Mettez votre patron à la porte!

Diffuseur d’amour…
Dans le souci de montrer sa valeur, on peut se piéger en essayant de faire mieux que les autres. Notre grand besoin de reconnaissance est un aller simple vers le « burnout ».

À trop se voir par les yeux des autres, on en perd sa vision intérieure. En l’absence de celle-ci, il est impossible de se connaître et par le fait même difficile d’être soi-même dans son milieu de travail comme ailleurs. Si vous en êtes rendu là, mettez votre patron à la porte… non pas votre employeur, mais votre ego, ce petit boss qui vous dicte vos actes.

La personnalité se façonne et se gonfle sous l’influence de l’ego qui recherche inlassablement l’admiration et l’amour des autres. À l’opposé, votre nature divine, par le biais de votre âme a de l’amour à donner; elle en a à revendre. Son amour lui permet de voir ce qu’il y a de mieux chez les gens que vous rencontrez, mais comment arriver à cette vision? En changeant de lunette!

Ajustez votre lunette intérieure. Remplacez la reconnaissance des autres par votre propre reconnaissance. À cette fin, sur l’oreiller avant de vous endormir, reconnaissez trois bonnes choses que vous avez accomplies en lien avec votre âme. Trois fois où vous avez été à l’écoute de votre nature divine. Au début, il vous sera difficile de trouver ces actions positives. Cela peut être aussi simple que d’avoir fait un sourire à quelqu’un qui en avait besoin. Au fil des jours, des semaines et des mois, vous reconnaîtrez plus aisément les gestes intuitifs suggérés par votre âme. L’accumulation de ces bonnes actions deviendra aussi puissante qu’une goutte d’eau continuelle sur un rocher. Cet exercice répétitif renforcera et précisera votre lien à votre être psychique. Une nouvelle image de vous en tant que prolongement de votre nature divine se façonnera et s’accompagnera d’un bien-être croissant. Étant en contact avec votre origine divine, vous pourrez plus aisément rencontrer Dieu en l’autre.

À ce stade, la compétition en est une avec vous-même. À chaque jour, vous vous appliquez à ressentir davantage votre lien divin tout en accomplissant votre travail. Ayez du plaisir à servir votre âme de votre mieux, non pas dans une obsession perfectionniste, mais dans la récolte de la satisfaction que procure ce lien divin. Vous accueillerez vos erreurs avec patience, douceur et humour sachant qu’elles sont sources d’apprentissage. De vivre l’instant présent améliorera vos relations à l’autre. Il est impossible de communiquer réellement lorsque vous êtes préoccupé; aussi, vous remettrez vos problèmes à votre partie divine sachant que dans l’inconscient, une solution s’amorce déjà. À chaque rencontre, vous reconnaissez ce qu’il a de mieux et de plus élevé chez les gens. Bien que n’étant plus votre but, votre milieu de travail vous témoignera de plus en plus d’appréciation et de reconnaissance, car le monde extérieur n’est que le reflet de notre monde intérieur.

Avec surprise, vous découvrirez qu’il vous est de plus en plus facile d’appliquer une vieille loi anticompétitive : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est au service de votre âme que, par de petits gestes, vous serez un diffuseur d’amour et assaisonnerez votre quotidien et celui des autres.

La loi d’amour en expansion

Que l’on croie ou non en une loi, celle-ci joue quand même son rôle. Une loi, c’est une loi. Pensons à la loi de la gravité, qu’on la connaisse ou non, nous subissons l’attraction de la terre et sentons le poids de notre corps. Personne ne peut aller à l’encontre d’une loi cosmique ni même la changer. On ne peut que coopérer avec elle, s’en servir. Tout comme on peut se servir d’un poids pour faire un contrepoids. Donc, on se sert de la loi de la gravitation. C’est par un bon usage des lois cosmiques que l’homme peut développer et influencer son univers environnemental et il en est de même pour son univers interne. Toute lutte contre les lois métaphysiques reviendrait à lutter contre nous-même puisque nous faisons partie du cosmique.

