Une fenêtre sur la biochimie du corps

L’analyse Q.F.A. Connaissez-vous votre « milieu intérieur » biologique? Une des plus étonnantes merveilles de la vie, c’est la propriété qu’a le corps de se renouveler, de se réparer et de retrouver l’équilibre. Cependant, ce phénomène nécessite des conditions propices et souvent idéales. D’ailleurs, la vie dans la nature, telle qu’on la connaît, ne peut apparaître que dans certaines conditions particulières de milieu, de température, d’environnement physique et chimique. Dans notre corps, la régulation des processus vitaux dépend pareillement de conditions particulières qu’on surnomme symbiose biochimique. Plus précisément, la tendance à l’état de santé inhérente à chaque organisme réside dans les cellules. C’est-à-dire que la maladie ou la santé est déterminée par le milieu dans lequel vivent nos milliards de cellules. « Chaque cellule dans le corps continue à remplir ses fonctions propres pendant tout son cycle de vie, à condition que son milieu reste en affinité avec elle. » Tant que le milieu est bien adapté aux besoins de la cellule, celle-ci se développe normalement et préserve sa capacité de se renouveler. Certaines cellules se renouvellent constamment :

  • Les cellules sanguines, toutes les 24 ou 36 heures;
  • Les cellules de tissus mous, toutes les 12 semaines;
  • Les cellules osseuses, environ tous les 12 mois.

Bien que certaines altérations soient irréversibles, dont certains circuits comme les centres nerveux, des moyens de compensation s’établissent au moins partiellement.

Les biologistes ont calculé qu’un renouvellement complet du corps se réalise environ tous les sept ans. Un concept optimiste et constructif n’est-ce-pas?

En quoi consiste le milieu intérieur. Nous concevons que l’organisme soit un véritable faisceau d’intentions, d’idées et d’émotions. Mais en vertu de la loi de vie physique, ce sont nos cellules qui constituent notre organisme. Elles nous confèrent nos caractères physiologiques et physiques propres. Le terrain biologique ou l’environnement cellulaire interstitiel assure à nos trillions de cellules, les nutriments, les enzymes, les électrolytes, les vitamines, les minéraux, l’eau ainsi que les hormones nécessaires à leur vitalité et leur bon fonctionnement. Le terrain biologique est donc responsable d’acheminer ces substances favorables à la vie de la cellule pour la production d’énergie ou ATP. L’ATP se veut la combustion que génère la cellule lorsqu’elle s’approprie des matériaux nutritionnels pour en éliminer les sous-produits ou les déchets métaboliques. Bref, les liquides organiques, qui constituent le terrain biologique ou le milieu de vie de la cellule, apportent la nourriture nécessaire et jouent, d’autre part, le rôle d’égout, de voie de drainage et d’élimination.

Comment évaluer l’état du terrain biologique?

La science du terrain biologique implique à la fois l’étude biochimique et physiologique de l’intégrité cellulaire. Le prélèvement et l’analyse spécifique des liquides organiques s’avèrent les meilleurs moyens de connaître l’état de nos cellules.

Les liquides organiques possèdent certaines caractéristiques spécifiques et transportent un niveau d’éléments qui peuvent être mesurés et comparés à des normes d’équilibre biochimique. Cet équilibre est la régulation spontanée des processus vitaux et se reflète sur la qualité de la cellule. Ces éléments se retrouvent dans le sang, la lymphe, l’urine et la salive. L’évaluation quantitative des éléments devient un paramètre très révélateur pour comprendre les faiblesses métaboliques et systémiques de l’organisme. De plus, l’effet synergique de ces éléments est notamment significatif. C’est pourquoi une interprétation professionnelle d’un(e) naturopathe spécialisé(e) s’avère indispensable.

La médecine nutritionnelle ou la naturopathie s’intéresse au terrain biologique depuis plusieurs années. Récemment, la science a perfectionné un outil capable de mesurer avec efficacité et fiabilité les éléments des liquides organiques.

Le Ph, le niveau d’oxydation, la capacité digestive et enzymatique, les carences nutritionnelles, l’âge biologique sont parmi les précieuses informations que l’on peut en retirer. Cet appareil n’est pas un outil de diagnostic conventionnel, mais plutôt un guide préventif. Les résultats permettent d’apporter des corrections nutritionnelles nécessaires afin d’assurer un bon fonctionnement métabolique optimal. Cette mesure préventive pourra contribuer éventuellement à diminuer les facteurs dommageables nous prédisposant aux maladies dégénératives. La prévention aura toujours meilleur goût quand on parle de santé. Devenez donc maître de votre corps et apportez des changements concrets à vos habitudes de vie, Les bénéfices seront en votre faveur!

L’épigénétique : votre fourchette influence votre ADN!

« Ce n’est pas de ma faute, c’est dans mes gènes! » est une phrase que j’entends souvent en clinique. Pour certains, cela signifie que l’on peut manger pratiquement n’importe quoi sans prendre une once tandis que pour d’autres, il existe un plus grand risque de développer certaines maladies.

