Une flore intestinale… qu’est-ce que ça mange en hiver?

Afin de favoriser une bonne digestion et de maintenir son côlon en santé, celui-ci a besoin d’un allié, c’est-à-dire sa flore microbienne ou sa flore intestinale dont il était pourvu dès la naissance. Ces micro-organismes qui peuplent notre système digestif, mènent une vie très intense. Ils peuvent être bénéfiques ou pernicieux dépendamment de l’état de son milieu. Sa population au niveau du tube digestif est de 100 000 milliards d’individus dont 400 espèces différentes. Proportionnellement, nous devrions avoir de 80 % à 85 % de bactéries amies vs 15 % à 20 % de bactéries putréfactives. Trop souvent malheureusement, ce pourcentage est inversé. La paroi interne du côlon étant un filtre très fragile, ne devrait laisser passer à travers sa muqueuse que les nutriments essentiels et faire obstacle aux toxines. C’est donc dans son déséquilibre qu’il transforme et laisse passer les microbes qui s’y trouvent. Il devient alors le siège de plusieurs maladies, du fait qu’il augmente considérablement la prolifération de bactéries pernicieuses qui sont propagées insidieusement dans tout notre organisme. C’est pourquoi son état est très précieux et comporte de graves répercussions sur la santé en général. Saine, la flore intestinale riche en immunoglobuline, neutralise les micro-organismes pathogènes (causant des maladies). La constipation ou la diarrhée sont des signes d’une flore intestinale dérangée à cause du phénomène d’absorption par les intestins des matières fécales.

Facteurs causant son déséquilibre
Le stress, la consommation de médicaments, la surconsommation de protéines, les aliments contaminés par des bactéries et des pesticides de toutes sortes, colorants, additifs, conservateurs alimentaires et toutes autres substances indésirables que l’on retrouve légalement dans les aliments de consommation, la pollution de l’air, et enfin l’hypochlorhydrie (excès d’acidité gastrique).

Bienfaits d’une flore saine
Facilite la digestion en permettant une utilisation maximale des aliments ingérés par leur dégradation finale pour être finalement assimilés par notre organisme et en produisant des enzymes digestifs.
Aide à maintenir un taux de cholestérol acceptable dans le sang.
Prévient les infections, en tapissant le tube digestif, elle obstrue les pores dans lesquels pourraient adhérer des micro-organismes pernicieux (effet de barrière).
Redonne au côlon son mouvement original (le péristaltisme) prévenant ainsi constipation, diarrhée, etc.
Contrecarre l’action des agents irritants grâce à ses propriétés antibiotiques et antibactériennes naturelles, prévenant irritations, inflammations, etc.
Contribue à rétablir un ph normal dans le système gastro-intestinal et les conduits urinaires.
Contrôle la croissance des micro-organismes responsables de la production de toxines dans le côlon et évite la putréfaction des aliments dans l’intestin (gaz, ballonnement, etc.).
Renforcit le système immunitaire; selon Kousmine, le milieu intestinal est un champ de bataille immunologique majeur de notre organisme. On peut dire que 70 % de notre système de défense se trouve au niveau du système digestif.

Comment peut-on reconstruire sa flore?
Plusieurs aliments ou suppléments particuliers ont des propriétés thérapeutiques qui ont été vérifiées.
Le réjuvelac; eau fermentée obtenue à partir du blé germé. Lors de cette fermentation, l’acide lactique produit détruit les bactéries nuisibles.
Le kéfir; champignon à bactéries. Le Dr Mokom a consacré sa vie à la recherche sur le kéfir. Il a guéri plusieurs maladies grâce à cette fermentation.
Le filia; ferment lactique, détruit les bactéries intestinales nuisibles et assure un environnement sain et favorable à l’assimilation, la production de vitamines et l’élimination des toxines.
Le jus d’herbe de blé (ou d’orge); obtenu à partir de jeunes feuilles de céréales cultivées, assure une régénération totale de la flore intestinale.
Les lactobacillus, acidophilus et bifidus ou probiotiques; (communément appelés capsule de yogourt) culture pure de bactéries nécessaire au fonctionnement intestinal et présentant de nombreuses vertus thérapeutiques.

L’irrigation colonique est une autre façon de prendre soin de sa santé intestinale. Par l’élimination des déchets parfois accumulés depuis des années, elle élimine microbes, toxines, mauvaises bactéries, champignons à levure, parasites et tout autre micro-organisme pouvant affecter votre organisme. Aussi, l’hygiéniste du côlon devrait procéder à un implant de bactéries lactiques après chaque irrigation pour s’assurer d’une saine reconstitution de la flore intestinale.

