Avez-vous besoin de suppléments alimentaires?

De plus en plus de gens sont conscientisés à leur alimentation et veulent être en bonne santé. Souvent confus par diverses publicités sur les vitamines miracles nous promettant vitalité et jeunesse, nous posons des questions qui restent sans réponses. Quels sont nos besoins? Quels produits acheter? Pourquoi certains produits sont plus dispendieux que d’autres?

Qu’est-ce qu’une vitamine?
Les vitamines sont des substances requises en petite quantité pour permettre une bonne métabolisation (phénomène de transformation chimique et biochimique dans tous les tissus de l’organismes). Elles aident aussi à convertir les gras et les hydrates de carbone en énergie et favorisent la construction des os et des tissus. Le corps ne produit à peu près pas de vitamines et minéraux, nous devons les retrouver dans la nourriture ou dans les suppléments.

Nous connaissons deux catégories de vitamines :

  1. Les vitamines liposolubles, c’est-à-dire solubles dans l’eau, elles peuvent s’emmagasiner dans le corps; ce sont les vitamines A, D, E et K.
  2. Les vitamines hydrosolubles, solubles dans l’eau, ne peuvent pas s’emmagasiner, elles sont éliminées dans l’urine; ce sont les vitamines C et les vitamines du complexe B.

Le corps est donc plus sensible à une trop grande quantité des vitamines A et D parce qu’elles peuvent s’accumuler. Il est donc préférable de les consommer au besoin.

Naturelles ou synthétiques?
Les vitamines synthétiques sont de création humaine. En général, elles ont comme base une source naturelle, mais elles contiennent des produits chimiques ou synthétiques ayant pour but d’accroître la stabilité des nutriments.

Elles se présentent souvent sous une forme plus difficile à assimiler. Le corps dépense plus d’énergie pour tenter de les digérer et en retire donc moins de bénéfices.

Sous forme de plantes, elles sont 100 % naturelles et contiennent tous les éléments nécessaires. Elles travaillent ensemble, de façon synergique. Il s’agit toutefois de se procurer ses suppléments d’une compagnie reconnue ou chez un thérapeute, afin de s’assurer de la meilleure qualité d’herbes utilisées.

Quels sont nos besoins?
Il est difficile d’établir avec certitude le besoin de chaque individu. Nous devons tenir compte de l’âge de la personne, du poids, du sexe, ainsi eu du niveau d’activité.

Par exemple, une femme durant sa grossesse, une mère qui allaite son enfant, un athlète qui s’entraîne régulièrement, ont besoin d’un apport nutritionnel plus grand.

L’idéal est une alimentation variée et abondante en aliments d’origine végétale pour couvrir tous nos besoins vitaminiques. Cependant, nous devons être conscients que la qualité des aliments dans les magasins d’alimentation présente certaines déficiences pour les raisons suivantes :

  • La cueillette des aliments avant la maturité, donc manque de soleil;
  • La qualité du sol;
  • Le transport et l’entreposage des aliments (nous connaissons très peu les moyens utilisés pour la conservation);
  • De plus, le raffinage, la transformation et la cuisson des aliments en diminuent l’apport vitaminique.

Les suppléments sont-ils trop chers?
Achèteriez-vous des verres de contact ou un parachute en vous basant seulement sur un prix de rabais? Vous obtenez toujours selon le prix que vous payez. Les vitamines bon marché, qu’on appelle « de source naturelle » contiennent souvent des éléments de remplissage synthétiques. Généralement plus les comprimés sont économiques, plus ils contiennent de ces éléments. De plus, il est bon de savoir que les manufacturiers ne sont plus tenus légalement d’inscrire tous les ingrédients contenus dans le produit sur l’étiquette, ce qui nous invite à être davantage prudents.

Comment choisir vos suppléments?