Et si nos gènes ne contrôlaient pas notre destin et que des actions comme celles liées à notre alimentation pouvaient changer leur expression? Cela pourrait avoir toute une influence sur la façon dont on pourrait prévenir et traiter plusieurs problèmes de santé.

On appelle « épigénétique » cette science qui étudie l’influence de notre environnement sur nos gènes, tandis que la nutrigénomique étudie plus spécifiquement l’influence de notre alimentation sur eux.

Ce que l’on mange, notre niveau d’activité physique, la qualité de notre sommeil, nos pensées et nos relations avec les autres auraient le pouvoir d’allumer ou d’éteindre certains gènes. Oui, comme un interrupteur. Nous avons donc la capacité d’allumer les gènes qui nous prédisposent à certaines maladies comme la dépression ou le diabète. Par exemple, les bleuets, le thé vert ou encore les sulforaphanes du brocoli sont reconnus pour aider à réparer les dommages à notre ADN grâce à leur richesse en antioxydants, en prévenant entre autres le déve­loppement de certains cancers. Nous n’avons donc pas besoin de nous asseoir et d’attendre de devenir malades : nous pouvons agir dès maintenant.

On est ce que l’on mange, mais connaître l’impact que peut avoir notre alimentation sur nos gènes donne une autre perspective à cette idée. D’après le biologiste cellulaire Dr Bruce H. Lipton, le secret de la vie résiderait dans nos membranes cellulaires et non dans notre ADN comme on l’a pensé pendant longtemps. Les membranes de nos cellules reçoivent des signaux de l’environnement avant d’exprimer ou non certains gènes. Heureusement, grâce à l’épigénétique, nous pouvons influencer nos gènes par le biais de notre alimentation et de notre style de vie. Nos gènes ne sont pas notre destin, mais la première ébauche du scénario d’un film. Beaucoup de changements sont possibles lors du processus de création, c’est-à-dire de notre vie. Alors à nous de faire nos choix.

La détox ultime

Mars est le mois de la nutrition.
Les « détox » ont gagné en popularité ces dernières année. Il y a la détox hypotoxique, la détox au jus, la détox aux fruits et la détox au chou! Mais quel est le meilleur moyen de permettre au corps se détoxifier de l’intérieur?

Je vous parlerai donc aujourd’hui de la détox ultime : le jeûne de courte durée. C’est la plus facile, la plus économique et, à mon avis, la plus efficace qui soit. En prime, elle vous fera économiser du temps. Tout ce dont vous avez besoin, c’est de volonté. Laissez-moi maintenant vous expliquer comment j’ai découvert le jeûne, pourquoi on préconise un jeûne de 24 heures et, finalement, comment procéder.

Lors de mon plus récent voyage en Inde, j’ai eu l’opportunité de jeûner durant neuf jours. J’ai tout de même eu droit à deux grands verres d’eau aromatisée au jus d’une demi-orange durant les quatre derniers jours; je sais, j’ai été gourmand. Puis, j’ai mangé 100 % cru durant 12 jours. L’objectif n’était pas de perdre du poids, mais bien de me détoxifier. À noter que j’étais sous supervision. Je ne vous recommande pas d’essayer cela à la maison. Je vous recommande par contre un jeûne d’une durée de 24 heures, si vous êtes en bonne santé générale. Évidemment, il est toujours prudent de demander l’avis d’un professionnel de la santé compétent au préalable.

Pourquoi un jeûne de 24 heures?
De plus en plus d’études démontrent les bienfaits d’un jeûne de courte durée. En effet, le jeûne aurait des effets bénéfiques sur le système immunitaire, réduirait l’inflammation et ralentirait le vieillissement prématuré du corps. Il préviendrait même le développement de certaines cellules cancéreuses. Comment? En stimulant un processus appelé autophagie. Sans faire un exposé universitaire sur le fonctionnement de la cellule et de ses diverses composantes, disons que l’autophagie serait une sorte de « recyclage » des cellules. Certains éléments défectueux de la cellule sont détruits pour faire place à de nouvelles composantes plus efficaces et plus en santé. Un peu comme un feu de forêt permet à la forêt de se doter de nouveaux arbres plus en santé. Ainsi, l’autophagie contribue à éliminer les régions toxiques de la cellule pour éviter des infections. C’est pourquoi je considère le jeûne comme étant la détoxification ultime.

Comment jeûner?
• Premièrement, il faut préparer le corps et avoir une bonne hygiène de vie générale. Réduisez votre consommation de caféine et d’autres stimulants durant un mois avant un jeûne (vous ferez ainsi une mini détox). En effet, il est très difficile de jeûner pour une personne qui boit plusieurs tasses de café ou de thé par jour.
• Supposons que vous désirez jeûner demain. Vous souperez ce soir et ne mangerez de nouveau qu’au souper demain. Pour vos deux soupers, consommez des aliments faciles à digérer, tels que fruits et légumes biologiques crus (rappelez-vous que l’objectif est de se détoxifier, pas d’ingérer des pesticides chimiques!), et peu de viande et de grains.
• Durant le jeûne, assurez-vous de boire beaucoup d’eau. Apportez une bouteille d’eau avec vous si vous sortez.
• Si vous ressentez une grande baisse d’énergie, consommez de l’eau chaude (pas bouillante) et ajoutez-y une cuillerée à soupe de miel.
• Deux heures avant de recommencer à manger, buvez de l’eau chaude additionnée du jus d’un demi-citron biologique. Cela aidera à réveiller doucement votre système digestif.
• Vous pouvez faire ce jeûne deux fois par mois. La première fois est la plus difficile. Vous constaterez que le corps possède son propre égo (sourire).

