Bienvenue dans le monde de la liberté

Nous te souhaitons aujourd’hui la bienvenue dans le monde de la liberté.

Mais avant d’entrer, tu dois recevoir quelques consignes afin de préserver ton droit à la liberté.

Afin de préserver ce monde de la liberté, tu dois te dépouiller de ce qui t’a limité dans ton passé.

Alors regardons ensemble ce que tu dois reconnaître et libérer pour entrer dans le monde de la liberté.

Libérer toute forme d’obligation
Il semble évident que l’obligation ne peut coexister avec la liberté. Alors garde-toi de t’obliger à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisqu’ici personne n’est forcé ni obligé. Donc, tu devras toujours vérifier avec toi-même dans l’instant présent si tu es fidèle à ta vérité du moment. En respectant toujours ta vérité, tu ressentiras de plus en plus l’amour que tu es. Et sache que la voie de l’amour est l’honnêteté avec soi-même et les autres.

Libérer l’attachement
L’attachement est le virus le plus nuisible au monde de la liberté. Garde-toi de t’attacher à quoi que ce soit et à qui que ce soit puisque l’attachement est la source de toutes les souffrances de ton passé. Souviens-toi que la vie est en perpétuelle expansion, alors reste ouvert à tout ce qui est et tu deviendras illimité.

Libérer la comparaison et la jalousie
Comme tous les êtres se respectent dans le monde de la liberté, chacun devient original et unique. Et tous bénéficient de l’originalité de chacun afin de cocréer constamment de nouvelles réalités. Alors sois toi-même en toute liberté sans jamais te comparer.

Libérer la possession
La possession est absolument inutile dans le monde de la liberté puisqu’ici, chacun de tes besoins est aussitôt comblé par le pouvoir de ta pensée. Ici, les êtres connaissent et utilisent le pouvoir créateur de leur pensée. Alors veille sur tes pensées et pense à ce que tu veux, plutôt qu’à ce que tu ne veux pas. Et souviens-toi que toutes tes créations doivent respecter la liberté de chacun.

Libérer la culpabilité et le jugement
Tu n’auras plus besoin de ces anciennes énergies du karma puisqu’ici tout est amour. Afin de préserver ce droit fondamental, l’amour, tu ne dois jamais te juger ni juger personne. Dans le monde de la liberté, le jugement n’existe pas parce que chacun vit dans le respect de lui-même et des autres.

Libérer la séduction et la dépendance
Ces énergies n’ont aucune raison d’être dans le monde de la liberté. Parce qu’ici personne ne possède personne et personne ne dépend de personne. Tous les êtres qui habitent ce monde sont souverains.

Libérer le besoin, les conditions et les attentes
Le besoin d’être aimé est un non-sens dans le monde de la liberté parce que chacun sait qu’il est lui-même l’amour. Ici, tous les êtres manifestent l’amour et personne n’est dans le besoin. Alors tu auras la totale responsabilité de t’aimer inconditionnellement en respectant ta liberté d’être. Souviens-toi que l’amour véritable n’a ni besoin, ni attente et ni condition.

Libérer les limites
Dans le monde de la liberté, les limites n’existent pas. Si tu veux y demeurer alors reste ouvert au grand mouvement perpétuel de la vie et tu grandiras avec elle dans les espaces infinis de l’éternité. Souviens-toi que l’abondance est ton droit de naissance donc, ne te limite jamais.

Libérer la peur et la mort
En t’aimant inconditionnellement, la peur va se dissoudre. Tu saisiras que la mort est une mémoire émotionnelle à traverser et tu comprendras enfin que c’est la peur et la croyance en la mort qui maintiennent le monde de l’illusion. En traversant la peur, tu traverseras la mort et tu t’éveilleras à la vie éternelle. Alors cesse de compter tes anniversaires et élimine tous les rituels qui te gardent prisonnier de l’illusion. Vis dans l’éternel présent et cesse de compter les années puisque le temps n’existe pas. Dans le monde de la liberté, fais de chaque jour une célébration.

Alors, cher être d’amour, à compter d’aujourd’hui, tu auras toute la liberté de te respecter et t’aimer en te choisissant en tout temps. Plus d’obligations puisque tout ce que tu expérimenteras, tu le feras en toute liberté. Alors réponds à chacun de tes besoins et tu verras que l’amour en toi reprendra sa juste place. En t’unissant à l’amour en toi, tu sortiras définitivement de l’illusion et l’ego tirera sa révérence devant l’humilité du cœur.

