Le stretching

Si vous avez un chat, ou que vous avez eu la chance d’en observer un, vous aurez vite compris que lorsqu’il veut se déplacer, après s’être immobilisé (tiens encore un ‘tit somme), jamais il ne le fait, sans auparavant, s’être étiré dans tous les sens.

Ainsi, ses premiers pas hors de son poste douillet n’ont rien d’incertain et de rouillé

Il en est ainsi de tous les animaux dotés d’une colonne vertébrale.

Le stretching, c’est quoi?
C’est l’étirement d’un muscle ou d’un groupe musculaire dans le but d’augmenter l’amplitude du mouvement.

Vous connaissez sans doute les multiples bienfaits du stretching quotidien, en voici donc quelques-uns :

  • Détend l’esprit et tonifie le corps;
  • Réduit les tensions musculaires et aide à relaxer;
  • Augmente l’amplitude de mouvement (éventail);
  • Aide à prévenir les claquages (*) ou autres accidents musculaires, ligamentaires ou tendineux;
  • Stimule la circulation (augmente l’oxygénation et accélère l’élimination des toxines);
  • Prévient la dégénérescence;
  • Augmente la proprioception (*);
  • Réaligne les fibres musculaires et aide à défaire les adhérences;
  • Diminue la pression à l’intérieur des articulations.

Il y a donc une amélioration de la force, de la mobilité, de la rapidité, de la résistance, de la souplesse, et de la coordination. Le stretching peut se faire « à froid », mais il faut redoubler de prudence. Un muscle réchauffé a un coefficient d’étirement plus élevé qu’un muscle froid. Avant toute activité physique, votre période de réchauffement inclura une session de stretching,

La seule loi à respecter est la loi de non-douleur. Le fait de dépasser les limites d’étirement peut provoquer un réflexe de protection involontaire qui pourrait causer une contraction musculaire, et risquer une blessure.

Précautions
Le stretching n’est pas une compétition. Une respiration lente et profonde est de mise, ainsi qu’une bonne visualisation du muscle ou segment que vous étirez. Deux ou trois respirations profondes et lentes sont de bons indices de durée pour votre étirement. Écoutez bien votre corps!

Les trois phases

  1. Positionnez le muscle ou le segment correctement et l’étirer doucement. N’oubliez pas de respirer!
  2. Gardez la position pendant trois respirations lentes et profondes (ne jamais bloquer la respiration lors d’un étirement).
  3. Entrez et sortez de l’étirement de façon lente, fluide et non saccadée.

Le stretching, c’est une affaire journalière, et après quelques jours, vous verrez des améliorations marquées. Et que dire, après quelques semaines, quelques mois!

Retournons examiner les chats de nouveau… ils s’étirent avec langueur délibérée et avec plaisir; on le sent rien qu’à les regarder.

Il ne nous reste qu’à faire comme la famille des félins.

(*) distension d’un ligament, d’un muscle.

(**) proprioceptif : se dit des sensations issues des muscles et des canaux semi-circulaires qui renseignent sur l’attitude, les mouvements, l’équilibre.

Quelle est la valeur que j’accorde à ma sensibilité?

C’est la question que je me suis posée, un certain après-midi, assise dans un café où il m’arrive fréquemment d’être inspirée, alors que je sentais le besoin de m’arrêter pour faire la paix avec ma sensibilité. Voici spontanément quelle en fut l’inspiration.

