L’épigénétique : votre fourchette influence votre ADN!

« Ce n’est pas de ma faute, c’est dans mes gènes! » est une phrase que j’entends souvent en clinique. Pour certains, cela signifie que l’on peut manger pratiquement n’importe quoi sans prendre une once tandis que pour d’autres, il existe un plus grand risque de développer certaines maladies.

Et si nos gènes ne contrôlaient pas notre destin et que des actions comme celles liées à notre alimentation pouvaient changer leur expression? Cela pourrait avoir toute une influence sur la façon dont on pourrait prévenir et traiter plusieurs problèmes de santé.

On appelle « épigénétique » cette science qui étudie l’influence de notre environnement sur nos gènes, tandis que la nutrigénomique étudie plus spécifiquement l’influence de notre alimentation sur eux.

Ce que l’on mange, notre niveau d’activité physique, la qualité de notre sommeil, nos pensées et nos relations avec les autres auraient le pouvoir d’allumer ou d’éteindre certains gènes. Oui, comme un interrupteur. Nous avons donc la capacité d’allumer les gènes qui nous prédisposent à certaines maladies comme la dépression ou le diabète. Par exemple, les bleuets, le thé vert ou encore les sulforaphanes du brocoli sont reconnus pour aider à réparer les dommages à notre ADN grâce à leur richesse en antioxydants, en prévenant entre autres le déve­loppement de certains cancers. Nous n’avons donc pas besoin de nous asseoir et d’attendre de devenir malades : nous pouvons agir dès maintenant.

On est ce que l’on mange, mais connaître l’impact que peut avoir notre alimentation sur nos gènes donne une autre perspective à cette idée. D’après le biologiste cellulaire Dr Bruce H. Lipton, le secret de la vie résiderait dans nos membranes cellulaires et non dans notre ADN comme on l’a pensé pendant longtemps. Les membranes de nos cellules reçoivent des signaux de l’environnement avant d’exprimer ou non certains gènes. Heureusement, grâce à l’épigénétique, nous pouvons influencer nos gènes par le biais de notre alimentation et de notre style de vie. Nos gènes ne sont pas notre destin, mais la première ébauche du scénario d’un film. Beaucoup de changements sont possibles lors du processus de création, c’est-à-dire de notre vie. Alors à nous de faire nos choix.

La magie… l’âme agit

Quel jeu de mot intéressant : la magie… l’âme agit! L’âme agit sous l’action de notre instinct de survie, mais pas seulement pour cette raison. Notre âme agit en fonction de ce qui est inscrit dans notre inconscient. Notre inconscient est comme une bibliothèque dans laquelle est répertorié tout ce que nous avons vécu durant notre vie. Et tout ce que notre âme considère comme étant une réalité tend à devenir notre réalité. Cela se produit dans les moments difficiles comme dans ceux de bonheur.

L’âme agit. Cela peut ressembler à de la magie parce que cela prend dans notre vie une forme qui échappe habituellement à notre compréhension rationnelle. Ainsi, l’âme agit comme par magie, la magie de l’âme qui agit.

La magie prend sa source dans notre âme, dans nos croyances les plus profondes et les plus inconscientes. Il est donc important de choisir soigneusement ce que nous acceptons de laisser entrer dans notre cerveau et dans notre inconscient, car cela affectera la façon d’agir de notre âme et le déroulement de notre vie.

L’inconscient est la bibliothèque dans laquelle est consigné l’ensemble de notre vie. Le subconscient, lui, en est le bibliothécaire. C’est le subconscient qui inscrit l’information dans la bibliothèque. C’est également lui qui va lire ce qui y est écrit. Il est donc important de savoir si notre subconscient n’inscrit pas les faits ou s’il ne le fait pas correctement. Il s’agit des faits comportant une charge émotive que notre bibliothécaire inscrit dans notre inconscient. Par conséquent, ce qui y est inscrit, c’est « comment nous avons vécu ces événements ». Ces inscriptions ne sont pas neutres.

Ce qui est inscrit dans l’inconscient influence la façon dont nous vivons les événements de notre vie, notre vécu. Cela vient colorer notre perception de ces événements. Lorsque nous vivons une expérience en pleine conscience, notre subconscient fait constamment des aller-retour dans notre inconscient et il nous renseigne sur la nature de l’expérience en cours. L’âme agit en fonction de ce qui est profondément inscrit en nous, ce qui tend à devenir notre réalité.