S’il vous était impossible de rester complètement à jeun en raison de votre niveau d’activité, je vous suggère de manger uniquement des fruits biologiques crus durant cette période de 24 heures. C’est une bonne façon de faire son premier jeûne. Rappelez-vous que la première fois est la plus difficile.

En terminant, le jeûne de courte durée permet au corps de se revita­liser, de se reconstruire et de se purifier. C’est une façon simple de « catapulter » votre santé.

Bonne détox ultime!

La nature au service du défi d’attention

J’aimerais vous faire une confidence. Vivre avec le défi d’attention, c’est rencontrer un éventail de difficultés complexes. Ce côté obscur reçoit trop d’attention et enflamme mon envie de plutôt faire jaillir le positif et l’extraordinaire et d’exposer avec amour le non-sens véhiculé sur le sujet. De cette façon, je peux contribuer à apporter un changement dans vos vies.

Tant de négativité amplifie la lourdeur d’une facette de nous-mêmes, qui rend l’acceptation difficile, alors que c’est la clé.

Nous avons le droit d’être différents. C’est même excellent que nous le soyons. Chaque être vivant est unique. Alors pourquoi faire autant de tapage autour du défi d’attention?

En mettant l’accent sur le côté lumi­neux du défi d’attention, il devient insensé, pour moi, de « gérer » le défi d’attention avec des substances chimiques.

La journaliste en moi a donc fait appel à ses atouts d’investigatrice, convaincue de l’existence d’une avenue naturelle.

Une véritable autoroute de solutions, allant de la nutrition à la supplémentation en passant par l’activité physique et la méditation, s’est manifestée. Ces découvertes sont réunies dans mon livre TDAH : Un pouvoir insoupçonné (disponible sur Amazon).

Sans fondation solide, tout s’écroule
Un ensemble de facteurs est à considérer dans une approche holistique. La façon de nourrir le corps est la base sur laquelle reposent les efforts déployés. Un cerveau en manque de nutriments ne peut fonctionner à son plein potentiel, avoir une concentration béton et une attention inébranlable.

Une alimentation inadéquate équi­vaut à essayer de construire une maison en commençant par le toit!

Les cellules ont besoin d’une quantité de nutriments nettement supé­rieure à celle des apports journaliers recommandés (AJR), établis au début des années 40 afin de prévenir des maladies comme le scorbut et le rachitisme.

Selon le Food and Nutrition Board, (conseil de l’alimentation et de la nutrition) « l’AJR est l’apport alimentaire quotidien moyen suffisant à remplir les besoins de presque tous les individus en bonne santé appa­rente à une étape donnée de la vie et pour chaque sexe ».

Ce conseil définit aussi le terme « besoin » comme « l’apport continuel le plus bas d’un nutriment qui, selon un indicateur de consommation suffisante, permettra de maintenir un degré défini d’équilibre sur le plan nutritionnel ».

Simplement dit, l’AJR équivaut au minimum requis pour prévenir les carences sans toutefois répondre aux besoins des cellules et sans tenir compte de la réalité des temps modernes.

Sols déminéralisés, engrais chimiques et nutrition
Les aliments de consommation ont perdu énormément de leur teneur en nutriments. Le chou, les tomates et les épinards, par exemple, ont perdu près de 80 % de leur teneur en calcium, en fer et en magnésium.

Les carences en vitamines (la vitamine D en particulier) et en minéraux (fer, zinc, magnésium) sont fréquentes chez les personnes avec un défi d’attention.

Leur grande sensibilité aux produits chimiques et artificiels (additifs, colorants alimentaires, édulcorants artificiels, nettoyants, etc.) est l’un des facteurs qui aggravent certains symptômes. Une déficience en nutriments exacerbe davantage le problème.

Diminuer l’impulsivité, l’inattention et l’hyperactivité
En apportant ces quelques changements, ma clarté d’esprit s’est grandement améliorée. Vous avez donc tout à gagner à les essayer.

  1.  Ajoutez un complément alimentaire, des acides gras essentiels et des probiotiques en vous assurant de choisir des produits de qualité pharmaceutique.
  2.  Éliminez autant que possible, sinon complètement, les aliments transformés.
  3. Favorisez une alimentation contenant le moins de sucre possible. L’Organisation mondiale de la Santé recommande un maximum de 25 grammes de sucre par jour.
  4.  Soutenez le système digestif adéquatement en complétant vos repas avec un supplément de fibres de qualité supérieure.

La patience est de mise. Allez-y graduellement et donnez-vous du temps pour constater les bienfaits.