Le portail de l’âme

Mais où est donc passée cette femme modèle qui fut tant décrite par les poètes? Celle qui, d’un simple sourire ou un doux regard redonnait courage à son homme? Celle qui, par sa seule présence disait-on, ennoblissait son entourage? Sans doute qu’elle nous habite toujours, mais qu’elle est quelque peu émoussée en ces temps difficiles.

La terre entière est secouée par d’importants bouleversements causés par les changements climatiques, la pollution, les cataclysmes, les conflits et les guerres. Certaines personnes ne semblent pas encore touchées par ces événements, mais ces effets les rejoindront tôt ou tard, car prédisent plusieurs observateurs, ce ne serait qu’une question de temps avant d’en percevoir les effets chez nous.

Une sensibilité plus affinée
Toutefois, dans quelque pays que ce soit, la personne susceptible d’en être le plus conscientisée, voire touchée, reste la femme. C’est pour elle une grande préoccupation de savoir dans quel monde vivront ses enfants, ceux-là même qui deviendront les adultes de demain.

La femme est le « portail » permettant l’entrée d’une âme humaine venue se développer et se perfectionner sur terre. Par sa sensibilité plus affinée que celle de l’homme, c’est-à-dire sa capacité intuitive à ressentir davantage les choses grâce à une liaison marquée avec la nature, elle détient dans ses mains l’avenir de l’humanité. De ce fait, elle est le « pont » transmettant les valeurs spirituelles, c’est-à-dire les « qualités de cœur » à son entourage, entre autres celles de respect, de bienveillance et de dignité humaine.

Parfaire sa propre évolution
Elle est une main aidante. Sa responsabilité est d’autant plus grande qu’avec tous ses dons, elle peut parfaire non seulement l’éducation de ses enfants et de son entourage, mais contribuer aussi à leur essor spirituel en aidant à améliorer leurs faiblesses et à développer davantage leurs forces. Toutefois, malgré ses capacités innées, elle doit aussi travailler sur elle-même, s’améliorer pour parfaire sa propre évolution. Elle doit se libérer d’anciens « patterns » transmis par les générations passées, tout en recherchant de nouvelles avenues avec une solide confiance en la vie.

Les premières victimes
Dans certaines sociétés, des pratiques violentes sont faites aux femmes comme étant chose « normale ». Certaines vivent même comme des esclaves, pensant qu’elles ne valent pas mieux. On voit la violence s’accentuer de plus en plus, et souvent ce sont les femmes et les enfants qui, souffrant de maints préjudices, en sont les premières victimes. Mais alors, certaines questions se posent : « Qui en est responsable? Qui éduque ces enfants qui deviendront plus tard des adultes agressifs et insatisfaits? ». Cette violence permet d’engager une réflexion sur notre rôle en tant que femme, et/ou mère, et de voir si nous avons bien saisi nos devoirs et responsabilités. Certes, cette responsabilité n’incombe pas seulement à la femme, car le rôle de l’homme est très important, mais c’est elle qui a la capacité de donner le ton.

Devenir une femme nouvelle
Je pense que c’est en reprenant courage et en cherchant ses valeurs spirituelles, que la femme irradiera à nouveau la paix dans son milieu, sa famille, et ne tolérera plus aucune violence. Si elle le désire sincèrement, elle en a le pouvoir et les hommes apprendront à respecter ses valeurs humaines.

Devenir une femme nouvelle, c’est développer ces qualités féminines comme la douceur, la compassion, l’entraide, la compréhension, mais aussi une juste fermeté. C’est apporter un support aimant aux enfants et au père ou conjoint, tout en se faisant respecter.

Ainsi, si chacune faisait ces efforts, et nous en avons les capacités, nous pourrions dans un futur rapproché, voir poindre une humanité qui pourrait changer la face du monde. La femme deviendrait alors, l’espoir et l’exemple à suivre.

La femme révélatrice

Plus que jamais, l’archétype du féminin éternel se fait prévaloir. Nous lui concédons enfin sa place sacrée en face de l’univers.

Dans l’ordre universel, l’énergie féminine l’emporte sur le masculin. Le plus doux l’emporte sur le plus dur. Le refus de la violence, le goût du raffinement s’organise autour d’un centre organique qui régule la force féminine.

En tant que femmes, à travers nos propres mutations physiologiques et sociales, nous préparons l’aube d’un monde nouveau. Nous portons la conscience de l’énergie créatrice et, par le fait même, nous contribuons largement à la mutation humaine.

Le rythme de la femme est cyclique, et ses étapes de vie sont successivement épanouissantes. Comme la nature, cela fait d’elle un élément de transformation.

Ainsi notre destin de femme s’inscrit solidement dans cette ère de transformation. Nombreuses sont les femmes qui ne connaissent pas encore la valeur qu’elles détiennent ni l’immense pouvoir qu’elles exercent. Comme l’eau qui contourne le roc, l’esprit féminin épouse avec sagesse les différents appels de la vie.