Alors, comment pouvons-nous activer la magie? Nous n’avons pas à l’activer, car elle est tout simplement active et elle agit constamment avec puissance et constance. C’est pour cette raison qu’il est très important de travailler sur nos pensées, sur notre ressenti (nos émotions) ainsi que sur nos actions. Ces trois composantes sont interreliées et, surtout, elles déterminent ce qui se passe dans notre vie et comment nous « ressentons » notre vie.

En prenant conscience de son influence, nous pouvons moduler (ou modifier) ce qui s’inscrit dans notre inconscient. Nous pouvons choisir de mieux vivre chaque instant de notre vie et, ainsi, réécrire notre avenir. C’est comme si nous écrivions le scénario d’un film, celui de notre vie. C’est ce qui a donné naissance à la maxime : « Le premier jour de ma nouvelle vie ».

Un tel changement de mode de vie survient-il instantanément? Bien sûr que non. Cela prends du temps. Combien de temps? Cela dépend de ce que vous voulez réécrire. Plus ce que vous voulez remplacer comporte une charge émotive importante, plus vous aurez besoin de temps pour permettre à votre subconscient d’effectuer la réécriture. Il est néanmoins important de le faire, car même le plus petit changement influe sur notre perception et sur notre qualité de vie.

Il est donc important de porter une attention particulière à nos pensées, à nos émotions et à nos actions. Eh oui, il faut travailler sur trois plans à la fois. Plus nous aurons une perception positive et agréable de notre vie, plus la magie de notre « âme qui agit » sera bénéfique pour nous. C’est ainsi que nous pourrons nous construire une vie agréable et satisfaisante.

La première chose à faire est de recenser nos pensées tout au long de la journée et de déterminer si ces pensées sont positives ou négatives. Si la pensée est négative, il faut la remplacez par une pensée positive. C’est alors que l’âme agit.

La communauté Twin Oaks fête ses 50 ans!

Dans cette chronique, nous vous présentons différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Imaginez un univers sans monnaie, où vous n’auriez pas de porte-monnaie, pas de carte de crédit, pas de facture ou de compte de banque, pas de chèques à faire ou de placements à gérer. Imaginez avoir faim et manger; avoir froid et vous habiller; avoir envie de vous amuser et danser; avoir envie de créer et peindre; avoir envie d’apprendre et recevoir un enseignement; être tendu et recevoir un massage. Et tout cela, sans jamais mettre la main dans vos poches ou vous demander si vous pouvez vraiment vous le permettre. Eh bien, ce n’est pas qu’un rêve! À Twin Oaks, c’est ça la vie!

Twin Oaks est l’une des plus anciennes et des plus importantes communautés intentionnelles d’Amérique du Nord. Elle a été fondée en 1967, en Virginie, aux États-Unis. Le 17 juin 2017, elle fêtera donc ses 50 ans! La population actuelle de Twin Oaks est d’une centaine d’individus âgés de quelques jours à 80 ans.

Twin Oaks est une communauté intentionnelle à revenus partagés dont les membres possèdent collectivement une terre de plus de 350 acres arborant une magnifique forêt, des ruisseaux et des champs. On y trouve également huit grandes maisons collectives (de 10 à 15 chambres chacune), un centre communautaire, des bâtiments industriels et plusieurs autres infrastructures.

Les membres génèrent leurs revenus par le biais de nombreuses entreprises qu’ils gèrent sur place. Les deux plus importantes sont la fabrication de tofu biologique et la fabrication de hamacs.

Twin Oaks est une communauté très organisée, dont le système de travail structuré et flexible est basé sur la confiance. Chaque membre doit travailler 42 heures par semaine. Dans un système capitaliste et patriarcal où une grande partie du travail n’est pas reconnu, travailler 42 heures par semaine peut être aliénant. À Twin Oaks toutefois, le « travail invisible » est comptabilisé dans les heures travaillées : soin et éducation des enfants, cuisine, vaisselle et ménage sont reconnus au même titre que la plomberie, la coupe de bois ou le travail dans les champs.

Twin Oaks a des jardins d’environ trois acres et une grande serre produisant de la nourriture à longueur d’année. On y cultive une grande variété de légumes biologiques. On y élève des bœufs, des vaches laitières et des volailles. Les aliments proviennent à 70 % de leur terre.

