Le chemin vers soi

Oser s’arrêter pour écouter la paix, cet océan de paix intérieure qui nous habite. Prendre le temps d’écouter, de quitter les automatismes, les automates que nous sommes devenus sans s’en rendre compte. Nous avons été programmés pour fonctionner. Maintenant changeons le programme, plaçons celui de vivre pleinement chaque seconde en toute conscience. La vie est trop courte pour la gaspiller. Maintenant, là tout de suite, arrêtons tout et écoutons le souffle de vie en nous. Rien n’est plus paisible et plus facile. Que cherchons-nous tant? La reconnaissance, l’amour, le respect, la justice, la paix; construisons-le à l’intérieur. C’est seulement à partir de l’intérieur que nous pourrons l’installer à l’extérieur. Là à chaque instant, acceptons sans jugement ce que nous avons créé et dirigeons nos pas vers ce que nous désirons vraiment. Nous sommes des êtres sublimes, magnifiques, osons enfin manifester notre splendeur, notre grâce.

Le chemin vers soi débute par l’écoute consciente du souffle et ceci tout au long de la journée, c’est le point de départ, ensuite vient la gratitude et l’action juste. La gratitude, pour la vie qui nous est offerte là maintenant. Gratitude pour toutes ses beautés, les arbres, l’eau, l’air, les animaux, la nature qui nous entourent et cette terre qui nous supporte. Merci à la vie! Pour ses enfants, ses parents, ses amis, ses autres humains qui nous accompagnent. Merci pour tout!

L’action juste, est différente des actions automatiques que nous produisons par milliers dans une journée. L’action juste, peut devenir pour certains un débat, une sorte de guerre intérieure désignant ce qui est juste ou pas. C’est le temps alors de revenir au souffle de vie, et de passer à l’action directement pour sortir du marasme qui crée la guerre et ressentir là, à tout instant, ce que l’action nous apporte. L’action juste produit, la joie, la paix, un bien être intérieur. Retrouvons cette sensation le plus souvent possible dans notre quotidien. La vie nous amène sur un plateau d’argent des opportunités de créer la paix dans notre vie, par tous les évènements que nous appelons des obstacles, des malheurs, des problèmes. Nous avons le pouvoir de changer notre monde intérieur et s’ensuit le changement de notre monde extérieur. Le souffle conscient, la gratitude, l’action juste sont des marches sur le chemin vers Soi. Lorsque nous pénétrons plus profondément sur ce chemin, nous rencontrons toutes les âmes, le tout, l’un, nous constatons qu’il n’y a plus de séparation. Bonne marche sur le chemin!

Choix de vie : Le partage du bonheur

Avez-vous déjà réfléchi à la puissance d’un sourire? Alors que notre vie est souvent une course folle, en compétition avec une horloge dont les aiguilles tournent trop vite, un sourire, un seul, suffit à nous ralentir et à nous ancrer dans le moment présent. Un sourire gratuit, sans attente, sans exigence. Peut-être nous arrivera-t-il de ce monsieur attentif qui nous ouvre une porte, de la vieille dame qui traîne péniblement ses sacs d’épicerie, ou de ce petit garçon édenté qui sourit avec son cœur.

Et si on envisageait la question dans toute son ampleur? S’agit-il simplement d’un sourire, d’une expression faciale pratiquement automatique? Mais non, en fait, il s’agit de partage, un élément clé du bonheur. Voilà! La preuve est faite qu’il n’est pas nécessaire d’être riche pour partager. Quand on échange un sourire, un bonjour, qu’on ouvre une porte pour l’autre, on contribue possiblement au meilleur moment de la journée d’autrui. Il y a quelque temps, alors que j’offrais à une dame âgée de ranger son panier d’épicerie, elle me dit avec un grand sourire que j’étais un ange de l’aider. Quelle récompense pour une action qui ne prit que vingt secondes de mon temps! Et bien que ceci se soit passé il y a quelques mois, je m’en souviens comme si ça venait d’arriver; elle a marqué non seulement ma journée, mais aussi ma mémoire affective.