Femmes, nous jouons un rôle de révélatrice! À travers nos périples, de la puberté à la maternité et jusqu’à la ménopause nous faisons preuve d’une force d’adaptation inébranlable. Être femme signifie d’être férocement persévérante. Des visions nouvelles nous propulsent sans cesse dans une énergie émergeante et passionnante de changements.

Or, la sagesse d’être femme, c’est comprendre qu’il n’y a pas de fin. La force mystique du féminin réside avant tout dans le cœur. En fait, tout ce qu’il y a apprendre sur la vie passe par le cœur. En lui sommeille la réceptivité, l’intuition, la paix, l’amour, la générosité, le respect, le pardon, la compassion, la sensibilité, la joie….

L’impact universel du resurgissement du féminin nous remet tous et toutes en contact avec notre divinité. Les différentes circonstances de l’existence ainsi que les précieuses leçons de la réalité qu’une femme est appelée à vivre et à faire vivre participent à l’ouverture de l’espace sacré de l’âme.

Choisir la force féminine ne doit pas évoquer une appropriation. L’homme est très présent dans nos réflexions. Nous invitons les hommes à s’unir à l’énergie intuitive et transformatrice avec nous. Bien que la vérité nous soit plus perceptible, on se doit de faire la liaison avec les deux forces féminines et masculines. C’est une condition pour atteindre l’unité. Sans aucun doute, l’esprit féminin n’a pas encore atteint son apogée.

C’est à nous les femmes de rayonner avec dignité, de consolider notre identité, de nous réjouir dans l’expérience renouvelée de notre corps et notre esprit. Il est essentiel pour la femme de nourrir sa reconnaissance personnelle, de retrouver sa place et d’exprimer sa vraie voix pour l’amour de l’humanité.

Un regard védique sur les planètes et leurs effets

Le 12 août, la communauté hindoue du monde entier a tenu son jeûne à la mémoire du Seigneur Ganesh, le Dieu de l’astrologie védique. Selon la tradition, ceux qui veulent obtenir sa bénédiction vont prier, méditer et chanter son nom de l’aube au crépuscule.

L’astrologie védique repose sur la position réelle des constellations et des planètes. En tenant compte de ce facteur dans le calcul du thème astral védique d’une personne, il faut reculer chaque planète d’environ 23 degrés par rapport à sa position dans le thème astral tropical, mieux connu en Occident. Prenons un exemple. La planète Jupiter se trouve dans le signe du Lion selon l’astrologie tropicale. Cependant, selon l’astrologie védique, Jupiter est en Cancer, c’est-à-dire dans le signe précédent. Nous avons cru bon d’expliquer brièvement cet aspect de l’astrologie védique, car beaucoup de gens familiers avec l’astrologie tropicale et la position des planètes pourraient croire que nous avons mal calculé les positions planétaires mentionnées dans le présent article.

Selon l’astrologie védique, le 1er août 2002, plusieurs planètes étaient regroupées en Cancer, signe d’eau régi par la Lune qui représente nos émotions et nos sentiments. La conjonction de nombreuses planètes est synonyme de rencontres intenses. Pendant l’été., cette force dirigeante a été l’inspiration et l’intuition, conjuguée à une sensibilité excessive pouvant conduire à des déferlements émotifs nuisibles aux relations intimes. Pour l’automne, cette force dirigeante sera la régénération et la transformation.

Le 28 juin, la planète Jupiter, associée à Brahaspati, le Dieu de la vertu, s’est installée en Cancer, signe des plus favorables dans lequel elle peut exprimer toute sa noblesse et sa nature expansive. Elle y restera jusqu’au 23 juillet 2003. Jupiter représente notre but; ce but s’ennoblit lorsque Jupiter est en Cancer. Ceux qui sont nés avec ce placement planétaire peuvent devenir enseignants universels, philanthropes et guérisseurs. Jupiter se traduit par gourou, c’est-à-dire qui chasse la noirceur. Durant le transit de Jupiter en Cancer, on peut s’attendre à exprimer le meilleur de nous-mêmes. Nous pouvons alors poser des gestes nobles qui nous vaudront respect et gratitude pour le bon travail que nous aurons accompli.

Cependant, par polarité, Jupiter affecte le Capricorne, signe à l’opposé de sa position actuelle en Cancer. Jupiter en Capricorne est considéré en chute, placement difficile qui peut créer certaines difficultés. Selon le dicton, celui qui a mérité les plus grands honneurs a aussi relevé les plus grands défis. Par conséquent, ce placement nous donnera une foule d’occasions de devenir soit égoïste, soit altruiste.

Nous avons le choix d’opter pour le bien-être de la collectivité ou de rechercher la réalisation de nos propres désirs. Le défi sera de voir si nous percevons objectivement la vérité dans chaque situation, pour ensuite prendre des décisions judicieuses fondées sur notre perception.

