Pour ajouter une touche de fraîche harmonie cet été!

L’utilité des huiles essentielles pour notre bien-être et pour notre santé n’étant plus à prouver, ces trésors de la nature fournissent un moyen simple et puissant d’ajouter de la saveur et des parfums afin de rendre notre expérience encore plus agréable, tout en harmonisant profondément notre être sur plusieurs plans (tant physique, émotionnel et mental qu’énergétique).

En prenant soin de choisir des huiles essentielles de qualité, 100 % pures et, idéalement, biologiques, vous verrez de vastes possibilités s’offrir à vous cet été!

Voici quelques suggestions, question de vous laisser inspirer par cette douce brise d’été qui s’en vient!

Brume rafraîchissante
Idéale pour se rafraîchir lors de chaudes journées d’été; à utiliser aussi pour désodoriser… et même pour rafraîchir sandales et souliers!

Dans un vaporisateur : ajouter à 100 ml d’eau distillée

• 10 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) — tonique et stimulante, anti-inflammatoire, anesthésique, digestive, antibactérienne, qui calme aussi les démangeaisons;
• 5 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (ocimum basilicum) — tonique digestive, antibactérienne, antispasmodique, antalgique, anti-inflammatoire;
• 5 gouttes d’huile essentielle de palmarosa (cymbopogon martini) — fongicide, antibactérienne, antivirale, cicatrisante, tonique nerveux, stimule le système immunitaire.
*Bien agiter avant chaque utilisation et éviter le contact avec les yeux.

Gel apaisant après soleil
Pour soulager les brûlures du soleil; peut également être utilisé pour les réactions allergiques à l’herbe à puce, l’urticaire et les piqûres d’insectes :

• 100 ml de gel d’aloès;
• 20 gouttes d’huile essentielle de lavande (lavandula angustifolia) — régénératrice cutanée, cicatrisante, antalgique, antiseptique, antispasmodique, calmante, sédative;
• 20 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic (lavandula latifolia) — antibactérienne, fongicide, antalgique, cicatrisante, antivirale, stimule le système immunitaire;
• 10 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée (mentha piperita) — stimulant général, tonique, anti-inflammatoire, anesthésique, digestive, antibactérienne, calme les démangeaisons.
*Bien agiter avant chaque utilisation et éviter le contact avec les yeux.

Miellat soleil zen
• 100 ml de miel pur non pasteurisé;
• 25 gouttes d’huile essentielle d’orange douce (citrus sinensis) — digestive, calmante, sédative;
• 15 gouttes d’huile essentielle de bergamote (citrus aurantium ssp bergamia) — antibactérienne, digestive, calmante, sédative, antispasmodique;
• 10 gouttes d’huile essentielle de petit grain (citrus aurantium ssp aurantium) — antibactérienne, antispasmodique, calmante, sédative, anti-inflammatoire, cicatrisante, régénératrice cutanée;
• 5 gouttes d’huile essentielle de basilic exotique (ocimum basilicum) — tonique digestive, antibactérienne, antispasmodique, antalgique, anti-inflammatoire;
• 5 gouttes d’huile essentielle de ravintsara (cinnamomum camphora cineoliferum) — antivirale, stimule le système immunitaire, antibactérienne, tonique nerveux.

Au besoin, chauffez légèrement le miel au bain-marie pour le liquéfier, sans cependant le faire bouillir, laissez refroidir, ajouter les huiles essentielles, mélangez jusqu’à ce que le tout soit homogène. Conservez dans un pot hermétique.

Ajoutez, au goût, 1 c. à thé (ou plus) du miellat à l’eau chaude. Vous pouvez également ajouter des glaçons ou des tranches de citron. Puis, savourez!

Comme tout est question de goût quand il s’agit des odeurs et des saveurs, permettez-vous de créer vos propres synergies!

Il est, par contre, important de bien connaître les précautions de base de l’aromathérapie et de consulter une source d’information fiable afin de s’assurer de les utiliser de façon adéquate, car, même si elles sont naturelles, elles ont néanmoins un effet très puissant, et certaines peuvent même avoir un effet toxique ou irritant si elles sont mal utilisées. En cas de doute, prenez conseil auprès d’un thérapeute expérimenté.