Vivre en communauté à revenus partagés permet de diminuer la quantité d’argent nécessaire pour bien vivre. En effet, Twin Oaks offre un niveau de vie très confortable en comparaison de la classe moyenne : un excellent filet social qui procure aux membres trois semaines de vacances par année, un congé parent de près de trois ans, des congés de maladie illimités, un travail produisant un revenu adéquat et un horaire de travail flexible. La communauté offre notamment deux délicieux repas biologiques par jour, un sauna et un étang pour se baigner. Il en coûte annuellement de 4 000 $ à 6 000 $ par membre pour tout cela!

Références : http://www.twinoaks.org

Arielle Paiement et Audrey Boisvert

La communauté de jeunes retraités du presbytère de Saint-Alphonse

Dans cette chronique, je vous pré­sente différentes initiatives relatives au mouvement des communautés intentionnelles au Québec et dans le monde. Ces initiatives représentent un mode de vie épanouissant et porteur de sens, de même qu’une solution aux problèmes environnementaux et sociaux.

Bertin nous accueille sur place par un après-midi brumeux. L’intérieur du presbytère est un vrai chantier. Les premiers résidents ne pourront y emménager qu’à l’automne. « Une commune, oui, dit Bertin, mais une commune de vieux. On n’aménage pas tant notre vie que notre fin de vie. »

Le nom de l’organisme, la part des anges, s’inspire de la fabrication d’alcool, plus particulièrement du fait que, du tonneau à la bouteille, il y a toujours une partie de l’alcool qui s’évapore : c’est ce qu’on appelle la part des anges. On a affaire à des gens qui aiment rire et avoir du plaisir, des gens qui ont de l’humour et qui aiment jouer sur les frontières du politically correct. De vieux margi­naux, quoi!

Au départ, le projet est celui d’une bande d’amis, des gens très proches qui s’aiment et qui aiment refaire le monde en faisant bombance. La plupart des gens viennent de Saint-Alphonse (en Gaspésie) ou y ont habité pendant de nombreuses années. Ils ont un fort attachement au village et à son histoire, une grande volonté de le protéger, de le voir se développer, de participer à son rayonnement et au développement régional. Tout cela en se tournant vers l’avenir tout en trouvant racine dans son histoire. Il y a six ans, ils ont acheté le presbytère du village.

Plusieurs ententes ont été conclues, mais la part des anges n’est pas encore une entité à part entière. La structure juridique, « ce n’est pas pour nous autres, on n’en a pas besoin. […] Si c’était un ‘campe’ dans le bois, pas un presbytère, personne ne nous achalerait avec ça. Au fond, on fonctionne un peu comme une OBNL. Le presbytère est détenu en copropriété indivise dont chacun détient une part égale puisque tout le monde investit le même montant ».

La recette secrète de la part des anges, c’est :
• une bande d’amis
• une grande ouverture
• un fonctionnement par consensus
• une confiance grandissante

Ils fonctionnent donc par consensus, « ce qui facilite beaucoup de choses, affirme Bertin. On propose quelque chose. On ne peut jamais mettre une idée à la poubelle, on l’améliore ».

À force de bâtir leur rêve en s’écoutant les uns les autres, tout se déroule plus facilement : par exemple, parmi les cinq chambres disponibles, tous en ont choisi une différente sans s’en parler.

Bertin nous rappelle que « consensus, autogestion, écologie sont des concepts nouveaux, mais [que] vivre ensemble, ça fait quelques milliers d’années que ça existe ».

Les soins de santé sont collectifs et seront adaptés en fonction des besoins et de la réalité de chacun. Il a d’ailleurs fallu rédiger des mandats d’inaptitude et nommer des mandataires. « On a eu des conversations qu’on n’avait pas envie d’avoir : du genre, on ne veut pas se torcher. » Afin de protéger le patrimoine fami­lial des résidents tout en s’assurant que le presbytère puisse continuer d’exister de façon autonome, ils ont ouvert leur testament, et ceux qui n’en avaient pas en ont rédigé un.

Si la perspective de devenir membre vous intéresse, sachez que le processus d’intégration prévoit que les membres présentent à l’ensemble du groupe toute nouvelle personne intéressée. Il faut donc qu’au moins une personne vous connaisse et ait suffisamment envie de vivre avec vous pour vous inviter à rencontrer officiellement tous les membres du groupe.