Jupiter, planète bénéfique synonyme d’expansion, de bonté, de gentillesse et de générosité, s’opposera aux desseins égoïstes de certains individus. Nous aurons l’occasion de faire de grandes choses pour notre famille, nos amis et l’humanité.

Remercions Dieu de ce placement positif. Les bouleversements politiques que nous vivons n’ont pu qu’être amplifiés par le transit précédent de Jupiter en Gémeaux, placement difficile dans un signe ennemi. Jupiter était alors incapable d’exprimer sa nature bénéfique, et le déroulement des événements semblait indiquer nous nous dirigions vers une destruction massive. Pendant un an, Jupiter en Cancer contribuera à éviter le pire, en nous donnant un environnement stable où règneront la moralité et la décence dans l’esprit de chacun et, espérons-le, dans celui des dirigeants mondiaux.

Jusqu’au 17 août, Mars, la planète de l’énergie, de la vitalité, du courage et de l’action, était placé dans le signe émotif du Cancer. Dans ce signe, la nature bouillante et belliqueuse de Mars peut pousser à réagir instinctivement et défensivement. Incapable de fonctionner dans la joie, on peut souffrir d’angoisse. Mars est maintenant en Lion jusqu’au 4 octobre, placement beaucoup plus favorable qui nous permettra de viser nos objectifs avec plus de détermination.

Après avoir séjourné un peu plus de deux ans en Taureau, Saturne est entrée en Gémeaux le 10 juillet 2002 où elle restera jusqu’au 23 août 2004. Sature et Mercure (la planète qui régit Gémeaux) sont des planètes amies synonymes d’intelligence, de sagesse, d’esprit analytique et de planification stratégique pour la réalisation d’un but constructif. Cette période sera favorable aux mineurs et aux géologues pour trouver les richesses du sol, car Saturne en Gémeaux peut donner des indices quant aux secrets de Mère nature.

Rahu et son opposé polaire Ketu sont des planètes fantômes. Ce sont des points d’intersection où l’orbite de la Lune croise l’écliptique à l’équateur céleste ainsi que l’orbite du Soleil. Leurs effets sont toutefois bien réels et significatifs. Rahu est en Taureau depuis le 13 mars 2001 et y restera jusqu’au 11 septembre 2003. Ce placement nous donnera des bases solides sur lesquelles nous pourrons atteindre nos objectifs.

À l’instar de Saturne dont les stratégies sont infinies, Rahu peut entraîner des gains inattendus et tourner des situations négatives en victoires. Son placement dans le signe du Taureau, régi par Vénus, indique que Rahu nous permettra de jouir d’une réalisation matérielle et physique. Bien qu’il puisse régner méfiance et nervosité dans nos contacts avec autrui, Rahu en Taureau apporte la stabilité.

Sur le plan personnel, l’opposé de Rahu, Ketu en Scorpion indique que nous devons rester impersonnel dans l’exécution de nos tâches. Nous devons faire preuve d’intégrité et reconnaître que la manière d’atteindre un objectif est tout aussi importante que sa réalisation.

Soulignons toutefois que chacun de nous réagit différemment aux stimulis planétaires. Par conséquent, les tendances mentionnées dans cet article sont des lignes directrices. Il n’existe aucun absolu et il est nécessaire d’examiner l’incidence des planètes à mesure qu’elles transitent le thème astral d’un individu pour déterminer avec plus de précision la réaction qu’il aura ou les effets qu’il ressentira.

Ces passions du mental qui nous détruisent

Nous savons tous que dans les mondes spirito-matériels et spécialement dans notre monde physique, deux forces contraires s’affrontent continuellement, la force positive et la force négative. Notre mental est le terrain de la guerre entre ces deux forces. La force négative essaie de nous contrôler et de contrôler notre vie intérieure et extérieure, en se servant de ses armes de destruction, les cinq grandes passions. On sait que le rôle de la force négative est de maintenir l’âme, c’est-à-dire nous, le plus longtemps possible dans un état de conscience limité et centré sur l’extérieur. Cette force sait très bien que lorsque nous nous concentrons sur l’extérieur, nous ne pouvons pas évoluer spirituellement et nous apprenons très peu de nos expériences.

Les cinq passions du mental qui nous empêchent d’évoluer et qui nous détruisent intérieurement sont :

L’orgueil (vanité) : c’est la passion la plus difficile à faire disparaître de notre vie. La vanité nous empêche de voir la vérité, d’admettre nos fautes et nos faiblesses. Elle nous rend très sensible à la critique et nous fait souligner les fautes des autres. La vanité nous fait vivre dans une image que nous projetons et nous empêche d’être nous-mêmes. Nous donnons beaucoup d’importance à ce que les autres pensent de nous, ce qui fait que le mensonge et l’hypocrisie deviennent nos compagnons de vie, car nous avons donné notre pouvoir aux autres.