Osez parfumer votre vie et savourer en pleine conscience les trésors de notre Terre Mère dans la gratitude de leurs bienfaits et de leur valeur!

Santé et harmonie!

Pour bien se préparer à l’arrivée du printemps!

Le printemps est à nos portes après une saison hivernale longue et dure pour nos corps. Les variations de température que nous avons connues ont mis notre système immunitaire à rude épreuve, et le printemps est tout indiqué pour l’aider à se renforcer et à préparer notre corps à l’arrivée d’un adoucissement du climat. Une des possibilités intéressantes à préconiser est l’utilisation d’huiles essentielles certifiées de pure qualité thérapeutique*. Celles-ci constituent une façon naturelle, efficace et sécuritaire de prendre soin de notre santé.

Les huiles essentielles sont des composés aromatiques qui sont extraits de plantes ou de fruits soit par distillation ou par processus de pression à froid. Pensons par exemple au citron, dont l’huile essentielle se trouve dans l’écorce du fruit. Chaque huile essentielle possède des propriétés différentes, selon les composés actifs que l’on y trouve. L’arôme vivifiant du citron en diffusion saura aider à soutenir une meilleure humeur tout en purifiant l’air grâce, entre autres, au limonène.

En cette période de variations de température plus prononcées, il est important également d’aider notre système respiratoire à se prémunir contre les menaces saisonnières et environnementales. La synergie de la lavande augustifolia, du citron et de la menthe poivrée peut vous aider. En effet, la lavande est reconnue pour son effet calmant sur le système nerveux, tandis que les huiles essentielles de citron et de menthe poivrée sont reconnues pour avoir des effets positifs sur le système respiratoire. Utilisées en synergie, soit en diffusion ou en application topique, ces huiles essentielles forment un trio fantastique!

Fatigue
L’huile essentielle de basilic est excellente pour favoriser le calme et aider les glandes surrénales à mieux travailler. Les glandes surrénales sont responsables, entre autres, de produire le cortisol, l’hormone de stress. Il existe différents stress : physique, émotionnel, psycholo­gique, environnemental (exposition à des toxines). Parfaite en application topique sous la voûte plantaire. Appliquez une goutte dans l’arche du pied et massez. Vous pouvez aussi la diffuser en mettant six gouttes dans un diffuseur.

Bon printemps et bonne santé!

*Pour être certifiées de pure qualité thérapeutique, les huiles essentielles suivent un processus rigoureux depuis la pousse jusqu’à leur extraction. Leur certification passe par un laboratoire indépendant qui vérifie que les lots sont exempts de tous pesticides, contaminants ou adultération (dilution des huiles essentielles avec des com­posés étrangers). On peut se procurer ces huiles essentielles dans plus de 45 pays à travers le monde.

Printemps et médecine chinoise

Les arbres bourgeonnent, les pelouses retrouvent leur couleur, les femmes sont en fleur, et les hommes ont le cœur léger. Comme un brin de renaissance, on s’emporte joyeusement dans la planification des vacances estivales ou de nouveaux projets.

Parmi les cinq éléments de la médecine chinoise, le bois est à l’œuvre. Le grand bois qui s’érige avec force et détermination fait s’élever les esprits. Avec la montée de l’énergie yang et la douceur encore active de l’énergie yin, la création émerge, et on assiste à un magnifique spectacle d’éclosion.

Pour soutenir le bois, l’heure est venue de se remettre à une activité physique plus intense afin :

  • d’améliorer la circulation;
  • d’oxygéner son corps;
  • de libérer les toxines;
  • et, surtout, de dissiper le froid accumulé pendant l’hiver.

Tout cela permet au corps de vibrer à la même fréquence que l’énergie régénératrice qu’est le bois. Pour ce qui est de l’alimentation, on peut se tourner vers tout ce qui contient de la chlorophylle : les légumes verts, la germination et les pousses qu’on peut faire soi-même. Voyez quelques trucs simples pour faire de la germination et vos propres pousses sur le site Web du Cheminement : Faire de la germination, Faire ses propres pousses et Recette de nettoyage du foie.

