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Le cholestérol et le mythe alimentaire concernant les maladies cardiovasculaires

De tous les sujets entourant les maladies cardiovasculaires dont on entend parler depuis quelques décennies, celui concernant le cholestérol est certainement le plus contradictoire et qui porte le plus à confusion. Combien de fois avez-vous entendu des professionnels ou des scientifiques vous dire à quel point le cholestérol est mauvais ou vous dire le contraire? Le fait est que le cholestérol ne serait pas le grand méchant qu’on a voulu nous faire croire. Certaines études ont même démontré qu’il pouvait améliorer la concentration, les capacités d’apprentissage et la mémoire. 

Qu’est-ce que le cholestérol et à quoi sert-il? 

Le cholestérol peut provenir de notre alimentation (aliments de source animale comme la viande et les produits laitiers) ou il peut être produit par le foie. 

Le cholestérol est essentiel à la vie et nous aide à rester en bonne santé.

  • Il est une composante essentielle de la membrane de nos cellules.
  • Grâce à lui, le corps est en mesure de fabriquer de la vitamine D à partir des rayons du soleil.
  • Il est un antioxydant essentiel pour notre cerveau et il protège nos cellules contre les radicaux libres.
  • Il est nécessaire à la fabrication d’hormones comme la progestérone, les œstrogènes, la testostérone ou le cortisol.

Le mauvais garçon pas si mauvais

Si le LDL ne contribue pas à faire augmenter le risque de maladies cardiovasculaires, qu’est-ce qui le fait augmenter alors? La réponse : l’âge, l’inflammation, les taux de sucre ou d’insuline élevés, un taux élevé de particules LDL petites et denses, un faible taux de HDL (le bon cholestérol).

Que faire pour optimiser sa santé cardiovasculaire? 

Améliorer ses habitudes de vie comme faire de l’activité physique et cesser de fumer. 

Avoir une alimentation à base de vrais aliments : 

  • Manger des légumes et des fruits, des oméga-3 (poissons, fruits de mer, bœuf nourri à l’herbe);
  • Privilégier les bons gras (noix, graines, huile d’olive);
  • Éviter les huiles végétales qui sont inflammatoires (huile de maïs, canola, soya) et les aliments transformés.

Le cholestérol n’est pas notre ennemi. L’accuser d’être la cause de maladies cardiovasculaires serait l’équivalent d’accuser les ambulanciers de causer des accidents. Aucune étude à ce jour n’a démontré que la baisse des taux de cholestérol réduit le risque de maladies cardiovasculaires. Améliorer ses habitudes de vie et contrôler l’inflammation sont, par contre, les meilleurs atouts pour votre cœur.

Voici le texte de l’encadré ci-dessus

Conseil santé

Un microbiome en santé influence la santé cardio­vasculaire. Un déséquilibre de notre flore intestinale peut causer un intestin perméable laissant passer des toxines dans le sang. Ces toxines provoquent la libération de marqueurs inflammatoires lesquels entraînent l’évolution du processus d’arthérosclérose. Avoir un intestin en santé réduit l’inflammation et soutient une meilleure santé cardiovasculaire.

Ce qui m’inspire

Le paradoxe français, vous connaissez? Des chercheurs ont observé que, malgré le fait que les Français consomment des gras saturés en plus grande quantité que les Américains et les Britanniques, ils ont un taux de cholestérol similaire, mais un taux de mortalité moindre pour ce qui est des maladies cardiovasculaires. En outre, il est bien connu que la moitié des gens qui ont un problème cardiaque ont un taux de
cholestérol normal.

Saviez-vous que

La lipopolysaccharides (LPS) est une toxine produite par le corps, qui cause de l’inflammation? On la retrouve parfois dans le sang chez les personnes ayant un intestin perméable. L’un des rôles du cholestérol LDL est de rendre la LPS moins nuisible. C’est donc dans le but de nous protéger contre la LPS que le cholestérol LDL peut augmenter. Cette hausse du taux de cholestérol LDL est un signe d’inflammation
et favorise le développement de l’athérosclérose.