La colère : la colère engendre la rancune et la haine vient nous habiter et nous gruge intérieurement comme un cancer. La colère détruit la paix, réduit l’amour en cendres et monte les gens les uns contre les autres. Elle déforme notre jugement et nous amène à tomber dans les commérages, la calomnie, la moquerie, les jurons et le ressentiment. Rebazar Tarzs, un grand maître spirituel, a déclaré : « Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises colères et il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises raisons de se mettre en colère ».

L’avarice : en nous concentrant sur l’accumulation de biens matériels, l’avarice nous enchaîne à tout ce qu’on peut posséder et fait descendre un voile sur les valeurs supérieures de l’existence. Nous devenons des esclaves du monde matériel et la peur de perdre quoi que ce soit nous amène à tricher, à mentir, à la corruption, la supercherie, etc.

La luxure : la luxure produit un appétit anormal pour les actes destructifs et dégradants de la vie. Cela peut être un désir brûlant pour les drogues, l’alcool, le tabac, la gloutonnerie et aussi le sexe anormal, La luxure nous fait redescendre au niveau animal et nous maintient dans cet état de conscience.

L’attachement : l’attachement est une aberration mentale, qui contrairement aux autres passions, s’insinue lentement dans la vie de ses victimes. Le but de l’attachement est de nous fixer sur les valeurs inférieures de l’existence, y compris celles de notre environnement, de nos associations et de nos relations avec autrui. L’attachement excessif à une personne, un bien ou à une position installe en nous la peur de perdre, l’anxiété, la jalousie et nous cause de très grandes douleurs, pouvant aller jusqu’au suicide et au meurtre en cas de perte. L’attachement fausse la vérité et nos évaluations.

Ces cinq passions, lorsqu’elles ne sont pas contrôlées, nous détruisent physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement. La majorité de nos souffrances y sont rattachées.

La meilleure façon de s’en débarrasser, est de nous concentrer sur leurs opposés, les cinq grandes vertus de l’âme. Elles sont l‘humilité, le contentement, le non-attachement, le discernement et la tolérance (patience).

Pour bien pratiquer ces vertus, on doit comprendre et accepter que nous sommes responsables de ce qui nous arrive et sortir de l’état de victime de la vie et des autres.

Bonne évolution!

Ce que la vie m’a appris

Je devrais plutôt tenter de dire ce que les rencontres, les séparations, les découvertes, les éblouissements comme les désespérances m’ont appris dans le sens de me découvrir, de me construire, d’influencer le déroulement de mon existence.

J’ai ainsi appris que la vie n’est faite que de rencontres et de séparations et qu’il nous appartient de les vivre en acceptant de nous responsabiliser face à chacune.

J’ai appris encore qu’il y a toujours une part d’imprévisible dans le déroulement des jours et donc qu’il m’appartenait de savoir accueillir les cadeaux inouïs ou les blessures qui peuvent surgir dans l’immensité d’un jour.

J’ai appris bien sûr à vivre au présent, à entrer de plain-pied dans l’instant, à ne pas rester enfermé dans mon passé ou me laisser envahir par des projections sur un futur trop chimérique.

J’ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d’être présente en moi et autour de moi, à l’honorer chaque fois que cela m’est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J’ai appris difficilement à m’aimer, non d’un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d’un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J’ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J’ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d’un oiseau, comme dans le geste d’un enfant pour tenter de capter le vol d’un papillon ou encore dans le sourire d’un vieillard qui croise mon chemin.

J’ai appris patiemment que nul ne sait à l’avance la durée de vie d’un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j’ai pris.

J’ai appris douloureusement que je n’avais pas assez pris de temps pour regarder mes enfants quand ils étaient enfants, que j’aurais dû savoir jouer et rire avec eux, plus souvent et surtout chaque fois qu’ils me sollicitaient, que je n’avais pas su toujours les entendre et les accueillir dans leurs attentes profondes et surtout que j’avais trop souvent confondu mon amour pour eux avec quelques-unes de mes peurs tant je voulais le meilleur pour eux, tant je désirais les protéger des risques (que j’imaginais) de la vie.

J’ai appris avec beaucoup de surprise que le temps s’accélérait en vieillissant et qu’il était important non pas d’ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années.

J’ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon cœur.

J’ai appris que je pouvais oser demander si je prenais le risque de la réponse de l’autre aussi frustrante ou décevante qu’elle puisse être, que je pouvais recevoir sans me sentir obligé de rendre, que je pouvais donner sans envahir l’autre et refuser sans le blesser.

J’ai appris sans même le vouloir, que j’avais des besoins et qu’il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J’ai appris avec soulagement que je pouvais désapprendre tout l’inutile dont je me suis encombré pendant des années.

J’ai appris joyeusement à planter des arbres, c’est le cadeau le plus vivant que je peux faire jusqu’à ma mort à cette planète merveilleuse qui a accueilli mes ancêtres et surtout mes géniteurs.

J’ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l’univers la possibilité de me rejoindre et de m’apprivoiser encore un peu. Oui, j’ai appris beaucoup et pourtant je cherche encore l’essentiel.

Avec plaisir!