Ma sensibilité joue vraisemblablement un grand rôle dans ma vie, si ce n’est le plus important. C’est elle qui m’amène à me découvrir et qui me fait savoir quel chemin emprunter. Je me sens plus lucide quand je vis en complicité avec ma sensibilité. Je perçois ce que l’œil ne voit pas et je deviens plus compatissante, plus présente, puisqu’elle m’invite à développer une écoute plus grande, plus profonde. C’est cette fine intelligence cachée qui fait que mon cœur est touché., Elle détient la force d’aimer, de jouir, de ressentir. Sans elle, je n’ai plus de raison d’être, je n’ai plus de motivation, ni même la sensation de vivre. Je deviens rigide et sérieuse. Quand je l’embrasse, elle m’aide à être plus flexible, à avoir de l’ouverture sur la vie, sur l’inconnu. Elle me sert de radar et attire à moi ce qui me ressemble, ce qui me fait vibrer. Je comprends que, quand je suis coupée de son influence, mon âme d’artiste perd contact avec l’essence de la vie. Devant le changement, si je me laisse diriger par la peur et le doute, elle perd tous ses sens et ne peut plus être à mon service. Évidemment, elle n’est plus. Quand je lui permets de m’assister dans l’incertitude et la fébrilité occasionnées par l’inconnu, elle m’aide à franchir la barrière de la mort à ce qui est révolu pour m’ouvrir au nouveau. Elle fait fondre les résistances et se déploie comme un oiseau prenant son envol, de ses ailes libres et gracieuses. C’est d’ailleurs ma sensibilité qui me donne accès à ma liberté. Elle a une telle puissance quand je m’ouvre à elle, quand je la regarde avec mes yeux de l’intérieur qui ne jugent pas. Elle devient faible quand je diminue sa vertu unique et que je l’abandonne par manque de courage à me voir à travers elle. Elle est pourtant d’une telle finesse quand elle exprime ma sensualité, avec sa grâce et sa spontanéité naturelle. Sa douceur est un baume sur mon cœur et caresse celui de tous ceux qui se laissent toucher par elle. Cette conscience subtile porte l’intelligence de voir la beauté en toute chose et de trouver un sens à chaque expérience. Elle possède les plus grandes qualités qui existent. Elle porte l’amour et le distribue en abondance. Elle trouve le mot magique qui fait vibrer. Elle a la délicatesse d’envelopper de se ailes un être peiné, atterré et blessé et de le réconforter par sa présence discrète. Elle n’a pas crainte de montrer sa grandeur, sa fraîcheur et sa transparence, parce qu’elle reconnaît la pureté qu’elle dégage. Ce qu’elle laisse sur son passage, c’est le rayonnement d’un feu sacré, de mille rayons de soleil transmettant une chaleur aimante, des sourires à faire fondre les plus énormes glaciers du monde et une vitalité à faire tomber les murs de la rigidité érigés par une fausse sécurité emprisonnante. Elle est douée pour redresser les morts vivants, réveiller les passions endormies et faire sortir de l’ombre les rêves le plus nobles. Elle cache ses secrets dans un silence bien gardé pour mieux les raconter en partage, voire même en mélodie. Sa voix, colorée par sa fragilité, son émerveillement, son exaltation, sa rigueur ou encore par sa tonalité délicieusement divine, livre, avec une intensité remarquable, une sincérité certaine. Bienheureuse celle qui a le privilège d’être reconnue et appréciée à sa juste valeur. Ce moment d’introspection me permet de prendre conscience que cette précieuse alliée qui m’habite depuis toujours est ma source d’inspiration et de joie de vivre et encore aujourd’hui, je me refuse à lui accorder la juste place qui lui revient. À vrai dire, je l’ai plus souvent qu’autrement regardée comme une intruse qui ne devrait pas avoir raison sur moi, À bien y réfléchir, il me semble que j’échappe à la réelle vie, alors qu’elle danse dans toute sa mouvance autour de moi. Où donc étais-je ces quarante-deux dernières années? Probablement dans mes pensées à chercher une astuce pour garder intacte ma sensibilité.

Inévitablement, cette inspiration soudaine laisse sa trace dans ma conscience. Après un tel moment de vérité, comment voudrais-je me dissocier de cette richesse incommensurable qui vit en moi?

Je suis une artiste qui a remarquablement su nager à contre-courant et résister à sortir de l’ombre pour préserver ses talents cachés derrière l’angoisse de vivre. En publiant cet écrit, je me donne le défi de m’engager envers moi-même à faire le grand saut de dire un vrai oui à ma vie. Et tout comme il m’a fait voir ma vérité en le rédigeant, si ce texte devient inspirant pour quelqu’un d’autre à dire oui à la vie, alors ce sera une bénédiction multipliée.

