Être soi-même

Être soi-même, c’est savoir manifester sa personnalité telle qu’elle est, sans artifice, sans masque, sans hypocrisie.

Être soi-même, c’est ne pas fléchir devant les influences indues, tout en sachant respecter les autres.

Être soi-même, c’est avoir confiance en ses moyens, en ce que l’on fait, en ce que l’on pense, sans pour autant rejeter bêtement l’opinion des autres. Mais pour être soi-même, il faut se connaître, ce n’est pas facile parce que généralement, on a tendance à s’entretenir d’illusions sur sa petite personne. Il faut en tenir compte.

Pour être soi-même, il faut s’accepter tel qu’on est, il ne faut pas chercher à devenir ce qu’on n’est pas ou à se faire passer pour un autre, ou pis encore, à se prendre pour un autre.

Pour être soi-même, cela implique une volonté de faire éclore les talents et les qualités dont on dispose et en faire le meilleur usage.

Être soi-même, c’est ce qu’on a dans son jardin, et non ce qu’il y a dans le jardin de l’autre.

Votre plus grande victoire sera votre capacité d’avoir pu développer votre confiance.

Soyez patients, les transplantations se font difficilement, c’est votre persévérance et votre ténacité qui vont vous permettre d’être vous-même.

Votre principe masculin est-il dominant?

Chaque personne est constituée d’un principe féminin et d’un principe masculin. Par contre, selon le plan de vie de chacun, il y en a un qui est présent plus souvent et qui donne le pas à l’autre.

Par exemple, une personne qui se dirige dans le domaine scientifique va devoir avoir un principe masculin dominant. Une autre qui est plutôt artiste vivra le contraire, son féminin sera plus actif. Si une personne se dirige dans l’aide aux autres, le domaine social, et si elle ne laisse pas l’intuition de son côté féminin se manifester, elle ne pourra pas être véritablement au service de l’autre, car elle s’accrochera surtout aux techniques apprises.

Voici quelques indices pour savoir à quel moment votre principe masculin est à l’œuvre.

  • Vous aimez prendre le temps de réfléchir avant de prendre une décision au lieu d’être spontané.
  • Vous voulez que les informations soient précises, vous donnez plein de détails pas toujours nécessaires pour les autres.
  • Quand vous désirez quelque chose, vous restez très persévérant, vous avez de la difficulté à changer d’idée.
  • Vous aimez les choses concrètes, si c’est trop vague ou irréel pour vous, vous ne vous sentez pas bien.
  • Vous êtes plus rationnel qu’intuitif.
  • Vous vous sentez plus à l’aise de donner que de recevoir.
  • Vous êtes gauche dans l’expression de vos sentiments. Vous préférez montrer votre force et votre courage.
  • Vous passez à l’action rapidement, sans savoir si cette dernière répond véritablement à votre besoin.

L’important est de se souvenir que lorsque votre principe masculin est à l’œuvre, si vous ne laissez pas votre principe féminin l’aider en quoi que ce soit, il s’avérera difficile pour vous de savoir si vous répondez véritablement à votre besoin.

Prenons l’exemple d’une personne qui réfléchit à ses futures vacances. La force de son principe masculin consiste à savoir les actions à prendre pour arriver à son but. Son principe féminin lui dira comment elle se sent avec les différents choix qu’elle a en tête. Le principe féminin saura également pourquoi elle veut prendre des vacances, c’est-à-dire à quel besoin cela répondra. Ensuite, c’est le principe masculin qui sait le meilleur moment ainsi que les actions à poser pour manifester ces vacances.

Donc, peu importe le principe prédominant (celui qui passe avant l’autre) si vous laissez les deux se compléter et s’entraider au besoin, tout se passera bien.

Revenons à l’exemple du thérapeute avec une dominance masculine, mais qui accepte son principe féminin. Il commencera la rencontre avec son client en utilisant les méthodes apprises et, peu à peu, il laissera sa capacité de sentir et son intuition le guider pour décider quelle méthode utiliser avec son client.

Si le thérapeute est dominant féminin, il débutera l’entrevue en posant des questions en se basant sur ce qu’il ressent de la personne et s’il ne veut pas accepter l’aide de son côté masculin, il risque de se laisser distraire par les propos du client et la consultation ira dans tous les sens. Il perdra le fil de l’entretien. Il manquera de direction et de méthode précise, le propre du principe masculin.

Il est possible, de plus, que vous vous aperceviez que, dans le domaine personnel, un principe est dominant et dans un autre secteur, professionnel par exemple, l’autre principe est dominant. Il importe peu à quel moment ou dans quel domaine un principe est conducteur, l’important est de se rappeler que les deux doivent être complices, des partenaires dans votre vie.

Le grand avantage à avoir de bonnes relations entre vos deux principes est que cela vous aidera à vivre de bien meilleures relations avec les personnes des deux sexes. Vous pouvez donc vérifier votre capacité à laisser les deux principes bien s’entendre en vous, en étant attentifs à vos relations autant personnelles que professionnelles.

Précisez vos attentes et arrêtez d’attendre

Avez-vous remarqué que la plupart des gens attendent toujours après quelque chose? Un boulot plus intéressant, une plus grande maison, un conjoint plus attentionné, une voiture plus récente, les prochaines vacances, etc.