Avec plaisir, par pur plaisir, pour le plaisir, sur le plaisir, dans le plaisir… Une petite réflexion à propos du plaisir.

La saveur des framboises encore chaudes de soleil; l’odeur délicieuse des fraises des bois qui s’écrasent sous mes petits pieds nus; la sensation voluptueuse des coulées de jus de nectarine sur mes lèvres de gourmande; le parfum enivrant des seringas dans la douceur des nuits de juin; la caresse délicate du vent chaud de l’été; la splendeur des magnolias; la beauté des cieux étoilés, des aurores boréales; l’inoubliable expérience de mon corps immergé dans les eaux limpides d’un lac du nord, d’une mer du sud, d’une froide rivière ou d’un bon bain chaud; l’émouvante grandeur de la musique de Gustave Mahler; le réconfort irremplaçable des bras de l’aimé, la merveille de son toucher, la profondeur de nos jouissances; le rire et la tendresse contagieuse de mon cercle de femmes; le jeu insouciant des enfants; par où commencer pour parler de plaisir

Qu’est-ce que le plaisir?

« Le plaisir est parfait. C’est pourquoi le plaisir perfectionne, embellit, réconforte, gratifie. » – André Moreau

Bien sûr, nous savons ce qu’est le plaisir! Expérience bienheureuse, sensation voluptueuse… Mais si on allait un peu plus loin, histoire de comprendre l’importance du plaisir dans notre réalité d’humain moderne.

Le plaisir est, en fait, une réaction organique, c’est-à-dire une réponse physiologique nous indiquant un état de satisfaction de l’organisme. Selon Antonio R. Damasio, neurologue et chercheur américain, les états de plaisir et de joie « …signifient que la coordination physiologique est optimale et que le cours des opérations glisse. Non seulement ils favorisent la survie, mais aussi la survie dans le bien-être. » Il prétend aussi que ces états de plaisir et de joie nous prédisposent à une plus grande aisance à agir. Le plaisir serait donc non seulement agréable, mais il constituerait une voie royale vers la réalisation de soi. Génial non? La réaction de plaisir, peu importe son déclencheur, demeure une expérience profondément physique et est liée à la production d’opiacées endogènes ou endomorphines. Ce sont ces substances biochimiques qui produisent en nous la sensation de bien-être qui définit l’état de plaisir. Mais, ce qui est vraiment merveilleux, c’est que comme le dit le Dr Gérard Leleu dans son Traité du désir, ces endomorphines « … non contentes de nous offrir l’état de jouissance, nous réservent d’autres bienfaits : elles apaisent l’anxiété, stimulent la bonne humeur, atténuent les effets du stress, calment la douleur et stimulent les facultés intellectuelles ». En plus, il semblerait que ces merveilleuses petites drogues autoproduites favoriseraient la régénération organique et la réparation des tissus. Un bain de jouvence!

Le pouvoir intégrateur du plaisir

Le plaisir est donc un mouvement fondamental de la vie, un instinct, un fantastique mécanisme que la vie elle-même a posé au cœur de nous pour assurer sa propre survie. Malheureusement, des millénaires de civilisation, de judéo-christianisme et de culture dualiste nous invitant à dissocier corps et esprit, ont eu raison de cet instinct de plaisir. Plaisir démonisé ou banalisé, plusieurs d’entre nous en avons perdu soit le respect, soit le chemin.

Recréer ce chemin, retrouver cet accès et ce respect me semble une priorité absolue pour chacun d’entre nous. En fait, retrouver ce droit fondamental au plaisir, c’est récupérer notre discernement, notre capacité à choisir ce qui est bon pour nous. C’est ce qui nous permet de construire notre vie à l’image de nos rêves et de nos désirs. C’est ce qui nous permet de sortir des impératifs sociaux, des modèles imposés ou appris pour enfin suivre les enseignements de la vie elle-même. Retrouver cette pleine permission au plaisir, c’est récupérer un droit de naissance, celui de la liberté.

Le plaisir nous permet d’appréhender la réalité par le biais de l’expérience personnelle. Le plaisir dont je parle ici n’est pas d’ordre intellectuel, ce n’est pas un concept ni une idée, mais une expérience vécue dans l’instant, profonde et unique à chacun. Bien sûr, dans une société où la raison a préséance et la réalité corporelle, le ressenti n’a plus ou peu de valeur, la notion de plaisir s’est pervertie et nous sommes passés du plaisir d’être au plaisir d’avoir ou de savoir…

Et Dieu vit que cela était bon…

Retrouver cette sagesse, celle du dieu créateur de la genèse qui constate la perfection du monde qu’il crée à partir du plaisir qu’il éprouve : l’invitation est lancée! Une invitation à revenir profondément habiter nos corps de chair, de sang et de mystère, à cultiver notre habilité à éprouver du plaisir, à rechercher le plaisir, à le débusquer dans les moindres gestes et événements de notre vie quotidienne. Trouver l’extra dans l’ordinaire et créer l’enchantement à chaque instant! La clef se trouve dans l’instant, dans le plaisir d’être plutôt que dans celui d’avoir. Et ce plaisir d’être vient nous guérir de bien des misères. Il nous permet de nous percevoir de l’intérieur.

