Être soi-même

Être soi-même, c’est savoir manifester sa personnalité telle qu’elle est, sans artifice, sans masque, sans hypocrisie.

Être soi-même, c’est ne pas fléchir devant les influences indues, tout en sachant respecter les autres.

Être soi-même, c’est avoir confiance en ses moyens, en ce que l’on fait, en ce que l’on pense, sans pour autant rejeter bêtement l’opinion des autres. Mais pour être soi-même, il faut se connaître, ce n’est pas facile parce que généralement, on a tendance à s’entretenir d’illusions sur sa petite personne. Il faut en tenir compte.

Pour être soi-même, il faut s’accepter tel qu’on est, il ne faut pas chercher à devenir ce qu’on n’est pas ou à se faire passer pour un autre, ou pis encore, à se prendre pour un autre.

Pour être soi-même, cela implique une volonté de faire éclore les talents et les qualités dont on dispose et en faire le meilleur usage.

Être soi-même, c’est ce qu’on a dans son jardin, et non ce qu’il y a dans le jardin de l’autre.

Votre plus grande victoire sera votre capacité d’avoir pu développer votre confiance.

Soyez patients, les transplantations se font difficilement, c’est votre persévérance et votre ténacité qui vont vous permettre d’être vous-même.

Le jardin intérieur

Nous vivons dans une société encore axée sur la production comme étant une garantie de richesse individuelle et collective. Ce modèle est promu par notre société capitaliste et par la plupart des pays de cette planète. L’accumulation de biens est une mesure de succès Le marketing s’ingénue à diversifier les produits pour que nous puissions continuer à consommer. Ce modèle est basé sur une utilisation de ressources souvent non renouvelables, et implique aussi des effets secondaires qui affectent le mieux-être des personnes et de leur environnement, la pollution étant un exemple connu de tous.

Nous continuons à voir des espèces animales et végétales disparaître, le climat se réchauffer (ou se modifier selon certains), mais comme citoyen et comme gouvernement, il nous est difficile de changer de cap pour diverses raisons. La psycho-écologie parle d’une brisure entre nous et l’environnement qui nous a en quelque sorte désensibilisés ou « dénaturalisés ». Nous sommes devenus un peu à l’image de nos produits transformés et aseptisés. Beaucoup d’entre nous ont perdu ce sens de connexion ou cette identité avec la nature qui nous permettrait de sentir le danger vers lequel nous dérivons. Nous concevons la nature comme étant extérieure à nous, et que sur elle nous avons tout pouvoir selon notre gré. Nous pensons saisir l’impact direct et indirect de toutes nos décisions touchant notre environnement.

Mais en fait nous sommes tous en quelque sorte égaux dans notre droit de vivre. Nous avons tant en commun. Notre langue commune est l’énergie qui nous habite et nous relie. Nous sommes apparemment distincts, mais en fait nous sommes interreliés. Nous sommes faits de molécules unies avec un certain niveau d’énergie. L’énergie circule dans le temps, la matière et l’espace. Un peu comme de sondes qui voyagent, cette énergie transporte informations ou images dans tout ce qui vit. En fait, à chaque instant, nous sommes en communication avec tout ce qui vit par des milliards de transmetteurs, d’antennes, racines, troncs, plumes en vol, parfums de vie, bruissements furtifs. Savons-nous écouter et communiquer ave ce monde que nous avons asservi?

Cette vision nous permet d’approcher différemment le monde dans lequel nous vivons. En retrouvant cette connexion avec la nature, nous pouvons contribuer à sa survie et à la nôtre. Nous pouvons, à notre façon, accueillir la nature, nous ouvrir à elle pour retrouver notre identité d’être vivant au sein de tout ce qui vit. La nature est généreuse et résiliente. Elle contribue non seulement à conserver plus propre l’air que nous respirons, une terre pour marcher et pour nous nourrir, mais elle nous donne également un bien-être, une énergie, un lien avec l’univers. Nous pouvons aussi voir la nature comme un mentor. L’observer et l’écouter nous apprend beaucoup sur notre environnement et notre comportement comme être humain « loca-terre ».