Il l’a dit…

« Le cholestérol ne peut pas, matériellement parlant, boucher les artères [et] les statines n’ont pas d’effet sur le risque de mourir d’un infarctus. Nous sommes arrivés
à un sommet dans la marchandisation de la santé et de la science, et je pense que le dossier des statines en fait foi. » – Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et nutritionniste

Pour en connaître davantage

Pour en savoir davantage sur la santé cardiovasculaire, je vous suggère le livre The Paleo Cardiologist: The Natural Way to Heart Health du cardiologue Dr Jack Wolfson.

L’intestin perméable. L’intestin comme une passoire?

Que faire avec un intestin perméable?

Saviez-vous que la plupart de nos problèmes de santé commencent dans notre intestin? L’intestin perméable est une condition en progression constante au sein de la population; elle touche des milliards de personnes dans le monde. En plus des problèmes digestifs, plusieurs conditions de santé y seraient associées comme les allergies saisonnières, les migraines, la fatigue, les problèmes de thyroïde, les douleurs articulaires et les maladies auto-immunes.

L’intestin constitue la plus grande barrière de défense entre le corps et le monde extérieur. Il joue un rôle important dans l’absorption des nutriments, et il doit également évacuer les virus, bactéries, parasites et toxines à l’extérieur. Lorsque l’intégrité de la barrière intestinale est compromise, de petits trous se forment dans l’intestin, et son contenu peut alors se retrouver dans la circulation sanguine ou le système lymphatique. Ce qui passe par ces petits trous n’est pas nécessairement de la nourriture, mais des pathogènes, des protéines mal digérées, de bonnes bactéries ou des déchets toxiques qui devraient normalement être excrétés. Voilà la raison pour laquelle on dit que l’intestin est « perméable ». 

Quels sont les symptômes d’un intestin perméable?

Même si certaines personnes ne ressentent pas ou peu de symptômes digestifs, les principaux symptômes de l’intestin perméable sont les intolérances alimentaires. Dans pareil cas, des particules d’aliments moins bien digérées réussissent à passer la barrière intestinale causant ainsi une réaction du système immunitaire. Si cette situation n’est pas réglée, elle pourra dégénérer et causer plusieurs problèmes de santé, notamment l’arthrite, l’eczéma ou les migraines.

Cinq étapes pour rétablir la santé de l’intestin (dans cet ordre)

Retirer : les aliments irritants, les pathogènes et autres facteurs qui endommagent l’intestin (stress, manque de sommeil, anti-inflam­matoires, antibiotiques).

Remplacer : ce qui manque pour supporter la digestion comme des enzymes digestives, du cidre de pommes ou des plantes amères.

Inoculer à nouveau : pour refaire la flore intestinale avec des aliments riches en probiotiques comme la choucroute, le kimchi, le kéfir ou le yogourt de coco.

Rééquilibrer : votre style de vie (gestion du stress, activité physique), limiter l’exposition aux toxines.

Réparer : avec des suppléments appropriés et certains aliments comme le bouillon d’os.

Voici le texte des encadrés :

conseil pratique

Pour aider l’intestin, on peut apporter certains changements à l’alimentation, par exemple, augmenter la consommation de légumes à au moins six tasses par jour. Pourquoi cette quantité? Parce que les légumes contiennent des fibres qui nourrissent les bonnes bactéries et fournissent les micronutriments nécessaires à la santé intestinale. L’ajout de bons gras (huile d’olive, poissons et noix) aident à réduire l’inflammation. 

ce qui m’inspire

La médecine fonctionnelle vous connaissez? Il s’agit d’une approche complémentaire individualisée qui s’intéresse aux causes des problèmes de santé et pas uniquement aux symptômes. Elle est basée sur la science et encourage le partenariat entre la personne et le thérapeute pour promouvoir un état de santé optimal.

saviez-vous que

Certains aliments sont susceptibles de fragiliser l’intestin et de le rendre
perméable? Il s’agit du gluten, des produits laitiers, du maïs, des huiles végétales raffinées, du sucre et des organismes génétiquement modifiés. Ces aliments sont inflammatoires et peuvent nuire au rétablissement de la fonction intestinale. 