La liste semble interminable… Mais combien de personnes peuvent exprimer ce qu’elles souhaitent vraiment avec la plus grande exactitude?

Il y a quelques semaines, une dame me partageait à la fin de l’une de mes conférences que son conjoint rêvait depuis plusieurs années que ses jeux éducatifs soient disponibles en magasin. Eh bien, il a réussi à y arriver… sauf qu’il avait oublié un petit détail… de demander ou de préciser que son souhait lui rapporte de l’argent! Vous connaissez le vieil adage : « Demandez et vous recevrez », et bien en voici un nouveau : « Précisez ce que vous demandez… si vous voulez vraiment obtenir ce que vous désirez! ».

Ironiquement, lorsque nous ne savons pas exactement ce que nous voulons, la vie se charge de nous envoyer un peu n’importe quoi ou n’importe qui! C’est alors que la voiture de vos rêves se matérialise en modèle réduit, et que l’homme ou la femme de vos rêves finit par fréquenter votre voisin ou votre voisine! Avez-vous déjà reçu quelque chose que vous ne vouliez absolument pas et pourtant vous l’avez eu quand même? Pensez-y quelques instants…

Le véritable secret, c’est L’ACTION… Croyez-moi, si vous attendez après quelque chose en ne faisant rien et en vous disant que vous avez simplement à y penser pour l’obtenir, vous manquerez le BATEAU! Ce n’est pas pour rien qu’au cinéma on crie ACTION lorsqu’on débute le tournage d’une scène… comme nous sommes les ACTEURS de notre vie, il faut BOUGER!!!

Ce qui m’amène à présenter une question que plusieurs me demandent constamment : Roulement de tambour… la voici : « Si je veux obtenir 1 000 000 $, est-ce que je vais l’avoir? » Badabing, vive la pensée magique!

Alors voici ma réponse : « Cela dépend vraiment de ce que vous êtes prêt à faire pour l’obtenir! ». Naturellement, je parle ici de façons nobles d’y parvenir… En réalité, ce n’est pas le montant d’argent qui importe, mais bien des moyens, de l’audace, de l’originalité, de la créativité et de la persévérance que vous allez y mettre…

L’empire des têtes à claques a débuté avec des poupées achetées au Magasin du dollar, le colonel Sanders faisait du porte-à-porte pour tenter de vendre sa recette de poulet, Chris Gardner dormait dans la rue et dans les toilettes publiques avec son jeune fils avant de devenir multimillionnaire!

Lorsqu’on désire quelque chose, il y a toujours un prix à payer!

Cela demande parfois beaucoup de temps, des sacrifices et parfois on doit s’y prendre à plusieurs reprises avant de réussir. Le colonel Sanders avait obtenu plus d’une centaine de refus avant de trouver preneur pour sa recette! Ce fut la même chose pour les têtes à claques… des refus, ils en ont eu…

Voici 5 actions, non pas uniquement pour devenir multimillionnaire, mais bien pour atteindre plus facilement vos objectifs.

UN, divisez vos actions en petites séquences : faites, à tous les jours, un petit quelque chose pour vous rapprocher de ce que vous désirez.

DEUX, trouvez un objet, un symbole qui vous rappelle votre engagement : ex. : sur mon bureau, j’ai une petite tortue en bronze qui me rappelle à tous les jours d’avancer lentement, mais sûrement!

TROIS, faites la liste des avantages à obtenir ce que vous désirez.

QUATRE, faites la liste des conséquences qui vous attendent… si vous ne passez pas à l’action! : croyez-moi, ce simple exercice vous incitera à passer à L’ACTION!

CINQ, fréquentez des gens d’action qui ont du PEP!

En terminant, si vous n’y croyez pas, qui y croira à votre place?

Photo 101 : Penser, c’est créer!

Je vous disais peut-être que mon rêve d’enfance est d’écrire un livre, je le chéris, mais je n’en fais pas mon obsession. Puis, avec le projet photo Défi 365 (une photo par jour pendant un an), la visibilité de mon travail a augmenté. Un nombre grandissant de gens suit mes photos et mes écrits diffusés en ligne et ce quotidiennement. Puis un jour, une amie a accepté d’être réviseure de mon premier livre-photo. « Wow! » Et tout dernièrement, une graphiste qui m’était inconnue et qui suivait mon Blog m’a proposé ses services de mise en page. « Double wow! » Que me réserve la suite? Quoi faire maintenant? Eh bien, j’ai décidé de me concentrer sur mes passions pour terminer mon projet tel que prévu le 31 décembre 2011 et d’accepter toute cette aide et belle énergie qui se manifestent dans ma vie! Ça semble presque trop facile. « Ce livre-là va voir le jour! J’y crois. Je le sens. Je le sais. » Ce que je vis est la manifestation que tout rêve peut devenir réalité? Visualiser et chérir mon projet lui donnera naissance. J’obtiens ce que je veux par la pensée. Donc lorsque je Pense, je Crée! Ah?

J’entends déjà les sceptiques qui disent que c’est de la pensée magique et que je fabule. Je comprends. Je comprends, car j’étais moi aussi sceptique et que je suis encore abasourdie quand des petits miracles m’arrivent. Alors, ça va, mais admettons que pour le temps de cet article, dans le présent, je propose de se laisser porter par ce concept du pouvoir de la pensée et qu’on s’entende pour y croire. C’est bon? Continuons.