Si chaque personne pouvait à sa façon recréer ce lien avec la nature, nous pourrions améliorer notre monde. Mais comment faire? Où commencer? Une porte d’entrée accessible à tous pour retrouver cette complicité est… un petit coin de jardin, un balcon, un toit de verdure. Ces espaces privilégiés sont un microcosme de la nature et nous offrent une possibilité d’entrer en communication avec la nature, de la recevoir, de la respecter, de vivre en harmonie avec elle. Ce qui y pousse n’est pas seulement un élément architectural, mais devient un élément identitaire, une source de vie, d’énergie et d’équilibre, ce lien avec l’univers, le tout. Développer une relation identitaire et établir un dialogue avec notre environnement demande que nous nous définissions d’abord comme individu ou communauté. En effet, comment interagir avec notre environnement si nous ne savons pas ce qui nous anime?

Regardons nos villes bétonnées et dénichons ces coins oubliés pour leur redonner vie! Cherchons des occasions de reprendre contact avec la nature en lui donnant place. Dans ces espaces que nous pourrions créer, nous réapprendrions à être en relation avec la nature. En créant et en donnant vie, nous nous redéfinissons et transformons tout en invitant l’énergie à vibrer dans nos milieux de vie et en nourrissant nos âmes et nos émotions.

Nous devons créer dans nos villes des lieux précieux pour dialoguer avec la nature. Des lieux qui seraient un peu comme un autel offert à la nature, qui nous parlent de la vie et de notre raison d’être, où peut s’opérer un dialogue dynamique, unique à chaque individu, différent à chaque instant.

Un jardin, un parc, un petit coin de bien-être vert sont des lieux de transformation où l’homme et la nature évoluent dans le temps. La créativité est au cœur de leur transformation, de leur dialogue. Ces lieux deviennent un reflet de cet échange par la composition de ce qui y vit, l’art (d’être) qui l’habite, les fusions spontanées de couleurs et de branches en mouvement, les souffles mélangés qui rythment la vie.

Ces lieux nous suivent dans notre vie, nous attendent, nous écoutent, nous consolent, nous accompagnent, nous détendent, nous mettent en communication avec une autre dimension qui nous entoure au quotidien. Nous ne sommes plus seuls.

Qu’attendons-nous pour renouer avec la nature? Qu’attendons-nous pour redéfinir au sein d’un environnement d’infinies connexions où tout ce qui vit est accueilli? C’et un changement profond, transformateur autant pour nous que pour notre environnement, dont les générations futures se souviendront. Il est encore temps…

Notre corps est pensant et cherche à vivre sa propre intégrité

Une maladie que l’on guérit sans introspection, sans recherche, sans changement de mode de vie, n’est pas une guérison, c’est simplement la disparition de symptômes.

Tôt ou tard, ça se développe différemment. Nous sommes réellement un tout et nous devons nous percevoir dans une globalité. Chacune de nos cellules contient la conscience de tout ce que nous avons vécu ainsi que celle de l’univers en entier puisque l’être humain fait partie intégrante du monde naturel qui l’entoure, le façonne et l’influence. Heureusement, de plus en plus de gens maintenant sont en quête du sens de leur vie.

Instinctivement, ils savent qu’ils ont un rôle important, lequel est relié aux autres, à ce qui se passe sur notre planète, dans notre environnement, etc. Le défi est infiniment grand et en même temps infiniment petit. Le processus de découverte n’est pas simple; c’est vrai par ailleurs, on peut y prendre plaisir et en obtenir énormément de satisfaction, se sentant ancré dans notre vie.

