Contraire ou complémentaire

Qu’est-ce que vous préférez? Ce qui est votre opposé? Ce qui vous complète volontiers? Ni l’un ni l’autre? Ou les deux… Le choix est vôtre! Quoi? Vous pensez que votre couple est le fruit d’un jumelage fortuit? Le résultat cruel d’un complot universel? Tout ça parce que votre moitié n’a pas la tendreté souhaitée?

Comme je peux vous comprendre! Si bien éprise qui croyait éprendre…

Dès mes premières palpitations amoureuses, on me dit que les contraires s’attirent. J’y voyais une façon ingénieuse d’enrichir mon avenir. On me dit aussi que ce qui se ressemble s’associe. J’y percevais une brillante prémisse pour disposer d’un soutien complice.

Hélas! On ne m’avait pas tout dit…

On ne m’avait pas dit que mon partenaire finirait par me taper sur les nerfs. Vint le jour où je n’eus plus la maturité nécessaire pour reconnaître mon parfait complément dans cet adversaire contrariant.

On ne m’avait pas dit que mon conjoint finirait par m’ennuyer au plus haut point. Vint le jour où je n’eus plus la créativité requise pour rescaper notre relation à la dérive sur la banquise de mes frustrations.

Vint alors la nuit de l’absence. Vint alors le répit du silence.

Et je voulus savoir ce que l’amour voulait me dire. Je m’adressai donc au spécialiste du meilleur et du pire. Voici ce qu’il me confia, quand je fus prête à entendre sa voix.

Tu appelles contraire ce qui t’irritait chez ton amoureux. Les traits de ta personne que tu trouvais hideux. Tu faisais de lui un personnage détestable pour garder de toi une image impeccable.

Les traits contraires sont plutôt des traits complémentaires.

En effet, tu me connais. La créativité, c’est ma spécialité! Ce que tu appelles dualité, j’appelle complémentarité. Diversité. Originalité. Ce que tu appelles différence, j’appelle opulence. Abondance. Exubérance.

Ne comprends-tu pas la vraie nature de l’existence?

Je vous avoue que l’amour venait de m’en boucher un coin. Il avait réussi à me la boucler enfin. Je veux dire la boucle des questions sans fin. En un bond, mon cœur aima mon mari, mon amoureux, mon amant sans condition.

Dès que nous comprenons l’utilité du trait contraire que nous percevons, nous pouvons nous l’approprier. Il devient alors complémentaire. C’est ainsi que nous pouvons enrichir notre estime de soi à l’infini.

L’amour ne tarit pas d’inventivité. Il nous entoure de miroirs variés pour nous refléter notre immense beauté.

Être en relation

J’en ai plein les bras, pourtant j’ai des idées plein la tête. Wow, il est possible de sortir de la spirale quotidienne des relations souffrantes!

Créer de nouvelles manières d’être en relation. Tout un contrat quand nous sommes envahis par le temps, la politique, le travail, l’ordinateur, les enfants, etc.

Voici quelques idées rafraîchissantes :