Coacher les transitions de vie

Certaines personnes ont une excellente capacité d’adaptation et, seules, elles réalisent assez facilement et rapidement les changements qu’elles ont choisi d’opérer dans leur vie. Elles se tirent aussi assez bien de leurs difficultés. Lorsqu’elles consultent un coach, c’est pour pour accélérer le processus et trouver un écho à leur réflexion et cherchent plutôt un témoin. En revanche, d’autres personnes se sentent davantage dépourvues et ont besoin de quelqu’un pour les aider à affronter la transition de vie dans laquelle elles se trouvent. Si tel est votre cas, vous pourriez vous « autocoacher » en suivant les étapes que je propose dans cet article.

Se sentir en sécurité
Un coach offre surtout un « havre de paix », une « bulle de sérénité » dans laquelle les personnes se sentent protégées lorsque l’orage gronde trop au-dehors. Déstabilisées, inquiètes, parfois dépassées par les événements, elles ont davantage besoin d’être écoutées, comprises, acceptées et même aimées que d’être dirigées, conseillées et parfois jugées ou critiquées. C’est pour cette raison que je recommande à mes clients d’éviter de solliciter l’avis de certaines personnes de leur entourage (mais pas toutes), au moment où ils doivent prendre des décisions importantes. Des éteignoirs ou d’autres qui ont intérêt à les voir rester dans leur ancienne vie et leurs anciennes habitudes pourraient les amener à douter d’eux-mêmes et du bien-fondé de leur projet. Dans cette bulle de sérénité, en compagnie de leur coach, ils feront mûrir leur projet de changement et en évalueront tous les risques et les avantages et confronteront aussi leurs résistances.

La première phase : la « fin »
Au cours de cette première phase du changement, l’idée est de préciser par écrit son intention de changer, à « ventiler » les émotions qui les envahissent, à bien évaluer la situation, à se fixer des objectifs précis et à établir un plan d’action. Il est bien de commencer par dresser un bilan de vie et tout particulièrement de vérifier quelle est notre identité profonde, notre vraie nature, cachée derrière ce que les autres connaissent de vous. Il est important de découvrir les forces insoupçonnées sur lesquelles s’appuyer dans le changement, sa personnalité (la vraie), ses valeurs, ses talents, ses compétences, ses passions et même… ses « démons ».

Il faut tenter aussi de débusquer les résistances qui risquent de bloquer dans l’action : croyances qui limitent, réticences, a priori, justifications, peurs, etc. (« Je n’y arriverai pas, c’est trop beau pour moi, je suis trop âgée, ils n’apprécient pas mon travail et mes efforts, il va me rejeter… »).

Une identité claire permet non seulement de faire des choix… éclairés et d’éviter de se cramponner à des rêves inatteignables, mais elle permet surtout de réduire le nombre d’erreurs de parcours, en plus d’inciter à aller au-delà de nos croyances de pouvoir faire et accomplir. Une identité claire rend aussi plus fort face aux aléas de la vie, plus sûr de soi, plus libre et plus authentique.

La deuxième phase : la transition, l’adaptation
Le changement doit s’appuyer sur un socle solide. Le travail s’effectue donc surtout sur les freins à l’action (mentionnés plus haut), ainsi que sur la réduction des tensions :  anxiété, angoisse, stress, remises en question, doutes, etc. C’est le moment aussi de consolider les aspects matériels et affectifs de la vie en transition afin de se sentir davantage en sécurité.

Puisque cette phase est exigeante et consomme beaucoup d’énergie, j’incite aussi à se maintenir en forme physique et, si elle en prend, à réduire sa consommation de certains médicaments, notamment les antidépresseurs et les somnifères. Si votre médecin est d’accord; bien entendu.

Il importe aussi d’éviter de précipiter les choses sur un coup de tête parce que vous n’en pouvez plus d’attendre, d’être seul sur votre radeau et de ne pas savoir comment votre vie sera à destination. Faire marche-arrière, démissionner, prendre une retraite anticipée, déménager dans un endroit qui ne convient pas, quitter l’autre et parfois aussi penser mettre fin à sa vie font partie de ces idées qui peuvent hanter.

La troisième phase : l’arrivée à destination
Vous voilà arrivés sur l’autre rive. C’est le moment de faire un bilan, de vérifier notamment si le changement s’est opéré de façon satisfaisante, si l’écart entre la situation de départ et la situation envisagée s’est comblé et s’il est nécessaire d’aller chercher des ressources supplémentaires pour mener totalement à bien le changement.

Êtes-vous installé solidement dans votre nouvelle vie?