Il ne s’agit pas de partir en conquérant, à la recherche de tous les problèmes de notre société. Il s’agit de nettoyer et de transformer notre propre jardin intérieur. C’est-à-dire nos croyances erronées et d’identifier et transformer les masques protecteurs qui se sont installés pour pallier à nos manques et souffrances intérieurs. Reconnaître nos habitudes de vie non aidantes, nos attitudes et comportements non féconds et procéder graduellement aux changements en développant une vision plus globale sans toutefois, rechercher la perfection.

La maladie est une opportunité, un appel à la conscientisation, une communication de notre être, nous permettant de faire une halte afin de vérifier si la destination que l’on poursuit est en lien avec nos valeurs et notre propre quête.

C’est important de se poser des questions et de laisser la sagesse en nous s’exprimer. Quel temps est-ce que je me donne pour aller à l’intérieur de moi et entrer en contact avec mon être profond? Nous ne sommes pas seulement un corps, nous sommes un esprit et une âme. Quelle place est-ce que je laisse à cette guidance intérieure?

Ai-je un travail ou des intérêts qui me stimulent? Quelle est la perception de mon moi, des gens que je côtoie? Suis-je régulièrement dans le jugement? Quelle est la dernière fois où j’ai donné avec bonté et chaleur à quelqu’un qui me demandait?

Est-ce que, quand je dis oui, c’est un vrai oui empreint d’amour? Ou bien, un oui, par peur de perdre l’amitié de l’autre ou pour inscrire un dû dans mon livre de compte caché?

Est-ce que j’ai la critique facile? Est-ce que je contrôle régulièrement tout ce qui m’entoure? Est-ce que je donne de l’amour autour de moi? Est-ce que je me sens libre de vivre ma vie comme je l’entends et est-ce que je laisse les autres, vivre la leur, librement? Est-ce que j’entretiens de la colère, de l’animosité avec une ancienne relation ou avec mon passé?

Observez-vous, sans jugement. C’est le meilleur moyen que je connaisse pour apprendre à identifier ce qui n’est pas bénéfique. S’il vous plait, donnez-vous le temps. Soyez accueillant et tendre à votre égard. De plus en plus, l’humain a besoin dans cette société hyperactive de considération et de tendresse. Vous pouvez mettre en œuvre ces dons envers vous-même.

Nous sommes semblables et en même temps tellement différents. Il n’y a pas de recettes toutes faites, il y a vos recettes. À vous, de vous découvrir.

Tout cela demande d’être à l’écoute et de combattre nos peurs, notre scepticisme et de s’impliquer sur la voie de notre cœur en collaboration avec la raison naturellement. C’est une nouvelle relation à développer en restant conscient que nous comme cocréateurs de notre santé et de notre vie.

Rappelons-nous les paroles de Louis Pasteur appuyant les travaux de Claude Bernard : « Bernard a raison, le germe n’est rien, le terrain est tout ».

Auteur inconnu

Programmer sa vie

L’hiver dernier, je signais un texte sur la magie de l’âme, sur l’âme qui agit. Combien, parmi vous, ont pris le temps de capter les pensées restrictives afin de les remplacer par des pensées plus adaptées à ce que vous voulez dans votre vie? Cela n’est pas toujours évident à faire pendant l’été.

À l’ère des téléphones intelligents, nous avons tous un GPS intégré à notre appareil. Nous avons tous un tel GPS à l’intérieur de nous. Il nous est relativement facile d’activer ce GPS afin qu’il puisse nous guider vers, et surtout, dans la bonne voie pour nous. Comment faire? Pour ce faire, j’utilise une forme bien particulière d’hypnose, l’hypnose spirituelle.

