Le mandala

Il ne suffit pas que les hommes viennent boire quand ils y sont invités par des sources supérieures. Ils doivent fabriquer de nouvelles outres afin de conserver le vin nouveau de la bonté et du dessein infinis. Saint Germain

Être de ces nouvelles outres, et oser être l’être que nous avons toujours cherché.

Pour trouver la ligne conductrice de ce texte, il m’a suffi de retrouver l’état d’être dans lequel je me place pour œuvrer avec le mandala. En effet, je construis des mandalas depuis bientôt vingt ans, et le mandala m’a construite et surtout instruite de mon potentiel de création, de cocréation, de récréation et de recréation.

Depuis toutes ces années de recherche et d’exploration, une voie m’habitait, me conduisait et me guidait, celle du retour chez soi. Un cheminement continu tout en harmonie, me donnant constamment des pistes pour créer et participer à l’un, à l’univers.

Le travail assidu avec le principe du mandala nous enseigne avec aisance le chemin du retour, mais aussi les parcours possibles pour continuer à participer au tout. Tout en créant, en jouant des couleurs et des formes, l’ouverture se crée, l’aventure s’offre à nous pour la création dans le cercle du mandala.

Pour ceux qui n’y sont pas familiers, le mandala est un cercle qui comporte son centre point. De cet espace circulaire et protégé, les constructions géométriques prennent forme, tout en se rattachant au centre un.

Le pouvoir du dessin de mandala est celui de toujours laisser voir, apercevoir le point de départ et le point de retour.

Pour peu que l’on s’y intéresse, il nous donne des lieux de rencontre pour commencer à jouer, tout en explorant les diverses facettes de l’humain. Dessiner dans le cercle avec cette conscience nous transporte à l’intérieur de nous, là notre corps physique se retrouve chez lui, nos corps émotionnel et spirituel s’enlacent dans un même espace sacré et protégé.

Pour y avoir consacré une grande partie de ma vie, je sais de source certaine que le cercle et le point sont des symboles d’unité et que travailler avec ces notions de départ nous amène rapidement dans le soi; de là toutes les directions s’offrent à nous.

J’œuvre depuis toujours avec cette obsession. Je cherche depuis longtemps ce lieu qui ressemble à Dieu. Le mandala m’a offert cette contrée, par ses lignes de support, par ses spirales énergétiques tirées à même la nature, le jeu du déploiement naturel, des ouvertures en éventails et des manifestations cosmiques; tout se révèle avec facilité et simplicité.

Dessiner des mandalas avec conscience et présence nous apporte vraiment un espace pour se retrouver, se replacer, en harmonie par la couleur, se rééquilibrer par les formes, se reconnecter au tout et aux autres en acceptant ce que ce principe universel nous accorde dès maintenant pour accomplir les alliances et retrouver enfin son être vrai. Le soi reconnaît ce territoire et nous permet de le retracer à l’infini.

Le mandala; cercle, centre, boucles et spirales, déploiement et circulation, est un outil précieux pour accélérer notre harmonisation, appuyer notre action, encourager notre création; pour accompagner notre désir de communion et notre plaisir de participation.

Retrouver et reconnaître cette pratique du mandala permet de se retrouver et de se reconnaître.

Un rendez-vous avec moi

Comment décrire le journal créatif? C’est tant de choses en même temps, c’est un cahier, un journal dans lequel j’écris tout ce qui me passe par la tête, un journal qui me permet de déverser mes humeurs, mes émotions, mes pensées, mes non-dits ou « non disables », un endroit où je consigne tous ces instants que je ne veux pas oublier, mes petits et grands bonheurs, mes doutes et mes espoirs, mes petites et grandes aventures, mes bons coups et les moins bons.

C’est aussi un rendez-vous avec moi-même pour m’amuser, créer, me retrouver, un rendez-vous avec mon âme d’enfant qui gribouille, joue avec les couleurs, les mots, les images, les matières.

Dans le journal créatif, on peut faire vraiment tout ce qu’on veut. Écrire à ce parent, tant haï ou tant aimé, toutes les choses qu’on ne lui a jamais dites. On peut même écrire sa réponse, on peut aussi dialoguer avec son ange gardien, avec notre petite fille intérieure, dessiner une douleur, un blocage, une colère, en faire un zoom pour mieux le comprendre, décoder un rêve, faire un diagramme en bulles pour chercher un titre de blogue, faire la liste de toutes nos qualités ou de tout autre chose, un mandala pour relaxer, un collage pour matérialiser nos désirs! Et tout ce que notre imagination peut créer!

L’imagination, parlons-en! On peut écrire des poèmes, des haïkus, des histoires drôles ou pas, des contes dans lesquels nous sommes les héros, rois, princesses et où la personne ou l’objet de notre difficulté devient la sorcière ou le dragon que nous combattons et où la fin de l’histoire (heureuse bien entendu) nous apporte des idées, voire des solutions inattendues à nos problèmes.

Écrire quelques pages dans mon journal est devenu pour moi une routine, voire presque une drogue. Eh oui! Je suis accro au journal créatif! Je l’avoue. Il me fait tellement de bien; cela fait maintenant presque 2 ans que je l’utilise quasi quotidiennement.

Pourquoi? Qu’est-ce qu’il m’a apporté?

De la liberté, de la paix, de l’espace… dans ma vie, dans mon esprit, dans mon cœur!

Il m’a ramenée vers moi-même, il m’a permis de me retrouver, de retrouver la liberté d’être qui je suis. Et ce qui est le plus surprenant, c’est qu’il a fait cela presque à mon insu, sans que je m’en aperçoive vraiment, petit à petit, jour après jour.