Le foie et la vésicule biliaire sont les organes associés au bois. J’explique ci-dessus l’importance de faire bouger l’énergie des méridiens de ces deux organes. Si l’énergie est retenue, on observera une stagnation du bois qui prendra la forme d’allergies saisonnières, de migrai­nes, d’un transit intestinal perturbé ou d’une lassitude énergétique.

L’objectif de l’énergie bois printa­nière est de laisser la création se manifester avec une ferveur naturelle, voire passionnée. Il en va de même pour les engagements professionnels. Se brancher aux projets qui nous allument est essentiel pour soutenir le mouvement de croissance exponentielle du bois. La vitesse augmente, les segments fusionnent, l’ensemble se greffe naturellement. Il vaut mieux bien choisir les projets qui nécessitent notre contribution et notre entière concentration tout en ayant du plaisir.

Voici un topo sur la personnalité de type bois :

  • Je gère des projets.
  • J’aime planifier et m’assurer du bon fonctionnement à chaque étape.
  • J’ai du plaisir à m’exprimer.
  • Je prends une direction claire et affirmée.
  • J’ai généralement de l’ambition.
  • Je suis dévoué au développement d’une vision.
  • J’exécute les tâches avec rapidité et aisance.
  • J’aime le mouvement et l’activité.
  • Je suis de nature plutôt sociable et entraînante.

Le type bois est à la tête de grands mouvements, sans pour autant être à l’avant-plan. Il peut être exigeant, mais il comprend bien que l’action collective est à la base de la réussite de ses engagements. Selon les ascendances de sa personnalité ou son expérience dans le domaine, il mènera ses projets avec conviction et malgré les embûches. Si cette description vous correspond, vous faites partie de la famille des Bois.

Restez à l’affût du prochain article sur l’élément feu de la médecine chinoise dans l’édition d’été.

Ici, maintenant, en moi… le pouvoir du sacré dans chaque moment présent

À chaque instant de notre expérience, nous avons le choix.

Nous avons le pouvoir de choisir d’être totalement et simplement là, en nous, en pleine présence et en pleine conscience. Nous avons également le pouvoir de choisir notre façon de voir les choses, d’ajouter de la compassion et de la gratitude à notre regard, ce qui nous permet d’être plus facilement dans l’accueil.

Il nous suffit de prendre le temps, ne serait-ce que trois minutes, pour être à l’écoute de notre respiration, du son de l’air qui nous berce à chaque inspiration et expiration, de la sensation de l’air qui voyage en nous, qui gonfle nos poumons, détend notre dos et nos épaules… tout en centrant notre pensée sur « ici, mainte­nant, en moi, simplement ».

Plus nous sommes présents à nous-mêmes à chaque instant, à l’écoute de nos sensations, de nos émotions­ et de nos vibrations, plus nous pouvons calmer notre mental qui s’emballe facilement.

Nous n’avons pas appris à penser ni à respirer; ces fonctions se font d’elles-mêmes. Et pourtant, elles ont une grande influence sur notre bien-être global. Des pensées de doute, d’inquiétude ou de peur nous font vivre du stress et de l’anxiété qui, à leur tour, nous occasionnent des tensions musculaires, de la fatigue, de la douleur et la maladie. Voilà où notre mental peut nous mener sans même que nou nous en rendions compte.

Comment est votre respiration?
Quelles pensées occupent votre esprit la majeure partie du temps?

En prenant le temps de les observer un instant, nous prenons conscience de notre pouvoir de les contrôler, ne serait-ce que quelques minutes à la fois, simplement pour nous ramener dans l’ici-maintenant, nous apaiser, nous déposer, nous centrer et nous harmoniser.

Vous avez le pouvoir de maîtriser vos pensées. Choisissez en pleine conscience des pensées qui vous font du bien et qui vous apaisent.

