Donnons une chance à la paix

Les guerres ont lieu lorsque l’intolérance atteint des proportions épiques, quand les raisons de se battre l’emportent sur le caractère sacré de la paix. Les guerres ont lieu lorsqu’on ne sait plus reconnaître la valeur de l’existence.

Les dirigeants de ce monde essaient d’instaurer la paix, mais cela n’est pas du ressort des institutions. Ce sont les humains qui déclenchent les guerres. Et avant qu’une guerre ne soit déclarée à l’extérieur, elle a commencé à l’intérieur de nous.

La guerre à l’intérieur est la plus dangereuse, car c’est un feu qu’on risque de ne jamais pouvoir éteindre. Les guerres sont faites parce qu’on ne trouve pas la paix en soi, parce qu’on ne lui permet pas de se manifester.

Nous cherchons tous quelque chose. Qu’on appelle cela réussite, paix, amour ou tranquillité, c’est toujours la même chose. Ce que nous cherchons porte différents noms, car nous ne savons pas de quoi nous avons besoin.

Pour trouver ce dont nous avons besoin, nous regardons autour de nous. Mais pour savoir où trouver ce que nous cherchons, nous devons d’abord nous demander où le trouver. Avons-nous envisagé de regarder en nous?

Vivre n’est pas facile, surtout si nous désirons ce qu’il y a de meilleur. Pour cela, il nous faut creuser en profondeur, et ce n’est pas facile. Il nous faut extraire ce dont nous avons besoin et laisser le reste. Si nous voulons extraire la paix, nous devons conserver ce qui est précieux et écarter ce qui ne l’est pas.

La chose que nous recherchons n’est pas à l’extérieur de nous. Elle se trouve en nous. Elle a toujours été là et le sera toujours. La satisfaction est agréable, et ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas non plus un hasard si la paix est agréable. La paix est déjà là, et elle réside dans le cœur de tous les êtres humains.

La paix doit être ressentie. Un des pouvoirs les plus incroyables que nous ayons est de ressentir. Lorsque nous regardons la paix à la lumière de ce pouvoir, nous ressentons la paix. Nous sommes là pour être emplis de reconnaissance, d’amour et de compréhension. En nous, nous recelons une lampe si brillante que, dans la nuit la plus noire, elle éclaire notre monde. Cette lumière attend qu’on la trouve.

La paix ne fait pas de différence. Peu lui importe que nous soyons riches, pauvres, d’une religion ou d’une autre. Peu lui importe le pays où nous vivons. La paix attend que nous la trouvions; elle attend que chacun de nous se sente à nouveau complet, et non plus morcelé par tout ce qui divise notre vie.

La paix se manifeste quand le cœur ne connaît plus la dualité, quand la lutte intérieure a été résolue. Lorsque la paix arrive dans notre cœur, la sérénité suit. L’amour coule à flots, sans limites. La joie ne peut être bridée. Elle éclate, car c’est une évidence. Voilà ce qu’est la paix…

La paix doit être ressentie, l’amour doit être ressenti, la vérité doit être ressentie. Tant que nous serons en vie, un désir profond d’être bien, d’éprouver de la joie, sera là; et tant que ce désir sera là, il importe d’en être conscient.

Cette vie est un voyage. Nous sommes les passagers d’un train appelé la vie, et nous sommes vivants dans cet instant appelé présent. Le voyage de la vie est si beau qu’il n’a pas besoin de destination.

Pendant ce voyage, on nous a donné une boussole. Cette boussole, c’est la soif d’être comblé. Le vrai voyage de la vie commence le jour où nous nous mettons à vouloir assouvir notre soif. Cette quête est la plus noble qui soit.

Pendant des siècles, une voix n’a cessé de clamer : « Ce que vous cherchez se trouve en vous. Votre vérité est en vous, votre paix est en vous, votre joie est en vous. ». La paix dans nos cœurs ressemble à une graine dans le désert, qui attend d’éclore et de fleurir. Lorsque nous permettons à cette graine d’éclore en nous, alors la paix devient possible à l’extérieur. Nous devons donner une chance à la paix.

Donnerons-nous une chance à la paix?

Le masculin, le principe d’évolution planétaire

Qui est l’homme? Qu’est-ce que le yang dans le monde aujourd’hui et quel est son apport à la créativité? Au-delà de sa génitalité, l’homme est foncièrement son sexe. Biologiquement, il est dans sa nature de pénétrer son monde afin de lui apporter non seulement sa semence au sens large, en vue de la reproduction de la vie, mais aussi d’y susciter une jouissance mutuelle de l’apport mâle et du réceptacle-réponse.

N’est-ce pas la raison d’être de tout homme d’ensemencer son monde afin de le rendre plus merveilleux?

Mais voilà le problème : à cause de vieilles programmations du passé ou après une ou plusieurs blessures, l’homme a peur de se faire castrer. L’homme se sent inapproprié. Il est habité par la crainte de ne pas être assez ou celle d’être trop. Sa jouissance s’en trouve par conséquent diluée. Ainsi, il se tient à l’écart, caché derrière un masque de fausse performance afin de ne pas être mis à nu. Il angoisse d’être ridiculisé, embarrassé dans sa vulnérabilité. Sa plus grande douleur serait de constater qu’il n’a pas l’impact désiré sur son environnement.