Fervente croyante de la loi du retour, je sais qu’une bonne action me sera retournée d’une façon ou d’une autre. Le partage ne quémande pas de retour direct; il ne doit pas y avoir d’attente spécifique. On fait quelque chose parce que cela nous fait du bien. De par ma vie d’auteure, je partage mes connaissances sur certains thèmes de santé avec un grand nombre de gens. J’écris des livres, je publie des articles, je maintiens un blogue et je réponds à des courriels de gens inquiets de leur santé. Pourquoi mettre tant d’énergie dans quelque chose de si peu rémunéré? Tout simplement parce que le partage m’apporte beaucoup. Lorsqu’on me dit que tel livre ou tel article a changé une vie ou a aidé une personne à comprendre son problème, je me sens bien dans ma peau, dans mon cœur. Le partage m’apporte un sentiment de fierté, de valorisation. De savoir que mes écrits aient pu aider ou toucher quelqu’un m’encourage à continuer. Mon désir d’aider les autres est récompensé par le fait qu’un étranger à quelque part dans le monde ait pris le temps de m’écrire son appréciation. Cette personne qui a partagé ses mots sans obligation ne saura jamais le sentiment de bonheur qu’elle m’a offert. Pourtant, si on en croit la loi du retour, sa gentillesse lui sera rendue à son tour, d’une façon ou d’une autre.

Vous est-il déjà arrivé de sortir d’une rencontre ou d’un atelier et de vous dire que cette personne ou cet animateur était vraiment super, que vous avez adoré ce moment privilégié? Mais dès l’arrivée à la maison, le conjoint, les enfants, le téléphone ou tout autre empêchement vous a vite fait oublier ce sentiment de reconnaissance. Pourtant, si on prenait quelques instants (surtout maintenant à l’ère de l’Internet et de la communication rapide) pour écrire un petit mot à cette personne en lui partageant notre ressenti, imaginez le bonheur qui l’envelopperait à sa lecture. Rien de plus facile que de partager verbalement ou par voie d’écriture une bonne pensée, un souhait d’anniversaire ou de guérison, une idée saugrenue qui fera sourire, un souvenir. Pourquoi ne pas accorder une place prioritaire au bonheur dans notre vie?

Alors qu’une nouvelle année s’enclenche, pourquoi ne pas prendre une résolution toute simple? Celle de donner et de partager du bonheur autour de soi! Si chaque personne dispensait une bonne action gratuite par jour, l’autoroute du bonheur deviendrait rapidement bien achalandée! Ajoutez à cela la loi du retour, et alors là, que de gens heureux il y aurait! S’il est vrai que nous récoltons ce que nous semons, n’est-il pas préférable de semer de la bonté, de la gentillesse et, pourquoi pas, de l’amour autour de soi?

Quête spirituelle ou psychothérapie?

Commençons d’abord par définir ce qu’est une quête spirituelle.  Bien que chacun ait sa propre définition, pour la plupart elle équivaut à chercher quelque chose d’abstrait.  Je m’explique.  Si on questionne des personnes qui font une telle démarche, on obtient habituellement comme réponse : je cherche Dieu, l’illumination, l’éveil, le Nirvana, la conscience cosmique, la réalisation du soi, etc.  Or, ces réponses ne sont que des mots, des concepts, et n’évoquent rien de vraiment concret.

Maintenant, si on demande aux personnes ce qu’elles attendent d’une psychothérapie, la plupart affirmeront qu’elles veulent se sentir bien dans leur peau, mieux se connaître, vivre des relations plus saines, moins souffrir, etc.  En d’autres mots, elles aspirent à faire l’expérience de plus de bonheur et de paix dans leur vie.

La psychothérapie semble donc être une démarche plus concrète qu’une quête spirituelle.  Après tout, se sentir mieux dans sa peau – tête, corps et cœur -, plus heureux et plus en paix, n’est-ce pas ce que tout le monde recherche vraiment?

Permettez-moi de partager avec vous en quelques mots mon cheminement.  Pendant longtemps, j’ai mené une quête spirituelle, mais en ne sachant pas réellement ce que je cherchais.  Je lisais beaucoup sur le sujet, je rencontrais des sages, je pratiquais la méditation et le yoga, ce qui en soi n’a pas été néfaste.  En fait, ces rencontres et ces lectures m’ont quand même bien servi.  Il m’arrive encore de m’asseoir en méditation, mais ce n’est plus pour les mêmes raisons.  Lorsque par curiosité, j’ai entrepris une psychothérapie, j’ai mis au jour des vérités cachées qui m’habitaient.  J’ai touché des blessures au tréfonds de mon être dont jamais je n’aurais soupçonné l’existence.  Plus j’avançais dans ma démarche psychothérapeutique, plus je découvrais à quel point j’avais appris à survivre.  J’étais devenu un survivant.

Depuis, je n’ai à vrai dire jamais cessé ma quête spirituelle, mais je dois avouer qu’elle est devenue plus concrète, plus globale.  J’apprends de plus en plus à vivre et non à survivre.