Bien sûr, cela fait presque 20 ans que je suis en « cheminement » comme l’on dit, que je suis des ateliers, des formations en croissance personnelle et que j’avale des livres comme d’autres des pilules. Et c’est comme si le journal créatif m’avait permis de rassembler tout cela, d’intégrer tout cela.

Il m’apporte, en plus de la dimension « développement personnel », cette dimension du jeu et de la créativité qui sont, en fait, les deux activités principales de l’enfance. Ceci me fait beaucoup de bien, et je réalise de plus en plus que toutes ces dimensions sont essentielles à un retour vers soi; elles font partie de nous. Trop souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, l’adulte a perdu, oublié ou laissé de côté son besoin d’enfant, pour s’enliser dans une vie sérieuse, coincée, où le plaisir a peu à peu perdu sa place.

Et puis, il y a aussi le journal créatif en groupe, avec tout ce que l’énergie d’un groupe apporte en plus. Les partages, le plaisir de voir les créations de chacun, de voir l’imagination en action, la créativité en délire, les fous rires suite à des lectures d’histoires abracadabrantes, les surprises qui se lisent sur les visages devant une découverte inattendue, un pas en avant vers des retrouvailles avec une partie de soi, ou un chef-d’œuvre : « est-ce vraiment moi qui ai fait ça? ».

Eh oui! Le journal créatif, c’est tout ça et sûrement bien plus encore, tout dépendant de la personnalité de chacun, de ses désirs, de son implication, de son imagination et de sa créativité.

Ce qu’il y a de merveilleux, c’est que chacun en fait ce qu’il veut, l’utilise à sa manière et en reçoit ce qu’il est prêt à recevoir. Pour moi, c’est un outil royal pour un retour tout aussi royal vers soi.

Oh, ma chère créativité, pleine de rebondissements, bourdonnante comme un nid d’abeilles, riche, fière, tumultueuse ou paisible. Toujours à la recherche du beau, du nouveau, de la lumière. Oh, ma chère créativité, de jour en jour, tu me ramènes à mon âme, tu me ramènes à moi-même, tu es mon chemin privilégié, celui que j’ai tant cherché, mon retour vers la joie, mon retour vers mon soi!

Trouver son chemin…

Il arrive un moment dans la vie où nous nous trouvons dans une forêt épaisse; nous avons perdu notre chemin.

Quelle direction allons-nous prendre? À quel carrefour sommes-nous? De quel endroit arrivons-nous? De la naissance à la mort, la vie nous apporte des joies, des peines, des occasions et des leçons particulières pour nous permettre de nous transformer.

Que vous l’appeliez roue de la vie, roue du karma, la voie, le grand mandala, l’horloge de la destinée, le cycle des saisons, nul n’échappe à la loi de la nature, personne ne peut nous libérer de ce processus de transformation où le passé se fond dans le présent et en retour le présent fusionne avec le futur. Pour tous, il est nécessaire de connaître les stades de cette métamorphose; pour les femmes, c’est essentiel parce qu’elles vivent ces différentes saisons de l’âme, en premier lieu dans leur corps.

Parcourons donc ensemble les 4 directions de la vie, l’est, le sud, l’ouest et le nord. Chaque direction doit être honorée, parce qu’en empruntant chacune d’elles, nous découvrons sa valeur en nous laissant pénétrer de ses enseignements.

Imaginons que la durée idéale du parcours de la vie d’une personne sera de 84 ans, le cycle de révolution d’Uranus, la planète de l’individualité.

De la naissance à la 21e année, nous empruntons la voie de l’est qui correspond à l’élément air dans la nature, au mental. Durant l’enfance et l’adolescence nous voyageons à l’est. Temps d’apprentissage scolaire où nous apprenons à nous exprimer avec des mots justes et à échanger des idées avec les autres, temps de la découverte de l’autre et du tissage de liens entre amis.

De 21 à 42 ans, nous nous déplaçons vers le sud qui correspond à l’élément feu de notre vie, nos passions et notre intuition. Nous affrontons le monde avec beaucoup d’enthousiasme et de confiance. Nous sommes alors habités d’une expression créatrice, alliée à une énergie presque inépuisable et à une incessante activité. Nous sommes orientés vers l’avenir que nous envisageons toujours avec beaucoup d’espoir.

Entre 42 et 63 ans, nos pas se dirigent vers l’ouest qui correspond à l’élément eau, c’est-à-dire nos sentiments et nos émotions. Nous affrontons alors la crise de la quarantaine, la nuit obscure de l’âme. La grande sensibilité et la grande vulnérabilité que nous vivons durant cette période nous amènent à être inconstants et instables. Nous ne voulons ni reculer, ni avancer, ni aller vers le haut, ni vers le bas, ni changer de place. Nous circulons, nous glissons, nous tombons, nous nous relevons. Des frémissements, des frissons, des tremblements, des spasmes nous traversent le corps. Nous ne pouvons plus suivre la cadence de ce ballet mascarade qui nous oblige à revêtir différents masques. Nous tournons en rond! Durant cette période qui est la plus cruciale de la vie, parce qu’elle nous permet d’entreprendre le processus de l’individuation, c’est-à-dire de devenir réellement soi-même, des forces psychiques sont souvent en action. Il en résulte des angoisses sans fondement et une certaine hypersensibilité. Nous devons respecter notre besoin de solitude, de calme et de paix avant d’entreprendre la prochaine étape.

De 63 à 84 ans, si nous avons pris soin de notre corps et de notre âme durant la période précédente, nous atteignons le nord qui correspond à l’élément terre, la maturité, l’ici et maintenant. Nous devenons réceptifs à l’énergie cosmique. Nous circulons alors avec lenteur, économisant nos forces, en harmonie avec la terre et ses créatures, en particulier les femmes, ces gardiennes de la connaissance ancestrale. Cette période de la vie représente un lieu secret et sacré où nous pouvons transmettre la sagesse que nous avons acquise à travers les jeux de notre langage, le feu de nos passions, la force de nos émotions et la guérison de notre corps.

