La danse des polarités en soi

On a « sacrifié » le féminin!

Nous avons tous une dimension féminine et masculine en soi, hommes et femmes. Nous pouvons tous être féminin et être masculin au lieu d’être féminin ou masculin. Nous pouvons tous danser dans ces deux polarités très différentes, voire opposées, mais très complémentaires. Nous pouvons équilibrer en soi le principe féminin et le principe masculin afin de cesser la lutte et de se battre intérieurement en soi ou avec les autres.

Être féminin, c’est être plus réceptif, plus intuitif, plus émotif, plus doux, plus lent, plus ordonné, plus près de son monde intérieur, de ses émotions, de son corps, plus dans l’être, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie yin.

Être masculin, c’est être plus actif, plus dans le mouvement, plus dans le faire, plus rationnel, plus dur, plus rapide, plus dans le monde extérieur, etc. : enfin, tout ce qui correspond à l’énergie plus yang.

Nous sommes tous yin et yang, malgré que les hommes et les femmes aient un sexe différent. L’énergie féminine et l’énergie masculine circulent en nous. Certains individus vivent séparés d’une de leurs polarités. Certaines femmes ne sont que féminines ou que masculines et certains hommes ne sont que masculins ou que féminins. Ils se retrouvent handicapés d’une polarité. Ils éprouvent alors une difficulté à exprimer cette autre dimension.

À ce moment, il existe un déséquilibre dans les polarités. Une grande partie de soi-même ne s’exprime pas. Le corps exprimera ce déséquilibre. Un côté du corps sera plus tendu que l’autre.

On sait que l’hémisphère droit du cerveau gère le côté gauche du corps et est associé davantage à la créativité, l’imagination, les visions, les intuitions favorisées par la polarité féminine en soi. Il stimule les neurones associés à la compassion, l’amour, la douceur, la créativité, etc. Il fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est non linéaire et non séquentielle et le traitement est très rapide. L’hémisphère droit analyse les choses de manière globale.

Alors que l’hémisphère gauche du cerveau gère le côté droit du corps et est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique (abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique) favorisés par la polarité masculine en soi. Il stimule les neurones associés à l’action, la force mentale, la performance, etc. Son mode de pensée est linéaire, où chaque chose est placée dans un ordre séquentiel. Ce mode de pensée nous est inculqué à l’école, où l’accent est mis davantage sur la littérature et les mathématiques. Nous avons tous ces deux hémisphères du cerveau. Lequel avez-vous le plus développé, celui correspondant à votre dimension féminine ou masculine?

On nous « forme » et nous encourage à être plus masculins pour évoluer selon les valeurs sociales de notre époque. Les valeurs féminines ont déjà été plus reconnues et valorisées à d’autres moments dans l’histoire. Au 21e siècle, il devient important de reconnaître que nous portons les deux polarités et de vérifier qu’est-ce qui fait qu’une polarité ne soit pas exprimée? Y a-t-il des croyances sociales limitatives qui nous empêchent d’exprimer une polarité? Voici quelques exemples de croyances :

Une femme ne vit pas sa féminité car elle croit qu’elle ne sera pas reconnue et qu’il vaut mieux être masculine pour fonctionner dans la société. Une femme n’exprime pas ses émotions au travail car elle croit que qu’elle sera jugée faible ou incompétente. Un homme ne vit pas sa féminité car il croit qu’il sera jugé « homme rose ».

Toutes ces croyances sont considérées comme des vérités pour les gens qui les ont, alors que ce n’est pas le cas. Ces croyances proviennent de mauvaises expériences, de généralisations, de déductions ou sont tout simplement des croyances parentales ou sociales qu’on nous a inculquées.