Voilà ce qu’est la méditation.
Méditer est un état d’être, une qualité de présence à soi, ici et maintenant. Il existe autant de façons de méditer qu’il existe de gens sur terre. On peut méditer dans le calme immobile, en mouvement, en chantant, en visuali­sant ou simplement en respirant.

Prendre quelques minutes pour soi plusieurs fois par jour, simplement pour s’observer, s’écouter ou se recentrer rend la qualité de notre présence à nous-mêmes encore plus profonde. S’émerveiller de toutes les beautés qui nous habitent et qui nous entourent rend chaque moment présent sacré et magique.

Il suffit de choisir les moments qui conviennent le mieux à notre horaire, comme après les repas, au lever et au coucher, durant les pauses au travail ou à l’école. Prendre ces trois courtes minutes peut, au début, sembler être une discipline, mais avec le temps et la pratique, cela deviendra vite une bonne habitude de vie.

Vous êtes la personne la plus importante dans votre vie; plus vous prendrez le temps de vous nourrir, de vous remplir et de rayonner pour vous, plus votre lumière et vos vibrations inspireront et nourriront tout ce qui vous entoure. Vous serez ainsi plus disponible pour les autres.

Soyez la fleur qui s’épanouit parce que c’est exactement ce qu’elle doit faire. Et voyez comme elle attire les papillons et les abeilles avec ses couleurs et son parfum. Elle se permet d’être merveilleuse en se centrant sur son propre enracinement. Plus son enracinement sera solide, plus la fleur rayonnera et débordera de vitalité.

Alors, en pleine présence à vous-même, ici maintenant, choisissez de rayonner en toute simplicité, simplement pour rayonner.

La technique Bowen, une thérapie douce et efficace

La technique Bowen est un traitement qui aide le corps à retrouver son équilibre, à combattre les douleurs et à stimuler les mécanismes naturels d’autorégulation. Grâce à des manipulations subtiles et extrê­mement précises sur les muscles, les nerfs et les tissus, la technique Bowen permet à l’organisme de prendre conscience de son état de stress et d’en renverser le processus. C’est une approche très puissante qui contribue au maintien d’une bonne santé, qui aide à l’alignement de la structure ostéo-squelettique et provoque une normation postu­rale. Tout en respectant la physiologie du corps humain, elle provoque en douceur, un véritable mieux-être, donne de l’énergie, améliore le sommeil, et équilibre les systèmes émotionnel et nerveux.

Une thérapie unique
Le traitement se fait manuellement, entièrement sur la peau ou sur des vêtements légers. Aucune huile n’est utilisée. En général, le client reçoit le traitement allongé sur une table à massage, mais le thérapeute peut s’adapter selon les besoins de la personne.

Une thérapie recommandée
Le Bowen soigne une panoplie de malaises musculo-squelettiques et physiologiques : Torticolis, épaule gelée, épicondylite, canal carpien, douleur au pouce, maux de dos, boiterie, coccyx, sciatique, genou, cheville, épine de Lenoir, brûlure au talon, hallux valgus, douleurs arthritiques, crampes, etc… Problèmes de mâchoires, migraine, fatigue, stress, surmenage, anxiété, insomnie, fibromyalgie, etc…

Pour ressentir les bienfaits du Bowen, une série de trois à six ou au plus, neuf traitements seront nécessaires, selon l’importance du malaise à traiter. Ceux-ci seront effectués, idéalement, à un intervalle d’une semaine.

Suggestions de lecture:
Sur le web, vous pouvez lire gratuitement
http://www.techniquebowen.com/PDF/
petitbowen_fr.pdf , par mon professeur, Louise Tremblay
Vous pouvez aussi visiter le site
http://www.ibowen.ca/fr/index.html

Ma guérison (témoignage)

Passer par le corps pour guérir l’âme

Sixième d’une famille de douze enfants, je n’ai pas eu droit aux attentions parentales… comme tous les autres. À neuf ans, à la suite d’un accident, j’ai été expédié deux fois à l’hôpital, les yeux bandés, sans explications, sommé de res­pec­ter la règle du « Tais-toi et souffre en silence ». Pas de caresses ni de réconfort au retour. Grand-maman m’a montré comment manipuler mon œil arti­ficiel, car maman refusait de me toucher.