Vous pouvez vous installer conforta­blement, dans un endroit calme, et fermez les yeux. Permettez à votre corps de se déposer sur la surface sur laquelle vous êtes installé. Respirez normalement, lentement. Rendez votre respiration de plus en plus abdominale… comme si vous laissiez votre ventre respirer pour vous, comme si le ventre respirait à votre place. Et, pendant que le ventre respire à votre place, prenez conscience de tout ce qu’il y a sous vos pieds… jusqu’au centre de la Terre. Ensuite, prenez conscience de tout ce qu’il y a au-dessus de vous, l’air dans la pièce, le plafond, le toit de la bâtisse, le ciel, les nuages… remarquez comment le ciel est bleu au-dessus des nuages, comment les nuages, qui sont maintenant en dessous de vous, sont blancs… comment, ils pourraient être comme un tapis de ouate blanche, un tapis moelleux. Et le soleil qui plombe sur vous, qui vous réchauffe d’une chaleur confortable… le vent doux dans vos cheveux.

Vous savez que vous êtes conforta­blement installé, en toute sécurité. Alors vous pouvez vous permettre d’explorer, vous pouvez vous permettre d’imaginer tout ce que vous voulez. Aucune limite. Vous êtes l’architecte du lieu que vous imaginez. Vous pourriez même vous permettre de voir un sentier, un sentier qui vous invite afin de marcher. Imaginez que vous vous autorisez à marcher sur ce sentier, sentier qui traverse un magnifique jardin inté­rieur… Et imaginez ce jardin intérieur. Regardez comment il est composé. Vous pouvez lui donner la forme que vous voulez, car il s’agit de votre jardin intérieur à vous. Ce jardin intérieur est le vôtre, et seulement vous pouvez y avoir accès. Vous pouvez donc vous permettre d’être vous-même dans ce jardin intérieur… aucun filtre, aucune limite, juste vous et votre imagination.

Vous pouvez vraiment vous permettre de donner la forme de votre choix à votre jardin intérieur. Vos fleurs préférées, les arbustes que vous voulez, un petit ruisseau… ruisseau d’eau pure et limpide qui coule doucement… ruisseau qui coule au fil du temps… de ce temps qui coule au fil de ce ruisseau. Et vous marchez dans votre sentier, sentier de vie qui prend la forme que vous voulez bien lui donner, sentier qui peut traverser un sous-bois, qui peut traverser un champ, un champ de fleurs, fleurs qui ondulent au rythme du vent, qui ondulent par vagues irisées, vagues qui s’étirent au fur et à mesure que le vent se calme. Ressentez l’odeur de ces fleurs qui remonte jusqu’à vos narines. Remarquez comment cet endroit est calme. Cet endroit que vous meublez en fonction de vos désirs. Sentier que vous orientez en fonction de vos aspirations, de ce que vous voulez vraiment. Permettez-vous de ressentir la plénitude et la joie de vous retrouver dans cet endroit très précis et précieux pour vous.

Ainsi, vous programmez votre GPS, GPS qui ne manquera pas de vous guider vers vos buts et objectifs. Ainsi, votre âme va agir, comme par magie, en fonction de ce que vous avez programmé dans votre GPS intérieur.

Vous me permettrez de reprendre une phrase célèbre : « Ainsi, aujourd’hui devient le premier jour de votre nouvelle vie. »

Au fond, tout est là pour nous; ce n’est qu’une question de choix!

Commençons par la base. Dans quel état d’esprit serions-nous si nous apprenions à vivre nos vies dans une attitude d’ouverture et toujours accompagnés d’un sentiment de pleine reconnaissance et de gratitude pour l’incroyable beauté qui nous entoure? Sûrement que ce regard nous aiderait à nous réjouir de toutes les petites et les grandes joies de la vie que nous vivrions au quotidien. N’est-ce pas là le fondement d’une perception souhaitable que nous pourrions nourrir régulièrement en nous-mêmes… ne serait-ce qu’un tout petit peu chaque jour? Et comme le dit si bien l’auteur Christophe André dans son livre « Méditer jour après jour », cet effort à porter notre attention consciente en nous-mêmes est aussi valable à développer que de faire de l’exercice physique et de bien veiller à une saine alimentation. En entretenant ainsi notre jardin intérieur, nous développerons toujours plus de rapport intime avec nous-mêmes tout en nourrissant la profondeur de notre paix intérieure. Cette notion d’intériorité et de chemin intérieur n’est-elle pas aussi, en réalité, la seule route à suivre qui nous est indiquée pour nous guérir véritablement de nos différentes blessures tout en nous abreuvant à cette source infinie qui nous transporte vers de nouvelles aspirations pour ainsi vivre pleinement et plus consciemment notre espace-temps sur cette planète? Et c’est un fait reconnu que cette attention portée à notre intériorité est aussi un aspect important pour notre santé globale.