De l’expérience du plaisir, de la réhabilitation de ce que j’aime nommer le corps de plaisir, naît l’émouvante sensation de gratitude d’être soi-même. Lorsque je jouis vraiment, je n’ai plus envie d’être quelqu’un d’autre.

La récupération de ce corps de plaisir nourrit l’amour du propre corps. Un corps de jouissance est un corps pour lequel nous éprouverons facilement de la reconnaissance et cette reconnaissance facilite grandement la reconstruction de l’image positive du corps. Et ce corps aimé nous procure plus de plaisir!

En fait, le plaisir nous amène à sortir de la tyrannie de l’image imposée, qu’elle soit culturelle ou sociale, de l’esthétique plastique pour entrer dans la perception de la beauté qui naît de l’expérience, l’esthétique anthropologique.

Retrouver notre sensibilité face à l’existence, nous abreuver de chaque source de plaisir, profiter de la douceur des draps sur notre peau, de l’onctuosité d’une crème de corps, de la chaleur du soleil, de la saveur des aliments, de la tendresse d’un regard, être touché, caressé tous les jours… faire comme le dieu de la genèse et constater que cela est bon… Beau projet de printemps!

Au plaisir!

Bibliographie :

Spinoza avait raison, Antonio R. Damasio, éd. Odile Jacob

Le traité du désir, Gérard Leleu, éd. J’ai lu

Orgasme et être, André Moreau, éd. André Moreau

La maturité spirituelle

L’éveil à une spiritualité authentique est une expérience inespérée qui nous propulse bien au-delà de nos programmations limitatives si savamment renforcées au cours de notre vie. Découvrir le moi véritable siégeant aux confins de nous-mêmes, établit dans la plénitude de la conscience pure, demeure en effet un délice que nulle autre expérience terrestre ne peut égaler.

L’éveil entraîne une forme d’ivresse, un état béatifiant qui nous révèle le sens caché de l’existence et de nos possibilités inconcevables. Mais dès que les premières expériences spirituelles ont fait leur œuvre miraculeuse sur nous, la longue route vers la sagesse ou la pleine maturité, s’élance vers les cimes où nul nuage terrestre ne peut assombrir la lumière de l’Éternel. Le chemin de la maturité spirituelle est une longue intégration des enseignements de la sagesse éternelle. Il implique une assimilation dans le cœur des lois spirituelles et une cohérence irréprochable envers elles. L’éveil à notre pouvoir inné est une chose et la sagesse en est une autre. En vérité, sans sagesse la spiritualité peut aisément nous faire déraper dans le délire, le déni et la fabulation. Le but de notre quête à tous est de réaliser une plus haute sagesse et la révélation des grands secrets de la vie et de la mort ne suffisent pas à faire de nous des êtres forts, matures et aimants. Pour réaliser une haute émancipation, il demeure incontournable que l’esprit soit entraîné à la vacuité et que les émotions soient purifiées. La pratique de la méditation demeure « l’art sans âge » qui conduit à ces états de grâce. En effet, le recueillement quotidien dans « le temple du cœur » permet l’émergence progressive de la sagesse de l’âme. Lorsque le cœur s’ouvre, que le silence s’établit et que l’ego se retire, nos richesses enfouies émergent de notre nuit. Une femme ou un homme doué de maturité spirituelle demeure avant tout un être qui fait l’expérience continuelle de son identité supérieure. L’immaturité de l’ego s’efface paisiblement sous la lumière du grand moi; « le souverain caché », détenteur de la sagesse salvatrice. Lorsque nous retirons les vêtements de notre ego que sont les peurs, les dépendances et le besoin de pourvoir, nous découvrons en nous une force qui n’a besoin de rien. Se spiritualiser reste avant tout se départir de ce qui nous encombre et qui retient la lumière du dedans. C’est donc une démarche qui aboutira au retrait du système de pensées de victime si déresponsabilisant et à une prise en charge de son pouvoir de créer sa vie.

Dans son sens plus profond, la maturité d’un être relève de l’étendue de l’expérience de l’âme. Néanmoins, l’âge physique d’une personne est une bien pauvre indication pour déterminer son degré de maturité. En définitive, cela n’indique pas grand-chose, car ils sont plus que nombreux à traverser leur vie sans se questionner et sans ressentir le besoin de s’améliorer. L’amour, la force et la sensibilité nous en dit long sur la place qu’une personne occupe sur l’échelle évolutive. L’âge d’un être correspond au nombre d’incarnations et d’expériences qu’a traversé l’âme au cours de sa longue épopée terrestre. Il existe donc des âmes plus anciennes que d’autres qui se manifestent à travers des personnalités plus matures que d’autres. Les indiens qui savent si bien reconnaître ces âmes les appellent « les mahatmas » ou les grandes âmes. Autant il faut de temps à la nature pour transformer un charbon en diamant, autant il en faut pour élever l’être humain à une haute sagesse. Notre maturité correspond à ce que nous connaissons de nous-mêmes. De nos limites, de nos possibilités, de notre divinité et du sens de nos vies. Elle est également liée à notre sens des responsabilités et à notre faculté de nous assumer pleinement. L’être sage est conscient de son pouvoir créateur. Il reconnaît qu’il demeure l’artisan de son succès comme de son malheur. Il s’est libéré de ses programmations limitatives et du sentiment d’être victime, par une quête sacrée de lui-même. Il n’exige plus rien de personne, il ne demande plus rien, il ne revendique plus rien.

