Choisir le bonheur

Plus doux que tous les sons est le son de ta voix Oh! toi que j’aime.

Les vibrations sonores nous entourent, nous enveloppent, nous affectent au plus profond de notre être. Le son guérit, apaise, stimule et nous ne pouvons échapper à son influence.  Nous pensons parfois qu’il est extérieur à nous, mais chacune de nos cellules est affectée et transformée par les sons et leur fréquence vibratoire. Par mimétisme, notre cerveau se met au diapason des fréquences qu’il enregistre et il vibre en conséquence.

Parmi tous les sons de l’univers, celui qui nous est sans doute le plus familier est celui de la parole humaine. Il nous accompagne de notre naissance à notre mort et nous est tellement nécessaire qu’en son absence, nous nous surprenons parfois à « parler tout seul » ou bien, nous allumons la télévision « pour avoir de la compagnie ».

Dans une recherche sur l’influence de la voix d’une mère enceinte sur son fœtus, on relatait les résultats suivants : lorsque la mère parlait à son futur enfant avec amour lui disant son désir de le voir naître, le cœur du fœtus s’accélérait, son énergie vitale augmentait. Lorsque la mère disait à son enfant qu’il n’arrivait pas au bon moment et qu’elle ne le désirait pas, le cœur du fœtus ralentissait et ses signes vitaux diminuaient. Les sons d’amour sèment la vie. Les sons de haine détruisent l’énergie vitale.

Je suis persuadée que cette influence des paroles d’amour continue durant toute notre vie. Des compliments, un mot gentil ou tendre, nous donnent de l’énergie et le goût de vivre grâce à la haute fréquence de leur vibration. Des propos délibérément méchants, des commentaires négatifs diminuent notre énergie vitale par la basse fréquence de leur vibration.

Les sons nous affectent, que nous soyons émetteur ou récepteur de ces sons.  Souvenez-vous que l’amour guérit celui qui le donne autant que celui qui le reçoit. Il est donc important de fleurir notre vie de sons doux et harmonieux, de mots de joie, d’amour et d’appréciation. Et souvenez-vous que vous êtes la personne que vous entendez le plus souvent.

Un vieux proverbe dit que la parole est d’argent, mais que le silence est d’or. Nous avons besoin de silence, pour entendre notre propre voix intérieure, et il est certain que le silence est précieux, mais parler nous est nécessaire aussi, vitalement nécessaire.

Si on regarde la racine du mot expression, on voit qu’il est fait de deux mots : ex qui veut dire fini, terminé et pression qui veut dire poids, pesée. S’exprimer, c’est laisser sortir la pression.  Le choix alternatif est la répression qui consiste à contenir à l’intérieur ce qui bouillonne en nous. Et la répression conduit directement à la dépression. Exprimer qui nous sommes est un besoin vital. La parole nous a été donnée pour exprimer, exprimer nos émotions, exprimer nos pensées, exprimer nos désirs, exprimer notre amour, siffler, chanter, pleurer, rire, crier et manifester l’entièreté de notre registre émotionnel. Tous ces sons manifestent qui nous sommes et participent à notre bonheur, à notre vitalité, à notre goût de vivre. Même les ermites parlent sans cesse à Dieu pour exprimer tout leur amour.

Lorsque vous vous sentez stressé ou déprimé, chantez, chantez à pleins poumons et vous verrez que cette activité vous laissera bien mieux dans votre peau. Si vous chantez mal, souvenez-vous que « si seuls les meilleurs des oiseaux chantaient, les bois seraient bien silencieux ». Il y a de la place pour le chant de chaque oiseau dans la nature. Le vôtre aussi y a sa place!

Une autre source de bien-être est de pouvoir parler à cœur ouvert à quelqu’un qui nous écoute, ou, d’écouter sans jugement quelqu’un qui nous parle de ce qu’il est vraiment. Je me souviens d’un client dont l’épouse était morte depuis quelques mois. Il s’était montré courageux, n’avait pas pleuré, s’était mis à la tâche de prendre soin des enfants, de la maison, etc. Et, après tous ces efforts, il s’est retrouvé dans mon bureau en « burn-out ». Je lui ai simplement dit, avec compassion : « Comme vous devez être triste! ». Et il s’est mis à pleurer, pleurer, comme une fontaine. Lorsqu’il est parti, il m’a dit : « J’ai l’impression de peser trente livres de moins ». Cette composante de l’être humain, la tristesse, elle aussi, a besoin de s’exprimer, elle a besoin d’un son. Certaines cultures engagent des « pleureuses » lors des décès parce qu’elles reconnaissent l’importance d’exprimer verbalement toute la gamme des émotions.