  • Vouloir nous rapprocher des autres et ne pas attendre qu’ils viennent vers nous.
  • Cesser les attentes.
  • Choisir au lieu d’être choisi.
  • Mettez-vous de l’humour, du plaisir dans votre quotidien?
  • Il n’y a pas de couple parfait ou d’harmonie parfaite, mais que des couples en devenir.
  • Créer de petites attentions sans penser recevoir quelque chose en retour.
  • Envoyer des petits mots de gratitude sans raison.
  • Exprimer nos sensations et nos émotions en parlant en JE.
  • Être honnête.
  • Osons être vulnérable.
  • Acceptons que chaque personne dans un couple à son sac à dos rempli d’histoires de son passé qui peuvent se réveiller à tout moment.
  • Un couple, c’est un investissement à deux, pour les bonnes raisons. Quelles sont les vôtres?
  • Mettez votre juge de côté, évitez le jugement et la critique.
  • Aimer, c’est aller vers le besoin de l’autre sans se perdre dans l’autre.
  • Attention aux scénarios de prince ou princesse charmante, de cas dramatique non dramatique. Ils jouent contre vous très souvent.
  • Est-ce que mon amour est conditionnel?
  • Êtes-vous un à côté de l’autre dans vos projets? L’important, ce n’est pas juste d’aller dans la même direction comme couple, mais d’aller à la même vitesse : sans cela, il y aura une trop grande tension d’où l’importance de la communication.
  • Planifions-nous notre intimité autant que nous le faisons pour nos vacances?
  • Nous organiser pour ne pas nous créer, ni créer à l’autre, la pression du performant et du perfectionniste.
  • Laissons bâtir et grandir l’intimité sous toutes ses facettes.
  • Cesser de penser pour l’autre. Nous ne le répéterons pas assez, car souvent nous interprétons au lieu d’aller vérifier auprès de l’autre.
  • La culpabilité est un jugement envers l’autre ou envers soi. Nous sommes pris entre deux décisions, celle que nous voulons prendre et celle que nous sommes obligé de prendre.
  • Arrêter de materner l’autre et de vouloir le protéger; il reprendra la responsabilité de sa vie et il sera plus apte à affronter ses propres défis.
  • Dire non ou dire oui quand nous n’avons plus peur de la réaction de l’autre.
  • Briser les tabous.
  • Accepter notre différence et nos points de vue. Laisser parler l’autre même si nous ne sommes pas d’accord, car pour cette personne, l’opinion qu’elle émet est quelquefois viscérale; elle apprendra alors qu’elle peut être authentique avec vous.
  • Si la relation nous tient à cœur, nous nous rendrons disponible pour la personne, autant émotivement que rationnellement et en disposition de temps.
  • Faire des consensus et non des compromis, car il y en a un qui perd à tout coup avec ces satanés compromis.
  • Faire des surprises.
  • Être flexibles?
  • Partager nos rêves individuels et ceux du couple.
  • Accepter l’aller et le retour dans vos discussions, de donner et recevoir dans vos échanges, éviter les monologues.
  • Ne pas entrer dans les souliers des autres, mais être sensibles, réceptifs et compatissants.
  • Ne pas vouloir que les autres entrent dans nos souliers, car nous oublions de nous retrouver et de toucher intimement notre souffrance.
  • Apprendre à le dire quand nous voulons nous engager ou nous désengager.
  • Reconnaître que même en étant avec quelqu’un, nous pouvons nous sentir seul.
  • Accepter que l’autre puisse être en réaction et en émotion, qu’il ne soit pas toujours en harmonie.
  • Accepter notre impuissance face à l’autre dans certaines circonstances.
  • Ce sont les dynamiques relationnelles tendues qui créent des malaises et des maladies de tous genres; c’est aussi par celles-ci que nous guérissons.
  • L’autre peut être un déclencheur émotionnel pour moi. Il éveille en moi des blessures non guéries.
  • Arrêtons de vouloir comprendre l’autre, mais essayons plutôt de nous connaître et de reconnaître ce que cette incompréhension nous fait vivre.
  • Cessons de projeter sur l’autre nos colères, nos insécurités et nos peurs en utilisant le vase communicant * et en nous déresponsabilisant de nos propres émotions. (* Vase communicant : c’est lorsque nous transférons notre émotion sur l’autre ou encore, n’étant pas conscient de ce que nous vivons à l’intérieur de nous, nous projetons alors sur l’autre. Voici deux exemples : j’ai peur et je fais peur à l’autre. Je suis en colère et je ne l’exprime pas. L’autre pourra le faire, amplifiant la colère que je garde ou refoule en moi).
  • Je brise le silence et le statu quo pour remettre du mouvement dans le couple.
  • Lors de chicane, s’occuper du problème et des mésententes sans mettre en péril l’amour que l’on a pour l’autre.
  • Évitons le boudage et l’isolement, car au lieu de rapprocher le couple, souvent cela le sépare.
  • Brisons les chaînes de la rancune et du ressentiment qui sont la prison des couples qui s’effritent.
  • Enterrez la hache de guerre et ramollir la tête dure pour avoir plus d’ouverture à l’autre.

Et vous, avez-vous quelques idées rafraîchissantes qui propulseront votre couple vers un amour véritable sans être dans les boucles sans fin de la souffrance relationnelle.

Les relations ne sont qu’à l’embryon des possibilités; pensons-nous réellement que nous les connaissons toutes? Utilisons notre créativité, notre imagination, notre intuition pour inventer de nouvelles façons d’être en relation et de semer la joie autour de nous. Il y a quelques théories et pratiques qui existent dans certains livres, mais le plus grand de notre travail sera de réinventer de nouvelles avenues adéquates pour le couple tout en évitant les pièges de nos parents. Si nous osons être unique, nous oserons fonctionner par essais et erreurs. C’est la meilleure façon de savoir si les idées fonctionnent pour nous. Il n’y a pas de mode d’emploi pour être en relation.

Et je termine sur cette pensée : Je t’aime trop pour ne pas réveiller ta blessure même en le faisant inconsciemment, car ce n’est pas ta blessure que je veux aimer, mais le vrai toi.