Je n’invente rien ici. Les Sigmund Freud, Eckhart Tolle, Deepak Chopra, Mike Dooley et autres leaders de croissance personnelle de ce monde vous diront tous que vivre sa vie de rêve est possible. Selon leurs dires, c’est le pouvoir fabuleux de la pensée et de l’inconscient qui forgent nos rêves, nos aspirations et notre vie de tous les jours. Vraiment? Vous vous opposerez peut-être. Notre vie suit nos pensées. Par exemple, « Qu’arrivera-t-il si je pense inconsciemment que je ne mérite pas d’être heureux? » Bon point. D’où l’importance d’être d’abord conscient de ses propres pensées, de ses voix intérieures ou de ses croyances qui sont souvent tellement profondes et ancrées qu’elles ont une emprise plus grande que nous voulons le croire. Ensuite vient le choix de nourrir ou pas ses pensées qui traversent notre esprit.

« Mais comment ça marche? » Les gens me demandent souvent de donner des exemples, des trucs. Bon, c’est comme la fois où je disais à tout le monde que je partais en voyage! Les gens me demandaient « Tu pars quand? Tu pars où? Avec qui? » Je répondais : « Ça s’en vient! Je ne connais pas les détails, mais je pars en voyage! » J’étais convaincue. J’avais même commencé à mettre de côté des petites camisoles et des « gougounes » pour mes valises. Et un soir, en terminant le travail, le téléphone a sonné : « Madame Lauzon, nous aurions besoin d’une photographe à Cuba dans 1 semaine. Notre photographe nous a laissé tomber à la dernière minute. Nous avons vu votre travail et espérons grandement que vous soyez disponible. » À quelques jours d’avis, je partais pour Cuba, seule avec mon équipement. J’ai rencontré un couple heureux et des invités joyeux dans un manoir luxueux près d’une mer de cristal bleue. L’abondance venait de frapper à ma porte! Toc toc.

Dans le jargon de la croissance personnelle, plusieurs appellent les situations comme celles-ci des « manifestations ». Nul besoin que ce soit aussi imposant qu’un voyage, car finalement toute la vie n’est formée que de manifestations de l’esprit. Tout est « commandé » par la pensée, en tout temps. J’appelle souvent la vie mon « jeu vidéo », dont je suis le héros. JE décide. C’est moi qui pense et qui influence ce qui se passe dans mes épisodes de « jeu vidéo », puis c’est encore moi qui déciderai quelle attitude je prendrai face aux situations données. Je ne parle pas de volonté, mais bien de pensées profondes qui iront dicter les actions de manière consciente ou inconsciente.

Vous voulez des trucs concrets à essayer pour vous manifester la vie rêvée? Selon mon expérience, il faut d’abord établir la liste de ce que vous désirez vraiment dans la vie. C’est une étape très importante. Essayez d’abord un petit but anodin pour tester le processus de la manifestation, par exemple « J’aimerais voir une plume d’oiseau » ou encore « J’aimerais trouver de l’argent. » Ressentez ce vœu dans votre corps, comme si vous l’aviez déjà dans vos mains, devant vos yeux. Ne pensez pas au « comment l’obtenir » ni au « quand ». Souriez simplement, ouvrez l’esprit et visualisez l’objet en question

Deuxième étape : Laissez aller le vœu en question. En d’autres mots, oubliez-le du mieux que vous pouvez. Selon les bouddhistes, ce serait la notion (simplifiée) du non-attachement qui renvoie au fait de ne pas s’accrocher aux choses, aux gens ou aux événements. Il faut les laisser aller.

Puis, comme troisième et dernière étape, soyez conscient, sereinement, des signes qui sont liés de près ou de loin à la réalisation de votre vœu. Par exemple, si vous entrez une phase de manifestation d’argent et que vous trouvez un sou noir par terre, ramassez-le! La « magie » commence déjà à s’opérer. Gratitude! Votre vœu se réalise à petite échelle! Pour l’Univers, un petit sou noir ou un million de dollars, c’est la même chose. Le chemin est tracé. Votre demande a été entendue. Remerciez et demandez même de renforcer les manifestations.

« Vos pensées sont des aimants puissants et attrayants qui s’attirent les uns les autres. Les pensées s’attirent entre elles, et vous attirez les pensées auxquelles vous prêtez attention. Ceux qui parlent le plus de prospérité en jouissent, et ceux qui parlent le plus de maladie ou pauvreté en souffrent. » – Esther et Jerry Hicks

Comment avoir confiance que le vœu se réalisera? Il suffit de s’ancrer dans la certitude de la réussite. Par exemple : « Je SAIS que j’aurai toujours de l’argent. » ou encore « Je SAIS que je réussirai ce cours. » Affirmer avec fermeté. Ressentez-le. Vous « SAVEZ » que ceci ou cela arrivera, donc ça ne sert à rien de s’y accrocher ou de s’inquiéter, ça arrivera. Avec de la certitude, de la persévérance et surtout du non-attachement, votre croisière, votre conjoint parfait, votre maison aux plafonds très hauts, etc., seront bientôt dans vos vies! Si vous avez un moment de déprime, accrochez-vous aux petits signes et dites-vous que ça s’en vient. Dans cette optique, la femme qui désire être enceinte remerciera chaque « bedon » qu’elle croisera dans la rue, car il s’agit d’un signe que l’Univers a entendu son souhait que bientôt elle aussi sera enceinte.