Parler, rire, pleurer, crier. Que de tabous face à toutes ces activités sonores : « Il ne faut pas parler trop fort », « les hommes ne pleurent pas », « les enfants sont faits pour être vus et non entendus », « ça ne se fait pas de crier », « il ne faut pas déranger les autres ». Sans doute est-ce pour cela que la dépression est si répandue. Il faut vite oublier toutes ces interdictions. Vivre à plein, vivre heureux, c’est parler, chanter, rire, crier, pleurer. S’exprimer et non se réprimer. C’est s’entourer de sons joyeux, harmonieux, vivants. Les nôtres et ceux des autres. Le bonheur, c’est de participer à la musique de la vie. Le bonheur, c’est écouter l’harmonie dans l’univers et l’apprécier. Le bonheur, c’est de faire entendre sa voix de participant dans cette symphonie extraordinaire.

Petits conseils

  • Parlez pour vous dire ce que vous voyez de beau autour de vous.
  • Parlez pour dire aux gens ce que vous aimez d’eux.
  • Chantez quand vous êtes stressés. Chantez quand vous n’êtes pas stressés. Chantez quand vous êtes tristes. Chantez quand vous êtes heureux. En bref, chantez.
  • Riez. Riez du fond du cœur. Riez souvent. Riez beaucoup. Ne riez pas des gens, mais riez avec les gens.
  • Pleurez quand vous en avez besoin et n’ayez pas peur de pleurer fort.
  • Parlez fort quand vous en avez envie et que c’est approprié.
  • Faites du bruit, exprimez-vous, prenez votre place.
  • Partagez vos soucis avec des gens qui sont prêts à vous écouter et à vous comprendre.
  • Ne blâmez pas les autres ou les événements, ne répandez pas de commérages. Ces sons négatifs écorchent vos oreilles autant que celles des autres sans produire de résultats.
  • Répandez les mots d’amour, d’encouragement, de joie, d’espoir, c’est musique aux oreilles humaines, ça donne de l’énergie et c’est beaucoup plus efficace que de blâmer ou de critiquer.

Journal d’une psy

Pôvre petite moi! Je me suis réveillée ce matin avec la maladie de Tacos. (c’t’à cause de). C’est comme le rhume, tout le monde attrape le Tacos de temps en temps. Des fois, c’est à cause de la température, ou de mes parents, ou du manque d’argent, bref de toutes les excuses que j’ai pour justifier ma peur de vivre.

Ce matin de Tacos, c’était mon âge. Je suis vieille. Je n’ai plus la forme, je n’ai plus autant d’énergie, ma santé n’est plus ce qu’elle était. La peur, je vous dis, la peur de ne pas réussir, la peur de ne pas plaire, la peur qui paralyse et donne mal au ventre.

Je ne connais qu’une seule solution à la peur : agir, bouger, foncer. Se dire : « J’ai peur, je ne suis peut-être pas capable, mais je le fais quand même ».

Alors j’ai commencé à me parler, à me dire dans ma tête, ce que je dis à mes clients : « Ça ne sert à rien de blâmer les autres ou les circonstances. Tu as l’âge que tu as et tu feras ce que tu feras, c’est tout, ce n’est pas une excuse pour paralyser. La paralysie, c’est la mort. Vivre, c’est avancer, c’est bouger ».

C’est sûr, ce n’est pas facile, il y a des cailloux, mais j’ai le choix : tapisser toute la planète ou me mettre les souliers, en d’autres mots devenir un peu plus résistante aux cailloux.

En fait, tout le monde vit des peurs, des difficultés, des deuils, des pertes. Certains ne s’en sortent pas, ce sont des victimes, d’autres s’en sortent, ce sont des gagnants. Ils gagnent à la loterie du bonheur.

Quelle est la grande différence entre les gagnants et les perdants? Non! Non! Pas ce qui leur arrive, ni ce que les autres leur font, ni la chance. La différence, c’est que les gagnants décident de passer à l’action pendant que les victimes s’immobilisent et se plaignent les Tacos quoi.

Il existe une prière célèbre qui dit : « Mon Dieu, donnez-moi le courage de changer ce que je peux changer, la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas changer et la sagesse de faire la différence! ».

Une de mes amies philosophe m’a dit un jour : « Moi, je connais la différence. Ce que je peux changer, c’est… moi. Ce que je ne peux changer, c’est… les autres ».

Si je me sens seule et que le téléphone reste muet, je peux penser que personne ne m’aime ou je peux prendre le téléphone pour parler à des gens que j’aime ou m’intéresser à des activités pour découvrir ce que moi j’aime.

Oui, c’est bien beau, mais quoi faire, comment faire, où aller pour vaincre cette paralysie? N’importe où, l’important, c’est de faire le premier pas, le plus difficile. Mao Tse Toung dit : « La route de mille milles commence par un pas ». Alors, je fais le premier pas. Comme dit un célèbre Hobbit : « une fois qu’on a fait un pas sur le chemin, on ne sait pas où cela va nous entraîner ». Après le premier coin de rue, une autre rue va s’ouvrir, puis une autre et de découverte en découverte, la vie m’attend. Eh oui! Même à mon âge, on peut encore avoir envie de créer sa vie, de se créer. Il s’agit de se mettre en mouvement. Le premier pas est le plus difficile. Allons, allons, vas-y, tu peux avoir peur, tu peux avoir toutes les excuses, tous les Tacos de la terre, ce n’est pas grave, fais-le quand même.