Nous pouvons constater qu’il existe une réelle guerre des sexes :

Le masculin juge ce qui est féminin Le féminin juge ce qui est masculin
La raison juge l’intuition L’intuition juge la raison
La force juge la sensibilité La sensibilité juge la force
La vitesse juge la lenteur La lenteur juge la vitesse
Le rationnel juge l’émotionnel L’émotionnel juge le rationnel
La superficialité juge la profondeur La profondeur juge la superficialité
La dureté juge la douceur La douceur juge la dureté
L’humour juge le sérieux Le sérieux juge l’humour
L’actif juge le passif Le passif juge l’actif

Quand cesserons-nous de juger? Il est si facile de juger ce qui est différent de nous. Pourtant, nous portons tous ces deux polarités et nous pouvons choisir de les développer, en dansant dans ses deux polarités, au lieu de se battre et de les laisser se juger entre elles : on peut être drôle et être sérieux, on peut aller vite à certains moments de la journée et être lent à d’autres. C’est ce que j’appelle savoir danser dans ses polarités : savoir quand utiliser son intuition et sa raison, quand être rapide et être lent, quand être doux et être dur. Le mal-être ou le déséquilibre provient quand on est toujours sérieux, toujours dur, toujours vite, toujours lent ou toujours actif.

Trop souvent le masculin est favorisé et le féminin est sacrifié.

Les hommes et les femmes ont peur d’exprimer leur polarité féminine et d’être jugés dans la société actuelle qui a des valeurs beaucoup plus masculines. Alors, le féminin en soi se cuirasse, se « surprotège », à force d’être blessé, jugé, ignoré, banalisé, non respecté.

Le temps est venu de lui redonner sa place, de le « sacraliser » au lieu de le sacrifier.

De par sa nature, le féminin est plus intérieur, plus vulnérable, plus sensible, plus intime, plus caché, d’où sa dimension « sacrée » et l’utilité d’apprendre à le reconnaître, le protéger et surtout l’honorer, c’est-à-dire, reconnaître toute sa beauté, sa grandeur, sa puissance, son intelligence et lui redonner une place importante dans les valeurs sociales.

La femme a un grand bout de chemin de fait, puisque dès l’arrivée du féminisme, elle a découvert qu’elle pouvait être masculine et faire les mêmes choses que les hommes. Très peu d’hommes, par contre, ont fait le parcours d’intégrer leur dimension féminine.

Aragon a dit : « La femme est l’avenir de l’homme… ».

Le 21e siècle a besoin de retrouver toute la sagesse du « Féminin sacré» afin de créer un monde meilleur, plus harmonieux. Le féminin doit le faire en collaboration avec le masculin, mais c’est l’énergie féminine qui, en ce moment, semble être la Grande Initiatrice… celle qui invite les individus à cette nouvelle ère de transformation en dansant dans les polarités féminine et masculine en soi…

Pour conclure, je vous dirais, « Le couple intérieur est l’avenir de l’homme et de la femme… ».

 

La maison-miroir ou le Feng shui à l’Occidentale

Toutes les civilisations ont eu leurs heures de gloire autant que leurs moments de décadence. Certaines ont été patriarcales et d’autres matriarcales. Depuis la nuit des temps, l’humanité est passée d’un extrême à l’autre, évoluant comme dans une danse : un petit pas en avant, un petit pas en arrière et un autre côté…

Le Feng Shui, tel que nous le connaissons dans notre société occidentale, est un art de la Chine ancienne qui signifie « vent et eau » et qui date d’environ 2 500 ans.

Utilisé à son origine dans les cimetières pour la disposition des tombes, il s’est étendu par la suite aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant. Mais encore faut-il adapter cette discipline à l’être humain de notre époque et surtout à notre mode de vie et de pensée occidentale.

C’est ce que propose la « maison-miroir » ou le Feng shui à l’Occidentale qui est un prolongement et une réactualisation du Feng Shui traditionnel.