Mais le parcours de toutes les personnes suit-il toujours cet itinéraire? Non, évidemment! Certains cheminements conduisent à des voies sinueuses, où la route est dangereuse, étroite, glissante, tortueuse, parfois impraticable, aboutissant à des impasses. Durant leur traversée, d’autres personnes accueillent les embranchements qui mènent à des panneaux de signalisation, d’interdiction, d’obstacles, d’obligation ou de localisation. D’autres parcours exposent à des signaux lumineux, fixes, clignotants, des arrêts, des sens interdits, des sens uniques, des déviations, une circulation bloquée, intense, difficile, dangereuse.

Certaines personnes conduisent leur vie comme leur voiture. Elles tiennent le volant de façon ferme, tiennent leur droite, respectent les limitations de vitesse, observent les signaux, roulent en file, cèdent le passage, n’empruntent jamais de route secondaire, leur cheminement est agréable bordée d’arbres, ensoleillé, pittoresque, sans virages.

Même si nous empruntons différents chemins, notre destination est toujours la même. Celle du personnage du fou dans le tarot. La mort, le détachement suprême, la fusion avec la divinité.

À la cinquantaine, nous arrivons à un carrefour; l’heure de la prise de conscience a sonné, Souvent nous n’avons pas encore accouché de nous-mêmes. Nous vivons les ténèbres en plein midi. La vie a perdu son insouciance et son éternité. Comment affronter cette noirceur?

Comment retrouver son chemin?
Encore une fois, les approches sont multiples. Mais il est un sentier que tous nous devons emprunter, la voie de la maturité, de l’individuation, l’itinéraire vers le nord, la sagesse de la grande mère de l’univers. Le but ultime du passage de la noirceur à la lumière est de nous guérir et de nous faire évoluer.

En Grèce, la religion ancienne, permettait de faire des rituels où les disciples de la grande déesse empruntaient de longs couloirs sombres qui symbolisaient ce passage.

Déchiffrer les secrets de la mort pendant que nous sommes en vie
L’épreuve du milieu de la vie débute toujours par la désintégration de quelque chose. Que ce soit la perte d’une relation, d’un travail, de notre santé, cet éclatement survient pour nous faire comprendre que ces vieux attachements et ces vieilles habitudes ne sont plus utiles à notre développement. Cette cassure peut aussi se produire au niveau psychologique, lorsque des circonstances nous forcent à réévaluer notre système de croyances qu’il soit spirituel, philosophique ou intellectuel. Nous nous sentons alors désorientés, fragmentés, incapables de nous concentrer et de prendre des décisions.

La seconde étape de ce processus de transformation se nomme purification. Nous laissons aller nos concepts, nous purifions nos émotions et nous acceptons notre douleur. La souffrance devient notre compagne et nous plongeons parfois dans la dépression. Nous ne pouvons retrouver le fil d’Ariane pour sortir du labyrinthe. C’est un temps pour pleur et pour ouvrir nos cœurs à la peine des autres.

Le dernier stade nous conduit à la renaissance. Nous retrouvons le nord que nous avions perdu, nous réclamons notre pouvoir de créer et de transmettre. En transformant nos démons intérieurs, en accueillant notre ombre, nous permettons à la lampe de psyché d’éclairer notre futur.

Ce qui nous est demandé à cette étape est de récolter la graine de la sérénité, de la semer dans un sol fertile et de l’arroser de nos pensées positives et de nos émotions chaleureuses afin de lui permettre de germer et de créer un futur merveilleux. Dans cette graine se trouve toute la sagesse acquise jusqu’à maintenant, notre karma, nos habitudes inconscientes et nos engagements pour un cycle nouveau et éternel.

À la dernière étape de la vie, nous devons examiner nos rêves et nos désirs. Ce que nous voulons faire pour nous-mêmes et pour les autres personnes qui se présentent dans notre vie, que nous accueillons maintenant avec compassion, et pour sauver la planète.

De notre cheminement de l’ombre vers la lumière, rien d’important ne pourra être accompli, si ce n’est à partir de notre centre.

L’art-thérapie, lorsque les mots nous manquent…

Exprimer nos émotions, des idées ou encore des malaises indicibles en couleurs et en lignes peut sembler, au premier abord, une tâche impossible, voire simpliste. C’est ne pas comprendre le pouvoir d’évocation, de réminiscence et d’intégration intérieure que peut avoir sur nous la création visuelle. Lorsque l’on cherche à exprimer un état d’âme, un traumatisme, un besoin, une émotion – surtout une émotion difficile comme la colère, la violence, la jalousie – il arrive que les mots nous manquent. Et que les maux nous restent… C’est à ce moment que le langage visuel peut nous venir en aide, car il court-circuite le rationnel, permettant ainsi de dépasser des blocages et arriver à des prises de conscience initiatrices de transformations thérapeutiques parfois radicales.

Les couleurs, utilisées en conjonction avec le ressenti, expriment souvent l’émotion pure, non traduite par les mots. Pensez à certaines expressions populaires telles qu’avoir les bleus, voir rouge; les couleurs semblent toutes indiquées pour concrétiser les émotions vécues. Il en est de même pour les traits; voyez ce que véhiculent pour vous les lignes brisées, zigzagantes, horizontales, verticales ou courbes. Prenez un crayon et laissez-vous illustrer la joie, la colère, la tristesse, l’angoisse, l’amour. Découvrez votre langage pictural à l’aide d’un simple crayon à mine ou d’un stylo. Qu’arriveriez-vous à dire si vous y ajoutiez la couleur?