Est-ce que je m’illusionne au point de penser que l’action va régler tous mes problèmes? Mais non, bien sûr, je serai encore vieille, je vivrai encore des deuils, j’aurai encore peur, je serais encore malade, mais… C’est un gros mais, un mais qui annule tout le reste. Je ne me sentirai plus impuissante et victime. Juste un petit pas, c’est être vivant et en train de marcher doucement vers son rêve. Et même si ce rythme n’est pas rapide, rapide, du moment que je suis dans la bonne direction (celle de mon rêve), tout est parfait.

Voilà de bien longs discours ma petite vieille! Alors, c’est quoi ton premier pas, ton premier pas à toi, dans la direction de ton rêve, à ta vitesse à toi? Dis, c’est quoi ton premier pas, Tacos ou pas Tacos, ton premier pas pour retrouver ta joie de vivre?

Moi, mon premier pas, c’était de recommencer à écrire. Et j’espère que cet article sera suivi par beaucoup d’autres, et, pourquoi pas peut-être par un livre, depuis le temps que j’en parle.

Et souviens-toi : « La différence entre une vision et une illusion, c’est l’action ».

Journal d’une psy

Une petite sandale rouge tremble doucement dans ma main. Et, je reprends le chemin des souvenirs… Ma fille Anne-Isabelle avait presque trois ans. Ce matin-là, nous partions magasiner pour lui acheter des souliers. Elle courait et sautait autour de moi, pleine de vie et de joie. Au magasin, elle voit une paire de petites sandales d’un beau rouge vif. Des souliers de fantaisie…

À cette époque, j’étais une femme sérieuse, raisonnable et prévoyante. J’avais l’intention d’acheter des bottines brunes lacées. Des bottines hautes qui tiennent bien le pied et protègent la cheville. Vous ne le croirez pas, mais, à l’époque, c’est ce que tous les enfants portaient et les souliers de fantaisie étaient rares, cher et réputés mauvais pour la posture. Je croyais être une bonne mère en persuadant ma fille d’acheter des bottines brunes lacées. « C’est mieux pour ta santé. Tu verras quand tu seras grande, tu me remercieras d’avoir pris soin de ta posture et de tes pieds. Sois raisonnable! » Durant toute mon enfance ma mère m’avait répété : « Sois raisonnable, pense au futur ».  Mais ma petite fille pleine de vie de me répondre : « Non maman, je veux les avoir tout de suite. Je veux pas être contente quand je vais être grande. Je veux ces souliers rouges là maintenant. »

Ça ne m’étonnait pas d’elle. Elle voulait toujours vivre intensément comme s’il n’y avait pas de lendemain. Un jour, je lui avais offert le choix entre deux friandises. Elle m’avait regardée comme si j’étais une simple d’esprit et m’avait répondu : « Mais voyons donc maman, tu sais bien que je veux tout dans la vie ». Pas un simple « je veux les deux », non!, un définitif « je veux tout ». Finalement, nous avons acheté les deux paires, tout en prévenant ma fille que les rouges seraient des « souliers du dimanche ».

Anne-Isabelle a mis ses sandales rouges et nous sommes parties rejoindre son père au chalet. Sur le chemin, un terrible accident est arrivé. Je me suis retrouvée à l’hôpital pour de longs mois et de multiples opérations et ma fille à la morgue. Je ne l’ai jamais revue.

Deux mois plus tard, quelqu’un m’a rapporté une des sandales rouges retrouvée dans le champ près du lieu de l’accident. Et, j’ai regardé ce soulier en pensant : OH mon Dieu!, moi qui voulais tant qu’elle soit raisonnable et pense à son futur. Elle n’a pas eu de futur! Il me faut apprendre à vivre dans le moment présent… maintenant. Vivre dans le moment présent, c’est une attitude qu’elle maîtrisait totalement. Ma voisine qui avait pourtant huit enfants à elle et aurait dû être blasée me disait : « Quand Anne-Isabelle passe, j’arrête et je la regarde. Cette enfant-là, elle ne marche pas, elle danse. On dirait toujours qu’elle danse de joie. »