Lorsque tu te seras enfin reconnu dans ta lumière, tu deviendras comme Jonathan le goéland et dans une joie profonde, tu reconnaîtras enfin que tu as quitté la survie pour renaître à la vie. Dans ce retour à l’amour absolu pour toi-même et les autres, tu ressentiras une profonde compassion pour la famille universelle. Alors, par ton propre rayonnement, tu les guideras et les accueilleras à ton tour dans le monde de la liberté.

Voici la devise du monde de la liberté : reste en paix qui est libre!

Recette d’éveil imparable

Comment faire? Fermez vos téléviseurs et prenez congé quelques jours de vos journaux préférés. Car ils sont programmés pour vous faire consommer et vous consumer en vous gardant dans l’esclavage de la peur. Soyez vigilant et sélectif.

Allez dans la nature, respirez profondément et réfléchissez à votre vie. Essayez d’imaginer quel serait votre idéal de vie. Et commencez à le visualiser et ressentir vos images intérieures comme si elles existaient déjà, puis revenez à vos activités. Reprenez cet exercice durant 7 jours consécutifs et observez ce qu’il adviendra. Faites-le sans attente, car elles ralentiront le mouvement. Faites-le plutôt avec conviction et acceptez les délais nécessaires à leur réalisation sans douter de votre pouvoir. Par la suite, continuez votre visualisation et laissez monter d’autres éléments à votre conscience afin de parfaire votre rêve.

Surveillez la qualité de vos pensées et élevez-vous en écoutant de la musique qui vous fait du bien et vous apaise. Prenez des pauses de respirations et de détente. Choisissez vos activités et demandez-vous si elles vous élèvent avant d’y répondre. Lisez des choses qui vous font du bien. Parlez de choses qui vous font du bien. Parlez de choses qui vous font du bien. Détachez-vous du reste sans comparaison ni jugement avec autrui. Si vous écoutez des émissions, soyez sélectifs et écoutez ce qui vus apaise ou élève votre pensée.

Tous ces choix ne coûtent absolument rien et vous procureront un bien-être inestimable. Réjouissez-vous! Et observez progressivement les changements autour de vous. Observez la réaction des gens et ce que vous allez attirer à vous comme nouvelles situations et même comme biens matériels. Remerciez pour chaque manifestation, remerciez même avant d’avoir reçu. Mmmmm… Je crois avoir déjà entendu ces paroles… Vivre ainsi, c’est vivre éveillé à son pouvoir créateur et créer en connaissance de cause.

Lorsque vous réaliserez à quel point vous êtes le créateur de votre réalité, alors, vous bénirez ce système actuel qui vous aura éveillé à votre propre pouvoir en vous reflétant vos propres peurs. Soyez généreux, offrez aux autres ces informations sur leur potentiel créateur. Ne marchez pas seul, regroupez-vous et célébrez! La vie est une célébration et l’amour est le mouvement créateur. Imaginez toute la terre et tous ses habitants dans la joie et la célébration. Imaginons l’humanité comme une seule et grande famille se partageant joyeusement la planète et créant de nouvelles structures universelles. Des structures basées sur l’amour et la confiance.

C’est ainsi que le système s’affaiblira de lui-même et sans violence. C’est chacun de nous individuellement et collectivement qui activons ce monde par nos pensées. Alors, cessons de nous plaindre et de juger notre propre création. Ces dernières paroles semblent peut-être difficiles à avaler, mais la situation planétaire l’est encore plus. Alors reprenons notre responsabilité avec amour en faisant de ce monde un monde de paix, d’abondance, de joie, de liberté et d’autonomie dans notre propre vie d’abord. Devenons les témoins de la force de vie en action en créant avec amour et par amour pour tout ce qui est sans comparaison ni compétition ni concurrence Parce que nous sommes tous un dans l’énergie.

Reprendre son pouvoir

Supposons que le monde soit responsable de ma paix inté­rieure… le bonheur ou le malheur dépendrait alors de celui-ci. En pareil cas, je serais dans un état de frayeur et d’impuissance sans répit, puisque tout change, tout le temps.

Reconnaître que ses pensées sont la seule cause de son état d’esprit est essentiel pour reprendre son pouvoir. Cause et effet ne peuvent être séparés ni différents. Contrôler les effets de ses pensées d’opposition, c’est manifester la volonté d’être victime et responsabiliser le monde pour son manque de paix. Ce système de pensée au cœur de tous les conflits alimente culpabilité et peur et fait tourner la roue du temps. Le bon usage du temps consiste à reconnaître l’amour, son héritage naturel, en acceptant d’abandonner ses résistances.