Voie directe de libération

Comme la paix est de l’esprit, toute réconciliation ne peut survenir qu’à ce niveau. Malgré les multiples conflits apparents, chacun d’entre eux représente une seule cause. Quelle que soit l’apparence, un conflit symbolise avant toute chose une idée d’opposition.

L’Esprit est Amour. Toute expression de non-amour, sous n’importe quelle forme, reflète une résistance au Divin Amour, car le souhait fondamental de l’ego est de remplacer Dieu. Toute trace de culpabilité, indépendamment des apparences, dépend de ce désir oublié, profondément enfoui dans l’inconscient.

À cause de l’oubli, chacun ressent la culpabilité et la peur, ignorant leur origine. Au sein des familles, le jeu de culpabilisation entre en scène dès la tendre enfance, car la culpabilité demande punition. Pour se défendre contre la peur d’être puni, chacun cherche à responsabiliser quelqu’un d’autre à sa place. Ce système de pensée, projeté dans ses relations, renforce la culpabilité et la peur du futur. De toute évidence, ce mécanisme de défense ne peut qu’envenimer les relations, multipliant les conflits incessamment.

Mais quand l’amour du Soi inspire l’Esprit à la suite d’une prière, personne n’est jugée ni exclue, car les corps sont neutres, dans le sens où les corps suivent l’esprit juste [amour] ou l’esprit faux [peur] qui les dirige. Le corps est un mécanisme d’apprentissage pour l’esprit qui se croit séparé de ses projections.

Juger quelqu’un, c’est projeter sur un corps les effets de la culpabilité inconsciente : peur, anxiété, insécurité, dépression, doute, etc. La projection de la culpabilité ne la fait pas disparaître, mais la renforce et renforce l’ego qui dépend de cette défense puisque l’ego ne peut survivre sans jugement. Culpabilité et jugement ne peuvent exister l’un sans l’autre. Comme la culpabilité est le fondement de la race humaine, impulsivement, chaque individu juge quelqu’un ou quelque chose.

À l’inverse, le Soi ne juge jamais les conséquences de pensées qui rejettent Son amour, sachant que tout ce qui n’est pas aimant est un appel à l’aide et à la guérison. Or, la solution à toute forme de conflit est le non-jugement. Le véritable pardon est non-jugement. Quand la conscience s’abstient de juger, elle est spontanément inspirée par l’amour du Soi. Il n’y a pas d’autre option, car le Divin Esprit est Amour.

Le vrai et le faux ne peuvent coexister en même temps. C’est l’un ou l’autre. S’opposer à la réalité ne peut la changer, mais fait paraître réelles des erreurs de pensée (oppositions). Par exemple, toute forme de souffrance symbolise une résistance à l’amour de soi. Le monde n’est pas cause de souffrances, mais le reflet extérieur des résistances de l’esprit faux de l’ego. Les idées ne quittent pas leur source. Tout survient dans l’esprit. Tout se dissout en lui.

En suivant la voie du pardon (non-jugement), là où la haine est perçue, l’amour apparaît, reflétant son changement d’esprit. C’est le miracle. Changer d’esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité. Le pardon corrige les fausses perceptions, projections de l’ego, laissant entrevoir l’impeccable amour de Soi uni au Créateur.

Observer les réactions de l’ego sans jugement incite la conscience à abandonner ses résistances. La façon est simple. Au lieu de donner suite aux défenses de l’ego, on peut prendre du recul. Dans ce renoncement à l’attaque, l’esprit uni à l’amour du Soi reste en paix, indépendamment des événements. C’est la voie directe de libération, sans intermédiaire.

De tout cœur, merci pour l’Aide reçue. Namasté.

Pourquoi est-ce si difficile « de dire »?

Christian Bobin a dit : « Lorsque les mots ne viennent pas au bord des lèvres, ils s’en vont hurler au fond de l’âme ».

Dans de très nombreuses situations, il manque un climat serein pour permettre d’exprimer clairement ce qui se cache au fond de soi. Mais plus souvent qu’autrement, ce sont des peurs qui bloquent l’expression des sentiments ou l’accès aux émotions.