Quelques pistes à explorer
• Émission radio « Au cœur du monde », Radio Canada, sur le projet du presbytère de Saint Alphonse, 26 novembre 2015
• « Pas banale, la vie! », par Isabelle Craig, baladodiffusion de Radio Canada sur la vie en commun dans le quartier Rosemont et un projet de communauté nouveau genre, 22 décembre 2015

Sources
1. « Ni yeux ni maîtres », une bande dessinée anarchiste de vieux recommandée par Bertin.
2. Christian Côté, Sylvie Onraet et Bertin St-Onge font partie des cinq personnes qui ont acheté le presbytère pour y vivre leur retraite.­ Photo : Radio-Canada/Isabelle Larose, tirée­ de http://ici.radio canada.ca/emissions/Au_coeur_du_monde/2015-2016/chronique.asp?idChronique=391175.

3. Photo que j’ai prise de la cuisine lors de ma visite du presbytère avec Bertin.

Le Projet Oasis en France

Le mouvement Colibris soutient la création de lieux de vie et de ressources dans un immeuble, une rue, un quartier, un village… partout où cela sera possible! Le mouve­ment appelle tous les cito­yens et les élus à « faire ensemble » et à se mobi­liser pour l’émergence de nouvelles oasis d’entraide et de solida­rité et accompagne les porteurs de projet dans la construction de leurs oasis. Plus de 100 lieux de ce type existent déjà en France. Le projet vise la création de 100 oasis supplémentaires d’ici dix ans.

Kaizen Spécial Oasis
Oasis, un nouveau mode de vie : un ouvrage coédité par Kaizen et le Mouvement Colibris.

Dans ce numéro spécial, le magazine Kaizen et le Mouvement Colibris présentent 100 « Oasis »,­ 100 lieux de vie cons­truits aux quatre coins de la France par des femmes et des hommes qui ont décidé de placer l’autonomie, le partage et la convi­vialité au cœur de leur mode de vie.

Le gaspillage alimentaire : honte et scandale!

DES CHIFFRES QUI EN DISENT LONG
Au Canada, seulement 11 % du gaspillage alimentaire est attribuable aux détaillants et 51 % aux consommateurs. Annuellement, au Québec, c’est plus de 32 000 tonnes d’aliments comestibles qui sont jetées aux ordures par l’industrie agroalimentaire. Les Québécois perdent en moyenne 771 $ par année en nourriture jetée, soit 2,5 fois plus que chez nos voisins du sud.

Selon une étude publiée en 2010, les Canadiens jettent pour 27 milliards de dollars de nourriture chaque année et 1 item sur 4 est jeté sans avoir été consommé.

Le secteur agroalimentaire a évolué à vitesse grand V ces dernières décennies, laissant dans son sillage un triste constat : le tiers des aliments produits mondialement est perdu ou gaspillé (FAO, 2011). Bien que la nécessité de réduire le gaspillage fasse plutôt consensus, nous sommes en droit de nous demander si les citoyens, les citoyennes et le système agroalimentaire sont prêts à changer.

Surconsommation et mode de vie
Peu d’études ont été faites au sujet du gaspillage alimentaire, que ce soit au Québec, au Canada ou dans le monde. Toutefois, celles qui existent s’entendent quant à l’impact des habitudes de consommation des citoyens et citoyennes sur l’ampleur de la problématique du gaspillage alimentaire. En effet, dans les pays industrialisés, les plus grands gaspilleurs sont les consommateurs et consommatrices. D’abord, notre société valorise beaucoup le travail rémunéré et son pendant, la consommation. L’acte d’acheter est bien vu, il est signe d’opulence et procure une certaine envergure sociale. Afin de répondre aux attentes de leur famille et entourage, les consommateurs vont avoir tendance à acheter plus que ce dont ils et elles ont réellement besoin. Ceci, sans parler des horaires souvent chargés et contraignants qui limitent leur capacité à bien gérer les achats. Dans le cas qui nous intéresse, les aliments périssables n’ont pas une durée de vie infinie et doivent être entreposés, congelés ou transformés adéquatement.

Ensuite, l’annulation des cours d’économie familiale au secondaire, conjugué à l’éclatement des familles et à l’arrivée des femmes sur le marché du travail ont eu pour effet de faire diminuer le temps accordé à la transmission des savoirs culinaires. Ces derniers sont essentiels à la bonne gestion des aliments, mais sont aussi importants étant donné l’influence qu’ils exercent sur la perception de la cuisine : un moment passé en famille, qui nous permet de manger sainement sans gaspiller la nourriture que l’on a à la maison.