Eh oui, la réponse de son monde n’est pas toujours à la hauteur de ses attentes. Une réponse mitigée de son univers peut facilement diminuer la vitalité de sa pénétration. L’excitation recherchée n’est pas au rendez-vous. Ainsi, la perte d’impact vient affaiblir son énergie vitale et sa jouissance. Par conséquent, l’homme se retrouve avec une vigueur insuffisante pour apporter une réaction jouissive de son environnement. Autrement dit, métaphoriquement l’homme bande mou et son univers risque de s’en apercevoir, c’est cela qui l’inquiète.

À la suite de tous les bouleversements des rôles versus l’identité masculine, il est fréquent de voir à mon bureau des hommes fragilisés dans leur être profond. Ils ne sont plus les conquérants qui explorent de nouveaux territoires et qui reviennent à la maison avec l’admiration attendue. L’homme souffre. Il cherche sa raison d’être découlant de son sexe et les balises, qui étaient là traditionnellement pour lui indiquer comment être, ont été remplacées par de nouvelles qui lui ont été imposées.

Il y a deux côtés à cette médaille du point de vue de la créativité : cette situation émerge une créativité yang moins vibrante de vie et l’autre, une occasion de faire émerger du monde intérieur de l’homme des nouvelles formes, des nouvelles façons de faire basées, non seulement sur sa partie yang, mais aussi de son côté yin.

Parce qu’il est à la recherche de l’impact sur son monde, la situation invite le mâle à se retourner vers son monde intérieur et à se libérer ainsi de sa dépendance au regard des autres. Lorsque certains clients arrivent à mon bureau en crise identitaire, je les invite à faire un voyage en eux-mêmes, à reconnaître leurs ressources. Ils y découvrent la beauté de leur écologie unique à propos de leur spiritualité, leur identité, leurs croyances et leurs valeurs, leurs capacités et leurs comportements authentiques. Ce qui a pour conséquence une expression beaucoup plus excitante dans leur environnement qui en bénéficie tout autant que l’expression masculine.

La beauté de cette crise identitaire de l’homme d’aujourd’hui, est qu’elle incite celui-ci à retourner en lui-même, dans son environnement intérieur pour y apporter premièrement l’impact tant recherché. Autrement dit, change ton moi et le monde changera!

La quête du héros, l’exploration des nouvelles terres, la mission, l’impact peuvent toujours être de mise aujourd’hui en ciblant d’abord la qualité d’être ou l’introduction du monde du dedans et qui conduit inévitablement à la jouissance d’être mâle. C’est le lit sur lequel repose une créativité masculine vivante et une expression du délice d’être vers l’univers extérieur. Parce que sa vitalité est revenue, l’homme sait que ce qu’il introduit dans son monde est bon et authentique. Peu importe les applaudissements, c’est la reconnaissance intérieure qui prévaut sur l’extérieur. Comme homme, si mon expression correspond à la vie qui est en moi et que je reconnais celle-ci comme une expression authentique de mon être et de sa beauté, je sentirai toute sa vigueur et éventuellement je trouverai le réceptacle adéquat pour le plaisir mutuel.

Bien entendu, tout cela est métaphorique, mais il dépeint bien la réalité masculine d’aujourd’hui. Jean Monbourquette, dans son livre « La violence des hommes », parle du besoin du petit garçon d’être reconnu par ses pairs. Il est vrai que dans le développement du jeune mâle vers sa stature d’homme, la reconnaissance extérieure est importante, mais elle peut être compensée ou complétée plus tard par une reconnaissance intérieure. Bien entendu, cela demande un cheminement qui peut être encadré par de l’aide en coaching de vie ou thérapeutique. Heureusement, malgré ses balbutiements, des services pour les problématiques masculines commencent à émerger un peu partout. Étouffé par son image de performance, l’homme n’a pas tendance à aller chercher de l’aide quoique l’évolution dans le monde masculin fasse tranquillement son œuvre.

Il sera intéressant de voir quelle forme la créativité prendra sous un apport masculin transformé, plus intérieur et plus jouissif. Le monde deviendra autre. N’est-ce pas la conséquence d’une véritable créativité, qu’elle soit masculine ou féminine ou les deux?

Le jardinier

Le jardinier raconte métaphoriquement l’accomplissement joyeux, déterminé et patient de l’être qui prépare et cultive sa condition humaine, sa terre bénie, pour y faire germer puis épanouir sa nature première. Ce texte exprime, selon notre inspiration, le parcours de celui qui entreprend consciemment et activement la voie sacrée, celle de la grande libération.

Puisse le jardinier vous donner l’élan d’amorcer le défrichement de votre terre bénie ou vous motiver à poursuivre avec enthousiasme son ameublissement et sa culture.

Quelques inimaginables soient es fruits que vous récoltiez, s’ils sont cultivés avec foi, amour et reconnaissance nous avons la conviction qu’ils sauront vous nourrir, vous et les autres, au-delà de vos espérances les plus audacieuses.

