Manger avec les saisons, un plaisir de la vie!

Éveillez nos sens au plaisir de manger, c’est le festival de couleurs que nous propose fruits et légumes, c’est se laisser guider par les odeurs captivantes qui embaument champs, jardins et maisons, découvrir les saveurs et goûter le soleil, toucher et reconnaître les différentes formes particulières à chacun, le chant des oiseaux qui résonnent encore à nos oreilles. Se remémorer ces souvenirs, c’est amplifier et intégrer une multitude de phénomènes, qui favorisent une meilleure digestion et assimilation, qui dynamisent notre esprit et notre corps. C’est créer des liens avec la communauté (les rendez-vous au marché), pour certains avec l’agriculteur local. Cela contribue à renforcer les liens familiaux ou amicaux lorsqu’il y a rassemblement lors de la cueillette saisonnière des fraises, pommes, citrouilles, ou lors des fêtes pour célébrer les récoltes.

Et surtout, c’est utiliser ce que la nature, dans sa grande générosité, a prévu pour le maintien d’une santé vibrante de vitalité. Choisir les aliments selon les saisons, c’est aussi respecter les besoins changeants de notre corps. En automne et en hiver, nos besoins et nos énergies sont bien différentes qu’au printemps et à l’été et la nature nous assiste bien dans ces transitions auxquelles la vie nous soumet. À nous de la découvrir.

L’hiver : c’est le temps de se reminéraliser avec les légumes-racines qui sont gorgés de minéraux tels que la pomme de terre, le navet, la carotte, le topinambour et la fameuse betterave qui revitalisera notre système immunitaire, sans oublier l’ail pour toutes ses qualités dont celle anti-infectieuse. L’hiver, c’est aussi le temps de faire pousser nos germinations, qui nous fourniront de l’énergie rapidement, d’utiliser les fines herbes qui ajouteront du piquant à nos plats, nous réchaufferont par la même occasion (thym pour l’immunité), soit par l’entremise des bonnes soupes ou de nos glandes qui, bien tonifiées nous incitent au rapprochement humain (sarriette, basilic pour les glandes surrénales). Ou en tonifiant notre métabolisme de base avec l’avoine (oui! oui!) sous forme de tisane, de bouillon de base pour des soupes, ou le traditionnel gruau qui tonifie notre glande thyroïde et parathyroïde par son apport en calcium, vitamine B tout en rétablissant un bon taux de cholestérol.

Au printemps : c’est le temps des cures de désintoxication, c’est donc la saison des asperges (diurétiques), des feuilles de plantain (nettoie l’intestin), des feuilles d’ortie (dépuratif sanguin) et feuilles de pissenlit (détoxique le foie).

Éveiller nos sens au plaisir de manger avec les saisons, c’est aussi se sentir bien toute l’année et cultiver l’appétit de vivre!

Changement de saison, êtes-vous prêts?

Il y a des choses irrémédiables dans la vie telles que l’hiver. On ne peut pas faire semblant qu’il ne fait pas froid, que la chaussée n’est pas glissante, qu’il n’y a pas de banc de neige devant l’entrée et j’en passe… Toutefois, nous avons appris à nous protéger, à affronter ces intempéries et à garder le sourire… car nous sommes prêts. En effet, les fenêtres sont calfeutrées, nous avons fait une bonne provision de bois, les pneus d’auto sont sécuritaires, nos vêtements sont chauds, et je dirais même plus, que nous narguons l’hiver car nous déployons les efforts nécessaires en investissant dans toutes sortes d’équipements pour s’amuser dehors malgré tout, et ce en tout confort.

Mais qu’en est-il de vous? Malgré que notre corps a une grande capacité d’adaptation, le supportons-nous ou en abusons-nous? Voici quelques recommandations de mises au point :

De la même façon qu’on change l’huile dans l’auto ou qu’on ramone la cheminée, il est avantageux de faire une cure de désintoxication qui servira d’abord à soulager un foie engorgé de tous nos excès (table, boisson, colère…), à supporter les reins qui font un travail merveilleux de filtration et à libérer les intestins pour permettre une meilleure assimilation des éléments nutritifs.

Tonifier notre système immunitaire et cela se fait de plusieurs façons :

  • Les bons choix alimentaires et les suppléments. En ce début de saison froide, la glande thyroïde joue un grand rôle dans notre corps, car elle fait office de thermostat. C’est elle qui règle notre métabolisme et elle est très sensible au moindre changement de température, donc nous avons intérêt à lui fournir les matériaux dont elle a besoin dont :
    des vitamines et des minéraux;
    les aliments qui contiennent de l’iode. C’est un bon temps pour découvrir les différents plats à base d’algues marines (il y a d’ailleurs de plus en plus de restaurants et de marché d’alimentation qui en propose), ou de s’offrir un enveloppement aux algues dans un centre de détente (excellente suggestion de cadeau pur Noël) ou simplement prendre des suppléments d’algues marines.
  • L’avoine et ses bienfaits. Le fameux gruau, préférable aux céréales froides, est le déjeuner le plus bénéfique pour supporter la glande thyroïde (c’est comme faire tourner le moteur de l’auto avant de partir). Cela nous rassasie et nous empêche de grignoter tout l’avant-midi, donc contribue au contrôle du poids et apporte un sentiment de satiété, notre corps n’étant plus en situation de stress (au secours, j’ai faim!). Il devient plus calme, collaborateur et performant… intéressant.
  • Les épices et les fines herbes sont aussi des nutriments très stratégiques pour notre santé. Le thym, l’origan, le piment de cayenne, la sauge ou le gingembre et j’en passe, rehaussent la saveur des plats tous ayant des vertus bénéfiques pour le système immunitaire.
  • Bien sûr, il y a tout l’arsenal de défense spécialisé important à connaître : vitamine C, capsule de yogourt, échinacée, hydraste du Canada, formule d’huile essentielle, eucalyptus, sapin, molène, lobélie. N’hésitez pas à recevoir des conseils professionnels appropriés à votre situation afin de nous assurer du succès dans votre démarche de santé.
  • Soyez à l’affût de vos pensées et émotions qui jouent un rôle primordial. On ne laisse pas entrer n’importe qui dans nos maisons, on s’informe des amis que nos enfants fréquentent. De la même façon, nous devons être vigilants pour ce qui entre dans notre esprit (les commentaires négatifs, les critiques, les messages de peurs qui nous font croire que nous sommes impuissants) ou ce qui sort de notre bouche, car nos oreilles entendent ce que l’on dit, eh oui.
  • Développez un sentiment de sécurité intérieure, une certitude authentique que nous sommes protégés, qu’il y a un sens à notre vie. Nous avons tous lu, entendu ou mieux encore, nous connaissons des gens qui, à la fin de leur vie ont témoigné de l’existence de Dieu et sont partis en paix ou ont été transformés dans des moments in extremis de leur vie. Pourquoi attendre, nous pouvons dès maintenant développer une relation intime de confiance, qui nous fortifie et nous protège.

Garde mon âme et délivre-moi! Que je ne sois pas confus ni déçu, car je cherche auprès de toi mon refuse. Psaume 25 : 20