J’ai voulu vous parler brièvement de mon histoire, car j’ai connu et je connais encore trop de gens qui croient suivre une quête spirituelle, alors que ce qu’ils font – dans la plupart des cas, mais pas tous – n’est rien d’autre que de fuir.  Ils ne recherchent rien de concret.  En suivant l’enseignement de leurs gourous ou maîtres, ils ont l’impression de pratiquer une quête spirituelle, alors qu’en réalité ils ne savent pas exactement ce qu’ils recherchent.  Souvent, certains espèrent – inconsciemment – retrouver l’amour et la reconnaissance qui leur ont tant manqué dans leur enfance.  Pour d’autres, c’est de combler un vide dont ils ne sont également pas conscients.  Ne vous méprenez pas, je n’ai rien contre les gourous ou maîtres authentiques.  Plusieurs d’entre eux sont des êtres hors du commun et d’une aide indéniable.  Toutefois, suivre les enseignements d’un maître ne fera pas nécessairement diminuer une névrose, à moins que ce dernier suggère ou préconise un travail d’ordre psychothérapeutique.

À vous donc de choisir.  La quête spirituelle et la psychothérapie sont d’un ordre différent, mais pas nécessairement incompatible.  Au contraire.  La psychothérapie peut venir en aide à une quête spirituelle authentique, laquelle deviendra plus pratique, concrète et complète.

Le cœur des hommes

« D’une mère, un héros attend protection et refuge contre l’âpreté du monde. D’une dame, il reçoit l’inspiration à la vaillance et à l’honneur » – Jacqueline Kelen

Je voudrais tant savoir aimer avec toutes les lettres de mon être, aimer sur tous les registres, tous les chakras, avoir des orgasmes si différents qu’à aucun moment je ne confondrais l’amour charnel avec l’amour maternel ou fraternel. Mais voilà, la langue française est bien pauvre en ce qui concerne les déclinaisons de l’amour. J’aime, je t’aime, toujours le même verbe qu’il faut enrober de qualificatifs subtils pour comprendre ce qu’on ressent pour un enfant ou pour un amant.

Tout a été si confondu dans mon cœur.

Pourquoi ne pas dire « je maternaime » quand il s’agit d’un amour maternel? Bien sûr, je « paternaime » aussi (mon père) et « je fraternaime » (mon ami ou mon frère). Je « maritaime » très fort (mon mari) et « j’aimatière » beaucoup le chocolat à l’orange. Pour l’amour érotique, je « sexaime » beaucoup celui qui me fait jouir.

C’est vrai que ces mots sont un peu lourds et que l’amour a besoin de légèreté.

Alors pourquoi ai-je besoin de découper le mot aimer en mille morceaux?

Parce que je me suis souvent trompée, mélangeant aimer et materner, simplement parce que j’ai ce don inné de faire sortir de mon ventre un être dont il faut que je prenne soin. J’ai pris mes partenaires pour des enfants à dorloter, à protéger, à contrôler. Longtemps, je me suis trompée mélangeant aimer et soutenir, et il fallait que, dans tout amour, je sois forte pour ne jamais faiblir. Hommes, je vous ai pris sur mon sein pour vous nourrir de ce que je voulais de bien. Pardonnez-moi cette arrogance qui cache l’impuissance des mères à protéger leurs enfants de la misère.

Jusqu’au jour où j’ai touché le cœur des hommes, un soir d’automne quand la lumière du jour laissait la place à un feu qu’ils avaient allumé pour retrouver leur virilité. J’ai touché le cœur de tous ces hommes sortis du bois avec la joie d’être ce qu’ils sont, sans retenue ni pardon, sans explication ni abus. La délicatesse de leur poignet qui cassait les branches, la fluidité de leur danse pour déposer autour du foyer des pierres de sécurité, la certitude absolue qu’il maîtrisait le feu sans avoir de compte à rendre, tout cela rendait le cœur des hommes si beau que j’ai voulu le toucher.

Voir cette force incarnée dans ce muscle cardiaque qui n’a que faire de la volonté, me donnait envie de poser ma main sur cette partie de leur anatomie. Doucement, sans effraction, une demande tacite pour venir poser ma main droite sur leur poitrine offerte aux dons. Je gardais la main gauche qui reçoit, appuyée sur mon ventre comme pour faire une connexion entre la terre en moi et le ciel en eux. Ils ont tous accepté avec leur propre révérence, cette main inconnue qui se posait sur eux. Et dans mon cœur chantait le même refrain de reconnaissance pour ce qu’ils étaient, tous des inconnus que je connaissais.