À douze ans, mes parents m’envoient dans un collège privé tenu par des frères pour poursuivre mes études. Dès la première entrevue, le frère directeur a voulu voir mon prépuce et ce qu’il y avait dessous. Pendant deux ans, j’ai pu échapper aux prédateurs sexuels en fuyant constamment, mais ce ne fut pas possible au cours des deux années sub­sé­quentes­ durant lesquelles un autre frère direc­­teur, d’un autre collège, s’assoyait sur le bord de mon lit, passait sa main sous les couvertures pour me tripoter. C’est à ce moment que j’ai appris « à faire le mort », à ne manifester aucun sentiment, aucune émotion, car beaucoup de prédateurs délaissent leurs proies quand elles sont mortes.

C’est au cours de ces deux années que j’ai appris à contrôler mes émotions, ma douleur, mes réactions physiques et émotives, jusqu’à devenir hyper-contrôlant de moi-même, dans tous les aspects de ma vie, sans même m’en rendre compte.

La pédophilie laisse des traces indélébiles marquées au fer rouge. Même si on ne veut pas regarder les plaies, on est forcé d’en sentir la chair brûlée.

L’an dernier, je suis ressorti de l’urgence avec un cancer de la prostate et de nombreuses métas­tases osseuses. Le Lupron m’a rendu impuissant, sans sperme, sans testostérone, sans libido, sans mes repères masculins habituels, avec des idées suicidaires, de l’ostéoporose grandissante et une multitude d’effets secondaires féminisants dégoûtants.

Après deux mois de dépression profonde, j’ai consulté une psychologue qui m’aide à m’en sortir. Je la rencontre aux deux semaines depuis huit mois. Une sexologue me soutient aussi pour gérer ma sexualité complètement détraquée.

Depuis l’automne dernier, je m’ouvre à mes filles et à mes proches. Il m’aura fallu 55 années pour me libérer de la pédophilie. Ce tripotage sexuel de mon adolescence me restait collé au fond de l’âme comme une croûte brûlée s’incruste au fond de la poêle sans décoller.

Il y a deux mois, sur un coup de tête, j’ai appelé une massothérapeute pour lui expliquer « mon cas ». Je ne voulais pas être massé pour soulager un muscle endolori ou une articula­tion coincée, mais pour qu’elle passe­ par mon corps pour rejoindre mon âme. C’est en me pressant très vigoureusement le dos, en me compressant comme un gros tube pour en faire ressortir la pâte malsaine, qu’elle a fait sortir de ma psyché les gestes pédophiles de mon adolescence. Depuis longtemps, j’étais convaincu que seuls des touchers sains pouvaient neutraliser, voire effacer, définitivement le souvenir de touchers malsains.

Soudain, le petit garçon devenu borgne n’était plus abandonné et rejeté. On l’accueillait en petit héros avec son œil de pirate, enlacé par les bras de sa maman en pleurant de joie, les cheveux brossés par la main de son papa. Et encore plus loin, j’étais devenu un gros bébé naissant. Pas seul dans son berceau, mais soulevé par des mains « maternantes », réchauffé par la chaleur d’un sein, bercé par le rythme d’un cœur, ébahi par le sourire d’une maman et embrassé comme seules les mères savent le faire.

L’automne dernier, à 67 ans, pour la première fois de ma vie, j’ai enserré vigoureusement dans mes bras quel­ques­-uns de mes frères. J’ai même osé leur dire « Je t’aime ». Des gestes impossibles à poser, et une attitude impensable à imaginer, il y a de cela à peine un an. Aujourd’hui, « ici et maintenant », j’erre à la recherche d’une nouvelle compagne de vie. Je veux être son Loup dans la fourrure duquel elle pourra se lover. J’espère découvrir une autre Petite Rudbeckie dont je m’enivrerai du parfum et caresserai les pétales.
LL

Le massage Momentum d’inspiration Esalen® : un voyage corporel pour savourer le moment présent

Le massage Momentum répond très bien à la clientèle qui recherche, par une détente profonde, un soulagement efficace et durable de ses tensions, mais aussi et surtout une harmonisation globale de tout l’être. En fait, il s’agit du massage antistress par excellence!