Je suis jardinier
Je cultive l’âme
Sans gagne-pain
Ni denier
Incalculables
Sont les retombées

Je cultive sa noblesse
M’y consacre entièrement
Avec foi et ardeur
Celles de découvrir
Le potentiel pressenti
La splendeur endormie

Mon cœur résonne
À cet appel
Je m’abandonne
À ce courant
Ma vie je donne
Intégralement

Je sens l’inspiration
La vibre en profondeur
À force de volonté
De patience, de doigté
Je vois poindre du dedans
Ce qui déjà est

J’aspire à l’éclosion
Des beautés infinies
En perpétuel devenir
En amour avec tout
Avec l’univers entier
Je cultive cette terre bénie

Je laboure mon âme
Qui enserre en elle
Depuis si longtemps
L’essence divine
Je trace des sillons
Ouvre cette terre bénie

Je sarcle mon âme
Arrache les préjugés
Les attitudes erronées
Enracinées en profondeur
Je brise les lacis enfouis
Nettoie cette terre bénie

J’épierre mon âme
De ses grosses masses
Lourdes et gênantes
Freinant mon élan
J’ôte les obstacles
Dégage cette terre bénie

Je herse mon âme
Dense et grossière
Défais les mottes durcies
Par les siècles, les intempéries
J’affine la texture
Assouplis cette terre bénie

Je fume mon âme
Des meilleurs engrais
Épands à profusion
Accueil et compréhension
J’enrichis la matrice
Nourris cette terre bénie

J’ensemence mon âme
De graines sélectionnées
De pensées de paix
D’amour, de compassion
Je choisis mes cultures
Les dédie à cette terre bénie
J’arrose mon âme
De sources cristallines
Les pluies célestes
La lumière divine
Complètent l’œuvre
Je remercie

Je vois alors germer
L’essence de mon âme
Sagesse
Force et amour
Paix et joie
Elle s’ennoblit

Vient la floraison
Les parfums embaument
Les multiples coloris
Fusent de toute part
Cette joyeuse féérie
Annonce la moisson

Suit la fructification
Partout apparaissent
De nombreux joyaux
Les premières cueillettes
Offrent leurs délices
Je les reçois avec bonheur

Pousse continuellement
Ce jardin de fleurs
Un jardin de cœur
Ce jardin de fruits
Un jardin d’esprit
Riche et abondant

La maturation s’accomplit
Les joyaux foisonnent
Se diversifient
La récolte perdure
Je donne à tous les vents
Généreusement

Je suis nourri
De ces fruits bénis
Mon quotidien
S’est imprégné
De cette foi absolue
En la nature de cette terre
Je m’abreuve enfin
À la coupe de vie
De l’élixir divin
Projetée dans l’immensité
Mon âme exulte
Revient à la vie

C’est la grande fête
Des jardiniers du devenir
La célébration
De l’amour, de la vie
La consécration
De la terre bénie

En collaboration avec José Mateus

La souveraineté de l’être, une question sociale au diapason de toute l’humanité

C’est à une révolution que nous sommes appelés, car le réel changement vient de l’intérieur tant pour les êtres que pour les collectivités.

Pour moi, oser être soi au travail rejoint oser être soi dans ma communauté, dans ma société, et dans mon humanité, puisque mon travail c’est d’écrire pour une plus grande réalisation de tous, tout particulièrement dans l’espace québécois, pour finalement en arriver à une véritable réalisation collective du Québec proprement dit.

En effet, j’écris pour que les signes d’identité qui servent à nous démarquer aujourd’hui, soit d’être des francophones adhérant ouvertement à une spiritualité laïque qui a rompu avec la religion traditionnelle, ne nous définissent plus, comme longtemps ce fut le cas tout au long des années qui ont succédé à la Conquête et précédé la Révolution tranquille, comme négativité. Époque où les signes identitaires – qui étaient alors d’être des Canadiens français et des Catholiques – nous définissaient comme une différence et non comme une dynamique, pour reprendre les mots de Miron. Une différence, toutefois, qui loin de nous élever comme humains, nous entraînait alors dans un processus de dévalorisation et de confusion par rapport à l’autre.

En effet, qui n’a pas entendu ces clichés désobligeants utilisés pour nous qualifier : petit Canadien français… peuple conquis… peur de s’affirmer… de s’exprimer… né pour un petit pain, expressions auxquelles nous adhérions pratiquement nous-mêmes à force de les entendre. Et comme on sait que ce sont par les pensées et les paroles que s’installent en nos gènes, en nos cellules, une façon de se concevoir soi-même, que c’est le système de pensée auquel je vais adhérer qui va réellement me déterminer, nous nous sommes retrouvés comme peuple en bien faible estimation de nous-mêmes, puisque ce qui est vrai pour l’individu, l’est aussi pour la collectivité dont il fait partie.

Notre posture n’était donc pas des plus enviables. Et cela a duré longtemps, suffisamment longtemps pour que la transmission se fasse d’une génération à une autre jusqu’à aujourd’hui.

Bien sûr, il y a eu plusieurs moments de reconnaissance depuis une quarantaine d’années qui ont contribué à changer la donne par rapport à notre identité, mais ce qui est inscrit est inscrit et agit donc toujours insidieusement dans nos espaces souterrains.

Or, dans le contexte de grandes transformations que vit le monde actuellement, un renversement de cette situation s’impose. En effet, nous, les Québécois, avons, de par notre culture vivante et dynamique qui apporte une contribution originale de plus en plus reconnue au patrimoine de l’humanité, un rôle primordial à jouer. Il y a donc lieu de travailler à rendre raison à neuf de la pertinence de l’option véritablement souveraine, en nos êtres d’abord, de façon donc individuelle, puis ensuite de façon collective.