Cherchons à comprendre les lois de la nature et utilisons-les pour obtenir le cheminement évolutif que nous désirons en tant que société. Nous vivons dans un univers où, rien ne se perd, tout se transforme. La plus petite de nos pensées est une onde qui voyage à l’infini. Pourquoi ne pas se servir de cette voyageuse? En imprimant au moyen de notre pensée une impulsion à cette dernière, nous pourrons employer d’une manière constructive la loi d’irradiation. Mais avant de se servir d’une loi, il est aidant de bien la connaître, car une loi ne peut être utilisée que dans la mesure où elle est parfaitement comprise. Par exemple, il nous serait impossible de résoudre un problème de physique s’il n’a pas dans un premier temps l’étude les lois qui s’y rapportent. Dans le domaine de la métaphysique, cela est encore plus vrai. Celui qui tente d’utiliser les lois sans les avoir pleinement comprises, joue à l’apprenti sorcier et risque de rencontrer le déséquilibre ainsi créé. La principale loi à connaître est la grande loi de l’AMOUR.

La loi de l’amour est favorable à l’homme puisqu’elle a contribué à lui donner la vie. Bien que cette loi soit impersonnelle, elle est juste. Impersonnelle parce qu’en tant que loi, elle est automatique et s’applique à tous. Elle est aveugle et ne peut donc faire l’objet d’aucune discrimination entre les individus qui en subissent les effets. Ainsi, la loi est la même pour tous et il n’y a aucun moyen de la contourner.

L’amour rayonne dans tout l’univers! Cela peut sembler curieux d’affirmer que notre monde est construit et repose sur l’amour. Je vous entends me dire : « Et les guerres, les haines et les luttes fratricides entre les hommes, peut-on les oublier si facilement? ». Bien que votre objection soit de taille, approfondissons le phénomène et penchons-nous sur la nature et les mobiles profonds de l’être humain.

Ça aussi, c’est une autre loi : « la pulsion unique » la source originelle d’amour. Toutes les relations humaines peuvent se résumer en une offre ou une demande d’amour. À l’image de la pulsion unique en expansion, nous souhaitons étendre notre « moi » ce qui parfois nous conduit à désirer fusionner avec l’autre, ne faire plus qu’un avec lui (pensons aux amours fusionnels). Lorsque l’autre ne partage pas ce désir de fusion, nous avons le début d’un conflit. Voilà qui explique l’origine des discordes qui engendrent les guerres…

L’amour provoque une élévation du niveau de conscience pouvant même conduire jusqu’à l’état de conscience cosmique, l’illumination. Nous avons l’impression de ne faire plus qu’un avec tout l’univers. L’amour fait partie de notre recherche d’harmonie : je t’aime parce que je suis en paix lorsque je suis avec toi. Je me sens accepté de toi, en toute sécurité, je cherche à m’identifier à différents aspects de toi et apaiser ainsi ma pulsion d’amour qui cherche à prendre de l’expansion et étendre mon « moi ».

En ce sens, la haine n’existe pas fondamentalement : c’est l’amour à l’envers! Je te déteste parce que ne me rassemblant pas, mon « moi » ne peut s’étendre jusqu’à toi.

Il en ressort, qu’aimer les autres passe nécessairement par l’amour de soi. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » a dit le Christ. Si une personne n’aime pas son « moi », elle n’aura aucun désir de l’étendre. L’amour sera pour elle un sentiment inconnu. Cet amour de soi n’a rien d’un sentiment égoïste. Il exige un grand travail sur soi-même afin d’accepter sa personnalité avec ses qualités et ses défauts.

En mettant en pratique cette grande loi « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Nous apprenons à évoluer dans l’amour de soi et de l’autre. N’ayons pas peur de prendre soin de nous et de nous accueillir dans ce que nous vivons, dans ce que nous sommes… Nous accueillons ainsi l’amour universel qui coule en chacun de nous.