  1. Choisissez des vitamines naturelles (ingrédients purs) ne contenant aucun additif chimique ou aucun colorant. Votre corps les assimile davantage, par conséquent, vous économisez.
  2. Fiez-vous à la quantité suggérée sur l’étiquette ou consultez un professionnel de la santé si vous croyez en avoir besoin davantage.
  3. Vérifiez la date d’expiration. Les produits peuvent perdre de leur efficacité s’ils ont été trop longtemps en magasin.
  4. Consultez un professionnel de la santé. Certaines vitamines travaillent en synergie. Vous obtiendrez de meilleurs résultats et vous pourrez ainsi économiser.
  5. Soyez prudent concernant les publicités tapageuses ou encore la vente de produits par la poste promettant des résultats miraculeux. Ce sont souvent des produits qui n’ont pas été testés et si vous avez besoin de conseils, vous ne pourrez jamais rejoindre quelqu’un pour répondre à vos questions.
  6. Conservez vos suppléments dans un endroit frais et sec. Certains produits peuvent aussi nécessiter la réfrigération.

Il est important de noter que les suppléments alimentaires ne sont pas des substituts de nourriture.

Notre rythme de vie rapide et nos obligations diverses font que nous ne nous accordons pas toujours le temps de prendre un bon repas. Le stress causé par cette vie trépidante exige beaucoup de notre corps et affaiblit notre système immunitaire. Pour ces raisons, les suppléments sont recommandés comme moyen de prévention, afin de mettre toutes les chances de notre côté. Les divers systèmes et organes du corps humain travaillent en interaction pour le maintien de notre santé, mais il est impératif de leur fournir les nutriments nécessaires.

Une flore intestinale… qu’est-ce que ça mange en hiver?

Afin de favoriser une bonne digestion et de maintenir son côlon en santé, celui-ci a besoin d’un allié, c’est-à-dire sa flore microbienne ou sa flore intestinale dont il était pourvu dès la naissance. Ces micro-organismes qui peuplent notre système digestif, mènent une vie très intense. Ils peuvent être bénéfiques ou pernicieux dépendamment de l’état de son milieu. Sa population au niveau du tube digestif est de 100 000 milliards d’individus dont 400 espèces différentes. Proportionnellement, nous devrions avoir de 80 % à 85 % de bactéries amies vs 15 % à 20 % de bactéries putréfactives. Trop souvent malheureusement, ce pourcentage est inversé. La paroi interne du côlon étant un filtre très fragile, ne devrait laisser passer à travers sa muqueuse que les nutriments essentiels et faire obstacle aux toxines. C’est donc dans son déséquilibre qu’il transforme et laisse passer les microbes qui s’y trouvent. Il devient alors le siège de plusieurs maladies, du fait qu’il augmente considérablement la prolifération de bactéries pernicieuses qui sont propagées insidieusement dans tout notre organisme. C’est pourquoi son état est très précieux et comporte de graves répercussions sur la santé en général. Saine, la flore intestinale riche en immunoglobuline, neutralise les micro-organismes pathogènes (causant des maladies). La constipation ou la diarrhée sont des signes d’une flore intestinale dérangée à cause du phénomène d’absorption par les intestins des matières fécales.

Facteurs causant son déséquilibre
Le stress, la consommation de médicaments, la surconsommation de protéines, les aliments contaminés par des bactéries et des pesticides de toutes sortes, colorants, additifs, conservateurs alimentaires et toutes autres substances indésirables que l’on retrouve légalement dans les aliments de consommation, la pollution de l’air, et enfin l’hypochlorhydrie (excès d’acidité gastrique).

Bienfaits d’une flore saine
Facilite la digestion en permettant une utilisation maximale des aliments ingérés par leur dégradation finale pour être finalement assimilés par notre organisme et en produisant des enzymes digestifs.
Aide à maintenir un taux de cholestérol acceptable dans le sang.
Prévient les infections, en tapissant le tube digestif, elle obstrue les pores dans lesquels pourraient adhérer des micro-organismes pernicieux (effet de barrière).
Redonne au côlon son mouvement original (le péristaltisme) prévenant ainsi constipation, diarrhée, etc.
Contrecarre l’action des agents irritants grâce à ses propriétés antibiotiques et antibactériennes naturelles, prévenant irritations, inflammations, etc.
Contribue à rétablir un ph normal dans le système gastro-intestinal et les conduits urinaires.
Contrôle la croissance des micro-organismes responsables de la production de toxines dans le côlon et évite la putréfaction des aliments dans l’intestin (gaz, ballonnement, etc.).
Renforcit le système immunitaire; selon Kousmine, le milieu intestinal est un champ de bataille immunologique majeur de notre organisme. On peut dire que 70 % de notre système de défense se trouve au niveau du système digestif.