Son principe de base consiste à harmoniser la circulation de l’énergie dans une maison (ou un bureau) et à équilibrer les polarités (Yin/Yang ou Féminin/Masculin). Son originalité vient du fait qu’il considère notre maison comme étant un moyen de mieux se connaître et ainsi mieux comprendre comment y harmoniser l’énergie et la polarité. En effet, s’ouvrir à l’image-miroir que nous renvoie notre maison permet d’établir une relation consciente avec celle-ci. Elle invite à se questionner pour découvrir pourquoi nous vivons dans telle type de maison plutôt qu’une autre. (Le concept de la maison-miroir été créé par Luc Antoine, architecte et auteur du livre La maison-miroir ou le Feng Shui à l’Occidentale paru aux éditions De Mortagne.)

Pour mieux comprendre ce principe, nous nous baserons sur la polarité et prendrons comme exemple le cas d’une maison « ouverte » et d’une maison « fermée ».

Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à 1 niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc.

En positif, ce type de maison renverra à ses occupants des qualités d’ouverture, d’écoute et d’accueil envers les autres. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser et avoir des problèmes de concentration.

Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces séparées les unes des autres, etc.

En positif, ce type de maison reflètera à ses occupants des qualités de concentration et une capacité à ne pas se laisser influencer facilement et à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

Comme on peut le voir dans cet exemple, la maison renverra une image qui sera le reflet de l’état intérieur de ses occupants.

En apprenant ainsi à communiquer avec sa maison et à décoder les messages qu’elle nous envoie (au travers de sa forme, mais aussi de ses « incidents » tels que : fissures, inondations, humidité, problèmes de ventilation, égouts bouchés, coupure de courant, etc.), nous pourrons alors ressentir quelle qualité nous devons développer pour rééquilibrer notre énergie et celle de la maison.

Il ne restera plus alors qu’à passer à l’action en toute conscience en faisant les transformations souhaitées (peinture, réaménagement de l’espace, agrandissements, etc.).

Dans notre exemple de la maison « ouverte », il pourra s’agir simplement de déplacer quelques meubles pour canaliser l’énergie, repeindre telle pièce d’une couleur chaude, éventuellement créer un espace pour symboliser l’entrée. Dans le cas de la maison « fermée », il suffira d’améliorer l’éclairage de l’entrée ou de la repeindre d’une couleur claire pour qu’elle soit plus accueillante.

Aucune maison n’est parfaite et pour qui s’intéresse à ses messages, elle devient alors un terrain de jeu riche en prises de conscience. Seul notre désir de nous améliorer et de comprendre l’image-miroir qu’elle nous renvoie fera naître en nous une créativité insoupçonnée. Celle-ci nous permettra alors de transformer notre maison en un lieu vivant qui nous ressemble en profondeur.

Un chemin à suivre… tout simplement

Avez-vous déjà été séduit visuellement par des routes qui se perdent à l’horizon, touché par le ciel et caressé par les nuages ou par des sentiers forestiers et champêtres s’ouvrant droit devant vous, invitant à la marche, à l’exploration savoir où ils aboutissent, d’aller les suivre jusqu’à leur point limite?

Ces images de chemins sont ancrées dans mon existence : à l’époque de l’enfance, ils attiraient mon désir d’explorer, d’aller voir plus loin ce qu’il pourrait y avoir après le prochain virage, après la petite colline qu’ils me faisaient grimper et ainsi m’éloigner de la maison familiale plus d’une fois.

Aux chemins de terre de mon enfance se sont ajoutés de nombreux chemins : des petits sentiers cachés jusqu’aux grandes bandes asphaltées qui coupent le paysage.

La fascination des chemins qui se perdent à l’horizon, qui m’invitent à les suivre, est restée vivante. Ma collection de photos et de cartes postales témoigne des traces qu’ils ont laissées en moi.

Comme en haut, ainsi en bas – Ce que tu vois à l’extérieur, tu le portes à l’intérieur de toi, disent les sages. Ai-je le chemin de ma vie tracé aussi droitement et clairement en dedans de moi? Un chemin qui ne se laisse pas détourner de son but qui est de simplement être le chemin? Est-ce ça suivre le chemin le moins fréquenté?