En parallèle avec cette réalité de notre intériorité, je suis en train de lire un tout nouveau livre que nous venons de recevoir à nos bureaux. Ce livre nous fait entrer dans une ère nouvelle concernant la santé. Il a été écrit par le célèbre auteur canadien Ron Garner et publié par la maison d’éditions Ariane. Le titre, « Révolution pour un monde sans maladie », est un titre audacieux qui porte à réfléchir. Il m’apparaît toutefois en lien direct avec l’actualité du moment face à notre cheminement collectif vers une santé optimale. Bien que ce livre puisse paraître un peu fantaisiste et utopique, la réalité des recherches sur la santé confirment que ces possibilités sont nettement devant nous et à notre portée en tant qu’êtres humains. Nous n’avons qu’à choisir ces chemins qui mèneront vers la pleine appropriation de notre santé globale. Bien que ce soit une route qui nécessite des engagements et des efforts de changement et de discipline personnels continus, surtout face à nos choix alimentaires, ce n’est pas dans les hôpitaux qu’on trouve des guides sur la façon de créer un monde sans maladie. C’est donc à nous de faire les bons choix, si nous voulons naviguer vers l’atteinte de cet objectif!

Plus que jamais dans l’histoire humaine connue, nous sommes les quelques générations qui bénéficient du plus de libertés et de choix face à ces libertés. Nous n’avons qu’à prendre un peu de recul pour observer le monde de possibilités qui s’offrent à nous. Et ici, je parle bien sûr surtout de tout ce qui touche de près les domaines du mieux-être et de la santé globale. Toutes les réponses sont là pour nous aider à choisir les parcours qui nous mènerons vers un mieux-être optimal. C’est réellement à nous de jouer!

De plus, vous découvrirez dans cette édition une grande richesse de pistes et de réflexions aidantes qui sont fournies par tous nos auteurs et qui, j’en suis persuadé, sauront contribuer à votre mieux-être, dans l’espoir que nous soyons sans cesse plus nombreux à emprunter cons­ciemment ce chemin composé de choix sains pour notre bien-être commun!

En vous souhaitant à tous plusieurs petites et grandes joies tout au long des prochains mois d’été!

Profitez de l’été… pour jardiner à « l’intérieur »!

Chacun de nous abrite un incroyable jardin intérieur. Une plate-bande de 20 à 22 pieds de long, ayant une superficie de 250 m2, soit l’équivalent d’un court de tennis. Cette plate-bande surprenante abrite 10 fois plus de cellules que le nombre total des cellules de tout votre organisme. Elle contient 75 % de votre système immunitaire, produit 75 % des neurotransmetteurs et, finalement, elle a une activité métabolique plus grande que celle du foie. Avez-vous deviné qu’il s’agit de votre petit intestin? Avec ses milliers de microvillosités, c’est une œuvre gigantesque d’origami.

Cet organe représente la plus grande interface avec le monde extérieur. En plus de participer à la digestion et l’absorption des nutriments, il est notre première protection, notre forteresse contre les envahisseurs potentiels de notre environnement extérieur.