Pensez que maintenant, à cet instant, vous êtes en train de créer… En train de créer votre propre avenir. – Sara Paddison

Et si nous allions au-delà de se manifester des trucs « extraordinaires » et que nous revenions à la vie de tous les jours? Apparemment, on se manifesterait 100 % de ce qui nous arrive? Vous savez, le nouvel emploi, l’accident, l’augmentation de salaire, la maladie, le cercle d’amis qui change, le nouvel animal de compagnie, etc., tout! Notre âme saurait ce que nous avons à vivre pour apprendre, pour cheminer, pour avancer, pour grandir. Je ne vous dis pas que tous ces événements sont « l’fun », mais nous les accueillons dans notre vie, pour une raison, sans toujours nécessairement le savoir consciemment.

La vie nous envoie des épreuves que nous pouvons surmonter de toute façon, non? Alors, chaque matin, je me demande : « Qu’est-ce qui se passera aujourd’hui dans mon « jeu vidéo »? Un nouveau prince à rencontrer? Une montagne à gravir? Une chute dans un ravin? » En optant pour cette façon de voir la vie, elle devient subitement plus excitante. Prenez un instant pour faire le bilan de votre vie. La trouvez-vous excitante? Attirez-vous des gens gentils et aidants ou, à l’opposé, des menteurs et des manipulateurs? Quelles pourraient être vos pensées profondes si tel était le cas? Me suivez-vous? Le hasard n’existe pas. Vous êtes le créateur à tout instant.

La vie nous envoie des situations qui sont nécessaires à notre développement : des situations que nous pouvons surmonter, des mots que nous pouvons entendre, des images que nous sommes prêts à voir ou encore des émotions que nous sommes prêts à accueillir. Pour garder notre plein pouvoir et faire face à tout ce qui se présente dans notre vie, il est nécessaire de mettre notre rôle de victime aux oubliettes ainsi que notre tendance à blâmer ceux qui nous entourent pour nos petits malheurs. À la base, nous sommes penseurs et créateurs. NOUS créons seuls notre propre monde.

Nos pensées deviennent des choses, des situations, des cadeaux! Nous avons le pouvoir de choisir nos pensées avec attention et de formuler nos demandes à la vie en toute conscience.

Alors sur ce, j’ai entendu dire que vous partiez en voyage bientôt? Que vous vous prépariez à vivre la plus belle année de votre vie? Wow!

Pensez-y…

Chuter et se relever

Je me promenais sur le chemin de la vie, qui, bien que comportant ses tournants difficiles, me stimulait à avancer par ses paysages lumineux et variés.

Lorsque j’évaluais mon parcours, j’étais portée à me considérer comme une courageuse et fière marcheuse. Puis, je me suis mise à avoir de drôles de réactions quand je croisais d’autres pèlerins : quiproquos, malentendus, paroles impulsives, interprétations biaisées. Tout cela me faisait perdre pied et me questionnait.

Pourquoi est-ce que je tombais de plus en plus souvent sur cette route que j’avais pourtant apprivoisée avec persévérance?

Comment faire pour supporter cette marcheuse qui, à présent, décevait et trompait les attentes?

À la moindre embûche, ses réactions étaient inattendues, désarmantes, voire même agressantes…

On dit que c’est dans l’épreuve que l’on peut reconnaître ses vrais amis. Dans une telle situation où les épreuves étaient subtiles et le plus souvent intérieures, j’ai dû me rendre à l’évidence : ma meilleure amie dans les circonstances, c’était MOI.

Cette partie de moi qui m’humiliait me rappelait des épisodes vécus avec mes enfants. Quand on aime vraiment, on supporte l’autre tout naturellement. Et à les regarder aujourd’hui, je ne pouvais douter que mon amour avait triomphé.

Dans cet état de cancer psychologique et d’autosabotage, j’avais besoin de beaucoup de support. J’avais besoin surtout de me rappeler que : JE SUIS AUTRE CHOSE QUE MES OMBRES.

Les aspects sombres de moi qui se manifestaient devenaient aussi visibles qu’un cancer de la peau et je pouvais sentir la confusion; autour de moi, on se demandait : où est passée sa lumière? Où est passée celle que l’on connaît?

Quel malaise! Quelle incompréhension! Quelle prison!

J’avais besoin plus que jamais de m’accueillir dans ce passage étroit. Est-ce ainsi que je m’étais sentie dans le col de l’utérus de ma mère? Quand on est engagé dans un tel passage, impossible de rester en place, encore moins de reculer! Une seule voie – la mienne – celle qui était tracée devant moi et où j’étais engagée. Allez! me disait ma petite voix : poursuis, tu comprendras plus tard. Tu es supportée…

À un moment où les chutes se multipliaient, une lumière apparut dans le tunnel, me permettant de distinguer la forme de l’ombre. Et cette forme étonnait au premier abord; elle avait la couleur de la CULPABILITÉ. J’ai découvert une forme subtile et profonde de ce cancer; c’était la culpabilité de m’être séparée de ma divinité intérieure en donnant raison à mon ego. L’ego dans sa conception de la réalité croit qu’il doit tout prendre en charge. Comme il se croit séparé, la charge est lourde, car il est seul.

