Un face à face avec soi grâce à l’art-thérapie

Plus rien n’allait dans ma vie, et je cherchais une thérapeute ou un endroit qui me permettrait d’y voir clair, de me reprendre, de ressentir mes émotions à nouveau. J’avais besoin de communiquer ce qui m’arrivait sans nécessairement vouloir en parler. Je m’étais beaucoup refermée sur moi avec le temps. J’avais surtout besoin de toucher, de me laisser toucher, de vivre dans mon corps, d’accepter qui je suis et ce que j’ai vécu.

Oser aller dans un atelier d’art-thérapie
Quand je suis arrivée à l’atelier la première fois, j’ai été surprise. Je ne suis pas artiste et je n’ai jamais vraiment été attirée par les arts visuels. Pour tout dire, je n’ai pas de talent en art. Je suis venue parce qu’une amie m’avait parlé du bien que cela lui avait fait. Donc, je dis à l’art-thérapeute sur place que l’art ne m’intéresse pas, mais que j’ai besoin de me retrouver. Elle m’invite alors à prendre place et à choisir des images. J’accepte et commence un collage en ne sachant pas trop ce que cela me donne. Une fois le collage terminé, l’art-thérapeute et moi regardons les images et en parlons. C’est alors que je commence à comprendre ce que cela peut m’apporter. Je m’aperçois que chaque image parle de moi, de mon expérience, de mes goûts, de mes difficultés,­ de mon manque de confiance. Nous terminons la rencontre sur une note positive, et je retrouve enfin un peu d’espoir; je me dis que, finalement, j’arriverai à me sortir de cette mauvaise passe grâce à son aide.

À la séance suivante, je me lance dans une peinture à grands traits sur une grande feuille; tout mon corps est impliqué. L’art-thérapeute me guide et, alors, je commence à me sentir libre. Je peux être moi-même, me retrouver, vivre les émotions que je camouflais de peur de ne pas être assez bien. Je me laisse aller à pleurer, à exprimer ma rage et mon mal-être. Séance après séance, je découvre les pouvoirs de l’argile, du dessin, du pastel, de tous les médiums artistiques qui, dans le contexte de l’art-thérapie, m’aident à me découvrir, à retrouver le plaisir que j’avais depuis longtemps oublié et à prendre cons­cience de ma place dans la vie. Parfois, la séance est difficile parce que j’exprime des histoires douloureuses. Sur le coup, je trouve cela pénible et ne comprends pas ce que cette souffrance retrouvée m’apporte, mais par la suite, je ressens une grande libération, plus d’ouverture et de plaisir dans ma vie de tous les jours. Je vous ai raconté cette histoire qui n’est pas la mienne, mais qui aurait pu l’être. Je vous ai fait part, en gros, ce que mes clientes me disent à la fin d’un processus thérapeutique. C’est très spécial un processus en art-thérapie, et je vous le recommande si vous en ressentez le besoin. En fait, l’art-thérapie est pour toute personne qui cherche à mieux se connaître et à se sentir bien dans la vie.

Ce qui m’a amenée à devenir art-thérapeute, c’est un grand malaise dans ma vie. J’aimais beaucoup les arts et la psychologie. J’ai enseigné à des enfants qui rencontraient des difficultés, et les dessins qu’ils créaient me faisaient me questionner. Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’ils vivaient et j’étais tellement habitée par leur mal-être que je me suis épuisée. C’est cela qui m’a amenée à faire des études en art-thérapie. J’ai alors découvert que l’art est un langage puissant qui nous donne accès à des parties de nous que nous refusons de voir ou qui restent dans l’inconscient et nous nuisent. Ce n’est pas seulement l’image qui est importante, mais tout son processus de fabrication, les gestes posés, l’intensité à travailler avec les médiums, les échanges entre celle ou celui qui consulte et l’art-thérapeute. Tout ce procédé fait en sorte qu’en bout de ligne, on se sent mieux, plus vivant, plus humain. Mon propre processus m’a amenée à faire des liens avec le passé, à donner plus de cohérence à ma vie. Moi qui enseignais aux tout-petits, me voilà maintenant professeure en art-thérapie. L’art-thérapie a vraiment transformé ma vie et, dès les premiers cours suivis, j’ai pu me rendre compte que je changeais. Je retrouvais ma joie de vivre, je redevenais passionnée. Plutôt que de voir le côté négatif des événements, je les transformais en positif par la couleur, la ligne ou la forme. J’aurais beau en parler longuement, il n’y a rien de mieux que de tenter l’expérience. Alors, je vous invite à vous inscrire­ à un atelier d’art-thérapie dès mainte­nant­ et à y découvrir tout ce que cela peut vous apporter.

L’art-thérapie est une profession qui s’est développée à partir des années 1940 aux États-Unis et en Europe.

L’art-thérapeute doit avoir fait des études dans le domaine, au moins au niveau de la maîtrise. C’est l’Association des art-thérapeutes du Québec (AATQ) qui régit la profession. Alors, si l’art-thérapeute que vous consultez en fait partie, vous savez qu’elle a développé les compétences nécessaires.

Est-ce possible de retrouver l’harmonie familiale en 2014?

Les enfants difficiles sont des enfants vivants et différents ! Une de leurs principales préoccupations est la recherche et l’assurance de l’amour des parents, malgré tous leurs mauvais coups.