Étant l’hôte dès notre naissance d’une flore intestinale, il nous incombe la tâche tout au long de notre vie de la maintenir en équilibre pour toutes les raisons que je viens de vous énumérer. Votre santé dépend de la qualité et de la quantité de ces micro-organismes bénéfiques qui œuvrent sans cesse pour vous. De là, l’importance de votre alimentation… la flore intestinale est ce qu’elle mange…

L’équilibre dans le déséquilibre

Le conseil d’Hyppocrate

Le conseil et remède donné par le père de la médecine « Que ton aliment soit ton premier médicament » demeure toujours en force, et à plus forte raison… Vous connaissez, pour la plupart de vous, les méfaits d’une alimentation déséquilibrée. Plusieurs travaux ont traité ce sujet.

La santé et l’équilibre entre l’assimilation et l’élimination…

Parlons tout d’abord d’assimilation. Pour tous ceux et celles qui tiennent à leur santé, et font d’innombrables efforts, je vous donne ici les règles de base.

Première règle : la mastication

Pas de mastication, pas de digestion possible. Autrement les enzymes digestives ne pourront pénétrer dans la particule alimentaire si celle-ci est trop grosse. En pénétrant dans la particule, l’enzyme fait éclater sa chaîne moléculaire afin que les nutriments soient dirigés aux bons endroits et assimilés par l’organisme. Autrement, les aliments trop gros pour être bien digérés iront au seul endroit prévu pour les déchets : le côlon. Tant de temps et argent gaspillés inutilement…

Une réaction chimique se produit sous l’effet de la fermentation et de la putréfaction de ces aliments. J’utilise souvent cette comparaison : l’effet pop corn. Tout comme celui-ci, vos aliments éclateront sous forme de gaz et causeront gonflement et ballonnement. Sachez aussi qu’un repas bien mastiqué nourrit plus, donc moins besoin d’une grande quantité pour être rassasié. Avis à ceux et celles qui veulent perdre du poids.

Deuxième règle : Évitez de boire en mangeant

Lorsque vous mastiquez, le mouvement de votre mâchoire annonce au cerveau que vous êtes en train de manger. Celui-ci avertit les organes du système digestif. Ce dernier produit alors un liquide appelé sucs digestifs ainsi que les enzymes digestives, qui devront se mêler à votre nourriture avalée, appelé le bol alimentaire. Mais qu’arrive-t-il si je bois? Le liquide ingéré diluera les sucs digestifs et tuera presque toutes vos enzymes. Résultat… perturbation de la digestion, fatigue, gaz et ballonnement.

Troisième règle : Attendre au moins 1 heure après un repas avant de boire un liquide quelconque ou de manger un dessert… fruits inclus

Si cette dernière règle n’est pas observée, vous annulerez les effets des 2 premières. Car boire immédiatement après le repas, revient à dire que vous avez bu en mangeant. Le processus de digestion n’étant qu’à son début et votre repas toujours dans l’estomac. Résultat… perturbation de la digestion, fatigue, gaz et ballonnement.

Bien se nourrir est une preuve d’amour envers soi-même. N’attendez pas d’y être obligé. Les changements doivent se faire dans le plus grand respect de soi, à son rythme et avec patience… vous y arriverez. En le faisant, vous assurez à votre corps tous les outils indispensables et nécessaires afin qu’il puisse fournir le rendement auquel vous vous attendez légitimement de lui. Vous voulez maximiser votre investissement… alors assimilez ce que vous mangez.

L’élimination

Une intoxication provoquée par l’accumulation de ses déchets produit des toxines qui circulent librement à travers notre sang.

Mangez cru, vivant un peu à chaque repas. Un bon ratio de 50 % cru et de 50 % cuit est très acceptable et suffit à obtenir suffisamment de fibres qui agiront comme une brosse à longs poils, qui se mélangeront au bol alimentaire et avec l’aide du mouvement péristaltique, le fera avancer, et le rendre à terme sans coller sur la muqueuse intestinale. Encore plus important si vous avez consommé des aliments raffinés.

Nous savons que l’organisme ne peut éliminer que 70 % de ses déchets, et ceci dans les meilleures conditions c’est-à-dire malgré 2 ou 3 mouvements intestinaux quotidiennement. Trouvez ce qui vous convient pour le nettoyer, car n’oubliez pas que la santé est l’équilibre entre ce qui entre et ce qui sort.