Chacun d’entre nous symbolise un infime fragment de la dualité de l’esprit dont le monde reflète la complexité. Les opposés ne seront jamais compatibles. Tenter de réconcilier l’amour et la peur est impossible  : en présence de l’un, l’autre disparaît. Toutefois, seul l’amour est réel. Je n’ai pas souvenir du début de la dualité de l’esprit, mais j’ai cons­cience des pensées d’opposition.

J’ai dit que tu n’avais que deux émotions, l’amour et la peur.* La perception de la souffrance, quelle que soit son apparence, reflète des pensées empreintes de peur projetées hors de l’esprit. La projection fait la perception.* De la même façon que personne n’est conscient que l’esprit projette ses rêves la nuit, nul n’est conscient qu’il observe ses projections, durant le jour.

Dans l’univers spatio-temporel, « le rêve », la souffrance est perceptible à cause des pensées qui la sous-tendent. Chacun est libre de garder les pensées qu’il choisit de croire, mais l’expérience démontre qu’une pensée aimante donne paix et joie. En revanche, une pensée sans amour crée un mal-être au-dedans reflété au-dehors. Reprendre son pouvoir consiste donc à abandonner les pensées qui s’opposent à sa paix d’esprit.

En éveillant sa conscience, ses relations se transforment de champs de bataille en classes de pardon. Auparavant, je défendais mes réactions égotiques projetées sur autrui, mais perçues faussement comme des attaques provenant de l’extérieur. Dorénavant, j’observe mes réactions sans y donner suite. Elles s’apaisent doucement. Voici le changement qu’apporte la perception vraie : ce qui était projeté au-dehors est vu au-dedans, et là le pardon le laisse disparaître.*

C’est la voie de la responsabilisation donnant paix et liberté. C’est simple, mais pas facile en raison de l’orgueil. Reconnaître ses projections, c’est admettre ses erreurs de jugement. Cet aveu demande humilité.

Les miracles m’ont démontré que le pardon rétablit ma paix intérieure, sans effort. Le véritable effort consiste à l’accepter, car le pardon menace l’ego qui ne peut survivre sans jugement. Mais plus je suis témoin de miracles, plus ma cons­cience s’éveille. À présent, le monde n’est plus le centre de mon intérêt. C’est ma paix d’esprit qui détient la première place. Tout en vaquant à mes activités quotidiennes, mon attention reste tournée vers l’intérieur observant les réactions de l’ego, sans jugement. C’est mon véritable pouvoir.

Quand la voix du jugement se tait, inévitablement, la paix se fait sentir révélant ma réalité spirituelle inaltérable. C’est ma sécurité absolue. Sans défense, l’amour du Soi inspire ma conscience pour mon plus grand bien et celui de tous. L’amour est la voie dans laquelle je marche avec gratitude.*

De tout cœur merci pour toute l’aide reçue.

*Extraits de Un cours en miracles

Voie directe de libération

Comme la paix est de l’esprit, toute réconciliation ne peut survenir qu’à ce niveau. Malgré les multiples conflits apparents, chacun d’entre eux représente une seule cause. Quelle que soit l’apparence, un conflit symbolise avant toute chose une idée d’opposition.

L’Esprit est Amour. Toute expression de non-amour, sous n’importe quelle forme, reflète une résistance au Divin Amour, car le souhait fondamental de l’ego est de remplacer Dieu. Toute trace de culpabilité, indépendamment des apparences, dépend de ce désir oublié, profondément enfoui dans l’inconscient.

À cause de l’oubli, chacun ressent la culpabilité et la peur, ignorant leur origine. Au sein des familles, le jeu de culpabilisation entre en scène dès la tendre enfance, car la culpabilité demande punition. Pour se défendre contre la peur d’être puni, chacun cherche à responsabiliser quelqu’un d’autre à sa place. Ce système de pensée, projeté dans ses relations, renforce la culpabilité et la peur du futur. De toute évidence, ce mécanisme de défense ne peut qu’envenimer les relations, multipliant les conflits incessamment.

Mais quand l’amour du Soi inspire l’Esprit à la suite d’une prière, personne n’est jugée ni exclue, car les corps sont neutres, dans le sens où les corps suivent l’esprit juste [amour] ou l’esprit faux [peur] qui les dirige. Le corps est un mécanisme d’apprentissage pour l’esprit qui se croit séparé de ses projections.