J’avais oublié de danser. J’étais tellement préoccupée par le futur, par les choses à faire, par les décisions à prendre petites et grandes, par la bonne éducation de mes enfants, par mon travail, par mon conjoint que j’oubliais de m’arrêter. De m’arrêter pour doucement jouir de la vie et pour être tout simplement. Et aujourd’hui, je fais du ménage et je retrouve ce petit soulier. Je crois que j’oublie encore de vivre le moment présent et de danser. Le petit soulier rouge refait surface pour me rappeler l’essentiel. Régulièrement, je repars dans mes peurs : la peur de manquer, la peur de ne pas être correcte, la peur de ne pas être aimée si je ne fais pas ceci ou cela ou si je ne suis pas comme ceci ou cela. J’oublie qu’il n’y a que deux choix : la peur ou l’amour. L’amour de la vie, la pleine absorption dans le moment présent, le choix de vivre pleinement maintenant sans regrets et sans exigences. (des préférences, bien sûr, mais pas des exigences). Ce qui ne veut pas dire que je ne pense pas au futur ou au passé, j’y pense différemment tout simplement. En m’appliquant à vivre chaque instant, chaque personne, chaque expérience en lui donnant son plein potentiel de vie maintenant. Je cherche moins à contrôler et plus à accepter moi, les autres et les événements. Moins de bottines brunes lacées et plus de souliers rouges.

Contrôler, c’est un travail de peur, loin de la générosité de la vie. Accepter, c’est un travail d’amour, c’est un travail d’accueil. Moi, les autres, les événements ne sont pas tels que je les préférerais, et c’est très bien ainsi. Je peux accepter la différence entre la vraie vie et mes plans soigneusement bâtis. Lorsque j’accepte et que j’accueille, c’est plus agréable bien que pas toujours facile. Je sais, je sais, ce n’est pas facile, mais ça génère plus de paix et de joie intérieure. Ma belle Monique, la vie est courte, sors ta vaisselle du dimanche! N’oublie pas de danser, car c’est dimanche à chaque jour!

Journal d’une psy

Mon ami Pierre-Marie vient de me raconter ce qui lui est arrivé durant ses vacances et cela m’a fait beaucoup réfléchir.

Ce printemps, Pierre-Marie qui est un jeune professeur d’université avait décidé d’aller faire du kayak de rivière avec un ami dans le Fjord du Saguenay. Pierre-Marie est en forme, mais ce n’est pas un athlète; son ami par contre était un sportif aguerri et en grande forme physique. La journée s’annonçait belle et nos deux jeunes héros sont partis tout fiers d’eux-mêmes et… sans veste de sauvetage. Ils avaient l’intention de rester près de la rive et tous deux étaient d’excellents nageurs. Mais, comme vous l’avez déjà deviné, ils se sont fait prendre par les vagues et… ils ont chaviré.

Ils se sont courageusement mis à nager dans l’eau glacée du printemps. Pierre-Marie m’a dit qu’il a immédiatement vu le visage de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Il s’est dit : « Il faut que je tienne le coup, ils ont besoin de moi. Il faut absolument que je me rende au bord ». Son ami s’est mis à paniquer et à crier : « L’eau est trop froide, on n’y arrivera jamais. On va mourir, on va mourir ». Au début, Pierre-Marie a essayé de lui répondre : « Ben voyons donc, tu es en forme, n’abandonne pas si vite. La rive n’est pas si loin. Tu es capable ». Mais son ami n’entendait rien, totalement absorbé par la peur et par les images négatives qui lui remplissaient le cerveau. Puis Pierre-Marie s’est aperçu que, plus il écoutait son ami, plus il perdait ses forces, son énergie et son goût de se battre. À son grand regret, il a décidé de ne plus l’écouter ou tenter de le convaincre. Il lui a dit : « Moi, je choisis d’essayer » et il est parti vers le bord. Il y est parvenu. Il a perdu dix livres en une demi-heure et a souffert d’hypothermie, mais il s’en est sorti. Quand les secours sont arrivés, son ami était mort. Et pourtant, il était en bien meilleure forme physique que Pierre-Marie.

Cette histoire m’a amenée à penser au pouvoir de nos choix. Je crois qu’à chaque instant nous avons le choix : nous centrer sur ce qui donne un sens à notre vie ou focusser sur nos peurs et, littéralement, nous empêcher de vivre une vie riche et pleine.

Tous nos choix ne sont pas aussi dramatiques que dans l’histoire de Pierre-Marie. Ils se passent de façon quotidienne, ordinaire. Ils sont le résultat de là où nous portons notre attention à chaque instant. Nous avons à choisir entre des pensées de peur et des pensées d’amour. Toutes les peurs : peur du rejet, peur de ne pas être aimé, peur de manquer, peur de perdre, peur de vieillir, peur de la mort, peur d’être humilié, peur de l’abandon, etc. Et toutes ces minuscules petites pensées s’accumulent et créent un focus dans notre cerveau, une orientation qui nous guidera lorsque nous aurons des choix plus difficiles à faire.

Les pensées que nous cultivons à chaque jour, les images que nous nous créons, les phrases que nous nous répétons déterminent notre façon d’interpréter la réalité et d’y réagir. Notre cerveau prend l’habitude de fréquenter certains chemins, d’interpréter la réalité d’une certaine façon, de cultiver certains types de réaction et ces habitudes deviennent nous.