La relation art-thérapeutique est tripartite, sa dynamique provenant à la fois du client, de l’art-thérapeute et de l’image créée. Le client est influencé par son image au fur et à mesure qu’il la crée; il la modifie dans un dialogue visuel intime et intense. L’interprétation et l’émotion de l’art-thérapeute face à cette image passe au second plan, car les images créées par le client lui appartiennent et lui seul sait les décoder. L’art-thérapeute joue un rôle de soutien, de témoin et de reflet du cheminement intérieur de son client à travers ses créations.

L’art-thérapie s’adresse aux individus de tous âges, aux couples, aux familles et aux groupes et toutes les problématiques peuvent en bénéficier. Au Québec, le titre Art-thérapeute professionnel du Québec (ATPQ) est réservé aux personnes ayant complété une maîtrise universitaire (M.A.) en art-thérapie ou une formation universitaire équivalente et reconnue par l’association des art-thérapeutes du Québec.

Bien que cette approche semble nouvelle, elle est bien ancrée dans l’histoire de la psychologie depuis au moins 55 ans. La profession s’est développée parallèlement aux États-Unis et en Angleterre et a maintenant acquis ses lettres de noblesse sur plusieurs continents. L’UNICEF a publié un livre intitulé Dessine-moi la paix, fruit du travail de « debriefing » d’enfants victimes de la guerre en ex-Yougoslavie.

Freud et Jung travaillaient avec les rêves et les émotions de leurs patients, les encourageant à voir et à décrire les images qui se présentaient à eux. S’ils leur avaient demandé de concrétiser en couleurs et en lignes ces images, ils seraient restés branchés plus directement avec l’inconscient de leurs patients, ce qu’ils recherchaient. Jung a utilisé le dessin, surtout les mandalas, pour explorer et étudier son propre inconscient. Quelques années plus tard, ce sont deux femmes aux États-Unis qui ont exploré plus à fond les possibilités du langage visuel concrétisé et qui ont créé les fondements de l’art-thérapie.

On trouve maintenant des art-thérapeutes dans les hôpitaux, dans les cliniques psychiatriques ou médicales, les CLSC, les centres gériatriques, les écoles ainsi que les résidences pour jeunes en difficultés, les organismes communautaires, etc.

En tant que professionnel en santé mentale, l’art-thérapeute doit fournir l’espace thérapeutique sécuritaire essentiel pour que son client se sente accueilli dans sa démarche et développe sa confiance en lui à l’aide de sa créativité et de son expression visuelle et verbale.

Le mandala, outil thérapeutique

J’ai découvert le mandala en participant à un atelier de connaissance de soi, il y a déjà environ quinze ans. Comme exercice de clôture pour boucler son atelier, l’animateur nous a invité à laisser émerger ce avec quoi nous repartions. Il nous a proposé de représenter en couleur, à l’intérieur d’un cercle, notre état d’âme du moment présent. Ce fut pour moi une découverte extraordinaire. Je visualisais mon ressenti comme reflété dans un miroir. Telle couleur représentait ma joie, ma satisfaction, ma fierté de m’être donné ce cadeau, telle forme était l’image d’une nouvelle prise de conscience. Tel mouvement me renvoyait le sentiment que j’avais pris soin de moi et l’ensemble de mon mandala me montrait que j’étais allée plus loin sur le plan psychique, au niveau de ma guérison de l’âme. J’étais émue, très touchée.

Mais qu’est-ce que le mandala?
Mandala est un mot sanskrit (langage des brahmanes de l’Inde) signifiant « cercle, centre, unité, totalité ». Il s’exprime dans un dessin circulaire, convergeant vers un centre porteur d’infini. Dans la tradition orientale, le cercle représente le « Divin », sa manifestation, sa création. Ce symbole du cercle se retrouve dans toutes les cultures et toutes les traditions, tant occidentales qu’orientales. Le cercle est le symbole de la vie : la naissance, la maturité, la mort et la résurrection ou la renaissance.

Pratiquement tout, autour de nous, est circulaire ou mandala. L’atome, la terre, l’univers sont des mandalas. Notre œil, mandala lui-même, nous fait depuis toujours percevoir les choses de façon circulaire et porte notre regard en un point central. Quand nous regardons les choses intensément de façon pleinement consciente, ne touchons-nous pas à leur dimension infinie?

C’est Carl Gustave Jung qui introduit le mandala en psychologie. Il en fit la découverte au cours de sa propre quête intérieure. Il définit le mandala comme le symbole du « soi ». Chaque matin, je dessinais une petite figure circulaire, un mandala, qui semblait correspondre à mon état intérieur du moment. Je n’ai découvert que petit à petit ce qu’était réellement le mandala : « le soi, l’intégrité de la personnalité laquelle, quand tout va bien, est harmonieuse ». (Jung)

Lorsqu’on demande à un guérisseur navaho de venir en aide à une personne malade, il effectue des rites pour restaurer l’équilibre naturel. Il aplanit une surface circulaire sur le sol, puis crée un mandala avec du sable de couleur. La composition picturale ainsi réalisée répond à un modèle traditionnel particulier, choisi par le guérisseur pour les besoins spécifiques de la situation. Le malade est ensuite placé au centre du mandala. L’ordre du dessin est sensé rétablir l’harmonie et sollicite le secours des divinités, donc rendre la santé au malade. (Fincher)

Pour moi, faire un mandala est un moment de méditation qui me permet de me centrer. Ce médium m’a fait découvrir et surtout intégrer que l’ombre est nécessaire pour voir la lumière. Je touche à l’équilibre et je m’apprivoise de mieux en mieux, je m’accepte plus facilement avec mes forces et mes faiblesses. J’accepte de ne pas être parfaite, je deviens plus humaine, plus sensible à moi donc plus acceptable et plus sensible aux autres avec leurs difficultés. Mes jugements sur moi-même tombent et je découvre une grande liberté intérieure.

