Réflexion sur l’amour

Il n’y a qu’un seul mot AMOUR dans le dictionnaire, mais il y a des milliers, sinon des millions d’interprétation de ce mot. Notre compréhension présente de l’amour est le résultat de ce que nous avons vu et entendu des personnes qui nous entourent durant les premières années de notre vie. Bien entendu, nos expériences personnelles ont soit renchéri ou modifié notre compréhension.

Lorsque l’on regarde les personnes de qui nous avons appris, les gens qui nous entourent et notre propre vie, la question qui revient souvent est : « Pourquoi est-ce que l’amour nous fait mal et nous rend si souvent malheureux? ». Si on veut être honnête, la réponse est simple, nous mélangeons les mots : possession, attachement, contrôle, besoins et jalousie avec le mot AMOUR. L’amour n’est aucun de ces mots. L’amour est un sentiment qui ne possède pas, n’attache pas exagérément, ne contrôle pas, n’est pas là pour combler nos besoins et n’exprime pas la jalousie. L’amour vrai est un sentiment libérateur, qui permet à l’autre d’être ce qu’il est et qui nous rend heureux de voir l’autre personne heureuse, même si son bonheur ne dépend pas de nous.

En général, nous voulons quelqu’un pour combler nos besoins, pour remplir des vides que nous n’arrivons pas à remplir nous-mêmes. C’est pour cette raison que nous avons tellement d’attentes de toutes sortes envers notre conjoint ou conjointe. Nous devons aussi réaliser que dans un couple, nous ne sommes pas un, ni deux, mais trois. Il y a les deux personnes et la relation entre ces deux personnes. Ce qui se produit, c’est que très souvent, nous sommes en amour avec la relation, c’est-à-dire, tout ce qu’elle nous apporte et non avec l’autre personne.

L’amour est comme une sauce à spaghetti. Il y a plusieurs ingrédients et c’est ce mélange d’ingrédients bien dosés qui lui donne son goût. Les principaux ingrédients de l’amour vrai sont : la liberté, le respect, la patience, la tolérance, la compréhension, l’honnêteté, l’estime, l’amitié et la confiance. Comme dans une sauce, vous pouvez ajouter vos ingrédients personnels.

Nous devons garder en mémoire que je ne peux pas donner à l’autre ce que je ne peux me donner à moi-même en premier. En tant qu’âme et en tant qu’entité humaine, je suis complet, je ne suis pas la moitié de l’autre. Un couple qui s’aime vraiment ressemble à un chemin de fer, deux êtres qui vont dans la même direction et qui sont reliés par des sentiments, des expériences et le quotidien.

En terminant, j’aimerais vous laisser sur cette phrase : « le plus beau cadeau que je puisse faire à l’être que j’aime, c’est de choisir de m’améliorer, d’évoluer », car l’autre va en profiter et je contribue au bonheur du couple et à son évolution.

À propos des rencontres magiques

Beaucoup s’interrogent : qu’est- ce qui fait qu’on est attiré par une personne plutôt que par une autre?  Est-ce d’ordre physique?  Hormonal?  Caractériel?  S’agit-il d’affinités secrètes, d’une reconnaissance mutuelle spontanée?

Je crois pour ma part, qu’une rencontre (qui se reconnaîtra comme amoureuse) est dans la combinaison de plusieurs facteurs (attirance physique, phéromones, perception spontanée d’une acceptation inconditionnelle, identification inconsciente à des images anciennes (de personnes bienveillantes) qui remontent à la surface).  C’est la réunion de plusieurs composantes conscientes et inconscientes qui va créer un appel, un mouvement ou un élan vers telle personne et non pas vers une autre.

Cela c’est une explication raisonnable, mais comment évaluer la part de miracle, de magie qui entoure une rencontre amoureuse?  Qu’est-ce qui fait qu’on va s’attirer mutuellement et comment expliquer que l’histoire se poursuive ou non ensuite? Je crois que l’attirance mutuelle entre deux êtres est d’ordre vibratoire.  Tout se passe comme si des vibrations subtiles circulaient de l’un vers l’autre, étaient reçues et s’accordaient.  Produisant ainsi une alchimie mystérieuse entre deux personnes, rapprochement et mélange qui vont les lier.  L’image la plus simple pour parler de ce phénomène serait l’image musicale : deux notes qui s’accordent et qui vont résonner comme du Mozart!

