. Pour avoir confiance, il faut développer cette faculté. Pour la développer, il faut expérimenter. Et ma façon d’expérimenter, c’est le jeu. Je me suis donc amusée à vérifier mes intuitions et inspirations. Cela permet de faire différencier une idée d’une intuition. Prenons un exemple simple où votre regard est attiré vers un lampion au moment de sortir d’une pièce alors qu’il y en a plusieurs qui sont allumés. Vous avez le réflexe de l’éteindre, mais vous ne le faites pas vous disant que vous serez de retour dans une vingtaine de minutes. Dix minutes plus tard, le détecteur de fumée se met à hurler. Vous retournez dans la pièce et vous voyez que le lampion a mis le feu au contenant plastifié. Il s’agissait d’une intuition, et il fallait éteindre ce lampion avant de sortir même si rien ne laissait croire qu’il allait mettre le feu. Les intuitions sont souvent aussi banales que celle-là.

Soyez créatifs et faites confiance à vos intuitions. Qui sait jusqu’où elles vous mèneront.

La rencontre de l’Âme et de l’Être dans les profondeurs du Sacré-Cœur

J’aimerais vous faire part de l’une des plus belles expériences à vivre dans le cadre du grand voyage d’exploration de la vie dans un corps : la rencontre, et l’unification, de l’Âme et de l’Être dans les profon­deurs du Sacré-Cœur. L’ayant moi-même vécue, je vous en parle non pas d’une façon hypothétique, mais bien de façon concrète et incarnée en vous racontant ma propre expérience d’éveil.

Ma nuit noire de l’Âme est survenue très tôt dans ma vie. Je me rappelle, à un très jeune âge, avoir questionné la nature de cette réalité qui ressemblait plutôt à un jeu que les gens prenaient beaucoup trop au sérieux. J’avais déjà une forte capacité intuitive qui me permettait de ressentir l’émanation énergétique des gens, et très rarement cette émanation corres­pondait aux apparences extérieures. À 12 ans, j’en conclus que ce monde était comme une pièce de théâtre où la plupart des gens portent des costumes à partir desquels ils interagissent avec d’autres costumes qui masquent leur essence. Cette réalité me causait beaucoup de détresse, car j’étais hantée de voir que ces gens ne semblaient pas être conscients de jouer ce jeu peu amusant.

Lorsque je posais des questions pour en comprendre les raisons, on me regardait comme si j’étais insensée, ou le regard des personnes à qui je posais mes questions était empreint de colère; pire encore, je ressentais à quel point mes questions leur faisaient peur. J’ai compris que je devais jouer ce jeu moi aussi, mais comment y arri­ver? En faisant semblant de ne pas ressentir l’énergie des autres? En ne parlant pas de ce que je voyais? Étant une personne très spontanée et expressive, fallait-il que j’apprenne à empêcher l’expression de ma vérité afin de ne pas déranger les autres et le « grand jeu sérieux »?

Ne pouvant résoudre ce dilemme qui prenait de plus en plus d’ampleur durant mon adolescence, je suis partie de la maison à 15 ans pour trouver un chemin qui me permet­trait d’être intègre envers moi-même et mon ressenti. J’ai vécu, sur ce chemin, de dures épreuves dont certaines m’ont donné le goût de quitter ce monde. Mais il y en a eu d’autres qui ont tissé la toile de lumière à laquelle je me suis accrochée et sur laquelle je me suis déposée. J’ai appris à naviguer et être dans ce monde sans être de ce monde.

En fait, l’enseignement est simple. Je l’avais déjà reçu, mais ne l’avais pas compris. J’en avais donc tiré des conclusions hâtives et erronées. Oui, les gens portent des costumes. Oui, les gens y sont généralement très identi­fiés. Mais il est possible d’interagir avec ces costumes de sorte à les rendre plus légers, plus souples et translucides, moins denses et serrés afin que l’essence puisse transpercer l’identité et s’éveiller à sa divinité. Comment? En leur offrant un regard plein d’amour, un toucher plein d’affection, un commentaire plein de compassion et, surtout, un exemple vivant de l’Être éveillée et de l’Âme libérée.

L’union de ces deux parties – la volonté et l’esprit, l’Âme et l’Être – est le but ultime du jeu, lequel commence par oublier et faire semblant que c’est très sérieux. Bref, personne n’est victime de ce jeu, car même l’expérience d’être une victime fait partie du jeu! Votre jeu avec la vie peut être dramatique et épeurant, mais il peut aussi être euphorisant et amusant. La question à vous poser pour déterminer où vous en êtes dans votre propre réunification est simple et directe : À quel jeu jouez-vous en ce moment?

Si votre jeu vous fait souffrir, il est grand temps d’en choisir un plus amusant. :0)

C’est l’été! Amusez-vous à laisser votre lumière briller afin d’alléger ce costume, parfois trop serré, que vous portez! Vous n’avez qu’à plonger dans le Sacré-Cœur, le centre de l’Être, et à laisser cette fréquence transformer le tissage de votre costume. Inspirez l’intention d’amplifier votre connexion au Cœur Sacré et expirez celle de diffuser cette fréquence à travers votre costume.