Comment peut-on reconstruire sa flore?
Plusieurs aliments ou suppléments particuliers ont des propriétés thérapeutiques qui ont été vérifiées.
Le réjuvelac; eau fermentée obtenue à partir du blé germé. Lors de cette fermentation, l’acide lactique produit détruit les bactéries nuisibles.
Le kéfir; champignon à bactéries. Le Dr Mokom a consacré sa vie à la recherche sur le kéfir. Il a guéri plusieurs maladies grâce à cette fermentation.
Le filia; ferment lactique, détruit les bactéries intestinales nuisibles et assure un environnement sain et favorable à l’assimilation, la production de vitamines et l’élimination des toxines.
Le jus d’herbe de blé (ou d’orge); obtenu à partir de jeunes feuilles de céréales cultivées, assure une régénération totale de la flore intestinale.
Les lactobacillus, acidophilus et bifidus ou probiotiques; (communément appelés capsule de yogourt) culture pure de bactéries nécessaire au fonctionnement intestinal et présentant de nombreuses vertus thérapeutiques.

L’irrigation colonique est une autre façon de prendre soin de sa santé intestinale. Par l’élimination des déchets parfois accumulés depuis des années, elle élimine microbes, toxines, mauvaises bactéries, champignons à levure, parasites et tout autre micro-organisme pouvant affecter votre organisme. Aussi, l’hygiéniste du côlon devrait procéder à un implant de bactéries lactiques après chaque irrigation pour s’assurer d’une saine reconstitution de la flore intestinale.

Étant l’hôte dès notre naissance d’une flore intestinale, il nous incombe la tâche tout au long de notre vie de la maintenir en équilibre pour toutes les raisons que je viens de vous énumérer. Votre santé dépend de la qualité et de la quantité de ces micro-organismes bénéfiques qui œuvrent sans cesse pour vous. De là, l’importance de votre alimentation… la flore intestinale est ce qu’elle mange…

Quand ma tête a mal au ventre : le lien intestin-cerveau

Depuis quelques années, la per­ception de notre système digestif a changé. Nous savons mainte­nant que notre intestin ne sert pas seulement à digérer des aliments. Cet organe contient des millions de neurones communiquant constamment avec notre cerveau. La santé de notre cerveau commence dans notre intestin, au point où on le surnomme notre second cerveau.

Le lien entre l’intestin et le cerveau est bien réel. Avez-vous déjà eu l’estomac à l’envers en périodes stressantes? Des papillons dans le ventre? Le système digestif est sensible à nos émotions : colère, peur et anxiété peuvent occasionner des problèmes digestifs. Mais le stress est plus qu’une émotion. Manger une alimentation pauvre en nutriments, manger sur le pouce ou encore manger des aliments qui ne nous font pas, c’est aussi stressant pour l’organisme. C’est la raison pour laquelle certains changements d’habitudes de vie et alimentaires peuvent avoir une grande influence sur la digestion et ainsi réduire des symptômes liés au stress comme l’anxiété.

Les aliments affectent directement notre cerveau
Quand on parle du cerveau, les aliments sont nos meilleurs alliés. Toutes nos cellules, hormones et neurotransmetteurs sont faits à partir de ce que l’on mange, en plus d’affecter notre flore intestinale (microbiome). Par exemple, les gras sont les blocs de construction de notre cerveau et contribuent à la production d’hormones, tandis que les protéines aident à la formation des muscles. Ainsi, une alimentation qui nous nourrit, riche en vitamines, en bons gras et en protéines de qualité est souvent l’une des meilleures stratégies lorsque notre humeur a besoin d’un coup de pouce.

Voici les aliments qui seraient les plus susceptibles d’affecter notre humeur en causant de l’inflammation, en modifiant nos hormones et en perturbant notre microbiome : le gluten, les produits laitiers, les organismes génétiquement modifiés, les sucres, les édulcorants et les huiles végétales transformées (soya, canola, maïs) qui sont de plus en plus souvent génétiquement modifiées.

Mais alors qu’est-ce que vous pouvez manger?
Privilégiez les vrais aliments : fruits, légumes, bons gras (huiles d’olive, avocat, noix, poisson), les protéines de qualité (œufs, viandes de pâturage, poissons, volailles). Des aliments anti-inflammatoires qui vous nourrissent nourrissent votre microbiome et redonnent à votre corps ce dont il a besoin. Alors, prêts à vous nourrir pour retrouver le sourire?