Ensuite, la poursuite de l’histoire va dépendre non pas des sentiments (comme on le croit trop souvent), mais de la qualité des relations qui vont nourrir et embellir cet amour ou le blesser et le dévitaliser.

Qu’est-ce qui fait que parfois rien ne fonctionne dès le départ : l’un est attiré et pas l’autre?  Effectivement, l’émission des signaux dont j’ai parlé plus haut, est parfois asymétrique.  Plusieurs combinaisons sont possibles.  L’un émet, l’autre ne reçoit pas, reste fermé, n’est pas sur la même longueur d’onde vibratoire ou est déjà tourné vers quelqu’un d’autre.  Et puis, il arrive aussi que les deux notes de musique, ne s’accordent pas, et font un couac!  Et je n’ai jamais vu un couac se transformer en Mozart!

C’est notre rêve à tous de trouver des sentiments en réciprocité, de ne pas se piéger dans ce que j’appelle les pseudos amours, telles les amours de manque (on réclame à l’autre ce qu’on n’a pas eu dans l’enfance), les amours de peur (on exige de l’autre qu’il nous rassure sans arrêt, qu’il nous confirme que nous sommes le(la) seul(e) personne aimé(e).  Il y aussi les amours de consommation (on aime non la personne, mais l’amour qu’elle a pour nous!), les amours de besoin sont redoutables et frustrantes (on ne donne rien, on prend, on exige)…

Il peut arriver aussi que l’on tombe soudain amoureux d’un ami ou d’une connaissance côtoyée depuis longtemps, mais pour laquelle on n’avait jamais envisagé d’aller plus loin ou plus près comme amoureuse ou amoureux potentiel!

Dans l’amitié, la dimension sexuelle est absente.  C’est la révélation de cette dimension qui va transformer la relation.  Ceci dit, le désir ne se commande pas.  Il peut être présent, mais censuré ou occulté durant des années et soudain se révéler quand les défenses lâchent prise!  Certains s’interrogent sur le coup de foudre, qui serait la manifestation soudaine d’une attirance irrésistible, réciproque et sans réserve.  Attirance qui fait fondre toutes les inhibitions ou les préjugés et rend caducs les engagements antérieurs.  Il faut savoir quand même que dans le coup de foudre, il y a souvent plus de coups que de foudre (disait ma grand-mère!).

On nous dit aussi que les vacances sont propices aux rencontres amoureuses.  Les vacances sont favorables à toutes les rencontres et donc aussi aux rencontres amoureuses.  Peut-être parce que nous avons chaque jour 24 heures à notre entière disposition.  Heures qui ne sont pas parasitées par du travail, des contraintes, des injonctions ou des obligations.  Parce que les journées sont plus longues et qu’il y a en face de vous des personnes qui sont ouvertes, disponibles, réceptives (non parasitées par des choses à faire!  Et puis la nudité (bord de mer ou temps clément) ou une tenue plus légère semble autoriser une circulation plus libre des désirs!

Quoiqu’il en soit, les rencontres amoureuses peuvent naître à tout âge, dans les circonstances les plus étranges comme les plus banales.  Comme nous ne pouvons commander à nos sentiments, il nous faut accepter que l’amour puisse surgir à tout instant dans notre vie.

Comment faire la différence?

Quand j’entends quelqu’un dire que dans un couple, il y en a toujours un qui souffre ou que l’un domine forcément l’autre, mes cheveux se dressent sur ma tête! Pire encore quand une femme m’explique combien son mari l’humilie ou qu’un homme m’avoue que sa femme le trompe et ni cette femme ni cet homme n’envisage de quitter l’autre parce que, à ce qu’ils disent, ils s’aiment!

Pourquoi rester avec celui ou celle qui ne vous respecte pas et vous fait souffrir? Pas par amour : par attachement, par peur viscérale de la solitude. Comment pouvez-vous associer l’amour à la souffrance?! Êtes-vous frappés du syndrome de Tarzan, prêt à vous empêtrer et vous agripper à n’importe quelle liane, plutôt que tomber dans le vide… affectif?

La dépendance affective, que j’ai affectueusement renommée « Syndrome de Tarzan », est une programmation qui remonte à l’enfance et perdure dans votre vie d’adulte : vous courez après l’affection, la reconnaissance et la protection dont vos parents ne vous ont pas nourris. Et le dernier à être capable de vous en offrir est bien le conjoint que vous choisissez : comme vous, il en a manqué et court après. Seulement il ne traduit pas son penchant pour Tarzan de la même façon que vous : si vous êtes du style Desperado, qui donne tout et se donne à fond dans une relation contre un peu d’affection, vous tombez invariablement sur le Trou noir affectif qui prend tout sans rien rendre, ou si peu, en retour.