Mais pour rendre raison à neuf de cette option, il nous faudra accepter d’aborder la question sous un angle totalement différent de celui que nous avions l’habitude de le faire. Et il faudra surtout accepter d’assumer cet angle, car c’est là où nous sommes rendus, comme individu et comme collectivité. Oui, reconnaître que ce qui nous définit, c’est d’abord et avant tout la connaissance des énergies subtiles qui nous entourent et nous nourrissent selon le degré d’ouverture que chacun y consent. Énergies qui ne cherchent qu’à relier l’humain à son aspect divin.

Et reconnaître également que pour assumer ces énergies subtiles, l’être se doit d’être complet dans les deux principes qui le composent, soit le féminin et le masculin. Or, nous savons tous que le principe féminin a, partout dans le monde, et ce tant chez l’homme que chez la femme, été mis de côté au profit du masculin depuis fort longtemps, ce qui a entraîné l’humanité dans des énergies lourdes très éloignées de toute subtilité.

Mais voilà que la femme qu’est le Québec surgit de ses profondeurs pour en appeler à une redéfinition de ce que nous sommes. Pour appeler les êtres à se rebrancher à la réalité concrète qui se passe, là, immédiatement, entre les uns et les autres, au lieu de s’en remettre à un système nous éloignant toujours plus de soi-même d’abord, et des autres, à la toute fin.

C’est à une révolution que nous sommes appelés, ni plus ni moins. Une révolution qui montrera que la souveraineté, tant individuelle que collective, est une question sociale au diapason de toute l’humanité.

La nouvelle ère bouleverse toutes les données établies, car elle sollicite le pouvoir des sens en chacun de nous afin d’amener l’essence dans les sens, et cette essence… c’est l’amour. Ce n’est qu’en ayant le sentiment d’avoir enfin accompli ce pourquoi nous sommes sur cette terre, en tant que Québécois, que nous trouverons la paix de l’esprit qui libère. C’est la raison pour laquelle, moi, en tant qu’écrivaine, je n’hésite pas, à l’instar d’un grand écrivain comme Kerouac, à rapprocher d’une semence mystique les racines québécoises.

Voilà ce à quoi nous sommes en réalité appelés, à reconnaître nos racines.

Tu es formidable!

Une simple observation dans mon entourage immédiat suffit à confirmer mon soupçon, les mots « faire carrière » et travailler « dans une carrière » se font écho. Pas surprenant que la voie vers la carrière idyllique soit si rocailleuse!

Car à force de se casser le caillou pour trouver son chemin, on devient plus vite un proche parent du casseur de roches qu’une sommité au métier florissant. Pour tirer cette énigme au clair, j’ouvre mon fidèle « Petit Robert » étymologique. Le terme « carrière » en ce qui a trait aux roches et minéraux serait « peut-être » d’origine latine. Et le mot anciennement épelé « quarrière » viendrait de « quadraria » en latin : Un carré, un lieu où l’on taille les pierres. Quant au vocable « carrière » comme tracé de vie et d’emploi de nos précieuses minutes terrestres, elle tire sa genèse directement d’une attelée de chevaux… On ne s’en sort pas, la fameuse course de chars à la Ben Hur de l’arène romaine, la « carriera » ou chemin de chars en latin, se confond encore et toujours avec notre cavalcade effrénée moderne. Car plus de deux mille ans plus tard, le charretier perd encore souvent une roue quand ce n’est pas sa vie pour gagner la course. Il me semble qu’on n’apprend pas très vite à fuir les endroits hauts en stress et durs sur le physique.

Et, qui parle de « char», pense aussi à cheval. Comme sur plusieurs générations, on a résumé sa fonction à performer à tout prix, sa forte constitution équine sauvage s’est fragilisée. En le promettant à remplir un seul but, courir toujours plus vite pour dépasser l’autre, sa galopade s’est vidée de sens. L’instinct de courir librement, crinière au vent, s’est égaré. Tout comme pour le cheval que l’on a domestiqué, en courant de plus en plus vite, les sphères restrictives de notre « carriera » dénudent la vie de sens et de liberté. En marchant un pas à la fois hors du sentier battu sans chercher à gagner la course, on évite l’ivresse d’une compétition au rythme infernal qui vise à arriver le premier. On est bien forcé de l’admettre, nos premières années ne sont pas très domestiquées. Votre mère vous le confirmera, l’entraînement doit commencer dès le berceau sinon c’est le chaos. Mais la vérité est que, même sous cet épais vernis d’apprentissages, notre nature verte et libre existe. Quand les notions basiques du monde naturel, où tout ce qui nait meurt en servant de nourriture à autrui, sont perdues dans les pics d’adrénaline d’une « carriera », la souffrance du déchirement se fait sentir. En revanche, nos ultimes priorités retrouvent rapidement leur juste place dans la nature.

