Pulsion de vie

Combien de fois avons-nous souri ou même ri aujourd’hui? La joie nous dynamise et nous donne le goût de vivre. Elle est naturelle et potentiellement présente à l’intérieur de chacun de nous. Elle provient, en bonne partie, de notre pulsion de vie. Elle s’anime spontanément à travers nos gestes et nos attitudes. Il nous est plus facile d’être joyeux quand nous sommes spontanés.

La présence à nous-mêmes et la spontanéité sont nécessaires pour être joyeux, car la joie se vit dans le moment présent. Si nous projetons notre mental dans le futur, celui-ci s’active et crée de la distorsion. Nous avons alors de la difficulté à expérimenter la joie. De même, si nous sommes préoccupés par des « j’aurais dû faire ceci ou cela », nous limitons, en nous, la circulation de l’énergie de la joie.

Il nous est possible d’éprouver de la joie par le toucher, car le fait de toucher consciemment une personne, un animal ou encore une plante nous enrichit intérieurement. La vue stimule aussi la joie lorsque nous sommes conscients que nous regardons. Si le décor de notre vie défile devant nous, sans échanges nourrissants, c’est que nous ne sommes pas conscients que nous observons. Par la qualité de notre présence, nous captons, ici et là, le contact vivifiant d’un regard, d’une couleur, d’une fleur, d’un sourire, d’une situation cocasse, etc.

À l’audition de certains sons, nous nous sentons nourris et ravis quand nous sommes attentifs et présents. Certains sons activent des zones du cerveau reliées à la joie et au plaisir. Les sons sont des particules vibratoires variées dans leur forme et leur dimension qui pénètrent à l’intérieur de nous, par chaque fibre de notre être. Ils peuvent, par leur répétition, programmer la joie, la détente, la colère, l’agressivité en nous. Soyons attentifs aux sons qui sont diffusés dans notre environnement de vie.

Très souvent, nous expérimentons la joie de vivre à travers ce que nous goûtons. Chaque aliment représente une somme de vibrations. Nous ne pouvons goûter ce que nous mangeons si nous ne sommes pas présents à ce que nous absorbons, alors nous éprouvons le besoin de consommer des aliments en grande quantité. Amenons notre conscience dans notre bouche, dans nos yeux, dans notre sens de l’odorat lorsque nous mangeons. De plus, chaque fois que nous sourions, nous nous plaçons en état d’ouverture à la communication. Choisissons de sourire, car chaque sourire augmente le bien-être et la joie.

Le sens externe de l’odorat contribue également à notre joie de vivre. Les essences parfumées produisent, en nous, des sentiments et des sensations variées. Chaque odeur correspond à une somme vibratoire en particulier. Certaines favorisent l’épanouissement, d’autres, le bien-être, d’autres, la détente et d’autres, l’élévation de nos vibrations qui nous donne la paix. Soyons attentifs aux odeurs qui produisent en nous ces états d’expansion. Multiplions-les consciemment.

En somme, tout ce qui nous ravit et nourrit notre âme, que ce soit l’odeur d’un parfum, l’écoute d’une musique, la contemplation d’une œuvre d’art, le silence ou le dépouillement matériel, tout ce que nous captons par nos sens externes, tout ce qui crée du ravissement dans notre cœur stimule notre joie de vivre.

La détente aide à la joie. Les tensions intérieures que nous ressentons nous torturent. La détente augmente la compétence, la capacité d’attention, la concentration et le plaisir que nous éprouvons en effectuant une tâche.

La joie profonde s’exprime, aussi, par la satisfaction que nous ressentons lorsque nous savons que nous réalisons ce que nous avons à réaliser. Elle est, également, une attitude intérieure de reconnaissance et de satisfaction que nous éprouvons pour tout ce que nous nous sommes créé dans le moment présent.

Le rire, le jeu et l’humour nous aident à ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, deux minutes continues de rire peuvent nous permette de transcender une charge émotionnelle. Un éclat de rire de quelques secondes a un effet très libérateur, car il crée une harmonisation énergétique.

Entretenons-nous la croyance que le jeu n’est destiné qu’aux enfants? Croyons-nous qu’un adulte, qui a passé le stade de l’enfance, ne doit jouer que lorsqu’il accompagne un enfant dans son jeu? Nous amusons-nous à faire rire les autres par nos mimiques, sans nous ridiculiser ou ridiculiser qui que ce soit, tout simplement par amour du jeu, de la liberté d’être et dans le but de dépasser nos limites? Nous permettons-nous de jouer plusieurs fois par semaine? Il n’y a pas d’âge pour rire, pour être enjoué, pour courir ou encore pour sauter. Depuis combien de temps n’avons-nous pas fait de mimique? Croyons-nous qu’un adulte ne puisse pas le faire? Nous offrons-nous la liberté de nous faire sourire ou de nous faire rire sans avoir peur d’être ridicule? Osons-nous être enjoué et développons-nous notre potentiel d’humour?

Il y a des liens importants à conscientiser entre l’humour et l’amour. Si nous sommes capables de lâcher prise et de jouer, de nous amuser, alors nous sommes aussi capables d’aimer spontanément. Développons notre type d’humour personnel et acceptons de rencontrer nos préjugés, nos croyances et nos peurs.