Des êtres de Dieu, blessés d’Amour autant que nous les femmes nous le sommes. Des êtres de Dieu aussi sensibles que nous les femmes nous le sommes. Des humains en quête d’un chemin de vérité, si pareils à moi-même dans leur essence que je me demande encore pourquoi il y a une guerre des sexes. J’ai senti les mêmes blessures d’amour, ni plus fortes, ni moins douloureuses, les mêmes envies d’aller vers l’autre à condition de se donner la main pour ne pas s’accuser des erreurs du chemin.

J’ai touché le cœur des hommes un soir d’automne et le ciel qui était mon témoin, a pleuré pendant plusieurs jours, des étoiles filantes de pur amour.

J’ai alors senti qu’ils avaient assez de force eux-mêmes pour se défendre, assez de ressources pour se regrouper en clan quand le besoin se faisait entendre, assez de pudeur pour dire ce qui était dans leur cœur, assez de sueur pour pleurer comme des êtres vulnérables. Assez de conscience pour prendre soin de leurs besoins et ne plus me demander d’être leur mère chaque matin.

Mais pour comprendre tout cela, il a fallu des hommes courageux sortis du bois avec leurs propres lois et des femmes venues de la forêt sans peur de montrer ce qui les effraie.

Quand j’ai touché le cœur des hommes, j’ai senti palpiter sous ma main, la vie qui coule dans des rivières qui sont les mêmes chez tous les humains.

J’ai senti la même vie qui circule en moi, ses hauts et ses bas qui n’ont pas sexe, mais qui cherchent tous la même adresse : celle d’un cœur doux sans amer, un cœur fou sans misère, un cœur qui plonge dans la terre pour voir le ciel à l’envers.

Une salle de classe exceptionnelle

Une des plus belles opportunités que nous avons dans cette réalité que nous percevons est celle de la relation avec les autres. La famille, le conjoint, les enfants, les amis, les collègues de travail sont tous des cadeaux de transformation intérieure qui nous amène à nous percevoir et à percevoir ce monde autrement.

Sans cette occasion de se voir à travers l’autre, les relations particulières n’auraient aucune valeur dans ce monde. Ces relations sont une salle de classe exceptionnelle où l’on peut découvrir les secrets de notre inconscient puis amener ces secrets à notre conscience et ainsi s’en libérer.

Les principes du Cours en miracles nous enseignent que le monde dans lequel nous vivons est créé par/dans notre esprit. Nous sommes donc les projecteurs/créateurs de nos vies et tout ce que nous percevons est en fait une projection de notre esprit inconscient (comme une projection au cinéma, l’esprit étant le projecteur et le film étant le monde que nous percevons). Nous avons donc projeté tout ce monde, incluant naturellement toutes les relations avec lesquelles nous interagissons. J’apprends donc à me connaître à travers l’autre, j’apprends à découvrir qui je suis par le miroir que l’autre me reflète. Cette vision différente de la vie nous donne une importante clé de guérison intérieure. Par le fait que tout notre inconscient est projeté à l’extérieur de nous, nous avons donc une opportunité majeure de cesser de blâmer les autres, l’économie, la société, pour notre malheur, notre tristesse, notre pauvreté, notre désarroi. Si l’unité seule existe, il devient évident que mon conjoint, mes enfants et tout ce monde que je perçois ne sont en réalité qu’une partie de moi, rien de plus, rien de moins. Nous ne faisons qu’Un. Le non-dualisme pur est justement une attitude qui englobe le fait que nous sommes tous unis, non pas physiquement, mais en esprit.

« Condamne et tu es fait prisonnier, pardonnes et tu es libéré. »

Alors, si on passe tout notre temps à juger et à condamner les autres, ce que l’on fait en réalité est que l’on envoie directement le message à notre inconscient que l’on est digne d’être jugé, condamné et que l’on n’est pas digne d’être aimé. L’autre étant notre reflet, notre projection (ça c’est toujours un peu difficile à avaler), il est certain que la perception de ce que l’on voit est réellement l’outil avec lequel on peut travailler pour transformer nos relations et les améliorer. Au fond, ce n’est pas la relation qui va changer, mais plutôt notre vision de la relation et surtout de la personne qui est impliquée avec nous dans celle-ci. Et c’est dans le changement de notre propre interprétation des gens et des situations que réside notre vrai pouvoir. Le non-dualisme pur nous fait prendre conscience qu’au niveau de l’esprit et de la forme, nous n’existons pas individuellement. Mais nous attachons tellement d’importance à notre existence individuelle, que nous oublions que celui qui est devant nous est une partie de notre soi, un frère, une sœur et que nous sommes tous unis par la même source. Chercher à changer l’autre, chercher à changer le monde sans changer son esprit à leur sujet est inutile. Le problème n’est pas dans le monde, mais il est dans l’esprit.