Il l’a dit…« Le médecin du futur, c’est le patient. » – Sachin Patel, spécialiste de la médecine fonctionnelle

Pour en connaître davantage Pour en connaître davantage sur la santé intestinale et le rôle que joue l’alimentation, je vous invite à lire Digestive Health with Real Foods d’Aglaée Jacob, diététiste-nutritionniste, M.Sc.  

Auto-immunité : quand le corps s’en prend à lui-même

Notre système immunitaire travaille sans relâche toute notre vie pour nous défendre contre les agresseurs qui pourraient nuire à notre santé. Que se passe-t-il lorsqu’il décide de s’attaquer à nous-même? C’est précisément ce qui arrive dans le développement des maladies auto-immunes. Notre système immunitaire détruit nos propres tissus comme ceux de l’intestin pour la maladie cœliaque ou ceux des articulations dans les cas d’arthrite. 

L’incidence des maladies auto-immunes a considérablement augmenté au cours des 30 dernières années affectant plus de 23 millions d’Américains. Comment est-ce possible? Même si notre génétique pourrait être à l’origine du tiers des risques de développer une maladie auto-immune, les deux tiers restants­ seraient attribuables à notre environnement, à notre alimentation et à notre mode de vie. Cela signifie que nos choix alimentaires et notre mode de vie influencent le déve­loppement de ce type de maladies. Ainsi, selon nos choix alimentaires et nos choix de vie, nous avons le pouvoir d’inverser la réponse de notre système immunitaire,

Le lien avec l’intestin
Saviez-vous que plus de 70 % de notre système immunitaire se retrouve dans notre intestin? Les aliments fournissent les nutriments nécessaires au système immunitaire afin qu’il puisse être efficace. Cependant, ces mêmes aliments, notamment le sucre et les aliments ultra-transformés, peuvent aussi être une source d’inflammation. Quant au gluten et aux produits laitiers, ils peuvent rendre l’intestin perméable, c’est-à-dire que l’intestin fuit comme s’il avait des trous. Lorsque l’intestin est fragilisé, il laisse passer des indésirables dans le sang, met le système immunitaire sur ses gardes et contribue au développement des maladies auto-immunes.

Heureusement, le retrait des aliments inflammatoires de l’alimentation et l’ajout de vrais aliments soutiennent notre santé et aident à réduire l’inflammation ce qui contribue à inverser l’auto-immunité. Une alimentation riche en nutriments, comme l’alimentation paléolithique, nourrit notre corps et l’aide à rétablir le système immunitaire. Cette alimentation aide aussi à rétablir la santé de l’intestin et à régulariser le système hormonal.

En résumé, afin de soutenir le corps pour calmer un système immunitaire en feu, il faut :

  1. Rétablir la santé de la barrière intestinale (pour aider la digestion, éliminer les intolérances alimentaires);
  2. Contrôler le taux de sucre pour limiter l’inflammation;
  3. Réduire le stress physique et émotionnel.

Détox : la nature est bien faite

Vous avez dit détox? Eh oui! On ne peut aller dans un magasin de produits naturels sans voir une panoplie de produits de détoxification. Sans compter toutes les recettes que l’on trouve dans Internet! Nous sommes submergés d’information sur le sujet. Mais que signifie détoxification? Et est-ce vraiment nécessaire?

Qu’est-ce qu’une détox?
Tous les jours, nous sommes bombardés de toxines qui ont été introduites dans notre environnement, et leur nombre augmente sans cesse. Par définition, la détoxification signifie l’élimination de substances toxiques du corps par certains organes comme le foie, les reins et les intestins. La bioaccumulation de toxines dans notre corps peut contribuer à divers problèmes de santé comme les allergies, les cancers, les maladies mentales ou chroniques.

Comment s’aider lors d’une détoxification?
Lorsque notre système de détoxification est débordé à cause d’une trop grande exposition à des substances toxiques, d’une mauvaise alimentation, du stress ou d’infections, notre corps peut avoir besoin d’aide pour se détoxifier adéquatement.

Une vraie détox devrait normalement inclure certains aliments dont principalement les suivants :

• Buvez de l’eau, évitez le sucre, les aliments transformés et les aliments raffinés.

• Privilégiez les vrais aliments : les légumes, les fruits et les protéines de qualité comme le bœuf nourri à l’herbe, le poisson sauvage, les légumineuses et les noix biologiques.