Si je me réfère aux expériences directes des multiples chemins suivis, j’ai appris que rendu à la courbe, à la ligne d’horizon ou au virage convoité, le chemin soudainement recommence pour se perdre à nouveau à l’horizon ou pour se dérober à mon regard derrière une autre courbe, au-delà d’une autre colline, me laissant ainsi curieuse quant à son aboutissement. Et quelles sont les traces que j’ai laissées à mon tour sur mes chemins dans mes relations, dans mon travail, dans mes occupations et rôles divers? Est-ce que je les ai parcourus à la Forrest Gump ou au pas de tortue, symbole de notre conscience terrestre et des cycles de vie?

Le changement de notre calendrier vers le troisième millénaire me fait réfléchir sur le sentier nouveau qui s’étend devant moi. Le Larousse m’indique à propos de sentier : « une voie que l’on suit pour atteindre un but ».

Suis-je un voyageur averti du nouveau millénaire? Quelle est la destination tracée devant moi? Quel est mon but dans ma vie personnelle, mon but comme citoyenne du pays, mon but comme habitante de la planète au début de ce moment historique? Est-ce que je me sens équipée par notre « sagesse » occidentale pour cette tâche? Où mène ce chemin dans la culture dans laquelle je vis?

Quelles sont mes références pour entamer ma route qui s’ouvre vers un millénaire? De quel bagage ai-je besoin pour m’aventurer sur ce chemin nouveau? Est-ce que l’héritage des deux mille ans passés me suffit pour entrer dans le troisième millénaire? Après tout, ce passage se fait seulement tous les mille ans… et on m’a enseigné à l’école comment faire pour changer de millénaire.

Le chiffre 2000 me suggère des espaces à remplir, des opportunités inconnues. Je prends conscience que je fais partie de celles qui préparent le sol pour y semer les graines pour les mille ans à venir. Quelle opportunité!

Pour me donner une direction, je me réfère aux sources qui ont une conscience holistique appliquée, c’est-à-dire auprès des êtres humains dont l’œuvre offre une vision et une pratique qui englobent la vie dans sa totalité au-delà des polarités apparentes. Depuis toujours, je m’inspire des chercheurs qui savent relier le monde de la matière et celui de l’esprit, qui ont bâti des ponts solides pour nous permettre de vivre la conscience des deux au quotidien. Des noms contemporains comme C.J. Jung, Chögyam Trungpa, Arnold Mindell, Hubert Reeves, Fritjof Capra, Arne Naess, Joanna Macy, Carlos Castaneda, le Dalaï Lama, Alexander Lowe, Alice Miller me viennent à l’esprit spontanément. Ils nous ont ouvert des fenêtres, ouvert des portes, créé des instituts, donné des enseignements, et, ce qui est le plus important après tout, montré par leur contribution active des chemins à suivre.

La liste des enseignements, des livres savants, des réflexions inspirantes qui nous accompagne au nouveau millénaire est plus que longue, elle est vieille de plusieurs millénaires. À mon avis, ce ne sont pas les théories sur ce qu’est une société « illuminée » [enlightened] qui nous font défaut. L’état du monde au tournant du millénaire nous indique que nous avons assez spéculé et théorétisé sur notre destination. Il est grand temps de passer à l’action.

Jean-Paul Sartre disait [je cite de mémoire] : L’important n’est pas tant ce que l’on a fait de moi, mais plutôt ce que je fais moi-même avec ce que l’on a fait de moi. Autrement dit : quelles sont les traces que la vie a laissées sur moi et quelles sont les traces que je laisse sur la vie à mon tour?

Carlos Casteneda nous suggère : « Tout chemin est seulement un chemin, et il n’y a pas offense envers soi-même ou les autres à le quitter si le cœur t’en dit. Regarde chaque chemin séparément et délibérément. Essaie-le autant de fois qu’il te paraît nécessaire. Puis demande-toi seul : ce chemin a-t-il un cœur? S’il en a, le chemin est bon; s’il n’en a pas, il n’est d’aucune utilité ».