Je me souviens d’avoir eu à « garder » une petite fille de deux ans dont je n’aimais pas beaucoup la mère (l’ex de mon conjoint) dont les filles ne pouvaient le visiter qu’à condition d’amener leur petite sœur (fille d’un autre conjoint). Je ne pouvais m’empêcher de penser que l’ex de mon conjoint abusait de moi en me faisant garder son bébé de façon régulière. Mon conjoint voulait tellement voir ses filles qu’il était prêt à tout accepter. J’étais révoltée et j’en avais parlé à ma mère qui m’avait répondu : « Cesse de penser au fait que c’est l’enfant de Mme X et que tu le fais contre ton gré et focusse sur le fait que c’est un bébé qui a besoin de ton amour et qui t’aimeras en retour ». Maman avait raison. J’ai eu beaucoup de plaisir avec Sandrine et l’amour que nous nous sommes porté m’a nourri pendant tout le temps où j’ai eu à m’occuper d’elle.

Comme le démontre l’histoire de Pierre-Marie, notre cerveau est puissant, les pensées dont on le nourrit sont importantes et ont des conséquences sur notre santé psychologiques et physique.

J’ai vu une cliente dont une amie avait oublié la fête. Elle a vu ce fait comme une preuve de la non–importance que son amie lui accordait. Elle était si fâchée qu’elle n’en a pas dormi de la nuit en ressassant sa colère, colère dont l’amie ignore tout et qui ne change pas grand-chose à la situation.

Comme j’aime à le répéter : « la colère est un acide qui brûle le vase qui la contient » (auteur inconnu). Prenons garde aux pensées qui nourrissent notre cerveau. Les pensées de peur de colère et de désespoir nous détruisent, nous volent notre énergie et nous rendent difficile l’atteinte de nos objectifs.

Mais me direz-vous, il y a des choses contre lesquelles il faut se révolter, pour lesquelles il faut se fâcher. En effet, la colère est un signal que quelqu’un porte atteinte à un de nos besoins et c’est un signal que l’on doit respecter. Cependant, prenons bien garde de ne pas nous battre contre, mais de nous battre pour. Si je me bats pour, chaque petite victoire me nourrit de son énergie. Si je me bats contre, je suis perpétuellement dans un état de colère, de malaise. Une cliente était venue me voir, révoltée parce qu’elle n’avait pas obtenu la promotion à laquelle elle croyait avoir droit. Son patron favorisait les hommes dans son service. Je l’ai convaincue de se battre pour elle-même au lieu de se battre contre son patron. Elle a travaillé sur sa confiance en soi, sur son sentiment de compétence, et finalement a fait application dans un service connexe où elle est rapidement montée en grade avec sa nouvelle attitude. Et, deux ans plus tard, elle s’est retrouvée le patron de son ancien patron!

Comme le prouve l’histoire de Pierre-Marie, cultiver dans son cerveau des pensées de paix, de joie, d’amour est une attitude qui peut parfois nous sauver la vie. C’est aussi une attitude qui au jour le jour nous permet de mieux dormir, de mieux vivre et surtout d’être plus heureux.

Choisir le bonheur

Il y a trois ans, j’ai pris quelques semaines de congé afin de fêter mes trente ans comme thérapeute. J’en ai profité pour faire une réflexion sur ces milliers de personnes que j’avais rencontrées et qui m’avaient conté leurs peines et leurs bonheurs.

Je me suis rendu compte que le bonheur des gens n’a rien à voir avec la réalité de ce qui leur arrive, mais bien plus avec les attitudes que les gens prennent face à ces réalités.

Je me suis amusée à faire une liste des caractéristiques des gens heureux ou qui arrivaient à l’être. L’une de ces caractéristiques est que les gens heureux sont des gens qui savent que le bonheur est un choix. Un choix de chaque instant et non un cadeau du ciel. Un choix qui demande de la volonté et du courage. Les gens heureux sont des gens qui décident consciemment de prendre le chemin du bonheur.

Un exercice que je pratique souvent avec mes clients consiste à se rappeler un moment de bonheur dans notre vie. Puis, nous créons un petit poème en quelques syllabes qui nous sert ensuite d’ancrage ou de rappel lorsque les circonstances se font plus difficiles. L’une de mes clientes, une jeune femme, nous a raconté une anecdote. Le médecin lui a dit croire qu’elle avait une maladie mortelle et peu de mois à vivre. Il l’envoie passer des tests d’urgence à l’hôpital. Dans l’attente des résultats de ces tests, la jeune femme vit des moments de grande angoisse et de douleur physique. Puis, lorsqu’elle se présente chez le médecin, celui-ci lui dit que, vu le résultat des tests, et contrairement à ses attentes, une opération pourrait la guérir. Tout heureuse, elle téléphone à son mari pour lui annoncer la nouvelle et partager sa joie. Celui-ci, préoccupé par son travail, lui répond : « Écoute, je n’ai pas le temps de te parler, je suis occupé, on en reparle ce soir ».