Lorsque nous changeons la façon dont nous pensons, nous regardons, nous percevons, nous interprétons, ceci doit littéralement changer notre propre expérience de qui nous sommes vraiment. Notre perception est directement liée à notre esprit et c’est justement dans le contrôle de cet esprit que se trouve notre vrai pouvoir. Le Cours en miracles est un cours d’entraînement de l’esprit. Un esprit inexercé ne peut rien accomplir. Faisons de nos relations une expérience sacrée et ainsi profitons de celles-ci pour découvrir réellement qui nous sommes. Par la reconnaissance de l’autre comme une partie de soi et encore plus loin, une partie du soi, nous choisissons de voir la vérité à travers l’unité.

Faire ce qu’on aime et aimer ce qu’on fait! Deux principes pour être heureux au boulot

Un jour, alors qu’un ami me demandait ma recette du bonheur au travail, je répondis par cette simple question : « qu’est-ce que tu aimes faire? ». À cela, il me répondit : « je connais plusieurs logiciels informatiques, je suis capable de coordonner des travaux, j’ai un bon esprit de synthèse, etc. ». Voyant qu’il ne répondait pas vraiment à ma question, je la posais à nouveau : « Ok, tu as énoncé ce que tu es capable de faire. Parfait. Maintenant, dis-moi ce que tu aimes vraiment faire dans la vie? ». Il fit une pause en silence, puis continue : « Je ne sais pas! Je ne sais vraiment pas ce que j’aime faire! Je n’y ai jamais pensé! ».

Voilà la vérité! Trop souvent, on se connaît mal. On ne sait pas ce qu’on aime. On ne sait pas ce qu’on veut dans la vie. Alors, si vous êtes dans cette situation, ne vous en faites pas : il paraît que plus de 90 % des gens n’ont pas une vision claire de ce qu’ils aimeraient accomplir dans leur vie! J’ai déjà fait partie de cette triste statistique et il a fallu un événement douloureux pour me réveiller. À l’âge de 33 ans, j’ai subi un infarctus (crise cardiaque) qui a failli me coûter la vie! Pas besoin de vous dire qu’avec une deuxième hypothèque sur ma vie, j’ai décidé de me prendre en main et de faire quelque chose qui me ressemble, quelque chose que j’aime.

Vous connaissez le diction « Le vent n’est jamais favorable au navire sans gouvernail ». Si vous ne savez pas où vous allez, vous avez peu de chance d’y arriver! Mais il n’est pas nécessaire de vivre une catastrophe pour trouver sa place au soleil. Prenez le temps d’expérimenter pour découvrir ce que vous aimez. La réponse peut venir de votre enfance alors que vous faisiez une activité dans laquelle vous étiez bien et heureux. Souvent, cela est en lien avec des talents naturels oubliés ou laissés de côté… Il s’agit de les laisser remonter à la surface et, petit à petit, de se faire confiance, en y accordant du temps.

Je vous entends déjà me dire « Richard, c’est bien beau tout ça. Mais il faut vivre, payer l’épicerie, l’hypothèque, etc. ». ET VOUS AVEZ RAISON!! Je ne dis pas de tout lâcher demain matin et de vous mettre à peindre pour gagner votre vie si c’est ce que vous aimez faire!! Je ne dis pas, non plus, que ce sera facile, magique et rapide. Dans mon cas, cela m’a pris presque 6 ans avant d’atteindre mon premier objectif soit, changer de carrière et devenir formateur en développement personnel. Et je n’y suis pas arrivé tout seul. J’étais déterminé, mais j’ai eu besoin de l’aide des autres.

Ce que je dis, c’est de vous mettre en marche et de déterminer avec plus de précision ce que vous aimez faire… Puis, faites un pas dans cette direction : prenez un cours, faites du bénévolat, imaginez l’activité idéale pour vous, rencontrez quelqu’un qui fait le travail que vous aimeriez faire, etc. Bref, commencez là où vous êtes en utilisant l’aide disponible autour de vous. C’est la première étape : découvrir ce qu’on aime et se mettre en action pour que ça arrive dans notre vie.

Ensuite, -et ça va paraître bizarre- c’est d’apprécier votre situation telle quelle. C’est simple et difficile à la fois! Soyez reconnaissant pour la situation dans laquelle vous vous trouvez en ce moment (aux études, au chômage ou dans un travail plus ou moins satisfaisant) puisque cela vous apporte tout de même certains avantages. Reconnaissez-le. Cela vous relaxera et vous permettra de lâcher prise à votre « trop vouloir ». Bref, apprenez à aimer ce que vous faites même si ce n’est pas la situation de vos rêves. Et ne commettez pas l’erreur que j’ai commise : je croyais que le bonheur était toujours ailleurs que là où j’étais. Rappelez-vous que la Vie, c’est ce qui nous arrive pendant qu’on fait des plans pour être ailleurs! Alors, n’oubliez pas d’être heureux pendant ce temps-là!

