Photo 101 : Découvrir les ombres

Un des principes de base de la photographie est l’utilisation de la lumière. Photographier la lumière naturelle ou utiliser des lampes ou des « flashes » afin de créer une lumière artificielle. Puis apercevoir des ombres, jouer avec les intensités pour trouver des contrastes, puis enfin mettre en relief un ou des aspects précis de la scène devant nous… Fascinant cet art!

La présence de la lumière dans nos vies est habituellement facile à remarquer, mais la présence des ombres l’est un peu moins. Et si vous leviez vos yeux de ce texte et regardiez autour de vous pour trouver des ombrages, des ombres? Il faut vraiment être attentif. Le dessous d’une feuille de papier, le reflet d’un coin de meuble, sous un cadre, à côté de votre verre de jus, sous vos doigts, les voyez-vous? S’arrêter pour voir différemment, voir les ombres autour de nous, nous plonge dans un autre monde quasi parallèle. « Où étais-je toutes ces années? Je n’avais jamais remarqué ce monde d’ombres autour de moi… magnifico! »

Ce qui est intéressant avec les ombres, c’est qu’elles n’existeraient pas s’il n’y avait pas de lumière. Aussi, elles se déplacent au rythme de la lumière, un soleil à gauche, une ombre à droite! Une danse finalement! L’une ne va pas sans l’autre. Nous pouvons les apprécier, car elles sont là pour l’autre, bien différentes et bien complémentaires.

Si nous prenions ce principe et l’amenions dans le monde de la croissance personnelle, question de s’amuser un peu. Nos ombres. Nos ombres personnelles. C’est Carl Jung qui a, entre autres, bien fait connaître ce concept. Il soutient qu’il y a une partie de nous que nous refoulons, une partie mise à l’abandon par nos perceptions des pressions de l’éducation ou de la société et qui est perçue comme « négative » et inappropriée, Jung appelle cette partie « l’ombre ».

Dans la vie de tous les jours, ça pourrait ressembler à quoi? Eh bien un exercice intéressant à faire, si ça vous tente, est de vous imaginer dans un endroit sécurisant, ayant peut-être même bu un verre de vin; vous êtes décontracté, la vie est belle et vous êtes soudainement « autorisé » à juger les autres.  Oh-Oh. « Moi juger les autres? Non, je ne juge jamais, je ne pense pas pouvoir faire cet exercice… » Bon. Allez. Vous êtes seul(e) dans la pièce, dans le présent, en confidence face à vous-même et vous avez le droit de juger. Vous vivez la scène? Vous vous sentez prêts? Voici la question :  Qui, autour de vous, vous énerve, vous tape sur les nerfs royalement, vous irrite, vous emmerde, vous étourdit, et pourquoi? Comme vous avez maintenant le droit de juger, je vous invite à prendre un bout de papier et un crayon et à vous laisser aller dans cet exercice de jugement autorisé. Décrivez ce qui vous énerve chez telle ou telle personne. Des points brefs. Je vous attends. Revenez quand vous aurez terminé d’écrire environ 10 traits de caractère qui vous horripilent, lâchez-vous « lousse »…

Bon! Ça va? Pas trop ébranlé? Vous avez aimé l’exercice dans le fond, avouez-le! C’est bien. Maintenant, relisez votre liste en vous détachant des gens qui y sont décrits. Relisez votre liste, en inspirant par le nez. Ces caractéristiques représentent votre ombre personnelle. « Huh? Mon ombre? » Oui, et pourquoi la vôtre? Parce que vous l’avez trouvée vous-même, seul(e). Ce sont des trucs qui vous dérangent et qui ne dérangeraient peut-être pas quelqu’un d’autre. Ces caractéristiques font partie intégrale de vous et la plupart du temps, à un niveau très inconscient. Vous êtes en présence de votre ombre. Ouch. La plupart d’entre nous réagissons de la même façon : « Ben voyons, quessé ça ce test-là? Ce n’est pas moi DU TOUT! Je vais déchirer la feuille et passer à autre chose, pour qui elle se prend celle-là avec sa psychologie à 5$… » OK, et c’est correct.

Si vous avez décidé de continuer à lire cet article, poursuivons : Comme nous voyons seulement ce que nous possédons d’abord en dedans de nous-mêmes, c’est une très belle façon d’apprendre à se connaître. « Oh qu’il est généreux ce collègue! » Vous êtes donc, vous-même, une personne généreuse. « Ah, cette femme est contrôlante, une vraie Gère-Mène! » Euh… oui… les chances sont, que vous soyez vous-même un peu contrôlante, mais que vous évitiez à tout prix de reconnaître cet aspect en vous. Ceci étant dit, vous préférez projeter votre propre ombre sur un bouc émissaire, à côté de vous. Plus facile de blâmer les autres que de se regarder dans le blanc des yeux, j’avoue. Apprendre à se connaître par la présence des autres dans notre vie, un outil bien précieux.