La nature au service du défi d’attention

J’aimerais vous faire une confidence. Vivre avec le défi d’attention, c’est rencontrer un éventail de difficultés complexes. Ce côté obscur reçoit trop d’attention et enflamme mon envie de plutôt faire jaillir le positif et l’extraordinaire et d’exposer avec amour le non-sens véhiculé sur le sujet. De cette façon, je peux contribuer à apporter un changement dans vos vies.

Tant de négativité amplifie la lourdeur d’une facette de nous-mêmes, qui rend l’acceptation difficile, alors que c’est la clé.

Nous avons le droit d’être différents. C’est même excellent que nous le soyons. Chaque être vivant est unique. Alors pourquoi faire autant de tapage autour du défi d’attention?

En mettant l’accent sur le côté lumi­neux du défi d’attention, il devient insensé, pour moi, de « gérer » le défi d’attention avec des substances chimiques.

La journaliste en moi a donc fait appel à ses atouts d’investigatrice, convaincue de l’existence d’une avenue naturelle.

Une véritable autoroute de solutions, allant de la nutrition à la supplémentation en passant par l’activité physique et la méditation, s’est manifestée. Ces découvertes sont réunies dans mon livre TDAH : Un pouvoir insoupçonné (disponible sur Amazon).

Sans fondation solide, tout s’écroule
Un ensemble de facteurs est à considérer dans une approche holistique. La façon de nourrir le corps est la base sur laquelle reposent les efforts déployés. Un cerveau en manque de nutriments ne peut fonctionner à son plein potentiel, avoir une concentration béton et une attention inébranlable.

Une alimentation inadéquate équi­vaut à essayer de construire une maison en commençant par le toit!

Les cellules ont besoin d’une quantité de nutriments nettement supé­rieure à celle des apports journaliers recommandés (AJR), établis au début des années 40 afin de prévenir des maladies comme le scorbut et le rachitisme.

Selon le Food and Nutrition Board, (conseil de l’alimentation et de la nutrition) « l’AJR est l’apport alimentaire quotidien moyen suffisant à remplir les besoins de presque tous les individus en bonne santé appa­rente à une étape donnée de la vie et pour chaque sexe ».

Ce conseil définit aussi le terme « besoin » comme « l’apport continuel le plus bas d’un nutriment qui, selon un indicateur de consommation suffisante, permettra de maintenir un degré défini d’équilibre sur le plan nutritionnel ».

Simplement dit, l’AJR équivaut au minimum requis pour prévenir les carences sans toutefois répondre aux besoins des cellules et sans tenir compte de la réalité des temps modernes.

Sols déminéralisés, engrais chimiques et nutrition
Les aliments de consommation ont perdu énormément de leur teneur en nutriments. Le chou, les tomates et les épinards, par exemple, ont perdu près de 80 % de leur teneur en calcium, en fer et en magnésium.

Les carences en vitamines (la vitamine D en particulier) et en minéraux (fer, zinc, magnésium) sont fréquentes chez les personnes avec un défi d’attention.

Leur grande sensibilité aux produits chimiques et artificiels (additifs, colorants alimentaires, édulcorants artificiels, nettoyants, etc.) est l’un des facteurs qui aggravent certains symptômes. Une déficience en nutriments exacerbe davantage le problème.

Diminuer l’impulsivité, l’inattention et l’hyperactivité
En apportant ces quelques changements, ma clarté d’esprit s’est grandement améliorée. Vous avez donc tout à gagner à les essayer.

  1.  Ajoutez un complément alimentaire, des acides gras essentiels et des probiotiques en vous assurant de choisir des produits de qualité pharmaceutique.
  2.  Éliminez autant que possible, sinon complètement, les aliments transformés.
  3. Favorisez une alimentation contenant le moins de sucre possible. L’Organisation mondiale de la Santé recommande un maximum de 25 grammes de sucre par jour.
  4.  Soutenez le système digestif adéquatement en complétant vos repas avec un supplément de fibres de qualité supérieure.

La patience est de mise. Allez-y graduellement et donnez-vous du temps pour constater les bienfaits.