J’ai compris cela alors que j’étais aux soins intensifs, entre la vie et la mort, juste après l’infarctus. Dans ces moments difficiles, alors que j’affirmais ma volonté de vivre, je trouvais la force d’apprécier ce qui semblait être « mes derniers moments » en vie! Curieusement, c’est lorsque j’ai accepté de mourir que j’ai retrouvé la vie! J’ai réalisé ensuite que j’avais peut-être trouvé une clé pour être heureux : tout en travaillant fort à changer une situation, accepter que les choses se passent autrement et apprécier la vie telle qu’elle est. C’est un paradoxe qu’il m’est encore difficile de comprendre, mais qui semble permettre l’accès à un sentiment de bonheur sans que cela ne dépende des circonstances.

Donc, en résumé, faites vos démarches pour obtenir un travail que vous aimez. En même temps, aimez ce que vous faites en ce moment même! Appréciez les bons côtés de votre situation actuelle. Il y en a toujours. Puis, faites confiance car, tôt ou tard, la situation s’arrangera pour vous. Ça ne se passera peut-être pas exactement quand et comme vous l’aviez prévu, mais vous aussi, pouvez trouver le bonheur au boulot et dans votre Vie!

Le thé et sa dégustation

Maintes et maintes fois ma mère me parlait et ajoutait des mots pour décrire ses temps d’arrêt où elle avait découvert qu’elle existait. Je tente ici de vous en relater quelques brides, et surtout le goût de vous y élancer comme elle me l’a procuré autour de ses dégustations de thé. Bien que ce texte soit coloré de ma présentation, il tente d’être fidèle aux messages de cette bien-aimée Mère. Merci pour ce riche cadeau que je délecte toujours.

Tu sauras mon fils qu’un thé ça se déguste en y étant présent, en lui donnant le temps de nous conquérir.

Tu ébouillantes ta théière, car il a besoin d’être saisi.

Tu y mets suffisamment de grains de façon à ce que tu dégustes vraiment ce riche arôme qui te fera sentir sa totale présence en toi.

Pour certains, il faudra que tu retires les grains après quelques minutes afin que son goût ne soit pas trop relevé. Tu sauras avec l’expérience, c’est ta meilleure école.

Un thé se boit par petites gorgées, tel du bout des lèvres, le découvrant à chaque fois où tu le portes à ta bouche.

Ta théière aura besoin d’être gardée chaude, de même que ta tasse. Tu prendras soin de te servir, dans ta tasse, que de petites quantités à la fois.

Chaque gorgée te procurera une satisfaction, une découverte continuelle. Tu n’arriveras jamais à le posséder vraiment.

Le choix entre différents types de grains, te parlera de toi, du baume de satisfaction que tu désires te donner à ce moment de ta vie, de ta journée. Ce processus accroîtra l’estime de toi-même.

Il aura un caractère d’accoutumance. Il t’amènera à espérer, à protéger cet arrêt dans ta journée où tu te sentiras totalement présent à lui, à toi. Tu y trouveras apaisement et détente.

Sois patient et reconnaissant, ta recherche te procurera plus de satisfaction que ce qu’il pourrait te révéler d’unique.

Que tu le dégustes avec une amie, ou avec d’autres, tu y seras toujours avec toi-même, à apprécier, déguster ce qu’il t’apporte sur le moment. Tu auras peine à soutenir une conversation se voulant trop sérieuse, en le dégustant. Tu ne le favoriseras pas sauf par nécessité. Tu seras seul avec lui. Tu remercieras cette solitude, ce temps de silence et tu les protègeras.

Les mots ne revêtiront pas assez de signification pour le dévoiler. Ils te laisseront limité comme insatisfait. Tu porteras une oreille attentive à tout ce qui se dit autour du thé. Méfie-toi des appréciations, des propos trop rigides, trop cassants voulant le cerner, ils t’éloigneront de toi et de ton bien-être. Porte attention et ressens bien ton interlocuteur, tu sauras s’il communique bien avec son thé.

Avoue et confie à d’autres l’importance pour toi de ces temps d’arrêt, de ce rituel sacré dans ta vie. Ça te renforcera à le protéger et t’en nourrir. Tu sauras à qui le confier.

Ce ne sera pas tellement la quantité à ingurgiter, comme ta qualité de présence à lui, qui te comblera.