Lettre d’amour à l’été

Belle saison tant chérie,

Nous t’écrivons ces quelques mots pour rendre hommage à ton éblouissante beauté que tu déploies avec une créativité infinie. Nous n’allons pas te le cacher : depuis longtemps, nous nous habillons le cœur pour ta venue et attendons le retour de ta lumière dans le quotidien de nos vies. Te voilà enfin, étirant la longueur des jours et éclaboussant le ciel d’une chaleur remplie de tendresse. Alors comment pouvons-nous nous rapprocher de toi afin d’entrer, nous aussi, dans ta danse si magnifique?

MARCHER. L’été, nous pouvons enfin marcher légèrement vêtus et laisser la douceur de l’air caresser notre peau. Lorsque la température extérieur se rapproche de celle de notre corps, une sensation émouvante de faire partie de notre environnement nous enveloppe. Les pores de notre peau s’ouvrent pour laisser entrer toutes les notes de la symphonie de l’été. Pendant qu’on marche, le mental se tait momentanément avec révérence et laisse place au ressenti du corps en mouvement. Osons aussi aller pieds nus… dans l’herbe fraîche, dans le sable fin, sur les roches et la terre humide. Marchons de tout notre être, embrassant affectueusement la terre avec la plante de nos pieds. Chaque pas n’est-il pas une occasion de laisser sur la planète notre empreinte de joie et de paix? Chacun de nos pas devient une offrande d’amour à la terre et nous rappelle immédiatement notre appartenance à cette nature vibrante.

OUBLIER. Et si, pour un moment d’éternité, nous arrivions à oublier le nom des choses? Car en apprenant les mots, peu à peu, nous avons commencé à nous méprendre, à penser que l’arbre est simplement un mot : arbre, alors que ce qui s’élève majestueusement, avec des bras qui embrassent le ciel et d’autres bras qui embrassent la terre, est un pur mystère. Le mot est utile, bien sûr, mais il n’est pas la chose. Le mot fleur ne nous dit rien de la délicate danse de l’ouverture de ses pétales ni de l’enivrement de son parfum unique. Il devient donc urgent de lever le voile sur des concepts que crée le mental qui est sans cesse occupé à étiqueter, à évaluer et à comparer. Sortir de notre tête nous permet de percevoir directement à partir d’un espace au-delà des mots. Lorsque le cœur regarde le monde, il touche immédiatement le tissu vivant de l’existence.

SE DÉTENDRE. Lorsque que tombe le voile des concepts fabriqués par le mental, un état de profonde détente nous gagne… une sensation paisible d’être ici dans le maintenant. Ce lâcher-prise est une grâce toujours accessible. Ce maintenant de l’instant présent est extrêmement important, car il est tout ce que nous avons et tout ce qui est réel. Lorsqu’on accorde peu d’importance à nos pensées, celles-ci nous abandonnent; elles s’éloignent et finissent pas se taire; nous plongeons malgré nous dans l’expérience de vivre. À prime abord, cela semble trop simple et presque insignifiant. C’est que la beauté de l’été est timide et a besoin de notre attention pour commencer à se dévoiler. Soyons bien attentif à nos perceptions sensorielles : le vent qui frémit dans les arbres et joue dans nos cheveux, la pureté du gazouillis des oiseaux et la sensation émouvante d’être en vie à chaque respiration. Soudain, il n’y a que la vie qui reconnaît la vie. Alors que se ferme le fossé qui nous sépare de notre expérience, nous nous retrouvons dans une profonde intimité avec l’instant. De là, notre relation avec notre expérience ne peut que se remplir d’amour. Cueillir le présent d’un seul instant est un pur miracle.

Cher été, merci de tes caresses qui parlent de l’amour de la vie pour la vie. Merci pour ta beauté qui reflète notre propre beauté. Merci de nous rappeler le chemin du retour vers le cœur de notre être, là où nous sommes pure présence. Merci de nous ré-enchanter. Comme nous t’aimons! Et c’est signé : les humains et humaines, frères et sœurs des oiseaux, des arbres et des ruisseaux.

La voix, un phénomène surtout affectif?

De tout temps, la voix accompagne les rituels des différentes cultures et régions du globe : chant grégorien, mantras, chants de guérison des chamans, yoga, prières, etc. Rien de surprenant… la voix est un phénomène si naturel! L’homme semble avoir su d’instinct qu’elle le relie à son âme et au divin. Mais qu’en est-il du fait que la voix soit un phénomène surtout affectif?