Michel-Ange se plaisait à dire qu’il n’était pas sculpteur, mais qu’il « libérait » la forme du bloc de marbre. En reprenant l’analogie, on peut se libérer de la massepour ainsi oser inspirer l’autre, tout comme « La Piéta ». C’est ce que deux femmes venues me rencontrer récemment ont fait. Responsable pendant plus de vingt ans de grands marchés d’alimentation, Johanne Mercier a quitté la course folle pour se perdre dans la nature. Au terme d’une année, par hasard en marchant rue St-Denis à Montréal, la devanture verte de la boutique « Cœur en Art » l’interpelle. L’enseigne arbore un gros cœur, mais c’est à l’intérieur qu’elle a retrouvé l’étincelle du penchant inné de son propre cœur. La gestion promotionnelle. C’est le coup de foudre, le souffle d’inspiration qui lui manquait! Devant les multiples beautés énergisantes du concept de la « Vague de bonheur » mise en chantier par Paulina Ellis un an plus tôt, elle n’y tient plus. Entraîneur en conditionnement physique et personne-ressource en campagne de souscription pour les plus démunis, Paulina avait conçu pendant une sabbatique à Hawaii, l’ultime motivation d’épanouissement; l’Amour à la carte. Puisque motiver l’autre à faire le premier pas dans une nouvelle direction était un terrain connu, lorsqu’elle a senti l’appel de sa vision pour sa « vague de bonheur » elle a aussi fait le premier pas dans cette expression spirituelle d’elle-même.

L’union des forces de ces deux femmes multiplie les retombées de l’appel initial vers l’art d’amour visionnaire. Plusieurs témoignages de personnes ayant reçu une missive « vague de bonheur » en font foi. Recevoir une carte avec un cristal brillant en plein cœur d’une fleur éclatante jaune, sur laquelle est inscrit au recto « Tu es formidable » et au verso un message d’appréciation personnalisé de la main qui l’offre, ne laisse personne indifférent. Cette attestation de reconnaissance pour la différence que l’on fait dans l’existence de l’autre nous nourrit. Un véritable baume pour le cœur!

Comme la possibilité de galoper dans la nature existe même pour le cheval racé au pedigree imposant, nous avons tous l’opportunité de coexister avec nos semblables autrement qu’en compétition. Car, le simple geste de reconnaître la valeur de la contribution de chacun et chacune met l’essentiel de toute vie sur le même piédestal que l’œuvre magnifique de Michel-Ange. Le vulgaire bloc de marbre indifférencié de la carrière devient une création d’inspiration et de bonheur partagé dans les mains de l’artiste sensible à son appel. En jumelant la reconnaissance à l’accomplissement personnel, le champ s’élargit et le chemin étroit vers le gain s’estompe. L’être accomplit sa nature réelle. Le plaisir de courir sans peur hors des sentiers battus s’apprivoise un pas à la fois. Que l’on regarde du côté des conventions du marché boursier ou des lois universelles, l’« aide-toi et le Ciel t’aidera » fait sensiblement écho à « ton succès est aussi le mien ». Quant au « Tu es formidable », rien ne peut le remplacer pour la bonne raison qu’en « vagues de bonheur » successives, il change le monde!

Pour retrouver son pouvoir

La notion de miroir n’a plus besoin de présentation. Nous comprenons de mieux en mieux à quel point tout ce qui nous fait réagir a une résonance en nous-mêmes. Nous devenons de plus en plus habiles à détecter nos réactions de victime.

Chaque fois que nous tombons dans le panneau de croire que la vie ne nous donne pas assez, que nous attribuons notre malheur à quelque chose d’extérieur à nous, nous perdons une bonne partie de notre vitalité et nous ressentons une grande impuissance. Nous nous souvenons alors que nous avons laissé à quelqu’un d’autre notre pouvoir de créer. Ce pouvoir nous a été donné pour que nous puissions nous fabriquer une vie selon nos besoins et nos désirs.

Nous reprenons tout le pouvoir de créer notre vie selon nos besoins dès que nous acceptons que nous en sommes l’artisan, dans les moindres détails. Nous ne sommes jamais victimes des circonstances extérieures; c’est notre esprit rationnel qui nous maintient dans cette illusion.

Victime = impuissance

Responsable = pouvoir

Les miroirs au cadre doré
Bien que le miroir aux reflets sombres soit un outil indispensable à notre croissance, l’équilibre serait impossible à atteindre sans sa contrepartie positive.

L’ego est pour ainsi dire une usine à fabriquer des résistances et il est intéressant de constater que nous résistons au bonheur autant qu’au malheur, à la beauté comme à la laideur. Il n’y a qu’à observer l’inconfort dans lequel nous plonge un compliment ou un geste de reconnaissance.

Mais que se passerait-il si nous admettions toute la beauté et la grandeur que nous portons? Qu’attendons-nous en effet pour commencer à nourrir les plus belles parties de nous? Si nous attendons que cela vienne des autres, sachons qu’ils font déjà leur part. Comment? Par les reflets positifs qu’ils nous renvoient chaque jour, la plupart du temps sans même s’en rendre compte. À l’instar du miroir négatif, le reflet flatteur se laisse entrevoir uniquement lorsqu’on est prêt à le regarder en face. Le miroir aura beau répéter des dizaines de fois « tu es belle », ce sera peine perdue si l’on n’est pas ouverte à y croire.

Lorsqu’on regarde une personne et qu’on ressent de l’admiration pour ce qu’elle fait, ce qu’elle dégage ou pour son apparence physique, on a devant soi un miroir positif, c’est-à-dire un reflet d’une partie de soi.

Dans bien des cas, comme pour le reflet négatif, on n’est pas conscient de posséder la caractéristique que l’on admire chez l’autre. Il se peut que l’on manifeste une qualité d’une manière très différente, ce qui peut avoir pour effet de dissimuler le reflet.