Le mandala travaille inconsciemment, c’est un outil accessible à tous. Carl Gustave Jung se servait de ce médium dans son travail auprès des schizophrènes. Il croyait que le mandala pouvait aider la personne à découvrir pleinement son potentiel, à réaliser, unifier, équilibrer sa personnalité. Je vous souhaite d’avoir la curiosité d’essayer et de vous laisser prendre par la magie, le miracle de vous découvrir de l’intérieur.

Beau mandala!

Le bonheur est dans la nature

L’été pour plusieurs est synonyme de complications, budget-vacances, déplacements de longue durée et fatigue, recherche de l’endroit idéal, victime du mauvais temps, les enfants, etc.

Et si vous optiez pour la simplicité? Ne croyez surtout pas qu’elle est synonyme d’ennuis. Et si plutôt que de rechercher l’énergie dans l’extravagance, vous vous mettiez à l’écoute de la nature telle qu’elle se présente à vous, dans ses habits les plus sobres et bien souvent les plus beaux.

Je ne nie pas les bienfaits du dépaysement ni le bonheur de sentir les odeurs de la mer, de goûter son sel, de se laisser bercer au son des vagues, de découvrir des pays nouveaux ou de se prélasser dans une villa de rêves… Mais l’exotisme et les dépenses déraisonnables ne garantissent aucunement le plaisir d’être en vacances! Après l’été, la vie continue et peut-être souhaitez-vous qu’elle soit autre chose que des heures à calculer les cartes de crédit à payer, dans le stress et l’angoisse.

La simplicité n’empêche pas les folies, mais elle permet de vivre en paix sur une plus longue durée.

L’été et les vacances sont un moment idéal pour communier aux éléments de la nature, air-feu-terre-eau. Ce sont les éléments qui nous permettent de faire le plein d’énergie, de nous révéler à nous-mêmes. Ces éléments, nous les retrouvons aussi bien chez-soi qu’ailleurs, des fleurs sur le balcon, un petit potager de fines herbes, le chant d’un oiseau, les bienfaits d’une pluie chaude sur son corps, un peu de yoga dans le parc à côté, flâner en terrasse, rouler à bicyclette, inviter quelques amis en partageant le pain et le vin, visiter ceux et celles qu’on aime mais qu’on ne voit jamais. Apprendre à ne pas s’ennuyer avec soi-même, lire couché dans l’herbe, se rapprocher de l’eau en s’assoyant près d’une belle fontaine… Pour un rapprochement avec la terre, rien de mieux qu’une nuit à la belle étoile, sur son balcon, dans la cour ou en camping… pour profiter de l’air, gravir la colline devant laquelle vous passez chaque jour sans jamais vous y arrêter, pour éblouir les enfants, une glace à la vanille maison! Marcher pieds nus au bord de l’eau, laisser monter en vous l’énergie tellurique. Faites tous les vœux que vous voulez en observant les étoiles filantes, souriez aux canards dans l’étang et remerciez la Vie pour tant de générosité. N’enviez surtout pas le voisin, c’est une perte d’énergie considérable. Payez-vous un jour de silence, un jeûne, cueillez les petits fruits, vous les apprécierez d’autant plus en les dégustant avec du yogourt ou dans une tarte faite avec amour.

Tout cela vous apparaît peut-être trop simple? Libre à vous de compliquer les expériences!

La nature est là où vous êtes, elle vous propose ses merveilles, ouvrez les yeux, dessinez le soleil ou des mandalas, touchez les arbres, observez les pierres, dormez, respirez, laissez tomber pour un temps les tâches quotidiennes, devenez enfant, ruisseau, champs de blé ou fleur sauvage. Joyeux été!

Vibrations infinies, source d’harmonie

L’infiniment petit qui nous compose, comme l’infiniment grand que nous composons, s’exprime selon une trame vibratoire basée sur l’harmonie.  Cette énergie harmonique infinie vibre en nous et autour de nous.  Depuis plusieurs millénaires, l’être humain a entrepris de nombreuses démarches spirituelles consistant à s’harmoniser avec elle.  L’infini a pu être nommé différemment selon les cultures et les époques.  Il a été exprimé du temps des Grecs par Démocrite (philosophe « atomiste » qui vécut à la même époque que Socrate, vers 460 – 370 avec JC), avant que la vision réductionniste d’Aristote soit imposée au monde occidental.

Le concept de l’infini a été repris un peu plus tard par Giordano Bruno qui parlait au 16e siècle de « pluralité des mondes » (L’infini, l’univers et les modes – 1584), ce qui lui a valu d’être brûlé vif par l’Inquisition.  Aujourd’hui, le concept d’infini de l’espace et du temps sans commencement ni fin représente de plus en plus un consensus, partagé par de nombreux scientifiques et chercheurs spirituels.

Nous partirons du principe que pour trouver en soi-même l’harmonie et la paix, il est nécessaire de se connecter avec l’harmonie de ces vibrations qui nous composent et des vibrations que nous composons.  Cela nous permet de nous sentir reliés avec tout, un des buts du bouddhisme.  Et, grâce à l’application de principes simples et de techniques élémentaires, il devient possible de vibrer et de capter cette harmonie qui est en nous, de se mettre au diapason de l’univers.

Nous sommes composés d’une symphonie cellulaire : Tout récemment, le Dr James Gimzewski (Université de Californie à Los Angeles) a publié ses travaux dans lesquels il montre comment, grâce à la nanotechnologie (science de l’infiniment petit) et un microscope à effet tunnel (Atomic Force Microscope) qu’il a construit lui-même, il est arrivé à écouter et amplifier le son de cellules vivantes.