Et voici comment les extrêmes s’attirent, mais uniquement chez les personnes affectivement déséquilibrées. Les deux nourrissent réciproquement leur névrose et se servent mutuellement de béquille. Ça fait un couple bancal qui finit par tomber dans la souffrance et se casse la figure, à plus ou moins longue échéance.

Si votre souhait est de gagner la course au Bonheur par équipe de deux, pourquoi prendre quelqu’un qui a une jambe cassée? Peut-être parce que la vôtre n’est pas en meilleur état… Si vous êtes prêt au bonheur, sélectionnez un coéquipier qui l’est aussi. Bref, si vous vous aimez et vous respectez, vous rencontrez une personne qui a la même attitude envers elle et donc envers vous. C’est bien d’estime de soi et de confiance, piliers de votre croissance, dont il s’agit et qui nécessitent parfois quelques ajustements, avant de prétendre à une vie de couple épanouie.

Car enfin, la différence entre l’amour et la dépendance, c’est bien la souffrance! Chez les personnes affectivement équilibrées, aimer c’est donner ET recevoir, mais chez les adeptes de Tarzan, l’attachement névrotique pousse à donner OU recevoir. Parce que l’amour est inconditionnel et parce que la dépendance a ses conditions. Et si deux personnes à la jambe cassée sont heureuses dans leur rôle de « béquille réciproque », deux adeptes de Tarzan ayant trouvé leur stabilité dans le fait de donner ou de recevoir, tant mieux pour eux! Du moment que la souffrance ne se glisse pas dans leur vie.

Aimer, ce n’est pas être dominateur ou dominé, bourreau ou victime, Trou noir affectif ou Desperado. Aimer, c’est être égalitaires, complémentaires et, surtout, heureux à deux!

Parlez-vous de cœur à cœur

J’ai toujours insisté pour approfondir les choses. Dans ma relation amoureuse, je ne suis jamais restée avec des non-dits. Je crois que certains couples seraient encore ensemble s’ils s’étaient exprimés leurs malaises à mesure qu’ils les vivaient sans accuser l’être aimé. Quand quelque chose me dérangeait, me blessait ou m’insatisfaisait, il fallait que je le dise, même si je craignais de créer un conflit; même si j’avais peur du rejet, du jugement, de la culpabilité ou de l’humiliation, de la souffrance et même si je savais que mon conjoint aurait préféré que je me taise et que j’oublie. Je continuais à investir dans la communication tant et aussi longtemps que je ne me sentais pas entièrement en harmonie avec moi-même et avec lui.

Être en harmonie, c’était m’assurer de la satisfaction de nos besoins réciproques, vérifier que nous avions été bien entendus tous les deux. Parfois, à cause de nos blessures et de nos défensives, le défi était de taille. Nous avons connu des impasses. Nous nous sommes fait aider. Je ne voulais rien laisser en suspens. Je ne voulais pas d’une relation tiède basée sur la tolérance et le refoulement. Je savais trop bien que la tolérance et le refoulement créent des distances ou provoquent des crises de nerfs quand le vase est trop plein. Avec le temps, j’ai appris à devenir plus responsable et, surtout, à m’excuser de mes torts ou de mes paroles blessantes, parce que trop défensives.

J’ai appris aussi que, si je ne m’occupais pas de mes malaises, je n’étais pas heureuse, parce que je nourrissais du ressentiment envers mon amoureux. J’ai compris qu’il fallait que je compose avec mes peurs pour mieux les dépasser, parce que les refoulements accumulés tuent l’amour.

Selon moi, la meilleure façon de vous investir dans votre relation amoureuse consiste à ne jamais garder d’insatisfactions sur le cœur sous prétexte de maintenir la paix; de ne jamais laisser une blessure ouverte ou de ne jamais rester avec des problèmes non résolus en vous disant que le temps arrangera les choses ou en vous imaginant qu’en faisant l’amour tout s’effacera. J’ai vu des couples qui avaient une excellente vie sexuelle et qui ne sont plus ensemble aujourd’hui.