De bulle en bulle, je déambule.

Comment vivre une vie active en société sans se faire envahir dans sa propre énergie?
La méditation suivante est un excellent moyen de nous remplir de lumière, de nous créer une bulle, de vivre en lien avec notre calme intérieur aux heures de pointe dans les transports en commun ainsi que dans les énergies tourbillonnantes des magasins à grande surface. J’ai adapté pour vous cette méditation d’origine inconnue :

Installons-nous confortablement. Fermons les yeux afin de mieux s’intérioriser. Amenons notre attention à notre respiration. Ne changeons rien à ce rythme… faisons juste écouter. Devenons spectateur de celle-ci. Est-ce que nous inspirons du thorax ou de l’abdomen?

Nous ne tentons pas de modifier quoi que ce soit. Est-ce que notre expiration est plus longue que notre inspiration? Lentement, soyons présent à l’énergie qui est dans notre corps. Peut-être que naturellement nous sentons une circulation subtile d’énergie. Juste observer… Amenons notre conscience au niveau de la tête.

Visualisons une belle boule d’énergie jaune; elle nous vient de l’univers et nous pénètre au niveau du troisième œil. Ce centre entre les deux sourcils se nomme « Ajna ».

Prenons le temps, ne forçons rien. Lentement, nous allons sentir la boule d’énergie jaune descendre le long de la colonne vertébrale jusqu’en dessous du nombril.

À notre rythme, sentons le mouvement énergétique le long de notre colonne. Les Orientaux nomment cet espace au-dessus du nombril le « Hara ». Il peut nous apparaître étrange à nous qui vivons dans notre tête d’apprendre que le « Hara » est notre demeure. Situé entre le nombril et le pubis, il est un centre d’équilibre important. Les adeptes des arts martiaux le connaissent bien.

Revenons à cette boule d’énergie, voyons-la remplir notre abdomen. Sentons sa chaleur et son effet apaisant. Lentement, l’énergie de cette boule descend dans nos jambes. Si nous avons un blocage ou une douleur quelconque, prenons le temps de respirer et de ressentir l’énergie agir dans cette région de notre corps. Soyons dans l’accueil.

Après avoir envahie notre abdomen et nos jambes, l’énergie monte et inonde notre thorax. Elle redonne de l’énergie aux organes vitaux.

Sentons les bienfaits de sa chaleur. Puis, l’énergie part du chakra du cœur et circule dans nos bras jusque dans nos mains. À notre rythme, lorsque nous la ressentons dans nos mains, rapprochons ces dernières paume contre paume ou l’une en face de l’autre.

Prenons le temps de sentir l’énergie dans nos mains avant de façonner une belle boule d’énergie.

Lorsque nous augmentons l’espace entre nos paumes, nous sentons la bulle d’énergie grossir. Nous ressentons son déplacement entre nos mains.

Puisque cette énergie est divine et nous vient du fin fond de l’univers, de la source originelle, prenons le temps de l’accueillir. Ce cadeau subtil a parcouru beaucoup de distance pour venir nous rencontrer… Jouons avec… Amusons-nous à agrandir encore le champ énergétique entre nos mains.

Si nous avons été trop vite et que nous avons perdu la sensation de l’énergie, rapprochons juste un peu les mains et nous la retrouverons. Lentement, agrandissons ce champ énergétique plus grand qu’un ballon de plage. Toujours plus grand… Nous allons l’agrandir assez grand pour pouvoir entrer dedans. Lorsqu’il aura atteint cette taille, nous n’aurons qu’à nous insérer dedans. Prenons le temps de sentir cette bulle de l’intérieur. L’énergie est nourrissante, apaisante, calmante. Respirons-la bien…

Prenons le temps de ressentir ce nouveau champ d’énergie tout autour de nous. Nous baignons dans l’énergie de la création. Elle restaure et rééquilibre tous nos centres nerveux. L’énergie originelle veille sur nous et nous protège pour les prochaines 24 heures.