Les embûches fréquentes de mon quotidien me démontraient de manière criante à quel point cette séparation de la Source peut être souffrante. Je comprenais maintenant sur quel chemin j’avais marché depuis que je suis en cheminement : c’était le chemin du retour à la maison… Heureusement! Plus on s’en rapproche et plus on sent la chaleur de l’amour.

Les formes se précisaient davantage; le sentiment de culpabilité est si insupportable que pour ne pas le sentir, on finit par le projeter à l’extérieur et notre univers devient alors un monde hostile qui ne nous comprend pas et dont on doit se protéger. On accuse et on se sent accusé. Et subtilement, cette projection devient notre réalité. On porte des masques sans le savoir. En dessous, on est en prison, condamné par son propre juge intérieur.

Quel cauchemar! On a honte de soi, on se juge, la plupart du temps inconsciemment. Et qui dit jugement, dit condamnation, car le rôle du juge n’est-il pas de s’assurer que le coupable va expier! C’est là que j’ai trouvé les racines de l’autosabotage.

Il faut souvent aller loin dans cette avenue souffrante pour réaliser que la culpabilité inconsciente peut faire bien des ravages.

Accepter de se voir et de laisser voir les aspects de soi que l’on préférerait cacher fait décidément partie de la démarche d’oser être soi, sans masques.

S’aimer assez pour se donner le support nécessaire afin d’oser risquer le jugement et le rejet des autres peut mener à une belle découverte : PERSONNE NE NOUS JUGE QUAND ON CESSE DE SE JUGER SOI-MÊME.

Plus personne ne nous rejette, ne nous condamne si ce n’est nous-mêmes; et de savoir cela nous confère tout le pouvoir de transformer notre scénario distorsionné par les expériences pénibles et les croyances qui en ont résulté.

Savoir que la culpabilité n’est qu’une invention de l’ego nous ramène à la maison, là où règne l’amour et où tout est toujours pardonné d’avance…

Somme toute, au bout d’un tunnel, Il y a toujours de la Lumière!

L’appel intérieur

« La question n’est pas de savoir si nous allons être extrémistes, mais quel genre d’extrémistes nous serons… La nation et le monde ont un besoin urgent d’extrémistes créatifs! » ~ Martin Luther King, Jr.

Lorsque nous nous battons pour accomplir quelque chose de grand et puissant, nous avons besoin d’un « appel » clair auquel se consacrer. Cet appel nous rend « sains », délibérés et intentionnels. Bien plus qu’un simple désir de richesse ou de pouvoir, notre vocation nous donne la persévérance à appliquer nos dons et devenir un succès de vie.

Quel est notre « appel » tant insaisissable?
Comment pouvons-nous connaître la raison de notre présence « ici » lorsque notre esprit est constamment perdu et affairé, entre la survie quotidienne et ses distractions?

Pour trouver notre vocation, nous devons renoncer à la pensée rationnelle : notre but est enfoui dans une partie de notre for intérieur qui est au-delà des mots et des concepts faciles à définir. Lorsque nous avons de la difficulté à saisir l’essence de notre « appel », nous devons prendre le temps d’écouter notre cœur. Notre appel n’est pas une idée, c’est un sentiment!

Lorsque vous êtes sur la voie de votre Grand Appel, vous vous sentez vraiment vivant!
Lorsque vous êtes sur la voie de votre plus haute vocation, même la pensée de la mort ne vous dérange point, car, en appréciant ce moment précis, vous vivez si bien que vous ne pouvez pas être concernés par le prochain.

Notre vocation première évoque profondément ces forts sentiments en nous, de telle façon que tout le reste devient insupportablement fade. Nous ne serons plus jamais la même personne sans elle. C’est ainsi que nous trouvons une nouvelle dépendance – une nouvelle obsession – qui est sans comparaison et qui nous conduira vers de nouveaux sommets de réussite.

Alors, comment trouvons-nous cet Appel personnel?

Nous devons ressentir notre chemin en lui. Faites confiance à vos sentiments et suivez-les!

Lorsque vous vous sentez plus éveillé, plus vivant, plus rempli de vie et de joie, vous êtes sur la bonne voie!

Lorsque vous commencez à perdre le souci de tous les problèmes névrotiques qui vous ont jadis habités, vous êtes sur la bonne voie!

Lorsque vous vous surprenez à accomplir davantage que vous n’auriez jamais cru possible, vous êtes sur la bonne voie!

À ce moment précis, quelque chose en nous se lève et applaudit…

Nous vivons enfin pleinement la vie que nous avons à vivre « ici »!

La femme révélatrice

Plus que jamais, l’archétype du féminin éternel se fait prévaloir. Nous lui concédons enfin sa place sacrée en face de l’univers.

Dans l’ordre universel, l’énergie féminine l’emporte sur le masculin. Le plus doux l’emporte sur le plus dur. Le refus de la violence, le goût du raffinement s’organise autour d’un centre organique qui régule la force féminine.

En tant que femmes, à travers nos propres mutations physiologiques et sociales, nous préparons l’aube d’un monde nouveau. Nous portons la conscience de l’énergie créatrice et, par le fait même, nous contribuons largement à la mutation humaine.