Les parents épuisés sont des parents occupés et préoccupés ! Une de leurs principales préoccupations est de s’assurer de l’amour de leurs enfants, malgré toutes les règles et la discipline qu’ils imposent.

Oui … mais… S’occuper d’un enfant est le travail le plus merveilleux et le plus important qui soit.

Effectivement… C’est aussi l’un des plus exigeants, surtout qu’il vient sans mode d’emploi.

Donc, voici le premier mode d’emploi pour parents exemplaires :

  • S’assurer de prendre soin de soi, se ressourcer, se respecter, RESPIRER!
  • Apprendre à être reconnaissant envers soi-même!
  • Comme parent, j’ai le droit à l’erreur…

Quelques conseils stratégiques :

  • Travailler la constance, la cohérence et la cohésion parentale par rapport au respect des règles et de la discipline.
  • Prioriser, c’est-à-dire, aller au plus important et « choisir ses batailles ».

Une discipline saine rend le milieu familial réconfortant pour nos enfants, car ils ont besoin de se sentir « encadrés » pour se sentir rassurés. Une discipline positive et efficace ne se limite pas à obliger l’enfant à nous obéir, mais l’éduque et l’oriente. Notre rôle d’éducateur consiste aussi à apprendre aux enfants les interdits. Toutefois, il est sain qu’ils puissent exprimer leurs frustrations. L’enfant qui ne peut le faire va réagir comme une « cocotte-minute » sans soupape et au bout d’un certain temps, il explose. Si, en revanche, il peut exprimer ses émotions au fur et à mesure qu’elles apparaissent, la «vapeur » libérée soulagera la tension et permettra d’accepter les compromis nécessaires entre ses désirs et les contraintes de la réalité. Éduquer c’est donner à l’enfant des stratégies efficaces pour faire face aux difficultés et lui apprendre à s’adapter aux événements de la vie.

Parlons maintenant des enfants impulsifs qui ont du mal à contrôler leur frustration :

Pendant une colère, une vraie, votre petit ange se jette sur le plancher, il hurle et se contorsionne. LA TOTALE. Difficile de rester calme devant un tel spectacle… mais c’est pourtant l’attitude à adopter s’il n’y a aucun risque qu’il se blesse. C’est un mauvais moment à passer.

Mais que se passe-t-il vraiment?

Le tout-petit exprime un désir ou un besoin. Il ressent alors la frustration comme une véritable douleur physique. La déception, l’impuissance, la perte ou le sentiment d’être incompris stimulent son cerveau inférieur, celui des instincts primitifs. Son cerveau supérieur, là où se trouve notamment le centre de résolution de problèmes, est trop immature pour tempérer les excès du cerveau inférieur. La colère se déclenche. Les fonctions cognitives de l’enfant (sa compréhension) et son centre langagier sont neutralisés par le stress engendré par la crise. Inutile d’essayer de le raisonner. Le cerveau du tout-petit est immature. Il possède encore des réflexes dominants comme la peur et la colère. À 2 ou 3 ans, il lui est impossible de se raisonner et de comprendre qu’il est possible de refaire une tour de blocs que son frère vient de détruire… Il vit un moment angoissant.

Quand l’enfant fait une crise, il dit « ma vie est trop frustrante, je ne m’endure plus ».

Mettons-nous, un instant, dans la peau de l’enfant. Comment auriez-vous réagi si on vous avait refusé un biscuit alors que vous aviez faim? Si on avait éteint le téléviseur au milieu d’une émission? Si on vous avait dérangé tandis que vous parliez au téléphone?

Reconnaître que la situation est frustrante devant l’enfant suffit donc, parfois, à éviter la crise. De la compassion, mais pas de soumission. Tout permettre à l’enfant n’aide pas, mais demeurer ferme, en démontrant un peu d’empathie, peut ramener l’enfant au calme.

Dans le développement normal de l’enfant, l’agressivité physique augmente jusque vers l’âge de deux ans, c’est le moyen qu’emploieront souvent les enfants de deux ans pour obtenir ce qu’ils veulent. Soixante-dix pour cent des enfants âgés de 17 mois et quatre-vingt pour cent des enfants âgés de 30 mois s’empareront de force d’un objet convoité tenu par un autre enfant. Toutefois, chez la plupart d’entre eux, ces crises cessent vers l’âge de quatre ans. Ce changement correspond à l’acquisition de certaines aptitudes nouvelles comme le langage, qui permet à l’enfant d’exprimer sa frustration de façon plus  constructive et de mieux gérer l’intensité de ses émotions.

Répétez-vous encore une fois : « C’est un mauvais moment à passer ». Comme parents, n’oubliez jamais de bien RESPIRER!!!

Mais l’harmonie familiale dans tout ça?

Plus de calme, de compassion et de discipline = moins de crises.

Moins de crises = plus de temps pour jouer avec vos enfants!

S’intéresser au jeu de l’enfant, c’est s’intéresser à l’enfant tout entier, puisque le jeu le rejoint dans sa globalité.

Découvrir le plaisir de jouer avec vos enfants est un moyen extraordinaire de vous lier à eux et de profiter pleinement du temps qui passe.

Profitez du jeu pour rire et vous amuser comme lorsque vous étiez petit(e)s!