• Tous les jours, ajoutez à votre alimentation des crucifères (chou, chou-fleur, brocoli, etc.), des aliments riches en sulfure (œufs, ail et oignon) et des aliments riches en antioxydants (petits fruits et curcuma).

• Mangez des légumes en abondance, incluant des feuilles de pissenlit, du céleri, de la coriandre et du romarin.

• Et consommez des fibres pour faciliter l’élimination.

Ces aliments sont essentiels; toutefois, certains facteurs vont influencer la capacité du corps à se détoxifier, notamment la génétique, le niveau de stress et le degré d’inflammation.

En bref, notre corps est fait pour se détoxifier. Notre vie moderne rend cependant ce processus ardu. C’est pourquoi il peut être nécessaire d’apporter des changements à son alimentation ou à son style de vie.

Bon nettoyage!

Conseil pratique

Plusieurs solutions existent pour réduire l’exposition aux toxines : manger des aliments biologiques, acheter des produits ménagers ou des produits d’hygiène naturels ou les fabriquer soi-même, filtrer son eau, éviter les plastiques.

Ce qui m’inspire

Éliminer les toxines du corps est important, mais l’élimination d’autres toxines l’est tout autant. On parle ici des émotions, des pensées et de nos perceptions. La toxicité peut se développer dans toutes les sphères de notre vie, qu’il s’agisse de stress, de mauvaises relations, du manque de sommeil ou d’un sommeil de mauvaise qualité.

Saviez-vous que

Notre mode de vie moderne a fait en sorte que plus de 80 000 produits chimiques ont été introduits dans notre environnement et que ce nombre augmente sans cesse? Notre exposition à ces produits est inévitable. Une analyse a permis de détecter près de 300 toxines dans le sang du cordon ombilical de 10 bébés.

Il l’a dit…

« Nous devenons ce que nous mangeons; nous manifestons ce que nous pensons; nous créons ce que nous ressentons » (traduction libre) – Dre Deanna Minich

Pour en connaître davantage Vous voulez en savoir davantage sur l’incidence de l’alimentation sur la détoxification? Je vous recommande le livre de la Dre Deanna Minich, Whole Detox.

Quand ma tête a mal au ventre : le lien intestin-cerveau

Depuis quelques années, la per­ception de notre système digestif a changé. Nous savons mainte­nant que notre intestin ne sert pas seulement à digérer des aliments. Cet organe contient des millions de neurones communiquant constamment avec notre cerveau. La santé de notre cerveau commence dans notre intestin, au point où on le surnomme notre second cerveau.

Le lien entre l’intestin et le cerveau est bien réel. Avez-vous déjà eu l’estomac à l’envers en périodes stressantes? Des papillons dans le ventre? Le système digestif est sensible à nos émotions : colère, peur et anxiété peuvent occasionner des problèmes digestifs. Mais le stress est plus qu’une émotion. Manger une alimentation pauvre en nutriments, manger sur le pouce ou encore manger des aliments qui ne nous font pas, c’est aussi stressant pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle certains changements d’habitudes de vie et alimentaires peuvent avoir une grande influence sur la digestion et ainsi réduire des symptômes liés au stress comme l’anxiété.

Les aliments affectent directement notre cerveau
Quand on parle du cerveau, les aliments sont nos meilleurs alliés. Toutes nos cellules, hormones et neurotransmetteurs sont faits à partir de ce que l’on mange, en plus d’affecter notre flore intestinale (microbiome). Par exemple, les gras sont les blocs de construction de notre cerveau et contribuent à la production d’hormones, tandis que les protéines aident à la formation des muscles. Ainsi, une alimentation qui nous nourrit, riche en vitamines, en bons gras et en protéines de qualité est souvent l’une des meilleures stratégies lorsque notre humeur a besoin d’un coup de pouce.

Voici les aliments qui seraient les plus susceptibles d’affecter notre humeur en causant de l’inflammation, en modifiant nos hormones et en perturbant notre microbiome : le gluten, les produits laitiers, les organismes génétiquement modifiés, les sucres, les édulcorants et les huiles végétales transformées (soya, canola, maïs) qui sont de plus en plus souvent génétiquement modifiées.