La recherche médicale confirme que l’état de ce jardin intestinal est un élément essentiel pour l’équilibre de tous les autres systèmes corporels, incluant le cerveau et tout son réseau de nerfs. Par exemple, la perte d’étan­chéité (hyperpermé­abilité) de la paroi du petit intestin, ainsi que la dysbiose intestinale (débalancement de la flore intestinale normale) favorisent l’activation chronique de processus inflammatoires se manifestant sous diverses formes telles que : maladies auto-­immunes et maladies cardiovascu­laires, hypertension, arthrite, arthralgie, fibromyalgie, fatigue chronique, psoriasis, eczéma, asthme, maux de tête et migraines, dépression, Alzheimer…

Voilà pourquoi il est essentiel que vous sachiez prendre soin de votre jardin intérieur quotidiennement. Il est estimé que 70 % de la population présente une hyperperméabilité et une dysbiose intestinales à divers degrés avec ou sans symptôme.

La flore intestinale est composée de 10 fois plus de micro-organismes que le nombre total de toutes vos cellules. Nous avons donc intérêt à bien nous entendre avec eux et nous assurer que les probiotiques, ces bactéries bénéfiques, soient prédominants.

Sachez qu’une flore intestinale saine participe à la digestion et à l’absorption des aliments, sécrète des vitamines, protège la paroi intestinale des microbes indésirables tels que parasites et candida, régularise le fonctionnement du système immunitaire et, avec la vitamine D, sécrète des substances antibiotiques naturelles pour justement vous protéger des microbes pathogènes.

En consultant les tableaux ci-contre, vous pouvez apprécier la diversité des facteurs favorisant la dysbiose intestinale et la perte d’étanchéité de la paroi intestinale.

Dysbiose intestinale
• Choix alimentaires inadéquats
• Manque d’acide gastrique
• Sensibilités alimentaires
• Usage fréquent d’antibiotiques sans ajout de probiotiques
• Constipation
• Toxines environnementales, pesticides, OGM, métaux lourds
• Absence d’allaitement maternel
• Naissance par césarienne
• Stress

Petit intestin hyperperméable
• Dysbiose intestinale

• Sensibilités alimentaires
• Médicaments anti-inflammatoires
• Lectines (ex.: blé, légumineuses)
• Insuffisance en zinc et en vitamines A et D3
• Gluten
• Alcool
• Stress

Chaque bouchée d’aliments et chaque gorgée de liquide ingérée affectent positivement ou négativement votre jardin intérieur. Les aliments les plus problématiques sont les sucres, féculents, pains, pâtes, patates, riz, boissons gazeuses, jus de fruits, trop de fruits et peu de légumes, car ils occasionnent de la fermentation et nourrissent, jour après jour, repas après repas, les mauvais microbes du jardin intestinal. Chez les personnes susceptibles, le gluten (protéine que l’on retrouve dans le blé, orge, épeautre, kamut, seigle) peut à lui seul créer l’hyperperméabilité intestinale, ainsi qu’une hyperperméabilité de la barrière hémato-encéphalique, provoquant ainsi l’inflammation du cerveau. Et puisque le cerveau n’a pas de fibres sensitives de douleur, il peut être inflammé sans que vous ne le sachiez.

Plusieurs pesticides, comme le glyphosate présent dans le Round Up, ont comme mécanisme d’action de créer une hyperperméabilité massive du tube digestif entraînant la mort de l’insecte, en plus de leurs effets dévastateurs sur la flore intestinale.

Profitez de l’été et du soleil en toute sécurité. Assurez-vous de consulter les références ci-dessous. Soyez un bon jardinier, car votre santé en dépend.

Références :

  • www.vitamindcouncil.org
  • www.responsibletechnology.com, Ouvrages de Jeffrey Smith sur les OGM, glyphosate
  • Grain Brain the surprising truth about wheat, carbs, and sugar – Your brain’s silent killers, Dr David Perlmutter, MD
  • Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation, Jacqueline Lagacé, PhD