Heurtée par l’insensibilité de son mari face à ce qui, pour elle, était si important, elle prend un taxi pour la maison et se met à pleurer. Et pendant qu’elle se forge des scénarios catastrophiques sur son conjoint, oubliant la réalité globale de sa vie de couple, elle se met à penser à cette phrase : « Le bonheur est un choix ». Et elle décide :  je peux choisir de me gâcher ce moment et de focaliser sur le fait que mon conjoint ne comprend pas ce que je ressens ou je peux choisir de focaliser sur le fait que la vie que je croyais perdue m’est redonnée et de profiter de cet instant pour être heureuse. Ma cliente décida de baptiser cet instant « Taxi pour le bonheur » et de s’en rappeler à chaque fois qu’elle perdrait le fil face au bonheur.

Focaliser sur ce que j’ai et non sur ce qui me manque est un choix très propice au bonheur. Cependant, cette attitude est différente de la position positiviste de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Il ne s’agit pas de développer une perception à « lunettes roses », de voir tout en couleur, de nier les problèmes. Il s’agit de développer une attitude courageuse et de voir que j’ai des choix même dans la pire des circonstances. Les pissenlits pousseront dans votre jardin que vous le vouliez ou non (ou les vers blancs!). Il ne s’agit pas de nier la réalité, mais de voir que j’ai le choix de l’attitude que je prendrai : faire de la salade aux pissenlits, me lancer dans un combat d’arrache-pissenlits, ignorer les pissenlits, etc. C’est une attitude qui demande un grand degré de conscience et des qualités humaines nombreuses. C’est une habilité qui s’apprend à travers des milliers de petits et grands choix.

Dans ses notes pour son livre « Freedom in jail » Assagioli, emprisonné par les nazis pour ses idées libérales déclare : « J’ai réalisé que j’étais libre, libre de prendre autant d’attitudes face à la situation que je le désirais, libre de lui donner une signification ou une autre et d’utiliser ce temps d’une multitude de façons. Je pouvais me rebeller intérieurement et maudire le sort. Je pouvais me soumettre passivement et végéter ou je pouvais m’accorder le plaisir douteux de la pitié et jouer au martyr…, je pouvais en faire une cure de repos ou une période de réflexion intense ou je pouvais profiter de la situation pour entreprendre un entraînement psychologique ou une retraite spirituelle… ».

Même face à une circonstance aussi douloureuse que la prison, « Assagioli » savait qu’il était libre de choisir d’être heureux ou malheureux. Tout dépend de nous. Victor Frankl, torturé dans les camps de concentration, déclarait : « La liberté ultime, c’est celle de choisir mon attitude intérieure, de savoir que je suis en charge de tout ce que je suis. »

Nous avons le pouvoir de choisir d’être malheureux ou de transformer la moindre situation en attaque contre nous. J’aime beaucoup la blague du mari à qui son épouse souhaite une bonne journée et qui répond en grommelant : « Il faut encore qu’elle me dise quoi faire! ». Cette boutade illustre bien la capacité que nous avons de gâcher quoi que ce soit qui nous arrive.

Nous avons aussi le pouvoir de choisir d’être heureux et de voir dans chaque situation une occasion d’apprentissage, de compassion, d’expérimentation et de croissance. Je me rappelle cet homme dans un avion qui, confronté à une hôtesse impolie et désagréable (c’était quelques jours après le 11 septembre aux États-Unis), la regarda avec gentillesse et compassion et lui dit : « Ça doit être difficile pour vous de travailler dans ces circonstances ». Immédiatement, l’hôtesse s’excusa, le remercia et effectua la suite de son travail avec beaucoup plus de doigté. Au lieu de se rebeller devant un service de piètre qualité, il avait choisi de comprendre, d’aimer, de pardonner l’erreur.

Je me souviens d’avoir eu à paraître en cour.  Les témoins de la partie adverse s’acharnaient à dresser de moi le portrait le plus noir possible afin de protéger leurs intérêts. Je me sentais jugée injustement. Puis, une amie m’a donné ce conseil de sagesse : « Prends cela comme une expérience ». Et le lendemain, je me suis présentée en cour avec cette attitude : « Je suis en train de faire l’expérience de m’aimer inconditionnellement quoi que les gens puissent dire à mon propos, vérité ou fausseté. »

Cette journée se révéla incroyablement plus positive pour moi, non pas que les témoignages aient changé, mais je ne leur accordais plus l’importance que je leur accordais auparavant. J’étais occupée à m’aimer, à me pardonner de ne pas être parfaite et à me rassurer. Je méritais mon amour et celui des autres qui désiraient me le donner.

