Murs et plafonds

Des options écologiques et durables afin de réduire l’impact des matériaux sur l’environnement et sur votre santé.

Peintures et enduits
Selon l’Environmental Protection Agency (EPA), les peintures et les produits de finition sont responsables de plus de 9 % des émissions de composés organiques volatils (COV) mondiaux. Ils sont, après les automobiles, les plus grands émetteurs de COV.

Les COV contenus dans la peinture et les enduits s’évaporent généralement dans les deux à trois jours qui suivent l’application, mais ils demeurent des particules nocives pour l’environnement. Les effets cumulatifs dans l’atmosphère – création de particules d’ozone, nocifs à long terme pour l’homme, les animaux et la flore – sont une raison de plus d’opter pour les peintures non toxiques, sans COV, phtalates, allergènes, etc. ou les peintures naturelles.

Utiliser des peintures ou enduits sans composé organique volatil (5 g/L ou moins) ni alkyde et/ou recyclés sans alkyde et/ou naturels.

Comment procéder
Afin de réduire l’impact négatif sur la santé que peuvent émettre certains produits de finition, il faut arrêter son choix sur ceux qui n’introduisent pas de substances toxiques dans la maison – COV, phtalates, allergènes, etc. Règle générale, il est préférable d’opter pour les finis mats plutôt que les enduits satinés ou brillants. Les peintures à l’eau sont généralement moins nocives, mais ne garantissent pas une absence de COV.

Pensez aux apprêts (primer)! Bien que difficiles à trouver il n’y a pas si longtemps, quelques fabricants ont récemment mis sur le marché des apprêts sans COV.

1. Produits sans COV ni Alkyde
Les peintures acryliques (à l’eau ou au latex) – émettent beaucoup de polluants lors de la production et de l’extraction, ne sont pas biodégra­dables et présentent une forte énergie grise. Des produits intéressants :

• Mythic Paint : La toute première de la sorte, elle offre une gamme complète de peintures — 1 200 couleurs — de haute qualité et à hautes performances. Elle se nettoie facilement et est sans danger pour la santé, les animaux ou la planète. La peinture Mythic Paint est certifiée GREEN WISE. On la retrouve, au Québec, chez Peintures Cité, situé sur la rue Rachel, à Montréal.

• Benjamin Moore : La gamme Natura ne contient aucun COV quelle que soit la couleur (peinture d’intérieur). Ultra Spec 500 — Apprêt d’intérieur latex (534) sans COV.

• Autres exemples : Laurentide Peinture, AFM Safecoat, YOLO Colourhouse, Ecospec, Ecosource

Faible en COV : Benjamin Moore (plusieurs gammes disponibles), Shantung ou Cachemire de Sico, Lifemaster de Glidden, etc.

2. Produits recyclés
Les peintures recyclées au latex sans alkyde contiennent généralement peu de COV, ces derniers s’étant évaporés depuis la fabrication. Elles constituent donc un excellent choix écologique à faible coût. De même, cela détourne les vieilles peintures des sites d’enfouissement et cours d’eau. Des produits intéressants :

• ÉcoPeinture
• Boomerang (Laurentide)
• Rona Éco

3. Produits naturels
Les produits naturels – peinture minérale au silicate, peinture au lait ou à la caséine, enduits naturels à la chaux – d’une durée de vie plus longue que les peintures courantes, émettent très peu de polluants lors de la fabrication et de l’extraction, sont sans COV, biodégradables et résistants aux taches. Ils sont préparés à partir de ressources saines et renouvelables telles que des résines, des huiles de plantes, des solvants au citron, de l’argile et des minéraux sans métaux lourds (ne sont donc pas exemptes d’allergènes).

La peinture minérale au silicate et les enduits naturels à la chaux sont très résistants à l’humidité. La peinture minérale est facile d’application, mais le temps de séchage est plus long que les autres types de peinture. Pour le plafond, la peinture au lait est recommandée.

Provenance de cet article : ecohabitation.com

Le plastique : son impact sur la santé humaine et l’environnement 

En 2012, 288 millions de tonnes de plastiques ont été produits sur la planète, soit près de 9 kg par seconde! Léger et solide, le plastique entre dans la fabrication d’une multitude d’objets : jouets, sacs de plastique, emballages alimentaires, appareils électroniques… Et tout ce plastique produit a des impacts sur notre santé et sur celle de l’environnement.

