Nouveau marqueur clé « Zonuline-88 » détecte vos intolérances alimentaires et votre perméabilité alimentaire!

Voici la suite d’une histoire sans fin… L’explosion de la recrudescence des allergies et des maladies auto-immunes.

C’est étroitement lié à l’évolution de notre alimentation. D’abord, à l’abondance du sucre. Ensuite, aux produits alimentaires industriels. Auparavant, quand on mangeait un plat, on savait ce qu’il y avait dedans. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Les plats préparés contiennent de très nombreux ingrédients. Par exemple, quand vous mangez un poulet tout prêt, vous ingurgitez aussi des protéines d’œufs, du sucre, de la poudre de lait, du gluten et des additifs… La liste des ingrédients rajoutés est très longue. Cette alimentation moderne agresse les muqueuses et peut être allergisante.

La flore et la muqueuse intestinale sont indissociables; elles dialoguent constamment. Les problèmes peuvent donc venir des deux côtés. On sait aujourd’hui que les maladies auto-immunes et inflammatoires et les allergies sont dues au fait que la muqueuse est trop poreuse. La muqueuse devient perméable et laisse passer les aliments dans l’organisme. Le système immunitaire réagit; il sécrète des anticorps qui contribuent à l’apparition de dysfonctionnements immunitaires. Et je ne parle pas des toxines qui surchargent le foie.

Les probiotiques contenus dans les yogourts peuvent avoir un effet bénéfique. Le problème, c’est qu’ils sont associés à un produit laitier. Ça signifie donc qu’il ne faut pas avoir d’intolérance au lactose ou être allergique aux protéines du lait, ce qui est assez fréquent chez les personnes qui ont des problè­mes de santé. Pour toutes ces raisons, j’ai personnellement du mal à recommander les laits fermentés probiotiques. Ils contiennent des sucres et des édulcorants qui nourrissent les pathogènes. Les probiotiques agissent en apportant des bactéries et contribuent à corriger la perméabilité de l’intestin. Ces bonnes bactéries protègent la muqueuse et empêchent les organismes pathogènes de s’y fixer et de déclencher des diarrhées. Enfin, elles peuvent engendrer une concurrence pour la nourriture et empêcher ainsi la colonisation de la flore par des bactéries néfastes.

Dans l’alimentation occidentale moderne, il y a de moins en moins de bactéries. Il est donc logique qu’il y ait un grand engouement pour les probiotiques.

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Profitez de l’été… pour jardiner à « l’intérieur »!

Chacun de nous abrite un incroyable jardin intérieur. Une plate-bande de 20 à 22 pieds de long, ayant une superficie de 250 m2, soit l’équivalent d’un court de tennis. Cette plate-bande surprenante abrite 10 fois plus de cellules que le nombre total des cellules de tout votre organisme. Elle contient 75 % de votre système immunitaire, produit 75 % des neurotransmetteurs et, finalement, elle a une activité métabolique plus grande que celle du foie. Avez-vous deviné qu’il s’agit de votre petit intestin? Avec ses milliers de microvillosités, c’est une œuvre gigantesque d’origami.

Cet organe représente la plus grande interface avec le monde extérieur. En plus de participer à la digestion et l’absorption des nutriments, il est notre première protection, notre forteresse contre les envahisseurs potentiels de notre environnement extérieur.

La recherche médicale confirme que l’état de ce jardin intestinal est un élément essentiel pour l’équilibre de tous les autres systèmes corporels, incluant le cerveau et tout son réseau de nerfs. Par exemple, la perte d’étan­chéité (hyperpermé­abilité) de la paroi du petit intestin, ainsi que la dysbiose intestinale (débalancement de la flore intestinale normale) favorisent l’activation chronique de processus inflammatoires se manifestant sous diverses formes telles que : maladies auto-­immunes et maladies cardiovascu­laires, hypertension, arthrite, arthralgie, fibromyalgie, fatigue chronique, psoriasis, eczéma, asthme, maux de tête et migraines, dépression, Alzheimer…

Voilà pourquoi il est essentiel que vous sachiez prendre soin de votre jardin intérieur quotidiennement. Il est estimé que 70 % de la population présente une hyperperméabilité et une dysbiose intestinales à divers degrés avec ou sans symptôme.

La flore intestinale est composée de 10 fois plus de micro-organismes que le nombre total de toutes vos cellules. Nous avons donc intérêt à bien nous entendre avec eux et nous assurer que les probiotiques, ces bactéries bénéfiques, soient prédominants.

Sachez qu’une flore intestinale saine participe à la digestion et à l’absorption des aliments, sécrète des vitamines, protège la paroi intestinale des microbes indésirables tels que parasites et candida, régularise le fonctionnement du système immunitaire et, avec la vitamine D, sécrète des substances antibiotiques naturelles pour justement vous protéger des microbes pathogènes.

En consultant les tableaux ci-contre, vous pouvez apprécier la diversité des facteurs favorisant la dysbiose intestinale et la perte d’étanchéité de la paroi intestinale.

Dysbiose intestinale
• Choix alimentaires inadéquats
• Manque d’acide gastrique
• Sensibilités alimentaires
• Usage fréquent d’antibiotiques sans ajout de probiotiques
• Constipation
• Toxines environnementales, pesticides, OGM, métaux lourds
• Absence d’allaitement maternel
• Naissance par césarienne
• Stress

Petit intestin hyperperméable
• Dysbiose intestinale

• Sensibilités alimentaires
• Médicaments anti-inflammatoires
• Lectines (ex.: blé, légumineuses)
• Insuffisance en zinc et en vitamines A et D3
• Gluten
• Alcool
• Stress

Chaque bouchée d’aliments et chaque gorgée de liquide ingérée affectent positivement ou négativement votre jardin intérieur. Les aliments les plus problématiques sont les sucres, féculents, pains, pâtes, patates, riz, boissons gazeuses, jus de fruits, trop de fruits et peu de légumes, car ils occasionnent de la fermentation et nourrissent, jour après jour, repas après repas, les mauvais microbes du jardin intestinal. Chez les personnes susceptibles, le gluten (protéine que l’on retrouve dans le blé, orge, épeautre, kamut, seigle) peut à lui seul créer l’hyperperméabilité intestinale, ainsi qu’une hyperperméabilité de la barrière hémato-encéphalique, provoquant ainsi l’inflammation du cerveau. Et puisque le cerveau n’a pas de fibres sensitives de douleur, il peut être inflammé sans que vous ne le sachiez.

Plusieurs pesticides, comme le glyphosate présent dans le Round Up, ont comme mécanisme d’action de créer une hyperperméabilité massive du tube digestif entraînant la mort de l’insecte, en plus de leurs effets dévastateurs sur la flore intestinale.

Profitez de l’été et du soleil en toute sécurité. Assurez-vous de consulter les références ci-dessous. Soyez un bon jardinier, car votre santé en dépend.

Références :

  • www.vitamindcouncil.org
  • www.responsibletechnology.com, Ouvrages de Jeffrey Smith sur les OGM, glyphosate
  • Grain Brain the surprising truth about wheat, carbs, and sugar – Your brain’s silent killers, Dr David Perlmutter, MD
  • Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation, Jacqueline Lagacé, PhD