Le bonheur profond est bien au-delà des états d’effervescence. Il se manifeste dans les états de bien-être intérieur, de quiétude, de paix, de silence, de contemplation, de recueillement et de contentement. Prenons le temps d’être présents à nous-mêmes dans tous nos petits plaisirs quotidiens.

Accueillons pleinement les états de joie que nous vivons spontanément. Stimulons notre joie de vivre et entretenons des attitudes intérieures qui la favorisent. Multiplions les petits moments où nous sommes heureux. Ainsi, nous développons une habitude à être heureux et satisfaits. Nous pouvons, également, bénéficier de la joie de vivre qu’émanent les autres lorsque nous éprouvons de la difficulté à être joyeux. Conscientisons que ce sont certaines de nos façons d’être et de faire qui nous empêchent de ressentir la joie de vivre.

Nous seuls pouvons créer notre joie de vivre et notre bonheur. Faisons-nous plaisir, amusons-nous. Répandons autour de nous des sourires égayés, des regards accueillants, des touchers chaleureux. Soyons une présence émanant la joie de vivre. Faisons-le pour nous, mais aussi par amour pour tout ce qui existe sur notre planète.

Encore du lâcher prise!

Qu’est-ce au juste la joie de vivre? En connaît-on vraiment le sens? Est-ce seulement ce qu’en témoigne notre humeur, notre sourire, notre apparence d’être joyeux, ou le ressent-on vraiment au fond de nous-mêmes, reconnaissons-nous l’émotion de la joie de vivre?

Physiquement, la joie de vivre est reliée au sang, à la circulation, qui est aussi en relation avec notre système lymphatique. Le foie et la rate sont des organes aussi reliés au sang. Si notre circulation n’est pas fluide, des problèmes de santé se manifesteront. Le pire ennemi du système lymphatique, est la routine.

Pourquoi avons-nous parfois un manque de joie de vivre? Une tristesse enfouie que l’on croyait oubliée, la perte d’une personne qui nous est chère, la perte d’un emploi, d’un animal, toutes ces raisons ou événements nous marquent parfois et causent des peines, des douleurs, des souffrances qui changent notre vie et nous entrons graduellement dans notre bulle sans pour autant nous en rendre compte.

Comment fait-on pour aller au-delà et laisser ces moments difficiles derrière nous? Hé oui encore du lâcher prise! Certes que certaines choses ne s’oublient jamais, mais nous devons nous efforcer de ne pas leur donner la première place dans notre vie.

Afin de retrouver notre joie de vivre, il est important de faire certaines choses qui nous plaisaient dans le passé. Nous devons cesser de jouer le rôle de la victime, nous devons prendre conscience qu’il s’agit de notre santé.

Nous pouvons commencer par de simples petits gestes du quotidien, comme prendre quelques instants pour faire un brin de lecture, prendre une marche et respirer l’air frais. Se rendre utile et rendre service à une personne en lui apportant notre écoute. S’offrir un bon repas en bonne compagnie, le fait de sortir et rencontrer des gens, nous aide aussi à sortir de notre routine.

Prendre quelques minutes en savourant un thé et jouer un jeu de société avec notre conjoint ou un ami, cela nous fait sourire et nous fait partager de beaux moments.

Je pense qu’une bonne façon de retrouver notre joie de vivre est de prendre conscience de tout ce que la vie nous offre de magnifique, et d’en profiter. Nous devons cesser de focusser sur nos manques ou sur ce qui est passé.

Le cœur est un organe de notre système circulatoire, il est aussi en relation avec le poumon, ces deux organes sont reliés aux émotions de la peine et tristesse, s’ils sont en bon équilibre, ils représentent la joie, la compassion, l’amour.

Alors à nous de choisir si nous voulons retrouver notre joie de vivre et par le fait même rester en santé!

Et si on parlait du bonheur et de la joie de vivre?

Pour commencer, mes amis, on va regarder ce que le dictionnaire pense des mots importants de notre titre :
« Bonheur » : État de complète satisfaction, plénitude.
« Plénitude » : Totalité, intégralité.
« Joie » : 1. Sentiment de bonheur intense, de plénitude, limité dans sa durée, éprouvé par une personne dont une aspiration ou un désir est satisfait. 2. État de satisfaction qui se manifeste par la gaieté et de la bonne humeur. 3. Ce qui provoque chez quelqu’un un sentiment de vif bonheur, de vif plaisir.
« Vivre » : 1. Être vivant. 2. Passer sa vie d’une certaine façon. 3. Avoir, se procurer les moyens de se nourrir, de subsister. 4. Exister durablement.
« Heureux » Qui jouit du bonheur, qui est satisfait de son sort. Porté à l’optimisme, gai de nature.

Voilà qui mène à la réflexion, n’est-ce pas? Après avoir refermé le petit Larousse 1989, je vous dirai que ces définitions provoquent chez moi plus d’interrogations qu’elles génèrent de réponses. D’abord, est-ce que le bonheur doit vraiment être défini par la totale et permanente satisfaction de nos désirs? Si oui, alors j’entends déjà plusieurs personnes me dire que certains ne sont pas très exigeants et que d’autres le sont beaucoup trop.

Ensuite, sous le mot « joie », on trouve : « limité dans sa durée ». Pardon? Moi qui croyais qu’il était possible de vivre heureux toute sa vie! Mais voilà que sous le mot « heureux », on trouve : « qui est porté à l’optimisme ». HA! Est-ce que ça veut dire que les optimistes et les gens plus souvent de bonne humeur sont plus portés à être heureux dans la vie que les gens pessimistes et dépressifs? Et si oui, est-ce que le bonheur est un état naturel chez certains alors que chez d’autres, c’est plus difficile? Ou encore est-ce que le bonheur est une question d’attitude?