Matière à réflexion
Si la moitié du gaspillage alimentaire au Canada est la responsabilité des consommateurs et consommatrices, l’autre moitié relève de l’industrie à tous les niveaux de la chaîne alimentaire (production, transport, transformation et vente). En quelques décennies, nous sommes passés d’un système d’agriculture traditionnel de proximité à un système d’« agrobusiness » (agroentreprise) comptant beaucoup d’acteurs qui ont leurs propres attentes, normes et demandes.

« Un milliard d’êtres humains souffrent de malnutrition et pourtant, un tiers de la production mondiale de nourriture est jeté ».Tristram Stuart

Si une partie des milliers de tonnes d’aliments se retrouvant à la poubelle pouvait se retrouver sur les tablettes à moindre prix, ou dans les banques alimentaires, cela permettrait certainement de mieux répondre aux 1,6 millions de demandes d’aide alimentaire d’urgence mensuelles que reçoivent les Banques alimentaires du Québec.

1 En septembre 2013, une pétition portant 18 097 signatures a été déposée à l’Assemblée nationale du Québec pour demander au gouvernement d’obliger les supermarchés tels Maxi, IGA ou Métro à donner leurs invendus encore consommables à des banques alimentaires.

Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!

… l’humain est frugivore et doit obligatoirement inclure une forte proportion de fruits et légumes crus dans son alimentation…

J’ai 41 ans, je suis né en Catalogne, en France, où je vis. Il y a cinq ans, je me suis mis à faire des vidéos pour parler d’alimentation crue et du mode de vie propice à la régénération, et, petit à petit, cela a pris de l’ampleur.

J’ai connu l’alimentation vivante de force; j’étais mourant. J’avais une tuberculose très avancée, une hépatite C et une pancréatite aiguë. J’avais perdu la moitié de mon poids : je pesais à peine 30 kilos pour 1,75 m. Je ne pouvais plus marcher et j’ai enchaîné plusieurs arrêts cardiaques. Entre mes 27 ans et mes 33 ans, j’ai passé quasiment sept années d’agonie.

J’ai alors découvert « à mon plus grand étonnement » que tout ce que j’avais vécu jusque-là était simplement la conséquence de ma méconnaissance totale des lois biologiques de l’individu et que ce qui m’arrivait n’était pas un hasard, mais la conséquence normale de la violation de ces dites lois : sur les plans de l’alimentation (je mangeais n’importe quoi), du rythme de vie, de mon mode de vie dans sa glo­balité. Si l’on ne connaît pas les règles, on n’a pas la capacité de choisir vraiment de les respecter ou de ne pas les respecter et, dans ce cas, on se retrouve dépendant d’un pseudo-arbitraire.

Le rôle de l’alimentation vivante dans la santé est d’une logique totale!
Le corps a deux besoins fondamentaux : recevoir une alimentation appropriée et avoir l’énergie nerveuse afin de pouvoir l’utiliser. Le système glandulaire est ce qui permet au système nerveux de faire fonctionner les organes.

On parle souvent de l’alimentation comme facteur premier de notre état de santé (ou de mauvaise santé) actuel, mais, pour moi, le plus gros facteur de dysfonctionnement de l’être humain est le rythme de vie moderne, la surcharge du système nerveux, l’épuisement… Nous sommes si épuisés que nous avons besoin de stimulants et que nous nous jettons sur l’alcool, les cigarettes, la viande, le café… L’épuisement nerveux est pire encore que l’alimentation.

Plus je fais des recherches et plus il m’apparaît que le corps humain fonctionne selon une logique implacable. Il n’y a pas de hasard. Je suis persuadé que cela s’applique non seulement sur le plan physique, mais aussi sur un plan plus spirituel. Si tu te comportes de telle façon, tu auras automatiquement un retour négatif. Si tu te comportes autrement, le retour sera positif. Il y a des lois biologiques incontournables. Cela vaut pour l’alimentation, les relations aux autres… Le problème est que nous ne connaissons pas ces règles; donc, nous ne sommes pas à même de les respecter.