Qu’importent les lieux où nous irons aujourd’hui, c’est dans notre bulle que nous y irons… En plus de nous nourrir, notre bulle laisse passer tout ce qui est bon pour nous et filtre ce qui est moins désirable.

Sentons le surplus d’énergie que nous procure cette méditation… Prenons le temps d’apprécier le moment présent. Lentement, à notre rythme, revenons présent à la pièce.

Nous sommes prêts pour vivre une autre merveilleuse journée !

Bonne bulle!

S’affranchir de la peur de la différence

Le Christ est venu. Il était différent et ses propos dérangeaient… on le crucifia. Dans l’inconscient collectif, il y a en mémoire les supplices faits aux premiers chrétiens, les bûchers fumants des herboristes-sorcières, l’internement d’illuminés et plus encore. Inconsciemment ou non, nous en subissons des influences, dont la peur de la différence.

Adolescent, à la sortie du clan familial, nous cherchons la protection que procure l’appartenance à un autre clan et nous affichons les couleurs de ce dernier. Adulte, les signatures de nos vêtements informent sur notre rang social. Quant à l’auto et la résidence, elles reflètent la réussite financière. Quand la société m’apprend à m’identifier à l’avoir, comment puis-je m’identifier à l’être? Comment trouver ses vraies couleurs quand se trouve à l’intérieur de nous, en somnolence ou non, une peur de la différence?

La véritable connaissance de soi ne passe pas par le regard des autres, mais par mon regard intérieur. Malheureusement, trop souvent celui-ci fait suite à la souffrance affective ou physique. Une quête d’identité, c’est aussi une quête d’origine. À cette fin, il est aidant de se dévêtir des valeurs de la société afin de pénétrer dans notre environnement psychique non pas en juge, mais en témoin. Bien que nous y découvrirons nos complexes, nos patterns et nos blessures, ne nous leurrons pas, nous ne sommes pas ces aspects de nous non évolués. Nous sommes la trame de fond, la fibre originelle qui vibre à la fréquence de notre âme.

Dans notre monde de l’ego et de la personnalité, comment m’identifier à l’âme? En entrant dans notre royaume intérieur, où la connaissance intuitive et l’expérience psychique l’emportent sur la connaissance apprise. La clé de cet univers intuitif est le calme, la détente et le silence intérieur.

Ma voix intuitive est un chuchotement à l’âme. Elle est imperceptible quand le mental jongle avec le quotidien. Tout comme on garde contact avec les cosmonautes lorsqu’on les envoie sur la lune, mon âme dans sa combinaison corporelle demeure en contact avec son origine via sa voix intuitive. Lors d’un voyage spatial, il y a des temps où la communication est interrompue, il en est de même lors de notre passage sur terre quand nous sommes centrés sur le monde extérieur.

Du point de vue de l’âme, la véritable richesse est l’expérience. Cette dernière nous fait vivre des émotions. L’intensité de celles-ci enregistre la connaissance expérimentale que nous apporterons avec nous en quittant la planète. Ce départ n’a jamais été accompagné de grandes richesses; nous n’apportons que la connaissance acquise par nos expériences et non les biens matériels.

Le but du voyage est de développer et d’expérimenter mes talents, mes dons. Voilà mes vraies couleurs : mes talents et mes dons. Vivre dans sa vérité, c’est vivre en harmonie avec ce que je suis plutôt qu’en artiste comptable agréé par exemple. Quand je suis loin de mon énergie et de mes couleurs, je n’ai pas une grosse force d’attraction. Progressivement, j’éteins mon charisme et j’attire à moi peu de clients. Mon milieu de travail ne syntonise pas ma fréquence psychique et ne me recharge pas vibratoirement. Je deviens un candidat propice à un épuisement professionnel.