Les outils SATI* (Système d’Apprentissage de Transformation de l’Individu) permettent à la personne de découvrir les réponses qu’elle porte au fond d’elle. À partir de mots-clés, cartes-indices, questions ouvertes, ouïes-dires et cartes-actions, la personne évolue en toute sécurité, à son propre rythme. C’est l’aspect ludique de la méthode qui lui donne toute sa puissance en contournant avec douceur les résistances, les doutes ou les hésitations.

Voici une mise en situation :
Annaëlle éprouve de la difficulté à faires des demandes usuelles à ses employés car elle a peur de déranger leurs habitudes et de se les mettre à dos.

Annaëlle pige un mot-clé : les parents
Ce mot-clé suscite le commentaire suivant : C’est exactement ça, dans ma famille, il n’y avait pas de directive.

Annaëlle pige une question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?
Pour répondre à cette question, Annaëlle pige une carte indice :

Celle-ci suscite le réflexion suivante : Je vois de la colère dans la couleur rouge, le bonhomme est dans le noir. Mais il a les mains bien appuyées sur les hanches, il est solide à l’intérieur, il a de la force. Puis, elle dessine la carte. Suite au dessin, elle poursuit sa réflexion : l’ombre, c’est les émotions des autres, ça ne m’appartient pas.

Annaëlle pige une deuxième question ouverte : Pourquoi suis-je insatisfaite?

Annaëlle pige une deuxième carte-indice :
Devant cette carte, Annëlle prend une pause et fait le commentaire suivant : J’utilise le prétexte de l’émotion des autres pour ne pas prendre la responsabilité de faire des demandes claires à mes employés.

Annaëlle pige une carte-action :
Annaëlle se fait le plan d’action suivant : Jouer mon rôle et faire des demandes claires à mes employés. Je vis avec le possible mécontentement de l’un ou de l’autre. Je me fais confiance.

Annaëlle pige une carte ouïe-dire :
Annaëlle fait le constat suivant : C’est vrai que j’en ai ras-le-bol à mon travail et que cela est en train de nuire à ma santé.

Dans cet exemple, grâce au mot-clé, Annaëlle a identifié une façon de faire qui lui vient de sa famille mais qui ne lui rend pas service dans son emploi actuel.

À travers l’interprétation qu’elle fait des cartes-indices, elle met à jour de la colère en elle et comprend qu’elle prend en charge les émotions des autres. Elle a aussi réalisé qu’elle se sent forte à l’intérieur d’elle-même.

La carte-action l’amène à choisir un plan à la mesure de ses capacités.

Pour clôturer son processus d’apprentissage, son interprétation du ouïe-dire vient lui confirmer que le statu quo n’est plus acceptable.

En résumé, les outils SATI sont complémentaires entre eux. L’aspect ludique de la méthode fait appel à l’utilisation simultanée de l’intellect et de l’intuition. C’est ainsi, tout en douceur que l’individu peut contourner les résistances et trouver ses « vraies réponses » dans un climat calme, serein, indispensable aux différentes phases d’apprentissage.

* Les concepteurs des outils SAIT sont Hélène Lavoie, pédagogue et enseignante et Marc Denault, récréologue formé par la psychologie humaniste de Rogers. http://triplium.ca

De parent à leader… une question de perspective

Quand je travaille avec des équipes, je me surprends souvent à faire des parallèles entre gérer une équipe et élever une famille. J’ai donc pensé que je pourrais partager avec vous quelques stratégies qui font souvent partie de mes enseignements en milieu de travail et qui s’appliquent si bien à la maison. Alors chers parents, êtes-vous des leaders? Je réponds que OUI, définitivement!

Se connaître et se reconnaître
Tout comme un leader qui mène une équipe au succès, je crois que pour guider nos enfants efficacement, il est bon d’apprendre à bien se connaître : qui nous sommes vraiment, à quoi réagissons-nous, de quoi avons-nous besoin pour être en paix, quelles sont nos limites à respecter et que nous oublions peut-être parfois? Pour aider à se connaître un peu mieux chaque jour, transformez-vous en « inspecteur » qui va à la recherche d’indices : il regarde, observe sans juger, constate. Par exemple, où va votre pensée quand le professeur vous dit que votre enfant pourrait faire mieux en mathématiques? Observez sur quoi se concentre votre pensée, toujours sans vous juger, juste observer ce qui est. Ensuite si vous croyez que cette pensée n’est pas aidante, vous pourrez l’ajuster, peut-être en incluant dans votre focus toutes les matières où votre enfant réussit bien. Un autre exemple : quand vous réagissez avec frustration, observez ce qui a mené à cet état.  Est-ce une limite non respectée? Est-ce une peur non avouée? Faites cette expérience : placez-vous en mode observation pour les sept prochains jours, et voyez ce que vous apprendrez sur vous-même.