Juger quelqu’un, c’est projeter sur un corps les effets de la culpabilité inconsciente : peur, anxiété, insécurité, dépression, doute, etc. La projection de la culpabilité ne la fait pas disparaître, mais la renforce et renforce l’ego qui dépend de cette défense puisque l’ego ne peut survivre sans jugement. Culpabilité et jugement ne peuvent exister l’un sans l’autre. Comme la culpabilité est le fondement de la race humaine, impulsivement, chaque individu juge quelqu’un ou quelque chose.

À l’inverse, le Soi ne juge jamais les conséquences de pensées qui rejettent Son amour, sachant que tout ce qui n’est pas aimant est un appel à l’aide et à la guérison. Or, la solution à toute forme de conflit est le non-jugement. Le véritable pardon est non-jugement. Quand la conscience s’abstient de juger, elle est spontanément inspirée par l’amour du Soi. Il n’y a pas d’autre option, car le Divin Esprit est Amour.

Le vrai et le faux ne peuvent coexister en même temps. C’est l’un ou l’autre. S’opposer à la réalité ne peut la changer, mais fait paraître réelles des erreurs de pensée (oppositions). Par exemple, toute forme de souffrance symbolise une résistance à l’amour de soi. Le monde n’est pas cause de souffrances, mais le reflet extérieur des résistances de l’esprit faux de l’ego. Les idées ne quittent pas leur source. Tout survient dans l’esprit. Tout se dissout en lui.

En suivant la voie du pardon (non-jugement), là où la haine est perçue, l’amour apparaît, reflétant son changement d’esprit. C’est le miracle. Changer d’esprit signifie le mettre à la disposition de la véritable Autorité. Le pardon corrige les fausses perceptions, projections de l’ego, laissant entrevoir l’impeccable amour de Soi uni au Créateur.

Observer les réactions de l’ego sans jugement incite la conscience à abandonner ses résistances. La façon est simple. Au lieu de donner suite aux défenses de l’ego, on peut prendre du recul. Dans ce renoncement à l’attaque, l’esprit uni à l’amour du Soi reste en paix, indépendamment des événements. C’est la voie directe de libération, sans intermédiaire.

De tout cœur, merci pour l’Aide reçue. Namasté.

La quête de la vérité

La quête de la vérité n’est que l’honnête recherche de tout ce qui interfère avec la vérité. La vérité est. Elle ne peut être ni perdue ni cherchée ni trouvée. Elle est là où que tu sois, étant au-dedans de toi (T.307)*.

N’ayant rien à défendre, la vérité reste en paix. Or, les défenses pour la paix sur terre n’ont jamais cessé. Les conflits au sein des familles, entre amis, collègues, voisins ou nations démontrent indéniablement que dans toutes les sphères de la société, la vérité est contestée.

Toute forme de conflit, indépendamment des circonstances, symbolise­ une résistance à aimer. Et rien d’autre.­ L’Esprit est amour. Ses pensées sont également aimantes pour tous, sans exception. Mais quand son amour est nié, inévitablement, la peur prend sa place. Tout comme un enfant qui perd de vue ses parents dans une foule : c’est la panique. Métaphoriquement, nous sommes cet enfant perdu dans un monde impitoyable. Mais rien n’est à juger, car le mélodrame humain symbolise un cauchemar duquel chacun s’éveillera avec l’aide de l’amour au dedans.

En explorant l’histoire de l’humanité, l’évidence saute aux yeux : c’est la peur qui dirige la conscience humaine. Quelles que soient les croyances, les cultures, les races, les couleurs des hommes et des femmes, tous ont peur de quelque chose.

Depuis le début de l’aventure humaine, pour contrer la peur, des défenses ont été inventées. Et les pensées de peur continuent de se manifester sous de multiples formes. Par exemple, quand la cause d’un symptôme de maladie est contrôlée en laboratoire, un autre apparaît sous une autre forme. Maintenir l’attention sur les effets de la peur la renforce. Il est inutile de s’enfer­mer à clé, de contrôler son corps ou celui des autres, de renforcer les lois pour maintenir l’ordre si la peur est présente dans l’esprit. Elle se manifestera encore et sous d’autres formes.