Imaginez une roche qu’on jette à l’eau. Vous voyez des cercles concentriques qui s’étalent jusqu’à disparaître.

Le son est une onde vibratoire qui résonne et s’amplifie selon des lois similaires. Son destin est de se propager dans l’espace et de s’épanouir. Avec un peu d’attention, on peut entendre si la voix se diffuse librement ou si elle reste étouffée.

Bien qu’elle soit une réalité volatile, intangible, notre voix n’est pas déconnectée de ce que nous sommes, de ce que nous portons en nous comme expériences de vie. Comment faire pour être à l’aise lorsque je lui parle? Pourquoi ma voix est-elle coincée dans ma gorge quand je chante plus fort? Comment faire pour aimer ma voix? Nos émotions, ce que nous ressentons dans notre corps – ou ce que nous ne ressentons pas – a un lien intime avec la nature et la qualité de notre voix.

La voix ouvre sur le monde de l’émotion et de la relation
Toute personne qui parle, ou chante, peut se retrouver confrontée à des questions semblables puisque parler ou chanter nous place dans un contexte où nous avons à nous « produire devant », à révéler quelque chose de nous. Ce faisant, toutes sortes de sensations et d’émotions se réveillent en présence de l’autre personne. La gêne, la pudeur peuvent représenter un frein important. N’est-il pas plus facile de chanter seul dans son bain? Et le corps se souvient, en deçà de la cons­cience, d’interdits ou de semonces du genre : « Baisse le ton! », « Cesse de crier! », « Pas si fort! » Dans ce contexte, le phénomène qui se produit est davantage d’ordre relationnel. La voix est « gardée » à l’intérieur, retenue, la semonce toujours vivante, inscrite dans le matériau corporel et dans l’inconscient.

Pour différentes raisons, il s’avère que le corps s’organise – avec le concours des muscles, tendons et compagnie – pour retenir le son, inhiber l’expression et, ultimement, enfermer l’individu dans une solitude parfois difficile à supporter et génératrice de maux divers.

Tout en étant un instrument musical et de communication qui peut se travailler, se peaufiner, la voix est fondamentallement relationnelle.

Et quelle aventure que d’explorer ses fondements, son assise (le souffle) et sa résonnance! Partir à la décou­verte de l’univers intérieur qui s’est construit en interaction avec l’environnement de l’enfance, c’est reprendre possession de soi, de ses moyens, de son héritage. Ce qui était enfoui dans l’oubli renaît, se met à vivre dans le cadre d’une relation. Pour certains, chanter délie la langue, met des mots dans la bouche pour la première fois, « débloque » le canal d’expression.

Au moyen du dialogue et du par­tage, les sensations et émotions s’intègrent comme points de repère. La détente que procure un souffle profondément ancré dans l’être est aussi émotionnelle que psychique. Une place se fait dans le corps et se répercute dans le rapport entretenu avec autrui et avec le monde. De plus, acquérir cette capacité d’intériorisation et d’expression mène sur le chemin de ce qu’est réellement l’intimité tant recherchée.

18 règles de vie du Dalaï-Lama

« Un exemple puis­sant de ce que la compassion signifie, il est une source d’inspiration qui nous encourage à parler en faveur de la liberté et de la dignité de tous les êtres humains. » – Barack Obama

Au début des années 2000, le Dalaï Lama a publié les 18 règles de vie suivantes.

Règle de vie n°1 : Souvenez-vous que le grand amour et les grands ouvrages impliquent de grands risques.

Règle de vie n°2 : Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.

Règle de vie n°3 : Suivez les 3 R : 1. Respectez-vous. 2. Respectez les autres. 3. Responsabilité pour toutes vos actions.

Règle de vie n° 4 : Rappelez-vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un formidable coup de chance.

Règle de vie n°5 : Apprenez les règles de façon à savoir comment les contourner correctement.

Règle de vie n°6 : Ne laissez pas une petite dispute gâcher une grande amitié.

Règle de vie n°7 : Lorsque vous réalisez que vous avez fait une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.

Règle de vie n°8 : Passez un peu de temps seul chaque jour.

Règle de vie n°9 : Soyez ouvert au changement, mais ne perdez pas de vue vos valeurs.

Règle de vie n°10 : Rappelez-vous que le silence est parfois la meilleure réponse.

Règle de vie n°11 : Ayez une vie hono­rable.  Ainsi lorsque vous vieillirez et que vous regarderez en arrière, vous pourrez en profiter une seconde fois.

Règle de vie n°12 : Une atmosphère d’amour dans votre maison est le fondement de votre vie.