Vivre vrai, c’est s’engager, face à son âme, à réaliser ses rêves. Quelques minutes de silence mental au quotidien permettront à ma voix intuitive de me guider. À l’écoute de cette communication psychique, j’apprendrai, au fil des jours, à vivre ma vraie nature. La synchronicité de l’univers viendra collaborer à faire ma place, à créer un rayonnement dans le domaine de mes dons. Mes réalisations nourriront mon âme et son énergie accroîtra mon charisme.

Vivre en affichant mes couleurs (talents et dons), telle est la manière de vivre en harmonie avec mon âme et de prendre ma place en irradiant la joie de vivre. Attention, danger, le bonheur est contagieux.

Les livres de la vie

« Ça sert à quoi, une vie? Quelle est notre raison d’être? Pourquoi sommes-nous sur terre? C’est une importante question à laquelle il vaut la peine de répondre! Bien des experts s’affairent à nous donner toutes sortes de raisons sans pourtant nous satisfaire complètement… Mais malgré le fait qu’ils soient tous bien impressionnants, tous ces livres importants, ce qui m’importe le plus, ce sont plutôt les divers livres de la vie que chacun de nous contient en lui. » Pour ceux et celles qui n’étaient pas à notre antenne à la parution du dernier Cheminement, ce sont les mots par lesquels j’introduisais la thématique de cette chronique.

« Les livres de la vie » vous invite, vous, lecteurs et lectrices, à participer à un concours bien spécial : résumer en quelques mots (de 500 à 1 500, pour être plus précis) le sens de votre vie individuelle. En plus de lancer cette invitation à vous tous, j’ai aussi invité quelques amis en particulier à contribuer leur version : « Leur livre de la vie ». J’attends leurs réponses et j’espère que nous verrons bientôt ce que ça donnera!

Entre-temps, je vais commencer par partager avec vous le sens de ma vie à moi… Permettez-moi de débuter par souligner que j’ai toujours été préoccupé par cette fameuse question : elle sert à quoi ma vie? En ce qui me concerne, ma vie à moi, elle a servi (et continue de servir) à souligner le fait que – malgré les apparences – nous habitons tous plusieurs dimensions à la fois. C’est d’ailleurs le thème d’un livre que je m’affaire présentement à terminer. Il s’intitule « Kundalini Karma ». Son sous-titre : les aventures érotiques d’un mystique bien ordinaire…

Hé oui, j’ai bien dit des aventures érotiques… Si vous vous demandez qu’est-ce que l’érotisme peut bien avoir à faire avec la spiritualité, je dois m’empresser de préciser que, pour moi, la vie, l’érotisme, les dimensions parallèles et la spiritualité, c’est la même chose.

Voilà donc l’essence de mon « évangile » à moi : nous sommes sur terre pour jouir de la vie terrestre. Et l’expérience de cette vie terrestre, on en aborde la découverte au moyen de notre premier plexus : celui que les textes védiques appellent la racine, c’est-à-dire notre sexe. Ce n’est pas par hasard non plus que la psychanalyse appelle l’éros la pulsion de vie.

Tout cela pour préciser que lorsque je parle d’érotisme, je parle de spiritualité vécue à tous les niveaux de notre existence. Ce vécu, il s’exprime par la voie d’une énergie vitale qu’on appelle : esprit, âme, élan vital, etc. Moi, je préfère le terme Kundalini parce qu’il nous permet de contourner bien des idées préconçues d’origine chrétienne. J’aime aussi le terme Kundalini parce qu’il a des connotations sexuelles qui affirment que notre énergie vitale est… vitale. C’est-à-dire qu’elle s’exprime à tous les niveaux de notre être, qu’elle peut nous pogner par les tripes et nous faire sentir sa présence lors de toutes sortes de contacts. Même des contacts viscéraux et apparemment « non spirituels » tels des échanges érotiques anonymes et passagers. En d’autres mots, notre énergie kundalini est toujours là, toujours présente, toujours prête à surgir, toujours vitale.

