« Ch’te dit qu’à soir dans mon p’tit cœur, y fait frette » — Dédé

Bien que le changement d’heure ait quelque peu perturbé notre rythme biologique, notre sommeil et notre humeur, les journées grises à venir auront certains effets plus prolongés en raison des courtes journées de soleil durant les mois de novembre, décembre et janvier. Même si nous serons tous un peu affectés par le manque de luminosité et de soleil, certains deviendront complètement dysfonctionnels.

La dépression saisonnière
Elle est catégorisée comme un trouble affectif lié au manque de lumière naturelle, occasionnant une diminution de la synthèse de la vitamine D et une sérieuse baisse d’énergie mentale et de motivation à être actif. Bien que les mécanismes exacts de la dépression saisonnière soient encore mal compris, l’état de déprime serait dû à un déséquilibre biochimique dans le cerveau impliquant la mélatonine. Hormone du sommeil, celle-ci joue un rôle primordial dans la régulation du rythme biologique (cycle circadien) et de l’humeur. En l’absence de lumière, le corps augmente la production de mélatonine, déclenchant un état de fatigue et menant au sommeil. La présence de la mélatonine réduit considérablement la production d’endorphines et de sérotonine. Le manque de soleil, lui, réduit la synthèse de la vitamine D.

Les endorphines ont plusieurs effets bénéfiques : euphorique, anxiolytique (diminue stress et anxiété), antalgique (antidouleur) et antifatigue. La sérotonine, quant à elle, est notre antidépresseur naturel, tandis que la vitamine D favorise l’absorption du calcium et du phosphore. Elle devient une alliée importante dans la minéralisation osseuse et articulaire tout en favorisant la tonicité musculaire. Même s’il est difficile d’évaluer les besoins précis, il suffirait de 10 à­ 15 minutes d’exposition au soleil deux ou trois fois par semaine pour combler entre 80 et 90 % des besoins en vitamine D d’un adulte en santé. Cette vitamine est synthétisée dans l’organisme humain sous l’action du rayonnement UV du soleil. Ses principales sources alimentaires sont les produits laitiers, les jaunes d’œufs et les poissons gras tels que le thon et le saumon.

Afin de contrer cet état et diminuer les symptômes de la dépression saisonnière, nous devons trouver des astuces pour augmenter la présence d’endorphines et de sérotonine ainsi que l’apport en vitamine D et sa synthèse. En voici quelques-unes :

Place aux hormones du bonheur
Nous avons tous déjà ressenti une poussée d’énergie et des picotements à la suite d’un effort physique. Dites bonjour aux hormones du bonheur! Parmi ses multiples bienfaits, l’activité physique occasionne une augmentation de la sécrétion d’endorphines et de sérotonine. Les effets peuvent durer jusqu’à six heures post-exercice. Privilégiez les exercices cardiovasculaires en endu­rance (marche, marche nordique, randonnée pédestre, ski de fond, etc.). S’ajouterons aux effets psycho­logiques, sans frais supplémentaires, des bienfaits cardiovasculaires, métaboliques et une diminution des tensions musculaires et articulaires. De plus, vous pourrez ainsi limiter le nombre de kilos qui voudront s’accumuler en prévision du temps froid. Même si les effets des endorphines augmentent avec l’intensité et la durée des activités physiques ou sportives, il est important de commencer doucement et d’augmenter progressivement selon notre forme physique et nos réalités de santé.

Allez jouer dehors
Quand ma mère en avait assez de nous voir grimper dans les rideaux, c’est alors que résonnait ma phrase préférée : « Allez jouer dehors! ». Puisque les effets de la vitamine D ne résultent pas uniquement de son apport par la nourriture, mais aussi de l’action du soleil, la meilleure façon de contrebalancer le manque de lumière et de soleil serait donc… d’aller jouer dehors. Cette exposition à la lumière naturelle déclenchera une augmentation des endorphines et redonnera vigueur et énergie à nos journées, sans oublier une immense diminution du stress de ma mère. Ouvrez toute grande la porte, on s’en va jouer dehors. Bonne santé!
afs-kinesiologie

« La marche est le meilleur remède pour l’homme. » — Hippocrate

Cette phrase, prononcée par le père de la médecine il y a près de 2 500 ans, continue de nos jours à s’avérer d’une vérité incontestable. La marche est l’activité physique la plus naturelle pour l’être humain, et ce, tout au long de son existence. Les avancées scientifiques ont longtemps cherché à nous proposer une multitude de moyens d’améliorer ou de maintenir notre condition physique ou mentale, mais aucun­ ne parvient à influencer notre santé sur autant de plans différents. Acces­sible à tous, la pratique de la marche nécessite peu de matériel, et le degré d’effort peut facilement être ajusté en fonction de notre âge ou de notre état de santé.