Bon, je sais qu’ici, vous allez me dire que ça fait beaucoup de questions et peu de réponses. Mais je me défendrai en vous disant qu’il fallait bien se la poser, la question, et définir nos paramètres. C’est bien joli de parler de bonheur et de joie de vivre, mais ne vous attendez pas de ma part à ce que je vous donne des recettes toutes faites sur le bonheur en vous disant que le bonheur est dans l’activité physique, la religion, la spiritualité ou encore la méditation. Non, non, non! Si le bonheur est la satisfaction de vos besoins, alors définissez vos besoins. S’il est dans l’attitude, essayons de changer d’attitude. Une chose est certaine, le bonheur et la joie de vivre ne se trouvent pas dans le savon X qui lave plus blanc que blanc! Vous avez remarqué qu’aujourd’hui, tout le monde voudrait bien nous rendre heureux, oui, oui, nous rendre heureux, en nous vendant le dernier gadget sur le marché, le dernier jouet à la mode pour les enfants, la dernière crème antirides ou l’adoration de tel ou tel Dieu (je parle ici du problème élevé des sectes dans la région. À vous de définir la différence entre une « secte » et une « religion »…).

Ne vous y perdez pas, même s’il y a matière à la déroute. Il est certain que la méditation, la réflexion, la prière, la relaxation sont toutes des activités qui peuvent aider à se centrer et à réfléchir par nous-mêmes. On peut donc mieux faire le ménage dans nos désirs, nos priorités, nos besoins, etc. Je crois surtout que le bonheur est différent pour chaque personne, justement parce que chaque personne a des besoins et désirs différents. Par conséquent, nous avons tous des recettes de bonheur différentes.

Et si le bonheur était créatif? Je sais, vous ne voyez pas du tout où j’essaie d’en venir. Simplement, la recherche du bonheur nous pousse à nous améliorer en essayant de comprendre notre vie, d’atténuer nos souffrances, ou en essayant de changer les choses, et de comprendre les autres. Par toutes ces recherches, nous apprenons beaucoup de la vie, de nos erreurs, de nos semblables, de nous-mêmes. Ne sommes-nous pas sur terre pour apprendre?

Ok, Ok! On revient au bonheur! Entre l’amour, la carrière, la santé, les enfants, la maison, la décoration, le ménage, la voiture, le chien, la famille et les amis! Ouf! Trouvons le temps d’être heureux, grâce à l’affection donnée et reçue par nos proches, aux caresses et aux câlins. Les sourires aussi sont gratuits et en génèrent d’autres en retour. Essayez-le, vous verrez bien. Je vous donne le devoir suivant : pour une journée complète, ayez le grand sourire dans le visage, toute la journée; souriez à tout le monde. Vous m’en donnerez des nouvelles. Est-ce que vous aurez vraiment passé une meilleure journée ou, tout simplement, l’analyse de votre journée sera-t-elle meilleure?

En terminant, je vous dirai que selon moi, le bonheur est dans la « communication active », dans la compréhension des autres et de nous-mêmes. Dans l’actualisation et la réalisation de soi. Dans l’expression de nos sentiments affectueux et cordiaux. Dans l’entraide et le partage. Si on se donnait tous un petit coup de pouce? Un sourire, une poignée de main, un moment d’écoute, une tape dans le dos. C’est gratuit et ça peut changer la journée de quelqu’un. Oui, je sais, je suis vague, et c’est voulu! Je voulais, par cet article, vous faire réagir et réfléchir. Je vous demande maintenant de m’envoyer vos réactions et pensées sur le sujet. En attendant, soyez sages mes amis, et faires vos devoirs! (rire)

Dominic

Notre clan : nos racines spirituelles!

Lorsque l’on pense au cheminement spirituel, l’on pense à l’âme, l’esprit, les anges, la méditation, la prière, la contemplation, l’intériorisation, le sacrifice, le moment présent, l’amour, la compassion, la sagesse, la vérité, l’illusion, le détachement, le sacré, l’énergie… et j’en passe.

Mais avez-vous déjà songé à votre clan… oui, oui, les membres de votre famille… comme faisant partie intrinsèque de ce parcours, dit spirituel???

Ayant cheminé plus de 20 ans, ayant voulu « décrocher » de la terre, ayant cru à mon avancement (comme j’en ris maintenant), ayant sombré dans la dépression, ayant découvert et réintégré mon corps… me voici à l’aube de la cinquantaine plus proche que jamais de mes cellules, de la terre, de ma famille, du quotidien… et en même temps, plus incarnée que jamais dans ma spiritualité.

Et une de mes grandes découvertes : que sans mon clan je ne pourrais RIEN faire ou être. Je m’explique. Saviez-vous que l’arbre présente autant de branches que de racines? Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. En ce qui nous concerne, nos racines, ce sont ces personnes qui nous ont précédés sur des générations et qui, peu importe leurs expériences terrestres, ont transmis malgré tout la Vie, puisque vous y êtes. Cette quintessence, cette force de vie, nous passons des années à vouloir la comprendre, la contempler, en saisir la profondeur, la subtilité, la beauté… Étrangement, même si elle nous fut transmise au travers d’êtres si imparfaits que nos parents, il n’en demeure pas moins que sans eux nous ne pourrions méditer, prier, rire, pleurer, espérer, souffrir, s’observer.