Votre conjoint doit être votre meilleur ami. Donc, vous investir, c’est lui parler de vos malaises et de vos besoins en choisissant le moment approprié et la manière responsable de vous exprimer. Parfois cela suppose que vous preniez un moment d’introspection avant de lui parler. Parfois, vous aurez besoin d’aide, mais il importe de ne pas abandonner et de ne pas vous abandonner. Surtout, ne vous contentez pas des miettes en amour pour éviter la chicane. Certes, cela vous demandera un effort. Vous devrez surmonter des peurs, mais, à long terme, vous verrez que l’effort en vaut la peine, croyez-moi.

La communication authentique n’est pas seulement souhaitable pour prendre soin de votre relation de couple. Elle s’avère essentielle. Elle est l’oxygène de la vie à deux. C’est donc dire que si vous n’arrivez pas à vous parler sans exploser ou vous fermer, apprenez à communiquer. Inscrivez en priorité, dans vos projets communs, des cours de communication, une thérapie de couple ou la lecture à deux d’un bon livre sur le sujet. Si vous êtes vraiment engagés dans votre relation amoureuse, ce qui est indispensable à sa réussite, prenez en soin.

– Ne refoulez pas vos malaises.

– Parlez-vous tous les deux de cœur à cœur sans accusation et sans reproche.

– Exprimez clairement vos besoins.

– Reconnaissez vos erreurs et excusez-vous quand vous avez blessé l’autre.

– Surtout ne vous contentez pas d’une relation tiède.

Engagez-vous dans votre relation amoureuse!

L’un des plus importants besoins fondamentaux de l’être humain est le besoin de sécurité affective. Dans votre relation amoureuse, il est nécessaire que ce besoin soit satisfait parce que c’est sur lui surtout que repose le sentiment d’être aimé. Il est cependant très difficile de vous sentir sécurisé si vous doutez constamment de l’amour de votre conjoint et si vous ne lui donnez pas votre confiance. Une relation de couple ne peut pas se construire si elle est vécue dans l’insécurité. Vous devez être conscient de cette réalité et placer en priorité la satisfaction de votre besoin de sécurité affective si vous voulez réussir votre vie à deux.

La personne dont le besoin de sécurité n’est pas comblé devient inquiète, voire angoissée. Elle peut alors se défendre contre ses malaises par l’investigation, l’envahissement, le reproche, la culpabilisation, le contrôle, la victimisation, quand ce n’est pas par des sollicitations constantes et inappropriées à son besoin réel. Il est donc important que, dans votre couple, chacun de vous prenne la responsabilité de s’occuper de ce besoin en indiquant la manière dont il aimerait être sécurisé et en formulant des demandes claires et précises à ce sujet.

S’engager dans une relation de couple, c’est choisir de s’investir dans la relation avec ce qu’elle comporte de joies, de peines, de responsabilités, de problèmes et de moments d’extase. Le véritable engagement résulte d’un choix conscient : le choix de vivre à deux ou de rester seul. Quel que soit votre choix, le tout est de l’assumer pleinement et d’en accepter les conséquences, parfois agréables, parfois désagréables.

Le principal obstacle à l’engagement dans la vie à deux réside dans la peur de perdre sa liberté. Je crois que cette peur est mal fondée, puisque la véritable liberté résulte d’un choix. Dans la vie, quand nous ne choisissons pas, dans quelque domaine que ce soit, nous stagnons et nous souffrons parce que nous entretenons le doute en nous. Celui qui ne choisit pas et ne prend pas de décision n’est pas libre parce qu’il se laisse mener par les circonstances extérieures ou par ses peurs. Il est donc important que vous arrêtiez des choix pour vous libérer des malaises causés par l’incertitude chronique et pour passer à l’action, pour vous réaliser et pour réaliser votre vie. Sachez que ce n’est pas l’engagement qui vous emprisonne dans un couple, c’est le doute et l’indécision, c’est-à-dire, paradoxalement, le manque d’engagement.

Certaines personnes croient naïvement, comme le suppose l’adolescent, qu’être libre, c’est faire ce qu’elles veulent, quand elles le veulent et avec qui elles le veulent. Cette forme de liberté n’existe pas parce qu’elle est limitée par les autres. Avec une telle croyance, il est impossible de vivre une relation affective à long terme avec un être humain, quel qu’il soit. Le sens accordé au mot « liberté » entre ici en cause. Être libre en couple, c’est choisir de s’engager envers l’être aimé et aussi envers soi-même.