Genèse d’une découverte : En 2001, le Dr James Gimzewski a appris que lorsqu’on prend une cellule cardiaque vivante et qu’on la place dans un milieu nutritif, la cellule continue de battre au même rythme que l’organe d’où elle provient.  Il s’est alors demandé si ce phénomène était unique ou s’il se reproduisait pour d’autres types de cellules.  Il s’est dit que si les cellules vibrent, elles produisent alors un son et que ce son, aussi ténu soit-il, devrait être détectable.  Il devenait évident pour lui qu’une cellule émettait des vibrations et que même si ces dernières n’étaient pas audibles, elles pourraient le devenir à l’aide d’un capteur très sensible.  Or le Dr Gimzewski est un expert en nanotechnologie.  Il décide alors de fabriquer son propre microscope et de fonder une nouvelle science qui aurait pour but d’étudier le son des cellules : la sonocytologie.

Et en 2004, il a réussi à détecter et amplifier le son de cellules vivantes qui ont des fréquences de 933 Hz et 1 773 Hz!  Ces fréquences correspondent approximativement à un LA ou LA dièse de la gamme actuelle du piano à différentes octaves.  Il a ainsi démontré ce qu’avaient pressenti avant lui Tesla et Lakhovski : la cellule vivante est un corps oscillant qui émet des vibrations.  Il a même pu enregistrer le son d’une cellule morte qui équivaut à un son de friture (« grichage ») facile à imiter avec un poste de radio ou de télévision mal réglé.  Il en a conclu que toutes les cellules vivantes (plantes, animaux ainsi que les cellules humaines) émettent des sons et que les vibrations émises sont différentes selon leur type et leur état de santé.  L’infiniment petit qui nous constitue est donc sonore et notre corps est constitué d’une symphonie cellulaire…

Nous composons une symphonie universelle : Au niveau de l’infiniment grand, déjà dans l’antiquité, Pythagore parlait de la musique des sphères et un peu plus tard au 17e siècle, l’astronome allemand Johannes Kepler a comparé le système solaire à un ensemble instrumental où chaque planète changeait de fréquence selon sa position autour du soleil…  De la même manière, des chercheurs de la NASA ont réussi à écouter le son du soleil, des anneaux de Saturne et de la terre.  D’ailleurs en 1905, Nikola Tesla, déclara que la terre était une cavité résonante, intuition confirmée en 1952 par le physicien allemand W. O. Schumann qui a démontré que la terre résonnait à des fréquences situées entre 6 et 50 Hz.  Et quand ces fréquences nous manquent, nous devenons plus sensibles au stress et sommes désorientés.  Les premiers astronautes montraient ces symptômes très accentués lors de leur redescente sur terre et pour pallier è ces malaises, les ingénieurs de la NASA ont installé depuis des générateurs d’ondes de Schumann dans leurs appareils et les symptômes ont disparu.  Certaines vibrations nous sont donc vitales.  De l’infiniment petit à l’infiniment grand, nous arrivons, grâce à la science, à prendre conscience de la musique universelle qui nous constitue et que nous constituons et dans certaines conditions, nous pouvons même l’écouter.

S’harmoniser avec la symphonie de l’infini : Quoi de plus beau ensuite que de s’harmoniser avec toutes ces vibrations et de pouvoir pratiquer les sons thérapeutiques à l’aide de sa voix, le plus bel instrument?  Nous pouvons par exemple renforcer la vibration de nos organes internes grâce aux sons taoïstes, faire résonner nos glandes endocrines grâce au chant des voyelles et en particulier notre hypophyse grâce au « son univers » Aôm.

Chanter l’univers : En effet, si vous chantez le son Aôm en plaçant une de vos mains au sommet de votre crâne, vous pourrez alors sentir vibrer soudainement toute votre tête.  Votre cerveau lui-même va entrer en vibration et sous l’action de ses mêmes vibrations, la glande pituitaire ou hypophyse, ainsi que l’hypothalamus, vont libérer des endorphines et des enképhalines.  Ces substances sont reconnues médicalement pour leur capacité à soulager le stress et la douleur et provoquer des états euphorisants.  Leur effet est en fait plus puissant que l’héroïne et la morphine, sans en avoir la toxicité.  D’autre sons interagissent aussi avec la matière et l’énergie qui nous constituent.  Certains d’entre eux ont un effet harmonisant et curatif.  Nous pouvons aussi combiner la pratique des sons avec la contemplation de mandalas par exemple, ou encore avec la visualisation et la prière.

Dans certaines conditions, les sons et les fréquences peuvent être même utilisés pour renforcer notre terrain et aider le corps à lutter de manière plus efficace pour nous libérer de la maladie.   Elle est alors dissoute soit par renforcement du système immunitaire ou par l’effet de la vibration sympathique qui « réduit le mal en poussières », appelée « biorésonance ».  Le même principe vaut lorsqu’une cantatrice fait briser un verre au seul son de sa voix, à condition qu’elle chante la même note que le son du verre évidemment!  Le verre se met alors à vibrer et si la vibration par son amplitude dépasse le seuil de résonance critique du verre, il se brise.  Ce domaine de recherche et d’application des sons et des vibrations pour la santé est un domaine d’avenir pour la médecine.  Ce sujet passionne l’équipe du Dr Gimzewski de l’UCLA.  Ce dernier envisage même de pouvoir diagnostiquer des maladies, simplement en écoutant le son émis par nos cellules qui émettent donc une musique différente selon leur vitalité…

Pratiquer la sonologie ou toucher par les sons : Dans l’enseignement de la sonologie, ou science des sons thérapeutiques, nous abordons différentes techniques d’harmonisation utilisant les sons et les vibrations.  Nous apprenons à nous laisser « toucher par les sons », à les ressentir et à découvrir leur structure mathématique appelée harmoniques.  D’ailleurs plusieurs techniques vocales dont le « chant de gorge » ont justement pour but d’amplifier les harmoniques naturelles de la voix et ainsi de découvrir les capacités acoustiques insoupçonnées de notre corps-instrument.  La pratique de ces techniques a pour but l’autoguérison et l’harmonisation par effet de biorésonance.