Plus que défatiguant, le massage Momentum se veut l’occasion de reprendre contact avec son corps, son unicité. Sa première clientèle étant constituée de personnes en quête d’intériorisation, le massage se doit réconfortant et rassurant. Il se doit également de pouvoir soulager des tensions musculaires, parfois profondes et installées de longue date. Des hommes et des femmes le voient comme un outil privilégié pour combattre le stress. Pour plusieurs, recevoir un massage Momentum, c’est s’offrir un oasis, un ressourcement.

Bien que non curatif, il s’avère un soulagement efficace pour les gens souffrant de douleurs chroniques. Il permet aux gens atteints de fibromyalgie, de maladies arthritiques ou autres, non seulement de soulager en partie leurs douleurs musculaires, mais aussi d’atténuer le volet désagréable de la douleur en gardant une relation positive avec leur corps.

Caractérisé par l’absence de techni­ques manipulatoires précises ou de chorégraphies préétablies, il est basé sur la douceur, la lenteur et, surtout, il vise à développer l’intuition et incite à l’état méditatif. Les longs, lents et fluides mouvements qui lui sont propres sont choisis au moment même du massage et varient selon l’ouverture et les résistances du receveur. Lorsque la personne commence à relaxer et à s’aban­donner, le massothérapeute varie ses manœu­vres en intensité et en vitesse. La séance se terminera par des mouvements amples, orientés vers l’extérieur afin de créer une sensation d’espace.

Étant une approche psychocorporelle, le contact physique des mains chaudes du massothérapeute sur le corps du client peut conduire ce dernier à prendre conscience de la manifestation d’émotions refoulées en lui et de l’importance de les exprimer; celles-ci seront accueillies dans le respect et sans jugement. L’expression de ses émotions refoulées le dégage de ses blocages physiques et lui apporte une meilleure perception de son corps.

C’est avec des mains souples, en utilisant adéquatement le poids de son corps et sa respiration, que le massothérapeute invite le receveur à l’abandon, notamment au relâchement musculaire, et à la redécouverte sensorielle. Donné dans un grand respect de l’intégrité de l’individu, il laisse place à la créativité et à la personnalisation du massage.

Dans sa vision relationnelle, le massage Momentum exige la capacité d’entrer en relation avec écoute et compassion. Il nécessite de voir au-delà des apparences, d’avoir une ouverture du cœur et de l’esprit ainsi qu’un accueil inconditionnel. Il favo­rise l’éveil sensoriel et la confiance mutuelle. Il ne doit jamais dépasser les limites du receveur ni sur le plan physique ni sur le plan émotif.

Une rencontre en massage Momentum débute par une évaluation géné­rale de l’état de santé du receveur. Il existe peu de contre-indications au massage, mais il est nécessaire que le massothérapeute s’assure que le service offert convient bien aux besoins et à l’état du client.

Bien que passive, la personne qui reçoit un massage Momentum participe à un art, celui de la conscience de son être.

Le massage Momentum est directement inspiré du massage Esalen®, une marque déposée. C’est dans les années 1960, à Big Sur, en Californie, à l’institut Esalen®, dans un contexte de croissance personnelle, que les grandes lignes de la technique ont été établies.

Une rencontre avec… Bertrand Desfossés

Massothérapeute pendant 30 ans, il a été le cofondateur et directeur du Centre d’épanouissement psycho-corporel de l’Outaouais.
Entrevue par Carole Verdon

J’ai eu le bonheur de vivre une rencontre de trois heures avec cet homme de cœur. Je n’ai pas pris de notes, j’ai écouté ses paroles, une à une; un petit enregistreur entre nous. C’est un homme à l’intelligence analytique, vivement là dans le moment présent, pour qui le rapport humain est de l’ordre du sacré. Intuitif, il possède un flair remarquable; qualités plutôt nécessaires quand on est massothérapeute.