Le rythme de la femme est cyclique, et ses étapes de vie sont successivement épanouissantes. Comme la nature, cela fait d’elle un élément de transformation.

Ainsi notre destin de femme s’inscrit solidement dans cette ère de transformation. Nombreuses sont les femmes qui ne connaissent pas encore la valeur qu’elles détiennent ni l’immense pouvoir qu’elles exercent. Comme l’eau qui contourne le roc, l’esprit féminin épouse avec sagesse les différents appels de la vie.

Femmes, nous jouons un rôle de révélatrice! À travers nos périples, de la puberté à la maternité et jusqu’à la ménopause nous faisons preuve d’une force d’adaptation inébranlable. Être femme signifie d’être férocement persévérante. Des visions nouvelles nous propulsent sans cesse dans une énergie émergeante et passionnante de changements.

Or, la sagesse d’être femme, c’est comprendre qu’il n’y a pas de fin. La force mystique du féminin réside avant tout dans le cœur. En fait, tout ce qu’il y a apprendre sur la vie passe par le cœur. En lui sommeille la réceptivité, l’intuition, la paix, l’amour, la générosité, le respect, le pardon, la compassion, la sensibilité, la joie….

L’impact universel du resurgissement du féminin nous remet tous et toutes en contact avec notre divinité. Les différentes circonstances de l’existence ainsi que les précieuses leçons de la réalité qu’une femme est appelée à vivre et à faire vivre participent à l’ouverture de l’espace sacré de l’âme.

Choisir la force féminine ne doit pas évoquer une appropriation. L’homme est très présent dans nos réflexions. Nous invitons les hommes à s’unir à l’énergie intuitive et transformatrice avec nous. Bien que la vérité nous soit plus perceptible, on se doit de faire la liaison avec les deux forces féminines et masculines. C’est une condition pour atteindre l’unité. Sans aucun doute, l’esprit féminin n’a pas encore atteint son apogée.

C’est à nous les femmes de rayonner avec dignité, de consolider notre identité, de nous réjouir dans l’expérience renouvelée de notre corps et notre esprit. Il est essentiel pour la femme de nourrir sa reconnaissance personnelle, de retrouver sa place et d’exprimer sa vraie voix pour l’amour de l’humanité.

Les trois niveaux de conscience dans la main

Imaginez que la main soit une carte routière. Les collines et les vallées que sont les monts représentent le sol ou la terre de votre subconscient. Certaines de ces zones peuvent être fertiles et planes; d’autres sols peuvent être pauvres, et certains même accidentés. Le terrain sera parfois trop aride ou trop humide. Certains seront en plein changement, d’autres stagneront depuis longtemps.

Les lignes mineures et majeures de la main sont comparables à des routes, des sentiers sur lesquels l’énergie peut circuler. Chaque ligne traverse une section de la paume, et l’origine et la terminaison de chacune est bien précise. La nature du sol que traverse la ligne influera sur la qualité, l’efficacité et l’uniformité du parcours de cette ligne. Si les monts sont bien formés, la ligne a plus de chances d’être positives.

Pour pouvoir interpréter une ligne et ses effets sur vos relations, il est essentiel de bien comprendre les monts sous-jacents.

Le cas suivant illustre à quel point les monts influent sur les lignes.

Margot : Triompher des obstacles

En moins d’un an, Margot, récemment divorcée et vivant seule avec sa fille, a dû relever plusieurs défis de taille. Sa mère, de qui elle était très proche, est décédée d’un cancer après de longs mois de souffrance; peu après, sa fille a décidé de quitter la maison. Ces deux événements l’ont forcée à redéfinir son identité. Puis, elle a appris que sa meilleure amie était en phase terminale d’une maladie et qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre. De plus, au travail, elle se sentait forcée d’accepter une promotion dont elle ne voulait pas. Le choc émotionnel se voit sur le mont de Mars positif sur l’empreinte A. Le changement radical de ce mont sur l’empreinte B et le prolongement de la ligne de tête confirment le fait qu’elle est ressortie grandie de ces expériences.

Un Mars positif hypotrophié, ou à plat, montre que la personne se sent dépassée par les événements. Pourtant, pendant les épreuves, nous pouvons choisir de baisser les bras ou de puiser dans nos ressources intérieures. Nous pouvons utiliser cette force pour venir à bout d’obstacles qui pourraient sembler insurmontables. C’est là le rôle du mont de Mars positif. Dans le cas de Margot, le mont sous-jacent de Mars positif s’est renforcé grâce à sa détermination et à sa volonté de relever ces défis. La force du pont dépend de la solidité de ses piliers. Le renforcement de Mars positif a permis à  la ligne de tête de Margot de devenir plus longue et plus profonde. Margot a compris qu’elle n’avait pas d’autre choix que de faire face aux événements jour après jour. Sa ligne de tête plus longue montre sa persévérance et son triomphe indiscutable sur les événements.

En route vers l’illimité : mettre à jour notre base de données…

J’ai lu un jour ceci dans le bouquin très avant-gardiste de Gitta Mallatz intitulé Dialogues avec l’ange ceci :

L’homme préhistorique était à peine conscient.

L’homme d’aujourd’hui n’est qu’à moitié conscient.