Une chose est certaine : s’engager dans un nouveau chemin nécessite une connaissance solide du terrain sur lequel on pose son pied, une vision claire du but, du courage et de l’engagement pour poursuivre, et la conscience du cœur pour reconnaître la qualité des traces laissées.

Je nous souhaite la connaissance, la vision, le courage, l’engagement et la conscience du cœur dans nos chemins individuels qui forment la grande trace que nous allons laisser ensemble sur notre planète pour le prochain millénaire.

Un regard védique sur les planètes et leurs effets

Le 12 août, la communauté hindoue du monde entier a tenu son jeûne à la mémoire du Seigneur Ganesh, le Dieu de l’astrologie védique. Selon la tradition, ceux qui veulent obtenir sa bénédiction vont prier, méditer et chanter son nom de l’aube au crépuscule.

L’astrologie védique repose sur la position réelle des constellations et des planètes. En tenant compte de ce facteur dans le calcul du thème astral védique d’une personne, il faut reculer chaque planète d’environ 23 degrés par rapport à sa position dans le thème astral tropical, mieux connu en Occident. Prenons un exemple. La planète Jupiter se trouve dans le signe du Lion selon l’astrologie tropicale. Cependant, selon l’astrologie védique, Jupiter est en Cancer, c’est-à-dire dans le signe précédent. Nous avons cru bon d’expliquer brièvement cet aspect de l’astrologie védique, car beaucoup de gens familiers avec l’astrologie tropicale et la position des planètes pourraient croire que nous avons mal calculé les positions planétaires mentionnées dans le présent article.

Selon l’astrologie védique, le 1er août 2002, plusieurs planètes étaient regroupées en Cancer, signe d’eau régi par la Lune qui représente nos émotions et nos sentiments. La conjonction de nombreuses planètes est synonyme de rencontres intenses. Pendant l’été., cette force dirigeante a été l’inspiration et l’intuition, conjuguée à une sensibilité excessive pouvant conduire à des déferlements émotifs nuisibles aux relations intimes. Pour l’automne, cette force dirigeante sera la régénération et la transformation.

Le 28 juin, la planète Jupiter, associée à Brahaspati, le Dieu de la vertu, s’est installée en Cancer, signe des plus favorables dans lequel elle peut exprimer toute sa noblesse et sa nature expansive. Elle y restera jusqu’au 23 juillet 2003. Jupiter représente notre but; ce but s’ennoblit lorsque Jupiter est en Cancer. Ceux qui sont nés avec ce placement planétaire peuvent devenir enseignants universels, philanthropes et guérisseurs. Jupiter se traduit par gourou, c’est-à-dire qui chasse la noirceur. Durant le transit de Jupiter en Cancer, on peut s’attendre à exprimer le meilleur de nous-mêmes. Nous pouvons alors poser des gestes nobles qui nous vaudront respect et gratitude pour le bon travail que nous aurons accompli.

Cependant, par polarité, Jupiter affecte le Capricorne, signe à l’opposé de sa position actuelle en Cancer. Jupiter en Capricorne est considéré en chute, placement difficile qui peut créer certaines difficultés. Selon le dicton, celui qui a mérité les plus grands honneurs a aussi relevé les plus grands défis. Par conséquent, ce placement nous donnera une foule d’occasions de devenir soit égoïste, soit altruiste.

Nous avons le choix d’opter pour le bien-être de la collectivité ou de rechercher la réalisation de nos propres désirs. Le défi sera de voir si nous percevons objectivement la vérité dans chaque situation, pour ensuite prendre des décisions judicieuses fondées sur notre perception.

Jupiter, planète bénéfique synonyme d’expansion, de bonté, de gentillesse et de générosité, s’opposera aux desseins égoïstes de certains individus. Nous aurons l’occasion de faire de grandes choses pour notre famille, nos amis et l’humanité.