Mais alors qu’est-ce que vous pouvez manger?
Privilégiez les vrais aliments : fruits, légumes, bons gras (huiles d’olive, avocat, noix, poisson), les protéines de qualité (œufs, viandes de pâturage, poissons, volailles). Des aliments anti-inflammatoires qui vous nourrissent nourrissent votre microbiome et redonnent à votre corps ce dont il a besoin. Alors, prêts à vous nourrir pour retrouver le sourire?

L’épigénétique : votre fourchette influence votre ADN!

« Ce n’est pas de ma faute, c’est dans mes gènes! » est une phrase que j’entends souvent en clinique. Pour certains, cela signifie que l’on peut manger pratiquement n’importe quoi sans prendre une once tandis que pour d’autres, il existe un plus grand risque de développer certaines maladies.

Et si nos gènes ne contrôlaient pas notre destin et que des actions comme celles liées à notre alimentation pouvaient changer leur expression? Cela pourrait avoir toute une influence sur la façon dont on pourrait prévenir et traiter plusieurs problèmes de santé.

On appelle « épigénétique » cette science qui étudie l’influence de notre environnement sur nos gènes, tandis que la nutrigénomique étudie plus spécifiquement l’influence de notre alimentation sur eux.

Ce que l’on mange, notre niveau d’activité physique, la qualité de notre sommeil, nos pensées et nos relations avec les autres auraient le pouvoir d’allumer ou d’éteindre certains gènes. Oui, comme un interrupteur. Nous avons donc la capacité d’allumer les gènes qui nous prédisposent à certaines maladies comme la dépression ou le diabète. Par exemple, les bleuets, le thé vert ou encore les sulforaphanes du brocoli sont reconnus pour aider à réparer les dommages à notre ADN grâce à leur richesse en antioxydants, en prévenant entre autres le déve­loppement de certains cancers. Nous n’avons donc pas besoin de nous asseoir et d’attendre de devenir malades : nous pouvons agir dès maintenant.

On est ce que l’on mange, mais connaître l’impact que peut avoir notre alimentation sur nos gènes donne une autre perspective à cette idée. D’après le biologiste cellulaire Dr Bruce H. Lipton, le secret de la vie résiderait dans nos membranes cellulaires et non dans notre ADN comme on l’a pensé pendant longtemps. Les membranes de nos cellules reçoivent des signaux de l’environnement avant d’exprimer ou non certains gènes. Heureusement, grâce à l’épigénétique, nous pouvons influencer nos gènes par le biais de notre alimentation et de notre style de vie. Nos gènes ne sont pas notre destin, mais la première ébauche du scénario d’un film. Beaucoup de changements sont possibles lors du processus de création, c’est-à-dire de notre vie. Alors à nous de faire nos choix.

Avec ou sans viande? Ça suffit la chicane! 

Il ne se passe pas une journée sans qu’on entende parler d’alimenta­tion. Et bien souvent, on nous inonde d’informations contradic­toires. Mangez-vous paléo, céto­gène, méditerranéen, végétalien?­ Comment savoir si un type d’ali­men­­tation nous aidera ou non à atteindre un état de santé optimal?

Avant tout, il faut savoir que chaque type d’alimentation a ses forces et ses faiblesses. L’alimentation végétalienne préconise les vitamines et les fibres. Cependant, il est difficile d’y trouver le fer et les protéines en quantité suffisante et impossible d’obtenir de la vitamine B12. Il est aussi possible pour un végétalien d’avoir une alimentation de mauvaise qualité qui soit riche en produits raffinés et transformés.

À l’opposé, il y a l’alimentation paléolithique, sans sucre, graines, légumineuses, produits laitiers; elle ne contient que de la viande, des légumes, des fruits, des noix et des graines. Aussi extrême que cela puisse paraître, cette alimentation peut être santé. L’alimentation paléo est toutefois pour certains une excuse pour manger beaucoup de viande et peu de végétaux.

Alors, qu’est-ce qu’on mange?