Lorsque vous pensez à vos parents, grimacez-vous? Avez-vous placé un océan de colère et de rancœur entre eux et vous, en souvenir des abus, incestes, violences, absence, dépression… dont vous vous croyez victimes? Portez-vous tant de jugements à leur égard que vous vous privez d’une nourriture dont votre cœur se languit?

Lorsque j’ai découvert l’approche des constellations familiales, telles que développées par Bert Hellinger au début des années 80 en Allemagne, j’ai compris dans toutes mes cellules l’importance de mes parents. J’ai posé des gestes pour faire tomber le mur que j’entretenais à leur égard, tout en demeurant bien consciente de leurs défauts; disons que j’ai pu prendre la vie qu’ils m’avaient donnée et leur laisser leurs fardeaux pour marcher sur mon chemin, riche de toutes leurs expériences. Et à partir de ce moment, ma vie a pris un nouvel essor. Je pouvais puiser dans toutes mes racines pour grandir et devenir l’arbre adulte que je chérissais d’être, et ce, à tous les niveaux.

Voilà donc pourquoi je vous disais que votre clan est à la base de votre spiritualité, de vos réalisations, de votre liberté, de votre joie de vivre, de votre autonomie. Lorsque je leur gardais rancœur, je demeurais liée à eux de manière qui me brimais moi. Maintenant que j’ai vu, senti et compris d’où nous venions tous, que j’ai ouvert mon cœur à tous mes ancêtres, étonnamment je me sens plus forte, plus centrée, plus soutenue, plus stable, plus ouverte, plus courageuse, plus libre d’ouvrir mes ailes et voler vers mon destin sans devoir reproduire leurs malheurs.

L’art de bien vivre les transformations

Que l’on soit enfant, adolescent ou adulte, des événements de la vie nous obligent à changer. Que ce soit la maladie, les deuils, les séparations, les problèmes scolaires ou au travail, les handicaps ou autre perte, nous réagissons. Nous vivons alors des moments de déni, de colère et de tristesse qui peuvent avoir un côté destructeur et augmenter notre souffrance. Cela prend parfois beaucoup de temps avant d’accepter que ces étapes de vie nous rendent plus humains, à l’écoute de soi et des autres, nous préparent pour la suite qui peut être merveilleuse une fois la porte franchie.

Lorsque nous sommes dans un de ces moments critiques, consulter un thérapeute pour faciliter le passage est important pour éviter que la souffrance ne s’installe trop longtemps. Certaines personnes arrivent en thérapie en disant qu’elles veulent revenir comme avant, mais ce ne serait certainement ni souhaitable ni vraiment possible. D’autres arrivent désespérées en pensant qu’elles ne s’en sortiront pas, elles n’ont plus de joie de vivre ni le goût de continuer la route parce que la souffrance est trop grande ou parce que plus rien ne les intéresse. Certains vivaient pour l’autre qui n’est plus là ou se désespèrent de voir qu’un de leurs proches n’est pas dans la norme. Ils réagissent en s’accrochant à des attitudes malsaines, développent des dépendances dont il est encore plus difficile de se sortir par la suite.

La thérapie par l’art permet aux personnes de s’ouvrir sur leurs souffrances sans nécessairement passer par la parole, vivre les émotions dans un lieu sécuritaire et accepter les étapes difficiles en étant accompagnées. De plus, le processus vécu lors de la thérapie permet de développer de nouveaux intérêts et habitudes saines lorsqu’une pratique s’établit.

Pourquoi l’art direz-vous, car souvent on pense que l’art ne sert à rien! Au contraire, les images, les sons, l’écriture, le mouvement du corps et la danse sont des outils de centration sur soi. Les sensations qu’ils procurent lorsqu’on revient à la source sans jugement, servent d’exutoire aux tensions, apportent une liberté qui aide à se sentir bien et s’accepter tels que nous sommes. Par exemple, les couleurs, les textures et les formes qui sont observées ou créées dans le contexte d’une thérapie ramènent des souvenirs, des expériences désagréables et agréables, des émotions qui cherchent à s’exprimer et lorsqu’elles le sont, un espace est libéré pour que d’autres expériences prennent place. Il ne s’agit pas de performer, mais plutôt de se retrouver et de réapprendre à s’aimer.

Pour qu’une réelle transformation prenne place, il est nécessaire de prendre du temps pour regarder, écouter ce qui est ressenti, comprendre ce qui se passe à l’intérieur de soi, demeurer sensible à ce que nous sommes sans les jugements sociaux apportés par l’éducation. Être en contact avec soi n’est-il pas en fait de vivre sans les frontières imposées de l’extérieur. Pour ce faire, il est parfois essentiel de remettre en question les valeurs reçues pour choisir celles que l’on veut conserver et ainsi arriver à un état de bien-être optimal. Réapprendre à jouer comme un enfant avant qu’il se soit fait dire qu’il chante mal ou qu’il n’est pas bon en dessin ou qu’il ne sait pas danser. Retrouver le goût de jouer pour le simple plaisir de découvrir de nouvelles couleurs, des sons et des pas de danse qui donnent le goût d’être vivant, d’apprécier tout ce que la vie a de bon à offrir.