Il y a quelque chose dans cet arrêt dans le temps, comme un espace sacré, qui te procurera à la longue une satisfaction de vivre qui s’expendra bien au-delà du temps de sa dégustation. Sois-y reconnaissant. Remercie! Merci, merci, merci!

Ta vie deviendra une célébration, une contemplation, un temps de reconnaissance au simple fait d’exister, de remercier. Merci, merci, merci!

Après toutes ces années à repenser à ma mère, à son appréciation du thé, j’ai observé que tout chez elle avait pris place autour de son respect à sa dégustation du thé; son organisation de vie, sa présence, ses amis(es), son lieu et son aménagement, et son calme. Il faisait partie intégrante de sa vie. Elle n’a pas toujours été ainsi. Ça s’est installé dans le respect à elle-même, sa recherche de bien-être.

Bien que ma mère ne privilégiait pas les échanges trop sérieux autour de sa dégustation, elle prenait le temps de nous y asseoir autour de lui, lorsqu’un besoin de confidence et d’éclaircissement se faisait sentir. Elle nous y accueillait avec Amour. Je me sentais alors important pour elle.

Est-ce le thé et sa dégustation qui ont façonné ma mère, ou ma mère qui a simplement manifesté ce qui en elle était latent et voulait exister concrètement. Sa dégustation du thé ne l’aurait que simplement favorisée.

Merci d’avoir existé Maman et comme tu le constates toi-même, tu existes toujours dans mon cœur et maintenant dans le cœur de bien d’autres. Merci, merci, merci!

Ton fils qui t’accueille toujours, et te sais présente dans mon propre lieu et rituel de dégustation de thé.

Je t’en suis reconnaissant.

Merci, merci, merci!

Le retour au Féminin Sacré

…pour participer à l’émergence d’un monde nouveau!

En tant que femme, être dans son Féminin Sacré, c’est cultiver ses qualités féminines, son essence propre. Le faites-vous? Être dans son Féminin Sacré, c’est aimer son corps sans l’approbation des regards extérieurs. Le faites-vous? Être dans son Féminin Sacré, c’est faire rayonner sa beauté intérieure. Le faites-vous? Être dans son Fémi­nin Sacré, c’est écouter ses besoins et ses désirs et y répondre avec amour envers soi. Le faites-vous?

J’entends le tam-tam du tambour sacré amérindien… et vous? Un son sourd… profond, remuant. Que vient-il remuer en vous? Écoutez encore. Est-ce le tambour sacré que vous entendez ou votre féminin sacré qui veut s’exprimer? Maintenant, voyez-vous le cercle de femmes dans lequel vous êtes invitée à entrer pour y honorer ce féminin sacré en vous?

Qu’est-ce que le Féminin Sacré?
Le Féminin Sacré, c’est la recon­naissance de toutes les qualités féminines : la beauté, l’harmonie, la sensibilité, la sensualité, la grâce, la douceur, la finesse, l’empathie, l’accueil, l’éveil de la terre mère… Et surtout, c’est l’énergie créatrice. Les femmes sont les gardiennes du Féminin Sacré.

Le Féminin Sacré, c’est une expression de la créativité, une danse avec les cycles de la vie, de la lune et de la terre. Le pouvoir au féminin, c’est apprendre à se connaître, prendre le temps de s’arrêter et d’observer ce qu’on ressent. Le Féminin Sacré permet à chaque être humain de retrouver tout le potentiel de son pouvoir créateur. Cette énergie unificatrice et créatrice qui nous connecte profondément à notre sensibilité, à la liberté d’exprimer nos rêves les plus fous et de faire confiance à nos intuitions.

Le Féminin Sacré laissé pour compte
Il y a quelques décennies, les femmes ont laissé de côté certains aspects du féminin pour se tailler une place dans la société. Dans un passé encore plus lointain, on considérait la femme comme l’incarnation dans la matière de la grande déesse. Elle représentait le pouvoir créateur de la déesse mère en plus de pouvoir communiquer avec l’invisible et le sacré. La femme antique était donc chamane, guérisseuse, magicienne et prêtresse.

Dans cette perspective historique, nous sommes maintenant prêts à concilier ces pôles afin d’unir ces deux facettes de notre être, le féminin et le masculin. C’est par la réunion de ces deux principes en soi-même que l’on pourra retrouver la paix dans le monde.

Depuis longtemps, l’énergie féminine a été bafouée, reniée et non respectée. Il est temps de nous affranchir du système patriarcal, tant religieux que social ou politique. La femme doit retrouver sa dignité et reprendre sa place. Une façon d’y parvenir, c’est en guérissant le Féminin blessé que nous portons dans notre ventre et en nous libérant des tensions et des charges émotionnelles qui limitent l’expression de notre féminité.