La voie des sons est un merveilleux chemin pour s’harmoniser avec l’infini, développer notre conscience et devenir une personne.

Les bienfaits du coloriage

Les livres de coloriage gagnent en popularité auprès des adultes depuis quelques années. C’est ainsi qu’on trouve, dans le palmarès des meilleures ventes en librairie, des livres « anti-stress » qui présentent des dessins non enfantins, parfois même très complexes et exigeant beaucoup de précision. Pourquoi cet engouement pour le coloriage? Parce que les gens ont de plus en plus besoin de retourner au papier? Parce que le coloriage nous permet de prendre rendez-vous avec nous-mêmes? Et si ce n’était que la démarche et le plaisir qui comptaient?

Pourquoi colorier?
Le coloriage se pratique à notre propre rythme, où que nous soyons. À la maison, au bureau, dans un parc, nous n’avons besoin que d’un cahier et de crayons. C’est non seulement une activité peu coûteuse et facile d’accès, mais le fait de colorier ne nous place pas devant le même stress que lorsque nous nous trouvons face à une page blanche. Cela signifie que le coloriage ferait appel à notre créativité sans pour autant que cela nous mette de pression : nul besoin d’être un artiste pour savoir colorier.

Le coloriage est également un acte gratuit dont la seule finalité est l’instant passé à l’accomplir. Il se pratique seul ou en groupe et peut même combler les écarts entre les générations puisqu’enfants et grands-parents peuvent s’y adonner dans un moment de partage et de complicité. Le coloriage permet de se détendre, de se vider la tête et, pendant que nous nous concentrons sur le dessin et sur le choix des couleurs, cela crée un espace en nous comme en ceux qui pratiquent la méditation. Cette évasion nous détend et nous libère donc de la tension mentale. C’est peut-être ce qui expliquerait que cela nous aide à lâcher prise et à plonger dans l’ici et maintenant, mais aussi à nous connecter à notre monde intérieur, dans un état de pleine conscience.

Pour colorier, nous ressentons parfois le besoin de nous isoler afin d’entrer en relation avec nous-mêmes. C’est aussi une façon de retourner à l’enfance et au bonheur tout simple de mélanger des couleurs. D’ailleurs, cette explosion de couleurs sur la page nous donne la liberté de verbaliser nos émotions et de calmer nos angoisses. Ainsi, au terme de notre coloriage, en plus d’avoir maintenu notre mobilité fine, nous avons non seulement passé un bon moment, mais nous avons également amélioré notre estime de soi en commençant et en terminant une œuvre créative.

Quelques ouvrages

Claudette Jacques présente une collection de livres qui permettent d’explorer un thème en particulier au moyen de 15 mandalas à colorier. Chaque livre est un outil d’accompagnement pour diverses situations, comme la grossesse, le deuil, les enfants ou le pardon, et certains thèmes sont regroupés dans un seul ouvrage (Le Grand Livre à colorier des Mandalas). Dans son dernier livre, Mandalas pour expérimenter… Ho’oponopono, l’auteure propose des dessins mandalas explorant cette méthode ancestrale hawaïenne qui nous sert à libérer les mémoires qui encombrent notre subconscient. Les avantages de cette collection : chaque dessin est accompagné d’une réflexion sur le thème, et les lignes de chaque mandala sont très pâles, ce qui donne, au final, un résultat des plus spectaculaires.

Jardin secret : carnet de coloriage et chasse au trésor antistress. Johanna Basford en a vendu plus de 1,5 million d’exemplaires dans le monde. Les dessins sont complexes, un peu fé­ériques et représentent des animaux, des fleurs et des jardins tous plus magnifiques les uns que les autres. D’une page à l’autre, c’est un projet qui commence, une aventure qui ne demande que les couleurs de notre imagination. Même si les dessins sont recto-verso sur chaque page, le papier résiste bien à nos « gribouillages » et même aux crayons-feutres. Un plaisir à s’offrir absolument du coloriage.

Pour ne pas alourdir le texte, les références seront fournies sur demande.

Autre référence : https://coloriages-enfants.fr/bienfait-coloriages-pour-enfants/

Mandalas : l’art de se créer soi-même

Le mandala est un symbole spirituel et rituel qui signifie cercle en sanskrit. Sa structure est généralement organisée autour d’un centre unifiant. Les mandalas de la tradition hindoue sont une métaphore de l’univers. Aussi adoptés dans les traditions orientales et amérindiennes, ils sont généralement un symbole d’unité et de complétude. Utilisés comme outils de guidance spirituelle, ils ont des formes circulaires qui servent souvent à focaliser l’attention de l’adepte, créant un espace sacré propice à la méditation ou à la contemplation.

Chez les bouddhistes, on utilise souvent le mandala comme exercice contemplatif de l’impermanence. Les moines, après avoir passé plusieurs jours ou même des semaines à créer des mandalas complexes dans le sable, voient leur œuvre détruite par les éléments suivant un rituel précis.

Le mandala n’échappe pas à l’atten­tion de la psychologie moderne. Dans la psychologie jungienne, il est un outil de guérison de ce qu’on appelle la crise de transition. Dans cet état, l’ego d’un individu se fragmente et se trouve en danger d’effondrement. Le mandala devient­ alors un espace protégé, comme un cocon, favorisant le processus de guérison jusqu’à ce que l’individu soit de nouveau prêt à émerger dans un état de plénitude renouvelée.