Règle de vie n°13 : Lors de diffé­rends avec vos proches, concentrez-vous uniquement sur la situation présente. Ne ressassez pas le passé.

Règle de vie n°14 : Partagez vos connaissances. C’est une façon d’atteindre l’immortalité.

Règle de vie n°15 : Soyez doux avec la terre.

Règle de vie n°16 : Une fois par an, allez quelque part où vous n’êtes jamais allé auparavant.

Règle de vie n°17 : Rappelez-vous que la meilleure des relations est une relation où l’amour réciproque va au-delà du besoin réciproque.

Règle de vie n°18 : Jugez votre succès selon ce que vous avez dû sacrifier pour y arriver.

Source : http://www.espritsciencemetaphysiques.com/regle-de-vie-18-dalai-lama.html

Vivre seul ou en couple?

Savons-nous pourquoi nous décidons d’être en couple? C’est évidemment parce que nous ne voulons pas être seuls et que nous avons un débordement d’amour à l’intérieur de nous que nous voulons étendre. Nous voulons partager nos expériences, notre tendresse, notre affection et établir une complicité durable. Le premier couple que je dois former, c’est d’être en union avec la présence en moi et non avec l’ego; je dois être conscient de la richesse du couple que je forme à l’intérieur, ce qui se répercute dans mes relations à l’extérieur. La meilleure façon de guérir la relation que j’entretiens avec moi est de guérir ma relation avec l’autre. Si je suis conscient, toute relation avec une personne dans laquelle j’ai un investissement est l’un des terreaux les plus fructueux qui soient pour la guérison intérieure.

La valeur d’un couple complice est indiscutable. Il permet de grandir et d’évoluer rapidement parce qu’il nécessite un engagement de tous les jours et permet de récolter des fruits abondants. Au contraire, sans cet éveil à l’importance de l’engagement, le couple peut devenir un champ stérile ou un champ de bataille où chacun se sert de l’autre pour les mauvaises raisons.

Que nous soyons en couple ou seul, nous, qui aimerions vivre une vraie union et quitter ce sentiment de solitude avons intérêt à privilégier l’approche guide et complice, qui offre la possibilité de nous élever en même temps que notre partenaire, d’être à côté de lui, de suivre ensemble une même direction vers des valeurs saines que nous vivrons dans une véritable relation mutuellement nourrissante.

Prendre en charge mon bien-être intérieur est essentiel, parce que si je suis dans le bien-être, je peux apporter ce bien-être dans ma relation de couple. Au contraire, être dans le mal-être ne peut qu’accentuer le mal-être du couple.

Pour vivre le bonheur dans ma vie personnelle, je dois être guide et complice de moi-même : sécurisant et aimant. La partie guide en moi se sécurise, s’encadre, se structure, est constante et cohérente. En même temps, la partie complice m’amène à être aimant, bienveillant, élevant, doux, attentionné et confiant envers moi-même. Ces deux pôles réunis me permettent de vivre en équilibre. L’un sans l’autre me déstabilise.

Pôle Guide sécurisant

Je suis encadré.

Je m’encadre intérieurement en surveillant mes pensées. Aussitôt qu’une pensée négative monte en moi, je l’observe, je me dis « refusé » et rapidement je change d’esprit. Pour savoir quel cadre je dois me donner, je me base sur ce que je demanderais aux autres. Puisque ce sont des valeurs importantes pour moi, elles deviennent mon repère de ce que je devrais être. Par exemple, je fais ce que je demande :  je parle avec respect (respectueux), je participe aux tâches ménagères (encadré), je ne dépense pas au-dessus de mes moyens (responsable), je dis la vérité (honnête), je suis aimant avec mon conjoint (attentionné), je limite mes heures de travail, de télévision, d’ordinateur (équilibré), etc.

Pôle Complice aimant

Je suis bienveillant.

Je prends soin de moi d’une façon responsable, avec considération envers l’être que je suis. Je ne succombe pas aux tentations que m’offre l’extérieur et qui me mettent en déséquilibre ; je me tourne vers la force à l’intérieur.

Je suis attentionné.

Je suis sensible à moi, à l’écoute de mon but qui est le bonheur.

Si je vis dans cet équilibre guide et complice et que je suis dans cette manière d’être avec mon conjoint, je contribue aussi à atteindre l’équilibre et le bonheur dans mon couple.

Cela nous rapproche.

Tout part de moi. Je suis entièrement responsable de mon bonheur. Notre approche guide et complice propose de remettre l’amour et le respect envers soi-même et envers l’autre au cœur de la relation. Et la relation c’est Nous.