Nous admirons aussi parfois quelqu’un pour une caractéristique que nous croyons être à l’opposé de ce que nous sommes. L’âme est alors en résonance avec un de ses potentiels. C’est comme si elle nous poussait du coude en nous disant : « Regarde comme tu seras épanoui lorsque tu vas te reconnaître! ».

Nous pouvons apprendre beaucoup sur nos qualités et nos talents cachés en portant attention à la beauté que nous observons chez les autres.

Une façon très simple de jouer au miroir positif est de dresser la liste de toutes les personnes que l’on a admirées (autant au passé qu’au présent) en notant les raisons pour lesquelles on les admire.

Puis on dresse une seconde liste décrivant les qualités que l’on se reconnaît.

On compare ensuite le contenu des deux listes pour identifier celles dont on a déjà pris conscience et celles qui sont à développer.

Les personnes avec qui la relation est agréable et facile nous renvoient des aspects de nous-mêmes auxquels nous ne résistons pas. C’est pourquoi nous nous sentons tellement en harmonie. Ces relations sont de véritables cadeaux de la vie et nous pouvons en accroître le bénéfice en reconnaissant consciemment que nous portons en nous leurs plus belles qualités.

Trois façons de développer le reflet positif
Lorsqu’on devient conscient qu’un aspect de soi est à peaufiner, la façon la plus accessible est de regarder vivre les gens autour de soi qui manifestent (souvent sans le savoir) les qualités et attitudes que l’on souhaite acquérir. L’enfant en nous, toujours vivant, a conservé sa faculté d’apprendre par imitation. Ainsi, quand nous observons nos proches sous l’angle de leurs plus belles qualités, nous aiguisons notre regard du côté des reflets positifs, ce qui développe en nous la capacité de reconnaître nos propres qualités.

Une seconde option est d’identifier chez soi une attitude à transformer et de pratiquer délibérément l’attitude contraire. Peu à peu la nouvelle programmation s’enracine et on peut en venir à modifier des réflexes négatifs bien ancrés.

Une personne qui ne s’attarderait qu’aux attitudes positives de son entourage ne recevrait en retour que le meilleur des gens à qui elle s’adresse. On récolte toujours ce que l’on a semé.

Une troisième possibilité consiste à identifier ses propres qualités et attitudes positives. Par exemple, dresser une liste des qualités que l’on se reconnaît, même si on ne les manifeste pas à 100 %. Puis on ajoute à cette liste les qualités que nos proches nous reconnaissent. On s’engage ensuite à lire ou même à dire à haute voix ces qualités, au moins une fois par jour pour une période donnée.

Les témoignages confirment que le miroir positif ne tarde pas à distribuer ses reflets et les compliments arrivent de l’extérieur, souvent de la part des mêmes personnes qui n’en faisaient pas auparavant. Le principe est simple :

Le monde extérieur nous renvoie l’image que nous avons de nous-mêmes. Nous ne pouvons attendre des autres qu’ils nous apprécient tant que nous sommes incapables de nous estimer.

D’ailleurs notre logique inconsciente est incapable de gober qu’une personne puisse nous trouver extraordinaire alors que l’on se trouve moche et quelconque en se regardant dans le miroir…

Cultivons consciemment nos aspects positifs afin qu’ils acquièrent de la vigueur.

Notre réalité extérieure ne sera toujours qu’une illusion si elle n’est pas le reflet fidèle de notre univers intérieur…

Mettez votre patron à la porte!

Diffuseur d’amour…
Dans le souci de montrer sa valeur, on peut se piéger en essayant de faire mieux que les autres. Notre grand besoin de reconnaissance est un aller simple vers le « burnout ».

À trop se voir par les yeux des autres, on en perd sa vision intérieure. En l’absence de celle-ci, il est impossible de se connaître et par le fait même difficile d’être soi-même dans son milieu de travail comme ailleurs. Si vous en êtes rendu là, mettez votre patron à la porte… non pas votre employeur, mais votre ego, ce petit boss qui vous dicte vos actes.

La personnalité se façonne et se gonfle sous l’influence de l’ego qui recherche inlassablement l’admiration et l’amour des autres. À l’opposé, votre nature divine, par le biais de votre âme a de l’amour à donner; elle en a à revendre. Son amour lui permet de voir ce qu’il y a de mieux chez les gens que vous rencontrez, mais comment arriver à cette vision? En changeant de lunette!

Ajustez votre lunette intérieure. Remplacez la reconnaissance des autres par votre propre reconnaissance. À cette fin, sur l’oreiller avant de vous endormir, reconnaissez trois bonnes choses que vous avez accomplies en lien avec votre âme. Trois fois où vous avez été à l’écoute de votre nature divine. Au début, il vous sera difficile de trouver ces actions positives. Cela peut être aussi simple que d’avoir fait un sourire à quelqu’un qui en avait besoin. Au fil des jours, des semaines et des mois, vous reconnaîtrez plus aisément les gestes intuitifs suggérés par votre âme. L’accumulation de ces bonnes actions deviendra aussi puissante qu’une goutte d’eau continuelle sur un rocher. Cet exercice répétitif renforcera et précisera votre lien à votre être psychique. Une nouvelle image de vous en tant que prolongement de votre nature divine se façonnera et s’accompagnera d’un bien-être croissant. Étant en contact avec votre origine divine, vous pourrez plus aisément rencontrer Dieu en l’autre.