Un désir né d’une privation dans l’enfance, voilà d’où est venue sa motivation à devenir massothé­rapeute. Son père, atteint de tuberculose, était contagieux. C’est avec un trémolo dans la voix qu’il exprime avoir été privé du toucher, des embrassades et des accolades. Un manque qui va durer des années, années pendant lesquelles, pour compenser et se contenter, il touchera la guitare, du bois, des tissus, de la matière. « C’était instinctif. Je me suis nourri avec de la matière, mais j’étais en manque de contacts affectifs avec un humain », enchaîne-t-il.

Portant instinctivement cette cons­cience du toucher, il sculptait du bois avec un canif et fabriquait des objets avec ses mains. Il dira : « Je sentais que mes mains avaient une mission plus élevée… » Bien qu’il ait trouvé intéressant de travailler comme bûcheron, menuisier et mécanicien, il sentait un vide et n’était pas nourri par un toucher relationnel. Puis, à cette même époque, la mentalité, les tabous face au corps et au toucher étaient présents dans l’ensemble de nos rapports humains.

Je lui ai posé la question qui me brûlait les lèvres : qu’est-ce le mot toucher évoquait pour lui? Sans même hésiter, il m’a parlé d’une démarche en abandon corporel qu’il a amorcée en 1976, démarche qui lui a permis de découvrir la puissance du toucher à propre­ment parler : « Quand le thérapeute touchait­ le dessous de mon pied avec le bout de son majeur ou encore au creux de mon plexus solaire, ça ouvrait tout un registre de sensations internes. » À cela s’ajoute le toucher présence, indissociable de l’aban­don corporel, qui consiste à laisser émerger progressivement ce que le corps a enregistré.

Cette démarche lui a servi de déclencheur pour finalement en faire un tremplin vers la massothérapie. Une envie irrésistible et soudaine le poussa à offrir à des participants du groupe de masser intuitivement leurs pieds pendant les pauses. « Ça m’a conduit à l’évidence des bienfaits et de mon intérêt pour le toucher; de là, j’ai développé le goût d’aller plus loin. »

Voilà que sa passion et son goût pour le massage le poussent à suivre, entre 1982 et 1988, de nombreux ateliers d’exploration du massage. L’année 1988 sera une année marquante puisqu’il termine une formation professionnelle en massage Shiatsu et Suédois, à Québec. La même année, diplôme en main et membre de la FQM, il fonde, avec un petit groupe, le Centre d’épanouissement psycho-corporel de l’Outaouais, qu’il dirigera jusqu’en décembre 1994. Satisfait de son implication, il s’envole pour un voyage au Costa Rica et par la suite, de 1995 à 2012, il travaillera à son compte.

Plus j’écoutais Bertrand, plus je comprenais qu’être massothérapeute est un art et que, par l’exploration du toucher, il avait appris beaucoup sur la nature humaine, mais aussi beaucoup sur lui-même.

Dès la naissance, être touché fait partie des besoins fondamentaux de l’être humain, mais dans nos vies, le toucher n’est pas toujours à notre portée. Le massage vient combler ce besoin pour certains; d’ailleurs, Bertrand est clair là-dessus : « Parfois, la personne arrivait en me disant clairement : “J’ai besoin d’un massage, je n’ai pas été touchée ça fait des mois. J’ai besoin d’être touchée!” Au-delà du massage musculaire, elle avait ce besoin d’une présence, d’être enveloppée d’un toucher nourrissant. »

La cartographie du corps : une mosaïque de mémoires, de blessures et d’émotions. « Le corps prend la forme de ses expériences agréables et aussi de ses traumatismes. Des parties sont libres et confortables, tandis que d’autres sont tendues et chargées d’émotion. » Le massage peut-il alors être une voie pour se retrouver soi-même? « Les couches de résistance relâchent d’une séance à l’autre et, progressivement, la personne arrive à ressentir plus d’harmonie dans l’ensemble de son corps. C’est souvent la surprise de la personne de sentir qu’en s’ouvrant de plus en plus, c’est le meilleur d’elle qu’elle découvre. »