L’homme de demain sera pleinement conscient de sa nature humaine et divine.

Et un peu plus loin, dans un chapitre traitant du nouveau, l’auteur rajoute :

Ce qu’on a reçu jusqu’ici n’est qu’une base, une préparation. L’enseignement de lumière ne peut venir qu’après. Le nouveau est au-delà des connaissances de base. Qu’est-ce que le nouveau? C’est le jamais encore vécu. Le jamais encore pensé. Le jamais encore nommé.

Lorsque j’ai lu ces passages, mon cœur s’est rempli de joie devant tout le merveilleux chemin qu’il me restait encore à faire. J’y ai trouvé une très grande motivation à persévérer dans ma démarche vers le nouveau et l’illimité. En effet, si on se maintient trop longtemps dans le connu, dans l’ancien, c’est comme si on se contentait de la base de données originelle de notre ordinateur, c’est comme si on n’osait jamais faire de mise à jour de nos logiciels de peur de ne plus savoir comment s’en servir. Puis, on a rajouté à cette base originelle les connaissances qu’on nous a apprises de gré ou de force, des croyances qu’on nous a inculquées à coup de dogmes et qu’on a juré être la pure vérité venue tout droit d’en haut, des lois supposément universelles auxquelles il ne fallait pas déroger.

Comme la masse des gens y est encore bien installée comme dans un nid douillet, les aventuriers de l’inconnu qui, comme nous, osent s’aventurer dans des sentiers non battus sont très vite débusqués et étiquetés de fous ou de visionnaires déconnectés de la réalité – évidemment, la réalité connue, acceptée et approuvée par la majorité. Mais si ces explorateurs de l’illimité, ces enfants d’un monde nouveau, avaient découvert un peu de vérité nouvelle. Si on prêtait l’oreille aux idées avant-gardistes qu’ils apportent, même et surtout celles qui peuvent nous paraître saugrenues et irréalistes, si on étudiait sérieusement ce qu’ils rapportent au lieu de tout rejeter du revers de la main comme le font les éternels sceptiques de ce monde?

Toutefois, je suis d’accord qu’il peut se glisser quelques hurluberlus dans le lot, mais, heureusement, ils ne font pas légion et ils sont facilement reconnaissables par l’incohérence de leurs propos. Je parle de s’attarder plutôt à ces gens qui savent cueillir des perles rares dans des endroits inconnus de la plupart des gens et qui sont des précurseurs du nouveau. Ne renions jamais ce que nous avons appris dans le passé, mais, de temps en temps, offrons-nous des pauses pour séparer le bon grain de l’ivraie. L’ancien est toujours une préparation au nouveau, mais encore faut-il lui faire de la place.

Toute destruction amène automatiquement une nouvelle création, explique d’ailleurs la sagesse hindoue.

Trop de gens se campent dans la sécurité de ce qu’ils ont appris il y a des décennies et ne jurent désormais que par cela. Ils se réfèrent inlassablement au passé, ressortant, surtout lorsqu’ils sont à bout d’arguments, des citations anciennes ou des phrases tirées de livres sacrés – qui ont pourtant été écrits par des hommes comme vous et moi, ne l’oublions pas, et peut-être même dans des buts très précis qui en feraient rougir plus d’un… Les anciennes croyances limitatives sont comparables à des ancres bien cramponnées au fond de la mer qui gardent le navire sur place et l’empêchent de poursuivre sa route. L’attachement inconditionnel au passé rend difficile, voire impossible, toute navigation en eau nouvelle.

Pour accéder à l’illimité, il faut avoir le courage de lever l’ancre et de se laisser entraîner par le courant en toute confiance et en pleine conscience. Le seul effort à fournir consistera à se maintenir le plus possible au centre du cours d’eau et à éviter la tentation de rebrousser chemin, ce qui nous obligerait à ramer à contre-courant. C’est tout ce qui compte. Il est un fait indéniable que notre présent est enrichi des enseignements du passé et de tout ce qui a été vécu, mais si on s’y attarde trop, on risque de perdre de vue la forêt qui se cache derrière l’arbre sur lequel on a le nez rivé.

Dites donc merci au passé, aujourd’hui même, pour tout ce qu’il vous a appris, mais ne vous y complaisez plus outre mesure, sinon vous sombrerez dans le JE SAIS, le plus terrible écueil qui guette les chercheurs de vérité, même les plus sages d’entre eux. Car aussitôt qu’on croit savoir, on arrête d’écouter les autres, on s’immobilise et on s’isole sur notre île de sagesse. On jette alors l’ancre et on s’installe à demeure dans le calme plat de la sécurité du connu. Mais, vous savez, après un certain temps et à force de ne plus bouger, la coque de notre navire s’effrite lentement et se met à pourrir et le bateau jadis magnifique commence à couler sans que personne ne s’en aperçoive, et cela, juste parce qu’un jour il a arrêté sa course. Il est dorénavant trop tard pour réagir. Levez donc dès maintenant les amarres et sachez quitter, ne serait-ce que momentanément, votre port d’attache avant que votre havre de paix ne vous avilisse trop.