Dans mon cas, ma vie à moi a été, pendant bien des années, une bataille quasi constante entre mes pulsions vitales (ma kundalini) et ce que je croyais être ma spiritualité. Comme tout bon petit catholique, j’avais accepté le grand mensonge : que le sexe et la spiritualité étaient deux pulsions opposées, qu’il fallait résister à l’un pour accéder à l’autre.

Heureusement pour moi, il fut un moment où cette charade pseudo-spirituelle a enfin été mise en évidence… Ma libération a commencé en 1969 lorsque j’ai découvert « la métaphysique ». (Les enseignements particuliers auxquels je fais ici allusion étaient offerts par un organisme qui s’appelait la Société bartonienne de métaphysique. Cette société fut très importante pour moi, car elle domina mon existence jusqu’à sa disparition en 1984.)

Peu importe les détails, toujours est-il que mon évolution spirituelle fut soudainement accélérée par la découverte de ce groupe de métaphysiciens. Quel plaisir de découvrir un groupe de « maniaques » qui, comme moi, s’étaient sentis isolés dans leur cheminement spirituel… Quel soulagement d’apprendre que nous n’étions pas seuls à combattre nos fantômes! Nous étions en fait toute une génération à remettre en question les préceptes d’un catholicisme archaïque, d’un christianisme périmé, d’une spiritualité erronée.

C’est au sein de cette métaphysique dite bartonnienne que je commençai à explorer le monde des phénomènes psychiques. Je découvris, entre autres l’importance des rêves spirituels, du visionnement d’auras et de la projection astrale. On y mentionnait aussi le yoga et l’énergie kundalini.

Vu mon cheminement particulier, l’approche kundalini me plut dès le départ. Enfin une spiritualité émancipée, une spiritualité qui expliquait que l’énergie vitale se manifeste sous plusieurs formes en commençant par l’érotisme et la sexualité. Allais-je enfin pouvoir réconcilier mes deux pôles opposés? Ma réponse à cette époque? Oui et non.

Oui, j’allais enfin pouvoir commencer à réconcilier mes pôles opposés… parce que la kundalini présentait l’énergie dans un contexte inclusif : on admettait la présence d’une énergie universelle qui, en soit, n’est ni « bonne » ou « mauvaise », elle existe.

Mais malheureusement, cette introduction au kundalini allait aussi me désappointer parce qu’elle était enseignée par des individus qui, comme moi, étaient encore sous le joug d’un christianisme erroné. Nos enseignements étaient inclusifs, mais notre comportement affirmait le contraire. Consciemment, on acceptait toute énergie comme étant neutre, mais émotivement on continuait de penser que nos besoins physiques étaient inférieurs et moins spirituels.

Heureusement, cette situation allait changer de façon dramatique en 1973. Nous allions vivre une série d’événements uniques qui allaient complètement transformer notre vécu et radicalement changer notre perspective. Ces événements furent si dramatiques qu’ils continuent d’influencer ma vie à moi, et ce, même 30 ans plus tard. J’ai aussi découvert depuis que plusieurs autres individus (et même des organisations) ont vécu une transformation semblable durant ces mêmes années.

C’est de ces événements bizarres que j’ai l’intention de vous parler lors de notre prochaine chronique. Je parlerai aussi du fait que le cheminement amorcé à cette époque fut accéléré de façon considérable pour moi lors de deux autres événements psychiques majeurs. Un de ces événements eut lieu en 1981 à la tombe de Tutanhkamen, l’autre est survenu lors d’un massage érotique en 1995. Tous deux m’ont offert des preuves irréfutables que l’énergie kundalini existe et qu’elle est puissante, transformatrice et… merveilleuse.

Au plaisir de communiquer de nouveau avec vous lors du prochain Cheminement. Entre-temps, n’oubliez pas de nous écrire et de partager avec nous votre cheminement, votre livre de la vie.

Au plaisir de vous lire!