Pendant cet exercice d’observation, notez aussi vos réussites si petites soient-elles. Il serait injuste de ne noter que ce qui ne fonctionne pas; il est important d’équilibrer en notant ce qui va bien, ce qu’on fait de spécial.  Et n’oubliez pas de vous célébrer!

Accueillir et accepter
Accepter ce que nous avons reçu (les ressources) et travailler avec pour atteindre ses objectifs. C’est la phrase que je véhicule dans mes formations de leadership dans le milieu des affaires. Moi j’ai longtemps été une spécialiste de la résistance. À chaque fois qu’un professeur ou un professionnel de la santé me donnait de l’information, je devais toujours faire ma propre recherche, donner ma propre opinion pour prouver qu’ils ne comprenaient pas tout… le déni, la résistance. Avec les années, j’ai appris à mieux accueillir la réalité comme elle se présentait et à accepter ce qu’elle m’offrait, que ce soit à travers mes enfants ou dans d’autres sphères de ma vie. Je peux vous confirmer que ma vie est plus facile maintenant.

Je me souviendrai toujours d’un certain matin à l’aéroport avec ma fille de 20 ans qui refusait d’embarquer dans l’avion car elle faisait une crise d’angoisse. Comme nous étions à l’étranger et que nous revenions à la maison, il n’était pas question d’annuler le voyage. Ce jour-là j’étais vraiment inspirée et j’ai accueilli la situation telle qu’elle était en demandant à ma fille ce qu’elle se sentait capable de faire pour retourner chez nous. Elle a suggéré l’autobus (20 heures de route). Je n’ai pas résisté; je l’ai accompagnée à la recherche d’un horaire pour finalement qu’elle réalise que c’était trop compliqué et qu’elle embarquerait dans l’avion. Ça n’a pas été un vol facile pour elle, mais en accueillant sa peur et la possibilité de retourner en autobus, je créais une ouverture à solutionner plutôt qu’à contrôler. Ça été beaucoup plus facile. Quand vous accueillez la réalité, ça permet de vous mettre en mode « résolution » et d’avancer. Vous relèverez vos défis avec beaucoup moins de perte d’énergie et de bien meilleures idées.

« Faire » confiance
J’utilise l’expression « faire confiance » par rapport à « avoir confiance » parce que le verbe faire implique une décision alors que le verbe avoir implique quelque chose qui est là de façon naturelle. Vous pouvez choisir à qui vous faites confiance dans la vie en général; mais quand ça vient à nos enfants, nous nous retrouvons souvent dans nos peurs et nous oublions d’accorder notre confiance à l’enfant, à nous-mêmes, et au processus d’évolution. Ma mère disait toujours : « Francine, fais confiance à la vie ». Ce que j’en ai compris, c’est que malgré les défis que la vie nous présente, à travers nos enfants ou nos autres relations, nous pouvons faire confiance que nous serons en mesure de les relever avec force et courage. Et cette décision nous permet très souvent de transformer un scénario futur « épeurant » en scénario de possibilités. Ceux qui ont vécu des épreuves le disent toujours : « Dans cette situation, j’ai tellement appris et ça a changé ma vie…; c’était finalement un cadeau de la vie ». J’ai entendu cette phrase dernièrement d’une amie qui a survécu à un cancer du sein et qui, aujourd’hui s’en trouve transformée. Alors faites le choix de faire confiance.

Sur ce, chers parents, je vous invite à jouer à l’inspecteur et à observer vos bons coups autant que vos questionnements; sachez vous célébrer! Vous serez ainsi plus fort et mieux équipé pour accueillir ce que la vie met dans votre assiette à chaque jour. Il n’y a de solution magique pour personne, seulement des solutions réalistes. Et finalement, faites-vous confiance; vous êtes le bon parent pour votre enfant!