Lorsqu’on parle de transformation, on parle de croissance et d’une compréhension du monde qui amène un mieux-être. Une image me vient à l’esprit : celle de la chenille qui devient chrysalide et qui se transforme ensuite en papillon. Je vous invite à dessiner ces trois stades et à inventer pour vous la transformation qui se vit lors de ce processus.

Imaginer les sons à l’intérieur du cocon jusqu’au battement des ailes du papillon, la transformation du corps en inventant les mouvements, les sensations et les émotions associées à se promener sur une branche d’arbre sous la forme de la chenille, vivre ensuite des mouvementas restreints et faire les efforts pour sortir du cocon avant de vous retrouver en pleine liberté, les ailes déployées en plein soleil. N’est-ce pas là un exemple de transformation réussi que nous offre la nature dans toute sa splendeur?

Avant de consulter une thérapeute par les arts, je vous invite à vous informer sur sa formation, car ce n’est pas encore un titre réservé et certains s’y improvisent sans avoir reçu les connaissances essentielles qui permettent de bien connaître le cheminement thérapeutique des clients.

S’entourer de beauté pour guérir

Je vous écris, confortablement assise dans un café en face du lac Léman à Genève. La température est superbe, je me sens bien, je viens de visiter une exposition de photos sur le thème des plus beaux endroits du monde. Ces expériences de beauté alimentent le goût et la joie de vivre.

Il n’est pas nécessaire de se retrouver à l’autre bout du monde pour vivre une expérience similaire, il s’agit parfois simplement de fermer les yeux, de revivre un souvenir, d’ouvrir un livre, ou de se mettre à peindre ou à dessiner. Les paysages imaginaires ou réels peuvent nous transporter dans des endroits magiques et nous faire oublier pour un moment nos malaises physiques ou psychologiques. Certains vous diront que ce n’est pas sain de se sauver dans l’imaginaire; moi je vous dis que c’est nécessaire pour se ressourcer et reprendre des énergies en périodes difficiles. Il s’agit simplement de ne pas s’y installer.

En faisant une petite excursion dans l’histoire, nous nous rendons compte que les effets de la beauté sur la santé sont connus depuis fort longtemps. Les méthodes de soin de la Grèce antique consistaient à retirer la personne malade de son milieu, de lui permettre de vivre quelque temps dans un lieu idéal entouré de nature sur le bord de la mer. Des musiciens y jouaient une musique douce et la personne malade se reposait tout simplement. Pendant la nuit, cette personne faisait des rêves lui indiquant ce qu’elle devait modifier dans sa vie pour guérir. Parfois, certains médicaments, potions ou tisanes étaient utilisés pour faciliter le processus de guérison. En Afrique, un des moyens utilisés par les guérisseurs consistait à demander à la personne malade de trouver qui lui avait donné la maladie. Une confrontation avait alors lieu et si la personne demeurait malade, elle devait s’éloigner de son milieu, prendre la route pour aller consulter un guérisseur d’un village éloigné. Elle devait demander la charité le long du parcours et les gens des villages avaient le devoir de l’accueillir et de la soigner en lui offrant ce qu’ils avaient de mieux. Croyez-le ou non, cette méthode était efficace. Est-ce que c’est parce que la personne malade découvrait son importance aux yeux des autres? Qu’est-ce en fait qui nous donne le goût de vivre et de guérir?

Est-ce que ces connaissances ont été perdues? Historiquement au Québec, les hôpitaux étaient érigés sur le sommet de collines ou en tout cas dans des lieux de beauté. Maintenant, je pense que la société a tendance à être moins sensible à ces connaissances. Il faut dire que la multiplication des images par la technologie audiovisuelle nous permet d’avoir accès à des lieux de beauté facilement, mais aussi à des horreurs indescriptibles. Je me demande l’effet que peut avoir les images macabres ou les nouvelles stressantes des médias sur un malade couché dans un lit d’hôpital?

Dans mon atelier d’art-thérapie, il y a un temps consacré à créer des images qui permettent de se libérer des émotions conservées à l’intérieur et qui rendent souffrante la personne qui consulte. Il y a ensuite un temps pour créer des images qui font du bien et permettent d’alimenter les forces de vie, de considérer les rêves à réaliser et de planifier des activités qui facilitent un état de mieux-être. Le processus prend parfois du temps et ne va pas directement du point A au point B. Il faut parfois se perdre un peu pour mieux comprendre les processus inconscients qui sont en place, mais c’est une belle aventure où les paysages de beauté se construisent et s’entremêlent menant la personne à découvrir sa propre beauté.

La vie avec un grand V

La passion, c’est ce qui nous garde en Vie, avec un grand V.