Un jour à la fois…

Le pendule vient de basculer vers l’intensification, laquelle incite à poser un geste concret pour la protection de notre environnement. La nature vient de parler haut et fort. Ce n’est plus quelque part ailleurs, c’est maintenant dans notre cour. L’époque dominée par les climato-sceptiques est maintenant révolue. Il fallait le voir et le vivre pour le croire. Une petite fin du monde est devant nous. Beaucoup de ce qui était ne sera jamais plus comme avant. La nature a parlé ici… et pourtant, depuis si longtemps, on nous a parlé de ses souffrances. Mais bon, c’est un peu comme l’écoute des symptômes de notre propre corps : notre sensibilité et notre écoute sont défaillantes. Pourquoi donc?

Dorénavant, place aux visionnaires, aux rêveurs, aux tisseurs du renouveau qui habitent en chacun de nous. La saison est fertile pour agir et semer une graine. Pourquoi ne pas en profiter pour ajouter à votre geste délicatesse et sensibilité pour l’amour de l’humanité et de la nature, pour une reconstruction harmonieuse et durable ou simplement pour que le meilleur soit possible. 

Comme pour la rivière qui coule, notre chemin collectif continue d’évoluer sur ce précieux joyau qu’est notre demeure, notre très chère Terre-Mère.

Un bel été à tous, un jour à la fois…

Apprendre à se connaître au-delà des différences que l’on porte

Tous les êtres humains sont différents. Même des jumeaux identiques le sont. Pourtant, l’acceptation de l’individualité de chacun demeure complexe dans une société où ne pas entrer dans un moule est encore mal perçu.

Il en est ainsi pour bon nombre d’adultes qui vivent avec un défi d’attention (TDAH) et envers qui j’ai une profonde empathie, ayant la même différence qu’eux.

L’acceptation de qui ils sont dans leur vérité profonde, dans un monde où ils se sentent souvent rejetés ou abandonnés, pèse parfois très lourd.

Mais si, au contraire, cette différence était une occasion incroyable de découvrir qui ils sont, au-delà des difficultés qu’ils rencontrent?

Rien n’est brisé ni dysfonctionnel
Pendant longtemps, j’ai cru que quelque chose n’allait pas chez moi. Le sentiment d’être différente était toujours présent et me laissait dans l’incompréhension la plus totale.

Au plus profond de mon cœur, je voulais être acceptée telle que j’étais, mais je me suis fait prendre au piège en essayant de changer.

Le chemin a été périlleux parce que ce faisant, je m’éloignais peu à peu de mon essence et je dilapidais mon pouvoir sans même en avoir conscience.

L’acceptation commence par soi. La compréhension aussi. Tant et aussi longtemps que le regard que l’on porte sur soi est le même, celui des autres ne changera pas.

Il en va de même avec le défi d’attention.

« Avant même d’espérer ou de vouloir que les autres vous perçoivent autrement, c’est d’abord VOTRE perception de vous-même qui doit changer »
Le regard que vous portez sur vous commence avec les mots que vous utilisez pour parler de vous. Est-ce que ce sont des mots bienveillants ou dénigrants?

Ce cerveau qui est le mien, avec sa manière unique de fonctionner, rend mon quotidien intéressant, drôle et parfois frustrant.

Je l’apprécie et le considère comme une force, un cadeau, parce que sans lui, je serais dépourvue de compréhension et d’empathie qui fait que je comprends vraiment ce que vous vivez. Parce que mon quotidien a déjà ressemblé au vôtre.

Une force sous-estimée
Il s’agit du titre de mon livre qui vient de paraître et aussi ce que je crois au plus profond de mon être.

J’ai souvent été la première à sous-estimer tout le positif qu’un cerveau atypique qui fonctionne de façon linéaire apporte.

Il est vrai que nous vivons dans un monde d’extrêmes et de paradoxes. D’un côté, nous excellons dans certaines choses et devons fournir un effort herculéen dans d’autres.

La force sous-estimée, c’est le côté lumineux de cette différence, et apprendre à me découvrir au-delà des difficultés a fait une énorme différence.

Les souffrances emprisonnées dans le cœur ne peuvent être libérées s’il est verrouillé, barricadé. La guérison des blessures, qu’il s’agisse de l’abandon, du rejet ou autre devient donc impossible. La transformation aussi.