L’énergie primale au service de sa vie personnelle

Cette énergie originelle (primale) est au-dedans de toute chose vivante, et comme il n’y a pas de matière morte, cette énergie est au centre de tous les atomes et de toutes nos cellules. Cette énergie emplit tout l’espace, elle se manifeste comme l’électricité, la chaleur, la lumière, etc.

Cette force vitale est la force par laquelle s’accomplit toute activité du corps, tout mouvement, tout fonctionnement, conscient ou inconscient. Cette énergie est présente dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons ainsi que dans tous les aliments, d’où notre organisme l’absorbe pour l’utiliser au fonctionnement de notre corps physique, aussi bien au point de vue physiologique que mental. Cette énergie peut être transférée d’une personne à une autre, de différentes manières. Habituellement, on se sert de « passes », et on dirige ainsi un courant de force vitale dans la partie malade, pour stimuler et mettre en activité les groupes de cellules déséquilibrées. Cette énergie peut aussi être envoyée à distance vers une autre personne, sous forme de télépathie. Dans ce cas, le subconscient agit et accomplira l’œuvre. Sa réponse est automatique!

Dans les temps les plus reculés, l’imposition des mains a été pratiquée par les Indiens, Égyptiens, Juifs, Chinois, etc. À cette époque, la guérison par ce procédé était la prérogative des prêtres et des sages. Hippocrate disait : « Les affections dont souffre le corps, l’âme les voit clairement les yeux fermés. » Des médecins, des sages, et même chez les Anciens, savaient parfaitement quels bienfaits les frictions des mains sur le corps peuvent produire sur la circulation. Des médecins expérimentés croient que la chaleur qui émane des mains, quand on les impose sur les malades, est très salutaire et calmante. Plusieurs praticiens en métaphysique ont constaté maintes et maintes fois que les mains avaient une singulière propriété de drainer hors de la partie malade, des déchets, des impuretés, lorsqu’on les appliquait localement ou lorsqu’on étendait les doigts vers elle.

Tous les praticiens d’expériences en métaphysique savent qu’il est possible d’implanter la santé dans un corps malade, par certains gestes, paroles, et par contact, tout comme certaines maladies peuvent être transmises d’une personne à une autre. Esculape et les anciens druides traitaient les maladies par le souffle dirigé sur la partie malade et par des effleurements des mains.

Rappelons-nous que cette force vitale, nous l’obtenons par l’air que nous respirons, par la nourriture que nous mangeons et l’eau que nous buvons. Nous absorbons une certaine quantité inconsciemment, mais quand nous respirons, mangeons et buvons en faisant usage simultanément de notre pouvoir visuel, nous absorbons une quantité supplémentaire de cette énergie que, par nos pensées, nous pouvons emmagasiner consciemment dans nos centres nerveux (chakras) qui, avec notre cerveau, servent de réservoir à cette énergie vitale. Une personne en bonne santé possède une réserve importante de cette énergie primale. Et celle-ci, non seulement imprègne tout le corps, mais encore vibre et s’irradie à une certaine distance hors de son corps. Aussi, la mauvaise santé et la faiblesse sont des signes que la force vitale est déficiente, que la circulation de quelque chose a été interrompue, et qu’il y a stagnation quelque part.

En dépit de ce que peuvent penser ou dire certains médecins, l’énergie primale ou force vitale peut être transférée d’une personne à une autre, et elle peut aussi être augmentée de façon artificielle : « guérison magnétique ». Cette force primale ou Prãna, coule tout naturellement dans les canaux qui sont faits pour la recevoir, les systèmes sympathiques ou autonomes. Un bon guérisseur en métaphysique est tout simplement celui qui est un bon canal par lequel peut couler l’énergie originelle, sous une forme concentrée – si  l’on peut parler de forme en la circonstance. En d’autres termes, le guérisseur est celui qui a amplifié ses fils électriques de telle sorte qu’ils peuvent recevoir et transmettre un voltage supérieur à celui qui est habituel.