À ce stade, la compétition en est une avec vous-même. À chaque jour, vous vous appliquez à ressentir davantage votre lien divin tout en accomplissant votre travail. Ayez du plaisir à servir votre âme de votre mieux, non pas dans une obsession perfectionniste, mais dans la récolte de la satisfaction que procure ce lien divin. Vous accueillerez vos erreurs avec patience, douceur et humour sachant qu’elles sont sources d’apprentissage. De vivre l’instant présent améliorera vos relations à l’autre. Il est impossible de communiquer réellement lorsque vous êtes préoccupé; aussi, vous remettrez vos problèmes à votre partie divine sachant que dans l’inconscient, une solution s’amorce déjà. À chaque rencontre, vous reconnaissez ce qu’il a de mieux et de plus élevé chez les gens. Bien que n’étant plus votre but, votre milieu de travail vous témoignera de plus en plus d’appréciation et de reconnaissance, car le monde extérieur n’est que le reflet de notre monde intérieur.

Avec surprise, vous découvrirez qu’il vous est de plus en plus facile d’appliquer une vieille loi anticompétitive : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C’est au service de votre âme que, par de petits gestes, vous serez un diffuseur d’amour et assaisonnerez votre quotidien et celui des autres.

La gratitude

Petit mot sans prétention, mais combien important dans la vie. La gratitude n’est-elle pas la première étape de l’abondance? Comment souhaiter plus, si on ne reconnaît pas déjà ce que nous avons?

Comment désirer plus, si on ne voit pas déjà ce qui est en place, et que nous n’éprouvons pas de gratitude pour cette abondance dans notre vie et dans la vie? Avez-vous remarqué, que sans la gratitude sincère du cœur, l’humain a tendance à prendre pour un droit ce qui est en fait un privilège?

Combien de fois par jour, prenons-nous le temps de remercier pour ce que nous avons? Combien de fois par jour, portons-nous attention aux petits miracles, aux petits bonheurs qui nous arrivent? Et pourtant, les exemples sont nombreux : l’eau, la nourriture, se loger, se vêtir, voir, penser, écrire, un sourire, un rire, un regard, une douce mélodie, un oiseau, recevoir une preuve d’amour, d’affection… Les exemples sont infinis si on le veut. Toutefois, notre rythme de vie, nos obligations, installent comme un voile qui nous empêche de tout voir, d’avoir le temps de tout voir. C’est humain et cela fait partie de notre époque. Nous le vivons tous et toutes à différents moments, à différents niveaux.

N’est-ce pas normal de vouloir améliorer son sort, de vouloir améliorer sa condition? Bien entendu, c’est souhaitable pour chacun d’entre nous. Mais, n’est-il pas logique et souhaitable également, de regarder ce que nous avons déjà, ne serait-ce que pour constater d’où nous partons? La route de l’abondance, ne commence-t-elle pas par le fait de tracer l’inventaire de ce que nous avons et de ce que nous sommes en tout premier lieu? Avant d’aller s’acheter des nouveaux vêtements, ne regardons-nous pas ce que nous avons déjà et ce que nous aurons besoin principalement? Avant d’aller à l’épicerie, ne regardons-nous pas ce que contient notre réfrigérateur et notre garde-manger? Pourquoi, la recherche de l’abondance serait-elle différente? Il n’est pas aisé d’avoir plus, si on ne sait pas ce que nous avons déjà, pas vrai? Comment souhaiter plus de la vie, si nous ne sommes pas reconnaissants de ce qui est déjà là? Quel est le message que nous envoyons ainsi à la vie? Reconnaître ce que nous sommes et ce que nous avons, ne serait-il pas un outil du bonheur et de l’estime de soi? Ne faudrait-il pas, en tout premier lieu, Être pour Avoir et non l’inverse? Combien de fois, avons-nous posé des gestes d’amour envers notre prochain, et qu’avons-nous reçu en retour? De la gratitude du cœur? N’avez-vous jamais entendu une merci qui sonnait comme arachide, pomme de terre, pizza,… De la gratitude du cœur?

L’humain n’aurait-il pas tendance à ressentir la gratitude avec sa tête non avec son cœur? Et pourtant, le cœur ne serait-il pas la résidence permanente de la gratitude? Je vous invite, aujourd’hui, à prendre quelques instants, et à ressentir dans votre cœur de la gratitude pour ce que vous avez, pour ce qui vous entoure et pour ce que vous êtes de plus beau et de meilleur en vous. Peut-être serez-vous surpris de ce que cela pourra créer à l’intérieur de vous. Imaginez maintenant ce que cela peut et pourra créer dans votre vie de tous les jours!

Je vous souhaite une merveilleuse journée remplie de magnifiques moments de joie, de bonheur et d’amour. Je vous souhaite de vivre tout plein d’instants magiques. Merci de m’avoir lu et à bientôt.

Amour de soi, égoïsme ou cadeau?

On parle beaucoup de l’amour de soi. On écrit amplement sur le sujet et on lit encore autant. Se choisir, s’aimer, prendre soin de soi, s’affirmer, suivre son cœur, sont des mots à la mode depuis déjà quelques années. Alors que dire de plus qui n’aurait pas encore été dit?

Je crois qu’on a encore besoin de parler, d’écrire et de lire sur l’amour de soi, car il est loin d’être intégré dans nos vies, concrètement, au quotidien. Nous lisons beaucoup, mais il manque la pratique, la pratique qui se reflète dans les actions posées d’instant en instant, jour après jour, lors des situations concrètes du moment présent.