J’ai appris pendant ma rencontre avec Bertrand que, si une personne n’aime pas une partie de son corps, elle dira :­ « Je ne veux pas que tu me masses le ventre, ou autre… » « C’est souvent là un besoin en privation, parce que c’est une partie d’elle qu’elle refuse. Ces zones contiennent des mémoi­res ou des traumatismes que je me dois de res­pecter et d’apprivoiser tranquillement avec elle », explique-t-il.

Quel est le plus grand bienfait d’un massage? « Par la relaxation, c’est de rentrer chez soi, de reconnaître ses propres cellules à travers l’expérience, c’est de s’approprier son corps. Par les sensations éprouvées, j’habite plus mon corps, j’en deviens plus propriétaire. Tout ça est activé par le toucher et les différentes manœuvres du massage. »

Au moment d’écrire ces lignes, j’écoute un air de violoncelle, un air vibrant, enveloppant, remuant, et je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec le geste du toucher en massage, duquel on peut dire qu’il est un véritable soin profond, relaxant, enveloppant et rassurant.

Le mot massage tire son étymologie du mot grec massein, de l’hébreu mashesh et de l’arabe mass dont le sens est palper, pétrir, presser légè­rement. Sept cent vingt mille terminaisons nerveuses font de la peau l’organe privilégié du bien-être. C’est probablement ce qui fait­ dire à Bertrand : « La détente en soi est le principal objectif pour que la personne prenne le temps de se ressentir. »

Pour bénéficier au maximum des bienfaits d’un massage, Bertrand recommande de prendre un bain ou une douche chaude avant le massage, pour libérer les toxines de la peau, pour détendre les muscles et les conditionner à être massés. Après le massage, il est préférable de garder un temps pour soi afin de maintenir l’état de détente.

À celui qui m’a parlé de relations humaines, de toucher et de massage pendant trois heures et qui affirme que le massage est l’une des plus riches expériences de sa vie, j’ai demandé : quand je dis le mot tou­cher, qu’est-ce qui monte en vous? « C’est une nourriture, une communication, une complicité avec l’autre dans le non-verbal, un accompagnement dans l’harmonisation de soi. »

J’étais curieuse de savoir quels sont, d’après lui, les motifs pour vouloir devenir massothérapeute? « Pour prendre soin, se découvrir, travailler sur soi, pour s’harmoniser soi-même. La plupart des raisons initiales, instinctives, c’est que la personne veut faire du bien, elle veut masser les autres, mais c’est un prétexte parce que ça lui fait du bien à elle de prendre soin, d’être en contact, de toucher; alors, elle veut devenir massothérapeute. Elle découvre qu’elle se nourrit en faisant ça, et c’est ça qui la motive à bien faire ce qu’elle fait. »

Bertrand a été une figure marquante dans le monde de la massothérapie en Outaouais. À celui qui a enseigné durant sept ans et pratiqué durant trente ans, j’ai appris qu’il avait cessé toute pratique en 2012. Avec une émotion palpable, il m’a confié : « Le dernier massage que j’ai donné, c’est à ma conjointe. C’est avec elle que j’ai eu le privilège de mon der­nier massage. Je n’en ai pas redonné après son décès. Je l’ai accompagnée avec mon cœur et mes mains pendant ses huit mois de soins palliatifs à la maison. J’honore ces moments d’intimité où le toucher a pris la place des mots… »

« Il m’arrive de masser des pieds et des mains à l’occasion, mais je sens que ma mission en massage est accomplie. Le toucher m’a fait rencontrer le plus beau de l’humain, au-delà de son enveloppe. »

Pour ma part, j’ai été honorée de rencontrer Bertrand Desfossés et de plonger avec lui dans une mer de mots, d’émotions et de partages. Cela m’a profondément enrichie, et je tiens ici à le remercier du fond du cœur.