L’objectif de sa naissance n’est pas de faire des besoins d’un corps temporel sa réalité sans les négliger pour autant. L’esprit est sa réalité intemporelle. Le but est d’éveiller sa conscience en regardant tous les blocages (culpabilité, peur, jugement, jalousie, haine, angoisse, inquiétude, doute, orgueil, etc.) qui empêchent de ressentir l’amour, son héritage divin. Se défaire des effets de sa résistance à la vérité constitue sa principale fonction. Tout le reste suit sans effort.

Le divin amour inspire la conscience humaine à pardonner les effets du non-amour puisque les souffrances voilent la vérité inchangée en chacun. En s’abstenant de juger, d’attaquer, de défendre ou de sauver l’ego mis de côté, la conscience, unie à la véri­té, est libre de s’éveiller en douceur.

Le pardon corrige dans le présent les fausses perceptions liées au passé. C’est le miracle. La correction de la perception survient quand la cons­cience choisit de pardonner les réactions de l’esprit faux de l’ego. Mais la patience est de mise, car le processus prend du temps en raison de la mémoire stockée dans l’inconscient. L’inconscient est comme l’iceberg; sa plus grande surface reste cachée. La vérité ne peut être qu’expérimentée. Elle ne peut être décrite ni expliquée (T.161)*.

Rien ne manque sur la voie qui mène à la vérité. Rien ne manque sur la voie qui s’en éloigne. Mais leurs résultats sont en tous points opposés.

Je rends grâce pour toute l’aide reçue.

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*Les passages en italiques sont des extraits du livre Un cours en miracles.

Que doit-on apprendre de la souffrance?

Toutes les voies spirituelles enseignent que la nature de l’ÊTRE toujours en paix est pure joie. « La paix se caractérise par la joie (UCEM). » L’Esprit, source vitale, est Amour. La conscience a besoin d’accepter l’Amour pour s’éveiller de la séparation d’avec l’Esprit. Ressentir l’amour du pur-esprit à travers une seule expérience suffit pour mettre en doute tout le reste.

Comment la souffrance est-elle possible? Malgré tous les moyens inventés pour contrer la souffrance,­ et ce, à tous les niveaux, non seulement persiste-t-elle, mais elle semble­ s’amplifier et constamment changer de forme. Quand une solution fait disparaître un mal-être, un autre apparaît sous une différente apparence. Parce que la cause au niveau de l’esprit n’est pas relâchée. Tous les efforts produits pour fixer quelque chose qui n’est pas réel (comme la souffrance, qui est l’opposé du bonheur) préservent une illusion. De la même façon, tous les moyens inventés à ce jour pour se protéger contre la peur, également illusoire, la renforcent. Un cours en miracles démontre que la peur est le résultat du déni de l’amour de soi. La peur derrière toute souffrance semble nous priver de la paix et de la joie que procure toujours l’amour.

Se protéger contre la peur, au lieu de se laisser guider par l’amour, perpétue la souffrance et renforce la confusion mentale. Ce champ de bataille intérieur, provoquant conflit par-dessus conflit, forge un monde illusoire. Au niveau de l’esprit, chacun est libre. Il suffit de faire un nouveau choix : tourner son attention vers l’Amour du Soi pour recevoir Sa guidance au lieu de se perdre en suivant la peur de l’ego, et mettre fin à la souffrance qui est une question de désir, non de savoir-faire.

La plus grande illusion est de croire que la source de toute souffrance dépend de quelque chose qui est séparé de sa volonté. Cette méprise résulte de l’ignorance, causée par l’oubli de l’ESPRIT : sa RÉALITÉ. Le « soi » personnel, l’ego, identifié au corps, préoccupé uniquement par sa survie, voile le Soi au niveau de l’esprit. La chose à laquelle il est le plus difficile de renoncer est l’identification à l’ego parce que la voix dans sa tête, perçue comme réelle par la conscience, se défend constamment contre la peur de disparaître. Comme la voix de l’ego ne peut survivre qu’en niant l’Amour du Soi, sa Présence est perçue comme une véritable menace. Cette menace est ressentie comme la peur de mourir. Qu’adviendrait-il sans ego?