Remercions Dieu de ce placement positif. Les bouleversements politiques que nous vivons n’ont pu qu’être amplifiés par le transit précédent de Jupiter en Gémeaux, placement difficile dans un signe ennemi. Jupiter était alors incapable d’exprimer sa nature bénéfique, et le déroulement des événements semblait indiquer nous nous dirigions vers une destruction massive. Pendant un an, Jupiter en Cancer contribuera à éviter le pire, en nous donnant un environnement stable où règneront la moralité et la décence dans l’esprit de chacun et, espérons-le, dans celui des dirigeants mondiaux.

Jusqu’au 17 août, Mars, la planète de l’énergie, de la vitalité, du courage et de l’action, était placé dans le signe émotif du Cancer. Dans ce signe, la nature bouillante et belliqueuse de Mars peut pousser à réagir instinctivement et défensivement. Incapable de fonctionner dans la joie, on peut souffrir d’angoisse. Mars est maintenant en Lion jusqu’au 4 octobre, placement beaucoup plus favorable qui nous permettra de viser nos objectifs avec plus de détermination.

Après avoir séjourné un peu plus de deux ans en Taureau, Saturne est entrée en Gémeaux le 10 juillet 2002 où elle restera jusqu’au 23 août 2004. Sature et Mercure (la planète qui régit Gémeaux) sont des planètes amies synonymes d’intelligence, de sagesse, d’esprit analytique et de planification stratégique pour la réalisation d’un but constructif. Cette période sera favorable aux mineurs et aux géologues pour trouver les richesses du sol, car Saturne en Gémeaux peut donner des indices quant aux secrets de Mère nature.

Rahu et son opposé polaire Ketu sont des planètes fantômes. Ce sont des points d’intersection où l’orbite de la Lune croise l’écliptique à l’équateur céleste ainsi que l’orbite du Soleil. Leurs effets sont toutefois bien réels et significatifs. Rahu est en Taureau depuis le 13 mars 2001 et y restera jusqu’au 11 septembre 2003. Ce placement nous donnera des bases solides sur lesquelles nous pourrons atteindre nos objectifs.

À l’instar de Saturne dont les stratégies sont infinies, Rahu peut entraîner des gains inattendus et tourner des situations négatives en victoires. Son placement dans le signe du Taureau, régi par Vénus, indique que Rahu nous permettra de jouir d’une réalisation matérielle et physique. Bien qu’il puisse régner méfiance et nervosité dans nos contacts avec autrui, Rahu en Taureau apporte la stabilité.

Sur le plan personnel, l’opposé de Rahu, Ketu en Scorpion indique que nous devons rester impersonnel dans l’exécution de nos tâches. Nous devons faire preuve d’intégrité et reconnaître que la manière d’atteindre un objectif est tout aussi importante que sa réalisation.

Soulignons toutefois que chacun de nous réagit différemment aux stimulis planétaires. Par conséquent, les tendances mentionnées dans cet article sont des lignes directrices. Il n’existe aucun absolu et il est nécessaire d’examiner l’incidence des planètes à mesure qu’elles transitent le thème astral d’un individu pour déterminer avec plus de précision la réaction qu’il aura ou les effets qu’il ressentira.

Découvrir ce qui donne une âme à sa maison

En pénétrant dans une maison (le terme maison englobe ici tout lieu de vie ou de travail), on peut parfois arriver à ressentir l’énergie qu’elle dégage. On peut même y ressentir la vie. Cette notion d’énergie vitale est importante quand on sait que la qualité de l’énergie qui circule dans une maison peut affecter notre bien-être en tant qu’habitant.

Cette notion d’énergie, appelée Feng Shui (mot qui signifie « vent et eau ») n’est d’ailleurs pas récente puisque les Chinois l’utilisait déjà il y a 2 500 ans dans les cimetières pour la disposition des tombes. Ce n’est que plus tard qu’il s’est étendu aux demeures des vivants, abordant la maison sous l’angle de l’énergie vitale.

L’énergie vitale! Car il s’agit bien ici de vie! Ne serait-ce pas cette vie qui confère à la maison sa propre couleur, son ambiance, son essence, son âme!