La meilleure façon de détecter si une personne est passionnée ou pas, c’est de regarder l’étincelle dans ses yeux. Il n’y a pas de meilleur moyen pour savoir exactement à qui vous avez affaire. Les gens endormis (dans leur existence, entendons-nous bien) ont les yeux fades, sans vie. Ils sont aigris, désabusés, sans rêves ni buts. Le feu en eux semble mort, l’âme éteinte, et comme les yeux en sont le reflet, il n’est pas nécessaire d’être clairvoyant pour le voir. Regardez les grands passionnés de ce monde. Ils ont les yeux grands ouverts. On dirait même que parfois leurs yeux veulent sortir de leur orbite tant ils sont à l’affût de tout, comme s’ils ne désiraient rien manquer, comme s’ils scrutaient la moindre occasion d’apprendre et de s’émerveiller. Leurs yeux ne semblent jamais assez grands pour capter toute la vie qui se déroule devant eux. À votre tour maintenant. Allez vous regarder dans la glace. Où en êtes-vous? Oui! Oui! Je suis sérieux cette fois, allez-y tout de suite. Ne vous forcez surtout pas, restez naturels et scrutez votre regard sans émettre de jugement. Vos yeux sont-ils à demi clos? Si oui, ouvrez-les au maximum et constatez la différence. Ils deviendront rieurs, interrogatifs, vivants. Le seul fait de les ouvrir tout grands aura pour effet qu’ils porteront et capteront à la fois plus de vie. Puis, efforcez-vous de garder ce regard vif et passionné tout le reste de la journée et, sans jeu de mots trop facile, vous « verrez » la vie d’une tout autre façon. Et avec ce regard, je vous garantis que vous ne laisserez personne indifférent. Certaines personnes vous éviteront, tandis que d’autres seront attirées par vous comme un aimant.

Les passionnés s’attirent entre eux

Nous attirons tout ce qui tend à nous prouver que ce que l’on croit est vrai, surtout ce que l’on croit de soi… C’est la fameuse loi des affinités. Laissez-moi vous raconter à ce sujet une anecdote intéressante que j’ai vécue à Liège en Belgique, alors que je devais aller faire réparer de toute urgence un micro sans fil dont j’avais besoin le soir même pour une conférence. J’entrai donc dans un magasin d’électronique et demandai à voir au plus vite le préposé aux réparations. Ce dernier se présenta à moi, l’air particulièrement taquin. Comme, en plus, il me semblait plutôt jeune et inexpérimenté, je me mis à douter de sa compétence et hésitai à lui confier ce genre de travail. J’insistai toutefois pour qu’il fasse très attention, étant donné que mon micro était de grande valeur et que je ne voulais pas qu’il le brise davantage. Le plus sérieusement du monde, il me répondit d’une voix grave que j’avais bien raison d’être craintif, car il n’avait pas beaucoup d’expérience dans le domaine des micros sans fil et ratait habituellement son coup une fois sur deux, mais qu’il allait quand même essayer – et il appuya sur ce mot…  Je figeai sur place un instant, puis, voyant qu’il voulait tout simplement se moquer de mon attitude rébarbative, j’éclatai de rire et nous nous mîmes aussitôt à nous taquiner comme des gamins, oubliant presque la raison de ma venue dans cet endroit. Pendant ce temps, des gens s’étaient attroupés derrière nous. Par politesse, je leur offris de passer devant moi, car je n’étais pas si pressé que ça. Mais non, répondirent-ils, c’est tellement bon de vous entendre rire tous les deux. Ça nous manque dans ce temps gris qu’il fait dehors! Nous passâmes alors de longues minutes à déconner tous ensemble, moi, le réparateur et les gens tout autour qui s’amusaient de mon accent québécois qu’ils essayaient tant bien que mal d’imiter. Mais nous n’étions pas seuls. Je remarquai que d’autres personnes à l’air plutôt sérieux semblaient nous ignorer et évitaient notre attroupement de joyeux lurons, préférant même faire un long détour pour ne pas entrer dans notre bulle de joie et ressortir tout aussi rapidement par la porte de derrière. Il me parut évident que nous les dérangions par notre joie de vivre trop exubérante, est-ce possible? Eh oui, certaines personnes ne peuvent même plus supporter la joie, embourbées qu’elles sont dans la gangue de leur négativité. C’est difficile à croire, mais c’est malheureusement la réalité. Quelques heures plus tard, je revins reprendre mon micro bel et bien réparé et je remarquai que le jeune préposé en question avait les yeux toujours aussi brillants. Tout ça pour dire qu’il nous appartient à nous-mêmes de choisir notre clan, celui des endormis ou celui des passionnés de la vie, deux clans qui, comme vous pouvez le constater, on souvent bien du mal à se côtoyer.

Journal d’une psy

Pôvre petite moi! Je me suis réveillée ce matin avec la maladie de Tacos. (c’t’à cause de). C’est comme le rhume, tout le monde attrape le Tacos de temps en temps. Des fois, c’est à cause de la température, ou de mes parents, ou du manque d’argent, bref de toutes les excuses que j’ai pour justifier ma peur de vivre.

Ce matin de Tacos, c’était mon âge. Je suis vieille. Je n’ai plus la forme, je n’ai plus autant d’énergie, ma santé n’est plus ce qu’elle était. La peur, je vous dis, la peur de ne pas réussir, la peur de ne pas plaire, la peur qui paralyse et donne mal au ventre.

Je ne connais qu’une seule solution à la peur : agir, bouger, foncer. Se dire : « J’ai peur, je ne suis peut-être pas capable, mais je le fais quand même ».

Alors j’ai commencé à me parler, à me dire dans ma tête, ce que je dis à mes clients : « Ça ne sert à rien de blâmer les autres ou les circonstances. Tu as l’âge que tu as et tu feras ce que tu feras, c’est tout, ce n’est pas une excuse pour paralyser. La paralysie, c’est la mort. Vivre, c’est avancer, c’est bouger ».

C’est sûr, ce n’est pas facile, il y a des cailloux, mais j’ai le choix : tapisser toute la planète ou me mettre les souliers, en d’autres mots devenir un peu plus résistante aux cailloux.