Selon Debbie Ford, l’ombre c’est un peu comme un ballon de plage que vous tenez en dessous de l’eau dans la piscine. Si vous l’enfoncez, le plus creux possible, qu’est-ce que le ballon voudra faire? Oui, bondir et ressortir. Et plus il sera enfoui profondément, plus fortement il voudra ressortir, « watch out » quand ça va sortir! Donc si vous décidez de refouler de la colère, de la honte ou de la peur et d’y accorder trop d’importance face aux autres émotions, elle ressortira toujours plus forte à un moment donné ou à un autre.

Maintenant que vous avez votre ombre sur un bout de papier, mais surtout, dans votre conscient, vous avez deux choix. Continuer vos occupations de la journée et tout simplement oublier tout ceci, ou décider consciemment, d’y donner un peu d’attention pour faire du chemin personnel. Prendre connaissance de ses propres démons, les apprivoiser tranquillement.

À force de fermer des portes dans notre propre château, parce que nous n’aimons pas notre colère, notre paresse, notre image, notre faiblesse, nos peurs ou autres, on finit par vivre dans un 1 et demi. Nous devenons des robots automatiques et non authentiques, plein d’illusions face à ce qui est acceptable ou non. Dépoussiérons ces ombres! Enlevons des barricades! Ouvrons des portes, une à la fois! Pardonnons-nous. Faisons entrer le soleil dans toutes les pièces de notre château personnel en glissant des petites pointes d’inconfort à l’occasion, pour nous dégourdir les puces, pour redécorer…

Voir, reconnaître, comprendre et finalement aimer son ombre personnelle est un acte très courageux. Quand on y pense, le courage c’est de faire un pas en avant, vers l’inconfort, vers l’inconnu… peu importe où l’on pose son pas… peu importe la longueur de son pas… Il s’agit d’ouvrir le conscient…

En terminant, comme tout bon photographe, vous comprendrez que si nous avons une ombre, c’est que la lumière n’est pas bien loin! Dans mon prochain article, je parlerai de la lumière. Yé! De notre lumière personnelle. Oui, un sujet plus rafraîchissant et tout aussi important. Mais pour le moment, revenons à nos moutons, partons à la découverte des ombres… qu’elles soient autour ou à l’intérieur de nous… Bonne découverte!

Se libérer de sa peur

« Notre peur la plus profonde n’est pas d’être inadéquat. Notre peur la plus profonde est d’être puissant au-delà de la mesure. C’est notre lumière, non pas notre ombre, qui nous effraie le plus. Jouer « petit » ne sert pas le monde. Il n’y a rien d’édifiant à se rapetisser de manière à ce que les autres ne se sentent pas menacés. Nous sommes nés pour manifester la gloire qui réside en nous. Et si nous laissons notre lumière briller, nous donnons inconsciemment aux autres la permission d’en faire autant. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres ». Neslon Mandela, 1994

Dépression saisonnière

Plus les heures d’ensoleillement s’envolent et que, au fil du temps, l’automne puis l’hiver arrivent, plus il est difficile de faire face aux changements de température. Le Dr Norman E. Rosenthal, psychiatre et chercheur au National Institute of Mental Health, a été, en 1984, le premier à démontrer le lien entre la lumière et la dépression. En effet, la lumière joue un rôle important dans la régulation des échanges biochimi­ques dans notre corps, notamment ceux liés au cycle éveil-sommeil et à la sécrétion d’hormones telles que la sérotonine (l’hormone du bonheur), celle-là même qui régule la production de mélatonine (l’une des hormones responsables du cycle éveil-sommeil).

Quelque 8 % de la population réagirait au manque de lumière. Entre 70 et 80 % des personnes touchées serait des femmes. Ces chiffres m’étonnent. Pourtant, nous recevons chaque année à la clinique plusieurs personnes souffrant de ce problème. Qu’est-ce qui explique qu’une personne en sera plus touchée qu’une autre? C’est sur cette base de questionnement que je vois les patients en consultation. J’ai observé et traité à ce jour plusieurs personnes souffrant de ce problème.

En homéopathie, on qualifie d’état l’ensemble des symptômes que le patient présente durant une pério­de­ donnée. Chaque patient est différent. Certes, il y a des similitudes, mais ce n’est pas ce qui nous intéresse en homéopathie. Ce sont plutôt les particularités de chacun. D’une personne à l’autre, l’état présentera ses propres modalités et particularités. Des questions et des recherches rigoureuses me permettront de trouver un remède correspondant à l’état du patient.