Mais comment rendre une maison vivante?

Habiter une maison, c’est avant tout considérer son lieu de vie (ou de travail) comme un « être vivant » avec qui l’on va entamer une relation à plus ou moins longue échéance. Comme on ne rencontre pas quelqu’un par hasard, on n’habite pas une maison par hasard. Dans cette optique, il peut être intéressant de se demander pourquoi l’on vit dans tel type de maison plutôt qu’un autre et de considérer notre maison comme une image-miroir de nous-mêmes.

Le phénomène miroir part du principe qu’on ne peut être « touché » que par quelque chose qu’on porte en soi, et que toutes les personnes que nous rencontrons ~ et situations que nous vivons ~ ne sont pas le fruit du hasard.

Qu’elles soient agréables ou désagréables, elles nous reflètent, comme un miroir, les bonnes et les moins bonnes parties de nous-mêmes (pour en savoir plus sur le phénomène miroir, voir le livre de Pierre Lassalle « Astrologie et relations humaines » aux éd. de Mortagne).

En ce qui concerne la maison, c’est la même chose. Notre maison est porteuse de « qualités » et de « défauts » dont nous sommes également porteurs intérieurement.

Aussi, pour rendre une maison vivante, il faut que la relation habitant/maison soit vivante, c’est-à-dire qu’on accepte de s’ouvrir à l’image-miroir qu’elle nous renvoie de nous-mêmes.

Pour cela, on peut regarder comment l’énergie y circule. Est-elle trop rapide ou trop lente? Au niveau de la polarité, notre maison est-elle plutôt ouverte ou plutôt fermée? Une maison « ouverte » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à un niveau, grandes fenêtres, absence de clôture entourant le terrain, pas ou peu de séparation entre les pièces de vie, pas d’entrée, salon donnant directement sur la rue, etc. Une maison « fermée » pourra être caractérisée par les éléments suivants : maison à plusieurs niveaux, petites fenêtres, clôture importante entourant la maison, présence d’une entrée, pièces de vie séparées les unes des autres, etc. Comment les pièces s’organisent-elles les unes par rapport aux autres? Y a-t-il une entrée? Est-elle petite et sombre ou grande et lumineuse? La cuisine est-elle plutôt à aire ouverte donnant sur le salon ou indépendante et fermée? Etc.

Ainsi, après avoir énuméré les « qualités » et « défauts » de notre maison, nous pourrons essayer de voir en quoi nous portons ces mêmes qualités et défauts. Dans notre exemple de maison « ouverte », cela pourra renvoyer en positif aux occupants des qualités d’ouverture et d’accueil. En négatif, ils pourront avoir tendance à se disperser ou à se laisser envahir par les autres n’osant pas leur imposer certaines limites.

Dans le cas d’une maison « fermée », l’image positive du lieu pourra renvoyer aux occupants par exemple des qualités de concentration et une capacité à délimiter leur propre espace. En négatif, ils pourront avoir tendance à se refermer sur eux-mêmes et à rejeter les autres.

C’est en faisant cet effort de se découvrir grâce à l’image-miroir que nous renvoie notre maison qu’il se crée alors un lien privilégié avec elle. Connaissant nos points forts et nos points faibles, nous pourrons alors entamer en toute conscience des transformations dans notre maison en fonction de nos transformations intérieures. Ainsi, en décidant de transformer tel défaut ou de développer telle qualité, nous saurons comment transformer notre maison de façon harmonieuse puisque cette transformation fera écho à notre être intérieur.

Et c’est de cette conscience entre l’âme de la maison et l’individualité de l’habitant que naîtra une relation vivante et que notre maison deviendra vivante. Et de cette relation intime, naîtra l’harmonie.

Thierry Seurre

Thierry Seurre est technologue professionnel en architecture et consultant en Feng Shui à l’Occidentale.

Courriel : tseu@delasagesse.qc.ca

www.delasagesse.qc.ca/fengshui.htm Pour toute information, vous pouvez le joindre au 450 670-3573