En fait, tout le monde vit des peurs, des difficultés, des deuils, des pertes. Certains ne s’en sortent pas, ce sont des victimes, d’autres s’en sortent, ce sont des gagnants. Ils gagnent à la loterie du bonheur.

Quelle est la grande différence entre les gagnants et les perdants? Non! Non! Pas ce qui leur arrive, ni ce que les autres leur font, ni la chance. La différence, c’est que les gagnants décident de passer à l’action pendant que les victimes s’immobilisent et se plaignent les Tacos quoi.

Il existe une prière célèbre qui dit : « Mon Dieu, donnez-moi le courage de changer ce que je peux changer, la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer et la sagesse de faire la différence! ».

Une de mes amies philosophe m’a dit un jour : « Moi, je connais la différence. Ce que je peux changer, c’est… moi. Ce que je ne peux changer, c’est… les autres ».

Si je me sens seule et que le téléphone reste muet, je peux penser que personne ne m’aime ou je peux prendre le téléphone pour parler à des gens que j’aime ou m’intéresser à des activités pour découvrir ce que moi j’aime.

Oui, c’est bien beau, mais quoi faire, comment faire, où aller pour vaincre cette paralysie? N’importe où, l’important, c’est de faire le premier pas, le plus difficile. Mao Tse Toung dit : « La route de mille milles commence par un pas ». Alors, je fais le premier pas. Comme dit un célèbre Hobbit : « une fois qu’on a fait un pas sur le chemin, on ne sait pas où cela va nous entraîner ». Après le premier coin de rue, une autre rue va s’ouvrir, puis une autre et de découverte en découverte, la vie m’attend. Eh oui! Même à mon âge, on peut encore avoir envie de créer sa vie, de se créer. Il s’agit de se mettre en mouvement. Le premier pas est le plus difficile. Allons, allons, vas-y, tu peux avoir peur, tu peux avoir toutes les excuses, tous les Tacos de la terre, ce n’est pas grave, fais-le quand même.

Est-ce que je m’illusionne au point de penser que l’action va régler tous mes problèmes? Mais non, bien sûr, je serai encore vieille, je vivrai encore des deuils, j’aurai encore peur, je serais encore malade, mais… C’est un gros mais, un mais qui annule tout le reste. Je ne me sentirai plus impuissante et victime. Juste un petit pas, c’est être vivant et en train de marcher doucement vers son rêve. Et même si ce rythme n’est pas rapide, rapide, du moment que je suis dans la bonne direction (celle de mon rêve), tout est parfait.

Voilà de bien longs discours ma petite vieille! Alors, c’est quoi ton premier pas, ton premier pas à toi, dans la direction de ton rêve, à ta vitesse à toi? Dis, c’est quoi ton premier pas, Tacos ou pas Tacos, ton premier pas pour retrouver ta joie de vivre?

Moi, mon premier pas, c’était de recommencer à écrire. Et j’espère que cet article sera suivi par beaucoup d’autres, et, pourquoi pas peut-être par un livre, depuis le temps que j’en parle.

Et souviens-toi : « La différence entre une vision et une illusion, c’est l’action ».

La Biodanza, une pratique de santé globale

Contempler notre santé de façon globale, c’est d’abord s’émerveiller devant la profonde cohérence de notre organisme vivant et reconnaître que la santé holistique est notre droit le plus fondamental. La santé n’est pas tant un objectif à atteindre qu’un chemin à retrouver, un chemin vers notre vraie nature, vers ce que nous sommes profondément : des êtres remplis de vie! Notre société malade sonne l’alarme et cherche toutes sortes de façons d’en retrouver les clés.

La médecine reconnaît quatre sphères de la santé globale : biologique (santé physique), psychologique (santé mentale), sociale et spirituelle. Comment arriver à répondre à nos besoins dans chacune de ces sphères? Je vous propose avec enthousiasme une approche avant-gardiste, la Biodanza, dont la méthodologie finement structurée vise à rétablir une santé optimale. Ce processus de développement humain agit au cœur de nos potentialités génétiques. Il accélère l’intégration de l’être ainsi que l’expression de son identité. En résonance avec l’intelligence des forces de vie qui nous habitent, la Biodanza nous permet de retrouver l’unité et le bien-être au quotidien, améliorant ainsi notre qualité de vie.

Premièrement, la Biodanza améliore la santé physique, car on entre dans le mouvement dansé dans le plaisir et la facilité, chacun à son rythme. Cette méthode a pour objectif d’éveil­ler le naturel dans nos mou­vements; chacun bouge donc à sa façon. Elle redonne à notre orga­nisme le plein potentiel du fonctionnement de ses systèmes : digestif, immunitaire, respiratoire, musculaire, etc. Elle recrée intelli­gemment, d’une séance à l’autre, la courbe naturelle de la santé de l’organisme; grâce à la stimulation de l’énergie vitale par des danses euphorisantes, l’organisme réapprend à se reposer. Notre société fortement axée sur la performance stimule excessivement le mécanisme de défense qu’est notre système de lutte et de fuite. Il est par conséquent important de rétablir l’équilibre en redonnant sa juste place au système de détente. Par la même occasion, on reçoit un cocktail d’hormones du bien-être, dont l’ocytocine, une merveilleuse créatrice du lien social.