À trop vouloir chercher la perfection, on finit par oublier le principe fondamental : manger sert à se nourrir. On peut penser que les paléos et les végétaliens vivent aux antipodes les uns des autres, mais pourtant ces deux types d’alimentation ont en commun plusieurs principes :

  • La consommation des vrais aliments non transformés. Choisir des produits qui contiennent le moins d’ingrédients au nom imprononçable ou qu’on ne mettrait pas dans une recette.
  • Les légumes en abondance pour les deux types d’alimentation et, dans une moindre mesure, les fruits. Variez la cuisson, la présen­tation, les couleurs et les textures.
  • Les gras sont bons pour vous s’ils proviennent de bonnes sources comme l’huile d’olive, les avocats, les noix et les graines.
  • Qu’elles soient végétales ou animales, les protéines sont nécessaires à la santé, car elles contiennent des acides aminés qui sont nos blocs de construction.

L’important est de garder en tête que ce qui est bon pour une personne ne le sera peut-être pas pour une autre. L’idéal est de manger selon ce qui nous convient vraiment et nous donne de l’énergie. Après tout, il n’est écrit nulle part qu’on ne peut pas mélanger les styles.

Le microbiome — Nourrissez-vous bien vos bactéries?

Le microbiome, anciennement connu sous le nom de flore intestinale, est constitué des milliards de bactéries qui nous habitent et sans lesquelles nous ne pourrions survivre. Nous aurions en nous autant sinon plus de bactéries que de cellules, ce qui pourrait représenter jusqu’à 2,5 kg. Quand nous mangeons, elles mangent aussi. On parle de suppléments  et de probiotiques, mais on parle rarement de ce que nos chères « colocataires » aiment manger.

Les bactéries
Nous avons souvent considéré­ les bactéries comme étant « méchantes » et responsables de différentes maladies, d’où le besoin de les éliminer. Mais en les percevant ainsi, on se cause bien du tort. Nos microbes nous aident à digérer, à avoir de l’énergie, à produire des vitamines, à réguler notre appétit, à renforcer notre système immunitaire pour nous défendre contre les mauvaises bactéries. Les bactéries mangent comme n’importe quel autre organisme. Les bonnes bactéries vont utiliser nos déchets pour en faire des nutriments, tandis que les mauvaises mangent nos nutriments et en font des toxines.

Nourrir son microbiome
Notre microbiome a besoin d’être nourri, mais bien souvent on le prive de ses nutriments essentiels. Qu’est-ce que ça mange, des bonnes bactéries? Des FIBRES!!! Surtout celles de végétaux, dont les légumes et les fruits. C’est ce qu’on appelle les prébiotiques. Il s’agit de fibres non digestibles, connues également sous le nom d’oligosaccharides. Malheureusement, notre alimentation en contient souvent trop peu, ce qui aggrave les problèmes digestifs et l’inflammation, affaiblit notre système immunitaire, rend la perte de poids plus difficile et augmente le risque de maladies chroniques. Pour s’aider à avoir un microbiome bien diversifié, il faut avoir une alimentation très variée afin de fournir à nos bactéries leur nourriture préférée et faire plaisir au plus grand nombre possible de bonnes bactéries.

Nous savons tous que les probio­tiques sont importants, qu’ils proviennent d’aliments fermentés comme la choucroute, le kombucha, le kéfir ou d’un supplément, mais ce sont les prébiotiques qui vont les nourrir. En combinant les deux, vous obtiendrez de biens meilleurs résultats. Puisque ces fibres ne sont pas digérées, elles deviennent la source de nutriments pour nos bonnes bactéries. Chouchouter son microbiome, c’est prendre soin de sa santé.

Perdre du poids, un jeu d’hormones!

Lorsqu’on parle de santé, la perte de poids est souvent l’un des premiers objectifs. On se dit que l’on va manger moins et bouger plus. Même si cela semble simple, nous connaissons tous quelqu’un qui a tout essayé, même manger 900 calories par jour et tenter d’en dépenser 600 par l’exercice, sans succès. La perte de poids, c’est beaucoup plus qu’une question de volonté ou de calories. Certains aliments, même ceux considérés comme étant santé influenceraient nos hormones, mais aussi notre appétit. Les hormones de stress, thyroïdiennes, l’insuline ou encore la leptine peuvent nous jouer des tours et rendre l’atteinte d’un poids santé plus difficile.