Naître dans la trinité

Dans la vie, il y a des moments où nous nous sentons enfermés dans des situations répétitives, connues, dont nous avons fait le tour.  Ces périodes peuvent nous donner la force et le courage de changer, d’aller vers le nouveau.  Elles nous rappellent en fait la période où, dans le ventre de notre mère, nous commencions à nous sentir à l’étroit, à manquer de place et à avoir envie d’aller visiter un autre monde, le monde du dehors.  À ce stade de la grossesse, le bébé doit alors prendre la décision de changer d’endroit et ce choix va l’amener à une épreuve initiatique.

Le passage dans le « couloir du ventre » de la mère va constituer une véritable expérience pour le corps et l’esprit de l’enfant.  Les contractions de l’utérus sont des forces qui dépassent la mère.  Toute femme qui a eu la chance d’accoucher sait que ce qui se passe en elle, relève de l’expérience intime avec les forces de l’univers, comme si les contractions utérines n’étaient que le reflet des mouvements de la Terre Mère, profonds, puissants et rythmés.

Au travers des contractions utérines, l’enfant perçoit sa mère comme une entité divine qui est pour lui un guide, un canal de cette force cosmique.  Lorsque le col se dilate, le passage n’est cependant pas suffisant, sauf dans de rares cas, pour que le bébé glisse tout seul.  La mère vit alors le paradoxe de retenir-expulser et l’enfant, face à cette dualité que lui renvoie sa mère, sait qu’il doit mourir à cette conscience divine, abandonner sa mère pour naître par lui-même.  Tout comme le disciple doit quitter et dépasser le maître pour mûrir au-delà des maîtres.  Dès le début, nous devons accepter d’être l’initiateur de notre vie, compter sur nous-mêmes et nous engager.

La loi de l’engagement est la première épreuve de cette initiation.  Les deux autres sont les lois de l’endurance et de la foi.  La façon dont le bébé ressent ces trois phases dans le couloir du ventre va laisser une empreinte sur sa manière de vivre les changements.

La première nécessité pour aller au bout de quelque chose est de s’engager sur le chemin.  Pour le fœtus, cela signifie se mettre en route.  S’engager signifie participer, décider, faire le choix de se laisser porter par les contractions, se laisser porter par ce qui nous entoure, saisir les occasions qui se présentent sans attendre de savoir si l’on est vraiment prêt pour cela.  Une fois le premier pas franchi, le fœtus se confronte à l’endurance, avoir la force et la patience d’accepter le rythme des contractions, économiser son énergie en se laissant aller dans le sens du courant.  Tout cela est bien sûr facilité lorsque la foi est là, lorsque l’on sait qu’au bout il y a quelque chose de nouveau et d’attirant.  Pour aller vers l’inconnu, la confiance nécessaire se trouve dans la certitude de notre puissance intérieure.

Lorsque l’enfant arrive au niveau du périnée, il vit une sorte d’aspiration enivrante qui déclenche le cri primal, tel un souffle soudain et violent qui déploie ses poumons et met en place la respiration aérienne.  En prenant ainsi pouvoir sur le monde extérieur, l’enfant perçoit très bien le sentiment d’abandon de la relation fusionnelle qui le liait à l’Amour infini, et cette rencontre avec le « non-amour » peut être vécue comme une séparation brutale et ressentie dans une grande solitude.  On sait qu’il est primordial que la coupure du cordon ombilical se fasse 10 à 20 minutes après l’expulsion pour que cette sensation soit atténuée et que les mémoires d’abandon soient diluées.  Poser l’enfant sur la peau de la mère permet de vivre cette transition en douceur pour transcender cette séparation initiale.

Si cette phase est vécue dans un ressenti de rupture, l’enfant va installer un système de filtre inconscient qui l’éloigne du monde invisible, monde des sensations, monde de l’Amour infini, duquel il s’est senti exclu.  Les croyances et programmations mises en place pour l’empêcher de souffrir face à cette mémoire, vont en fait le rendre esclave d’une personnalité qui orientera sa vie vers la recherche fusionnelle avec l’autre au travers du sexe, des drogues, des médicaments ou du travail.  Ce conflit de séparation ou d’abandon peut être vécu psychologiquement par une sensation de solitude, de relation superficielle avec une difficulté à aller dans la profondeur, dans l’intimité de l’être.  II peut aussi se vivre au niveau biologique, au niveau du corps sous forme d’allergies ou de problèmes de peau, la peau étant le premier contact avec le monde extérieur.

Je ne me souviens pas d’être née selon ce processus initiatique.  Mais mes cellules en ont la mémoire.  L’extérieur reflétant l’intérieur, ce qui se passe dans ma vie en période de changement est un reflet de comment j’ai pu vivre pendant ma naissance ces trois lois initiatiques.  Chacun peut revivre ce rituel de naissance d’une manière symbolique, par des visualisations, en allant dans le ressenti du corps pour ancrer en lui les phases qui n’ont pu être vécues au moment adéquat.  Il est ainsi possible de transformer les mémoires de l’anesthésie, de la césarienne, des forceps, et autres souffrances qui ont accompagné tant d’accouchements.

Visualiser qu’à notre naissance, trois rois mages sont venus nous offrir ces présents essentiels que sont l’engagement, la persévérance et la foi.

Et comme l’extérieur révèle l’intérieur, ne soyez pas surpris qu’ils soient à votre porte pour accueillir ce nouvel an.