Au fait, que signifie l’amour de soi au quotidien? Ce peut être s’accorder du temps, prendre un bon bain, faire une promenade ou s’offrir une journée de congé malgré un horaire chargé. Plus encore, l’amour de soi est une vision de la vie, une vision d’intégrité avec soi-même. Dire oui quand on pense oui… et non quand on pense non, aller au bout de soi-même, s’affirmer avec entièreté, tous ces aspects font partie de l’amour de soi.

Pour recevoir l’estime, l’approbation ou la reconnaissance des autres, que de fois nous disons ou faisons le contraire de ce que nous voulons. Un mal-être s’installe alors insidieusement et peu à peu nous nous éteignons. Certes pas du jour au lendemain, mais toujours un peu plus au fil des ans. Finalement, déprimé ou désabusé, nous perdons goût à la vie. Nous ne voyons plus de sens à notre existence, rien de va plus.

Heureusement, une flamme de vie demeure inconditionnellement présente au fond de soi. Elle cherche inlassablement à poindre, à émerger, pour nous éclairer… voire nous enflammer!

Oser être qui l’on est vraiment, quel qu’en soit l’enjeu, est un défi de taille pour chacun d’entre nous. Vous êtes la seule personne avec qui vous vivrez toute votre vie, aussi bien faire en sorte de vivre en harmonie avec « elle » le plus tôt possible.

Facile à dire, me direz-vous! Mais comment faire?

Je vous propose de dire oui quand vous pensez oui et non quand c’est non. C’est simple et à la portée de tous, mais ô combien exigeant.

Pour ceux qui se connaissent assez pour savoir qu’ils disent presque immanquablement le contraire de ce qu’ils souhaitent avant même d’avoir pris le temps de réfléchir, apprenez simplement à ne jamais répondre ni oui ni non sur le coup d’une question.

Essayez, vous verrez. Répondez simplement que vous allez y penser et engagez-vous à donner une réponse dans un délai qui conviendra aux deux. Si vous vous rendez compte que vous avez parlé trop vite (encore une fois!), sachez que rien n’est coulé dans le béton. Vous pourrez rappeler la personne concernée et lui signifier que vous avez réagi trop rapidement et que vous souhaitez maintenant modifier vos dires.

Quand vous arriverez à cela, ce sera un pas énorme vers l’amour de soi. Si on vous traite d’égoïste, peut-être s’agit-il de personnes qui jalousent l’amour de soi que vous incarnez et qui n’osent se l’offrir. Sachez que par vos gestes et vos paroles vous leur offrez le magnifique cadeau de votre sérénité et de votre sincérité avec vous-même. Ça n’a pas de prix!

Le chemin vers soi

Oser s’arrêter pour écouter la paix, cet océan de paix intérieure qui nous habite. Prendre le temps d’écouter, de quitter les automatismes, les automates que nous sommes devenus sans s’en rendre compte. Nous avons été programmés pour fonctionner. Maintenant changeons le programme, plaçons celui de vivre pleinement chaque seconde en toute conscience. La vie est trop courte pour la gaspiller. Maintenant, là tout de suite, arrêtons tout et écoutons le souffle de vie en nous. Rien n’est plus paisible et plus facile. Que cherchons-nous tant? La reconnaissance, l’amour, le respect, la justice, la paix; construisons-le à l’intérieur. C’est seulement à partir de l’intérieur que nous pourrons l’installer à l’extérieur. Là à chaque instant, acceptons sans jugement ce que nous avons créé et dirigeons nos pas vers ce que nous désirons vraiment. Nous sommes des êtres sublimes, magnifiques, osons enfin manifester notre splendeur, notre grâce.

Le chemin vers soi débute par l’écoute consciente du souffle et ceci tout au long de la journée, c’est le point de départ, ensuite vient la gratitude et l’action juste. La gratitude, pour la vie qui nous est offerte là maintenant. Gratitude pour toutes ses beautés, les arbres, l’eau, l’air, les animaux, la nature qui nous entourent et cette terre qui nous supporte. Merci à la vie! Pour ses enfants, ses parents, ses amis, ses autres humains qui nous accompagnent. Merci pour tout!

L’action juste, est différente des actions automatiques que nous produisons par milliers dans une journée. L’action juste, peut devenir pour certains un débat, une sorte de guerre intérieure désignant ce qui est juste ou pas. C’est le temps alors de revenir au souffle de vie, et de passer à l’action directement pour sortir du marasme qui crée la guerre et ressentir là, à tout instant, ce que l’action nous apporte. L’action juste produit, la joie, la paix, un bien être intérieur. Retrouvons cette sensation le plus souvent possible dans notre quotidien. La vie nous amène sur un plateau d’argent des opportunités de créer la paix dans notre vie, par tous les évènements que nous appelons des obstacles, des malheurs, des problèmes. Nous avons le pouvoir de changer notre monde intérieur et s’ensuit le changement de notre monde extérieur. Le souffle conscient, la gratitude, l’action juste sont des marches sur le chemin vers Soi. Lorsque nous pénétrons plus profondément sur ce chemin, nous rencontrons toutes les âmes, le tout, l’un, nous constatons qu’il n’y a plus de séparation. Bonne marche sur le chemin!