Sur le plan psychologique, la Biodanza fonde sa méthodologie sur la « vivencia », soit notre capacité innée de vivre un moment avec intensité. L’hypothèse posée par son créateur, Rolando Toro, est que ce qui est dansé avec émotion a une action transformatrice immédiate. Ce sont les enchaînements précis de gestes, dansés sur une musique donnée, qui donnent son intensité à la « vivencia ». Celle-ci, dans son vaste éventail de nuances, est miraculeuse; elle permet de rétablir les chemins courts, de reprogrammer les conditionnements et de tracer un nouveau sentier. Selon Toro, la meilleure façon de modifier notre perception de la réalité consiste à s’offrir une nouvelle expérience, la connaissance immédiate du fait vécu et ressenti dans l’ici et maintenant étant plus puissante que toute élaboration mentale.

La Biodanza se pratique en groupe et procure une véritable réhabilitation affective. Elle restaure notre santé sociale en créant une communauté aimante au sein de laquelle tous sont accueillis dans un esprit de pleine permission d’être soi-même. La Biodanza tisse des liens avec soi, avec les autres et avec le monde à partir du cœur, redonnant ainsi aux rencontres entre humains leur fonction poétique et sacrée.

Sans idéologie aucune, une séance de Biodanza s’avère une cérémonie célébrant la vie, au sens sacré du mot. Elle est une véritable invitation à retourner vers un état d’enchantement et d’émerveillement. Grâce à la danse, aux gestes et aux rencontres s’ouvrent des portes qui nous font dépasser les limites de l’égo et qui nous relient au grand Tout, au divin, au cosmos.

Les bienfaits de la pratique de la Biodanza vont jusqu’à nous faire recouvrer notre santé existentielle. La Biodanza vient en effet « ré-en­chanter » notre quotidien et nous permettre de retrouver un art de vivre. En accélérant notre processus d’épanouissement, elle nous accompagne sur le chemin d’un retour vers cette santé pleine et entière dont nous sommes les héritiers légitimes. Nous sentons alors s’élever en nous une profonde joie de vivre!

Des pensées en santé

Nous sommes tous semblables, humains et humaines : nous avons dans la tête un poste de radio qui nous envahit du matin au soir de pensées non sollicitées. On dit que la plupart des gens reçoivent 50 000 pensées par jour. De surcroît, une étude démontre que 98 % de ces pensées ont déjà été diffusées et que 80 % s’avèrent négatives. Quelle confusion cela crée dans notre pauvre tête! On sait bien que ces pensées insidieuses peuvent miner l’estime de soi et biaiser notre façon de percevoir l’autre et le monde. Comme personne n’a encore trouvé le bouton magique pour éteindre ce constant bavardage intérieur, regardons ce que nous pouvons faire pour retrouver la capacité de penser sainement.

Cette métaphore de radio nous rappelle qu’heureusement, nous ne sommes pas nos pensées et qu’avec un peu de patience, nous avons au moins le pouvoir de baisser le volume ou de changer la fréquence. Veillons d’abord à ne pas nourrir notre imaginaire de négativité en faisons attention aux lectures et aux images auxquelles nous nous exposons : livres, articles, média sociaux, journaux, publicités, films, musiques, vidéos, etc. Nous devenons facilement ce que nous consommons. De même, les conversations qui jugent, critiquent et disqualifient nous restent dans la tête et nous éloignent de notre humanité bienveillante, alors qu’il y a tant de lectures et de musiques pour élever notre humeur et réveiller notre joie de vivre.

Une pensée est un nuage qui passe dans le ciel de notre conscience. Si on ne lui accorde pas d’attention, elle passera son chemin sans nous perturber. Mais certaines pensées souvent récurrentes viennent se coller à notre identité. Elles arrivent à adhérer parce qu’elles correspondent à une façon conditionnée de penser le monde que nous avons empruntée à un moment de notre vie afin de survivre et d’assurer notre sécurité.

Que se passe-t-il ensuite? La pensée négative va se joindre à une sensation corporelle pour créer une émotion. Comme le suggère l’étymologie du mot, une émotion est une énergie en mouvement. On peut tout de même admirer ce réseau cohérent du « ressenti » de notre corps qui est là pour nous informer de nos besoins et nous guider dans nos décisions. Ainsi, la sensation de bien-être et de plaisir est simplement le corps qui dit oui, alors que l’inverse est signe que la pensée nous éloigne de notre vérité. Notre mal-être intérieur pro­vient souvent du fait que nous croyons à des pensées qui sont fausses. On peut ainsi commencer à douter des affirmations qui se répètent dans notre tête, à jouer à en démasquer la fausseté et à examiner avec intérêt la conclusion sur la réalité qui les a fait naître.

Tout cela devient de plus en plus facile avec la pratique de la méditation au quotidien. Lorsqu’on médite,­ l’immobilité du corps invite l’im­mobilité du mental. C’est comme prendre un bain de douce présence dans cet espace lumineux de silence qui est ce que nous sommes avant que l’on pense. Des pensées vont bien sûr nous emporter loin du présent; alors, avec amour, on se ramène ici et maintenant. Peu à peu, les pensées vont perdre leur capacité de nous éloigner de nous-mêmes. Peu à peu, le mental hyperactif, reconnaissant ses limites, va commencer à se taire et s’incliner devant la présence silencieuse et sacrée de notre Être. Et alors, nous retrouverons notre légèreté et notre réelle capacité de réfléchir en nous servant de notre magnifique faculté de penser.