Les effets cardiovasculaires
Les effets sur les systèmes cardiovasculaire et pulmonaire sont très bien documentés. L’utilisation répétitive du muscle cardiaque améliore sa capacité de contraction, rendant son travail plus efficace, ce qui se traduit par une augmentation du débit sanguin et une diminution de la fréquence cardiaque. L’augmentation du rythme circulatoire aura pour effet d’augmenter l’apport sanguin vers les organes et tissus en état inflammatoire afin de diminuer la douleur et d’accélérer le processus de guérison ou de gestion de la douleur chronique.

En sollicitant de façon contrôlée le système pulmonaire, on fait dimi­nuer l’apparition de maladies pulmonaires et augmenter la capacité de fournir un plus grand effort physique avec moins d’essoufflement.

Les effets musculaires
La sollicitation du système musculaire de façon soutenue favorise l’amélioration de l’endurance des muscles locomoteurs, ce qui nous permettra de continuer plus longtemps à nous déplacer lorsque nous avancerons en âge. Une meilleure musculature influera non seulement sur la force, mais aussi sur l’équilibre afin de prévenir les chutes. Des muscles plus en santé utilisent plus efficacement le glucose, réduisant de 58 % le risque de diabète.

Les effets psychologiques
Selon plusieurs études, une marche d’intensité moyenne d’une durée de 30 minutes cinq fois par semaine ferait diminuer les risques de dépression de 47 %, d’anxiété de 48 % et d’Alzheimer de 50 % et constitue le meilleur remède contre la fatigue et le stress. On attribue ces effets à l’augmentation de l’apport en oxygène vers le cerveau et aussi au sentiment de détente que produit la sécrétion d’endorphines après un effort physique.

Les effets sur le système ostéo-articulaire
Avec le temps, l’usure du cartilage des articulations cause de l’inflammation et de la douleur. La marche fait augmenter la circulation sanguine vers les articulations, ce qui en améliore la lubrification. Le stress contrôlé qui est exercé sur les os fait augmenter la densité osseuse, ce qui retarde l’apparition de l’ostéoporose. Grâce à la marche, la stabilité, la mobilité et le glissement efficace des articulations sont préservés le plus longtemps possible.
kinesiologie

 

Percevoir le TDAH de manière positive

La perception est une fonction fascinante de l’esprit. Mais la perception que nous avons du trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) est souvent peu reluisante.

Il est, par conséquent, difficile de prêter attention à ce qu’il y a d’éclatant quand le côté obscur est mis de l’avant.

Ce qui est toutefois extraordinaire est qu’il nous est possible de modifier cette façon de voir la chose.

Beaucoup de gens ignorent le facteur multiplicateur qui accompagne le TDAH, c’est-à-dire que ceux qui le vivent : sont passés maîtres dans l’art de ruminer; portent par défaut leur attention sur leur difficulté à accom­plir quelque chose; ont besoin qu’on leur rappelle ce dans quoi ils sont doués pour que l’information s’imprègne.

Heureusement, il est possible de changer ce facteur multiplicateur en un scénario plus léger et plus agréable.

Tout comme le comédien répète quotidiennement son texte pour le mémoriser et s’en imprégner, la personne qui vit le TDAH doit miser sur ses forces en s’exerçant.

Et comme les aspects moins relui­sants du TDAH varient énormément selon les situations, les événements ou les circonstances, ils se manifestent de façon semblable, mais différente pour chacun.

Les avantages à changer sa perception sont nombreux, moins d’anxiété; moins de stress et une meilleure estime de soi, entre autres.

Une perception axée sur les forces plutôt que sur les faiblesses permet également de créer une nouvelle vision de soi-même.

Plus facile à dire qu’à faire? Peut-être bien, mais nous en avons tous la capacité.

La première chose à mettre en pratique est d’observer les mots, les phrases et les expressions utilisées pour parler du TDAH, ainsi que les pensées connexes.

