Le courage de partir ou… de rester

Mylène reçoit des menaces de la part de clients insatisfaits. Elle en parle à la direction qui fait la sourde oreille. Le temps passe, et rien ne change.

Robin reçoit régulièrement des critiques de son nouveau patron qui lui enlève des dossiers importants sur lesquels il travaillait. Son estime personnelle est en chute libre.

Isabelle n’occupe pas les fonctions qu’on lui avait promises. Elle est démotivée et ne se sent pas utilisée à son plein potentiel.

Chaque année, des dizaines de professionnels me consultent pour ces raisons. L’environnement de travail ne convient plus, et les conditions de travail sont stressantes et deviennent insupportables engendrant ainsi de nombreux questionnements, des remises en question et une gamme d’émotions.

Pourtant, la question pourrait se résumer à deux possibilités : partir ou rester.

Dans le présent article, je vous présente trois questions stratégiques que vous pourrez vous poser pour prendre la meilleure décision, celle qui soutiendra votre cheminement de carrière et vous apportera la sérénité tant recherchée.

1- Qu’ai-je à apprendre de cette situation?
D’entrée de jeu, sachez qu’il peut être intéressant de profiter de situations difficiles pour faire un cheminement­ personnel. Pour y arriver, vous pouvez dresser la liste des irritants et déterminer les mesures que vous auriez pu prendre ou que vous pourriez prendre à l’avenir. Il peut s’agir d’une occasion de découvrir de nouvelles façons de travailler, de revoir votre schéma de réponses et, surtout, de développer une nouvelle compétence en fonction du défi auquel vous faites face.

2- Comment puis-je apprendre de cette situation?
Une fois établie la liste des irritants et des mesures à prendre, VOUS seul pouvez déterminer les meilleures conditions pour soutenir votre apprentissage. Vous pouvez penser aux aspects professionnels, tels l’environnement de travail, les responsabilités, les collègues, les clients, les partenaires, la gestion. Vous pouvez également penser aux aspects personnels, comme la santé, la famille, le couple, la situation financière, les biens matériels. N’hésitez pas à nommer tout ce dont vous avez besoin pour réussir et à mettre en place des stratégies qui détermineront la façon de vous y prendre pour y arriver.

3- Suis-je prêt à profiter de cette situation pour découvrir, faire évoluer et changer des croyances qui me limitent?
Vous avez mis en place une nouvelle stratégie visant à relever le défi? Si c’est le cas, ne faites plus comme si vous tolériez la situation. Passez à l’action dès maintenant et songez à obtenir du soutien (par exemple, un coach) pour vous appuyer dans votre apprentissage et vous aider à traver­ser cette période en toute sérénité.

Si ce n’est pas le bon moment pour vous, respectez-vous et faites tout de même un choix conscient. Trop de gens restent dans des situations insatisfaisantes et déploient des efforts en vain. Soyez vigilant parce que le fait de rester dans un milieu de travail malsain peut nuire à votre santé mentale de façon très subtile. Prenez votre décision même si elle vous semble difficile.

Ces trois questions illustrent une chose : un changement s’impose. Comme aucune des deux possibilités n’est meilleure que l’autre, elles exigeront toutes deux du courage de votre part :

• partir ne signifie pas nécessaire­ment­ fuir. Il s’agit plutôt d’une façon de vous protéger, de prendre soin de vous, d’honorer vos besoins de sécurité et de vous assurer d’un environnement qui répond à vos besoins actuels;

• rester ne constitue pas pour autant une décision déraisonnable puisqu’il faut beaucoup de courage pour amorcer le changement, effectuer la transition nécessaire, développer de nouvelles capacités et gravir de nouveaux sommets.

Sachez tirer parti des situations placées sur votre route même si vous préféreriez qu’il en soit autrement.

Faire le grand ménage de sa vie en éliminant les irritants

En ce début de printemps, je vous invite à faire le grand ménage de votre vie en éliminant les choses, les situations et les comportements néfastes que vous tolérez et qui vous privent de votre précieuse énergie.

La vie quotidienne est remplie de petits irritants : objets brisés ou inutiles qui encombrent votre maison ou votre bureau, piles de documents non classés, garde-robe mal rangé, garage encombré, sans oublier les bibliothèques, les tiroirs et les armoires de cuisine. Tant de projets non terminés, tels que la fameuse pile de photos à classer ou les rénovations débutées il y a longtemps. Il peut également s’agir de plus gros irritants, tels que des relations vampiriques, des personnes toxiques ou encore des habitudes nuisibles, comme toujours arriver en retard à vos rendez-vous, passer trop de temps à votre ordinateur, toujours payer vos factures en retard, etc. Pour chaque irritant non éliminé de votre vie, vous en payez le prix sur les plans physique, émotif, mental et peut-être même spirituel.

Pourquoi éliminer les irritants?
Quand les gens viennent me voir en coaching, l’un des premiers exercices que je leur demande de faire est de dresser la liste de leurs irritants. Pourquoi? Parce que je sais que mes clients auront besoin de beaucoup d’énergie pour réaliser ce qu’ils désirent vraiment. En éliminant vos irritants, vous vous réappropriez l’énergie dont vous avez absolument besoin pour réaliser les objectifs qui vous tiennent à cœur ou pour vous lancer dans de nouveaux projets.

Sortez votre crayon
Les irritants peuvent toucher plusieurs dimensions de la vie : votre environnement physique, votre santé physique ou émotive, vos finances, vos relations et même vos habitudes de vie. À l’aide du tableau en page 7, faites la liste de vos irritants, petits et grands, et engagez-vous à les éliminer un à un. En les éliminant, vous créez de l’espace et vous devenez un aimant qui attire de la nouveauté dans sa vie et la rend plus excitante, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel.

Y aller à son rythme
De la même manière qu’il est inefficace de nettoyer toutes les pièces de la maison en même temps, mieux vaut éliminer les irritants un à un. Désencombrez votre vie. Faites le vide pour mieux faire le plein.

Faire le vide dans sa tête et autour de soi
Quand on fait du ménage, on se sent agréablement différent, plus léger, plus centré, on a plus d’énergie, on est plus positif, plus créatif et de meilleure humeur!

Quand commencez-vous votre ménage?
18.3 grand menage