Carl Jung, qui s’est intéressé tout particulièrement aux propriétés du mandala, a écrit que, tous les matins, il avait esquissé dans un carnet un petit dessin en forme de rond, un mandala, qui semblait correspondre à sa situation intérieure. « Ce n’est que lentement que je trouvai ce que signifie à proprement parler un mandala […] Le mandala exprime le Soi, la totalité de la personnalité qui, si tout va bien, est harmonieuse […]1»

Créer un mandala aide à stabiliser et à réorganiser notre vie intérieure. Jung reconnaît que l’urgence de créer un mandala émerge souvent dans une période d’intense transformation personnelle. Son apparence indique souvent un profond besoin de rééquilibrer la psyché, le résultat étant une personnalité qui est plus complexe mais, surtout, mieux intégrée.

Il n’est donc pas étonnant que ce soit l’une des premières formes d’expression de l’enfant, ce qu’on appelle l’art naïf. Tout commence par des gribouillis circulaires témoignant de la formation interne de la psyché de cette petite personne en devenir; puis, au gré de son développement, l’enfant s’orientera de plus en plus vers l’extérieur, comme en témoi­gnera l’introduction de soleils ou de bonhommes au visage rond.

Les art-thérapeutes ont observé que la forme ronde du mandala a le pouvoir de forger une nouvelle relation entre l’ego et le soi. À la suite de sa rémission d’un cancer, Judith Cornell a écrit que le symbole sacré du mandala lui avait permis non seulement de découvrir son pouvoir intérieur de guérison, mais aussi de se libérer d’un sentiment de fragmentation sur le plan psychologique. Elle décrit cette redécouverte du soi comme synonyme d’illumination, réunifiant le corps, l’âme et l’esprit. En raison de ces qualités intrinsèques, le mandala connaît une popularité grandissante chez les praticiens de la santé holistique.

Internet regorge de ressources sur les mandalas et sur leur création. Plusieurs sites offrent gratuitement­ des mandalas prêts à colorier. Compte tenu de l’origine indienne du mandala, on peut facilement relier les couleurs choisies pour en enluminer les formes à celles des chakras (eux-mêmes représentés sous forme de roues ou de cercles) et à leurs propriétés respectives. En choisissant intuitivement des couleurs, on récolte non seulement les effets thérapeutiques du mandala, mais aussi de la légère trance provoquée par les mouvements répétitifs et méthodiques du crayon à colorier. Cet exercice nous permet d’atteindre de nouvelles sphères de notre incons­cient. Il n’est pas étonnant de voir la popularité explosive de l’art-thérapie proposée ces derniers temps dans les librairies. Il s’agit d’une acti­vité créative d’intérieur idéale pour les soirées douillettes de l’automne et les longues journées d’hiver à nos portes.

Voir notre sélection de mandalas exclusifs à imprimer et à colorier chez soi.
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1Jung, Carl Gustav, Ma vie : souvenirs, rêves et pensées, Éditions Gallimard, 1966, p.233”

Adieu 2016, bienvenue 2017

C’est le temps des adieux, le temps de laisser aller 2016 pour n’en garder que des souvenirs.

Bien sûr, il a probablement fallu que ça brasse un peu pendant l’année 2016 (année 9 en numérologie) puisqu’elle nous invitait à faire un ménage intérieur pour être mieux alignés sur notre Soi divin et vivre de façon plus sereine les nouveaux paradigmes qui sont en train de s’implanter.

Dans cet article, je vous invite à prendre un moment pour faire un examen rétrospectif de votre année 2016. Quels en ont été les moments marquants? Que laissez-vous aller avec 2016? Quels étaient vos objectifs en début d’année et que sont-ils devenus? Par la suite, écrivez une lettre de gratitude à 2016 puisque, d’une façon ou d’une autre, les événements survenus en cours d’année vous ont fait grandir en sagesse.

Soyez prêts maintenant à accueillir en toute conscience l’année 2017, une année qui marquera le début d’un nouveau cycle universel (année 10/1 en numérologie) branché sur ce qu’il y a de plus profond à l’intérieur de vous. L’âme veut s’exprimer, elle crie haut et fort qu’elle est présente et qu’il est impératif qu’elle se réalise.

Pour laisser votre âme vous guider, je vous propose de créer votre mandala 2017. En janvier, lors d’un après-midi où vous vous sentirez inspiré, installez-vous dans une pièce que vous aimez et créez une ambiance méditative avec une musique douce, quelques chandelles, un peu d’encens si vous en avez. Ayez quelques revues que vous pouvez découper et des ciseaux. Pendant 15 à 30 minutes, feuilletez-les et découpez les images qui vous attirent intuitivement, sans jugement et sans vous questionner sur le pourquoi de votre choix. Ensuite, prenez un carton (12 po x 18 po serait une bonne grandeur), faites un cercle que vous diviserez en deux. Pour la première moitié du cercle, fermez les yeux et laissez votre main vous guider vers l’image qui représente le message de votre âme. Puis, divisez la moitié restante en trois parties. La première représente ce qui est là pour vous en 2017; la deuxième, le message portant sur vos relations (familiales, amicales, amoureuses) et la troisième, une action à mettre en œuvre ou un projet à réaliser dans la prochaine année. Fermez les yeux et prenez une image pour chacun de ces trois thèmes.

Collez maintenant vos quatre ima­ges à leur endroit respectif, ajoutez des mots, mettez-y votre couleur de l’année, décorez votre mandala. Une fois ces étapes terminées, laissez-vous aller à écrire vos réflexions. Donnez un titre à votre collage et placez-le de façon à ce que vous puissiez le voir en tout temps. Rendez­-le vivant en ajoutant tout au long de l’année des mots, d’autres images, des symboles. Il sera le témoin, le miroir, le sage reflet de vous en cette période de renouveau.

Que la Lumière éclaire votre route et votre âme et vous donne le courage de vous ouvrir davantage à votre grand potentiel divin.