Vous connaissez ce fameux discours qui joue en boucle dans notre tête :

• Je n’ai pas de mémoire;
• Je ne m’en rappelle pas;
• Je ne m’en souviens pas;
• J’ai oublié ou j’ai encore oublié;
• J’oublie toujours;
Avant que j’oublie;
• J’ai de la difficulté à me concentrer;
• J’ai perdu ma concentration;
• Je procrastine toujours;
Je n’arrive pas à être à l’heure à mes rendez-vous;
• Je ne suis pas bon;
• J’ai toujours eu de la difficulté à commencer ou à terminer une tâche.

La deuxième chose est de trouver l’équivalent positif, comme rem­placer avant que j’oublie par pendant que j’y pense. Ou encore je n’arrive pas à l’heure à mes rendez-vous par je fais des efforts pour arriver à l’heure.

La troisième chose est de trouver quelque chose de positif sur laquelle diriger son attention dès que le discours négatif se manifeste. Ce peut être une citation motivante, quelque chose qui vous rappelle une réussite dont vous êtes fiers ou tout simplement un compliment qu’on vous a fait.

Finalement, en prenant le temps de répondre aux questions qui suivent, vous serez en mesure de créer une liste d’éléments à laquelle vous référer au besoin :

• En quoi suis-je bon?

• Qu’est-ce que je parviens à faire qui me vient presque naturellement?

• Lorsque mes proches me disent que j’ai du talent dans quelque chose, de quel talent s’agit-il?

Tout est une question de perception, et notre façon de penser et de réagir aux événements et aux épreuves influencent grandement notre perception.

Percevoir le TDAH de manière positive est une pratique et un défi de tous les jours.

Choisirez-vous d’accorder plus d’importance au côté éclatant ou au côté obscur? Auquel accorderez-vous plus d’importance?

L’activité physique en plein air, un entraînement à ciel ouvert

Comme à chaque année, le printemps a le don de se faire attendre. Et, dès qu’il se pointe le bout du nez, on ressent le désir incompréhensible de bouger. Certes, la pratique d’une activité physique, quelle qu’elle soit, figure parmi les habitudes de vie les plus importantes pour la santé, mais la nécessité pour l’être humain d’aller « jouer dehors » s’explique comment? Voici quelques raisons qui expliquent ce qui nous incite à nous remettre aux activités extérieures plutôt qu’à celles qui se pratiquent à l’intérieur.

Mes blues passent pus dans’porte 
Tous les êtres vivants ont besoin de lumière pour vivre, et nous n’échappons pas à cette règle. La lumière agit sur le corps humain, régularisant la température corporelle, le métabolisme, le sommeil et la sécrétion de plusieurs hormo­nes, dont le cortisol qui donne de­ l’énergie et produit la sérotonine, mieux connue sous le nom d’hor­mone du bonheur. Le manque de luminosité provoque chez plusieurs des « blues » saisonniers, accompagnés de fatigue chronique et de périodes de dépression, de stress et d’anxiété. Même si vous ne figurez pas dans cette catégorie, l’effet de la lumière sur l’humeur est sans équivoque.

Une vitamine bon marché 
L’exposition de la peau aux rayons du soleil permet de faire le plein de vitamine D, qui joue un rôle primordial dans la santé de nos os. Elle favorise l’absorption du calcium et diminue les risques de développer l’ostéoporose. La vitamine D contribue aussi à augmenter la force musculaire, à renforcer le système immunitaire, à faire diminuer les grippes et l’asthme, à ralentir le développement de maladies auto-immunes, à protéger contre le Parkinson et l’Alzheimer et à prévenir certains cancers. Puisqu’une simple exposition d’une quinzaine de minutes durant quelques jours suffit pour mettre cette super vitamine en réserve, l’activité physique en plein air devient donc encore plus bénéfique, et il est possible de le faire sans les effets néfastes d’une exposition prolongée aux rayons du soleil.

Les effets se multiplient
Quand on y regarde de plus près, on réalise rapidement que les bienfaits du grand air offrent plusieurs similitudes avec les bienfaits liés à l’activité physique. Il est donc clair que, lorsque nous pratiquons nos activités préférées en plein air, les effets positifs se multiplient. Il est cependant important de mentionner que la sécrétion hormonale augmente la glycémie du diabétique et la tension artérielle des patients hypertendus; que les surfaces inégales et glissantes peuvent occasionner des chutes et des blessures; que, même si la dépense calorique est plus importante à l’extérieur, il faut prendre en considération l’effet de la température, de la chaleur, du froid et de l’humidité sur notre corps. Il devient donc important de nous assurer que nos activités sont adaptées à notre état de santé afin d’atteindre nos objectifs en toute sécurité. N’hésitez pas à en parler à votre kinésiologue.

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