Il y a une alimentation spécifique pour l’être humain comme pour toutes les espèces vivantes, et celle-ci est basée sur les fruits et légumes crus. Ce n’est pas un dogme ou une idéologie, c’est un fait biologique qui s’impose à nous. Comme la vache est herbivore et devient malade si on la nourrit avec des farines animales, l’humain est frugivore et doit obligatoirement inclure une forte proportion de fruits et légumes crus dans son alimentation, sous peine de dégénérer. L’alimentation frugivore, dite « alimentation vivante », n’est pas une mode ou un régime, c’est l’alimentation naturelle et spécifique de l’humain, qui lui assure de prospérer.

Régénère.org
Sur mon site regenere.org, j’ai rapi­dement inclus d’autres thèmes en plus de l’alimentation, car j’ai commencé à m’intéresser aux conditions qui font que l’être humain fonctionne correctement. Ce qui me plaît le plus à présent, c’est d’élargir le propos, de passer de la lucarne de l’alimentation au mode de vie dans son ensemble. Je me suis rendu compte que c’est tout notre mode de vie nous conduit à être malades physiquement, psychiquement, émotionnellement. Les vidéos totalisent plus de 14 millions de vue en cinq ans, et le mouvement ne cesse de grandir en France.

Plus tu es malade, plus tu vas bien!
Vous êtes-vous déjà demandé comment il se fait que, dans un environnement qui est de plus en plus toxique, nous ayons de moins en moins de réactions? Et d’ailleurs, vous remarquerez avec moi que nous avons de moins en moins de réactions, l’âge avançant… Quand on est enfant, on est « malade souvent » et quand on grandit, on est de moins en moins « malade ». Est-ce vraiment un bon signe?

Si on considère que la plupart de ce que l’on appelle maladies ne sont que des symptômes et que la plupart de ces symptômes ne sont en fait que des réactions de détoxification du corps qui tente de faire sortir des produits toxiques que nous lui avons imposés, alors il apparaît que le fait de faire des symptômes, ce que l’on appelle communément « être malade », est plus positif que de ne pas en faire. Quand on « fait des symptômes », donc quand on « est malade », cela veut dire simplement que l’on expulse les produits toxiques, les poisons que nous avons absorbés. Et c’est pour cela que je me permets d’avancer le paradoxe apparent suivant : « plus tu es malade, plus tu es en bonne santé ». Parce que être malade signifie donc expulser des produits toxiques dans un monde qui est de plus en plus toxique, dans un environnement qui est de plus en plus toxique, c’est bon signe!

Il n’est pas étonnant qu’avec l’âge nous fassions de moins en moins de symptômes, car notre système nerveux est de plus en plus épuisé. Nous devenons incapables de faire le moindre symptôme, incapables de faire la moindre fièvre. Et qu’est-ce qui apparaît? Ce ne sont plus des symptômes anodins, comme des crachats, de la toux, de la fièvre, des éruptions cutanées, mais des maladies internes de dégénérescence cellulaire beaucoup plus lourdes en termes de conséquences qui apparaissent d’un seul coup : cancer, maladies neurodégénératives, maladies auto-immunes, etc. Autant d’atteintes qui signalent sans détour que les produits toxiques non évacués ont fait une œuvre destructrice dans l’organisme.

Avancer dans la vie en étant conscient et responsable
Nous vivons dans un monde dans lequel il y a des lois à tous les niveaux. Ceci n’est pas le fruit du hasard, contrairement à ce qu’on nous laisse penser. Il y a des lois biologiques, comme il y a des lois spirituelles. Si nous ne connaissons pas ces lois, nous avons l’impression de vivre dans un monde de l’arbitraire dans lequel on tombe parfois malade, parfois non, comme une roulette russe.

Si l’on connaît les lois biologiques qui président au fonctionnement normal de l’être humain, si l’on sait que le corps humain est une formidable machine à « s’autonettoyer », si tant est qu’on lui laisse cette possi­bilité, alors, à ce moment-là, on se rend compte que ce monde n’est pas un monde de l’arbitraire, mais un monde rempli de sens, un monde dans lequel les lois biologiques peuvent être suivies pour notre plus grand profit, ou ne pas être suivies, mais auquel cas nous ferons un choix conscient.

Mon but, au travers des vidéos, est de faire en sorte que chacun puisse découvrir ces lois, les connaître et choisir en toute conscience s’il désire les respecter ou pas. Redevenir responsable de ses choix de vie et les assumer vraiment!