Une invitation
Et si c’était le Féminin Sacré qui allait ramener dans notre société l’équilibre, la paix, la guérison et l’harmonie de notre humanité? Unissons-nous dans le cercle du Féminin Sacré afin de faire briller ce qu’il y a de plus précieux : l’émergence de la femme libre, la gardienne du Féminin Sacré.

À celles qui ressentent l’appel du Féminin Sacré, venez célébrer et honorer votre féminité dans toute sa grandeur, sa beauté et sa puissance dans le cadre d’un atelier significatif. Laissez-le émerger et s’exprimer!

L’université sans diplôme

Après avoir œuvré pendant 30 ans sur le marché du travail, à mon premier emploi professionnel en formation il y a 15 ans, je me suis heurtée à une cohorte de jeunes étudiants universitaires fraîchement embauchés qui se voyaient offrir — avant même la fin de l’été — des possibilités alléchantes de promotions et de postes sans que je puisse même concurrencer avec eux parce que je n’avais pas de diplôme universitaire.

La souffrance et la déception ressenties en les voyant passer devant moi malgré l’expérience acquise étaient si grandes que cela m’a poussée à passer à l’action. Je ne savais trop comment jusqu’au jour où une consultante en gestion de carrière, que j’avais engagée, s’est arrêtée à mon bureau pour me demander comment j’allais. « Pas très bien » lui dis-je, lui partageant mon sentiment d’impuissance par rapport à la situation. « Mais qu’est-ce que ça te prendrait pour enlever cet obstacle? » « L’Université je pense, mais je ne veux pas me retrouver sur les bancs d’école pendant des années à mon âge. » Du coup elle me dit : « Je connais une personne à l’Université qui peut t’aider. Va la rencontrer, c’est une bonne personne. » Je me suis dit, « on ne sait jamais, au point où j’en suis pourquoi ne pas explorer. »

Je prends rendez-vous. Je ne connais rien de son secteur de responsabilité. Elle commence par répondre à mes questions puis soudainement j’ai l’impression d’être en entrevue :

« Qu’avez-vous étudié depuis que vous avez quitté le collège? Quelle sorte de travail faites-vous? Quelle est votre conception de l’Éducation des adultes? »

Satisfaite de mes réponses, elle me dit : « Je pense que l’Université serait prête à vous accueillir dans des études de deuxième cycle. Nous profiterions de votre expérience et vous du milieu universitaire. » Je bredouille, hum… « Des études de deuxième cycle? Mais qu’est-ce que c’est exactement? Est-ce que ça prend un baccalauréat pour y être admis? » « Oui, madame. » « Mais je n’ai pas de baccalauréat! » « Qu’à cela ne tienne, dit-elle, l’Université serait prête à vous admettre sur la base des expériences professionnelles et des études acquises dans le domaine de l’Éducation des adultes depuis que vous avez laissé le collège. » Je n’en crois pas mes oreilles. Cette personne est en train de m’ouvrir toutes grandes les portes de l’Université.

Je me souviens encore du sentiment d’exaltation qui m’habitait ce soir-là en traversant le jardin de l’Université, à la belle étoile, en me disant : « Qu’est-ce qui vient de se passer? Je suis venue ici en exploration et me voilà admise à des études de deuxième cycle. Ce n’est pas croyable! » La tactique de la consultante avait fonctionné. « Va juste la rencontrer », m’avait-elle dit. En me rendant le choix simple et accessible, elle avait démystifié l’Université et la résistance était tombée.

J’ai terminé avec succès mes études de deuxième cycle, puis j’ai poursuivi à la Maîtrise que j’ai complétée à 60 ans! De quoi rendre mon père fier.

L’idée qu’on se « bâtit » soi-même, sans l’aide des autres, est une illusion. Elle nous empêche d’apprécier la façon dont la Vie nous soutient à chaque instant et de reconnaître que nous sommes aimés, même si ce n’est pas toujours de la façon dont on le souhaiterait, ni par la personne que l’on voudrait.

Sans l’intervention habile et attentionnée de cette consultante pour me guider et m’apprivoiser et l’ouverture d’esprit et la reconnaissance de la responsable à l’Université, j’aurais continué d’agir en fonction de mes limites, blâmant les autres pour mon infortune sans jamais réaliser l’éventail de possibilités qui s’offrent une fois que l’on prend charge. Einstein disait : « Il n’y a vraiment que deux manières de vivre sa vie, comme si rien n’est un miracle ou comme si tout est un miracle. »

J’ai choisi la deuxième. Et vous?