Choisir d’être heureux ne veut pas dire que nous serons heureux à chaque minute ou devant tout ce qui nous arrive. Une personne dont l’enfant vient de mourir a certainement le droit et le besoin de crier sa douleur. Cependant, même une perte horrible peut amener à une évolution profonde, à des changements personnels, à une sérénité intérieure si on prend le courage, le temps et l’énergie de transformer cette perte en gain. Je le sais d’expérience.

La première étape sur le chemin du bonheur consiste donc à savoir que nous avons le pouvoir de choisir, nous avons le pouvoir de transformer nos attitudes et notre vie. Nous ne sommes pas victimes d’un destin capricieux qui accorde aux uns le bonheur et à d’autres le malheur. Bien sûr, à court terme, nous pouvons être heureux ou malheureux selon les circonstances et les événements de notre vie. Nous avons tous nos malheurs et nos moments de dépression et il est inutile de nous blâmer lorsque la douleur nous accable. Cependant, à long terme, une sérénité profonde et un bonheur durable sont des objectifs qu’il est possible d’atteindre.

Le bonheur n’est pas le résultat de la loto de la vie où nous avons été chanceux ou malchanceux. Le bonheur est la conséquence de la mise en œuvre de certaines attitudes qui non seulement augmenteront notre bonheur quotidien, mais nous aiderons à atteindre une attitude de joie et de sérénité profonde que les circonstances extérieures pourront affecter, mais jamais détruire. Cette attitude demande de faire un premier choix de courage, de transformation personnelle, de conscience et d’amour : « Je choisis d’être heureux et je sais que cela dépend de moi ». Je vous souhaite de faire ce choix et j’essaierai de vous y aider dans la « Chronique du bonheur » qui paraîtra dans les mois qui suivent dans la revue Cheminement et où j’exposerai les différentes attitudes qui, selon mon expérience avec mes étudiants et mes clients, mènent au bonheur. Soyez heureux! C’est le chemin!

Sur le chemin du bonheur : la gratitude

Le bonheur n’est pas au bout du chemin, le bonheur est LE chemin.

La gratitude, c’est bien plus que la politesse et c’est bien plus que dire merci. La gratitude, c’est apprécier, c’est jouir et se réjouir de chaque moment que la vie nous donne, c’est la certitude que l’univers est plein de possibilités et que nos rêves peuvent se réaliser. La gratitude, c’est ma petite fille de deux ans qui se réveille en extase : « Oh! maman, quelle belle journée : le camion de poubelles va passer, et il reste une pâtisserie d’hier dans le frigo! » La gratitude, c’est quand, après deux ans de plâtres et la menace de ne plus jamais marcher, j’ai retrouvé l’usage de mes jambes. Je marchais, émerveillée, heureuse, en me répétant avec extase : « Je marche, je marche. » La gratitude, c’est Jean Ferrat qui, après un accident qui aurait pu être mortel, compose la chanson C’est beau la vie. Pourquoi faut-il attendre de perdre ou de risquer de perdre quelque chose pour savoir l’apprécier, pour remercier la vie de tout ce qu’elle nous donne?

Selon Martin Seligman, un des pères de la psychologie positive, la gratitude est un des facteurs les plus importants du bonheur. La gratitude non seulement pour tout ce qui est et tout ce que j’ai, mais aussi pour tout ce qui viendra. Se lever en disant merci pour tout ce que j’ai, en me réjouissant à l’avance de cette journée qui commence, en me disant : « Aujourd’hui m’apportera quelque chose de merveilleux, et j’en goûterai chaque seconde! » Cette attitude est non seulement le secret du bonheur, mais c’est aussi le secret du succès, car seule une vision positive peut donner l’énergie nécessaire à son accomplissement.

Bien sûr, nous avons tous notre petite voix négative, celle qui nous dit : « Tu n’es pas assez… (bon, beau, jeune, riche, etc.) » et qui nous répète tous les drames et toutes les mini-séries noires de notre vie et de la vie en général. Cette voix est la plus courante; elle alimente le journal du soir et les discussions avec les amis. Elle nous répète avec ferveur : « La vie est difficile, les gens sont méchants, et ceux qui pensent autrement sont lunatiques. » Mais cette voix se trompe; il y a suffisamment de choses positives dans la vie pour se dire : « Donne-toi une chance. Remarque tout ce qui va bien et syntonise le poste de la joie et de la gratitude. » Nos pensées négatives nous empêchent de profiter de la vie et encore plus de nous créer la vie de bonheur et de créativité que nous désirons. La joie intérieure nous amène à plus de productivité et de créativité face aux problèmes de la vie quotidienne. Quand je souris et que j’apprécie la vie, je suis une meilleure mère, l’air est plus doux, la nourriture est plus savoureuse et de parfaits étrangers me font des sourires.