Les symptômes accablants de la dépression s’annoncent notamment par un manque d’énergie, par de la mélancolie et par un sentiment de vulnérabilité. Ce trouble affectif saisonnier peut donner lieu à des idées suicidaires que l’on doit prendre très au sérieux. Bonne santé à tous et à toutes!
afs-homeopathie

Le sens de la vie après une expérience de mort imminente (EMI)

En juillet 1981, lors d’un accouchement plutôt difficile, fatiguée, épuisée, je me suis sentie partir et m’élever, attirée par une douce et intense Lumière blanche qui a rapidement pris toute la place. J’en ai oublié mon corps tant cette Lumière était un COCON D’AMOUR, un aimant m’attirant dans toute cette douceur. Je me sentais comme dans les bras d’une maman, TOTALEMENT AIMÉE ET ACCUEILLIE. J’ai d’abord senti, puis vu une présence blanche lumineuse m’envelopper de sa Lumière, d’une FORCE D’AMOUR jamais connue, puis je l’ai entendue me parler. Cette présence m’a rassurée, car elle m’a dit que tout irait bien, qu’elle était avec moi. Instantanément, je lui ai fait confiance. Cet ÊTRE m’a parlé de mon histoire, de moi, cette petite FILLLE non désirée par ses parents qui voulaient un GARÇON. J’ai vu mon histoire défiler devant moi, mais j’en étais détachée : je revoyais des scènes comme les fessées douloureuses et j’entendais les propos blessants, comme « fais de l’air », « dérange-moi pas ». Je me voyais cherchant l’attention, l’approbation, l’amour des membres de ma famille. J’étais le témoin silencieux de ma propre histoire sans avoir conscience du TEMPS ET DE L’ESPACE.

Ce sont les pleurs de mon bébé nouveau-né par césarienne d’urgence qui m’ont ramenée à mon corps physique. Je m’y sentais tellement mal, à l’étroit, avec un ÉNORME SENTIMENT DE PERTE. J’ai été happée par mon retour à la réalité terrestre et j’étais divisée entre la peine liée à cette perte de paradis et la joie de voir mon bébé. J’ai parlé de mon histoire à mon gynécologue et je lui ai dit que personne ne me croirait si je contais ce que je venais de vivre. Je savais que les miens étaient alors dans le bien-paraître et le « on fait comme si ».

Ma vie a basculé, je n’étais plus la même intérieurement. Je me sentais SEULE, vraiment humainement SEULE, même s’il y avait mon fils, mon mari et mes amis. Ma vie n’avait plus de sens, mais à qui parler sans passer pour menteuse ou folle? J’ai cherché, cheminé, et je sais aujourd’hui avec CERTITUDE que cette FORCE DE VIE, je la porte en moi comme je l’ai toujours portée au plus profond de mon être sans en être consciente. C’est elle qui a toujours tout synchronisé dans ma vie. Ce fut tout un travail, jour après jour, de M’ACCUEILLIR ET M’ACCEPTER TELLE QUE JE SUIS : DIFFÉRENTE, IMPARFAITE ET LIBRE. Oui, ma vie a basculé tout doucement : mon couple s’est dissout, j’ai laissé aller des proches et des amis. Puis, j’ai choisi d’étudier en médecine douce, dans différentes branches, et je suis toujours demeurée ma cliente no 1. D’ailleurs, j’ai été amenée à témoigner de mon histoire, ce parcours pas très fréquenté, mais dans lequel j’ai vibré intensément.

En juin 2013, j’ai revécu toute mon histoire, car, cette fois, c’était mon seul fils tant aimé qui était dans le coma, à la suite d’un accident de moto. Il était lui aussi dans la douce LUMIÈRE et L’AMOUR PUR, je le savais si bien. À sa sortie du coma, j’ai vu cette MERVEILLEUSE LUMIÈRE dans ses beaux yeux si bleus. Lui aussi n’était plus le même. Et cinq mois et demi plus tard, il s’envolait finalement, pour ne plus revenir, dans cette LUMIÈRE qui est notre réelle demeure à tous.

Alors oui, ma vie a aujourd’hui une profondeur et une sérénité qui me font choisir chaque jour de VIVRE LE PRÉSENT INTENSÉMENT. Je rends grâce pour mon histoire, aussi difficile semble-t-elle, puisqu’elle m’a permis d’être la FEMME que je suis aujourd’hui. Même pendant que je vis de grands deuils, la VIE ME PORTE.