Lorsque l’allégeance à l’ego, cause de ses souffrances, est abandonnée, la conscience s’unit au Soi et ressent la sécurité, car il n’y a pas d’autre alternative. La paix intérieure est le signe indéniable de l’unité avec Soi-même, le pur-esprit, entièrement amour. Rien de réel ne peut être menacé. « Rien d’irréel n’existe. En cela réside la paix de Dieu. Sans ego, tout serait amour (UCEM). »

Un cours en miracles donne un moyen sûr pour neutraliser les défenses de l’ego : le pardon. Cette voie sert à corriger ses fausses perceptions : c’est le miracle. Le miracle défait, au niveau de l’esprit, ses pensées d’oppositions, permettant de perce­voir au-dehors, le reflet de l’amour de Soi, au-dedans. « Toute pensée aimante est vraie. Tout le reste est un appel à la guérison et à l’aide, quelle qu’en soit la forme qu’il prenne (UCEM). » En choisissant de pardonner la paranoïa de l’ego, au lieu de la défendre en se jugeant ou en jugeant ses pairs, l’Inspiration divine prend la relève pour le plus grand bien de tous. Ainsi, la conscience inspirée par le Divin Amour s’éveille tout en douceur de son rêve de séparation.

Le secret des rêves

La nuit, pendant que le corps dort, l’esprit reste éveillé. C’est pourquoi les rêves surviennent durant le sommeil. Car les rêves sont des projections de l’esprit. Le témoin du rêve n’est pas le corps endormi qui n’a aucune conscience de lui-même, mais l’observateur, au niveau de l’esprit, identifié à un personnage de son rêve. Ainsi, tout le contenu d’un rêve représente la projection d’un seul esprit, le sien. En d’autres mots, chaque fragment du rêve symbolise une facette inconsciente de la perception de soi.

Par exemple, dans un rêve je me perçois effrayée parce que je suis pourchassée par un tigre. L’animal : symbole de persécuteur et mon personnage : symbole de victime, représentent deux aspects d’un même esprit, le mien. Ainsi, le rêve dévoile au rêveur (l’observateur, celui qui perçoit) la présence de deux aspects opposés : persécuteur et victime qu’il garde inconsciemment.

La projection du rêve en tant que tel est sans conséquence. Mais le contenu du rêve livre une information importante. Au niveau de l’esprit, une victime effrayée par un persécuteur demande de l’aide. En général, au réveil, l’observateur réalise avec soulagement que ce n’était qu’un rêve.

Au lever, de nouveau identifié au corps, l’observateur, oubli ce qu’il a perçu durant la nuit. Il poursuit sa journée comme si de rien n’était. Toutefois, il semble aller et venir dans le monde en gardant secrètement une victime effrayée par un persécuteur qu’il percevra chaque jour, sous de nombreux masques.

Tant que l’observateur s’identifie au corps, il nie l’esprit où sont gardés : victime/persécuteur, et la peur qui les relie. Tout ce qui est nié au-dedans est inconsciemment projeté au-dehors. La projection fait la perception (UCEM). Ainsi, l’observateur, au niveau de l’esprit, perçoit dans le monde des aspects de lui-même qui demandent à être libérés, mais dont il se croit séparé.

En certaines circonstances, il sera tenté de sauver la victime au-dedans, qu’il perçoit au-dehors. À d’autres moments il sera tenté d’attaquer le persécuteur au-dedans qu’il perçoit hors de lui-même. Ainsi, tant que les individus ignorent le contenu de leur inconscient à libérer, ils voient les images symboliques de victimes et de persécuteurs qu’ils nient au-dedans. Et le rêve de victime / persécuteur au coeur de chaque relation semble se poursuivre sans relâche.

Un seul esprit s’observe dans le monde, dont chaque corps et chaque chose représente une facette. S’éveiller du rêve de victime/persécuteur reflété à travers l’histoire de l’humanité, consiste à regarder au-dedans ce qui demande à être libéré. Ce qui demande à être libéré est représenté par toute sensation qui contrarie sa paix d’esprit.

Ainsi, le secret du rêve nocturne et diurne est de porter l’inconscient à la conscience, dans un but précis : libérer son esprit du passé. En venant au monde, chacun porte des mémoires, dont il est effrayé de regarder. C’est pourquoi tous les individus, quelles que soient leurs croyances, leurs cultures ou leurs religions, ressentent la peur. Même le règne animal, ressens la peur. Ce n’est pas l’effet du hasard.

Le monde est le miroir sur lequel est reflétée la peur gardée au niveau de l’esprit. L’erreur de perception à corriger est de croire que le monde est responsable de ses peurs. Si la peur était absente de l’esprit, seule la paix serait ressentie. Alors, toute forme de violence serait perçue comme un appel à l’aide et à la guérison.

Voici le changement qu’apporte la perception vraie : ce qui était projeté au-dehors est vu au-dedans, et là le pardon le laisse disparaître (UCEM).