Un jeu d’hormones
Plusieurs hormones jouent un rôle central dans la perte ou le maintien du poids, mais les deux principales sont l’insuline et la leptine.

• L’insuline est produite par le pancréas. Elle sert à transporter le sucre que l’on mange, et le surplus de sucre sera transformé en gras grâce à notre insuline.
• La leptine est produite par les cellules adipeuses et est appelée hormone de satiété. Elle est sensée dire au cerveau que nous avons assez mangé ou que nous avons stocké suffisamment de graisses; un dérèglement influencera donc notre appétit.

Un coup de pouce pour nos hormones
Aider à régulariser vos hormones en réduisant l’inflammation causée par l’alimentation et en évitant de consommer trop de glucides (sucres) — Si vous consommez des glucides, assurez-vous de les manger avec des aliments denses en nutriments, comme des protéines, des fibres et des bons gras, qui aideront à retarder l’assimilation des sucres ou faciliteront leur utilisation.

Autres petits conseils pour aider vos hormones
• Manger des aliments non transformés et surtout des végétaux de toutes les couleurs.
• Chaque fois que vous mangez de la viande ou des protéines, mangez aussi une généreuse portion de légumes pour aller chercher plus de nutriments.
• Combinez vos fruits avec des noix pour les accompagner de bons gras et de fibres.
• Ajoutez toujours un bon gras à votre repas pour avoir de l’énergie plus longtemps et pour favoriser l’absorption des vitamines.
• Ne négligez surtout pas votre sommeil.

Toujours stressé? Attention à l’inflammation chronique

Êtes-vous stressé? J’imagine que OUI, c’est la rentrée! La société dans laquelle nous vivons est exigeante : on travaille trop, et le stress est constant et omniprésent. Le stress, c’est beaucoup plus que l’émotion ressentie lorsque nous sommes coincé dans un embouteillage ou que notre petit dernier a renversé son bol de céréales deux minutes avant de quitter la maison. Il engendre une cascade de réactions métaboliques dans l’organisme en produisant, entre autres, certaines hormones. L’exposition constante au stress cause de l’inflammation chronique et divers problèmes de santé, comme par exemple la dépression, l’anxiété, des problèmes de peau, l’obésité, le diabète, la maladie cardiovasculaire.

Qu’est-ce que l’inflammation?
À la base, l’inflammation est inoffensive. Elle est même souhaitable, puisqu’elle est une réaction de défense du système immunitaire. Il existe deux types d’inflammation : l’inflammation aiguë et l’inflammation chronique. L’inflammation aiguë est de courte durée et correspond à une réponse immédiate à un agent agresseur, tandis que l’inflammation chronique perdure et est reconnue comme une réponse à de nombreuses transformations de l’environnement et du comportement modernes. Une mauvaise alimentation, l’anxiété, le surentraînement, le manque de sommeil, les sensibilités alimentaires, un mode de vie sédentaire peuvent contribuer à l’inflammation chronique. Heureusement, nous avons à notre disposition plusieurs moyens pour la combattre, notamment l’alimentation.

Les aliments pro-inflammatoires
On les appelle ainsi puisqu’ils sont susceptibles de causer de l’inflammation. Il s’agit :

• des huiles raffinées et des gras trans;
• du lait;
• des glucides;
• de la viande industrielle;
• des sucres;
• des aliments transformés.

Les aliments anti-inflammatoires
Heureusement, il est possible de trouver dans la nourriture des aliments qui peuvent aider à réduire l’inflammation. Il s’agit :

• des fibres, des fruits et légumes, du poisson, du thé, des épices, des bons gras (avocat, huile d’olive, noix);
• d’une alimentation méditerranéenne riche en antioxydants.

Habitudes de vie
Avoir de bonnes habitudes de sommeil, relaxer, écouter de la musique, faire de l’activité physique, passer du temps de qualité en famille sont tous des moyens pouvant vous aider à faire face au stress, à contrôler l’inflammation chronique et à prévenir certaines maladies.

Alors, prenez le temps de respirer et laissez passer cette onde de choc qui revient chaque année. Bonne rentrée!