Depuis que je suis de plus en plus alignée avec qui je suis, les incidences négatives du défi d’attention, qu’il s’agisse d’impulsivité, d’attention, de procrastination et d’hyperactivité, se sont estompées.

Les multiples facettes de la force sous-estimée du défi d’attention sont :

–           Être doté d’un sens logique hors du commun;

–           Penser en dehors des dogmes et paradigmes;

–           Trouver des solutions ingénieuses;

–           Développer des façons de faire originales;

–           Refuser de se conformer pour que les choses changent;

–           Faire preuve d’une profonde sensibilité;

–           Ressentir les autres et les évènements intensément;

–           Une capacité intellectuelle très développée;

–           Une facilité déconcertante à connecter avec les autres;

–           Une créativité inépuisable;

–           Une productivité qui peut en impressionner plus d’un;

–           Une authenticité sans reproche.

Connaissez-vous une personne sensible?

La sensibilité est souvent perçue comme une faiblesse dans notre société, mais il n’en est rien. Comprendre ce que ressent une personne sensible et comment elle vit les choses au quotidien est essen­tiel pour créer un rapprochement entre elle et vous, et peut-être même permettre la découverte en elle d’une partie de votre propre personnalité.

Lorsque nous pensons à une personne sensible, ses émotions incontrôlables, sa tristesse et sa vulnérabilité nous viennent d’abord à l’esprit. Pour plusieurs d’entre nous, ces états peuvent sembler bizarres, voire exagérés, ayant l’habitude inconsciente de les garder bien enfouis dans notre zone secrète.

Chez une personne sensible, la difficulté réside dans le fait qu’il lui est impossible de doser de façon consciente sa force de réaction en lien avec ses émotions. Elle peut passer d’une humeur parfaite à une colère pro­fonde en une fraction de seconde. Mais que se passe-t-il donc à l’intérieur d’elle?

Examinons ensemble ces manifestations de plus près :

  • Vous accompagnez une personne sensible dans un lieu public acha­landé. Sachez que cette personne réagit aux différents stimuli de manière beaucoup plus forte que vous (bruits, odeurs, éclairage, achalandage, etc.). Son seuil de tolérance face à ces stimuli étant normalement plus bas que le vôtre, elle se sentira rapidement mal à l’aise et manifestera probablement son intention de quitter rapidement ce lieu.
  • Vous présentez un proche parent à une personne sensible et cette dernière vous semble soudainement bouleversée, sans raison apparente. Sachez que la personne sensible, ressent instantanément les émotions des gens qui l’entourent. Ainsi, il est fort probable que votre proche parent ait fait l’expérience d’une émotion désagréable au cours des dernières heures (colère, tristesse, déception,­ etc.) et qu’inconsciemment la per­sonne sensible expérimente elle-même cette émotion par la voie du ressenti.
  • Votre conjoint(e) est une personne sensible. Vous participez ensemble à une soirée dansante depuis peu de temps lorsqu’il (elle) manifeste son intention de rentrer à la maison. Il est important de ne pas lui en tenir rigueur, car la personne sensible a besoin de temps pour se ressourcer. Il peut être très lourd pour cette personne sensible de ressentir à chaque seconde de chaque minute de sa vie l’énergie des gens qui l’entourent. Son corps et son esprit ont donc besoin de solitude pour faire le vide, puis pour refaire le plein de ses propres énergies. Laissez-lui le temps nécessaire, et elle vous en remerciera sincèrement.

Vous avez une personne sensible dans votre entourage? Soyez-en fier, car les personnes sensibles comp­tent parmi les plus fidèles, les plus fiables et les plus honnêtes. Elles privilégient les relations profondes et vraies. Si cette personne est votre conjoint(e), prenez conscience que, pour lui (elle), faire l’amour est une relation physique, psychologique et une fusion de vos énergies. En amour, elle vous réserve des expériences extraordinaires.

Sachez que la personne sensible qui est dans votre vie ne vous abandonnera jamais. Elle a peu de relations personnelles, mais elle tient plus que tout au bonheur des gens qu’elle aime. Vous avez besoin d’elle? Elle sera rapidement près de vous, souvent même avant que vous en ayez manifesté le besoin, guidée par son ressenti. La tranquillité et le calme sont des zones de confort pour la personne sensible. Elle ne tolère pas la colère, car cette dernière bouscule rapidement ses énergies. Votre relation avec une personne sensible sera saine, vivante et vous comblera assurément de joie.

Oui, comprendre ce que ressent une personne sensible et comment elle vit les choses au quotidien est essentiel pour créer un rapprochement entre elle et vous. Ainsi, n’hésitez pas à lui dire que vous l’aimez telle qu’elle est et que vous la comprenez. Si elle verse une larme alors de joie, sa réaction ne vous surprendra pas maintenant que vous savez pourquoi et comment les émotions et le ressenti se manifestent en elle, font partie de son quotidien et sont présents dans sa vie.