L’engagement envers soi s’avère indispensable. Pour l’actualiser, il faut impérativement que vous restiez vous-même avec l’autre, c’est-à-dire que vous ne trahissiez jamais votre vérité intérieure. C’est en cela que la plupart des amoureux perdent leur liberté. Ils se trahissent par peur de perdre, par peur du conflit ou par peur du rejet, du jugement ou de l’humiliation. Inconscients de ce fonctionnement émotionnel, ils mettent en cause leur relation, rendent leur conjoint responsable de leur sentiment d’étouffement et essaient de changer celui-ci, alors que la source et la solution à leur problème se situent en eux.

Finalement, entrez à fond dans la vie de couple! N’ayez pas un pied dedans et l’autre dehors. La vie de couple apporte ses contraintes,bien sûr, mais, pour qui choisit de s’y investir, elle est aussi une source intarissable de satisfactions, d’apprentissages, d’approfondissement et de propulsion.

Comment rapatrier les « papillons » de l’amour?

L’amour : un sentiment, une émotion, un mot ou une idée, un concept peut-être… En tout les cas, il est très doué, car encore aujourd’hui, il réussit très bien à garder sa part de mystère.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler des « papillons » ressentis au début d’une relation amoureuse, mais qui s’envolent au fil du temps, et des « papillons » qui agrémentent une relation plus mature, ceux qui permettent à la relation de traverser l’épreuve du temps.

Au début d’une relation amoureuse, on est sous le charme. On dirait que l’autre n’a que des qualités. On est proche, et le simple fait d’être ensemble nous comble de bonheur. C’est l’amour « intime ». Cette phase de séduction est bien importante, car elle deviendra un référent pour plus tard dans la relation.

Puis, les jours, les semaines, les mois passent. Il y a une maison, des enfants, des belles-familles, des carrières, des engagements, des contraintes.

Tout fonctionne bien… mais il n’y a plus de « papillons »! C’est comme si le couple, pris dans une routine, était passé de l’amour « intime » à l’amour « un team ».

Il est prévisible qu’au bout d’un certain temps de cet amour « un team », l’un ou l’autre des partenaires va ressentir un manque, une nostalgie de quelque chose… et c’est fort probablement une nostalgie des « papillons » du début de la relation.

Comment rapatrier les « papillons » amoureux?
Un ingrédient essentiel aux couples qui durent est une communication de qualité. Cette qualité se résume en des mots tels que respect, écoute active, ouverture d’esprit, courage, patience. Savoir communiquer ses sentiments ou ses émotions demande un peu d’habileté et, comme toute chose, ça s’apprend.

Dans ma pratique de coaching, je propose la technique de la carte à six points (S.P.A.C.E.E.). Cette technique de communication non violente favorise un climat de réceptivité.

Voici un résumé de la carte à six points  :

Premièrement, il est important d’employer le prénom de votre partenaire (S pour Source).

Deuxièmement, choisissez un moment qui lui convient, car vous voulez être sûr de sa disponibilité d’esprit (P pour Place ou moment).

Troisièmement, adoptez un ton amical, le ton de voix que vous aviez au tout début de la relation (A pour Attitude amicale).

Quatrièmement (c’est le point crucial), entrez dans le vif du sujet et résumez en une ou deux phrases les faits (C pour comportement objectif).

Cinquièmement, exprimez l’émotion ressentie (E pour Émotion).

Sixièmement, exprimez l’espoir que vous chérissez (E pour Espoir).

Voici de quoi pourrait avoir l’air le début d’une conversation dans un couple qui a besoin de se retrouver, de rapatrier les « papillons » de l’amour  :

« Germain, j’ai besoin de te parler. Quel ce serait le meilleur moment pour toi ? » (S.P.A.)

Le moment venu, Gisèle poursuivrait ainsi :

« Germain, cela fait bientôt trois ans que nous n’avons pas fait d’escapades en amoureux. Je me sens triste devant ce constat et j’aimerais qu’on planifie très prochainement une fin de semaine ensemble, rien que nous deux ». (C.E.E.)

Exprimer en peu de mots, sur le bon ton de voix, les bonnes choses au bon moment nécessite d’avoir réfléchi au message que l’on veut transmettre. Dévoiler à l’autre ses limites, ses besoins, ses désirs ou ses inconforts demande du courage.

Cette ouverture de soi risque de provoquer des battements de cœur, « des papillons »… mais n’est-ce pas précisément le but recherché?

À lire : Les mots sont des fenêtres (ou des murs), Marshall B. Rosenberg
Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, David Servan-Schreiber