Comment y parvenir? Quand j’étais petite, nous chantions souvent cette chanson : « La meilleure façon de marcher qui doit être la nôtre, c’est de mettre un pied devant l’autre, et de recommencer. » Faire un pas, puis un autre, puis un autre… J’ai une amie qui participe à un cercle de gratitude; tous les matins, elle et quelques amies se textent au sujet de ce pour quoi elles éprouvent de la gratitude. D’autres personnes tiennent un journal quotidien de gratitude. D’autres se contentent d’y penser chaque matin et chaque soir. Dans la vie, on obtient toujours ce sur quoi on se concentre, ce qu’on pratique avec ferveur. Prati¬quez la gratitude et vous récolterez la joie. Dites merci à la vie de tout ce qu’elle vous donne, et elle vous donnera encore plus.

Le bonheur, ça s’apprend…

Nous sommes souvent convaincus de la fausse croyance selon laquelle notre bonheur ou notre malheur est causé par ce qui nous arrive à l’extérieur de nous. C’est en partie vrai; les événements extérieurs nous affectent lorsqu’ils se passent, mais, sur une échelle plus large, notre malheur ou notre bonheur est beaucoup plus déterminé par ce qui se passe dans notre cerveau! Et les nouvelles recherches en neuroplasticité (la plasticité neuronale dépendante de l’expérience) nous montrent qu’il est possible d’agir sur notre cerveau et de changer nos perceptions. Dans son livre intitulé Hardwiring Happiness, Rick Hanson, Ph. D., nous enseigne une méthode simple et concrète pour installer le bonheur dans nos têtes de la même façon qu’on peut installer l’électricité ou le chauffage dans nos maisons.

Ruminer nos malheurs ne sert qu’à les enfoncer plus profondément dans notre circuiterie mentale. Il faut être conscient de ce qui nous affecte, l’exprimer et contrebalancer le négatif par du positif. Il faut ruminer nos petits bonheurs, prendre le temps de nous arrêter pour bien les savourer, pour les ancrer dans notre cerveau et pour en faire une habitude.

Historiquement, les personnes habiles à noter ce qui ne va pas, ce qui est inquiétant, avaient de plus grandes chances de survie. L’homme primitif qui surveillait attentivement pour repérer les traces du passage d’un tigre à dents de sabre avait plus de chances de survivre que celui qui ignorait tous les indices de danger. C’est donc génétiquement que nous sommes codés pour l’inquiétude et, malheureusement, cela ne nous sert plus toujours aussi bien. Parfois, notre pire ennemi est à l’intérieur de nous, et c’est de l’intérieur qu’il faut changer. Devenir plus heureux, plus calme, plus confiant, ça se cultive, et les fruits de cet apprentissage peuvent nous transformer!

Comment faire pour développer une circuiterie positive dans notre cerveau? Prenez le temps de vous arrêter régulièrement pour vous remémorer, pour revivre, savourer et apprécier chacune de vos expériences agréables. Cela aura pour conséquence d’augmenter la zone positive de votre cerveau et de transformer vos perceptions.

Trois de nos besoins psychologiques sont importants : le premier est de nous sentir aimés, utiles, d’avoir le sentiment d’appartenir à une communauté humaine; le deuxième est de nous sentir en sécurité, à l’abri des dangers physiques ou psychologiques; le troisième est de nous sentir stimulés, intéressés à accomplir quelque chose, que ce soit admirer la beauté de la nature, lire un bon livre ou jardiner.

La technique consiste donc à s’arrêter régulièrement pour prendre le temps de vivre à fond et consciemment nos expériences quotidiennes dans un de ces trois domaines. Il n’est pas nécessaire que ces expériences soient très fortes ou dramatiques, il suffit que je recrée l’émotion et les sensations liées à l’expérience et que je prenne le temps de les revisiter pour les revoir, les ressentir, les goûter et les intégrer consciemment dans mon vécu. Par exemple, j’ai bien déjeuné ce matin (sécurité), mon petit-fils m’a souri (appartenance), et j’ai lu un bon livre (accomplissement).

Je peux revivre ces expériences dans ma tête, les assimiler de façon consciente, me répéter : « Je suis en sécurité, je suis aimée, la vie est intéressante »; petit à petit, mon cerveau commencera à porter plus d’attention à ces expériences positives et à les intégrer dans ma perception de l’univers. Seul problème : il faut répéter pour que ça rentre.

Je vous propose donc un petit défi que j’ai appelé « cent jours de bonheur ». Il s’agit d’écrire ou de visualiser pendant cent jours quelque chose qui vous a rendu heureux ne serait-ce qu’une seconde pendant la journée; arrêtez-vous pour sentir, goûter, savourer cette expérience, la décrire dans votre tête et, si possible, l’écrire. À la longue, cela pourrait entraîner tout un changement dans votre vie.

It works if you work! Ça marche si vous le faites!

Hanson, Rick, Hardwiring Happiness,  Harmony Ed., New-York, 2013