Santé humaine
La fabrication de plastiques nécessite des quantités considérables de pétrole puisqu’ils sont des polymères synthétiques fabriqués à partir de ce combustible fossile. Des produits chimiques y sont généralement ajoutés afin de leur conférer certaines qualités : rigidité ou souplesse, couleur, etc. Certains de ces additifs chimiques peuvent se dégager des matières plastiques, quand elles sont usées ou soumises à la chaleur, et être ingérés par l’humain. Les conséquences d’une ingestion à long terme de ces substances sont encore mal connues, mais causent certaines inquiétudes, particulièrement pour trois types de plastique.

Polychlorure de vinyle
C’est le plastique numéroté 3, aussi appelé PVC ou vinyle. Ce type de plastique contient des phtalates, produits chimiques qui pourraient être ingérés lorsqu’un enfant met un jouet ou un biberon dans sa bouche. Les phtalates pourraient affecter les systèmes immunitaire et hormonal des petits.

Polystyrène
C’est le plastique numéroté 6,  utilisé dans la fabrication de la styromousse, d’ustensiles en  plastique, de couvercles de tasses à café, etc. Il contient du styrène,  un composé qui se dégage du plastique lorsque celui-ci est exposé au gras et à la chaleur. Les effets de faibles expositions au styrène ne sont pas encore bien compris. Cependant, une exposition prolongée ou à forte dose (pour les travailleurs d’usines par exemple) peut être toxique pour le cerveau, le système nerveux, le foie et les reins.

Polycarbonate
Ce type de plastique est numéroté 7.­­1 Il est notamment utilisé pour fabri­quer des bouteilles d’eau réutilisa­bles, des biberons et des verres jetables. Il contient du bisphénol A, un composé chimique qui affecte le développement fœtal et qui peut occasionner de l’hyperactivité, une puberté précoce, des testicules petits ou une prostate élargie et, à l’âge adulte, des taux de sperme faibles. Des études ont donc recommandé aux autorités publiques canadiennes d’interdire la présence de ce composé chimique dans les gobelets et biberons pour enfants.

Environnement
Indirectement, le plastique peut aussi avoir des effets sur la santé humaine à cause de la pollution qu’il engendre. En 2010, le taux de récupération des plastiques était de 33 % au Québec. Cela veut donc dire que 67 % des plastiques produits se sont retrouvés dans les sites d’enfouissement ou ont tout simplement été jetés dans l’environnement. Une fois enfoui, le plastique met entre 100 et 1 000 ans à se dégrader et produit du méthane, un gaz à effet de serre 20 fois plus puissant que  le dioxyde de carbone (CO2). Et s’il est jeté dans l’environnement, le plasti­que risque d’être ingéré par  des animaux ou de polluer en se  dégradant des sites sensibles, des cours d’eau ou des milieux humides.

Consommation responsable
Afin de diminuer votre consommation de plastique, lors de votre prochain magasinage, pensez à :

  • Réduire. Avez-vous réellement besoin de ce que vous vous apprêtez à acheter? Existe-t-il une alternative plus écologique au produit désiré?
  • Éviter les plastiques numérotés 3 et 6, actuellement non recyclables au Québec et les plus nocifs pour la santé humaine.

Il est aussi bon de savoir que le plastique ne se recycle pas à l’infini : la résine sera fragilisée un peu plus à chaque élévation de température nécessaire à la fabrication d’autres plastiques. Donc, il vaut mieux pen­ser à réduire notre consommation de plastique avant même de recycler!

Chaque fois que nous effectuons un achat, nous exprimons nos préféren­ces. Pensez-y lors de vos prochaines emplettes, en consommant de façon responsable.
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1Le numéro 7 est également utilisé  pour désigner les bio plastiques qui, eux,  ne contiennent pas de bisphénol A.

Références : 
http://www.healthyenvironmentforkids.ca/sites/healthyenvironmentforkids.ca/files/Plastics-bilingual-web.pdf  
http://www.equiterre.org/solution/ les-impacts-de-votre-consommation

Chloé Gourde
Coordonnatrice, Programme Écoles écocitoyennes de l’Outaouais
Enviro Éduc-Action, chloe@enviroeducaction.org